Speaker #0Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode des survivants du burnout. Et aujourd'hui, un épisode que vous allez adorer parce qu'aujourd'hui, on va voir comment définir des limites pour préserver son propre bien-être. Vous avez l'impression de passer vos journées à courir pour les autres, de dire oui à cette énième tâche au bureau alors que votre to-do liste, elle déborde déjà. Oui à ce service de plus pour un proche alors que déjà, vous n'avez pas une seconde à vous. Et puis de finir votre journée complètement rincée avec ce goût amer que vos propres besoins... eux ils sont toujours relégués tout en bas de la liste. Ce sentiment d'être au bord du gouffre, comme si vous étiez une espèce de batterie que tout le monde utilise, et évidemment sans jamais la recharger, ça c'est un signal d'alarme. Le signal que vos limites personnelles sont devenues floues ou ont peut-être même carrément disparu. Si ça vous parle, vous êtes au bon endroit, parce que ce sentiment d'urgence permanent, c'est pas une fatalité. Aujourd'hui, on va voir ensemble trois étapes claires et concrètes, vous me connaissez maintenant, pour apprendre à poser des limites, non pas pour... construire des murs, mais pour bâtir un espace de respect pour vous-même. Prêt à passer du chaos à plus de sérénité, à transformer des relations frustrantes en des connexions saines ? Alors c'est parti ! Alors avant de voir le comment, il faut comprendre le pourquoi. Pourquoi, nom de dieu, est-ce qu'on a autant de mal à dire ce tout petit mot ? Non, N-O-N. Si vous vous sentez coupable rien qu'à cette idée, sachez que c'est normal et vous êtes loin d'être seul. L'une des raisons principales qui nous empêche de dire non, c'est notre conditionnement. Depuis tout petit, on nous apprend à être gentil, à être serviable, à ne pas faire de vagues. On est valorisé quand on fait plaisir aux autres et beaucoup moins quand on se fait plaisir. Du coup, dire non, c'est perçu à tort, évidemment, comme de l'égoïsme ou de la méchanceté. C'est mal. Et puis ensuite, il y a une peur. Une peur profonde, une peur souvent inconsciente, la peur du conflit, la peur de la réaction de l'autre, la peur de décevoir et derrière tout ça, la peur ultime. celle d'être rejetée. On s'imagine que si on dit non, on ne nous aimera plus que si on pose une condition. On risque de perdre cette amitié ou même ce job. Cette peur nous pousse à accepter des choses qui nous coûtent, juste pour garder une forme d'harmonie mais qui n'est évidemment que de façade. Puis enfin, il y a le manque de confiance en soi. Parfois on dit oui à tout parce qu'on ne se sent pas légitime de refuser. On ne pense pas mériter ce repos, ce respect, notre valeur personnelle. dépend alors entièrement de l'approbation des autres. Le problème, c'est que cette stratégie du « oui » à tout prix a un coût énorme. Sur le moment, on évite peut-être une situation inconfortable. Mais alors à long terme, les conséquences sont lourdes, bien plus lourdes. Ne pas poser de limites mène tout droit au ressentiment, à la frustration, à l'anxiété et dans les cas les plus sérieux, au burn-out. À force de dire « oui » aux autres, on se dit toujours « non » à soi-même. et le respect qu'on n'ose pas s'accorder, personne ne nous... le donnera à notre place. Poser des limites, ce n'est pas un acte égoïste. C'est un acte de survie et de respect pour soi. Alors maintenant qu'on a vu les blocages, passons concrètement à l'action. Concrètement, comment on fait pour reprendre les rênes ? Je vais vous proposer une méthode en trois étapes. Écouter, définir et communiquer. Étape 1, écoutez vos signaux internes. Avant de poser une limite, il faut savoir... ou la poser. Votre meilleur guide pour ça, c'est votre corps, ce sont vos émotions. Les limites sont souvent franchies bien avant qu'on en ait conscience, mais notre corps, lui, il le sait et il nous envoie des signaux. Alors ça peut être physique, c'est la boule au ventre quand votre manager s'approche vers les 18h30, les épaules tendues, quand vous voyez un message de cet ami qui demande toujours des services ou un mal de tête après un coup de fil épuisant, ça ce sont des symptômes physiques qu'une limite a été dépassée. Mais ça peut être aussi émotionnel. Le signal le plus courant, c'est le ressentiment, c'est cette petite amertume que vous sentez après avoir dit oui à contre-coeur. C'est la frustration de vous voir faire un truc pour lequel vous n'avez ni le temps, ni l'envie. L'irritabilité, la fatigue chronique, le sentiment d'être submergé sont aussi des voyants qui clignent au rouge en permanence. Allez, petit exercice, prenez une seconde, mettez sur pause si besoin et demandez-vous quelle est la dernière chose que j'ai accepté et qui m'a laissé un sentiment d'épuisement ou d'amertume. Vous l'avez ? Très bien. Repensez à la situation, repensez à la personne et surtout à ce que vous avez ressenti dans votre corps. Le but, c'est très simple. Ce n'est pas de ruminer, mais c'est de devenir un détective de vos propres besoins. Chaque fois que vous repérez un de ces signaux, vous ne trouvez pas un problème, vous trouvez une limite. Une limite qui a besoin d'être entendue. Tenir un petit carnet où vous notez ces moments peut-être incroyablement révélateur et c'est la fondation de tout le reste. Étape 2 maintenant, définir vos limites. On va construire vos règles du jeu. Une fois, tout simplement, que vous avez appris à écouter vos signaux. Maintenant, il faut traduire ces émotions en des règles claires. C'est un peu comme écrire le manuel d'utilisation de votre propre énergie. C'est décider ce qui est OK pour vous et de ce qui ne l'est plus, mais alors plus du tout. Une limite, ce n'est pas une vague intention, c'est une décision. Bon. Reprenons nos exemples. La boule au ventre à 18h30, c'est le signal. Ce signal, c'est le stress des demandes de dernière minute. La limite claire devient « je ne prends pas de nouvelles tâches importantes après 18h30 » . Ce sera traité en priorité demain matin. L'appel téléphonique épuisant, c'est le signal que cette conversation me vide. La limite pourrait être « je limite mes appels avec cette personne à 15 minutes maximum » . Ou tout simplement, je ne réponds pas au téléphone quand je suis déjà fatigué. La frustration de toujours rendre service, la limite peut être, j'accepte d'aider, mais seulement si j'en ai vraiment le temps et vraiment l'envie, pas par obligation. Alors concrètement, ça donne quoi ? Au travail, les limites sont vitales pour éviter le burn-out. Ça peut être, je ne regarde pas mes emails pro le week-end, je prends une vraie pause déjeuner loin de mon bureau, ou encore, je quitte le bureau à 19h pétante pour protéger ma vie. En famille, c'est souvent là que c'est un petit peu plus touchy parce que les limites peuvent concerner votre temps. Je vous adore, vraiment, même toi petit Kevin, mais le dimanche matin, c'est mon moment pour recharger mes batteries. Je suis dispo pour personne avant midi. Elles peuvent aussi porter, voyez, vos limites sur des sujets de discussion. J'aimerais qu'on arrête de parler de mon poids ou de ma vie amoureuse. Parlons d'autre chose. Avec les amis, les limites peuvent être financières. Alors désolé, mais je ne prête jamais d'argent. Ou elles peuvent être aussi émotionnelles. Écoute, j'ai besoin d'une soirée tranquille. Pour moi, ce soir, j'adorerais qu'on se voit la semaine prochaine plutôt, quand j'aurai un tout petit peu plus d'énergie. L'important, c'est d'être précis. Ne dites pas, il faut que je travaille moins. Dites, je finis à 18h, 19h, peu importe. Notez ces règles quelque part. Le fait de les écrire les rend plus réels. Ce sont vos règles du jeu. Pour qu'un jeu soit sain, les joueurs doivent connaître les règles. Sinon, ça ne marche pas. Allez, étape 3, communiquez vos limites. Formulez avec clarté et... Bienveillance. On arrive à l'étape qui fait souvent le plus peur mais qui est aussi la plus libératrice. Une limite qui reste dans votre tête, ça ne sert à rien du tout. Il faut la communiquer. Personne n'est un devin, même si vos limites semblent évidentes pour vous. La clé, ce n'est pas l'agressivité, mais c'est ce qu'on appelle l'assertivité. Exprimez vos besoins de manière honnête, directe. et respectueuse. Pour ça, on a une super technique inspirée de ce qu'on appelle la communication non violente. Cette technique, c'est d'utiliser le message « je » . Ça permet de parler de votre ressenti sans accuser l'autre, ce qui va désamorcer 90% des conflits. La formule magique, je vous la donne maintenant, c'est quand tu fais ce comportement, je me sens votre émotion et j'aurais besoin que là, votre demande formulée clairement. Voyons ce que ça donne avec des exemples. Prêt à l'emploi que vous allez pouvoir utiliser quand vous choisissez. Allez, au travail pour le fameux dossier de 18h30. Au lieu de soupirer en silence, essayez. Écoute, je vois bien l'urgence, par contre il est 18h30 et je ne pourrais pas lui donner l'attention nécessaire maintenant. Donc je m'en occupe en priorité demain matin. Ça te va ? Oui, c'est factuel, c'est pro et ça propose une solution. Avec un proche qui vous ferait une remarque sur votre physique. Au lieu de ruminer. au lieu de répondre sèchement des choses, essayez plutôt, quand tu fais ce genre de remarques, tu vois, des remarques sur mon apparence, ça me met vraiment mal à l'aise. Notre relation compte beaucoup pour moi et j'apprécierais vraiment qu'on évite ce sujet à l'avenir, s'il te plaît. Voilà, vous parlez de vous sans attaquer l'autre. Je sais que parfois vous avez envie, mais gardez ça pour vous, vous allez voir, cette technique, elle est incroyable. Pour refuser une sortie quand vous êtes fatigué, qu'est-ce que vous allez dire ? Eh bien, plutôt que d'inventer une gastro-entérite, Oui, on l'a tous fait celle-là. Soyez simple et soyez honnête. Écoute, merci beaucoup pour l'invitation, ça me touche, vraiment. En ce moment, je suis crevé et j'ai besoin d'une soirée au calme. J'adorerais qu'on se voit très bientôt. Tu serais dispo la semaine prochaine ? Voilà, vous validez l'offre, vous exprimez votre besoin et vous proposez une alternative. Ce n'est pas un rejet de la personne, mais c'est bien un oui à votre bien-être. La peur de la réaction de l'autre, c'est normal. Il est possible que les gens soient surpris. voire vexés au début, surtout s'ils étaient habitués à vos « oui » automatiques. Donc, soyez prêts à leur réaction et restez calmes et fermes. Rappelez-vous pourquoi vous le faites. Une relation saine peut supporter un non. Une relation qui s'effondre à cause d'un non, peut-être que finalement elle n'était pas si saine que ça. La constance, c'est la clé. Une limite. doit être maintenu pour être respecté. Voilà, on a vu ensemble un plan en trois étapes pour passer de l'épuisement à la sérénité. Pour résumer, on va faire un petit sum-up histoire que toutes nos idées soient bien en place. Écoutez vos signaux. Votre corps, vos émotions sont vos meilleurs alliés. Définissez vos règles du jeu. Traduisez ces signaux en limites claires et en limites écrites. Surtout, écrivez-les. Ensuite, communiquez ces limites avec bienveillance en parlant de vous et en parlant de vos... besoin. Poser une limite ce n'est pas rejeter les autres, c'est s'offrir du respect, c'est enseigner aux autres comment on veut être traité. Ça demande de la pratique, ça demande du courage. Alors commencez petit à petit. Choisissez une seule limite, même minuscule, et tenez-la. Et c'est ma question pour vous. Dites-moi s'il vous plaît dans les commentaires la chose suivante. Quelle est la première petite limite, je ne demande pas un truc énorme, que vous allez mettre en place cette semaine ? Ne pas répondre à un mail pro ce soir, dire non à une petite sollicitation, prendre 10 minutes rien que pour vous. Partagez s'il vous plaît votre engagement, c'est un premier pas super puissant. Votre expérience va certainement en inspirer beaucoup d'autres. Si cette vidéo vous a aidé, comme d'habitude, partagez-la, abonnez-vous, mettez un petit pouce bleu, c'est super important. Et puis si vous voulez aller plus loin dans cette capacité à poser vos limites, à prendre confiance en vous, je vous mets un lien de réduction vers ma formation libre et confiante pour enfin... respirer, vous moquer complètement du regard des autres et savoir dire non. Je vous dis à très vite.