- Speaker #0
Bienvenue sur les Voix de Finaré, le podcast qui donne la parole aux talents qui composent notre groupe. Derrière chaque projet, chaque réussite, il y a des femmes et des hommes engagés, passionnés et porteurs d'histoires inspirantes.
- Speaker #1
Super, ils vont sortir de trop de...
- Speaker #0
Je vais pas coucher, j'attends.
- Speaker #2
Oser, oser, oser.
- Speaker #1
Alléluia. Je veux que ça soit Copacabana. Chaque mois cinq.
- Speaker #0
Aujourd'hui, on va parler d'un sujet dont tout le monde parle, parfois avec enthousiasme, parfois avec un peu d'inquiétude. L'intelligence artificielle, est-ce une révolution, un simple outil de plus ou quelque chose qui va profondément transformer notre manière de travailler et de créer ? Pour en discuter, j'ai le plaisir d'accueillir Elorie et Maëlle qui vont partager avec nous leur regard sur l'IA. Bienvenue à vous deux.
- Speaker #2
Hello !
- Speaker #1
Hello !
- Speaker #0
Avant de parler d'IA, on va commencer par une question simple. Si vous deviez expliquer l'intelligence artificielle à quelqu'un de votre famille, par exemple vos parents, vos petits frères et sœurs, comment vous le feriez ?
- Speaker #1
Je te laisse commencer.
- Speaker #2
Je dirais que c'est un système informatique qui permet de simuler l'intelligence humaine.
- Speaker #1
C'est ça, c'est la capacité pour une machine de simuler des comportements humains, de même reproduire des tâches humaines. Mais si on veut aller même dans une image un peu plus culinaire, je dirais que c'est une recette de cuisine. C'est nous, on apporte des ingrédients qu'on donne à l'IA. Et puis, elle va, selon nos consignes, donc la recette que l'on a donnée, elle va faire un plat, une recette. Et parfois, ce n'est pas trop ce qu'on attend. C'est mal assaisi, mal réparti. Et c'est un peu ça, l'idée.
- Speaker #0
J'aime bien, c'est hyper imagé. On s'en rend plus compte quand on ne connaît pas du tout. Et finalement, est-ce que pour vous, c'est quelque chose de nouveau ou est-ce que vous avez déjà l'impression de l'avoir utilisé avant même qu'on utilise le mot IA ?
- Speaker #1
Je pense que je m'en suis rendu compte quand il y a eu l'expansion. la venue des IA qu'on connaît. Mais en fait, en me renseignant un petit peu, je me suis rendu compte que même Siri ou Alexa sur nos téléphones utilisaient déjà les mêmes principes de capter la voix et de la traiter pour nous répondre, capter l'intention qu'on veut y mettre, qu'on a. Donc, je pense qu'on ne s'en rendait pas compte avant, mais aujourd'hui, on pose un mot sur les technologies qu'on rencontre.
- Speaker #2
Oui,
- Speaker #0
toi aussi, Laurie.
- Speaker #2
Oui, carrément. J'avais un autre exemple, c'était les recommandations, par exemple, sur Netflix ou sur Spotify, Deezer, toutes les apps de musique où on te propose des musiques en fonction de ce que tu écoutes ou des films en fonction de ce que tu as précédemment regardé. Et donc, forcément, il y a un algorithme derrière qui travaille sur ce qui pourrait le plus te plaire.
- Speaker #0
Oui, j'avais un peu pareil sur des sites de vente en ligne. qui te proposent des vêtements en fonction de ta taille, parce que tu as déjà acheté chez eux, ils vont te dire là, on vous recommande cette taille-là ou non.
- Speaker #1
C'est ça, c'est les cookies.
- Speaker #2
Donc c'est fou.
- Speaker #0
Et est-ce que vous vous souvenez de la première fois que vous avez utilisé l'IA ?
- Speaker #2
Moi, c'était dans le cadre du travail, parce que quand je suis arrivée chez Télétech, j'ai travaillé directement sur l'offre accueillie de conversation. Et au tout début, c'était la mise en place de Stella, qui est l'assistante conversationnelle de EOMI. Et donc, c'était les premières fois où j'ai commencé à travailler un peu avec ce système.
- Speaker #1
Moi, c'était plutôt en stage, en licence. J'avais été pris dans un stage, dans un cabinet d'avocats. Et j'avoue que parfois, sous la montagne de travail à faire et tout, j'ai commencé un peu à discuter avec Chad GPT.
- Speaker #0
si on peut les citer mais ouais non c'est bien entendu je m'en souviens un petit peu c'est marrant vous l'avez tous les deux utilisé pour le travail et moi je pense que c'était pas du tout pour le travail je pense que c'était une trend sur insta quand c'est sorti il y avait beaucoup de tendances sur insta où on mettait une photo et ça nous dessinait sous différents styles et je pense que c'était ça ma première fois avec Ria ah oui oui
- Speaker #1
Oui, ça marche ça.
- Speaker #0
Pas du tout pour le travail. Après, je l'ai vite adopté pour le travail et pour les cours. Mais au début, pas du tout pour le travail.
- Speaker #1
Et tu continues d'utiliser les filtres ?
- Speaker #0
Pas du tout.
- Speaker #2
Ça, ça m'est passé.
- Speaker #0
Et aujourd'hui, puisque vous l'utilisiez pour le travail, vous l'utilisez encore beaucoup. Vous l'utilisez peut-être pour du perso au quotidien ?
- Speaker #1
Non, mais au quotidien, honnêtement, j'ai essayé de faire un petit état des lieux, mais je ne m'en sers pas vraiment. J'avoue que si j'ai une recette à faire, je vais continuer d'aller regarder sur Marmiton ou d'autres sites comme ça. En vrai, au quotidien, je pense simplement maintenant, c'est sur les questions un peu plus compliquées. Quand il s'agit de se demander, je ne sais pas, des questions un peu farfelues où on ne pourrait pas avoir la réponse d'un seul coup, d'une seule recherche. J'avoue que je peux m'en servir, mais sinon, ça va au quotidien, je ne suis pas tant...
- Speaker #2
Dans le quotidien, je l'utilise. J'utilise pour le travail. Comme je l'ai dit, je travaille sur la mise en place de callbot et de chatbot. Donc forcément, j'utilise un peu. On a aussi un pan qualité qui est utilisé par les superviseurs, etc. chez Télétec. Donc c'est utilisé au quotidien. Et moi, je m'en sers aussi. Dans le travail, je m'en sers aussi pour parfois... Un mail qui n'est pas forcément très bien écrit, il y a les idées, mais ce n'est pas très bien formulé. Du coup, je l'utilise. Copilote. Dans le perso, je viens d'acheter un appartement et du coup, je l'ai utilisé un peu comme design d'intérieur pour projeter nos idées et avoir une image plus réelle de ce que ça pourrait rendre.
- Speaker #0
Et ça a bien fonctionné ?
- Speaker #2
Oui, franchement, ça a super bien fonctionné. Parfois, il y a des petits bugs, mais sinon...
- Speaker #0
Et tu as une version ? payante ou gratuite ?
- Speaker #2
C'est sur la version payante. Mais je l'ai aussi fait sur une version gratuite, sauf que tu as le droit qu'il y a deux images générées ou trois, un truc comme ça.
- Speaker #0
Parce que je l'ai fait aussi, parce que j'avais une pièce à réaménager et je n'arrivais pas à me l'imaginer. Trop de meubles, trop un espace un peu biscornu et je n'arrivais pas à me l'imaginer. Je ne sais pas du tout après ce qu'il m'a fait, mais il a tenté.
- Speaker #2
Après, moi, ça partait déjà de plans. Oui,
- Speaker #0
c'est peut-être pour ça.
- Speaker #2
C'était juste pour remettre un peu les matières. Ok.
- Speaker #1
Toi, tu as laissé le carte blanche à Lya ?
- Speaker #0
Je lui ai donné quelques informations. J'ai mis des photos pour qu'elle se rende compte. Et ce que ça m'a sorti, en fait, ça ne prenait pas en compte que le plafond était mansardé, par exemple. Donc, ça change absolument toute la disposition de la pièce. Mais après, je l'utilise dans le perso. Je viens d'acheter une voiture. Et j'avais besoin de me renseigner sur les modèles, sur les spécificités du marché actuel. Et donc, par exemple, chez Peugeot, il y a des problèmes avec des moteurs. Et j'avais besoin de savoir à quel moment ça s'arrêtait, ces problèmes moteurs. Et ça, Lya a pu me le dire. Quelque chose que j'aurais eu plus de mal à trouver au fur et à mesure dans les journaux, dans tout ce qu'il y a sur Internet.
- Speaker #1
Et avec une version payante ou gratuite ?
- Speaker #0
Payante. Parce que la gratuite, elle s'arrête à... À quelques années, j'étais limitée, mais je pouvais commencer mes recherches quand même avec de la gratuite.
- Speaker #1
Et elle t'a été utile sans forcément poser dix questions dix promptes ? Oui,
- Speaker #0
aux premières questions, j'ai besoin d'un véhicule. Moi, je cherchais un véhicule assez grand, en essence, et j'ai pu avoir quand même un gros panel. Après, ce que ça ne prenait pas en compte, c'était sur la version gratuite, c'était le marché actuel. Vraiment ce qu'on retrouvait dans les offres. sur le Boncoin, sur la centrale, mais sinon, j'avais quand même les spécificités des véhicules. Juste pas du marché. Et après, à moi d'aller voir le marché et de m'adapter avec ce que je trouvais. Mais oui, ça m'a quand même pas mal aidée.
- Speaker #1
Tu as trouvé ton bonheur ?
- Speaker #0
Oui, c'est manger ma voiture. Aujourd'hui, on retrouve beaucoup d'idées reçues sur l'IA. Je vais vous dire quelques idées reçues et à vous de me dire ce que vous en pensez, plutôt vrai ou si ça dépend. Alors, l'IA va remplacer la majorité des métiers.
- Speaker #2
Faux.
- Speaker #0
Utiliser l'IA, c'est un peu tricher ?
- Speaker #1
Faux.
- Speaker #2
Ouais, faux.
- Speaker #1
D'une certaine façon.
- Speaker #2
Ça dépend comment on l'utilise, en fait. Comment elle est utilisée.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Il ne faut pas s'approprier le travail qui a été 100% produit par l'IA, mais...
- Speaker #0
Donc, on se base sur l'IA, mais on modifie...
- Speaker #1
Il faut qu'il y ait un travail, il faut qu'il y ait un exercice cognitif derrière.
- Speaker #2
C'est plutôt d'abord, tu pars de tes idées, et ensuite... Tu remodèles ? L'IA te fait une proposition et tu acceptes ou pas ce qu'elle te donne. Mais je pense qu'il faut plus travailler comme ça.
- Speaker #0
Ok. Dans quelques années, tout le monde aura un assistant IA personnel ?
- Speaker #1
Oui. Si on parle de Siri ou Google, maintenant je vois qu'ils développent encore plus ça dans les téléphones. Après, est-ce qu'on s'en servira ?
- Speaker #0
Mais j'ai l'impression que même les enfants commencent à utiliser ça de manière très intuitive.
- Speaker #2
Oui, oui, oui.
- Speaker #1
C'est ludique pour apprendre certaines choses.
- Speaker #0
Ah oui, on a les réponses tout de suite. Lya est vraiment intelligente ?
- Speaker #2
Je dirais faux.
- Speaker #1
Ouais, je dirais faux.
- Speaker #2
Parce que tout, en soi, ça part de notre intelligence, enfin, l'intelligence humaine.
- Speaker #0
Mais de nos données ?
- Speaker #2
Oui, de nos données, de ce qu'on lui donne aussi. Donc, je dirais faux.
- Speaker #1
Oui, elle ne pense pas. Elle est plutôt, on dit probabiliste. C'est-à-dire qu'elle va donner la réponse la plus probable par rapport à tous les cas de figure qu'elle connaît.
- Speaker #2
Qu'on lui a présenté.
- Speaker #1
Qu'on lui a présenté, c'est ça. Mais du coup, elle ne produit que quelque chose qui a déjà existé.
- Speaker #0
Donc, elle ne réfléchit pas par elle-même ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Ceux qui n'utilisent pas l'IA aujourd'hui risquent d'être dépassés demain.
- Speaker #2
Faux. Je pense qu'on peut toujours s'adapter, apprendre. Exemple qui m'est arrivé hier, avec ma grand-mère qui commence à utiliser un nouveau téléphone qui est adapté parce que malvoyante. Et du coup, elle peut parler à son téléphone. Elle a plus de 90 ans. Donc malgré son grand âge, elle... Elle apprend et elle comprend. Après, elle a besoin de plus de temps et c'est plus compliqué. Mais elle s'adapte quand même.
- Speaker #1
Et le téléphone, il l'utilise de l'IA ou c'est une simple dictée de ce qui apparaîtrait à l'écran ?
- Speaker #2
Là, c'est plus une dictée. Enfin non, ce n'est pas une dictée. Tu lui parles, tu lui dis « Appelez telle personne » . Et elle va appeler la personne, envoyer un SMS, pareil. Et on peut rajouter une couche IA. Ou là, elle pourrait discuter par exemple avec Lya.
- Speaker #1
Ok, là c'est un assistant qui comprend les requêtes de base.
- Speaker #2
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Mais tu pourrais rajouter une couche un peu plus humaine.
- Speaker #2
C'est ça.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Et cette discussion, elle pourrait avoir lieu comme les colliers qu'on voyait dans le métro qui représentaient un ami.
- Speaker #2
Je ne sais pas parce qu'on n'a pas ajouté cette couche sur son téléphone.
- Speaker #1
Je pense que c'est faux. Ils ne seront pas forcément dépassés s'ils arrivent à rester curieux, à rester actifs dans les activités qu'ils font aujourd'hui. Mais c'est quand même malgré tout une amélioration qu'on apporte à la recherche, à la connaissance chez l'humain. Je voyais par exemple récemment à Sciences Po Rennes, au début de l'année universitaire, ils ont décidé de supprimer tous les ordinateurs des amphithéâtres. Donc tous les élèves. sont désormais au stylo papier. Parce que je pense que les personnes qui ont fait ce choix, ils sont partis du principe qu'il pourrait y avoir une paresse intellectuelle à utiliser un ordinateur ou même une source de distraction quelconque. Mais au final, je pense que ça va plutôt leur porter préjudice. Parce que là où, en effet, ils sauront écrire, ils sauront réfléchir, même probablement synthétiser, au final, l'utilisation d'outils informatiques, ça reste quand même quelque chose d'essentiel et omniprésent. Donc je pense que là, dans leur cas, ça va les désavantager. Ils sauront dépasser, je pense. Mais sur l'IA, c'est plutôt un atout, c'est plutôt une couche, comme on disait tout à l'heure. Mais sans ça, je pense qu'on ne perd pas une capacité à être connecté à l'informatique, aux gens, on sait quand même utiliser tous les outils et réfléchir. Donc non, je ne pense pas qu'on puisse être dépassé sans utiliser l'IA.
- Speaker #0
Est-ce que l'IA rend les gens moins créatifs ?
- Speaker #1
Je pense que ça. accroît la créativité des créatifs. Si c'est chiant, on me l'a dit, je peux refaire la phrase. Ça accroît la créativité des créatifs, mais je pense que ceux qui n'ont pas trop d'idées ou qui justement pensent que l'IA peut être un substitut, une alternative, fais-moi quelque chose de créatif. Non, je pense que là, en effet, ça rend pas les gens créatifs. Mais ceux qui ont des idées et qui n'auraient pas les moyens de les mettre en place, vous, tout à l'heure, vous parliez de vos décorations d'appartements. Par exemple, il n'y a pas besoin, là, vous avez vos idées, je pense que vous êtes créative, mais pour le mettre en place, c'est difficile d'aller chercher des canapés pour faire des essais.
- Speaker #2
Oui, je suis plutôt d'accord. Ça va accroître la créativité, ça va simplifier parfois la... création ou la matérialisation de ce qu'on pense ou ce qu'on visualise, mais il faut quand même que ça parte de nous, cette créativité.
- Speaker #0
Je sais que je l'utilise à la com, donc par mon métier je suis plutôt quelqu'un de créative, mais des fois on n'a pas d'inspiration et à ce moment-là oui ça aide quand on... Puisqu'on a plein de bases de données pour aller regarder un peu ce qui se fait, ne serait-ce que sur les réseaux, on regarde un peu ce qui se fait. Mais on reste un peu limité et on peut avoir une petite idée et pas réussir à la mettre en œuvre. Et à ce moment-là, l'IA aide. Donc elle ne me rend pas moins créative. Au contraire, je peux... Voire un peu plus large que...
- Speaker #2
Donc tu t'appuies sur elle pour avoir...
- Speaker #0
Oui, quand j'ai vraiment plus d'inspiration.
- Speaker #1
Quand tu dis plus d'inspiration, c'est que tu l'utiliserais plus pour soumettre la première idée ou c'est pour approfondir une petite idée que tu veux ?
- Speaker #0
Approfondir mon idée.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
C'est que je vais avoir des idées, je vais lui soumettre, je vais me dire de ce que j'ai en tête, quelles sont les possibilités pour les mettre en image. Faire des visuels, faire des phrases.
- Speaker #1
Et parfois, ça part un peu dans tous les sens. Tu peux faire des résultats un peu marrants.
- Speaker #0
Oui, mais du coup, à moi de recentrer. Et au final, après, je peux penser à autre chose. Mais je ne me sens pas bloquée. Parce que j'ai cette solution-là. Je ne vais pas me sentir bloquée. Alors que quand on n'avait pas l'IA, quand tu n'avais pas d'inspiration, tu n'avais pas d'inspiration. C'était un petit peu plus dur de sortir de sa zone de confort. Puisque ta recherche, elle va être centrée sur ce que tu connais. Et donc... Même les sites que je connais, je vais moins aller chercher autre part alors que l'IA ouvre un peu plus les portes. L'IA peut parfois se tromper avec beaucoup d'assurance.
- Speaker #1
C'est des hallucinations, il y en a pas mal.
- Speaker #0
Dans 10 ans, on utilisera l'IA sans même s'en rendre compte.
- Speaker #2
Vrai, en soi on ne s'en rendait déjà pas compte aujourd'hui.
- Speaker #1
Oui, vrai, ça m'a convaincu.
- Speaker #0
L'IA peut être un meilleur élève que nous, mais pas forcément un meilleur penseur.
- Speaker #2
Oui, vrai. Il va exécuter comme on disait, mais ça ne vient pas de lui.
- Speaker #0
La vraie valeur dans l'IA, c'est surtout la manière dont on pose les questions.
- Speaker #1
Oui, vrai. J'ai vu récemment plusieurs débats à ce sujet, de savoir si on parle d'une manière plutôt autoritaire à l'IA, est-ce qu'elle répondrait d'une façon beaucoup plus concise et même opérationnelle, ou au contraire, est-ce qu'une forme de politesse pourrait permettre justement d'avoir de meilleures réponses. Et en recherchant un petit peu, en lisant les quelques réponses et messages, en fait, si on parle mal à l'IA ou si on va éventuellement même l'insulter ou autre, avec des mots vulgaires ou non, mais c'est une information en plus que l'IA devra traiter dans la question ou la consigne qu'on lui donne. Et donc, c'est un manque de temps dans la réflexion. Enfin, c'est un temps de réflexion qu'on perd. pour qu'elle construise la réponse à la question qu'on a posée. Donc typiquement, si vous êtes poli, si vous faites même mieux que ça, c'est si les questions sont claires, organisées, construites parfaitement, elle répondra de la même façon. Si vous êtes poli, on disait tout à l'heure que ça imitait les capacités humaines, l'intelligence, même donc les relations sociales. Si on est poli avec quelqu'un, la personne nous répondra de façon, même elle le dirait davantage dans les détails si on est poli. Alors que si on y cale une petite insulte ou une petite forme d'autorité, déjà là, c'est quelque chose qu'elle traite dans un premier temps avant de traiter la question. Et donc oui, ça peut porter préjudice à la qualité du rendu que ferait l'idée.
- Speaker #0
C'est fou.
- Speaker #1
Voilà, si vous avez d'autres questions, j'y arriverai. Petites anecdotes.
- Speaker #0
Et avec tout ça, on a quand même l'impression que l'IA évolue. Et ce n'est pas qu'une impression, l'IA évolue à une vitesse folle. On parle aujourd'hui de course à l'IA. Chaque semaine, on entend parler d'un nouvel outil, d'un nouveau modèle, d'une nouvelle capacité. Il fut un temps, c'était ChatGPT qui était un peu en haut de l'affiche. Aujourd'hui, on parle de Claude. Est-ce que vous ressentez aussi cette sorte de course à l'IA ?
- Speaker #2
Carrément. Comme tu disais, on en met partout en fait, de l'IA. Et on l'applique à tout. On essaye en tout cas de... d'en mettre dans tout ce qu'on fait, ou dans toutes les nouvelles solutions, il va y avoir de l'IA. Donc c'est carrément une course à l'IA. Je pense qu'elle peut nous aider, mais est-ce que c'est dans tout ? Je ne sais pas.
- Speaker #1
Oui, je pense qu'il y a vraiment une course à l'IA, et on s'en rend compte, même avec des pubs ou des produits, que ce soit de l'informatique ou même des logiciels de musique, de montage, qu'importe. On voit que maintenant, c'est limite un argument de vente que d'ajouter. un aspect intelligence artificielle. Donc, on s'en rend compte, mais encore plus avec les géants, comme vous citiez juste avant. Je pense que dans 10 ans, on pourra s'en rendre compte. Et je pense, au final, ça revient sur la question d'avant. Je ne sais même plus si on s'en rendra compte à 100% de tous les moindres recoins où se trouve l'IA, jusque limite peut-être dans les caisses automatisées au supermarché. Ça existe déjà d'ailleurs en plus. Je ne sais pas si on peut s'en rendre compte.
- Speaker #0
Et toi, Laurie, tu t'en rends peut-être compte au travail ? Puisque quand vous avez sorti chez Télétec à Golide, vous étiez un peu les premiers sur le marché, ce qui a très vite été rattrapé.
- Speaker #2
Oui, totalement. Maintenant, sur toutes les solutions, on a de l'IA. Il y a des callbots, des chatbots de partout, tous les outils de quality monitoring, il y a de l'IA. Dans toutes les bases de connaissances, il y a de l'IA. Donc, c'est vrai que dans notre secteur, dans la relation client, les centres d'appel. on envoie partout et on en ajoute partout. On envoie partout, mais il y a quand même une plus-value à l'IA, en tout cas dans les services clients, et que c'est utile et que je pense surtout sur la partie qualité, où ça fait vraiment gagner du temps aux personnes, aux superviseurs qui contrôlent les conseillers, les conversations. Et ça permet aussi aux entreprises, aux donneurs d'ordres, aux personnes qui utilisent l'IA, d'avoir plus de données sur les clients, les raisons d'insatisfaction, etc. Donc l'IA, qu'il y en a partout, qu'on veut en mettre partout, mais que parfois c'est utile.
- Speaker #0
Les limites nécessaires pour votre travail.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Ça allège la charge de travail ?
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Ça la transforme ?
- Speaker #2
En fait, ça la transforme et ça la lèche parce que sur le pan qualité, les superviseurs doivent faire des écoutes sur leurs conseillers toutes les semaines. Et ça prend du temps. C'est important de le faire, ça prend du temps, mais c'est limité comme ça prend du temps. Donc, ils ne peuvent pas analyser 10 appels par semaine par conseiller. Ce n'est pas possible. Donc là, la solution de Quality Monitoring va aider parce que c'est elle qui va analyser plus de conversations. Et donc, tu vas avoir plus d'informations sur les compétences de ton conseiller. Et tu vas savoir comment le faire monter en compétences. Où sont ces lacunes et où est-ce que tu dois le faire monter en compétences.
- Speaker #1
Super outil.
- Speaker #0
Et comment cette accélération, vous la vivez ? Est-ce que pour vous, c'est assez enthousiasmant et excitant ? Ou est-ce que parfois, ça vous donne l'impression de ne pas pouvoir suivre ? Moi, je sais que je n'arrive pas à suivre. C'est que là, Claude, quand c'est sorti, je me suis dit, mais qui est cette nouvelle personne ? Je n'ai pas compris tout de suite que c'était de l'IA. Et je ne les vois pas arriver. Et je ne les utilise pas. Moi, là, je reste sur ChatGPT ou Copilote, parce que c'est avec Microsoft. mais je les vois beaucoup moins arriver.
- Speaker #2
En fait, c'est un peu des deux. Je pense qu'on n'arrive pas à le suivre parce que ça va trop vite. Comme tu le disais, il y a une nouvelle IA qui sort toutes les semaines, limite, ou de nouvelles fonctionnalités ou de nouveaux champs d'application. Mais il y a de l'enthousiasme parce que c'est de la nouveauté.
- Speaker #1
Je suis totalement d'accord avec Laurie. Il y a une forme d'enthousiasme aussi à l'idée de voir toutes ces nouvelles technologies, ces nouvelles IA arriver. Et à la fois, il y en a tellement, je pense qu'il ne faut même pas toutes les connaître. Je ne sais pas, vous disiez utiliser Copilote ou ChatGPT. Claude, au début, c'était un petit nom qui se faisait de plus en plus présent, probablement dans la presse ou autre. Mais à l'arrivée, il en existe dans tous les secteurs d'activité, dans tous les loisirs. Je pense qu'on ne peut même pas toutes les connaître. Et Claude, personnellement, j'ai connu quand c'est devenu, mais limite un outil géopolitique avec tout ce qui s'est passé aux États-Unis. C'était déjà quelqu'un, c'était déjà un géant en vrai parmi les trois ou même les quatre des plus connus. Mais il y a quand même une espèce de fascination, je trouve, puisqu'on disait que tous les champs d'application, tous les secteurs d'activité peuvent être boostés à l'IA. Et ça peut produire des choses qui sont énormes. Là, je pense qu'il va se passer en 5 ans, je crois que c'est 2022, ChatGPT. On voit qu'en 4 ans, il s'est passé tout ça en termes d'intelligence artificielle. On parlait de ce que dans 10 ans on s'en rendra compte, mais je pense que dans les 10, même 20 prochaines années, il va y avoir une énorme croissance de toutes les technologies de la même... soit des technologies ou des courantes de pensée, j'en sais rien, énormément de sujets qui vont être approfondis, même créés dans les prochaines années, bien plus que les derniers siècles, justement, où l'ordinateur est arrivé petit à petit, puis Internet, puis l'IA en 2022. Gros, on va dire ça comme ça. Alors que là, en quatre ans, on a déjà tous les secteurs d'activité, tous les services d'une entreprise, chaque salarié y est confronté. Donc il y a quand même une fascination de savoir dans dix ans où est-ce qu'on en sera sur tous les plans de la vie.
- Speaker #0
Oui, parce que quand c'est arrivé, c'était vraiment que de la recherche en Google améliorée. Et aujourd'hui, tout ce qu'on peut y faire, moi je vois sur les outils de création, sur du montage, sur de la création d'images. Aujourd'hui, sur TikTok, je me fais avoir tous les jours. sur des vidéos. J'ai l'impression d'avoir 60 ans. Avec une petite demi-heure, là ? Oui. Et je le montre autour de moi et je dis, c'est fou, ça. Et on me dit, mais Sarah, c'est de lire. Et je n'arrive pas à... Donc, je me dis... Tu n'arrives pas à déceler. Non. Et je me dis, quand on est plus vieux, mais ça doit être si dur.
- Speaker #2
Oui. Oui, oui.
- Speaker #0
Et je suis fascinée quand je vois les vidéos à quel point ça peut être réel. Je trouve ça quand même super dur. Et pourtant, j'ai 26 ans, quoi. Je devrais connaître un petit peu plus.
- Speaker #1
Est-ce que dans 10 ans, vous saurez toujours déceler ce qui est une IA ou non ?
- Speaker #0
Je ne pense pas. Mais je pense que les lois vont aussi évoluer à ce niveau-là. Parce que les lois sont sorties sur l'IA récemment. Et je pense que ça va être beaucoup plus dur dans le temps avec les lois et tout ce qui va sortir parce que ça va devoir être beaucoup plus réglementé que ça ne l'est aujourd'hui.
- Speaker #2
Il faut de toute façon que ce soit réglementé.
- Speaker #0
Il y a tellement de dérives. On voit avec Twitter, l'IA Twitter. Moi, je ne le savais pas. Je n'utilise pas Twitter.
- Speaker #2
Pareil.
- Speaker #0
Enfin, X maintenant. Et je ne savais pas qu'il y avait une IA sur X. Et je l'ai su qu'à partir du moment où il y a eu des polémiques sur comment a été utilisé l'IA.
- Speaker #1
Oui. Là, par exemple, c'est typiquement le cas d'une application américaine où il y a quasiment la politique du tout est permis, presque. Mais là, du coup, ça a impacté même la France, l'Europe, toute la terre. Donc oui, je pense qu'il y a un aspect juridique qui peut être important.
- Speaker #0
Laurie et Maëlle, on fait un peu tous les trois parties de la même génération. Moi, j'ai 26 ans. Laurie, tu n'en as pas beaucoup plus. Maëlle, un petit peu moins.
- Speaker #1
Elle fait 22.
- Speaker #0
C'est les plus jeunes autour de la table. On est quand même une génération qui a grandi avec le digital. On a l'habitude, on sait très bien les utiliser depuis qu'on est petit. Est-ce que vous pensez que notre génération, on a une relation différente avec l'IA ?
- Speaker #2
Oui, carrément.
- Speaker #0
Dans quelle mesure ?
- Speaker #2
Je pense déjà, moi, Tchad GPT s'est sorti, j'étais au travail. Il y en a plein qui l'utilisent à l'école. Donc déjà, il y a cette différence générationnelle, ce qui fait qu'on ne l'a pas utilisée pour la première fois au quotidien, dans les mêmes conditions et dans le même cadre.
- Speaker #1
Donc comparée aux plus jeunes ? Oui,
- Speaker #2
par rapport aux plus jeunes et par rapport aux plus anciens.
- Speaker #1
Aux plus sages.
- Speaker #2
Aux plus sages. Parce que pareil, on ne l'appréhende pas de la même façon, on n'a pas les mêmes méthodes de... Je ne sais pas trop comment l'exprimer en fait. C'est qu'on ne l'utilise pas de la même façon et on ne va pas lui donner les mêmes instructions, enfin les instructions de la même façon.
- Speaker #1
On est la meilleure génération. On a su étudier en réfléchissant et maintenant on applique en s'aidant.
- Speaker #2
Peut-être.
- Speaker #1
Et à la fois, on n'est pas dépassé non plus par les nouvelles sorties.
- Speaker #0
Oui, vu comme ça, on est assez bien placé.
- Speaker #1
Je trouve qu'on est bien placé.
- Speaker #2
Mais après, la génération des plus anciens, ça veut aussi l'utiliser. Ils se sont aussi adaptés à son utilisation.
- Speaker #0
Oui, il y a des cas où vraiment, on sent qu'il y a une utilisation presque quotidienne de l'IA. Mais moi, je sais que mes parents n'utilisent pas du tout l'IA, par exemple. Je ne vois même pas dans quelle mesure ils pourraient, alors même pas dans leur travail. Moi je sais que ma mère rédige beaucoup et à aucun moment elle se dirait je vais reformuler mon mail par l'IA. Ne serait-ce que ça qui est chez nous une habitude. Chez elle, ce n'est même pas une idée, une possibilité. Alors qu'elle pourrait l'utiliser, elle travaille sur PC, elle aurait les outils sur son PC. Pour autant, elle ne le ferait pas.
- Speaker #1
Et ça, je pense que ce n'est pas quelque chose... Elle n'a pas grandi avec. Enfin moi, ma maman aussi, c'est la même situation. J'ai remarqué qu'elle pouvait gagner énormément de temps, mais je n'irais pas lui apprendre à s'en servir. Je pense qu'il y a une espèce de confort un peu loin de tout ça. Peut-être parfois même pas peur, mais une crainte ou quoi. C'est souvent un peu... Là, pour le coup, ils peuvent être un peu dépassés. Mais c'est vrai qu'il y a un petit confort de base de savoir rédiger ses mails sans aller rechercher une assistance. Voilà, un peu indépendant, autodidacte.
- Speaker #0
Sans faire de fautes, parce que c'est aussi le problème aujourd'hui avec les nouvelles générations, c'est les fautes. Et nous, on se dit, on a un filet de sécurité, au pire, on le passe dans l'IA et ça va nous corriger nos fautes. Ce que ne font pas la plupart des gens qui ont appris à écrire sans.
- Speaker #1
Là, j'ai regardé.
- Speaker #2
On avait quand même les correcteurs d'orthographe. On a appris à rédiger sans, mais il y avait quand même... Oui,
- Speaker #0
mais les nouvelles générations...
- Speaker #2
Enfin, qui pouvaient nous aider.
- Speaker #0
C'est vraiment tout passe par l'IA.
- Speaker #2
Oui, sur les nouvelles générations et plus.
- Speaker #1
C'est plus précis. Petite anecdote. Si jamais vous n'en avez pas marre. Ce matin, je voyais sur Twitter, il y avait un professeur qui avait donné un devoir maison à des élèves. donc collège, lycée il avait donné un devoir maison et ensuite il avait en cours donné le même sujet, même question le même sujet en cours, sans l'assistance de quoi que ce soit simplement une mobilisation de connaissances et alors à voir s'il n'a pas abusé mais disons que sur les devoirs maison il ne mettait pas en dessous de 16 même 17 dans la vidéo Et à l'inverse, il a les pires copies de devoirs sur table, c'était 0, 5, 2. Donc il y avait vraiment quelque chose de...
- Speaker #2
Il y avait vraiment un gap, quoi. Entre le niveau des élèves quand ils sont à la maison, on va dire, et le niveau quand ils sont à l'école.
- Speaker #1
Et du coup, j'avais remarqué, j'avais lu au fur et à mesure, qu'il y a moins de devoirs maison qui sont donnés. au collège lycée, justement parce que ça sert à rien. Ils donnaient tout, tout était fait, ils rendaient le travail. Alors qu'on était la bonne génération. Moi, j'avais encore des devoirs maison aussi jeune que je suis. Mais c'est dommage. Là, à ce moment-là, je me dis, c'est dommage de ne pas... Les devoirs maison, c'est relou, mais on les faisait quand même malgré tout. Là... tellement facile que ça en devient limite à porter préjudice.
- Speaker #0
Mais je vois quand je parle avec des gens qui sont encore au lycée ou au collège Ah,
- Speaker #1
t'es conné !
- Speaker #0
Et ils me disent, mais comment vous faisiez pour faire vos devoirs, pour faire tout en fait, pour le bac ? Alors aujourd'hui, le bac a beaucoup changé, mais quand bien même...
- Speaker #1
Ah,
- Speaker #2
t'es la tchère !
- Speaker #1
Génération !
- Speaker #2
Oh, waouh !
- Speaker #0
Oui, mais c'était encore un peu douteux à cette époque.
- Speaker #1
On me l'a donné. Il y a eu un virus.
- Speaker #0
Ah oui ! C'est la génération Covid.
- Speaker #2
C'est cette génération, quoi. Ils ne vont rien à ton bac, quoi.
- Speaker #1
Yes.
- Speaker #0
Mais je me rends compte, quand même, à la fac, c'était cinq heures d'épreuve et aucune aide. Aujourd'hui, ça doit quand même encore exister à la fac, mais c'est vrai qu'au lycée et au collège, ce ne sont plus du tout les mêmes manières de... fonctionner une fois à la maison.
- Speaker #2
Oui, mais après, pour passer les diplômes, dans tous les cas, ils devront faire appel à leur connaissance.
- Speaker #1
Oui, mais du coup, je pense qu'ils vont revoir le niveau à la baisse.
- Speaker #0
Comme le niveau d'orthographe. Quand on regarde le niveau d'orthographe il y a 40 ans, il y a 50 ans, ce n'est pas du tout le même. On voit bien que l'orthographe aujourd'hui change. On accepte même éléphant avec un F. Non. C'est quand même assez tôt. Après, c'est aussi pour les... Pour tous les dyslexiques,
- Speaker #1
dyscalculiques,
- Speaker #0
c'est que ça aide. Mais l'orthographe a changé. Aujourd'hui, on accepte ce qu'on appelait des fautes. Aujourd'hui, ça passe.
- Speaker #1
Elephants, élefants et oignons sans i.
- Speaker #2
J'en apprends des choses ici. Du coup, vous pensez qu'ils vont baisser le niveau ?
- Speaker #0
Mais le niveau aujourd'hui a largement baissé.
- Speaker #1
Alors depuis le Covid... Tous les états du monde, sauf Chine, Japon, Taïwan, donc quelques grands états asiatiques. On a tous, dans le niveau scolaire universitaire, une baisse significative de plusieurs points. Alors bon, je n'ai pas l'échelle ni quoi que ce soit, le graphique là, mais il y a une baisse du niveau général des élèves et étudiants de tous les pays du monde, notamment la France donc, mis à part les trois États asiatiques.
- Speaker #2
Donc au final, on est vraiment la meilleure génération.
- Speaker #1
Évidemment.
- Speaker #2
C'est ce qu'il faut en conclure.
- Speaker #0
Tout à fait. Et qu'on vit un petit peu notre premier choc générationnel. Ça fait un peu mal de le dire à 26 ans.
- Speaker #1
Est-ce que vous grandissez encore ou vous vieillissez ?
- Speaker #0
Moi, je grandis.
- Speaker #2
Moi, j'ai une cousine qui m'a dit que je vieillissais maintenant. Une petite cousine. Ça fait mal.
- Speaker #1
Elle a quel âge ?
- Speaker #2
Quand elle me l'a dit, elle devait avoir 16 ans.
- Speaker #1
T'as réussi à t'en remettre ?
- Speaker #2
Oui, ça va.
- Speaker #0
On me dit encore, t'es en quelle classe ? Donc ça va, je le vis bien. T'as encore super jeu.
- Speaker #1
C'est un bon indicateur ça.
- Speaker #2
On t'appelle pas encore madame ?
- Speaker #0
Ah ça dépend. Alors on parle beaucoup de futur, mais finalement ça arrive plus vite que prévu, puisque on disait que là en 5 ans, c'était à une vitesse folle. Donc le futur est arrivé très très vite. Et là dans 5 ans, selon vous, qu'est-ce que l'IA fera que nous n'imaginons même pas encore aujourd'hui ? Vous pouvez même visualiser peut-être dans vos métiers, c'est peut-être plus simple.
- Speaker #1
Le café.
- Speaker #2
Non, c'est super dur.
- Speaker #0
Mais c'est tellement infini les possibilités que je pense que c'est très dur de se positionner sur...
- Speaker #2
Qu'est-ce qu'elle fera qu'on n'imagine même pas.
- Speaker #1
J'essaie de me faire la liste. J'étais en mode aspirateur, ça c'est déjà automatique. La voiture.
- Speaker #0
Aux Etats-Unis, il y a déjà les taxis.
- Speaker #1
Supermarché. En fait,
- Speaker #2
il y a déjà tellement de choses qu'elle fait, que je ne la pourrais faire de plus.
- Speaker #1
Alors, autre petite anecdote. Est-ce que vous avez vécu la hype Pokémon Go ?
- Speaker #2
J'ai vu cette info, mais je te laisse la dire.
- Speaker #1
Tu l'as vue ?
- Speaker #0
Je n'ai pas vu l'info, tu me la prends.
- Speaker #1
tu as joué, enfin tu as vu un peu comment ça se passait. Et bien là, il y a une entreprise qui a, comment dirais-je, elle a communiqué, en fait, c'est-à-dire que depuis toutes les années où toutes les personnes, les millions de personnes ont joué à Pokémon Go, donc c'est un jeu dans lequel on prend la caméra de son téléphone et on capture des Pokémon, tout en ayant en fait, on va dire dans la vidéo, la rue autour de nous. Et donc ça a permis, tout ça, avec tous les gens qui ont joué sur Terre, partout dans le monde, de capturer et de pouvoir scanner l'entièreté du globe grâce à la caméra qui était allumée quand de base, de façade, on n'était qu'à capturer certains Pokémon. Et au final, ils ont réussi à collecter plus de 30 milliards d'images de la Terre, de toutes les rues, toutes les villes, tous les pays, tous les continents. Et donc là, par exemple, il va y avoir, je pense, une avancée significative ou pour les voitures, par exemple, automatiques, ou je pense pour les satellites, ou ce qui peut être, je ne sais pas, le Google Map, ou des outils comme ça.
- Speaker #0
Oui, parce que ça va bien plus loin que la voiture Google qu'on voit traverser les rues,
- Speaker #1
c'est ça ? Exactement. Là, ils ont utilisé tous les citoyens, tous les utilisateurs. pour scanner la Terre entière. Donc même si vous êtes allé une fois dans un petit endroit perdu au fin fond de la diagonale du vide, sachez que ça a été scanné et que maintenant ça peut être utilisé.
- Speaker #0
On ne se rend même pas compte qu'on nourrit toutes les données au quotidien, même dans les gestes les plus simples.
- Speaker #1
Et pourtant, c'était il y a 10 ans. Je pense que c'était il y a 10 ans,
- Speaker #0
Pokémon Go.
- Speaker #2
Et puis il y en a qui l'utilisent encore.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai. Oui,
- Speaker #0
ça revient.
- Speaker #2
Je ne suis pas de cette team, je te rassure.
- Speaker #1
Non, mais tu peux être une adresseuse à des heures perdues. C'est pas long, c'est à chez de l'eau.
- Speaker #0
Et si dans 10 ans, une IA pouvait prendre des décisions importantes pour nous, que ce soit le travail, la santé, les finances, est-ce que vous lui feriez confiance ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #2
Non, enfin, en fait, c'est la prise de décision. Je pense qu'on ne laisserait pas la prise de décision à Elia. Je pense que les décisions doivent toujours être prises par nous. Sûrement qu'elle donnera des bonnes indications. mais je pense que la prise de décision nous revient.
- Speaker #0
Moi, je pense que ça ne changera pas tant nos prises de décision, dans le sens où aujourd'hui, elles sont calculées sur des stats, sur des maths, et que si on donne les mêmes données à l'IA, il n'y a pas de raison qu'on ne lui fasse pas confiance sur ce qu'elle nous dit, puisque en grande foi, c'est à nous de la nourrir, et ce sera forcément nos données. Donc ce sera les mêmes données que si quelqu'un les calculait finalement. tant qu'on lui donne les mêmes informations.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai. Ça va juste peut-être permettre d'être plus clair. C'est pas sur un bilan santé, un bilan en France ou autre. C'est ce que j'allais dire. Et puis peut-être pouvoir, à la limite, voir deux hypothèses, deux cas de figure différents en fonction d'un choix ou d'un autre. Mais oui, la prise de décision, il faut que ça revienne nécessairement à l'humain.
- Speaker #2
Sur la santé, j'avais vu qu'ils utilisaient l'IA justement pour lire des radios et détecter des stats moins avancées de certaines maladies ou des choses comme ça. Donc je pense que c'est très utile, mais qu'il faudra toujours derrière un médecin qui a fait X années d'études pour aider à la prise de décision.
- Speaker #0
Moi, j'ai essayé de voir sur une échographie d'une femme enceinte. Pour savoir si c'était un petit garçon ou une petite fille, Léa n'a pas su me dire.
- Speaker #2
Un mâle ?
- Speaker #0
J'y suis par la suite, ça m'a été révélé. Si ça peut vous rassurer, c'est un petit garçon.
- Speaker #1
Par un humain ?
- Speaker #0
Oui. Mais Léa n'a pas su encore me dire le sexe du bébé.
- Speaker #2
Mais dans 10 ans ? Oui,
- Speaker #0
mais si je lui mets ma prise de sang, elle saura me dire mes soucis.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai.
- Speaker #0
Mais après ces informations-là, j'ai forcément besoin de quelqu'un.
- Speaker #1
Oui, après l'échographie. tellement particulier. Parce que j'ai été mannequin moi, jeune. Là, en fait, j'ai fait de l'intérim et j'étais modèle échographie.
- Speaker #2
Je faisais tous les salons.
- Speaker #1
Je dis mannequin, ça passe mieux sur le salon. Je faisais tous les salons de l'échographie, des thèses, des présentations d'échographes sur des salons sport maillot et tout.
- Speaker #0
C'est fou, je ne connaissais pas l'existence de ce métier.
- Speaker #1
C'est la mission que j'ai le plus acceptée quand j'étais en intérim. C'était celle de faire mannequin.
- Speaker #2
Donc au final rien ?
- Speaker #1
Au final je suis allongé, de temps en temps on mote ou le t-shirt ou le jogging, on me badigeonne de ce gel un peu frais et là on m'auscultait, on faisait des échographies de tous les tendons, tous les muscles et il y avait des couches IA sur les échographies parce que je le faisais pour des grandes grandes marques et... Il y avait toujours cet aspect, on disait, de toujours ajouter la fonctionnalité IA, c'est un argument de vente, etc. Et là, c'était un peu le cas. Et à chaque fois, j'étais le cobaye, on disait, là, tout va bien. Ok, on va se mouler. Il y a un médecin, une fois, qui m'a dit une phrase, je n'ai pas compris. En fait, je n'ai tellement pas compris sa phrase. Et à la fin, il dit, mais ne vous inquiétez pas, vous n'en mourrez pas. Et je fais, bon, ça va. Heureusement que ça a fini comme ça, la phrase, parce que sinon, je n'avais pas compris. Il y a un dysfonctionnement, je ne sais pas quoi. Mais Lya, elle peut le déceler en tout cas. Elle était capable de voir une espèce de problème ou de lire. Parce que l'échographe, c'est quand même de la lecture. Il était capable de lire et de bien préciser les couches en millimètres ou en millimètres. Les tailles d'artères, les battements du cœur, énormément d'informations hyper précises. Tout ça, c'était Lya qui le faisait. Mais là, on fait quand même un peu plus confiance en tout le monde. Oui, oui, oui. Au médecin, quelle petite machine.
- Speaker #0
Oui, je pense que j'irais toujours demander un second avis.
- Speaker #1
Oui, je pense.
- Speaker #0
Au cas où. On le doute. Après, si tu n'en meurs pas, tant mieux. Je ferais quand même un peu attention. Merci beaucoup, Laurie et Maëlle, pour cet échange.
- Speaker #1
C'était très sympa, en tout cas, d'échanger sur ce sujet avec vous deux.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #0
Ce qu'on retient surtout, c'est que l'intelligence artificielle n'est pas seulement une technologie. C'est un nouvel outil qui ouvre des possibilités. mais qui repose toujours sur une chose essentielle, l'intelligence humaine. Merci à vous qui nous écoutez et à très bientôt pour un nouvel épisode des Voix de Finarée.