- Speaker #0
Bienvenue dans Grandir Bilingue, le podcast des familles qui veulent transmettre leur langue à leurs enfants sans pression et sans culpabilité. Ici, on parle de vrais quotidiens, des enfants qui comprennent mais ne répondent pas, des mélanges de langues, des moments de doute et de découragement, mais aussi des petites victoires qui changent tout, et de cette merveilleuse aventure qu'est le bilinguisme. À travers des histoires de famille, des témoignages et des conseils concrets, Ce podcast vous accompagne pour aider votre enfant à grandir avec deux langues et deux identités, naturellement. Je suis Audrey, créatrice des Franco-Expat et moi-même maman de deux enfants franco-allemands et toutes les deux semaines, nous discutons des vraies solutions pour soutenir le bilinguisme. Si vous aussi, vous voulez que votre enfant garde votre langue et tout ce qu'elle représente, vous êtes au bon endroit. Bonne écoute ! Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'accueillir Maëlys qui nous vient de France. Alors Maëlys n'est pas une maman, ce n'est pas une famille expatriée, mais elle a été au père dans différentes familles francophones à l'étranger et elle va nous parler aujourd'hui de son expérience. Bonjour Maëlys.
- Speaker #1
Bonjour, merci de m'accueillir.
- Speaker #0
Merci aussi. Est-ce que pour commencer, tu peux te présenter ?
- Speaker #1
Bien sûr, je m'appelle Maëlys, j'ai 33 ans et je viens de Loire-Atlantique. J'ai... J'ai fait plusieurs échanges scolaires quand j'étais assez jeune en Allemagne, dont le programme Brigitte Sosey qui a duré trois mois. Donc pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un échange de trois mois dans une famille d'accueil en Allemagne et ensuite là où le correspondant vient dans la famille française pendant aussi trois mois. Et en fait, grâce à ça, quand j'ai eu 19 ans, je cherchais un job d'été et j'ai eu envie de partir comme jeune fille au père parce que je me suis dit que c'est chouette de vivre dans une famille d'accueil et c'est un bon moyen pour être... À l'étranger, mais en même temps, quand on est assez jeune, on n'est pas complètement perdu et tout ça. Et cette année, j'ai passé un an comme jeune fille au père à Berlin. Ça a été tellement bénéfique que j'ai recommencé plusieurs fois l'expérience, en Autriche, en Italie, en Grèce et même en Nouvelle-Zélande un peu plus tard. Et en parallèle, j'ai suivi une formation de juriste. Mais je me suis rendue compte, grâce à mes expériences au père, que je m'intéressais plus à la petite enfance, aux langues et à l'enseignement. Donc c'est comme ça qu'après mes études, en fait, je suis partie faire un service volontaire européen en Slovaquie, où j'ai travaillé aussi auprès de jeunes enfants. Et ensuite, je me suis retrouvée professeure de français en Allemagne, puis professeure d'allemand en France. Et finalement, je suis partie en PVT, en permis vacances-travail, en Nouvelle-Zélande, où j'ai aussi travaillé dans une école, ce qui m'a permis de découvrir le système scolaire local. Et dernièrement, j'ai passé quatre mois en République tchèque pour découvrir le système scolaire là-bas dans les écoles alternatives. Donc vraiment, c'est ce qui m'intéresse en fait d'être immergée chez les locaux.
- Speaker #0
C'est très, très multiculturel. Et est-ce qu'on peut te demander quel est le prochain projet ou le prochain pays ?
- Speaker #1
Oui, du coup, ça va être le Japon, mais plus en tant que touriste parce que pour le coup, c'est mon copain qui part en permis vacances-travail là-bas pendant un an. Donc, je vais essayer d'y aller pendant trois mois avec un visa touristique. Mais j'espère quand même aussi rencontrer des locaux. Et ensuite, je pense que je vais partir en PVT en Australie. Et je cherche aussi peut-être à travailler dans des écoles là-bas. Parce que je trouve ça super intéressant. Et ça m'a beaucoup plu le système scolaire en Nouvelle-Zélande. Et c'est un peu similaire.
- Speaker #0
Très joli projet en tout cas. Alors, tu nous as dit que tu aimes... La petite enfance, mais à la base, qu'est-ce qui t'a vraiment motivée à partir à l'étranger, notamment être fille au père ?
- Speaker #1
Alors, je pense que c'est... En fait, j'ai trouvé cette annonce de cette famille franco-allemande sur le site de l'Office franco-allemand pour la jeunesse. J'y allais régulièrement quand j'étais plus jeune pour chercher des tandems, pour communiquer en allemand et tout ça, pour maintenir un peu mes connaissances d'allemand après le lycée. Et en fait, à la base, je ne savais même pas ce que c'était au père. Et quand j'ai vu à quoi ça ressemblait un peu, je me disais, ah, j'ai pas mal d'expériences, j'avais fait pas mal de babysitting quand j'étais plus jeune. Et je me suis dit, ah, c'est un peu ça, sauf que c'est encore mieux parce que du coup, on vit avec la famille. Et donc, la famille habitait à Berlin. Ça me rassurait un peu qu'ils soient franco-allemands parce que je me disais, j'ai un bon niveau scolaire d'allemand, mais est-ce qu'une fois sur place, si je me retrouve avec les enfants et que je n'arrive pas à aligner trois mots en allemand, qu'ils ne me respectent pas et tout ça, je me disais, bon, ça me rassure qu'ils comprennent le français. Et du coup, ce qui s'est passé, c'est qu'en fait, la famille vivait à l'époque en France et ils fêtaient leur 10 ans de mariage et leur départ de France pour l'Allemagne à Bordeaux. Donc, ce n'est pas très loin de chez moi. Et ils m'ont dit, si tu veux, tu peux venir. On a besoin de baby-sitter pour le week-end. Et comme ça, ça te permet de rencontrer la famille. Et puis, on voit si... On avait déjà fait un entretien via Skype, mais ça reste quand même un échange virtuel et tout ça. Et donc du coup, le fait de passer le week-end avec eux, donc là pour le coup, j'ai rencontré la famille au sens large, les grands-parents et tout ça, et les oncles et tantes, et surtout les enfants et les parents. Et en fait, je me suis dit, ouais, ils ont l'air super sympas et tout. J'avais déjà fait du coup mon échange de trois mois aussi, pas très loin de Berlin, donc je connaissais déjà un peu Berlin, ça me rassurait aussi un peu de savoir où je mettais les pieds. Je me disais, bon, l'Allemagne, la France, ça se passe si loin, si vraiment ça se passe mal. Bien sûr, on a un contrat quand on est au père, mais on n'est pas non plus engagé pour la vie. Et je me disais, si vraiment je ne le sens pas, même la famille, du coup, ils avaient... Je devais être leur huitième au pair, quelque chose comme ça. Donc, ils avaient déjà de l'expérience. Enfin, ils en prenaient une par an, en fait, et les aînés avaient huit ans. Et donc, du coup, ils m'avaient pas mal rassurée sur ça. Ils m'avaient dit que si je voulais contacter des anciennes au pair aussi, pas de souci. Donc, vraiment, je pense que pour ma première famille, c'était vraiment parfait parce que je sais qu'il y en a beaucoup qui ont... On a juste des échanges virtuels. Et après, on arrive sur place. Et en fait, entre la réalité et ce qui a été dit, c'est pas ça. Alors que... Alors que moi, du coup, quand je suis arrivée, du coup, j'étais directement dans le bain de la famille. Surtout qu'eux sont arrivés une semaine avant moi à Berlin. Donc, en fait, j'ai vraiment emménagé avec eux. Donc ça, c'était aussi trop chouette parce que... Des choses bêtes, mais du coup, c'est moi qui ai un peu rangé aussi la cuisine et tout ça. Donc après, je n'étais pas perdue. Quand je devais faire à manger ou mettre la table, je savais où étaient toutes les affaires parce que j'avais aidé à installer. Et donc, moi, j'étais intéressée parce que je voulais... J'avais déjà fait un an d'études, en fait. J'avais déjà commencé mes études de droit, mais je n'étais pas sûre de continuer. En même temps, je ne voulais pas juste attendre chez moi d'avoir la révélation, est-ce que j'ai envie de continuer ou pas. Je me disais, à la base, je voulais partir juste l'été. Et là, c'était un an, mais je me suis dit, ah, en vrai, ça me ferait une expérience, du coup, pour progresser en allemand de nouveau, peut-être voyager un peu, parce qu'en tant qu'opère, on a un petit peu d'argent. Donc je voyais ça vraiment comme une opportunité de prendre du temps pour réfléchir à ce que je voulais faire. Un peu en fait, dans beaucoup de pays, ils font après le lycée, où ils sont encouragés à partir à l'étranger. Moi du coup, on ne m'avait pas trop encouragée après le lycée, on m'avait dit « t'es une bonne élève, donc va faire des études supérieures et puis ça dure longtemps, donc commence maintenant » . Et donc en fait, je me suis permise moi-même de faire cette année de césure à ce moment-là. et du coup le fait d'être Au père, c'était un bon moyen d'être... J'étais plus chez mes parents, mais quand même, j'avais un cadre familial. Et en plus, comme je disais, ça s'est super bien passé avec la famille.
- Speaker #0
C'est super. Et dans combien de familles tu as été au père ?
- Speaker #1
Du coup, j'étais une fois en Allemagne pendant un an. Ensuite, deux étés en Grèce dans la même famille. deux étés en Italie dans deux familles différentes, une année en Autriche et plusieurs mois en Nouvelle-Zélande. Donc six familles.
- Speaker #0
Ok, ça fait un joli nombre. Est-ce que tu as remarqué des différences dans l'attente de ces familles par rapport, de manière générale, au travail de fille au père et on va en parler ensuite par rapport à leur attente de la transmission du français ?
- Speaker #1
Oui, alors déjà, en fait, ce n'est pas forcément... Toutes les familles ne souhaitent pas que l'opère transmette sa langue. Par exemple, j'ai eu le cas en Autriche. C'était une famille autrichienne qui parlait allemand. Et en fait, eux, ils avaient besoin de quelqu'un pour s'occuper de leurs enfants. Donc, ils souhaitaient quelqu'un qui parle bien leur langue, puisqu'il fallait pouvoir communiquer avec les enfants sans trop de problèmes. Après, il ne fallait pas forcément être bilingue. Quoique, en Autriche, j'ai dû passer un examen pour être opère. Donc, j'ai eu un diplôme après. Et j'avais plusieurs questions pour savoir comment je gérais certaines situations avec les enfants. Et il y avait aussi un test de langue. Donc ça, c'est le seul pays où j'ai dû faire ça. Donc là, par exemple, ils n'ont pas du tout souhaité à ce que... Alors, ça ne les dérangeait pas si je leur apprenais quelques mots en français. Et d'ailleurs, souvent, des fois, pour moi, c'était plus simple de parler en français, d'expliquer quelque chose et ensuite de m'auto-traduire. plutôt que sinon je trouvais que si je parlais directement en allemand surtout au début je bégayais un peu donc je perdais un peu au niveau de l'autorité donc du coup je commençais à faire mon petit discours en français et après je me traduisais et au fil du temps ce qui est bien c'est que du coup j'ai énormément progressé moi en allemand ce qui était mon objectif Après, il y avait d'autres familles, par exemple la famille franco-allemande à Berlin. Eux, c'était vraiment leur souhait que quand ils vivent en France, du coup, ils prennent des opéras allemandes. pour le maintien de l'allemand. Et quand ils sont en Allemagne, ils prennent des opères françaises ou francophones pour maintenir le français. Donc je parlais français avec les enfants. Après, avec le père qui est donc allemand, je pouvais un peu parler allemand, il n'y avait pas de souci. Et avec la maman, je parlais français. Et la langue familiale, c'était quand même plus le français, de façon générale. Mais je ne leur faisais pas des cours, par exemple. C'était juste au quotidien, je leur parlais en français. Dans ma première famille opère en Italie, La maman a vécu jusqu'à ses 20 ans en France, donc elle a essayé de transmettre le français à son aîné, qui avait donc moi 6 ans quand je suis arrivée cet été-là. Mais elle s'est rendue compte qu'en fait avec le jardin d'enfants, au début elle avait donné quelques mots en français, mais le personnel du jardin d'enfants ne parlant pas français, ils ont un peu mis ça de côté et tout ça. Et sachant que son mari, lui, ne parlait pas français, à la maison elle a eu beaucoup de mal à maintenir le français. Donc elle s'est dit que d'avoir un garçon au père ou une jeune fille au père à la maison pendant l'été, ça pourrait aider. Sachant qu'ils ont aussi de très longues vacances d'été. Et que des fois, il y a les grands-parents qui sont disponibles pour garder, mais ils ont quasiment trois mois, je crois. Donc elle était aussi contente d'avoir une aide à la maison pour garder les filles, qui avaient six et quatre ans. et donc moi quand je suis arrivée j'ai eu un petit peu de mal Elles étaient un peu stressées parce qu'elles savaient que je ne parlais pas italien. Et malgré que l'italien et le français soient proches quand même, elles avaient peur qu'on ne se comprenne pas et tout ça. Et je restais quand même toute la journée avec elles pendant que les parents travaillaient. Mais du coup, la maman me disait toujours, j'ai mon téléphone à côté. S'il y a un gros problème d'incompréhension et tout ça, pas de problème. Elle était disponible et tout ça. Donc, c'était un peu rassurant. Ça a aussi beaucoup rassuré les filles. Et du coup, ce qui était super marrant, c'est qu'en fait, on allait au parc ou dans des lieux publics. Et moi, je parlais français. Elle me répondait en italien. Et on arrivait à se comprendre la plupart du temps. Et les gens autour de nous, du coup, ils trouvaient ça très bizarre. Et souvent, forcément, j'étais l'adulte du groupe, on va dire. Donc, les personnes voulaient me parler à moi. Mais moi, je ne comprenais pas trop ce qu'elles me disaient. Donc, c'était les enfants qui répondaient. Et donc, ils étaient un peu étonnés. Par exemple, si on allait au glacier pour acheter des glaces et tout ça. Au début, moi, je n'étais pas super à l'aise de parler, de comment dire en italien. Donc, c'était souvent les enfants qui le faisaient et tout ça. Donc, c'était assez marrant. Mais du coup, j'ai remarqué, et aussi les parents, que les filles, du coup, progressaient énormément. Parce que, mine de rien, on parlait beaucoup toute la journée. Et moi aussi, du coup, je progressais en italien. Mais aussi avec la maman, du coup, on parlait beaucoup en français. Et avec le papa, on se parlait en anglais. Donc c'était aussi intéressant, un peu ce trilinguisme. Et entre eux, ils se parlaient bien sûr en italien. Et donc j'ai beaucoup aimé. En Grèce, par exemple, c'était différent. Là, les parents voulaient vraiment que je fasse des cours de langue. Donc les enfants étaient un peu plus âgés. Donc j'ai été deux fois dans cette famille. La première fois, l'aîné avait 10 ans, celui du milieu 7 ans et le plus jeune 3 ans. Donc avec celui de 3 ans, on faisait des jeux, bien sûr. On n'allait pas faire de la grammaire ou des choses comme ça. Et avec les plus grands, on faisait un peu plus, on va dire, de façon scolaire. Donc, je n'avais pas vraiment de programme ou d'objectif à atteindre à la fin de l'été. La maman avait bien conscience que je n'allais pas les rendre bilingues non plus. Ils prenaient des cours de français durant l'année, mais c'était plus un peu un renforcement individuel et tout ça. Et dans cette famille, en fait, ils étaient déjà bilingues, mais grecs et anglais. Et aussi, ce qui m'est arrivé une seule fois, en fait, dans toutes mes familles au père, c'est qu'en fait, on était deux jeunes filles au père dans cette famille. En fait, ils avaient une au père durant l'année, qui était là pour faire, on va dire, un peu plus que moi, je faisais quand j'étais au père aussi à l'année en Allemagne, par exemple, ou en Autriche. Et moi, j'étais plus là pour enseigner le français, justement, et aussi pour, par exemple, la surveillance de baignade, parce qu'ils avaient une piscine et ils habitaient au bord de la mer. Et souvent, ils avaient les cousins qui venaient ou des amis et tout ça. donc ça faisait beaucoup d'enfants donc du coup la famille était rassurée d'avoir deux personnes qui surveillaient trois, cinq enfants dans l'eau donc là c'était aussi un peu particulier pour moi d'être on va dire assistante au père ou je sais pas parce qu'aussi dans cette famille par exemple ils avaient une femme de ménage et quelqu'un qui s'occupait des repas parce qu'en général quand on est jeune fille au père on s'occupe un peu aussi des tâches ménagères qui sont en lien avec les enfants par exemple les lessives on passe aussi un petit coup dans les chambres On fait ranger les enfants, on aide aussi à faire quelques repas, on fait du babysitting par exemple des fois le soir, donc du coup on prépare le repas des enfants, on les aide pour se coucher, on les lit les histoires et tout ça. Et donc là en fait, le premier été dans cette famille, du coup moi j'avais un peu du mal à trouver ma place, parce que justement elle, ça faisait des années qu'elle était dans la famille, donc elle savait comment ça fonctionnait et tout ça. Moi j'étais un peu la nouvelle, et en plus qui parlait une autre langue. Parce que l'objectif, c'était que je parle le plus souvent possible en français avec eux. Et du coup, ce qui était un peu intéressant, c'est qu'on était à table où des fois, ils parlaient en anglais. Donc là, je pouvais comprendre. Et puis après, ils switchaient en grec. Et là, d'un coup, moi, je ne comprenais plus. Mais ce qui était bien, c'est que notre père, il était aussi intéressé pour apprendre un peu le français. Donc, ça motivait un peu les enfants. Donc, c'est toujours un peu différent. Et en Nouvelle-Zélande, c'est une famille française. mais qui est installé là-bas depuis 16 ans. Donc les enfants sont nés en Nouvelle-Zélande. Ils allaient dans une école où ils suivent le programme scolaire néo-zélandais, mais 60% du temps en français et 40% du temps en anglais. Donc les enfants comprenaient bien les deux langues. Mais entre eux, ils allaient plus facilement parler anglais. Ils ont grandi en Nouvelle-Zélande et c'est la langue qu'ils entendent au quotidien. Et les parents, comme eux, ils parlent aussi anglais au travail toute la journée et que ça fait 16 ans qu'ils sont en Nouvelle-Zélande, de temps en temps, à table, si les enfants basculaient du français à l'anglais, les parents allaient répondre en anglais et le reste de la soirée pouvait continuer en anglais. Et ils ont dit, on essaye pourtant de rebasculer en français parce qu'on veut qu'ils gardent le français et notamment pour les liens avec les grands-parents qui sont en France. Ils avaient de la chance que les grands-parents étaient retraités et ils pouvaient venir passer trois mois en Nouvelle-Zélande. Donc pendant trois mois, du coup, les enfants, là, ils parlaient que français parce que les grands-parents ne parlent pas forcément anglais. Mais du coup, ils nous ont dit, parce que j'étais avec mon copain dans cette famille, que c'était bien parce que nous, en fait, vu qu'on arrivait de France et tout ça, quand ils nous parlaient en anglais, en fait, on arrivait à continuer la conversation en français. Donc du coup, on... On est restés trois mois dans cette famille. Ils ont dit, oui, ça nous aide parce que du coup, on arrive bien à maintenir un peu le français à la maison, ce qu'on essaye de faire. Mais c'est vrai que c'est un peu plus compliqué quand notre quotidien est en anglais.
- Speaker #0
Et justement, est-ce que ces familles, toutes celles que tu as citées, ou notamment les familles franco-quelque chose à l'étranger, est-ce que les enfants faisaient encore d'autres activités en français, notamment des activités extrascolaires, ou c'était vraiment que toi qui étais l'autre source de français ?
- Speaker #1
Oui, c'était que moi. Ou à l'école. Ce n'est pas une activité en dehors de l'école, mais l'école en Allemagne, c'était une école européenne où ils avaient la moitié des cours en français et l'autre moitié en allemand. Comme je disais aussi en Nouvelle-Zélande, c'est pareil, ils avaient une partie des cours en français et une partie des cours en anglais. Donc, il y avait quand même ce soutien, on va dire, à l'école et ce cadre un peu où ils parlaient français. mais sinon après ça allait être dans leur entourage en fait c'est notamment à Berlin comme c'était une école franco-allemande il y avait d'autres enfants qui parlaient français potentiellement alors au début c'était un peu marrant parce que les grands qui avaient 8 ans, c'est des jumeaux ils disaient non mais nous on va pas être amis avec des allemands, on veut que parler français et tout ça, sauf qu'en fait quand t'es enfant tu choisis pas avec qui t'as des affinités c'est pas la langue qui détermine si t'as des affinités ou pas Donc, finalement, ils ont eu des amis allemands aussi et ils se sont mis à parler allemand aussi. Mais au début, c'est vrai que, par exemple, oui, je disais que le papa parlait allemand, mais les enfants répondaient en français. Ils étaient plus à l'aise en français. Et j'ai un peu vu le basculement durant l'année, on va dire, le fait qu'ils soient quand même immergés. Autour d'eux, on était en Allemagne, donc j'ai vu un peu que ça basculait. Par exemple, le plus jeune, au début, il était aussi dans un jardin franco-allemand. Et au début, oui, il ne parlait que, enfin, tout le temps français. Et donc, moi, je suis arrivée fin juillet. Et je pense que vers Halloween, oui, il a commencé à un peu parler de lui-même en allemand et tout ça. Et à quelque chose qu'on n'avait pas, aucun n'avait pas pensé avec les parents, c'est que, du coup, ils comprennent l'allemand. Et donc, à l'école, je ne sais pas exactement comment ça se passait parce que je n'étais pas à l'école avec les enfants. Merci. enfin si la maîtresse leur parle en allemand ils répondaient aussi en allemand parce qu'ils en étaient capables c'est juste que plus naturellement ils allaient parler français et en fait donc je faisais les devoirs avec eux et un des grands me disait ah mais je peux pas faire les devoirs de maths je comprends pas et tout ça et donc je lui lis la consigne et et en fait je me suis rendu compte que le problème c'était pas l'exercice de maths c'était qu'il n'arrivait pas à lire en allemand et en fait c'est quelque chose auquel on n'avait pas pensé parce que bah du coup ils avaient huit ans Et ils avaient appris à lire en français. Et je pense qu'on s'était dit, du coup, c'est le même alphabet et tout ça, donc ça va le faire. Mais en fait, il y avait quand même besoin d'un petit coup de pouce. Et donc, ça, c'est le papa qui s'en est chargé, puisque c'était lui le natif. Et en fait, ce qui était super impressionnant, c'est que parce qu'on a mis quand même un peu de temps avant de se rendre compte de ce problème. Et du coup, j'ai dit, mais comment vous avez fait jusqu'à maintenant à l'école ? des tests et tout ça, il faut bien lire. Et en fait, ils disaient, bah non, mais la maîtresse, elle lit toutes les consignes, donc on retenait. Et je me suis dit, waouh, c'est impressionnant. Et du coup, ça, c'était... Aussi, par rapport à l'école, en fait, les enfants que j'ai gardés en Allemagne, donc les aînés avaient 8 ans, donc c'était des jumeaux, et en Autriche, elles avaient 8 ans et c'était des jumelles. Et du coup, c'était, bah, on va dire la même classe. Alors moi, du coup, j'ai révisé mes tables de multiplication. à chaque fois et en fait du coup j'ai un peu remarqué alors bon moi le primaire c'était un petit peu loin c'est vrai mais je trouvais que du coup en Allemagne et en Autriche au primaire ils ont un gros focus sur les maths, beaucoup plus que dans mes souvenirs quand moi j'étais au primaire. Après, il y avait aussi la lecture et ils avaient des poésies aussi et tout ça. Et par exemple, en Allemagne, comme c'était une école européenne, ils avaient cours quand même jusqu'à 4h30. Donc ça faisait quand même des bonnes journées, mais on avait souvent facilement une heure de devoir après, de mathématiques, des exercices et tout ça. Et en Autriche, la première fois, la maman me dit à 12h30, il faut aller les chercher. pour le déjeuner et tout ça. Donc, moi, j'y vais. Et ensuite, donc, on mange. Et je leur dis, à quelle heure je vous ramène à l'école ? Et elles me disent, bah non, mais demain. Là, c'est fini. Et moi, dans ma tête, j'étais, bah non, mais il est midi et demi. C'est trop tôt. Et en fait, elle commençait l'école à, je crois, c'était 8h30, je crois. Ou 8h15. Et soit elle terminait à 11h30 ou midi et demi. Et ensuite, voilà, on mangeait ensemble. Et l'après-midi, par contre, on avait facilement deux heures de devoir, alors que c'était des bonnes élèves et qu'elles n'avaient pas de difficultés particulières. Mais on avait, oui, beaucoup de lecture, beaucoup de maths. Et ensuite, elles avaient plein d'activités sportives ou de la musique ou voir les copains et tout ça. Donc, c'était très différent de ce que moi, j'avais connu.
- Speaker #0
Du système français, en effet. C'est ça. Et alors en Nouvelle-Zélande aussi, tu as dit que tu étais là pendant que les enfants allaient à l'école. Le système scolaire est comment là-bas ?
- Speaker #1
Très différent et vraiment, on devrait s'en inspirer. Alors bon, c'est peut-être pas toutes les écoles qui sont comme ça, parce que là, moi du coup, en plus j'ai travaillé du coup dans cette école. Et en fait, donc c'est une école publique locale et ils ont une section française. Alors il n'y a pas que des, on va dire des purs francophones. pour rentrer dans la section il faut quand même euh Par les français, parce qu'en fait, il n'y a pas de cours de français. C'est vraiment le programme qui est fait en français. Mais du coup, déjà au niveau des horaires, l'école commence à 9h et termine à 15h. Donc moi, je trouve que c'est parfait. Dans l'école où j'étais, c'était divisé en trois. Donc ils avaient le gros bloc le matin où c'était, on va dire, les matières où il faut vraiment beaucoup se concentrer. Donc de 9h à 11h. Ensuite, ils avaient morning tea. Donc la première récré, on va dire première pause. entre 11h et 11h30. Après, ils avaient un deuxième bloc d'une heure et demie, donc de 11h30 à 13h. Ensuite, ils avaient une pause déjeuner de 13h à 14h. Et ensuite, de 14h à 15h, c'était plus... Alors, soit il y avait des intervenants qui venaient, par exemple, soit c'était sport, soit c'était art, plus ce genre de matière. Alors, ce qui était très différent pour moi, par exemple, c'est la pause déjeuner. En fait, ils avaient obligation. parce que c'était un peu dur pour les enfants. Déjà, souvent, ils mangeaient leur déjeuner le matin pendant le morning tea, mais ils avaient obligation pendant un quart d'heure de rester manger, logiquement, et ensuite, le reste de l'heure, ils pouvaient aller jouer. Mais pour certains enfants, contrairement en France, où on est habitué à la cantine, ça dure un petit peu, au moins une demi-heure, trois quarts d'heure. Et aussi à la cantine, on a un lieu exprès pour s'asseoir, avec des tables, tout ça. Là, en fait, ils venaient avec leur boîte déjeuner, ils mangeaient par terre dans la cour et en fait, eux, c'était vraiment histoire de dire voilà, je vais manger et je vais jouer. Donc, c'était très différent de la cantine en France. Et par contre, ce qui m'a vraiment étonnée, c'est qu'en fait, les enfants, ils étaient vraiment super contents d'aller à l'école. Ils arrivaient à l'école, ils saluaient leur maîtresse, ils arrivaient en souriant dans la classe et tout. Alors au début, moi, je me suis dit que c'était la maîtresse qui avait dit de dire ça, mais moi, je proposais des activités. Et en fait, à chaque fois que je préparais une activité, à la fin, les élèves venaient me dire « merci beaucoup d'avoir préparé cette activité, on s'est bien amusés, peut-être que la prochaine fois, tu pourrais faire ça différemment » ou comme ça. Et moi, je me suis dit « waouh, c'est trop bien ! » Pour avoir aussi travaillé en France, en général, le cours est terminé, les élèves sont bons. Aussi au niveau des... Bon, j'étais à Auckland et il pleut beaucoup, mais on a quand même aussi des voies du soleil et les températures ne sont pas trop basses. Donc souvent, la maîtresse, elle disait, là, par exemple, avec ce groupe, tu pourrais aller préparer quelques exercices de théâtre. Allez dans la cour pour vous entraîner. Ou alors, des fois, ils manipulaient des objets pour les maths et du coup, ils se mettaient sur le sol. Ils avaient tous une place à un bureau et tout ça. Mais en fait, ils ne restaient pas de 9h à 15h assis à leur bureau en train d'écouter la maîtresse. Il y avait beaucoup de mouvements dans la journée. Il faisait aussi beaucoup d'exercices pour s'aérer et tout ça. Donc ça, j'ai trouvé que c'était chouette.
- Speaker #0
Oui, ça a l'air très intéressant. Ça fait penser un peu à ce qu'on fait dans l'école où je travaille, qui est une école Val d'Or. Au début, on fait plus ce qui est très intellectuel, et ensuite viennent les arts, le corps, etc. Justement, le matin, ils peuvent vraiment se concentrer, donc on met ce qui demande le plus de concentration.
- Speaker #1
Ce que j'ai trouvé bien aussi, c'est par exemple l'école. Alors au début, ça fait un peu bizarre. En tant que Française, j'ai connu l'école en France, quand il est 16h30. On va au portail et on attend que les parents soient là pour donner les enfants. Alors que du coup, le premier jour où j'étais en Nouvelle-Zélande, 15h, on ouvre la porte et à demain les enfants. Et moi j'étais, c'est bizarre, j'étais un peu étonnée. Et aussi, en général, il y a des aires de jeu dans l'école. Et du coup, c'est possible le week-end de venir jouer dans la cour de l'école. Et Nouvelle-Zélande, disons, forcément c'est une île. Donc c'est très important de savoir nager parce que la mer n'est jamais très loin. Donc la plupart des écoles ont une piscine dans l'école. Et dans certaines écoles, c'est aussi possible que les parents aient les clés pour accéder à la piscine en dehors des heures d'école pour y aller.
- Speaker #0
Alors on va revenir un peu vraiment au thème de la fille au père. Concrètement, comment on peut devenir fille au père ?
- Speaker #1
Alors il y a plusieurs façons. Surtout si on veut aller hors Europe, c'est bien de passer par une agence. Par exemple, pour les États-Unis, je crois que c'est même obligatoire. Moi, du coup, j'ai toujours été jeune fille au père en Europe, donc je suis passée par le site Au Père World. Alors, la première fois, c'était d'abord sur le site de l'Ophage et la famille m'a renvoyé, du coup, son profil sur Au Père World. Donc, ce site est super bien fait. Tu as un profil à remplir et il y a plusieurs catégories où tu dois vraiment te présenter et tout ça. Donc, aussi bien la famille d'accueil que l'Au Père. C'est gratuit pour les jeunes filles au père ou les garçons au père et c'est payant pour les familles. Mais par contre, une fois qu'on a rempli son profil et tout ça, on peut contacter nous-mêmes des familles ou aussi on peut servir de l'automatch. Par exemple, moi, j'étais plus intéressée par les pays où on parlait allemand, donc j'allais mettre que j'étais française, mais que je parlais allemand. Après, on peut choisir aussi si on est d'accord pour être dans des familles monoparentales, aussi l'âge de l'enfant. Est-ce qu'on est d'accord pour s'occuper des nouveaux-nés, premières années, ou est-ce qu'on est plus pour s'occuper des... Des enfants de 8 ans, par exemple. Normalement, il faut toujours que dans la famille, il y ait un enfant qui ait au moins moins de 10 ans. Sinon, il n'y a pas vraiment de raison de prendre une au père. Et du coup, il y a plusieurs catégories. Par exemple aussi, ce qui est assez demandé, c'est d'avoir le permis, en général. Je sais que moi, en tout cas dans les deux familles où j'étais pour l'année, c'était indispensable parce qu'ils avaient vraiment besoin de moi pour emmener les enfants à l'école ou aux activités. Donc pareil, on dit si on a le permis. Et ce qui est bien, c'est que du coup, c'est sécurisé, c'est sur le site. Ensuite... Une fois qu'on a fait les premiers échanges sur ce site, on peut bien sûr donner son numéro pour faire un appel WhatsApp ou quelque chose comme ça, mais au moins au début c'est sur le site. Sinon il y a aussi pas mal qui passent par les groupes Facebook. C'est plutôt si on sait déjà exactement où est-ce qu'on veut aller, par exemple on peut aller sur Opéra Berlin ou quelque chose comme ça. C'est un petit peu moins encadré peut-être parce que du coup c'est entre particuliers on va dire. Moi ce que je recommande vraiment pour les opères, c'est que j'écoute.
- Speaker #0
je pense qu'on va être toujours fait, c'est en fait de demander le contact de l'ancienne au père. Alors ça peut arriver bien sûr que vous soyez la première personne ou qu'ils viennent d'avoir des enfants. Mais c'est bien d'avoir aussi le retour d'une personne qui a été au père dans cette famille. Après, quelque chose qui est bien, mais qui est aussi un peu difficile à faire, c'est d'aller dans cette famille avant d'être au père, les rencontrer comme moi j'ai eu l'occasion sur un long week-end. Ou, bien sûr, si vous voulez être au pair en Australie, vous n'allez pas y aller pour un week-end, mais c'est bien ça. Ensuite, c'est bien de vraiment, si vous vous dites, je verrai sur place, je m'adapte et tout ça. En fait, il y a vraiment des choses, des fois, qui peuvent... Déjà, c'est quand même un peu difficile d'arriver dans une nouvelle famille, dans un nouveau pays et tout ça. Donc, pour éviter des mauvaises surprises, être aussi au clair. C'est bien que le contrat soit le plus précis possible, par exemple, déjà au niveau des heures. Combien d'heures par semaine la famille a besoin que l'opère travaille ? Est-ce que, par exemple, les babysitting font partie des heures de travail ? Ou est-ce que l'opère va être payée en plus si elle fait des soirées de babysitting ? Est-ce que, du coup, on travaille plus le matin, plus l'après-midi ? Est-ce qu'on a nos week-ends de libre aussi ? Un petit souci que j'ai eu, par exemple, avec ma famille en Autriche... Quand je suis arrivée, j'étais là pour m'occuper des enfants, mais j'étais aussi là pour découvrir le pays, me faire des amis et tout ça. Donc, pour moi, c'était important de savoir à l'avance mon planning. Et en fait, la famille ne communiquait pas forcément tout le temps trop à l'avance. Et des fois, c'était l'après-midi pour le soir. Ah ben, ce serait bien que tu gardes les filles ce soir, on voudrait sortir et tout ça. Et en fait, oui, ça faisait partie de mon travail, je savais. Mais du coup, en fait, j'avais peut-être aussi prévu des plans parce que je ne savais pas que j'allais travailler. Donc ensuite... J'ai communiqué avec la famille, je leur ai dit, ce serait bien d'avoir un calendrier. Et c'est vrai que c'était pratique d'avoir le planning au moins pour la semaine. Après, bien sûr, si la mère était bloquée au travail ou si le papa avait une réunion qui était prévue au dernier moment, bien sûr, on s'adapte, mais au moins de savoir un peu à l'avance. Parce qu'il faut se dire, en tant que famille, OK, on a eu nos pères qui sont à disposition, mais elle a aussi le droit d'avoir sa vie privée, d'avoir... d'autres projets. Et aussi, ce qui est important, je pense, c'est... Là, je parle plutôt du point de vue des familles. Si vous allez échanger avec un ou une au-pair, peut-être que vous allez avoir l'impression « Ah bah, on se comprend super bien et tout » , mais oui, vous avez parlé peut-être une demi-heure après, là où il arrive sur place, et la personne, du coup, ne va pas oser dire qu'elle ne comprend pas, sauf qu'en fait, elle a quand même la responsabilité de vos enfants, donc c'est mieux que ça se passe bien. Après, ça dépend aussi de l'âge des enfants et tout, bien sûr, mais il faut faire un peu attention à... à la langue parce que ce sera quand même le moyen de communiquer au quotidien. Et du coup, voir après au niveau, pareil, des... Alors, ça dépend des pays et tout ça. Sur Open World, il y a des guides par pays pour savoir un peu comment ça se passe et aussi, par exemple, le montant de l'argent de poche parce que ça varie aussi selon les pays. Et pour les cours de langue, par exemple, voir à quel point est-ce que vous acceptez de payer des cours de langue ou pareil, définir pour l'assurance maladie en général. Il y a aussi la question des transports. Parce que sans titre de transport, on va dire, ça limite quand même pas mal la liberté de mouvement de l'Au-Pair. Après, ça dépend où est-ce qu'on habite et tout ça. Mais moi, par exemple, à Berlin, si je n'avais pas pu prendre les transports ou si j'avais dû les payer de ma poche, par exemple, j'aurais peut-être réfléchi à deux fois. Et c'est super important d'encourager votre Au-Pair à faire d'autres choses en dehors de la famille. Et ce qui est bien aussi, un truc que j'avais apprécié, ma famille Au-Pair en Autriche, en fait... Ils avaient plein d'amis qui avaient aussi des au-pairs. Et donc, directement, ils nous ont dit, on invite tout le monde. Comme ça, vous allez rencontrer les autres au-pairs. Après, bien sûr, les affinités, ils ne peuvent pas contrôler si on va bien s'entendre ou pas. Mais au moins, ils ont fait ça. Et comme ça, on a pu un peu rencontrer quelques personnes. Et après, c'est à nous de voir si on continue de se voir ou pas. Mais au moins, ça permet de ne pas être tout seul au début. Et je sais que moi, ça m'a beaucoup encouragée pour notamment... pratiquer l'allemand parce qu'en fait j'avais un bon niveau d'allemand mais c'est vrai que dans la famille du coup j'étais peut-être un peu plus timide parce que je me disais ah faut pas que je fasse de faute alors c'était bien parce qu'avec les enfants du coup on apprend vraiment à faut bien prononcer sinon ils vont pas forcément comprendre mais du coup j'ai été un petit peu plus stressé peut-être avec la famille que du coup avec mes amis au père qui venait d'amérique du nord ou d'amérique du sud donc notre langue commune c'était l'allemand Et en fait, je savais qu'avec eux, si je me trompais d'article, c'était peut-être pas si grave. Et donc, on prend un peu plus confiance et on parle un peu avec plus d'aisance et tout ça. Et puis, bon, des fois, on se corrigeait un peu. Ou alors, on demandait. On avait moins peur de demander aux autres. Ah, au fait, ce mot, je ne sais pas. Et donc, par exemple, ils allaient le dire en espagnol. Et du coup, l'espagnol et le français, c'est assez proche. Donc, j'étais, ah oui, je sais ce que tu veux dire et tout. Et donc, ça, c'est chouette.
- Speaker #1
Ouais, c'est chouette, ces multiculti d'opères. On vient de rencontrer des gens qui viennent de partout presque. Oui. Alors, pour finir, est-ce que tu as eu une ou plusieurs anecdotes que tu venais de nous raconter qui te sont restées de tes différentes expériences en tant que fille au père ?
- Speaker #0
Avec la famille en Italie, où moi j'apprenais l'italien et elles apprenaient le français. Il y a une fois où on venait de terminer de déjeuner et tout ça, et... Du coup, elle me disait quelque chose en italien et j'avais aucune idée de ce que c'était. Et elle disait « a des sceaux » et elle pointait le sol du doigt. Et moi, j'avais aucune idée de ce que ce mot voulait dire. Et en fait, j'avais un dictionnaire si besoin, mais je me disais « bon, je vais chercher quand même » . Et je me disais « le sol, elle veut aller dans la pièce d'en dessous » . Vraiment, je ne comprenais pas. Et en fait, au bout de cinq minutes, j'ai fini par ouvrir le dictionnaire. Et en fait, ça voulait dire « maintenant » . Et je me suis dit, ah mais oui, c'est super logique de pointer le sol, en fait, moi aussi, j'aurais pu faire ça. Et du coup, ça m'est resté. Après, je n'ai jamais plus oublié ce mot. Mais pour le coup, comme ça n'avait vraiment rien à voir avec maintenant, le mot français, vraiment, je ne voyais pas ce qu'elle voulait dire. Et du coup, ça arrivait plusieurs fois, avec des mimes et tout ça, des fois, on est sur la même longueur d'onde, la même fréquence, et puis des fois, pas du tout.
- Speaker #1
Mais c'est ce qui marque en effet ces anecdotes rigolotes racontées par la suite. Mais écoute, je te dis merci pour tout ce que tu nous as raconté. C'était très instructif et je pense que c'est vrai que l'opère, je pense que tout le monde sait ce que c'est, mais on ne sait pas forcément dans le détail ce que c'est, comment on peut devenir opère, comment on peut avoir une opère. Et voilà, c'est pour ça que je trouve aussi ta proposition très intéressante et voilà, que ce soit un peu plus concret. Compli !
- Speaker #0
Merci de m'avoir invitée !