- Speaker #0
Bienvenue dans le podcast des franco-expats, le rendez-vous incontournable des familles expatriées aux quatre coins de la planète. Je suis Audrey, fondatrice des franco-expats, professeur de français langue maternelle et langue étrangère, maman d'une famille franco-allemande et expatriée en Allemagne depuis 2010. Ici, on parle de transmission du français et du bilinguisme, mais aussi de maternité, d'enfance et de parentalité à l'étranger, sans filtre ni tabou. Chaque épisode explore la réalité de la vie parentale à l'étranger, entre élever ses enfants et faire vivre sa langue et sa culture loin de ses repères, avec honnêteté, conseils concrets et regards multiples. Toutes les deux semaines, des parents et des familles nous ouvrent leur cœur et leur quotidien pour partager leurs stratégies, leurs doutes, les échecs et les victoires de leur vie multilingue et multiculturelle. Les intervenants, des experts de l'enfance, et parfois les enfants eux-mêmes viennent enrichir la conversation de conseils concrets et de regards uniques. Plongez avec nous dans ces histoires inspirantes, utiles et profondément humaines. Parce que vivre la maternité et la parentalité à l'étranger et élever des enfants bilingues loin de son pays francophone, c'est avant tout une formidable aventure. Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'accueillir Audrey qui nous vient d'Espagne. Elle est psychopraticienne et accompagnatrice pédagogique et va nous parler de son travail aussi auprès des familles expatriées. Bonjour Audrey !
- Speaker #1
Bonjour Audrey également, enchantée !
- Speaker #0
Pour commencer, est-ce que tu peux te présenter ?
- Speaker #1
Oui, alors comme tu l'as très bien dit, je m'appelle Audrey, je suis psychopraticienne en thérapie cognitive. et comportementales, donc j'expliquerai un petit peu après en quoi ça consiste. Et voilà, j'accompagne majoritairement les enfants à partir de 10 ans, les adolescents et les parents, que ce soit en France ou un petit peu partout dans le monde. Donc je pratique cette activité en ligne. J'habite également depuis 2018 en Espagne. Avant j'étais en Thaïlande et voilà, globalement c'est ça.
- Speaker #0
Justement, alors avant de rentrer dans le sujet de ton travail, est-ce que tu peux nous parler un peu de tes expatriations ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Alors, ça a commencé moi quand j'avais 20 ans. Je suis partie assez tôt, on va dire. Dès que j'ai eu ma licence de psychologie, j'étais un peu dans l'hésitation. Est-ce que je veux faire professeur des écoles ou est-ce que je veux faire psychologue ? Donc, je me suis autorisée une année, on va dire, de break. dans laquelle j'ai décidé de partir un an en Thaïlande. Et en fait, c'est au cours de cette année-là où j'ai fait plusieurs expériences dans l'humanitaire. J'ai intégré également une école primaire française dans laquelle je travaillais. Et je suis littéralement tombée amoureuse de ce pays, en fait, que ce soit pour la culture, que ce soit pour le climat, les gens. Enfin, tout était incroyable. Donc, j'ai décidé de rester. beaucoup plus longtemps, c'est-à-dire 4 ans. Je suis restée 4 ans en Thaïlande et j'ai du coup fait un master par correspondance là-bas pour me permettre en fait de rester en Thaïlande mais quand même de reprendre mes études. Donc voilà, j'ai fait un master MEF, donc c'est un master pour en gros devenir professeur des écoles. Ce qui m'a permis donc dans un premier temps de travailler dans une école tout en faisant mes études. Après, voilà l'optimisme. obtention de ce master là, j'ai pu du coup continuer à enseigner. J'ai eu la chance aussi d'enseigner dans un lycée thaïlandais avec vraiment que des Thaïlandais, donc là, c'était vraiment immersion totale avec les gens du pays. Donc, c'était vraiment très intéressant de voir la différence entre enseigner à des Français en Thaïlande et après enseigner à des Thaïlandais le français. Donc, c'était vraiment une expérience que j'ai vraiment adoré. Et voilà, puis après, j'ai décidé de me rapprocher un petit peu de ma famille parce que voilà, ça faisait quatre ans que j'étais quand même en Asie. Mais je ne savais pas trop si je me voyais retourner directement en France. Ce n'était pas encore trop clair dans ma tête. Et j'ai eu une expérience qui s'est proposée à moi, une opportunité pour travailler en Espagne, dans un lycée international, mais où dans lequel j'enseignais également le français à des Français. C'était comme une école. finalement classique primaire en France, mais qui était basée en Espagne. Et voilà, j'ai fait ça et en fait, au fil des années, je me suis rendu compte que vraiment l'aspect psychologique me manquait beaucoup. J'adore enseigner, c'est vrai, mais j'ai été confrontée à beaucoup, beaucoup de jeunes en souffrance, que ce soit pour justement des difficultés d'adaptation à l'expatriation, des difficultés aussi d'intégration sociale et tout ça. Et moi, en tant que prof, j'avais ce sentiment d'être un peu… de ne pas pouvoir les aider comme j'avais envie de pouvoir les aider. En fait, tout ça a fait que j'ai repris mes études de psychologie pour justement me spécialiser dans l'accompagnement thérapeutique avec les thérapies cognitives et comportementales. Et voilà, c'est pour ça que j'ai changé un petit peu tout ça en cours de route. Mais voilà, malgré que j'aime toujours autant l'enseignement, c'est vrai qu'en amont, parfois, je propose des petits cours de français en ligne. Mais c'est vrai que la grosse partie de mon travail aujourd'hui, ça consiste à accompagner les jeunes, notamment les jeunes qui sont en refus scolaire anxieux, à travers des accompagnements en ligne que je propose. Voilà, globalement.
- Speaker #0
C'est très intéressant et je pense que ça doit être très, très passionnant. Est-ce que tu peux juste, petite question à part, mais tu peux nous préciser en fait, comment ça s'est passé ton master à distance ? C'était avec une université française, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. J'ai fait ce master à travers l'université de Créteil, qui proposait des masters à distance pour les gens qui étaient expatriés un petit peu partout dans le monde. C'était chouette parce que j'avais vraiment des élèves qui étaient au Mexique, d'autres au Canada. Par contre, c'est vrai que pour faire des travaux en groupe, quand il s'agit de rendre des travaux en groupe, c'est compliqué pour s'organiser. Quand on a un qui est au Mexique, un autre qui est en Thaïlande, un autre qui est en Allemagne, on essayait plus ou moins de se concerter. Mais c'était chouette. Et en fait, les cours étaient envoyés directement sous format PDF. Et après, évidemment, il y avait des classes en ligne. Donc, c'est vrai que j'ai littéralement passé des oraux à 3 heures du matin. Ah oui ! Donc, c'était assez marrant. Après, j'ai trouvé ça très enrichissant aussi. et j'ai vraiment été... contente de pouvoir faire ce master tout en travaillant dans une école à l'étranger parce que pour moi c'était vraiment une expérience que je ne regrette pas d'avoir faite après le mémoire c'était rigolo aussi quand j'ai fait ma soutenance parce que j'ai fait ça donc à la base c'était dans ma chambre et évidemment ce jour là coupure d'électricité donc j'ai dû courir dans un hôtel dire j'ai un examen Alors que j'étais dans une zone complètement touristique où les gens ne sont pas vraiment dans les études, à étudier. Moi, j'étais là, il y avait tout le monde avec leur parasol, prêt pour aller à la salle. Moi, j'étais en train. Il me faut une chambre d'hôtel absolument, que je fasse ma soutenance. Mais voilà, donc ça, c'était les petits aléas de mon expérience en tant qu'étudiante. Mais c'était chouette, oui.
- Speaker #0
Ouais on peut en rigoler après mais j'imagine le stress sur le coup, la panne électrique. Absolument j'ai pas rigolé. Il y a une solution ouais, je pense que, j'imagine ouais. Est-ce que tu peux nous parler un peu des systèmes scolaires en Thaïlande et en Espagne, donc commencer par la Thaïlande, c'est là où tu as vécu en premier ?
- Speaker #1
Oui, alors déjà je vais faire part de mon expérience en tant que professeure dans l'école française dans laquelle je travaillais. Donc là, globalement, le rythme était assez similaire à celui qu'on peut avoir en France. La seule différence, c'est que c'est vrai, dans le système français, les jeunes, en général, ont le mercredi de libre. Là, ce n'était pas le cas. C'était vraiment du lundi au vendredi. En revanche, ils terminaient les cours à 15h30 et ont commencé les cours, si mes souvenirs sont bons, à 9h. La pause du midi durait une heure. Voilà, et après au niveau des vacances, c'est un petit peu similaire au système français. La plus grosse différence, je dirais, c'est quand j'ai plutôt travaillé avec les Thaïlandais, les jeunes Thaïlandais, donc c'était un collège. J'avais des sixièmes jusqu'à… En fait, ça faisait collège-lycée. J'avais de la sixième à la terminale. Et là, c'est vrai que c'était un petit peu différent parce que déjà, eux ont beaucoup, beaucoup moins de vacances que nous déjà. Ils ont leurs vacances qui commencent au mois de mars. Et je crois qu'ils reprennent, si mes souvenirs sont bons, pareil, vers mi-avril. Donc, les vacances sont un petit peu moins longues. Les vacances d'été, j'entends, pour eux. Et ce qui était très atypique en Thaïlande, et là, j'ai trouvé ça génial parce que c'était vraiment une immersion totale, c'est qu'en fait, quand on arrive dans le collège, tous les jeunes sont réunis ensemble à 8 heures vraiment précises. Et en fait, ils vont lever le drapeau. Thaïlandais et ils vont chanter l'hymne national. Ça c'est vraiment quelque chose qui se fait dans toutes les écoles publiques en Thaïlande. C'est vraiment un rituel qui se pratique partout. D'ailleurs, je ne sais pas si vous avez eu l'occasion d'aller en Thaïlande, mais si vous passez des fois devant des écoles, c'est vraiment très très courant. Et c'est vrai qu'aussi dans le système thaïlandais, dans le système public, c'est normal d'avoir un uniforme. Alors que nous, c'est vrai que par exemple en France, l'uniforme n'est pas obligatoire. Après, si on intègre des écoles privées, ça peut être le cas. Mais c'est vrai qu'en Thaïlande, l'uniforme, c'est quelque chose qui est normalisé. Tout le monde a un uniforme. Après avoir levé le drapeau, il y a, comme je disais, l'hymne national qui est chanté. Et moi, j'étais dans un collège où il y avait à la fois beaucoup de bouddhistes. et beaucoup de musulmans. Et j'ai trouvé ça vraiment chouette parce qu'il y avait autant des prières un peu bouddhistes et après des prières musulmanes, justement en fonction des enfants de la religion qu'ils pratiquaient. Donc, je trouvais ça vraiment intéressant de voir le respect mutuel et ce mélange entre les deux religions, même si pour moi, le bouddhisme, c'est plutôt une philosophie. Mais bon, voilà. Et sinon, alors ça, c'était pour la Thaïlande. Et après, pour l'Espagne, alors là, le rythme également est très différent parce qu'en Espagne, j'ai travaillé pareil dans une école française plusieurs années. Donc là, c'était vraiment, on va dire, le rythme assez français en primaire parce que c'est vrai qu'au collège, au lycée, ils mangeaient par exemple à 13h, presque 14h parce que voilà, c'est l'Espagne. Moi, ça va, j'avais des primaires, donc ils mangeaient à midi. Mais c'est vrai que je me mettais à la place, moi, des professeurs français qui sont au collège et qui devaient attendre 15 heures pour manger. Ce n'est pas toujours facile. C'est long. C'est le rythme. Il n'y a pas le choix. Il le faut. Mais voilà. Après, les vacances scolaires étaient similaires à celles de la France. La seule différence, oui, ça, c'est vrai, c'est qu'ils avaient plus de langues étrangères dans leur quotidien. C'est-à-dire qu'en France, on va avoir l'anglais qui est intégré au quotidien. Nous, nos élèves, ils avaient à la fois... l'anglais, l'espagnol et le catalan parce que moi j'habite en Espagne mais en Catalogne à côté de Barcelone et du coup c'est vrai que le catalan est extrêmement présent et voilà c'est vraiment nécessaire pour eux de le parler. C'est vrai que moi dans mon école les élèves parlaient surtout en espagnol entre eux. Dans la cour de récréation il y avait une majorité d'espagnols du coup c'est vrai que les français qui étaient dedans avaient tendance à parler en espagnol à la récréation. Des fois, c'était même marrant de voir deux Français se parler en espagnol. Il y a quelques années, j'entendais justement deux élèves français que j'avais et ils se parlaient les deux en espagnol et je les écoute. Je disais, mais vous pouvez vous parler en français, en fait, vous êtes français. Et en fait, mais c'était tellement automatique pour eux parce qu'ils étaient en petite section. Ils avaient baigné dans cet environnement espagnol à la récréation parce que les cours étaient en français, mais c'est vrai qu'ils se parlaient vraiment tout le temps. C'est assez marrant. Donc voilà globalement je sais pas si j'ai oublié des informations mais globalement c'était ça.
- Speaker #0
Je trouve que c'est toujours intéressant de découvrir les différents systèmes scolaires. C'est pareil en même temps il y a beaucoup de différences. Alors on va revenir un peu plus du coup à notre sujet principal du jour à savoir donc ton métier de psychopraticienne. Est-ce que d'abord tu peux nous présenter ce que tu fais ?
- Speaker #1
Oui alors Pour faire simple, parce que c'est vrai que mon métier peut faire peur au départ, on se dit mais qu'est-ce que c'est cette chose-là ? Donc, comme je disais, je suis psychopraticienne en thérapie cognitive et comportementale. Dans le langage courant, on dit TCC, donc peut-être que des personnes ont plus entendu TCC. Globalement, pour faire très simple, c'est une thérapie, en fait, qui a pour but d'apprendre à réguler l'anxiété. C'est-à-dire que si on se sent anxieux, On peut faire une TCC dans laquelle, justement, on va apprendre des stratégies pour apprendre à la réguler. En amont, on apprend également à modifier un petit peu tout ce qui est pensée de catastrophe, pensée négative, pensée anxiogène, en des pensées un peu plus réalistes. Donc, encore une fois, c'est toujours facile de dire, bah oui, il faut essayer de penser positif, mais voilà, ce n'est pas facile de le mettre en place. Donc, grâce à la TCC, on donne des stratégies, clairement. pour apprendre justement à modifier les pensées et à réguler son anxiété. Donc ça, c'est le gros package, on va dire, de la TCC que je fais. C'est vrai que moi, je me suis vraiment spécialisée dans le refus scolaire anxieux, donc dans le langage vraiment courant, on va dire la phobie scolaire, c'est-à-dire les jeunes qui ressentent une peur immense au fait d'aller à l'école. au collège et c'est une peur qui les paralyse et donc au lieu d'y aller ils préfèrent éviter d'y aller donc moi c'est vrai que j'aide vraiment les jeunes à reprendre confiance et à les aider pas à pas à retourner justement soit au collège, soit au lycée soit à l'école quand ce sont des plus jeunes voilà donc c'est dans ça que je me suis spécialisée après c'est vrai que j'ai aussi des familles expatriées qui peuvent me contacter alors soit c'est des parents qui peuvent me dire voilà j'ai Merci. Je ne me sens pas très bien en ce moment. Je suis très anxieuse parce que je n'ai pas encore trouvé du travail. J'ai vraiment du mal à m'intégrer avec la culture. Après, ça peut être aussi des parents qui me contactent parce que leur jeune ne veut même pas aller dans le nouveau collège parce qu'ils sont complètement submergés par toutes les stimulations nouvelles, c'est-à-dire une nouvelle langue, un nouvel établissement, de nouvelles personnes. Et en fait, ça fait tellement à assimiler qu'ils ont… développer une énorme anxiété. Donc, voilà, j'ai vraiment tout type de profil. Mais c'est vrai que principalement, je travaille avec les jeunes. et les parents. Mais voilà, après ça peut englober plus de choses, mais c'est vraiment dans ça que je me suis spécialisée.
- Speaker #0
Alors tu viens de nous en citer un petit peu, mais quelles sont ou quelles peuvent être les difficultés que tu as vues avec les familles expatriées, familles, enfants, parents, donc vraiment liées à l'expatriation ?
- Speaker #1
Alors déjà, si je prends l'exemple plutôt, on va commencer par les enfants par exemple. des fois, ils vont avoir ce qu'on appelle des difficultés scolaires liées à la langue, liées au programme, qui peut être complètement différent. Et tout ça, ça demande une adaptation. Donc, il y a des enfants pour qui, et des ados, pour qui ça va se passer très, très bien. Et puis, bon, ils vont vite s'intégrer. À l'inverse, pour d'autres, ça va être beaucoup plus facile, notamment ceux qui ne sont pas scolarisés dans des établissements français. Parce que là, ils sont vraiment confrontés à une autre langue. Là, moi, si je prends l'exemple, par exemple, du catalan un enfant français qui arrive dans le système catalan c'est vraiment différent et déjà il va pas forcément comprendre son environnement donc les premiers mois peuvent être vraiment source d'anxiété il y en a par exemple que j'ai eu la dernière fois ils m'ont dit j'ai extrêmement peur de parler en catalan on va se moquer de moi je n'ose pas et donc voilà l'objectif c'est un peu débloquer toute cette anxiété Et du coup, grâce à la TCC, on prévient un peu de tout ce qui est anxiété scolaire. On va mettre en place un petit peu des routines rassurantes et on va vraiment essayer de renforcer la confiance dans leurs capacités. Parce que oui, ce n'est pas parce qu'ils arrivent dans une école où ils ne connaissent personne, ils ne comprennent rien, que ce sont de mauvaises personnes, qu'ils sont nuls, comme certains peuvent me dire. Pas du tout, au contraire. Pour moi, c'est des jeunes qui ont un courage énorme. et quelle chance de pouvoir vivre une telle expérience, parce que c'est vrai que c'est stressant, mais ça, ça va les faire grandir, et ils ne se rendent vraiment pas compte sur le moment comme ça va leur servir pour plus tard. Et en ce qui concerne les parents, alors les parents, ils ont souvent aussi une pression un peu supplémentaire, parce que déjà, eux, ils doivent aussi avoir une adaptation professionnelle. Certains vont s'expatrier parce qu'ils ont eu une offre et ils pouvaient la saisir. Donc déjà, il y a une adaptation professionnelle aussi, une adaptation logistique. parce qu'il y a le nouveau travail à gérer. Certains, ils cherchent un appart, ils ne trouvent pas sur le moment, c'est stressant de faire les visites et tout ça. Il y en a, ils désespèrent, notamment ceux qui sont à Barcelone avec le prix des loyers qui est horrible. Et puis, on est des fois 35 sur une liste d'attente pour un appartement, donc on n'est pas pris. Donc voilà, ça, c'est la joie des parents qui s'expatrient des fois suivant le pays. C'est plus ou moins facile. En Thaïlande, aucun problème. Mais alors en Espagne, c'est vrai qu'il y a Ce n'est pas toujours évident. Donc, il y a ça aussi pour les familles, les parents. Deuxième chose, il y a aussi l'isolement social. Parce que ça, c'est vrai que c'est quelque chose auquel on ne parle pas toujours. Et pourtant, c'est vraiment quelque chose de réel. Les personnes qui sont expatriées peuvent des fois avoir vraiment un sentiment de solitude. Parce qu'on peut des fois avoir tendance à rencontrer des personnes extraordinaires à un moment. Et au bout d'un an, elles vont partir. Ou bien, au niveau du travail, certaines personnes vont travailler en ligne et du coup, vont avoir plus de difficultés aussi pour créer des amitiés parce que rencontrer du monde, c'est facile. On peut aller dans des activités, mais créer de réelles amitiés, ce n'est pas toujours facile. Donc, avec les TCC aussi, on apprend l'affirmation de soi, comment essayer de renforcer tout ça. Donc, ça touche tout autant les parents que les jeunes. Donc, on leur apprend à gérer le stress. à mieux accompagner aussi leurs enfants qui peuvent être confrontés à un stress énorme face à tout ce changement-là. Et on apprend, grâce à la TCC, à maintenir un peu ce qu'on appelle une cohésion familiale, malgré, je ne vais pas dire le bouleversement du départ, parce que pour moi, une expatriation, c'est une aventure, c'est quelque chose qui est plutôt positif. Mais c'est vrai que malgré que ce soit quelque chose qui est positif, on peut rencontrer des difficultés et ça, c'est normal, ça arrive. Donc voilà. Des fois, l'ATCC, ça peut vraiment aider à s'organiser et à mieux vivre l'expatriation au quotidien.
- Speaker #0
Est-ce que justement, des familles qui vont se dire, j'ai un peu ces difficultés, alors peut-être pas au point de dire j'ai vraiment besoin d'aide, mais tu dis l'isolement social, et en effet, je pense que c'est une des premières choses qu'on vit en expatriation. Est-ce que tu as des conseils déjà ? simples et pratiques à mettre en place pour débloquer un petit peu ces difficultés, si elles ne sont pas trop grosses. Évidemment, si elles sont trop grosses, il faut se faire aider, mais si elles restent moindres, on va dire.
- Speaker #1
Oui, alors c'est vrai que, comme je disais, l'isolement social, c'est un peu, en plus de ça, addictif, dans le sens, plus on va être seul, moins on va essayer de faire les démarches pour justement aller vers les autres. Donc, ce n'est pas toujours évident, c'est vrai, d'autant plus quand on vit dans un pays… où il n'y a pas forcément une énorme communauté française et qu'on ne parle pas la langue du pays. C'est vrai qu'au départ, ça peut être difficile. Donc, il y a plusieurs choses qui peuvent être possibles pour essayer de rencontrer des gens. Déjà, essayer de peut-être prendre quelques cours de la langue locale en groupe. Comme ça, ça permet de rencontrer d'autres expatriés. Donc, peut-être que ce sera des expatriés d'autres pays. Mais bon, des fois, c'est plus facile de créer des liens entre expats qui ne soient pas forcément français qu'avec des gens locaux. Au départ, ça peut être une première solution. Si ce sont des parents, ils ont la chance justement de scolariser pour la plupart leurs enfants, si leurs enfants ne font pas une scolarité via le CNED ou à la maison. Donc pour les parents qui scolarisent leurs enfants dans une école, ça aussi ça peut être un facteur de rencontre qui est facilité, parce que les enfants peuvent inviter un ami ou un camarade de classe. On peut créer des liens entre parents. Ça, c'est une autre possibilité. Pour ceux qui travaillent en ligne, qui sont entrepreneurs, par exemple, moi, c'est par exemple ce que je fais, j'ai tendance souvent à aller une à deux fois par mois à ce qu'on appelle un petit peu des rendez-vous café entre entrepreneurs où on présente notre activité. Ça aussi, ça peut être un moyen de se sociabiliser. Et il y a l'application qui est assez relativement connue qui s'appelle Meetup. Parfois, des activités peuvent être également proposées pour essayer de rencontrer du monde. Ce qu'il faut aussi, c'est essayer de ne pas trop désespérer pour les familles ou les personnes, justement, qui ont ce sentiment d'à chaque fois créer des amitiés fortes. Et puis, malheureusement, ils partent. C'est un peu des deuils amicaux qu'on doit subir à chaque fois. Et c'est très dur. Moi-même, j'en ai vécu, j'en vis, je dirais même chaque année, malheureusement, parce que c'est vrai que suivant le pays où on se trouve, les gens ne restent pas forcément sur du long terme. je pense que ça dépend vraiment les... les conditions du pays et c'est vrai qu'il y a des pays où ça bouge beaucoup. Donc après, c'est vrai que c'est quelque chose qu'il faut prendre en considération, qu'on rencontre des gens extraordinaires, des personnes fabuleuses qui nous apprennent beaucoup et ça peut ouvrir même beaucoup de portes. Mais il faut accepter que ces amitiés-là peuvent peut-être partir. Après, ça n'empêche pas qu'on garde contact et qu'on se revoit, il n'y a pas de souci. Mais c'est vrai que ce n'est pas comme quand on est, par exemple, en France où on a vraiment son... son noyau d'amis ou vraiment stable voilà ça fait partie de l'expatriation et ça c'est vrai que c'est quelque chose il faut en avoir vraiment conscience après voilà ceux qui ont un travail ils ont leurs collègues donc là aussi peuvent créer des amitiés directement quand ils vont au travail voilà mais il ya des possibilités ce qu'il faut c'est faire attention de pas voilà un peu se noyer dans cette solitude et de se dire ouais bon bah de toute façon je rencontre personne et puis puis je n'ai plus envie, à chaque fois je… Parce que c'est vrai que c'est beaucoup d'énergie de rencontrer quelqu'un, de chaque fois s'en représenter. Alors moi, j'ai fait ça, j'ai fait ça. On a l'impression que c'est un peu un disque qui se répète à chaque fois. Mais il peut y avoir des personnes qui restent. Et du coup, ça existe. Il ne faut pas désespérer. Il y a aussi également, pour ceux qui ont encore Facebook, moi, j'utilise toujours Facebook. Mais c'est vrai que les plus jeunes, c'est moins l'application qui est utilisée. Mais sur Facebook, il y a beaucoup de groupes aussi. Les Français de... je ne sais pas, de Barcelone, les Français d'Australie, là aussi, pourquoi ne pas mettre un petit message, voilà, je suis là depuis quelques temps, j'avoue que j'aimerais rencontrer des personnes qui restent sur du long terme. Voilà, essayer de mettre en place des choses pour éviter tout cet isolement social qui peut être parfois vraiment douloureux pour certaines personnes.
- Speaker #0
Je rajoute juste un petit truc. On parle souvent de l'isolement quand on est expatrié, mais en fait, c'est le fait de déménager loin. Ça peut être dans le même pays. Moi, j'ai déjà entendu plein de gens qui, en Allemagne, qui ont déménagé très loin de là où ils sont nés. Et c'est pareil, ils ont aussi du mal à rencontrer des gens. Pourtant, la langue est maîtrisée, la culture, tous ces codes. Donc, en fait, ce n'est pas forcément lié à la personne qu'elle est étrangère à son pays, mais c'est aussi... Souvent, on arrive à... Quand on est adulte, les gens ont leur groupe d'amis et puis c'est... Je sais en Allemagne en tout cas que c'est un petit peu difficile de rentrer dans un groupe qui est déjà constitué. Donc ça peut aussi être ça et pas seulement se dire c'est l'expatriation, c'est parce que je suis française, je ne sais pas quoi.
- Speaker #1
Oui, bien sûr. C'est vrai que ce n'est pas comme quand on avait 20 ans où là on était avec du monde tout le temps. C'est plus facile, mais c'est vrai que quand on arrive à l'âge adulte, d'autant plus quand les personnes ont leur famille, c'est vrai que c'est beaucoup plus compliqué après. Mais bon. Il y a des possibilités, il y a des solutions et c'est ce qui compte.
- Speaker #0
Exactement. On va revenir au TCC, donc on va les dire comme ça. Est-ce que tu peux nous dire concrètement, alors on va revenir aux enfants, comment tu les accompagnes ? Donc, par exemple, une séance, peut-être pas une séance type, mais un suivi plus ou moins type, on va dire. Oui,
- Speaker #1
bien sûr. Alors, c'est vrai que ça, je ne l'ai pas dit tout à l'heure, les TCC sont des thérapies qui sont courtes. Ce n'est pas des thérapies où on va s'embarquer pendant des années, pas du tout, c'est également pas des thérapies où on va forcément creuser dans le passé parce que souvent les jeunes que j'accompagne, la démarche ne vient pas d'eux c'est les parents qui me demandent je veux que mon fils fasse une thérapie et les jeunes ils ont souvent horreur de parler et encore plus de choses qui les déplacent donc la TCC, bonne nouvelle on va pas vraiment leur poser des milliards de questions qu'est-ce que t'as pu ressentir à ce moment-là pas spécialement, on va vraiment se focaliser sur aujourd'hui Merci. Qu'est-ce qui te pose problème ? Qu'est-ce qu'on peut mettre en place ? Qu'est-ce qu'on va essayer de mettre en place ? Et demain. Et c'est vrai que, c'est ce que je dis toujours, toujours aux parents et aux jeunes, ce qu'on fait en séance, c'est vraiment 30% du travail et tout le reste, les 70%, c'est ce qui va se passer entre les séances. C'est-à-dire les exercices qu'on aura vus ensemble, qu'ils vont essayer de mettre en place au quotidien. Et après, quand ils reviennent de la séance, on fait un petit peu un bilan. Ça a marché ? Ça n'a pas marché ? Qu'est-ce qu'on peut changer ? Qu'est-ce qu'on peut adapter ? Donc, c'est vraiment une thérapie où ils vont être actifs de leur changement. Voilà, donc c'est vraiment la thérapie qui est focalisée sur le présent et pas trop sur le passé. Donc ça, c'est quelque chose que je voulais vraiment dire. Et comment je fonctionne ? Donc, tout simplement, la première séance, c'est vraiment une séance où moi, je vais justement essayer d'en savoir un petit peu plus sur le jeune en question. Je vais lui poser des petites questions là vraiment pour comprendre. quelles sont ses grosses difficultés. Donc, en général, je lui demande de quoi tu es fier de toi cette année, quelles sont les choses sur lesquelles tu aimerais progresser. Voilà, en général, ça s'arrête là. Après, suivant, si c'est un enfant en phobie scolaire, évidemment, je vais lui demander quels sont les moments qui sont les plus stressants pour lui. Au moment de la première séance aussi, j'instaure cette relation de confiance, ce qu'on appelle l'alliance thérapeutique dans le langage psychologique. Et voilà, et après, à partir de la deuxième séance, Là, j'ai toutes les informations et là, je propose des stratégies qu'on va mettre en place ensemble. C'est toujours le jeune qui choisit ce qu'il va être en mesure de faire. Ce n'est pas moi qui impose, parce qu'il faut vraiment que le jeune ait un sentiment de contrôle et pas d'obligation, parce que sinon, il va se bloquer encore plus et ce n'est pas du tout l'objectif. Donc moi, à chaque fois, c'est soit je propose des idées, tu penses que tu pourrais plus faire ça, ça ou ça, si tu devais choisir. des fois il me dit rien de tout ça Ok, alors selon toi, qu'est-ce qu'ils pourraient, on pourrait faire un peu moins, mais comment ? Et en fait, c'est eux vraiment qui mettent en place leur propre évolution. Moi, je vais les guider là-dedans, je vais bien sûr leur donner des stratégies. Et la TCC aussi, on explique toujours pourquoi il y a ça qui se passe. Parce que souvent, pour traiter un problème, il faut déjà le comprendre. Et moi, souvent, je demande aux jeunes, mais c'est quoi l'anxiété pour toi ? Puis ils sont là, je ne sais pas, on a peur. Oui, mais exactement. Et en fait, on leur explique qu'est-ce que c'est, pourquoi il y a des symptômes. Ces symptômes, ils sont là pour aider. Et en fait, le fait de comprendre vraiment qu'est-ce que c'est l'anxiété, quand elle arrive, déjà, ils sont un peu moins stressés parce qu'ils disent, ah bah oui, il y a ça, parce qu'il y Je comprends, c'est normal, mon corps fonctionne bien. L'anxiété n'est pas là pour me mettre en danger. Elle veut m'aider. Donc, on leur explique tout ça. Et voilà, et au fil des séances, on donne des stratégies. Et à la fin de chaque séance, un document PDF est également envoyé. dans lequel je récapitule toutes les stratégies, parce que c'est vrai que pendant la thérapie, c'est toujours tout frais, on a tout compris, puis après, au bout de deux semaines, ils sont là, attends, Audrey m'avait parlé de quelque chose, mais je ne sais plus, donc voilà, moi j'envoie le document, et comme ça, ils peuvent relire un petit peu les stratégies, les mettre en place au quotidien. Donc voilà, la durée en général de l'accompagnement varie entre six séances. et 12 séances, comme je disais, voilà. Et on peut les espacer. Ce n'est pas forcément toutes les semaines. Ça dépend vraiment après du jeune, du profil, parce que chaque profil est différent. Voilà.
- Speaker #0
D'accord. Et à partir de quel âge tu as des enfants ? Alors, moi, je commence à partir de 10 ans et quand j'ai des enfants de 10 ans, en général, je fais des thérapies d'une trentaine de minutes. Et à partir, on va dire, de la sixième, de la cinquième, donc à partir de 12-13 ans, on va dire, là, je commence à faire des thérapies de 50 minutes. Voilà, en général, je réduis un petit peu. Et du coup, je propose, donc ça, c'est les TCC classiques et je propose également les TCC, l'accompagnement complet. Donc ça, pour en parler très rapidement, c'est un accompagnement qui est composé de 30 minutes de TCC et de 30 minutes de soutien scolaire en français. Pour les jeunes qui ne sont plus scolarisés forcément dans un système scolaire français, mais qui veulent malgré tout continuer à suivre le programme français, mais d'une manière plus légère, plus light. Et en même temps, ils travaillent sur la gestion des émotions, leur anxiété, une problématique spécifique. Donc voilà, il y a vraiment l'accompagnement type TCC classique. ou l'accompagnement dit complet, plus pour les familles expatriées, ou les élèves en phobie scolaire justement, qui ne suivent plus du tout le programme, qui sont déscolarisés, ça peut être une manière douce de se refamiliariser un petit peu avec le programme.
- Speaker #1
Alors concrètement, si une famille a besoin de te contacter, comment ça se passe ? Qu'est-ce qu'il faut qu'ils te disent peut-être déjà ? Qu'est-ce que tu as besoin de savoir dès le début ?
- Speaker #0
Alors moi je propose toujours ce qu'on appelle les appels découvertes, c'est-à-dire il y a un petit appel découverte, comme ça eux ils peuvent me voir, m'entendre, les jeunes aussi ça peut les rassurer. J'explique comment je vais travailler et eux également m'expliquent la problématique. Donc en général c'est directement sur mon site internet, ils m'envoient un petit message, j'aimerais faire un appel découverte, voilà je réponds, j'envoie le lien et on discute, voilà un petit moment. et à partir de là… libre à eux de choisir s'ils veulent essayer une séance pour voir si ça passe le contact avec moi. Mais je propose toujours ce petit appel vidéo parce que pour moi, c'est important, surtout quand il y a des thématiques qui sont quand même assez lourdes, difficiles. C'est vraiment important d'en parler avant. Comme ça, moi, quand je fais ma première séance, je sais déjà le contexte et ça me permet vraiment d'adapter également dès la première séance un accompagnement qui est efficace.
- Speaker #1
D'accord. Alors, je précise, je mettrai bien sûr le lien vers ton site, le lien vers ton compte Instagram sur la description du podcast. Donc, comme ça, vous pourrez directement la retrouver dans la description si besoin. Alors, pour finir, d'habitude, quand j'ai des parents qui viennent, je leur demande toujours une anecdote du bilinguisme. Alors, évidemment, je ne vais pas te demander une anecdote du bilinguisme, mais j'aimerais finir quand même sur une note positive, on va dire. Est-ce que tu as peut-être une ou plusieurs petites ou grandes victoires ? que tu as eues dans tes accompagnements ?
- Speaker #0
Alors, bah oui, justement, j'avais une jeune de 15 ans en Espagne qui a été scolarisée dans le système catalan, qui ne parlait absolument pas le catalan, qui était terrifiée. C'est d'elle dont je parlais tout à l'heure, qui avait cette peur de s'exprimer devant les autres, avec son accent, elle avait un accent français, ça la terrifiait. Et elle avait un exposé à faire deux mois plus tard et ça la... Elle en était malade et elle me disait, mais je ne vais pas pouvoir le faire. Mais si je ne le fais pas, je vais avoir des problèmes. Voilà. Et du coup, pendant les deux mois, moi, je lui ai vraiment fait des exercices d'affirmation de soi. Donc, je ne lui ai pas fait réviser son exposé de catalan parce que moi, le catalan, je ne le maîtrise pas. Mais par contre, voilà, je lui ai vraiment donné des stratégies pour gérer l'anxiété, pour gérer l'affirmation de soi. Elle a fait un exposé excellentissime. Elle l'a fait. Elle a même répondu à des questions. Et pour moi, la plus belle victoire, c'est ce sentiment de fierté qu'elle a pu ressentir après. Moi, quand j'ai fait ma dernière séance avec elle, qu'elle m'a dit, oh là là, mais j'aurais jamais cru que j'aurais pu faire ça. C'est incroyable. J'ai mis en place cette stratégie. Bon, elle, elle n'a pas marché du tout, mais par contre, j'ai mis l'autre après. C'était incroyable, ça m'a aidée. Et du coup, ça, c'était vraiment, j'étais vraiment très contente. Et sinon, au niveau de la phobie scolaire, j'avais également, j'ai eu un jeune de 13 ans, Lui qui était vraiment enfermé dans sa chambre, qui n'allait pas... plus du tout au collège, qu'il ne voyait plus personne, qu'il ne voulait absolument pas se faire accompagner. Donc, première séance, c'était horrible parce qu'il ne voulait pas me parler. Il n'était vraiment pas du tout motivé. Et en fait, au fil du temps, il a pris confiance. On a créé un climat et il a fait des progrès énormes. Et aujourd'hui, il est en mesure de retourner au collège. Donc, pour moi, ça, c'est la plus belle des victoires. Si je peux aider un jeune à pouvoir reprendre sa scolarité, c'est génial.
- Speaker #1
donc voilà ouais j'imagine ça doit vraiment faire chaud au coeur et bien écoute je te dis merci pour tout ce que tu nous as raconté je trouve que c'est très intéressant et je trouve que c'est très important qu'il y ait ce genre d'aide qui existe surtout de nos jours on entend de plus en plus parler de de phobie scolaire de tous ces problèmes donc c'est génial qu'il y ait des gens qui puissent les accompagner et que tout se passe bien à nouveau donc merci et bravo pour ton travail Merci.
- Speaker #0
Merci de m'avoir invitée pour ce podcast. Je suis tous vos podcasts, d'ailleurs, j'adore les écouter. Donc, merci beaucoup.
- Speaker #1
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