Speaker #0Sans folatime, j'espère que vous allez bien, j'espère que vos entraînements sont productifs et que votre santé est bonne, que vous récupérez bien et que vous dormez bien. N'oubliez pas, la base de la récupération, c'est le sommeil. Aujourd'hui, édition spéciale IROX, on est à J7 de ma dernière course où j'ai concouru à Bilbao. On va faire un débrief de coach, tout simplement. On va répondre à quelques questions que vous vous êtes posées, que vous m'avez posées. Que s'est-il passé durant la course ? Que s'est-il passé avant la course ? Est-ce que j'étais stressé ? Est-ce que je me suis mis la pression avant la course ? Pourquoi j'ai fait les wall balls à une main ? Donc voilà, c'est des questions qui sont pas mal revenues. Je vais essayer d'y répondre à ma façon. Et je me suis dit, bon, comment on va essayer de rendre cet épisode un petit peu ludique et de faire quelque chose de différent ? Je me suis dit que j'allais me poser des questions et j'allais m'auto-répondre. Non, évidemment, je vous plaisante, on ne va pas faire ça du tout, parce que je vous connais, vous direz, hé, jamais, non, non, non, ça, c'est nul, nul, nul, nul. Donc, promis, on ne fera pas ça et on va rester sur ce qu'on fait habituellement. On ne change rien, on garde le podcast, le format comme il est. Et aujourd'hui, je vais vous partager mon auto-analyse de ma performance et également mon expérience. Je vais vous partager mes données, mes stats concrètes, mes temps sur chaque station, chaque run, une semaine poste de la course. J'ai largement eu le temps de prendre du recul et je voulais vous partager ma réflexion active, mon expérience pour qu'on puisse ensemble comprendre le comment du pourquoi et vous amener au top sur vos prochaines courses et pour vous aider à préparer au mieux vos prochains IROX. Avant ça, je dois vous parler du sponsor de la vidéo, je dois vous parler de cette entreprise spécialisée dans l'accompagnement sportif et la préparation athlétique et mentale dont je suis gérant. Je vais bien évidemment vous parler de 100% Perf, ça fait vraiment pas très très longtemps que j'ai décidé de relancer, de rallumer le flambeau et de développer deux services. Un service de pilotage de la charge d'entraînement et de structuration des progressions et un service d'accompagnement. de programmation personnalisée, d'entraînement, avec un véritable protocole qui se base sur ton profil athlétique et psychologique, qu'on va déterminer à partir d'un entretien, et qui se transformera en bilan régulier, qui nous permettra d'avoir une programmation qui est en constante adaptation, et c'est ça la véritable force de 100%Perf, c'est qu'on est à l'écoute, on est disponible, Vous êtes notre priorité et on s'engage à ce que vous progressiez sur la longévité sans que ça impacte votre santé. Parce que ce sont des paramètres que l'on prend en compte pour programmer chaque séance et chaque semaine, chaque cycle d'entraînement. Donc oui, il s'agit d'un service haut de gamme à différencier avec ce que vous voyez sur les réseaux sociaux de simples coachs qui vous vendent des programmes en ligne. On est vraiment sur de l'ingénierie de la performance On est vraiment sur de l'adaptation permanente, contextuelle. On prend en compte votre fatigue réelle perçue sur chaque séance, mais également perçue sur vos temps de récupération. On prend en compte votre emploi du temps, votre travail, parce qu'en fonction du travail que vous faites à côté, évidemment, on va devoir adapter les séances d'entraînement. Typiquement, pour quelqu'un qui travaille de nuit, qui fait des gardes, je ne pense pas que ça serait très productif de faire 4-5 entraînements de haute intensité. avec beaucoup de volume. Donc évidemment, pour quelqu'un qui à côté travaille 7 heures dans la journée et qui a le temps de s'entraîner peut-être le soir ou le midi, ça va être totalement différent. Voilà où je veux en venir avec ça. Et on prend également en compte les douleurs et les blessures. Donc si je prépare un événement, une compétition, pas seulement un aérox, pas seulement une simple course, ça peut aussi être une saison toute entière où tu as prévu de faire plusieurs courses sur la saison. Si tu cherches quelqu'un qui va se prendre la tête pour toi avec toi pour te décharger mentalement sur quoi faire, quand faire, comment le faire, quel cycle, comment varier, parce que oui, on dit que la variance, c'est la clé, que la meilleure séance, c'est celle qu'on n'a jamais faite, mais comment savoir comment on fait tout ça, quand est-ce qu'on fait de l'explo, quand est-ce qu'on fait de la force max, quand est-ce qu'on fait de l'endurance de force, ah mince, j'ai de la mobilité à faire, je ne sais pas comment je dois le faire, je ne sais pas quand je dois le faire, quand est-ce que je fais également mes séances d'endurance, comment je fais pour développer plusieurs qualités, physique en même temps, parce que j'ai un sport qui est multifactoriel, comment je dois gérer ma dernière semaine d'affûtage d'entraînement, voilà toutes ces questions, je me les pose tous les jours. Every single fucking day. Je suis moi-même confronté à ça parce que je suis athlète et parce que je suis coach en même temps. C'est mon métier et c'est ma passion. Donc oui, il faut avoir des connaissances en sciences du sport, des compétences en planification et du vécu en tant qu'athlète et en tant que coach. pour que les séances aléatoires, pour que les blessures random, les douleurs incompréhensibles se transforment en entraînement varié, intelligent, avec un niveau de forme qui est structuré en fonction de vos échéances, qui est calculé et programmé. Le niveau de l'athlète se mesure dans le temps et la durée, pas uniquement dans l'instant. Les sportifs que vous connaissez le plus à l'heure actuelle, ce ne sont pas ceux qui ont gagné une fois Roland-Garros, ce sont ceux qui ont gagné plusieurs fois longtemps. Et qui dit service haut de gamme dit également avantage financier, avantage fiscal. Et oui, le service que je propose est éligible au service à la personne, ce qui te permet de bénéficier de la remise sur crédit d'impôt. En gros, pour faire simple, ça signifie que tu payes uniquement 50% de ta facture. Donc si tu veux en savoir plus, si tu veux enfin passer un cap et que tu as l'impression de t'entraîner de manière aléatoire et de stagner, contacte-moi dès maintenant par mail ou sur Instagram. Je me ferai un plaisir de te répondre et on verra ensemble comment on peut avancer sur les prochains mois et qui sait, les prochaines années. Allez, la phase de pub est terminée. Donc je reviens à mon sujet du jour, à notre sujet autour de cet Irox. Bon, 1h13, 33 secondes, je bats mon record de 2 minutes. Vous m'avez tous félicité et rien que pour ça, merci à vous, merci pour tout le soutien. A chaque fois que je pars, je reçois beaucoup d'encouragement, beaucoup de messages de force et d'amour. Vraiment, il y a une vague d'amour et c'est vraiment indescriptible à ressentir. Et vraiment, je suis reconnaissant envers tout le monde, mais je dois vous avouer que je ne suis pas 100% satisfait. D'autant plus que le contexte m'a été très défavorable avant la course. Mais si je dois revenir sur cette course, de façon générale, elle était vraiment très difficile. Le niveau était élevé comme chaque course. Après, il n'était pas aussi relevé que peut-être certaines courses que j'ai pu faire, par exemple à Londres ou à Birmingham, où il y a vraiment eu beaucoup, beaucoup de chronos sub 1h. À Bilbao, il y en a eu, mais on va dire que derrière, ça restait quand même jouable. Le niveau augmente à chaque course, c'est normal, et le mien aussi. Le but du jeu, c'est de progresser plus vite que les autres. Et à chaque course, il faut dire que je me sens vraiment plus relâché, plus serein, en meilleure gestion. Mais cette course, elle a été plus dure, non pas à cause du contexte pendant la course, du niveau que je me suis imposé également. Je me suis imposé un rythme où vraiment je me suis dit, c'est pas possible, je vais lâcher, je vais me mettre à marcher. Je me suis vraiment dit ça à chaque run. A chaque station, je me suis dit, waouh, c'est vraiment, là je vais lâcher, c'est pas possible. Mais à chaque fois, je me suis fait violence. Et sur chaque run, sur chaque station, malgré les doutes, malgré ces pensées négatives, à plusieurs reprises, je me suis dit, accroche, continue, double-le, accélère, lève le genou, lève le pied, passe à droite, passe à gauche, passe au milieu, relance, saute, pousse, encore, tire, souffle, jusqu'à ce que j'arrive au burpees et là, clac, je me mets à sentir. mon épaule et je me fais rattraper par cette blessure que j'ai contractée une semaine vraiment tout pile avant la course et ça m'a même rattrapé sur les wall balls, très grosse frayeur. Du coup, je suis obligé de vous expliquer ce contexte, les conditions dans lesquelles j'ai concouru. Heureusement qu'il y avait ma chérie qui était là pour m'encourager, qui me suit à chaque course et qui vous permet de vivre la course en live. Et voilà, à chaque course, vous êtes un tout petit peu plus nombreux. Elle m'a dit, à un moment, j'ai voulu faire une pause, mais il y avait tout le temps des gens connectés. Ils étaient tout le temps 10, une dizaine, et puis à la fin, une petite vingtaine. Donc, ça ne paraît pas grand-chose, mais voilà, pour nous, à notre échelle, c'est déjà énorme. Bon, du coup, revenons à cette blessure. Ce qu'il faut savoir, c'est que vraiment, je me suis blessé pile une semaine avant la course. On va dire que, de façon générale, mes entraînements sont assez volumineux, avec des intensités qui sont de façon générale plutôt basse. Alors je fais des séances de haute intensité, mais pas 5 fois par semaine. En réalité, j'en ai juste 2 sur 8 entraînements. Et donc, au fur et à mesure des courses, je viens diminuer le volume et augmenter l'intensité. Et à J-10, je me suis fait vraiment une séance avec du gros volume et de la grosse intensité pour vraiment retrouver ce qu'on a en course finalement. J'ai fait beaucoup de sleds, beaucoup de pulls, beaucoup de traction, beaucoup de push-ups. Et deux jours après cette séance, je me suis réveillé pleine nuit, épaules bloquées et vraiment je me suis dit que je m'étais cassé quelque chose, je me suis dit que je m'étais fait une déchirure, j'avais vraiment cette douleur diffuse, quelque chose de très névralgique et c'était pour vous dire, ça m'a réveillé en pleine nuit à 3-4 heures du matin et je n'ai pas pu me rendormir et j'ai passé la nuit à essayer de m'étirer, à faire des étirements de neurodynamique pour essayer de comprendre, de savoir d'où venait la douleur. et vraiment c'est ça ne faisait rien, j'ai tout fait, rien ne fonctionnait, je me suis retrouvé en urgence à essayer de trouver une ostéo, et voilà vraiment à CrossFit des Graves on est vraiment bien entouré, et j'ai pu avoir des rendez-vous d'urgence, une prise en charge très exceptionnelle et rapide, et voilà le bilan ça a été que je suis vraiment bloqué de l'épaule, je pouvais rien faire, et qu'il fallait juste se reposer, laisser passer la douleur. Donc finalement... Je n'ai pas pu faire ma phase d'affûtage comme je le voulais. Je n'ai pas pu m'entraîner. Une semaine avant la course, je n'ai rien pu faire. J'ai fait un seul entraînement. Et encore, c'était un entraînement où j'ai testé mon épaule pour savoir ce que je pouvais faire et ne pas faire. Donc vraiment, j'ai douté. J'ai douté. Je me suis dit, mais est-ce que je vais faire cette course ? Est-ce que je vais y aller ? Parce que vraiment, c'était au risque de m'être en danger. au risque de ne pas savourer aussi, parce que vraiment, moi, je fais tout ce que je fais, c'est pour kiffer, pour vivre des émotions, pour prendre du plaisir, et clairement, je me suis dit, il n'y a aucun intérêt que j'aille faire une course avec une épaule en moins, sachant que je savais que j'allais être bloqué sur les burpees et sur les wallballs. Donc voilà, rendez-vous ostéo, qui me dit, ouais, en fait, il se passe que tu es un petit peu décalé, il faut savoir que je mets des semelles orthopédiques, et mes semelles sont un peu arrivées à fin. Du coup, ma posture s'est dégradée et... Et évidemment, j'ai tout pris du côté gauche. Donc voilà, il s'avère que c'est plutôt au niveau nerveux que ça se passe, plutôt au niveau cervical. Il faut que je remette les nerfs en place, que je remette les os en place. Et là, je dois dire qu'à J plus 7 de la course, vraiment, ça va beaucoup mieux. J'ai beaucoup douté, beaucoup de réflexion, mais je savais que je pouvais courir. Donc voilà, avec ma chérie, on s'est posé et on a pesé un peu le pour et le contre. Et j'ai fait le choix assumé de prendre le départ. On s'est dit que j'avais investi trop de temps, trop d'argent pour ne pas y aller. Clairement, je me suis shooté à l'anti-inflammatoire avant la course. Je vais être transparent avec vous, je n'ai rien à vous cacher. Vraiment, je ne voulais pas laisser tomber. J'avais envie de croire en ce rêve, mais pas non plus sans aggraver la blessure. Trois, quatre jours avant la course, je sens que ça va un petit peu mieux. La douleur commence à s'estomper. Du coup, je me dis, ok, je fais le bon choix. la courge je vais pouvoir la faire, il y a juste vraiment les wall balls où je vais être bloqué parce que je ne pouvais pas pousser et je ne pouvais pas faire de presse verticale, donc en gros pompe et strict press vraiment j'avais l'épaule bloquée pour vous dire je prenais une kettlebell de 4 kilos et je poussais et ça me faisait mal au niveau de l'homoplate et j'étais vraiment bloqué genre zéro force, rien du tout, comme si mon cerveau il a dit non non mec c'est mort tu pousses pas donc j'avais beau pousser, Merci. Ça ne montait pas et je me suis dit effectivement, comment je vais faire les wall balls ? Donc voilà, je savais sur quelle station je risquais d'être en danger. Et puis voilà, je savais exactement ce qui me posait problème. Donc attention, je déconseille fortement de faire ce que j'ai fait. N'allez pas faire une compétition blessée parce que Mathis a dit que je vous connais. Oui, j'ai un peu mal à l'épaule, mais Mathis, il a fait. Donc je peux faire aussi. Non, non, non et non. Et sans aucune prétention, je suis un professionnel. Je suis un coach. Je suis un... athlète confirmé parce que ça fait des années, des années que je pratique et j'ai pratiqué plusieurs sports. J'ai une très très bonne conscience de mon corps. Quand j'ai mal quelque part, je sais exactement quel muscle c'est, quel angle, quelle force. Donc vraiment, je déconseille fortement. Je suis allé chez le médecin, je suis allé chez l'ostéo, je suis allé chez le kiné, on allait faire un scan, j'ai fait une radio, j'ai pris tous les dispositifs. pour faire ce choix. Concrètement, c'était calculé et je connaissais les risques et surtout, je connaissais les conséquences. Donc si vous êtes blessé et que vous avez une compétition, s'il vous plaît, je vous conseille le plus rapidement possible d'entamer les démarches et les procédures médicales qui vont avec, parce qu'on n'est pas des sportifs de haut niveau, on n'a pas accès à une prise en charge immédiate, on n'a pas accès à des soins immédiats, il faut qu'on prenne des rendez-vous, il faut qu'on attende. Le système de prise en charge pour les gens mortels comme nous est très différent des sportifs de haut niveau. Et moi, je ne suis pas sportif de haut niveau. Je n'ai pas accès à ce réseau-là, à ce système-là de prise en charge. Donc vraiment, je vous invite à faire tout de suite les démarches et à tout simplement annuler votre échéance. Parce que la santé, avant tout, rien ne vaut la performance. Pensez longévité, pensez long terme, pensez santé et pensez à votre entourage. Donc voilà, moi j'ai eu la chance d'être très bien entouré. À CrossFit des Graves, on a vraiment un réseau qui est très puissant. J'ai été pris en charge de manière exceptionnelle, en urgence. Et pour ça, j'aimerais remercier Clémence, j'aimerais remercier Lucie du cabinet d'ostéopathie, j'aimerais remercier Guillaume Monquiné et Cécile, ma massothérapeute, qui se sont adaptés, qui ont pris en compte ma situation, qui m'ont vraiment écouté. Ils ont été hyper bienveillants. Mon épaule va déjà... beaucoup mieux, c'était vraiment grave sur le moment, mais voilà, on a vraiment fait le taf, et ça va vraiment de mieux en mieux en mieux, j'ai toujours une douleur, j'ai toujours une gêne, mais ça se guérit beaucoup plus vite que ce que je pensais, parce qu'on a fait les choses très rapidement, et vraiment, j'ai été très très très bien entouré par des professionnels qui sont très très forts, je vous les recommande fortement, n'hésitez pas à m'écrire carrément si vous voulez avoir directement leurs coordonnées. Du coup maintenant, si on rentre dans le détail du départ jusqu'à l'arrivée de ma course... Si on décortique un petit peu les stations, tout ça. Donc, premier run, je pars vraiment vite. Parce qu'aussi, au final, je me suis dit, mec, tu vas perdre un temps fou sur les burpees et sur les wall balls parce que tu vas avoir mal. Et je ne savais pas comment ça allait se passer. Parce que comme je vous ai dit, j'ai pris vraiment beaucoup d'anti-inflammatoires. Alors, n'allons pas abuser. Je ne me suis pas shooté. Je ne vais pas vous dire ce que j'ai pris. Mais en tout cas, je déconseille également de faire ce que j'ai fait. Ne prenez aucun médicament avant votre course. En tout cas, j'ai voulu estomper la douleur au maximum le jour J. Je lui ai dit, ok, il faut que tu traces, mec, parce que quand tu vas arriver sur les burpees ou sur les wall balls, et que t'as mal, tu vas vraiment, je savais que j'allais vraiment douter, je savais que mentalement, à ce moment-là, ça allait être dur. Parce que j'ai jamais été confronté à cette situation de, ouais, t'as mal, mais est-ce que t'y vas ou t'y vas pas, pas à ce stade-là, ok, pas à ce stade-là de la blessure avec ces objectifs et un peu cette pression mine de rien qu'il y a autour. Donc premier run, je cours en 3.45, plutôt rapide, mais ça va, mais je sens quand j'arrive sur le ski que je suis un peu essoufflé, le ski je suis à 4.24, donc attention les temps sur les stations, ce sont les temps où tu rentres dans la station et les temps où tu sors, donc je ne vais pas vous dire de bêtises, mais il me semble que je me suis calé à 2.05 sur le ski, je pense que c'était un petit peu trop lent, je pense que je peux tirer un peu plus fort, mais voilà avec les... Paul, j'avais vraiment peur de trop y aller. Deuxième run, là vraiment, c'est un rythme que je pense que je devrais tenir plus souvent. Je me suis mis à 3,27 sur le tour. J'arrive sur le sled push, ça va plutôt bien. Franchement, j'étais plutôt serein. Sur ma vague, j'étais 4 ou 5, il n'y avait pas grand monde devant moi. Je sais qu'avec mon gabarit, c'est là que je perds le plus de temps sur le sled push. Du coup, j'essaye de faire des petites séries, de repartir. Je fais 4,30 sur le sled push. Ce n'est pas dégueu, mais on peut faire mieux encore. Troisième run, 3.48. Et vraiment, celui-là, il a été très, très dur. Parce que comme je vous ai dit, je n'ai pas pu faire de semaine d'affûtage. J'ai travaillé le sled push. Mais finalement, je n'ai pas pu faire de rappel la semaine d'avant. Donc, c'est un peu comme si je redécouvrais les sensations après le sled. Et vraiment, je me suis dit que j'allais marcher. Je me suis dit, ce n'est pas possible. Je vais... Je ne vais pas tenir le rythme. Mais je me suis dit accélère, accélère, accélère, accélère, accélère, double-le, double-le. Et je me suis dit ok, il faut que tu doubles tout le monde. S'il y a un mec qui te dépasse, c'est que tu n'es pas assez rapide. Donc vraiment, j'étais en mode run boy, run. C'était vraiment, j'ai dit pourquoi il couve vite celui-là, il est Ausha. Il était en mode wow, musica pati frio. Donc vraiment, j'ai bombardé sur les runs. Et j'étais plutôt bien, j'ai une fréquence moyenne. qui a été de 164 BPM, je suis monté maximum à 176, sachant que mon seuil critique sur BPM, c'est 178, ok, 178, 180, je sais que quand j'arrive dans cette zone-là, derrière, ma technique, mon souffle se dégrade très très très rapidement, donc finalement, si on prend en compte l'aspect cardiovasculaire, potentiellement, je peux courir un peu plus vite. J'arrive sous cette pouche et là clairement je sais que j'ai du taf Je sais que c'est là où je perds le plus de temps plus de place et clairement quand j'arrive sur le sled push c'est un truc de ouf je suis 50 sur le overhaul et dès que j'arrive sur le pool clac je perds de la place et même je passe de 50 60 à 226ème pour vous dire le nombre de place que je perds sur le sled push en même temps c'est normal je suis assez petit il faut que je augmente ma force je sais que c'est vraiment là dessus il faut que j'améliore ma technique d'exécution je suis un petit peu trop en gestion sur celui là et c'est là qu'il faut que je débranche le cerveau et que j'envoie du rythme Et voilà, je fais 6 minutes 20 sur le sled push. Il faut savoir qu'à Londres, à Birmingham, j'avais mis plus de 8 minutes. Donc clairement, j'ai gagné du temps. Mais je perds quand même... On va dire que j'ai perdu moins de place par rapport à d'habitude. Quatrième run, franchement, ça va. J'ai eu 7 minutes de récup. Donc 3,44 sur le run. Donc plutôt OK. J'arrive sur les burpees. Premier saut. Clac ! Je reste sur le sol. Je sens mon épaule. Et je me dis, OK, on ne va pas faire la technique habituelle. Donc je suis remonté en 3 temps à la technique du accroupi. YouTube. je pose le genou au sol, ce qui fait que ça m'a permis de pacer un peu plus le rythme, pour moins sentir mon épaule, parce qu'en gros c'est quand je descendais au sol, sur la phase excentrique, c'est vraiment là que je sentais épaule et au niveau de la scapula, donc je fais 3,40 sur le burpees, encore une fois c'est pas dégueu, mais normalement c'est 3 minutes, les burpees c'est plié, donc on va dire que je perds un petit peu de temps là-dessus, je perds presque une minute facilement, derrière encore une fois j'ai le temps de récup, donc j'envoie sur le run, Je suis à 3,49 sur le run 5. J'arrive sur le rameur. Vraiment, je me suis dit, mec, pace. Parce qu'après, farmer, fente, wall ball, je sais que l'enchaînement est très, très dur de fin de course. Donc, j'ai vraiment pacé mon rameur. Je me suis mis à 1,58, 1,59. Ce qui fait, sur le 500 mètres, ce qui fait que ça me donne un temps total de 4 minutes et 26 secondes. Encore une fois, c'est les temps où tu rentres et tu sors de la station. Derrière 3,48 sur le run 6. Le farmer qui arrive, je suis très, très, très content. parce que j'ai beaucoup travaillé ma force de grippe, mon endurance sur le grippe, parce que j'avais beaucoup péché là-dessus à Birmingham, et voilà, 1,42, je fais un très très bon temps, très bon classement sur... Sur le Farmer Kari, j'ai fait un seul break, vraiment stratégique, et là les runs un petit peu plus lents, 3,54 sur le run 7, les fentes, les fentes c'était vraiment dur, parce que d'habitude c'est 4x25, et là c'était deux longueurs de 50 mètres, donc un aller-retour, et en vrai ça fait bizarre, ça m'a fait un peu bizarre, et c'était vraiment dur, j'ai senti les gens bien plus que d'habitude, et j'ai été plus lent que d'habitude, 4,24 sur les fentes, je crois qu'habituellement je suis aux alentours de plutôt... 3,45, 4 minutes, voilà, donc j'ai perdu un petit peu de temps là-dessus par rapport à mes standards habituels, dernier run, je me suis forcé, forcé, forcé, parce que le dernier run, des fois, t'as l'impression de courir bien, et en fait, tu cours comme une merde, donc je me suis forcé, j'ai couru à 3,58 sur le dernier run, et là, évidemment, j'arrive sur les wall balls, et vraiment gros moment de doute, alors déjà que de base, le wall ball, c'est vraiment l'une des pires stations pour moi, ... C'est vraiment celle que je bosse le plus à l'entraînement. Donc j'y vais plutôt sans attente en fait. Je prends ce ballon, je fais mon premier wall ball, je sens que mon bras ne pousse pas, mon bras gauche, et quand j'attrape la balle, je ressens une décharge dans l'épaule et je me dis, wow, je suis sous anti-inflammatoire, j'ai toute l'adrénaline, toute la dopamine de course qui fait qu'on est quand même moins sensible à la douleur et je me suis dit que je sentais mon épaule. la douleur comme ça, donc vraiment ça m'a fait peur, ça m'a fait très très très très peur, et au bout de 5-6 reps, je pose ce ballon, et on le voit un peu sur le live, je regarde ma chérie, je le loue, et je lui dis que j'ai vraiment mal, et en fait à ce moment là, ce qu'il faut savoir c'est que j'ai vraiment douté, pas douté de mes capacités, mais je me suis dit, ok Matt, qu'est-ce que tu fais ? Est-ce que tu y vas ? Tu fais un chrono de bâtard ? Parce que je suis arrivé à 1 minute 03 et des brouettes sur les wall balls. Donc je savais que j'allais battre mon record. Je savais que là j'étais sur du seul 70. Et du coup je me suis dit, qu'est-ce que tu fais ? Est-ce que tu tentes le PR ? Est-ce que tu y vas ? Et potentiellement tu te blesses, t'aggraves ta blessure. Ou est-ce que tu t'arrêtes là et tu préserves ta saison ? Vraiment c'est ce que je me suis dit pendant la course. Alors, ça allait très très vite, là je vous le dis comme ça, mais ça a duré 10 secondes dans ma tête, et je me suis dit, bah mec, t'es con quoi, t'as une deuxième main, utilise celle-là. Je prends le ballon, et je me suis dit, ok, let's go, on est parti en mode Stephen Curry, poulet tikka masala, y'a rien qui a l'étimal, là c'était du poulet boucané, et vraiment, bah, je me suis dit que j'allais faire les wall balls sur une main. Et donc voilà pourquoi j'ai fait les wall balls en mode basket, oui. Oui, oui, j'ai fait les 100 wall balls avec une main. Voilà, c'est très, très long. Je déconseille fortement parce que là, hé, les teamals, j'ai eu mal le trapèze droit, le coup, pendant 3-4 jours. J'ai eu tellement mal que j'avais mal au crâne. Pour vous dire à quel point c'est violent. Donc voilà, je fais les wall balls en 9 minutes et 41 secondes. Et ce chrono final de 1h13. Donc, fin de course pas très agréable. J'avais mal à l'épaule. Enfin, j'ai passé mon temps à essayer de relâcher mon bras en vain. Je suis allé au staff médical pour qu'il me mette du froid, pour que ça me soulage. Ça m'a soulagé. Et donc, voilà, encore une fois, je répète, je déconseille. fortement de faire ce que j'ai fait. Je connais très bien mon corps. Ça fait plus de 15 ans que j'ai une activité physique sportive intensive, que je fais de la compétition. Ça fait un an et demi que je fais de l'Aerox. J'ai déjà eu des blessures auparavant. Je sais les gérer. Et je sais à quoi je m'expose encore une fois. En tant que coach, je suis formé sur le sujet. Donc voilà, je sais à quoi je m'exposais. Et finalement, regardez, aujourd'hui, je ne suis pas... plus blessé, ça va même quasiment mieux depuis. Donc voilà, je n'ai aucun regret. Si c'était à refaire, est-ce que je le ferais ? Je ne suis pas sûr. Clairement, je ne veux pas vous mentir. Classement général, 123 overall et 11ème en catégorie d'âge. Pour la petite anecdote, il faut savoir que quand je suis arrivé sur les wall balls, donc en 1h03 et je ne sais plus combien de secondes, j'étais 50 overall et j'étais en gros sur le stand-by pour la 3ème place. Et au fur et à mesure, il y a tout le monde qui me passe devant, et je finis, ouais, c'est nimp, je finis 123, alors que j'étais 50, donc vraiment, voilà pourquoi, en même temps, je suis content, et en même temps, je suis un peu frustré, forcément, parce que je sais que je vaux mieux que ça, en tout cas sur les wallballs, vous imaginez, sur mon temps de 1h13, j'ai 10 fucking minutes de wallball, ok ? Donc de façon générale, si on prend les stats, j'ai 30 minutes de run, la rock zone je suis à 4 minutes 21, donc c'est pas ouf en vrai, il faudrait que je gagne encore du temps sur la rock zone, il faudrait que je descende sous les 4 minutes, clairement, il faut que je gagne du temps là-dessus, donc ça veut dire qu'il faut que je reparte encore un peu plus vite sur chaque run, dès la fin des stations, il faut que je me force à courir un peu plus vite, donc voilà on peut clairement gagner du temps, on peut clairement arriver plus... tôt sur les wall balls, je pense que je pourrais arriver sur les wall au bout d'une heure là aujourd'hui je pense que le potentiel que j'ai aujourd'hui je pense que je suis capable de le faire par contre il faut serrer les dents il faut forcer, voilà je sais ce que ce fait d'aller chercher une heure, une heure cinq on va essayer d'aller chercher ça, clairement prochaine semaine ça va être de soigner l'épaule et puis ça va être de travailler sa stratégie sur les wall balls, là actuellement je m'entraîne pour faire 2x25 sur les deux premières séries, je sais que je suis capable de le faire C'est juste le mental, serrer les dents et y aller. Et pour essayer de faire les wall balls sur 4 minutes 30 à peu près. C'est un peu le temps que je vise. Donc voilà, j'ai fait 9.40. Vous pouvez enlever 5 minutes tout simplement. Si j'arrive vraiment à mettre en place la stratégie que je travaille. Évidemment à une main c'est impossible de la mettre en place. C'était vraiment une super course. Je suis quand même très content parce que les choses que j'ai mis en place à l'entraînement. les choses sur lesquelles j'ai voulu progresser ça a payé, la programmation fonctionne, je suis vraiment très satisfait, on peut courir encore plus vite je pense, j'étais pas dans le rouge au niveau cardiovasculaire, en moyenne j'ai un pace à 3,46 sur les runs, attention c'est pas 3,46 au kilomètre, au kilomètre ça me fait 3,58, à chaque fois j'étais à 3,58 sur le kilo, donc on peut essayer de descendre encore un petit peu ce pace je pense, gagner du temps sur le run. j'ai déjà couru plus vite que ça, c'est vrai qu'en pro on a un peu peur de partir trop vite et d'exploser, mais finalement je pense que je suis capable d'aller tenir ces pace là il faut que je perde moins de temps et moins de place sur le sled, après c'est un peu mon gabarit, je suis un profil coureur je perds du temps sur le sled, je perds du temps sur les stations, et il faut que j'essaye de perdre le moins de place possible sur le sled push et le sled pull parce que vraiment à chaque fois sur les runs je redouble les mecs, c'est ouf parce que je suis 40-50 sur les runs, j'arrive sur la station slide push, slide pull je passe 225ème et quand je refais une run je repasse dans les 50, donc vraiment il faut que j'arrive à perdre le moins de place possible que je me force à aller plus vite sur ces stations là et puis il faut juste que j'ai une deuxième épaule pour rentrer les wall balls en moins de 5 minutes et mettre en place ma stratégie, donc le son que je retire de tout ça en tant que coach bah en vrai euh... Ça renforce ma vision sur le fait que plus tu montes en niveau et plus la capacité limitante, celle qui fait vraiment la différence, c'est la force. Clairement, et même l'endurance de force spécifiquement sur le straight push et sur le pull. Je le vois à titre personnel et je le vois quand j'observe les autres courses. On perd vraiment à tout le monde à peu près au même rang. et dès qu'on arrive. sled push ça va encore mais dès qu'on arrive au sled pool là il y a des écarts qui commencent à se faire et c'est là que vraiment les meilleurs ils me mettent une distance de salopard personnellement je pense qu'il faut vraiment que je continue à bosser la force, c'est vraiment ça qui me manque, j'ai des très gros runs je suis très content, c'est mon profil mais voilà il faut que je reste pas assez fort sur les stations et surtout sur le sled pool et ces putains de wall balls excusez-moi du terme mais j'en peux plus donc voilà conclusion belle belle course, on retient plein de belles choses pour la suite, encore une fois merci à vous pour votre soutien, merci pour les messages je vous ai été nombreux à me féliciter, à m'encourager, vous êtes de plus en plus nombreux à me suivre alors je ne fais pas ça pour les followers, je ne fais pas ça pour la gloire, je le fais juste pour moi, titre personnel forcément mais je le fais aussi en tant que coach pour vous partager l'expérience pour vous partager les meilleurs tips et pour vous permettre à vous, en tant qu'athlète, de par mon expérience, vous offrir le meilleur coaching et les meilleures programmations pour que vous puissiez progresser, que ce soit en CrossFit ou en Irox ou dans n'importe quelle discipline qui nécessite le développement de plusieurs qualités physiques. Donc finalement, quasiment tous les sports. Donc si vous voulez me suivre, je vous invite à vous abonner à mon compte Instagram. La prochaine course aura lieu le 22 mars à Londres. On va aller au championnat de Woptibay. Et on va essayer de casser le chrono encore une fois. J'espère que ce débrief vous a plu. Plein de bisous. Entraînez-vous bien. Et je vous dis à très vite. Ah, j'avais oublié d'utiliser le prochain épisode. On parlera d'un débat vraiment qui me fâche. Et qui fâche beaucoup de gens entre eux. On va tout simplement parler du CrossFit. Et on va parler de l'Irox. Donc on va voir la différence. On va essayer de... débattre là-dessus de façon calme, de façon posée, de comparer le CrossFit, l'Irox, quel sport est plus facile, est plus accessible, et patati, et patata. Vous découvrirez tout ça dans le prochain épisode, donc je vous invite à activer la petite cloche, à booster, à midi dans le référencement de l'épisode en mettant 5 étoiles, tout simplement, un pouce, un like, ça m'aide grandement, merci à vous, plein de bisous, à très vite, ciao !