Speaker #01, 2, 3 ! Salut les amis, très content de vous retrouver dans ce nouvel épisode de Listen to your coach. Aujourd'hui, aujourd'hui, café chaud c'est-il mal là ? Why, Eh ! J'espère que vous buvez bien de l'eau en ce moment parce que là les copains, on est tous en train de rôtir, on va se transformer en poulet boucané. Bon, on va parler d'un sujet qui est probablement l'un des plus mal compris dans le monde du sport et c'est un sujet qui me tient aussi beaucoup à cœur parce que c'est quelque chose que je pratique régulièrement. J'essaie vraiment de militer pour ça parce que c'est quelque chose qui est mal compris, mal appliqué, confondu et mal expliqué. J'ai remarqué, et c'est très intéressant, Lorsque je discute avec les adhérents de ma salle et que je leur demande « Tu fais de la mobilité toi ? » La réponse est quasiment toujours la même et j'ai le droit à un « Ouais, bien sûr, je m'étire. Je fais les étirements, j'en fais régulièrement. » Et systématiquement, ils sont convaincus à 100%. Et c'est justement là que commence le problème. Parce que la plupart des gens pensent que travailler leur mobilité, c'est faire de la souplesse, c'est faire les étirements. Et malheureusement, lorsque tu fais ça, tu travailles... uniquement ta souplesse. Ça s'arrête là. Alors attention, la souplesse est importante, mais lorsqu'on parle de mobilité, c'est bien plus que ça. Aujourd'hui, je vais donc te partager les 4 erreurs de pensée que je retrouve le plus souvent chez les athlètes lorsqu'on parle de mobilité. Erreur numéro 1, la fameuse phrase « Je m'étire, donc je fais de la mobilité » . C'est probablement l'erreur la plus répandue. Tu termines ton entraînement, tu fais 2 ou 3 étirements pour les ischios, pour les quadriceps, pour l'épaule très souvent et tu te dis voilà, c'est bon, j'ai fait mobilité, je peux rentrer à la maison. En réalité, tu as travaillé ta souplesse et encore une fois, ce n'est pas un problème, c'est ok. Il faut comprendre que la souplesse, c'est juste une des composantes de la mobilité. La souplesse correspond à la capacité de tes tissus à tolérer davantage d'amplitude, davantage de tension mécanique. La mobilité, elle, va beaucoup plus loin car c'est ta capacité à accéder à une amplitude à y rester, à la contrôler et être capable d'en sortir. Ça c'est très important, c'est tout ce qui fait la différence. Être souple n'implique pas directement être fort. Cette nuance change absolument tout. Parce qu'être capable d'aller chercher de grandes amplitudes, de grands angles, de grands segments articulaires, c'est super. Mais lorsqu'on parle de mobilité fonctionnelle, on aimerait être capable de sortir de cette position. Je prends très souvent l'exemple de deux gymnastes. Un sait faire le grand écart, mais une fois dans la position, il est bloqué, il est en danger et il a besoin d'aide pour sortir de la position. De l'autre côté, on a un deuxième gymnaste qui, lui, n'a besoin de personne. Il se met dans la position de grand écart et une fois dans cette position, il peut y rester autant de temps qu'il le souhaite et à la force de ses adducteurs et de ses ischios, tel un compas, il arrive à se redresser sans l'aide de personne. Et bien dans ce cas de figure, on a un athlète qui est juste souple et l'autre qui est mobile. Et oui, la souplesse. encore une fois, fait partie de la mobilité, mais faire de la souplesse ne signifie pas forcément développer sa mobilité. Erreur numéro 2, j'entends très souvent « Ah, j'y arrive pas, je suis trop raide, ça sert à rien. » Celle-là, je l'entends tous les jours, toutes les semaines, every fucking time. Vous arrivez dans une salle de CrossFit, on vous demande de faire un squat complet, et c'est très souvent la phrase qui est répondue. Alors oui, tu es peut-être raide, mais non, ça ne sert pas à rien. Et encore, faut-il savoir Qu'est-ce que c'est la raideur ? Le problème, c'est qu'on considère souvent la raideur comme un problème purement musculaire. Alors que très souvent, c'est le système nerveux qui joue un rôle énorme. Imagine que ton cerveau fonctionne comme un agent de sécurité. Son objectif principal, c'est de te protéger. Si ton cerveau estime qu'une position est instable ou mal contrôlée, il peut volontairement limiter l'amplitude disponible. Autrement dit, tu n'es pas forcément limité par la capacité de ton muscle ou ton tendon à s'étirer. Tu es peut-être limité parce que ton cerveau considère que la zone, que l'angle où tu veux l'amener est dangereuse. Et c'est là qu'intervient des notions comme le contrôle moteur, la stabilité, la coordination, la proprioception, etc. Des notions dont on parlera dans un prochain épisode. Erreur numéro 3. Plus d'amplitude est forcément égale à plus de performance. Cette idée paraît logique et peut-être que tu te dis, si je fais de la mobilité régulièrement, in fine... je serai forcément plus performant dans ma pratique. Alors oui, c'est vrai qu'il y a des chances que tu sois plus performant dans ta pratique si tu es plus mobile, sauf que ce n'est pas aussi simple que ça. La question n'est pas quelle est l'amplitude maximale dans laquelle tu es capable d'aller, celle que tu possèdes sur un squat, sur une ouverture thoracique, sur une rotation d'épaule. La question est plutôt quelle amplitude est utile pour ton activité dans ta pratique sportive. Prenons trois exemples, trois sports. Un gymnaste, un altérophile, un coureur Irox. Les besoins de tout un chacun sont complètement différents. Un gymnaste va rechercher une souplesse importante, des amplitudes extrêmes. mais aussi des capacités de rotation, d'inclinaison importantes en termes de vitesse pour pouvoir réaliser ses flips et ses figures aériennes ou au sol. Et ça demande énormément de proprioception, de conscience corporelle, contrôle moteur. L'haltérophile, lui, recherche principalement de la force, mais aussi de l'amplitude. Donc de la force dans l'amplitude pour pouvoir soulever un snatch à 90 kg, etc. Il aura besoin d'une certaine mobilité sur de la flexion dorsale, sur de l'ouverture thoracique. et sur de l'extension en overhead. Le coureur IROX, lui, il recherche des amplitudes suffisantes pour produire un geste répété, un geste économique, de sorte à être performant sur la durée de l'épreuve. Donc on voit bien que pour ces trois sportifs, le but n'est donc pas forcément d'être plus souple, ou plus mobile, ou plus fort. Le but est d'avoir la mobilité suffisante qui leur permet d'être spécifique à leur activité. Inutile d'être entraîné à faire le grand écart, Si ton objectif, c'est de faire un Irox en moins de une heure et demie, ou d'arracher une barre sur ton snatch à 90 kilos, dit comme ça, ça paraît bien plus évident. Eh bien, c'est exactement pareil sur le lien entre la mobilité et la performance. Erreur numéro 4, la mobilité est une séance à part. Ça aussi, c'est une croyance très, très répandue, et j'entends souvent les gens dire, ah mais moi, je ne suis pas très mobile, je ne suis pas très souple, parce que tu comprends, je n'ai pas le temps de faire de la mobilité. On imagine souvent que la mobilité, c'est une séance unique qu'on réalise une ou deux fois par semaine. Alors oui, il est vrai que tu peux dissocier les séances, les faire dans un autre temps, la séance d'entraînement sur une autre journée, mais tu peux aussi l'associer et l'intégrer. Si tu as le temps de faire 10-15 minutes d'échauffement, de faire 5-10 minutes de vélo avant ta séance de CrossFit, tu as largement le temps de faire 5 minutes de mobilité avant ta séance de gym. ou de course à pied. Encore faut-il savoir quoi faire et comment s'y prendre. Et je reviendrai là-dessus dans une prochaine vidéo, évidemment, pas de panique. Mais il faut aussi comprendre qu'en réalité, un bloc de mobilité peut être présent dans énormément de situations. Exemple, quand tu réalises un squat profond en tempo ou encore une fente avec une dumbbell au-dessus de la tête en overhead. Quand tu réalises un keeping pull-up. Quand tu réalises un saut sur une box. Quand tu fais de l'automassage avec un rouleau ou une pompe en déficit. Quand tu fais ces trucs-là, tu développes déjà en partie certains aspects de la mobilité. Parce que tu apprends à ton corps, à ton cerveau à produire de l'étirement, à produire de la force et in fine, à augmenter tes amplitudes de mouvement. Et c'est probablement l'une des idées les plus importantes à retenir aujourd'hui. La mobilité n'est pas juste un truc à part ou un truc pour les athlètes de haut niveau qui s'entraînent 8-10 fois par semaine. La mobilité, c'est à chaque séance que tu réalises. C'est en permanence. tu dois juste conscientiser le mouvement et te challenger sur ta technique d'exécution. S'il y a un coach avec toi pour t'aider à y remédier, c'est toujours mieux. On évite les pratiques sauvages et on fait appel à un expert pour une meilleure progression et la longévité. Conclusion, si tu dois retenir qu'une seule chose aujourd'hui, c'est bien celle-ci. La mobilité n'est pas une position, la mobilité est une capacité. Une capacité à accéder à une amplitude, une capacité à la contrôler, Une capacité à produire de la force dans cette amplitude pour pouvoir transférer ces qualités dans ton quotidien et ça change dans ton contexte sportif. Et ça change complètement la manière d'aborder l'entraînement. Prochain épisode, on parlera un peu plus science du sport. Je t'expliquerai, déjà parlé un tout petit peu, les quatre composantes fondamentales de la mobilité, les quatre trucs que tu dois faire lorsque tu veux. améliorer ton amplitude de mouvement et ta force. Si ce sujet t'intéresse, j'ai créé un e-book entièrement gratuit sur la mobilité. Dedans, je vais beaucoup plus loin que ce qu'on vient de faire aujourd'hui. On parle notamment du système nerveux, du système proprioceptif, du contrôle moteur, pour t'aider à construire, comprendre l'entraînement mobile fonctionnel qui sera réellement utile dans ton quotidien et ta pratique. Le lien est directement disponible dans ma bio Instagram ou en description de cet épisode. Merci de m'avoir écouté. Prenez soin de vous. En l'autre soleil. Ciao.