- Speaker #0
Salut à tous, je suis Kevin Le Goff, fondateur de Coastline Creative Club et aujourd'hui je vous présente un podcast qui vise à explorer et faire parler l'univers de l'Hospitality, pour comprendre comment développer votre projet perso en faisant parler celles et ceux qui inventent des lieux hors du commun. Bienvenue à tous, vous écoutez No Small Plans. Alors je vous en parlais en intro de ce podcast mais l'idée est de passer en revue les différents modèles qu'on peut retrouver dans l'Hospitality et dans cet épisode on va parler hôtellerie car je reçois Adrien Gloagen, fondateur du groupe Touriste qui développe une collection de boutiques hôtels qui renouvelle complètement les codes du secteur. Adrien a démarré à 25 ans avec le premier hôtel qu'il reprend en 2008. Il nous raconte comment s'est effectuée cette première acquisition, les différentes étapes pour prouver sa crédibilité dans le secteur et comment son parcours s'est construit au fil des opportunités. Adrien est désormais à la tête de plusieurs hôtels entre Paris et Londres et amorce désormais le renouvellement d'un nouveau pan de l'Hospitality, le plein air. Il nous parle de tout ça dans l'épisode 4 de No Small Plans. Bonne écoute à tous. Merci beaucoup Adrien d'avoir accepté l'invitation et bienvenue dans No Small Plans.
- Speaker #1
C'est bon, ça va ?
- Speaker #0
Alors pour commencer Adrien, est-ce que tu peux te présenter et nous expliquer un peu quelles ont été les premières étapes qui t'ont emmené dans cet univers qui est l'Hospitality ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Je suis Adrien Gloagen et j'ai fondé le groupe touriste en 2008, où j'ai repris, j'avais 25 ans, un premier hôtel dans le 14e arrondissement à Alésia. C'était un petit fonds de commerce et puis il n'y avait pas de grandes idées à l'époque. Mais l'idée, c'est qu'au fur et à mesure du temps et de l'envie, on a repris plusieurs hôtels. dans Paris et là on est en travaux sur un hôtel à Londres et aujourd'hui on a 8 hôtels dont un à Londres et comment t'es arrivé dans l'hôtellerie ? je suis arrivé dans l'hôtellerie un peu par hasard en fait tout a commencé quand j'avais 18 ans et j'ai fait un job d'été dans une auberge de jeunesse à Londres c'était pour l'anglais j'ai atterri là complètement par hasard et j'ai adoré l'univers en fait c'est à dire que Dans les auberges jeunesse, tu as la partie hôtel et tu as la partie pub. Et en fait, toutes les équipes étaient hyper jeunes. Tout le monde avait maximum 25 ans, c'était hyper sympa. Et les clients sont aussi hyper jeunes forcément. Tout le monde avait 20 ans. Et ce qui me plaisait, c'est que du coup, souvent le soir, on allait boire des coups dans le pub de l'auberge. Et en fait, je me retrouvais à parler avec les clients de l'hôtel. Et en fait, l'univers des auberges jeunesse, c'est l'univers un peu des gens. qui est dans un modèle anglo-saxon qui n'est pas très courant chez nous, mais qui est des gens qui font des années de césure. Donc en fait, c'est des gens qui font le tour du monde pendant un an, entre le bac et des grandes écoles et tout ça, ou des grandes études. Et j'ai trouvé ça hyper sympa en fait. C'est-à-dire que le type te raconte qu'il revient de trois mois d'Australie, de deux mois du Texas, du fin fond du Texas et tout ça. J'ai trouvé cet univers, et c'est hyper enrichissant et tout, par les voyages. Ça, c'était le premier constat. Et donc du coup, je me dis... Pourquoi pas regarder là-dedans ? Je commence à fouiller un peu sur internet et tout et je me rends compte qu'il n'y avait pas d'auberge jeunesse à Paris. C'est-à-dire qu'en tout cas à l'époque. Et on disait, j'entendais toujours dire que Paris était la ville la plus touristique du monde et tout ça. Donc je trouvais ça en soi hyper bizarre qu'il n'y ait pas d'auberge. En fait, en vrai, il y en avait, mais il y avait des choses très, genre des trucs associatifs, des trucs religieux, des choses comme ça. Il n'y avait pas de trucs un peu rigolos comme il peut y avoir maintenant en fait. Et donc, suite à ça, j'ai découvert le milieu de l'hôtellerie et je me suis dit puisque ça me plaît, autant regarder tout ce qui se fait dans l'hôtellerie. Après, j'ai bossé un peu chez Relais Château, j'ai bossé un peu chez les indépendants, des groupes familiaux, des choses comme ça, pour basculer de l'auberge jeunesse vers une hôtellerie un peu plus classique. Et c'est comme ça que je me suis retrouvé à reprendre un petit fonds de commerce à Alésia en 2008.
- Speaker #0
Ok. Et est-ce que tu pourrais nous expliquer comment ça a fonctionné pour toi et comment tu as... Tu as pu acquérir cette première adresse. C'est les questions qu'on peut se poser généralement quand on veut se lancer. Et surtout, les réponses qu'on aimerait avoir, c'est de se dire, mais comment ils ont fait et comment on fait pour acquérir sa première adresse, son premier hôtel, sa première maison ? Et quelles ont été les différentes étapes ? Est-ce que tu peux nous partager un petit peu le process ? Comment ça s'est passé pour toi au début ? Quel était ton apport ? Comment tu as pu acquérir ce premier hôtel ?
- Speaker #1
Alors en fait, déjà, comment... commencé, c'est entre 2008 et aujourd'hui, il s'est passé du temps, donc c'est un peu différent de l'époque de maintenant. Mais en gros, à l'époque, qu'est-ce qui s'est passé ? Déjà, moi, je n'ai pas acheté des murs, j'ai acheté un fonds de commerce et j'avais vraiment en tête de racheter tout un fonds de commerce qui était mal valorisé, mal commercialisé. En gros, le profil des gens à qui j'ai acheté, ils avaient 80 ans, ils partaient en retraite, bien entendu, il n'y avait pas d'ordinateur, tu vois, pas de truc, donc il y avait vraiment plein de choses à faire dans cet hôtel et tout ça. Et c'est donc du coup de valoriser l'actif.
- Speaker #0
À optimiser quoi.
- Speaker #1
À optimiser, exactement. Alors moi, je suis parti, j'avais un tout petit peu d'argent de mes parents. J'ai commencé en fait avec 250 000 euros.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et je t'avoue qu'à l'époque, je pensais que c'était un peu le roi du pétrole et tout. Je me suis pris assez rapido quelques claques, je ne vais pas te mentir. Parce qu'en fait, je me suis rendu compte que c'était rien du tout et qu'il fallait beaucoup, beaucoup plus d'argent pour commencer. Mais tu vois, au bout du sixième refus, la septième banque m'a accordé un crédit pour le faire. Ce qui représentait, mon apport représentait 18% d'apport. Pour te faire une idée, aujourd'hui, on ne peut a priori pas acheter un hôtel à moins de 40 ou 50% d'apport. Et les valorisations sont beaucoup plus élevées. Donc ça, c'était ça. Et puis, le financement, ça a été très compliqué. Mais la septième banque m'a dit oui. Et la septième banque m'a dit oui, mais je te prête. pas l'argent pour faire les travaux parce que t'es trop juste donc du coup je lui dis bah ouais t'es gentil mais moi mon idée c'était de racheter un truc pourri, de rénover de recommercialiser, de recréer un truc, de refaire une déco et tout ça, un truc rigolo et il me dit si tu fais le chiffre d'affaires que tu m'as annoncé sur ton BP la première année je te prête dans un an l'argent pour faire les travaux mais sans l'optimisation du coup exactement ouais exactement sans faire les il voulait juste que je vous fasse le chiffre d'affaires Comme je n'avais pas trop le choix, et je pense une petite insouciance de jeunesse, mais que je ne regrette absolument pas, j'y suis allé. Et vraiment, je me suis défoncé pendant un an. J'ai appelé toutes les boîtes du 14e, du truc, pour que les gens pensent qu'il n'y avait qu'un seul hôtel dans le 14e, c'était le mien. Et en fait, ça a marché. J'ai fait le chiffre d'affaires qu'il fallait. Et le type a tenu parole et il m'a prêté l'argent l'été d'après. Et pendant tout l'été, j'ai fait mes travaux et tout. Et après, c'est parti comme ça. Tu vois, c'était assez excitant et tout.
- Speaker #0
Et est-ce que tu peux revenir du coup sur cette première année, cette première étape et ces premiers mois que tu as passé dans l'hôtel, nous raconter plus en détail comment ça s'est passé, histoire qu'on se rende bien compte de l'opérationnel quand tu dois t'occuper de l'intégralité des tâches, tu vois, pour lancer un hôtel ?
- Speaker #1
Moi, ma première année, en gros, je faisais tout. Alors, le truc, c'est que quand on rachète un hôtel, il y a à toi de racheter aussi une équipe qui est en place. Donc, tu vois, il n'y avait pas de directeur. En fait, si tu veux, j'avais un espèce de rôle de directeur, mais il y avait des réceptionnistes et des veilleurs de nuit et des femmes de chambre. Mais c'est tout, c'était une équipe hyper réduite. Et en fait, moi, j'avais deux casquettes. En gros, la journée, tu vois, c'était l'après-midi, je faisais le directeur commercial. Donc en gros, j'appelais toute la journée des gens, je faisais des rendez-vous avec… avec les agences de voyage, avec les tours opérateurs, avec les OTA, donc les bookings, les expédiats, tous ces gens-là, pour essayer de commercialiser comme un malade mon hôtel. Ça, c'était le premier truc. Et le deuxième truc, casquette que j'ai découvert, c'était que je faisais vachement de bricolage, en fait. Donc, j'ai réparé la première année, j'ai réparé 200 chasses d'eau, je faisais des conneries comme ça. Et c'était assez formateur, c'était bien entendu, je n'avais pas envie de faire ça toute ma vie. Mais c'était assez rigolo parce qu'en fait, dans un hôtel, tu te rends compte qu'il y a toujours un truc qui ne va pas, il y a toujours un truc à réparer, il y a toujours des choses comme ça. Et du coup, c'était 70% de mon job, ces deux casquettes-là, c'était ça.
- Speaker #0
Est-ce que tu dirais que c'est une étape primordiale pour quelqu'un qui veut se lancer, de passer par une étape où justement tu vas changer des chasses d'eau et réparer des trucs dans les piôles ?
- Speaker #1
Primordiale, tu vois, j'en sais rien, tu vois. Je ne sais pas, il n'y a rien de... Je pense qu'il y a des choses plus intéressantes à faire. Si tu as les moyens d'avoir un bricolo, même à demi-temps, à mi-temps, il vaut mieux faire ça. C'est primordial si vraiment tu as zéro budget et que tu as besoin au début de démarrer et qu'il vaut mieux se concentrer là-dessus. Mais en vrai de vrai, le truc le plus important... Je pense quand tu es chef d'entreprise et tout ça, surtout si tu démarres, c'est la partie commerciale pour moi parce que c'est ce qui te rapporte du chiffre d'affaires. Tout ce qui te rapporte du chiffre d'affaires est le plus important. Et puis après, tu te débrouilles comme tu peux.
- Speaker #0
Et pour le coup, c'était un hôtel qui faisait quelle taille ?
- Speaker #1
C'était un 33 chambres. C'était un hôtel dans le sein qui s'appelait l'hôtel Sophie Germain, qui s'appelle toujours l'hôtel Sophie Germain, qui avait 33 chambres et qui faisait, quand j'ai repris, qui faisait 600 000, je crois que c'était exactement 580 000 euros de chiffre d'affaires hors-taxe. Je l'ai revendu quelques années après et on l'a revendu. Il faisait 1,2 millions de chiffre d'affaires au bout de 5-6 ans.
- Speaker #0
Et là-dessus, tu n'avais pas les murs, c'était uniquement le fonds ?
- Speaker #1
Je n'avais pas les murs, que le fonds de commerce. Tu payais un loyer.
- Speaker #0
Tu payais un loyer au propriétaire. Je pense que la majorité des gens voient un petit peu la structuration, mais en gros, tu as les murs qui sont portés par une structure type SCI ou autre et tu as le fonds de commerce qui lui est dans une boîte type SAS où on gère l'exploitation.
- Speaker #1
et donc toi t'étais propriétaire de cette partie là uniquement ouais de la SRL du fonds de commerce ok et qu'est-ce qui s'est passé donc après celui-là tu l'as revendu alors non pas tout de suite en fait qui s'est repassé il s'est passé un truc assez sympa avec le fameux banquier c'est que le type j'avais pas de tu vois ce qu'il faut imaginer c'est que j'étais dans ma boutique tu vois tout seul et tout j'avais pas de ce que je disais de grande stratégie et tout et en fait au bout de 3 ans il y a le banquier qui m'a rappelé donc c'est Merci. C'est un type qui s'appelle Jérôme Reynald de Biazy. Je le remercie parce que c'est toujours mon banquier aujourd'hui. Et le type, au bout de trois ans, il me rappelle et il me dit « Écoute, Gloagen, en fait, il y a un truc, je me suis planté sur ton compte. Parce qu'en fait, ça marche beaucoup mieux que ce que j'avais imaginé. Donc, je vais t'aider à acheter le deuxième hôtel. » Tu vois, et en fait, c'est un peu lui qui m'a poussé. et je me suis dit, putain, si c'est le banquier qui m'appelle pour me proposer ça, comme en général, ils sont un peu ceinture bretelle les banquiers. il y a un truc à faire et tout ça donc j'ai sauté sur l'occasion il m'a fait tout des montages hyper alambiqués parce que tu vois j'avais pas beaucoup d'apport c'était galère et tout donc on a mis en caution le premier hôtel on a fait voilà plein de choses plein de choses comme ça et j'ai pu racheter en fait un petit fonds de commerce toujours dans le dixième qui était rue des petites écuries et qui est devenu en fait par le temps l'hôtel paradis donc ça c'est en 2011 Merci. C'était en 2011 et en fait c'est un peu là où j'ai compris des choses dans l'hôtellerie, c'est un peu vraiment explosé pour moi. C'est qu'en fait on a fait appel à une décoratrice qui nous a refait tout l'hôtel et tout ça. Et parce que c'était mon goût et parce que dans le dixième je me suis dit, ce qui n'était pas le cas du premier, je me suis dit il faut faire un truc un peu déco, j'adore ça, il faut réfléchir au truc. Et en fait, et là... Je l'ai fait au début un peu pour moi, en tant que jeune voyageur urbain. Où est-ce que j'aime aller dans les hôtels ? Des hôtels à 120 balles la nuit, en gros. Pas forcément emplacement numéro 1, mais emplacement numéro 2, numéro 3. Là où il y a un peu des restos qui bougent et une déco un peu sympa. Et là, à ma grande surprise, je pense qu'à ma grande surprise à tous les deux, la décoratrice et moi, ça a été une espèce de folie de communication dans la presse et tout ça. Et on a eu, je ne sais plus la première année, on a eu 400 articles de presse. Je n'avais jamais imaginé dans ma vie prendre un bureau d'attaché de presse. Et là, j'étais obligé de prendre une attachée de presse juste pour gérer les demandes en 30.
- Speaker #0
Et rappelle-moi, on était en quelle année là ?
- Speaker #1
On était en 2011.
- Speaker #0
C'était les tout débuts de cette typologie d'hôtel, un peu boutique hôtel.
- Speaker #1
Il n'y en avait pas trop. Moi, je n'avais pas... Je ne m'étais pas dit, toujours pareil, je ne m'étais pas dit d'avoir une grande idée derrière. Mais je voulais faire un petit hôtel de quartier, pas trop cher, pour les types qui voyagent, tu es avec ta nana et tout, tu n'as pas les moyens d'aller dans les grands palaces et tout ça. Mais en même temps, tu kiffes un peu la déco, faire un truc un peu sympa. Tu ne vas pas aller dans le truc trop pourri et tout. Et en fait, effectivement, c'est-à-dire qu'on est arrivé sur un espèce de positionnement un peu moyen de gamme et tout. Et ça a cartonné assez vite.
- Speaker #0
Et ça, du coup, tu l'as... Donc, tu avais toujours... Là, tu étais en possession de deux hôtels à ce moment-là.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
C'est toi qui gérais les deux, toujours ? Oui, toujours. Tu étais opérationnel, tu étais sur les deux.
- Speaker #1
J'étais sur les deux, sauf que le premier hôtel, le 14e, en fait, il tournait très bien. J'avais ma réceptionniste à l'époque, avec qui je travaille toujours dans un de mes hôtels, que j'ai nommée directrice. Tu vois que j'avais nommé directrice. Elle, elle était passée en grade. Elle était beaucoup plus indépendante. Moi, je passais tous les jours à l'hôtel, mais... Mais je passais moins qu'avant et moi, je me concentrais sur l'Hôtel Paradis dans le dixième.
- Speaker #0
Et là, on est en 2011. On a des hôtels un peu du même type qui commencent à arriver sur le marché. Il y a une nouvelle vague d'hôtellerie, type boutique hôtel qui commence à s'installer à Paris. Comment tu as vécu cette période-là ou comment tu les as vues arriver par rapport à ce que toi tu étais en train de mettre en place en tant qu'indépendant ? Là tu avais des groupes qui arrivaient, je pensais à Hoxton ou quoi, tu vois.
- Speaker #1
Comment ça s'est passé ? Moi, pas grand-chose. En fait, je pense que tous les nouveaux hôtels comme ça, je pense que ça arrivait un peu après quand même. Tu vois, j'aurais dit après 2014-2015 et tout. parce qu'en fait c'est arrivé à peu près ça m'avait marqué juste avant que j'ouvre l'hôtel Panache l'hôtel Panache on l'a ouvert en 2016 et j'avais ce souvenir là des hôtels et après moi je l'ai plutôt bien vu et bien vécu déjà on va pas se mentir c'est un tout petit milieu on se connait tous plus ou moins c'est un peu le même genre de profil à chaque fois il y en a qu'on aide il y en a que j'ai un peu aidé à se lancer aussi sur ce marché là et moi je l'ai plutôt bien vu parce qu'en fait j'ai toujours considéré que dans le commerce Merci. c'était pas bon d'être tout seul sur un créneau, d'être tout seul dans son truc. Il vaut mieux qu'on soit plusieurs pour attirer vraiment une clientèle, pour attirer de plus en plus de monde. Et en fait, dès qu'il y a un nouveau boutique hôtel un peu sympa qui ouvre, malgré tout, ça profite un peu à tout le monde parce que l'hôtel qui est un peu plus ancien, ça lui fait un renouveau soit de commercialité ou de boost de communication et tout. Donc en fait, j'ai toujours remarqué que ça a toujours été plutôt profitable quand il y avait des nouveaux entrants qui arrivaient.
- Speaker #0
Et justement, quand tu as voulu développer ton nombre d'hôtels sur Paris, comment ça s'est passé ? Tu as accéléré à ce moment-là quand tu as vu ces nouveaux entrants ou ça a fonctionné un peu à l'opportunité ? Tu dirais qu'il vaut mieux fonctionner à l'opportunité ?
- Speaker #1
Un peu à l'opportunité, franchement, moi je n'ai pas du tout, je n'ai pas une seule seconde, je me suis dit un jour, tiens, il faut faire gaffe, il y a telle personne qui arrive, tel groupe qui arrive dans l'hôtellerie, il faut que j'en achète 15. Tu vois, ce n'est pas du tout ça. Un jour, on me dit, c'est marrant, à côté de chez toi, il y a un nouvel hôtel à vendre. Par exemple, pour le panache. Je l'ai acheté en 2013. Pour le panache, on m'a dit, il y a ça à vendre. Regarde, j'ai adoré l'immeuble, j'ai adoré le quartier. J'ai tout adoré. Les chambres étaient grandes et tout ça. C'est juste le prix correspondait à ce que j'avais en tête. C'était juste, j'ai acheté le panache. Je ne me suis pas du tout dit une seule seconde, putain, fais gaffe, il y a d'autres gars qui arrivent et tout. je pense qu'il y a la place pour tout le monde et c'est ça qui est rigolo
- Speaker #0
Et volonté de rester sur Paris dans l'optique de mutualiser quelque chose ou parce qu'Affinitaire est...
- Speaker #1
Au début, plutôt volonté de rester sur Paris. Là, on en a 7 aujourd'hui sur Paris. Donc, on continue. Tu vois, c'est ma ville. Je connais par cœur. Et puis, le truc, c'est qu'on me propose tout simplement des bonnes affaires sur Paris. Et après, là, on a acheté... En 2020, on a acheté un hôtel à Londres qui est en travaux qu'on ouvre cet été, là. Donc non, je pense que l'étape d'après, ce n'est pas du tout d'arrêter Paris, parce que ça m'intéresse toujours, mais c'est de regarder un peu ce qui se passe dans les grandes villes européennes. Je regarde beaucoup à Londres, je regarde beaucoup à Rome, je regarde beaucoup à Amsterdam. Je regarde beaucoup ces villes-là.
- Speaker #0
Et là, du coup, on arrive, on a sauté un peu l'étape, mais on arrive à huit hôtels. Avec ces huit hôtels, tu crées un groupe qui s'appelle Touriste.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et tu peux nous expliquer un petit peu ce qu'il y a derrière cette volonté de créer ce groupe-là et rassembler justement tes hôtels ? Parce que ce qu'il faut préciser, c'est qu'à chaque fois, c'est une marque différente. Chaque hôtel a son nom.
- Speaker #1
En fait, moi, ce qui m'amuse plutôt que de créer un groupe en vrai, ce qui m'amuse, c'est de créer plutôt des hôtels et des identités et des noms et tout ça, des trucs hyper différents pour chaque hôtel. Je trouve ça très rigolo de prendre à chaque fois, tu as une espèce de page blanche en termes de déco, en termes de design, en termes de même de… de commercialité, tu vois. On change quasi toute l'équipe de réflexion, tu vois, d'un nouvel hôtel à chaque fois. Ça, c'est un truc vraiment que j'adore et je voudrais, tu vois, je voudrais faire à chaque fois. Alors, on a fait deux hôtels avec Dorothée Millickson et j'en suis très content. On fait deux hôtels avec Chloé Chloé Negre, mais tu vois, l'idée, ce qui m'amuse, c'est d'essayer d'aller chercher des nouvelles personnes à chaque fois. Et ensuite, en fait, ce qui s'est passé, c'est que Pourquoi touristes ? En fait, à chaque fois qu'on ouvrait des hôtels, je voyais que les gens, que ce soit les journalistes ou les clients, étaient toujours hyper curieux de savoir ce qui était derrière, de savoir ce qui se passait. Ils posaient beaucoup de questions. Et pas tant que je n'avais pas envie de répondre, mais c'était plutôt que les gens avaient vraiment besoin d'avoir des réponses à des questions. Je n'avais jamais pensé faire un groupe. Et puis je m'étais dit si jamais je fais un groupe, je veux que ce soit un truc un peu marrant, je ne veux pas faire un truc trop sérieux. Et en fait ce qui s'est passé, pourquoi Touriste, c'est que j'ai eu l'opportunité de racheter Touriste.com, le nom de domaine. Et du coup j'ai trouvé ça très rigolo et en fait c'est un pote qui s'appelle Patricio Micheli. qui m'a donné l'idée de touriste, et du non-touriste en vrai, et lui, et tu vois, et en fait je me suis dit, mais putain, en fait il a raison, c'est ça qu'il faut faire, on ne se prend pas au sérieux, le non-touriste.com, quoi, touriste et touriste.com, c'est hyper fort et tout ça, tu vois, c'est, voilà, que, il y avait, c'était un moment aussi, c'était un autre moment, où tu sais, tu avais Airbnb qui était en pleine expansion à Paris et tout, et Airbnb, ils avaient un truc qui était vraiment de dire, vivait comme un local et tout. Et en fait, je ne suis pas contre ça, mais je ne suis pas tout à fait d'accord avec ça. Quand tu voyages et tout, il ne faut pas se prendre pour ce qu'on n'est pas. Tu vois, je pense que il y a tout un truc autour du touriste qui est un peu un mot galvaudé, qui est le truc, tu vois. Tu vois, ça fait chier d'être un touriste et tout. Et en fait, je pense que c'est un peu une connerie qu'il ne faut pas avoir honte d'être un touriste. Il ne faut pas être juste un touriste con, mais on n'est pas obligé d'être un touriste con. Et tu vois, en fait, il faut accepter aussi qu'à l'étranger, tu vois, on est l'étranger et qu'on est le touriste. et puis voilà, donc j'aimais beaucoup ce truc-là tu vois du du nom qui ne se prend pas trop sérieux. On ne fait pas un gros branding, on ne fait pas une grosse marque là-dessus. Ça reste toujours les hôtels. Chaque hôtel a son identité, c'est juste que c'est managed by tourist et que si jamais les gens veulent regarder, on a un site web, tourist.com, et ils peuvent comprendre l'histoire de tourisme. On ne le pousse pas spécialement dans les hôtels.
- Speaker #0
L'idée, ce n'est pas d'avoir des hôtels qui s'appellent touristes, pour le coup. C'est vraiment ce qui chapote tous tes hôtels aujourd'hui.
- Speaker #1
et qui va plus diffuser une philosophie plutôt au final en B2B presque sur ton management il y a un truc un peu corporel c'est un peu quand je présente mon groupe à des banques ou à des fonds d'investissement maintenant j'avoue c'est beaucoup plus facile parce que j'explique l'histoire des touristes et que ça rassure un peu les gens les institutionnels ça les rassure un peu et donc du coup du coup coup voilà il ya un truc un peu corporate elle n'en met qu'ils se prend pas au sérieux tu vois et moi ça me fait beaucoup marrer quand j'arrive chez rothschild ou dans une banque dire c'est à la réception il ya les touristes tu as vous avez rendez vous avec qui vous êtes c'est quoi la société c'est les touristes tu vois il ya un peu de tout ça que tu me fais marrer et concrètement
- Speaker #0
alors après c'est c'est pour avoir un peu de détails aussi sur la structuration mais aujourd'hui Aujourd'hui, touriste, tu y mets quoi ? Tu y mets ton personnel, tes outils ? ton CA ? Qu'est-ce qu'on retrouve là-dedans ? Tu vois, j'essaie de me projeter pour quelqu'un qui est dans cette dynamique. Juridiquement ? Ouais, ouais. Enfin,
- Speaker #1
juridiquement. En fait, Touriste, c'est juste, tu vois, c'est hyper simple. C'est juste une société de, si tu veux, de management, quoi. Tu vois qu'il y a des contrats de management avec chacun des hôtels.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Tu vois, pour faire hyper simple. Chaque hôtel est donc indépendant juridiquement. Chaque hôtel a des actionnaires différents, d'ailleurs. Et nous, moi je suis toujours Touriste et toujours actionnaire de ces hôtels Donc ça peut aller de 20% à 100% Et ça c'est la première casquette Et la deuxième casquette c'est que touriste A toujours un contrat de management avec les hôtels
- Speaker #0
Alors si tu peux expliquer Ce qu'on retrouve dans un contrat de management
- Speaker #1
Alors dans les grandes lignes Pour terminer juste sur ce qu'il peut y avoir de légalement C'est que nous on a un siège Où il y a une dizaine de personnes au siège Et tout ça et Et donc, tu as une direction financière, tu vois, avec un directeur financier, de la comptabilité et tout ça. Tu as de la commercialisation, une direction commerciale. Tu as une direction d'exploitation, qui est vraiment notre lien avec les hôtels, qui surveille les hôtels, qui aide les hôtels. Et tu as, depuis peu, des personnes qui s'occupent des travaux.
- Speaker #0
Ok. Tu vois,
- Speaker #1
donc voilà, et qui nous aident sur le suivi des travaux, parce qu'on a quatre chantiers en cours. qui nous a été en suivi des travaux et tout ça.
- Speaker #0
Donc toi, en résumé, tu es à la tête du groupe touriste de cette structure. Et est-ce que tu as encore une implication opérationnelle dans certains hôtels où aujourd'hui tout est délégué et la totalité de tes hôtels ont leur directeur ou directrice sur chaque adresse ?
- Speaker #1
Non, en vrai, je n'ai plus de partie opérationnelle dans les hôtels. J'essaye d'y aller le plus souvent possible. Je vais y aller plusieurs fois par semaine et tout. mais je ne peux plus du tout on doit avoir 120 personnes, 120 employés donc on est obligé de se structurer chaque hôtel a une direction, un directeur, une directrice qui est chapotée par la directrice d'exploitation au bureau,
- Speaker #0
on est obligé d'avoir une petite hiérarchie parce que sinon c'est ingérable c'est impossible et justement tout à l'heure tu parlais d'Airbnb et je me questionnais un petit peu sur la manière dont l'hôtellerie faisait face à l'intensité que pouvait mettre en place des plateformes, alors c'est pas que Airbnb, mais des plateformes comme Airbnb avec des maisons qui proposent toujours plus d'expérience avec... justement des expériences qui sont de plus en plus proches de celles de l'hôtellerie comment toi tu fais tu appréhendes ça et est ce que c'est toujours bon de comparer l'hôtellerie à airbnb ou est ce que pour toi ces deux mondes complètement différent je sais pas si tu as alors airbnb moi je suis pas spécialement contre airbnb tu vois j'ai rien je pense que tu as ils ont un peu comme
- Speaker #1
comme hubert comme tu as toutes ces boîtes là ça a fait bouger le marché et quand ça fait bouger tu vois c'est pas plus mal tu vois c'est un truc intéressant et tout clairement je regarde vachement ce qu'ils font aussi tu vois je voilà le seul truc au début ce qui était ce qui était un peu compliqué au début c'est c'est qu'on n'était pas tout à fait logé à la même enseigne dans le sens tu vois parce que nous on a tout un nombre de normes de réglementations qui sont hyper compliqué hyper lourde et que eux n'avaient pas ou n'appliquaient pas donc maintenant ça s'est vachement régulé tu vois avec tout ce qui a été fait par la mairie de paris et dans voilà dans plein de villes et tout donc c'est beaucoup mieux donc ça c'est le premier truc après Mais je pense que c'est un peu comme si tu disais un trajet en train, un trajet en voiture. C'est-à-dire que c'est deux choses différentes. Bien sûr que même moi, je suis déjà allé dormir dans des AirBnB, des choses comme ça. Le seul truc, c'est que c'est deux expériences qui sont complètement différentes, qui n'ont rien à voir. Je pense que c'est même deux catégories de gens qui sont différentes. Deux utilisations d'une ville qui sont différentes et tout ça. Et ensuite, sur l'expérience, moi, je suis là où je pense qu'ils avaient un truc qui était très bon au début. et qui est un peu en train de s'affaiblir, tu vois, après avoir, mais c'est qu'effectivement, ils misaient tout sur l'expérience client, sur l'hôte, tu vois, sur la spécificité, tu vis comme un local, tu rentres dans chaque ville et tout. Et pour avoir fait quelques Airbnbs et tout, c'est que maintenant, il y a un truc que je trouve, c'est que chaque Airbnb, tu vois, comme ça, c'est un peu professionnalisé, on va dire en gros, en tant que les gens qui achetaient des Airbnbs pour les louer et tout. Tu vois, moi, l'autre jour, j'étais, quoi l'autre jour ? avant Covid, donc il y a un petit temps, mais j'étais à Lisbonne et j'étais dans un Airbnb et tout en famille. tu vois le Airbnb il était complètement décoré en Ikea et Moji et tout et tu vois et en fait c'était toi j'ai trouvé ça dommage parce que l'immeuble était magnifique et tout mais à l'intérieur en fait c'était le même appart que si tu étais à Paris à New York à Tokyo quoi tu vois ce que je veux dire il y avait aucune aucun charme particulier pas d'âme particulière le mec il avait quatre appart dans l'immeuble qu'il avait transformé en Airbnb et tout j'imagine je les ai pas vu mais j'imagine que tout était en Ikea Habitat Moji et tout ce qui était en soi très bien, très fonctionnel et tout, mais donc du coup, aucune identité, aucune chaleur, et que je me suis dit, putain, c'est comporeux, parce que le truc sur lequel ils misaient, qui faisait un peu le charme d'avant, s'il y a trop de gens qui en font trop un métier, où c'est vraiment que des apparts pour faire du Airbnb, ça casse un peu tout ce truc-là, et toute l'image et tout, et donc ça, j'avais trouvé ça assez dommage, et justement, ça m'a conforté dans notre idée de nous, des hôtels, en tout cas de ce qu'on fait dans nos hôtels à nous, ou d'essayer de donner une image, une décoration. Un service, toutes ces choses-là. On bosse vachement là-dessus. Et nous, justement, on revient à tout ça. Dans nos hôtels, le matin au petit-déj, on essaye de faire des gâteaux maison. C'est con, mais je pense que ça crée vraiment une expérience, que ça crée un truc. Je me bats tous les matins pour faire ça. Alors que ça aurait été hyper cool que dans le Airbnb, tu aies justement l'adresse de la bonne boulangerie ou tel autre truc, qui était, je pense, l'idée de départ, mais qui est un peu en train de s'effilocher.
- Speaker #0
Et justement, tu vois, on parle d'expérience. Comment toi, c'est un terme qu'on entend énormément en ce moment, que ce soit dans l'hôtellerie, par hôtellerie, Airbnb, Enco. Comment toi, tu définirais l'expérience hôtelière aujourd'hui en 2022 ? C'est quoi un peu ta définition aujourd'hui de l'expérience ?
- Speaker #1
Je n'ai pas de définition précise. Déjà, tu vois, il y a juste des curseurs dans les expériences. c'est que le premier truc c'est que tout dépend déjà du prix que tu payes. C'est à dire que tu vois forcément si tu payes 500 euros ta nuit ou tu payes 50 euros ta nuit, bien entendu tu peux pas avoir la même exigence d'expérience de truc. Et après en fait je pense que dans l'hôtellerie, il y a un truc pareil sur lequel je me bats tout le temps avec les équipes et tout, mais je pense que la meilleure expérience en fait c'est les trucs qu'on oublie un peu, mais c'est les trucs les plus simples aussi quoi. Juste le bon accueil, pas juste parce que c'est pas que ça bien entendu, mais déjà les bases quoi, le bon accueil, d'être hyper sympa avec les gens, d'être... de jamais dire non, toujours dire oui, d'essayer de trouver des solutions, et de les aider dans des problématiques qu'ils peuvent avoir en tant que voyageurs, mais qui sortent du cadre de l'hôtel. Je ne sais plus, l'autre jour, il y avait une nana, elle était désespérée, elle était toute seule, Air France avait perdu sa valise. Elle ne parlait pas français et tout. C'est un réceptionniste qui s'est fait un peu chier pour appeler le service Bagages Air France. Et puis tout s'est réglé assez rapido. Et je sais, c'est des petites choses comme ça qui font qu'en fait, On gagne vachement de points sur notre expérience. La fille, c'est sûr qu'on l'a fidélisée. Et elle va revenir chez nous. Et c'est des choses comme ça. Plus que d'essayer de faire des milliards de choses dans la chambre.
- Speaker #0
ou dans l'hôtel pour que ce soit un peu moyen à la fin.
- Speaker #1
C'est vrai qu'en ce moment, on voit et on observe beaucoup d'investissements sur ces parties-là, l'architecture, la déco, et on en oublie un peu les basiques de l'hospitalité qui sont l'accueil et le bien dormir. Oui,
- Speaker #0
d'accueil, de bien dormir. Le meilleur truc d'un hôtel, c'est quand même de bien dormir. On fait tout pour ça, on bosse vachement là-dessus. Après, bien sûr, on essaie de faire une bonne déco. d'avoir tout ce qui tourne très bien aussi, mais c'est juste de ne pas oublier l'essentiel.
- Speaker #1
Et justement, toi qui as plusieurs hôtels maintenant, est-ce que tu as mutualisé des choses ? Est-ce que tu as créé une sorte de template qui te permet un peu d'identifier le bon cadre pour un hôtel, pour bien dormir, pour passer du bon temps, etc. ? Est-ce que tu as un template que tu appliques à chaque acquisition ?
- Speaker #0
Je n'ai pas de liste. En fait, c'est assez naturel. Je le fais de façon assez naturelle. C'est-à-dire que je le… je le vis vraiment comme si moi j'étais client dans un hôtel et qu'est-ce que j'attends. Et c'est toujours pareil, c'est toujours pareil. C'est-à-dire que je fais très très attention au rapport qualité-prix. C'est-à-dire que moi je considère que je peux dormir dans un hôtel à 50 euros la nuit comme dans un hôtel plus cher. Et donc du coup, je fais toujours hyper gaffe à ce que tu vois, parce que tu as des gens qui dorment dans des hôtels à 100 balles et qui vont avoir des exigences énormes. Alors que tu vois, je pense que tu ne peux pas avoir des exigences de palace quand tu dors dans les trucs, tu as 100 balles et tout. Et donc du coup, je pense qu'il y a toujours une notion de rapport qualité-prix, un peu comme dans la restauration, comme dans plein de choses, auxquelles il faut faire attention.
- Speaker #1
Et aujourd'hui, ça m'emmène là-dessus, il n'y a pas de restauration dans tes hôtels ?
- Speaker #0
Si, on a des restos.
- Speaker #1
Certains ?
- Speaker #0
Oui, on en a. On a par exemple au Panache, on vient d'installer Café Berry qui a ouvert il y a un mois. donc ça c'est une fille qui s'appelle Shirley et qui avait un café dans le Marais qui s'appelle Café Berry et qui, parce que tu vois je voulais vraiment faire un coffee shop et tout je l'ai rencontrée, elle a un concept hyper sympa elle est hyper sympa la fille et tout et on a fait elle a vraiment pris la possession des lieux ça cartonne, tu vois c'est assez rigolo, c'est la fille elle aime toute une communauté et tout ça ça cartonne de chez cartonne donc ça c'est rigolo et au Deux Gars on a en face, on a le café des Deux Gars qui est géré par par Merci. Fred est en cuisine. Il a un super chef qui s'appelle Jonathan. Et eux, vraiment, ils font de leur côté, ils font leur resto de leur côté. C'est hyper sympa. Tu vois, très bistronomie et tout. Et c'est assez cool.
- Speaker #1
Et ça, du coup, tu as fait le choix d'intégrer, justement, des partenaires plutôt que de… Non,
- Speaker #0
ce n'est pas intégré. Ce sont des locations-gérances.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Parce que, justement, je voulais externaliser.
- Speaker #1
OK. Et ça, pour le coup, tu vas le dupliquer sur d'autres… d'autres hôtels ou l'objectif c'est à chaque fois d'essayer d'externaliser sur chacun des hôtels ?
- Speaker #0
Ça dépend vraiment des hôtels, ça dépend de plein de choses, des espaces, des hôtels déjà le premier truc c'est que c'est pas forcément l'idée c'est pas forcément qu'il y ait des restaurants à chaque fois c'est pas mon c'est pas un énorme c'est un truc qui est assez compliqué à gérer je recherche pas forcément ça, je vais pas rechercher du F&B dans les hôtels s'il y en a tant mieux mais je vais pas le chercher Merci. Et puis, voilà. Et après, c'est soit on le fait en interne, soit on le fait en externe. Ça dépend vachement des opportunités et tout.
- Speaker #1
Oui, parce que ça, c'est hyper intéressant. Aujourd'hui, c'est un modèle sur lequel, pour ceux qui nous écoutent, sur lequel on peut se développer assez facilement parce qu'on va aller s'appuyer sur une expertise externe. Et puis, on va pouvoir intégrer ça dans notre spot sans porter la charge. Et on est sur un win-win, en fait, entre le restaurateur et nous, l'hôtelier. Et pour le coup, chacun allège un peu ses charges pour développer son business et peut commencer, entamer une nouvelle activité ou une nouvelle idée, un nouveau projet en ayant des coûts moindres. Comment toi, tu le gères aujourd'hui, ça, quand tu l'intègres à un hôtel ? C'est du relationnel ? Comment tu embarques ça ?
- Speaker #0
Je pense que c'est un win-win, c'est sûr. Comment ça se construit ? Déjà l'avantage pour eux c'est qu'ils n'ont pas de fonds de commerce à acheter, donc c'est beaucoup plus plug and play, ça va beaucoup plus vite, c'est moins coûteux, le risque est moins élevé pour eux. Et puis en fait, d'où ça nous rapporte de la clientèle, ça nous rapporte une visibilité. Nous on leur en apporte une aussi forcément, une clientèle et une visibilité. Après en vrai c'est pas aussi facile que ça, c'est-à-dire que bien sûr il y a des clients d'hôtels qui vont dîner ou déjeuner dans les restos et tout mais… Les clients des hôtels sont quand même vachement des gens de la ville, des gens de Paris et tout ça, qui viennent manger dans le restaurant.
- Speaker #1
hyper intéressant et du coup là pour poursuivre un peu sur Touriste c'est quoi les prochaines étapes dans les prochaines semaines, les prochains mois je sais que tu étais sur l'acquisition d'un hôtel à Londres t'en es où là actuellement est-ce que tu peux nous raconter l'hôtel à Londres donc si tout se passe bien c'est un peu compliqué en ce moment mais si tout se passe bien on ouvre en cet été alors vas-y raconte nous qu'est-ce
- Speaker #0
qui est compliqué en ce moment ce qui est hyper compliqué c'est qu'on a acheté en mars 2020 cet hôtel ... Donc juste avant le confinement, Covid et tout, on est dans le Paddington, donc c'est un gros truc. Après, c'est un gros bébé, c'est mon plus gros investissement que j'ai jamais fait. Et ce qui est compliqué, c'est qu'on s'est pris Covid, ça comme tout le monde et tout. Et en plus, les Anglais, ils se sont pris le Brexit. Tu vois, donc c'est un peu double peine. Et donc du coup, ça a fait que tous les gens qui travaillaient, qui avaient que des permis de travail ou des permis de séjour, notamment dans les entreprises du bâtiment et tout. Tu vois, tout le monde s'est fait virer quasi du jour au lendemain. Donc, ça a été hyper galère pour eux. Il n'y a plus eu d'équipe. Après, ils les font revenir au compte-gouttes avec des accords interpayés et tout. Donc, voilà, il y a eu des problèmes, mais comme tout le monde, sur les achats de marchandises, les prix qui ont explosé. Voilà, il y a tout un truc. Tu vois, ça va très bien se terminer. On est assez, tu vois, je suis assez confiant et tout. mais disons que tu vois il y a eu le l'alignement des étoiles qui est un peu compliqué là-dessus, l'entreprise générale qui fait vachement défaut parce que financièrement, ça a été bordel pour eux. On essaie de les aider, on essaie de sortir par le haut et tout.
- Speaker #1
Et justement, en revenant un peu sur cette période Covid, quels ont été les enseignements que tu as pu tirer de cette période avec les optimisations et les chamboulements que tu as pu faire sur ton projet et sur ton business ? C'est quoi les... les clés un peu que tu peux partager post-Covid et nous raconter ça.
- Speaker #0
Ouais, mais tu vois, on a essayé de se débrouiller comme on a pu. Il n'y a pas un seul truc que je regrette d'avoir fait, que je regrette de ces deux ans et tout. Ça a vachement, ça nous a permis de vachement réfléchir, ça a soudé des équipes, ça a fait partir des gens auxquels je n'avais jamais pensé qu'ils partiraient. Je pensais que c'était, voilà. C'est juste que c'est la vie, tu vois. Je pense que ça a été compliqué pour nous, mais ça a été aussi compliqué pour tout le monde, pour les salariés, tu vois. On sort quand même d'une espèce de période quand même assez exceptionnelle et tout. Donc, voilà. Et non, les décisions, on a été... Le truc qu'il ne faut pas oublier, c'est qu'on a été vachement aidés par l'État français. Tu vois, en termes de toutes les aides, tous les trucs, franchement, même quand je vois par rapport à l'Angleterre et tout, ça n'a rien à voir. Et ça, c'est un truc qu'on oublie de dire quand même, Et puis, voilà, ça nous a permis de survivre. Et on a été vachement aidés par nos banques et tout, par nos partenaires bancaires. Et après, ce qui est hyper intéressant, c'est que, tu vois, la fin du Covid, il y a eu une première fin de Covid, on va dire en septembre dernier, en 21, où franchement, quasi du jour au lendemain, les hôtels se sont remplis, ça a explosé et tout. On s'est tapé au micron de mi-décembre à fin février, qui franchement a fait assez mal et qui nous a coupé l'air sous le pied. Et là, 1er mars... j'exagère à peine, franchement, c'est reparti comme avant. On est dans un modèle hyper résilient, les gens sont là, on fait. Juste en mars, pour te donner une idée, c'est là que l'année 2019 a été la meilleure année pour nous en 15 ans d'hôtellerie. En mars 2022, j'ai deux hôtels qui font mieux que mars 2019. Je suis hyper content, mais je suis hyper surpris. Je ne m'attendais pas à ça. Et les deux autres, on est à moins 4% de mars 2019. Donc, c'est des excellents chiffres. Si tout se passe bien, on va peut-être faire 2022, on va peut-être être meilleur que 2019.
- Speaker #1
Et du coup, ça te donne des perspectives et ça t'emmène sur des nouveaux projets pour touristes ?
- Speaker #0
Déjà, ça me donne confiance dans l'humain et ça me donne confiance dans l'avenir du tourisme. Je n'ai pas douté, mais dans le tourisme en général et dans l'hôtellerie en particulier. et ouais moi j'ai hyper confiance en décembre 2021 on a acheté 3 hôtels tu vois à Paris donc là ils sont quasi en travaux donc moi je suis à Donf je suis à Donf je continue et on continue tu vois l'idée c'est de continuer à développer on cherche d'autres actifs là je te dis je regarde vachement à l'étranger je regarde un peu partout et tout et on continue on ne s'arrête pas et t'as senti comment justement les sujets d'acquisition sur la fin d'année
- Speaker #1
Banque plus réticente, investissement plus réticent ?
- Speaker #0
Non, alors justement pas du tout, mais parce qu'on est passé juste avant Omicron en fait, c'est-à-dire qu'on a tout closé. C'était des gros montants et tout ça. Et tout s'est closé fin novembre, début décembre. Et donc du coup, Omicron est arrivé fin décembre, mi-décembre, fin décembre. Donc là, je pense qu'il y a eu un espèce de petit passage à vide, mais où nous, c'était déjà fait, donc on n'a pas eu de soucis là-dessus. Et en fait, tout est reparti. Et là, pour parler vraiment toute la journée avec les banquiers, les perspectives de mars-avril. sont bonnes, donc tout le monde est reparti. Les banquiers sont là, ils sont au rendez-vous.
- Speaker #1
Ça, c'est plutôt une bonne chose. Est-ce que justement, c'est un peu le fait qu'ils soient au rendez-vous, que tu t'es dit, il y a moyen d'en profiter pour saisir cette opportunité, plutôt que d'en profiter, mais de saisir cette opportunité pour développer un nouveau pan de l'hôtellerie et notamment de l'outdoor. Tu développes ce nouveau projet, tu peux nous en parler un petit peu plus. J'ai vu passer quelques articles, ça reste encore un peu... Un peu abstrait pour moi, mais si jamais tu veux bien partager un peu plus de détails, c'est parfait.
- Speaker #0
Oui, clairement. Alors, c'est un projet qui s'appelle Bonfire. Et c'est un truc que j'ai en tête depuis très longtemps. Alors, pas tout à fait ce projet-là comme il est aujourd'hui, mais disons que j'ai en tête le côté camping, le côté camp, nature et tout ça depuis très longtemps, sur lequel je réfléchis. Pas beaucoup de temps pour m'en occuper, pas beaucoup de temps pour développer l'idée, pour tout ça. Et en fait... C'est assez rigolo, mais pendant le... Je crois que ça s'est fait juste avant le premier confinement ou pendant le confinement, un truc comme ça. J'ai un copain qui s'appelle Thibaut Dagreve qui m'appelle et qui me dit qu'il était un peu dans ce domaine-là et tout ça. Et on parle chacun de nos expériences. Et en fait, on se dit, mais pourquoi... Il me raconte plus son expérience, je lui raconte la mienne, mes idées et tout. Et on se dit, mais en fait, pourquoi on ne fait pas ça ensemble ? Ça serait peut-être beaucoup plus simple. Moi, je n'ai pas trop le temps parce que j'ai quand même tous les hôtels à gérer et tout. Et en fait, on crée une idée commune, on crée une boîte commune et tout ça. Et on développe, on fait un concept hyper fort et tout là-dessus. Et donc, en fait, on a lancé l'aventure juste au tout début du confinement, si tu veux. Donc, il y a peut-être un an et demi, truc. Et en fait, ce n'est pas plus mal qu'on les fait à deux parce qu'en fait, lui, il est hyper balèze. Et il a un peu plus de temps que moi pour aller voir en région, pour aller rencontrer les gens. Parce qu'on cherche vraiment des trucs un peu sauvages, des trucs un peu nature. et tout ça. Et donc, du coup, lui, il passe son temps à aller visiter des terrains, que ce soit des choses privées, des choses de municipalité et tout, et puis pour implanter notre concept, notre idée. Et en fait, toute l'idée, on l'a fait avec le cabinet qui s'appelle Salazar Ex Bipol, qui nous a dessiné des tentes, un truc hyper léché, un truc hyper cool et tout. En fait, l'idée, c'est que c'est des tentes, on essaie d'aller dans des lieux de nature. Et on met des tentes qui sont des trucs assez haut de gamme, qui font entre 35 et 60 mètres carrés, si tu veux. Même si tu es sous une tente, tu as un confort hyper moderne, tu as un vrai lit et tout ça dedans. Tu as un mini bar, tu as plein de choses. Tu as ton petit feu et tout, tu as ton feu de camp, bien entendu. Tu as des tables communes, tu as tout un univers qui réfléchit autour de ça, avec plein de goodies, plein d'idées, plein de choses. plein d'expériences, on parlait tout à l'heure des expériences alors là vraiment on essaie de se défoncer sur les expériences et avec Thibaut tu vois on s'éclate à chercher des nouvelles idées en fonction des régions où on est parce que l'idée c'est vraiment d'inclure le projet dans chaque région, dans chaque truc et qu'il y ait un maillage avec les gens locaux avec le territoire avec le territoire, pas du tout de casser le truc et tout ça et en fait on visite plein de choses, plein plein de lieux Là, on a en gros, je te la fais courte, mais on a une petite dizaine de lieux où on est en grosse discussion avec les gens. Mais c'est vraiment très très long parce qu'en fonction des lieux, soit tu as des autorisations particulières à demander, soit tu as des trucs à racheter. Ce n'est pas du tout aussi simple que ce que je fais moi dans l'hôtellerie. Et là, par exemple, c'est marrant que tu m'en parles, mais hier, j'étais en réunion avec Thibaut et là, il a visité un truc en Dordogne. un truc de Maboule, dans une forêt avec des lacs et tout ça. Donc, tu as plein de lacs. C'est un truc assez grand. Et on pourrait installer éventuellement, tu vois, les tentes autour des lacs, entre la forêt et les lacs. Tu vois, il y a plein, plein de trucs à faire et tout ça. Très rigolo. Et ce n'est pas très loin de Bordeaux, pas très loin de tout ça. Et ça, ça nous branche vachement. Moi, je n'y passe pas tout le temps que je voudrais, je t'avoue, sur ce projet-là. Mais on essaye. fois j'aimerais bien que le Il faudrait que le premier camp ouvre pour la saison 2023.
- Speaker #1
Et donc là, pour Bonfire, tu cherches quoi ? Tu cherches des campings à réhabiliter ou des terrains nus sur lesquels construire quelque chose ? Comment ça se passe, du coup ? Explique-nous.
- Speaker #0
Il y a plein de choses. On cherche un peu tout. On peut chercher soit des campings qui existent déjà, soit des terrains neutres qui ne sont pas des campings. Le seul truc, c'est que là, on est confronté à une problématique qui est la transformation, que ce soit des forêts, que ce soit des trucs agricoles, de tout ça, en zone touristique. En loisirs, exactement. Ça, c'est hyper compliqué et tout, mais on est vachement accompagné par la région. En fait, notre démarche... Elle est un peu, nous, on va voir en priorité les régions qui, eux, cherchent vachement à des nouveaux exploitants, des nouvelles personnes et tout. Donc, c'est eux qui nous guident beaucoup, beaucoup dans le fait d'aller là, de rencontrer telle personne, telle personne. Ils ont entendu parler de telle chose et telle chose. Voilà, on peut aller voir des bases de loisirs, tu vois, des anciennes bases de loisirs, des anciens… Tu vois, il y a beaucoup de camps de vacances, tu vois. Je te dis n'importe quoi, mais de camps de vacances de la Poste, de EDF. qui sont un peu abandonnés ou qui sont, tu vois, ils ont besoin, ils veulent vendre, ils ont besoin d'un second souffle et tout. Voilà, nous, on va visiter ces gens, ces trucs-là. Et en fait, tout ce qui nous intéresse, tu vois, le fait qu'il y ait des habitations ou des constructions au-dessus, ça ne nous dérange pas en fonction de ce que c'est. Mais ce qu'on veut, c'est que ce soit pas entouré, le truc principal, c'est que ce soit pas trop entouré de trop d'habitations de l'extérieur, tu vois. De choses qu'on ne maîtrise pas. il ne faut pas que ce soit clairement pas collé à une ville il ne faut pas que ce soit à toi,
- Speaker #1
il faut que ce soit à quelques kilomètres d'une ville ou des choses comme ça c'est hyper intéressant parce que tu parles de second souffle tu vois le second souffle qu'on peut donner à un camping, une base de loisirs ou à ces bâtiments qui appartenaient à des CE, tu citais la poste mais en fait on avait à l'époque tu avais tous les CE qui achetaient des bâtiments ou la boîte qui achetait des bâtiments et qui créait des centres de vacances pour leurs salariés et ces bâtiments aujourd'hui il y en a beaucoup qui sont à l'abandon ou qui sont à vendre et qui peuvent être optimisés et qui souvent se trouvent dans des territoires comme les nôtres. Mais voilà, en parlant de second souffle, c'est donner un second souffle au lieu en tant que tel, mais donner un second souffle au territoire aussi. Et justement, en apportant des nouveautés, en apportant de la nouveauté, avec une nouvelle clientèle, avec de la jeunesse. Et c'est là où tu peux créer des choses assez intéressantes. Et pour ceux qui nous écoutent, c'est aussi un gros levier d'accéder à des biens immobiliers et de développer son projet. C'est-à-dire que c'est... C'est... Ce n'est pas forcément l'acquisition d'un bien d'un privé à un privé. C'est que souvent, à travers les collectivités, avec cet argument de donner un second souffle et de redynamiser un territoire, on peut accéder à des projets hyper intéressants.
- Speaker #0
Ce qu'il faut imaginer, c'est que dans chaque commune en France, quasiment, j'exagère à peine, il y a un camping. Parce qu'il y a une loi dans les années 50, c'est un peu long, mais pour couper la liberté de camper n'importe où. les communes étaient obligées de créer un camping. Parce qu'avant tu ne pouvais pas interdire le camping sauvage, avant les années 50 et tout ça. Et pour interdire le camping sauvage, il fallait qu'il y ait une aire de camping dans une commune. Donc tu as plein de communes qui ont des aires de camping. Mais des toutes petites, tu vois, des tout petits trucs et tout ça. Et puis les mecs, forcément, ils n'ont pas forcément l'argent, ni le temps, ni les compétences et tout ça. Donc tu as les grands campings qu'on connaît, tu vois, avec les mobile homes, toutes ces choses-là. Ça, ça n'intéresse que les gens qui ont des... Tu vois, parce que ça fait une certaine taille. Nous, ce qui nous intéresse, c'est plutôt d'aller retrouver justement des campings plus petits, plus authentiques, des trucs plus familiaux, des trucs où il n'y a pas forcément 15 000 toboggans dessus et tout ça, et d'aller chez toi 15 000 infrastructures et tout, et d'aller chercher ces campings-là.
- Speaker #1
Et là, vous souhaitez développer une marque globale ou de rester sur la même dynamique que Touriste et d'avoir un nom par spot ?
- Speaker #0
L'idée, c'est vraiment de créer Bonfire. Après, chaque lieu aurait vraiment une identité. aurait la même identité mais il aurait vraiment les attraits puisque je veux que chaque camp soit vraiment en adéquation avec son territoire et avec sa région et tout donc je veux vraiment insister là dessus que tu puisses tu vois que tu es le bon plan d'aller voir le vigneron le mec qui fait le fromage le canailleau et kayak du coin tu vois d'aller visiter la grotte d'à côté et tout ça je veux vraiment c'est hyper important pour nous mais de vraiment de créer une marque et tu vois l'idée c'est on est accompagné des gens on discute beaucoup avec des fournacissements des gens comme ça L'idée, c'est de sortir une petite dizaine de camps entre 3 et 5 ans après avoir lancé le premier.
- Speaker #1
Carrément. Et ça, tu disais... Oui, pardon, excuse-moi, tu disais ?
- Speaker #0
Non, non, non, vraiment. Là, on part sur une marque, sur un truc, même identité, mais chacun, chaque lieu, c'est sa spécificité.
- Speaker #1
Et pour, carrément, et pour en revenir au sujet de télétravail, ce qu'il y a derrière ça, c'est effectivement plus cette appétence, le fait d'avoir été dans cette mobilité. qui a offert le remote, c'est d'accentuer l'appétence pour la nature et pour l'équilibre vie perso, vie pro, où les gens sont de plus en plus dans cette dynamique d'aller chercher un cadre nature et encore plus sur des escapades, tu vois, type week-end ou autre. encore plus maintenant je te rejoins sur le fait que le télétravail en soi c'est un sujet complètement à part mais ça ça a accentué cette découverte et ce besoin chez les gens d'aller dans un environnement favorable après
- Speaker #0
tu vois il y a un autre truc que je considère pas tout à fait comme du télétravail mais qui tu vois qui rejoint un peu ça c'est que en fait je pense aussi que tu vas avoir de plus en plus tu vois des espèces de petits séminaires tu vois dans les boîtes dans les trucs comme ça pour motiver les gens pour se retrouver et tout tu vois où tu sors du bureau Et clairement, tu vois, ça fait partie des trucs, que ce soit nature ou pas nature, mais tu vois, de faire bouger les gens. Et ça, je pense que ça va être un peu dynamisé, ça.
- Speaker #1
Et comment tu vois un peu, tu vois, l'hospitalité dans quelques années et sa transformation, comment toi, tu la vis de l'intérieur ? C'est quoi les grands changements qui vont arriver ou qui commencent à opérer dans cet écosystème ?
- Speaker #0
Il y a quand même un grand truc, c'est que, tu vois, dans les... Alors, je te parle... On va parler des grandes villes, genre Paris, l'île Lyon et tout. Malgré tout, ces villes-là, et notamment Paris, on est vraiment dans des villes qui marchent beaucoup plus avec la clientèle corporate qu'avec la clientèle touristique. Nous, ce qui nous fait bouffer tous les jours, c'est quand même les salons, c'est quand même les fashion week, tous les gens qui se retrouvent pour bosser et tout ça. Ça, c'est vraiment quand même le gros sujet. Et en fait... je pense dans le futur qu'on ne pourra pas se passer dans le boulot, on ne pourra pas se passer de rencontrer les gens, on ne pourra pas se passer pour signer un contrat, de taper dans la main pour une négociation. C'est toujours beaucoup plus facile d'avoir une négociation face à face que via Zoom ou via truc. C'est toujours, tu vois, on a besoin de ça. Donc, je pense que les voyages corporels qui sont ridicules à l'autre bout du monde pour faire une réunion de deux heures, ça, ça n'existera plus. Mais les trucs qui sont un peu importants pour rencontrer, dans les salons, tu as les commerciaux qui rencontrent. des acheteurs, des vendeurs, des choses comme ça, t'es obligé de le faire, on pourra pas y couper. Donc je pense pas que ça va, tu vois, dans 10 ans, on a besoin de bosser comme ça, on bossera toujours comme ça, et puis voilà. Tu vois, j'ai pas de grande idée sur l'hôtellerie de demain là-dessus. C'est pas que j'ai pas de grande idée, c'est que je pense que ça va pas changer du tout au tout.
- Speaker #1
Ouais, mais c'est...
- Speaker #0
je pense que tu vois il y a un truc qui est hyper important c'est que je pense que dans les hôtels dans lesquels tu vas même pour aller à un salon à Porte de Versailles on va faire de plus en plus gaffe à quel produit éventuellement quel label est sur l'hôtel quel produit de savon d'entretien tu utilises parce que ça nous parle plus, c'est plus concret on va faire plus attention à ça après on va être obligé de venir à Paris pour aller rencontrer des gens sur un salon pour une fashion week, les journalistes ils ont quand même besoin ils ont essayé en zoom de faire des fashion week et tout,
- Speaker #1
le premier truc qui arrive le lendemain c'est dès que tout s'ouvre c'est de refaire des énormes shows de refaire des énormes choses voilà quoi un grand merci Adrien en tout cas c'est cool d'avoir partagé d'avoir partagé tout ça avec nous où est-ce qu'on peut te retrouver ? si on veut rentrer en contact avec toi si jamais on veut t'envoyer un message quel est le meilleur support pour te contacter le mieux c'est sur LinkedIn en vrai c'est sur LinkedIn,
- Speaker #0
sur mon profil et puis j'essaye au mieux que je peux de répondre aux mails ça marche,
- Speaker #1
moi je mettrais les petits liens en descriptif et bah écoute merci beaucoup Adrien c'est super cool, et puis hâte de voir la suite, pareil je mettrais les différents éléments de touristes, les hôtels Amen.
- Speaker #0
Merci à toi
- Speaker #1
Merci beaucoup d'avoir écouté jusqu'au bout n'hésitez pas à m'envoyer vos retours d'expérience j'adore recevoir vos commentaires et si cet épisode vous a plu n'oubliez pas de le partager autour de vous de vous abonner sur votre plateforme préférée si vous avez un peu de temps devant vous d'y laisser une note 5 étoiles et un petit commentaire ça m'aidera à remonter dans les classements No Small Plan s'est produit par The Crafted Hospitality Garage, une plateforme de professionnels dédiée à celles et ceux qui créent des lieux hors du commun. Un espace pour échanger, se former, partager et obtenir des réponses à ces questions. Vous pouvez retrouver la plateforme sur coastlinecreative.club Encore merci à vous et à mercredi prochain pour un nouvel épisode.