- Speaker #0
Salut à tous, je suis Kevin Le Goff, fondateur de Coastline Creative Club et aujourd'hui je vous présente un podcast qui vise à explorer et faire parler l'univers de l'hospitality pour comprendre comment développer votre projet perso en faisant parler celles et ceux qui inventent des lieux hors du commun. Bienvenue à tous, vous écoutez No Small Plans. Alors je me suis pas mal questionné sur l'entrée d'un partenaire avec NoSmallPlans et au final je me suis lancé le défi de donner la parole uniquement aux boîtes ou aux outils avec lesquels je travaillais déjà et cette semaine je suis très heureux de vous présenter Cosmos Alors Cosmos c'est pas la dernière plateforme SaaS à la mode mais bel et bien un studio de pensée et de réflexion qui va regrouper la meilleure brigade de créatifs ces fameux talents qui peuvent parfois nous manquer en interne quand on se retrouve à la recherche d'une solution pour le développement d'un produit d'un projet ou d'une idée plus globalement Des talents qui vont nous permettre d'apporter une solution à notre problématique, que ce soit sur la stratégie, le branding ou plus largement la vision de sa boîte. Et là où tu pourrais aller voir un coach pour ton développement personnel, Cosmos c'est la porte à laquelle il faut taper quand tu as une nouvelle idée et que tu as besoin de la structurer. On pense souvent que tout se joue en interne, mais la solution provient souvent d'un regard extérieur et Cosmos va pouvoir challenger ta marque, ton projet, pour répondre à des problématiques en se basant sur la discipline du design thinking. ce nouveau courant de pensée qui va pouvoir réaliser un réel examen de conscience. Je vous invite à découvrir Cosmos avec les petits liens que je vais mettre en description du podcast et à contacter Sylvain Vallier, si vous le souhaitez, qui est le CEO de la boîte, via son LinkedIn. Même chose, je vous mettrai tous les détails dans le descriptif du podcast. En attendant, je vous souhaite une très bonne écoute avec notre nouvel invité sur ce nouvel épisode. Alors ici on parle de lieux mais aussi de concepts, de nouvelles tendances qui peuvent émerger au sein d'une adresse et aujourd'hui j'ai le plaisir de recevoir Pierre Tardy qui est le fondateur d'Outwork, une marque qui vise à sortir les urbains de leur bureau pour offrir une nouvelle expérience du travail, au vert, dans des lieux inspirants. Il vient d'ouvrir les portes de son premier spot et Pierre nous partage dans cet épisode la manière dont il a itéré, testé et imaginé son concept. Bonne écoute à tous. Salut Pierre et bienvenue sur nos Small Plants.
- Speaker #1
super content de t'avoir à Paris merci merci content d'être là t'es où là t'es où là actuellement alors là il ne faut pas coutume je suis sur Paris dans mon petit atterre parisien il faut il faut voilà c'est bien c'est le c'est le point d'ancrage avant de repartir à
- Speaker #0
la campagne autour de Paris yes ce que je te propose c'est pour ceux qui nous écoutent et qui ne te connaissent pas encore si tu peux faire la classique de te présenter et surtout d'essayer de faire le lien avec ce que tu as vécu précédemment et ce qui t'a emmené sur ce projet dont tu vas nous parler par la suite.
- Speaker #1
Avec plaisir. Du coup, je m'appelle Pierre Tardy, j'ai 29 ans, je suis le dernier d'une fratrie de quatre frères et sœurs. Je suis né aux Etats-Unis, j'ai grandi en région parisienne, Île-de-France, dans les Yvelines pour être très exact. Je suis un fan de sport, fan de rugby.
- Speaker #0
T'es content là ?
- Speaker #1
Ouais, ouais, ouais. En plus, quand on enregistre ce podcast, on sort d'une super performance équipe de France. Donc, le lundi et la semaine commencent bien. Voilà, fan d'outdoor, de sport de manière générale, encore plus ces dernières années. J'ai eu la chance pendant les dernières années de pas mal voyager avant le confinement et aussi de télétravailler avant l'arrivée du... dans la pandémie qu'on connaît tous. C'est à partir de cette première expérience en télétravail que j'ai réalisé qu'il y avait quelque chose de nouveau qui arrivait dans notre société. Et puis le confinement qu'on connaît a accéléré beaucoup de choses par rapport à tout ça, à cette maturité, à cette perception de manière générale du télétravail. Et c'est comme ça que petit à petit, on va dire, le projet Outwork, que je vais expliquer après, a émergé.
- Speaker #0
et précédemment du coup tu étais c'était quand tu parlais de télétravail c'était quoi tu passais pour ouais j'étais dans une boîte qui s'appelait d'english qui s'appelle d'english qui propose des cours de langue en ligne
- Speaker #1
sans prof, mais c'est un algorithme, un peu à la Babel ou à Duolingo. Et du coup, j'étais project manager, je m'occupais pas mal des opérations dans cette boîte. C'est une boîte de 30-40 personnes aujourd'hui, avec une politique de tétraille assez souple, pour le coup, avant même le Covid.
- Speaker #0
Et du coup, tu as eu l'occasion de tester des spots à ce moment-là, quand tu bossais chez eux ? qu'est-ce qui t'a... diriger petit à petit vers Outwork, on va en parler, mais comment ça s'est passé un petit peu la transition et le fait de sauter le pas en tant qu'entrepreneur ?
- Speaker #1
Ouais, il y a eu je pense plusieurs déclics. En fait, quand j'étais chez Jim Leach, on avait ce qu'ils appelaient des working holidays, c'est-à-dire qu'on pouvait partir en tant que manager dans un spot de notre choix dans le monde entier. donc moi je... Je pouvais partir une semaine en télétravail et après, je prolongeais le plaisir une semaine en vacances. J'ai eu l'occasion de le faire en Australie. Deux années de suite, ensuite, j'ai fait le Brésil, du coup, en fin 2019. Et voilà, c'était des spots hyper cool, près de la plage, tout ce qu'on peut imaginer de plus beau. Donc, une belle première expérience. Mais j'ai aussi vécu à travers ces expériences les limites déjà du télétravail. à savoir le fait de me sentir un petit peu isolé de mes collègues qui étaient tous au bureau, de rater quelques communications, quelques informations importantes de chitchat qui ne peuvent pas forcément s'écrire, en tout cas à l'époque ils ne s'écrivaient pas. Donc voilà, ça a été une première expérience notable, c'était éphémère on va dire ce télétravail, donc ça allait, mais c'est vrai que j'ai ressenti déjà ces quelques challenges liés à ce mode de travail. Et ensuite, si je peux revenir au confinement, je suis parti dans le Perche avec un de mes meilleurs potes, Henri. Il a une propriété familiale depuis plusieurs générations. Il y a 20 hectares de forêt, c'est un grand domaine qu'il faut entretenir. Et puis, on a été confinés 8 semaines là-bas. Donc, on bossait, enfin moi je bossais à temps plein la semaine. Mais le soir, dès 18h30, on partait couper du bois, entretenir le domaine. on a remis en... On était un poulailler. Vraiment, voilà, on travaillait avec nos mains et en extérieur quasiment tous les jours. En plus, il faisait un temps calant. Donc, c'était vraiment chouette. C'est là où je me suis dit, attends, mais on est à une heure, une heure et demie de Paris. J'arrive à bien bosser. Pour le coup, tout le monde est en télétravail et ça se passe bien. Donc, il y a quelque chose qui se passe. Et là, il y a eu la première graine, on va dire, qui a été semée pour ce projet.
- Speaker #0
Est-ce que j'allais... J'allais te dire, du coup, ça a été l'élément déclencheur un peu sur Outwork. Comment ça s'est passé ? Du coup, tu sors de confinement, tu bosses toujours pour cette boîte. Tu commences à dessiner le projet d'Outwork.
- Speaker #1
Tout à fait. Je sors de ce confinement avec déjà une expérience vraiment marquante et une envie de plus de verre peut-être dans mon quotidien. Je suis resté chez Jim Gleash et j'ai continué à bosser pour eux. Et sont arrivés les deuxièmes et troisièmes confinements qu'on connaît. Et là, l'histoire était un peu différente. C'est-à-dire qu'on avait des gens qui allaient au bureau, d'autres qui restaient chez eux. Le fait que ça soit un mode de travail asynchrone, c'était hybride. Et du coup, la communication se faisait beaucoup plus difficilement lorsque tout le monde était en full remote ou tout le monde était en présentiel. Beaucoup de fatigue psychologique, mentale. Personnellement aussi, je pense qu'on en avait tous un petit peu marre, en tout cas pour ceux qui étaient dans les villes et en région parisienne. pour ma part. Là, je me suis dit, il y a quand même pas mal de problèmes liés à ce nouveau mode de travail. Et je me suis dit, il faut faire quelque chose par rapport à tout ça. Et petit à petit, l'idée de faire un lieu de travail et de kiff, de plaisir, émergeait. Au début, je voulais faire une maison de kite où les gens allaient kiter. ils pouvaient travailler, donc c'était plus un projet plaisir. Et en fait, en creusant un petit peu le marché, en me mettant vraiment intensément dans cette réflexion, d'initiatives à trouver, ou en tout cas d'idées à creuser, je suis petit à petit arrivé chez Outwork. Avant de me lancer dans le projet Outwork, j'ai du coup fait une rupture conventionnelle avec Jim Gleash. J'ai un très très bon lien avec eux, donc ils étaient complètement ok avec ça. J'étais initialement sur un autre projet avec quelqu'un que j'avais rencontré quelques mois plus tôt. C'était un projet tech. donc tu vois j'avais ce projet Outwork, alors ça c'est plus pas Outwork à l'époque mais je me disais il y a quelque chose à faire par rapport à tout ça puis j'avais fait une bonne belle rencontre sur un autre projet finalement ça s'est pas fait avec mon ancien associé notamment parce que en fait je me suis rendu compte que je voulais vraiment un projet concret, humain sans trop de digital on a beaucoup de digital dans notre quotidien c'est très bien mais voilà moi j'en je trouvais qu'il y avait quand même des limites et je trouvais moins de sens à à des projets tech que des projets concrets. Et voilà, du coup, je me suis lancé en septembre, à temps plein, septembre 2021, sur Outwork, la full-time, vraiment dédiée à ça, tout seul, à creuser le projet, creuser ce marché des off-site, des lieux de co-working, travail à la campagne, voir un petit peu ce que les gens attendaient et puis ce que moi, je pouvais proposer par rapport à tout ça.
- Speaker #0
Tu nous pitcheras le truc de manière plus précise sur Outwork, mais je vais juste revenir sur ce que tu disais. Tu voulais monter un spot qui faisait le pont entre le pro et passion avec un lieu dédié au kite. Tu as anticipé une question que j'allais te poser sur la partie tech et lieu. Quand on prend le sujet du remote, du télétravail, effectivement, tu as deux écoles. Tu as ceux qui vont aller développer des outils pour optimiser ça de manière plus digitale avec un logiciel SaaS ou tech. Et puis, le physique, comme tu le disais. Toi, le choix est parti. Tu as répondu là-dessus en disant que c'était ce qui te permettait de donner du sens à ce que tu faisais. Et pour le coup, donner du sens, partir sur un prisme passion, pourquoi tu ne l'as pas fait sur le sujet du kite ?
- Speaker #1
Bonne question et je reviens juste sur ton point aussi, sur le côté humain non tech. Moi, je m'en suis rendu compte, ce qui me motive dans mon quotidien, c'est de créer du lien social via une expérience que je propose à des personnes que j'invite ou que je reçois. Donc, en fait, c'était de moins en moins imaginable de faire un projet tech. Et pourquoi est-ce que je n'ai pas fait la maison de kitesurf ? Je pense qu'il y avait une réalité économique derrière ça. Tout le monde ne fait pas du kite, tout le monde n'a pas envie de faire du kite. Et en fait, si je faisais ce projet-là, il aurait pu fonctionner, mais je pense que l'impact et même le potentiel de ce projet-là étaient quand même assez limités, notamment par le fait qu'il n'y a pas de spots de kite partout en France. Ils ne sont pas tous très accessibles depuis les personnes qui habitent en métropole. Et en fait, petit à petit, dans mes réflexions, je me suis rendu compte que les personnes... que je voulais cibler, en tout cas auprès desquels je voulais proposer cette expérience à toi, qui commençait à se formaliser, à se concrétiser, étaient plutôt des personnes qui ont deux à trois jours de télétravail par semaine et qui ne sont pas en full remote. C'est ce que j'appelle moi les néo-télétravailleurs, et non pas les digitalomades. Alors eux, ils sont déjà en remote depuis un moment, mais on a quand même plusieurs millions de personnes qui se sont mis à télétravailler, qui ont goûté à ce mode de travail et qui vont continuer à en bénéficier. quasiment toute leur vie. Donc c'est vraiment cette cible-là. Et du coup, l'idée d'être proposé des lieux, je vais y revenir, mais beaucoup plus accessibles et avec une multitude d'activités à faire sur place. Ce n'est pas simplement que du kitesurf. Il faut qu'il y ait de tout sur place, des activités sportives, mais aussi des activités relax, détentes, un environnement... multifonctions et pas mal de possibilités en termes d'activité je pense que tu lèves un point qui est hyper intéressant sur ce sujet de public et de cible tu
- Speaker #0
vois à télétravail effectivement on a deux écoles aussi on a la partie de ceux qui sont full time en remote et qui sont au final plus des digital nomades Merci. et cette nouvelle forme de télétravail qui s'est créée avec le Covid mais qui est plus sur un format là où on pensait qu'on allait être tout remote tu vois sur ce qui allait se faire après le Covid on est plus sur des formats de 2-3 jours par semaine et du coup les produits doivent être pensés, enfin les projets doivent être pensés en fonction de cette utilisation là enfin ces usages là et je pense que c'est un point on pourra en discuter tout à l'heure et creuser un petit peu là dessus mais tu vois sur le podcast on a vocation aussi à donner des clés à des gens qui veulent monter des lieux tu vois ou se lancer dans l'hospitality et je pense que ça fait partie de des réponses qui sont hyper intéressantes parce que tu traites un sujet passion sur lequel tu n'as pas été créer un lieu où on peut bosser, kiter je pense que c'est un peu le point de départ de tous ces sujets de création de lieu où on a tous une passion et on se dit ce serait super si on peut embarquer tous les gens qui gravitent autour de nous et de bien creuser cette partie là et analyser la profondeur du marché je pense que c'est un bon point de départ avant d'aller d'aller choper des murs et de se lancer.
- Speaker #1
En effet. Pardon,
- Speaker #0
je te coupe. Non, non, vas-y, vas-y.
- Speaker #1
C'est vrai que quand je parle du projet, tout me dit, moi aussi, je voulais monter une maison à tel endroit et puis faire ci, faire ça. Et ça part de là, comme tu dis. Maintenant, il faut quand même bien écouter les tendances, les besoins qu'ont ces personnes qui télétravaillent pour adapter le lieu en conséquence. on n'est plus si tu veux à dire je fais une maison au bord de la mer avec un wifi et une table de salle à manger pour que tout le monde bosse, il faut aller plus loin il faut vraiment réfléchir l'expérience et l'hospitality différemment par rapport à cette nouvelle population et notamment une population qui vient pour profiter mais avoir d'autres choses en tout cas dans mon cas, travailler travailler, avoir un quotidien de travail en tout cas un rythme de travail donc voilà c'est vrai que dans ces réflexions là je me suis très vite Merci. dégager de ce projet plaisir que je ferai peut-être plus tard mais me concentrer sur la réalité du marché et là où il y avait quelque chose à faire parce que l'idée c'est pas d'avoir simplement un lieu mais d'en proposer plusieurs à toutes les personnes qui aimeraient vivre cette expérience
- Speaker #0
Justement, dis-nous maintenant qu'on a eu un peu la préface du projet Ouais, c'est ça, teasing d'un quart d'heure. C'est bien, au moins, on a gardé tout le monde au moins un quart d'heure. C'est parfait, maintenant on peut... Non, non, nous expliquer concrètement ce qu'est Outwork, la promesse et puis ta vision derrière tout ça.
- Speaker #1
Ouais, alors Outwork, c'est une nouvelle expérience de travail dans des lieux qui sont accessibles en moins d'une heure en train depuis la métropole, des lieux qui sont pensés pour télétravailler. travailler efficacement et également se ressourcer. C'est-à-dire qu'on propose cette expérience dans des lieux qui sont pensés pour le travail, avec un espace de coworking notamment, mais aussi des équipements, une infrastructure pour se détendre, pour aller faire une activité sportive ou ludique à proximité, c'est-à-dire profiter d'un environnement naturel exceptionnel pour se ressourcer, mais avoir tout ce qu'il faut pour... bien manger, bien dormir et bien travailler.
- Speaker #0
Pardon, excuse-moi. Le modèle, moi je viens sur une journée ou sur deux jours, trois jours, comment ça se passe ?
- Speaker #1
C'est ça. L'idée, c'est que du fait que les lieux soient ultra accessibles, tous les outworkers, toutes les personnes qui souhaitent venir puissent le faire sur un, deux, trois, quatre, cinq jours. On est plutôt sur des séjours courts. L'idéal, c'est deux à trois nuitées, parce qu'on peut vraiment vivre une expérience et prendre le temps de se poser, de profiter du cadre, de sentir le lieu et tout ce qu'on peut faire sur place. Donc on est plutôt sur des séjours courts. Encore une fois, l'accessibilité permet cela. Et c'est une expérience 360, c'est-à-dire qu'on s'occupe de tout à partir du moment où les voyageurs arrivent à la gare. la plus proche, à moins de 10 minutes généralement du lieu. On s'occupe du transport depuis la gare, de la nourriture, du coup des repas qui sont faits par un traiteur local ou un chef à domicile. Voilà, de la nuitée, du ménage d'espace commun, on est vraiment sur une expérience qui est tout compris et avec une cible qui est plutôt des salariés d'entreprise ou des entreprises. Plutôt que des particuliers, même si, bien entendu, ils sont les bienvenus, on est sur une expérience qui permet de ne vraiment pas avoir à s'occuper sur place de quoi que ce soit. Ils peuvent contribuer, bien entendu, s'ils le souhaitent, mais c'est du service pro.
- Speaker #0
Ok, c'est-à-dire qu'il faut que je rentre via ma boîte ou que je fasse adhérer ma boîte à Outwork ?
- Speaker #1
En fait, il y a deux modèles. tu peux... représenter ta boîte et via une initiative personnelle venir avec 2, 3, 4, 5 collègues, c'est tout à fait possible. Maintenant, nous, l'enjeu, c'est de dire comment est-ce qu'on propose ça aux entreprises et comment est-ce que les entreprises financent ou co-financent ce genre d'initiatives, parce qu'on pense qu'elles ont un intérêt. important à le faire. Tu vois, le parallèle que je prends souvent, c'est qu'il y a dix ans, on a commencé à mettre en place des abonnements de sport, des salles de sport au sein des entreprises. Demain, l'enjeu, c'est qu'est-ce qu'on met en place pour que nos collaborateurs, les salariés d'entreprise, puissent travailler dans des tiers-lieux ou dans des lieux chouettes à raison de cinq à dix nuités par an. Nous, on espère qu'ils viendront chez Outwork, mais il y aura probablement d'autres initiatives et ça fera partie des avantages qui seront proposés. aux salariés d'entreprise au même titre que tous les autres avantages nature dont ils bénéficient.
- Speaker #0
Carrément. Comme tu dis, c'est un vrai bénéfice et bon pour la marque employeur aussi. Je pense de pouvoir proposer à ses salariés et potentiellement garder et attirer les talents en ayant un bénéfice, comme tu dis, type salle de sport, type ticket resto ou autre. C'est de dire... t'as X jours par an chez Outwork je pense que demain on passera forcément par ça et revenons un peu au lieu il est où exactement ce lieu ?
- Speaker #1
alors ce premier lieu il est à Orgemont du coup c'est au sud de Paris il est dans les Sônes on est à 45-50 minutes en train en RER depuis le centre de Paris donc tu vois quand je te parlais d'accessibilité Là, on y est. On est sur un lieu qui fait 10 hectares. Donc, on a vraiment de la place. Il y a 30 couchages sur place. On a une espèce de coworking avec 15 bureaux équipés. Donc, double écran. Tu vois, je ne vais pas détailler tout à l'heure, mais on est digne d'un espèce de coworking. Donc, on a de la fibre optique avec du haut débit. On a des doubles écrans, des chaises, bureaux. Vraiment un espace pour ça, pour ça. Trois salles de réunion, des bureaux dans chaque chambre pour que les gens puissent travailler sereinement s'ils le souhaitent. pendant des journées où il faut beaucoup de col. Et puis des espaces communs, tu l'imagines vraiment sympa, des salons, des jardins, des tables de jardin, des abris, une salle, une céleri, c'est une super pièce circulaire où on peut faire du yoga, des ateliers de méditation ou d'échange. On a vraiment un lieu qui peut s'exploiter de différentes manières avec des espaces communs vraiment chouettes.
- Speaker #0
Trop cool. Et ça, raconte-moi un peu comment ça s'est passé, comment tu as trouvé ce lieu. Et après, on rentrera un peu plus en détail là-dessus, mais comment ça s'est fait au tout départ avec ce spot ?
- Speaker #1
Alors, je vais revenir un petit peu en arrière pour expliquer un peu comment je suis arrivé à Rougemont. Au final, j'ai commencé le projet en septembre dernier. Et puis, très vite, je me suis dit, j'ai cette idée, j'ai cette envie de proposer un bureau ouvert pour des salariés d'entreprise. comment est-ce que je fais je suis allé sur grandjit.com j'ai cherché des gîtes pas trop loin de Paris avec un wifi et j'ai réservé en quelques jours un premier gîte pour la fin octobre donc en quelques semaines je me suis dit bon moi je réserve un lieu puis ensuite il faut que je le remplisse c'était assez court comme deadline mais voilà on était 20-25 dans ce premier lieu fin octobre en Bourgogne et du coup à Noyer-sur-Sorin super village un lieu magnifique Et là, du coup, on a testé l'expérience avec différents groupes d'indépendants. Il y avait une entreprise qui est venue également. Là, l'idée derrière tout ça, c'était de tester l'expérience en vrai, voir ce qui marchait, ce qui ne marchait pas. Quelles sont les attentes d'un salarié lorsqu'il va travailler au vert sur deux, trois jours ? Quelles sont les contraintes en termes de timing sur sa journée, de repas ? Il y a beaucoup de choses à apprendre, donc je voulais être dans le concret très, très, très vite. pour comprendre l'expérience que je voulais proposer donc voilà c'était un succès parce qu'il y a eu une bonne traction, une bonne visibilité on sentait derrière les gens adorer l'idée il y a vraiment quelque chose donc ça m'a conforté dans l'envie et l'idée d'avancer sur ce projet pour les prochaines années en tout cas donc il y a eu cette expérience après moi j'ai pris quelques semaines quelques mois pour itérer me dire ok donc Celui-là était chouette mais il lui manquait du wifi haute définition, il était trop loin de la gare, il était un peu... enfin c'est un labyrinthe gérant donc du coup les gens se croisaient pas trop donc ça ça posait problème parce que tu vois pour que les gens se parlent et se rencontrent, pas idéal. J'ai un peu listé tout ce qui allait et ce qui n'allait pas dans le lieu et puis j'ai établi un cahier des charges assez exigeant pour trouver mon prochain lieu et pas un lieu que je loue sur quelques semaines mais un lieu que j'opère quasiment à l'année donc tu vois le cahier décharges nous conspixés moins de 10 000 d'une gare directement accessible depuis la métropole avec minimum 10 chambres la possibilité d'y installer ou d'y aménager un espace de coworking, des salles de bain privatives pour pas que ça soit des ortoirs, puis que chacun ait son intimité, et que les gens soient deux ou trois, grand max, par chambre. Des lieux comme ça, il n'en existe pas tant que ça, c'est pas évident à trouver, notamment expliqué par le fait que la fibre optique n'est pas sur tout le territoire français aujourd'hui. Ça met de côté pas mal de lieux, et puis l'accessibilité, pas loin d'une gare, et la capacité. C'était des critères importants d'un point de vue business aussi, rentabilité, et puis même par rapport à l'expérience qu'on propose, d'avoir un certain nombre de personnes sans en avoir trop, c'était important. Donc une fois qu'on a établi ce qu'il y a des charges, on s'est mis à chercher des lieux sur toutes les plateformes, qu'on puisse trouver sur Internet. Bien entendu, il n'y a pas de plateforme. qui référence tous ces lieux-là aujourd'hui.
- Speaker #0
Malheureusement, non.
- Speaker #1
Il n'y a rien. D'ailleurs, s'il y a un projet à faire, je pense qu'il y a un beau potentiel là-dessus. J'ai vu quelques initiatives de ce genre. Ça va se formaliser bientôt, je pense. On a cherché sur toutes les plateformes. J'avais une ancienne stagiaire de mon ancien boulot qui m'a aidé en freelance et qui va continuer à travailler avec nous d'ailleurs à partir d'avril. On appelait, on appelait, on appelait, on visitait des lieux, donc on prenait la voiture, on allait les rencontrer. Parfois, c'était une bonne surprise, parfois, c'était une mauvaise surprise. Leur pitcher le projet, les convaincre de ce qu'on voulait faire avec une exploitation, notamment la semaine, avec un concept innovant. Et voilà, le meilleur lieu parmi toutes les visites qu'on a faites, c'est celui que je t'évoquais tout à l'heure, à Orgemont, avec un propriétaire qui comprenait le projet, qui voyait là où on voulait en venir. qui venait de rénover un lieu deux ans auparavant. Donc, lui était tout neuf avec la fibre optique. Il cherchait aussi à le remplir, à faire connaître son lieu. Donc, en termes de timing, ça matchait pas mal. Et donc, on a décidé de commencer à travailler avec lui en ce début d'année. Donc, on est vers le lieu officiellement début mars. Et là, on va dire que la saison est lancée pour les prochains mois.
- Speaker #0
Carrément. Je reviendrai là-dessus, sur le modèle que tu as avec les propriétaires. On va juste revenir un peu en arrière. Tu parlais de cette première étape qui a été de valider un peu le concept et de faire ce qu'on appelle des sortes de pop-up comme on peut avoir avec des magasins quand on ouvre un magasin sur une période donnée. Toi, tu as testé ton modèle avec une location de lieu. Est-ce que tu peux nous raconter ? Parce que ça, c'est un truc que je défends énormément, que je trouve l'approche hyper cool parce que ça permet de tester le produit. sans s'engager de manière complètement folle sur un bien, soit avec un bail, soit avec une acquisition, mais pour le coup de tester. Alors c'est sûr que tu n'as pas l'expérience idéale, mais ça permet un peu d'avoir du feedback, de voir comment ça se passe et surtout de comprendre ton bien idéal. Comment ça s'est passé ? Du coup, tu as sélectionné un lieu. Comment tu as été recruté tes 20-25 personnes ? Ça a été quoi la phase de début de se dire en fait c'était quoi un peu le… Tu vois les...
- Speaker #1
je vais pas dire les hacks mais tu vois comment t'as procédé au truc je suis un peu une âme de fonceur moi donc en fait j'avais cette idée j'ai contacté pas mal de gîtes et j'avais déjà trouvé une disponibilité parce qu'en octobre ils sont encore pas mal bookés sur des semaines donc le lieu devait avoir du wifi devait être à peu près accessible en train c'était plein d'eux à peu près Il remplissait toutes les cases et puis quand j'ai vu qu'il y avait une semaine de dispo, j'ai dit allez vas-y on y va. De toute façon, il faut se donner une deadline et puis on va essayer de le remplir. Je l'avais visité aussi pour m'assurer que je ne faisais pas n'importe quoi avant de le réserver parce que c'est un investissement qui est conséquent. Quand tu loues une semaine comme ça sans vraiment négocier le prix, c'est une charge lourde. Il y avait un risque fort de perdre de l'argent mais ça je... Je s'étais assumé.
- Speaker #0
On s'est mis d'accord avec le propriétaire et puis moi ensuite j'ai contacté mon réseau, mes copains, en disant voilà je me lance à fond, j'ai besoin de testeurs, j'ai besoin de groupes de personnes qui viennent tester, pas simplement de gens qui me connaissent. Donc c'était vraiment le bouche à oreille, un peu de com, mais bon j'avais pas de communauté à l'époque donc c'était vraiment le tout tout tout début. Puis voilà j'ai eu la chance d'avoir un bon réseau de copains de différentes écoles, de familles qui en ont parlé autour d'eux et puis on a réussi à réunir à peu près 25 personnes. avec aussi des tarifs qui étaient bêta, donc pas très très cher. Quand une fois, la rentabilité, ce n'était pas du tout ce que je recherchais via ce modèle, c'était de prouver qu'il y avait une expérience qui plaisait, que quand même les gens étaient prêts à mettre un certain prix à l'unité pour bénéficier de ce genre d'expérience, et puis avoir derrière, un, une histoire à raconter, et puis deux, beaucoup de feedback. de ressenti pour m'aider à itérer sur ce concept là et puis je voudrais une chose importante c'était aussi une manière pour moi de savoir si ce projet était fait pour moi c'est pas anodin parce que j'entends beaucoup de personnes qui disent moi aussi j'ai envie de monter un lieu d'être sur place c'est beaucoup de boulot de gérer des arrivées, des départs des contre-temps de la bouffe pour plus de 20 personnes c'est beaucoup de boulot et j'étais crevé parce que j'étais tout seul sur le concept, heureusement les potes ou les potes de potes étaient relativement bienveillants mais voilà à la fin de la semaine j'étais fatigué,
- Speaker #1
presque épuisé mais je me disais j'ai kiffé et en fait c'est ça que je veux faire tu vois c'était aussi ça je trouve l'intérêt de cette initiative et effectivement tu soulèves un point intéressant c'est quand on monte un lieu il y a beaucoup d'opérationnels encore plus quand c'est toi qui le pilote Soit au début, soit de manière permanente. Ça dépend un peu de la structure de la boîte et du projet. Mais c'est important de le rappeler. Ouvrir un lieu, ce n'est pas qu'un compte Instagram et un lieu design et du yoga ou du surf. C'est faire tout ce qu'on ne voit pas sur les réseaux sociaux. C'est opérer, c'est assurer des transferts, c'est assurer l'intendance, c'est assurer que ton staff est bien là. opère bien ce qui a opéré, ça c'est de la gestion classique, mais en tout cas il y a toute une partie invisible qui représente 99% du job donc c'est effectivement un vrai sujet et je pense que ce point qui est de créer un pop-up en amont, que ce soit sur un format de co-living un format de co-working, co-living, comme toi tu peux le créer Merci. ou un format d'hôtellerie ou autre. Je pense que c'est ce que tout le monde devrait faire. En tout cas, ça permet vraiment de se tester soi-même, de tester le produit. Et c'est hyper cool que tu en parles parce que je pense que... Moi, je rencontre pas mal de gens qui veulent monter des lieux et qui ne voient pas forcément l'opportunité ou la possibilité de faire cet exercice parce que tout de suite, qui dit lieu dit immobilier et qui dit immobilier dit acquisition. et c'est vrai que les gens ne se disent pas qu'on peut forcément louer quelque chose, tester c'est pas le format idéal mais en tout cas c'est ce qui t'a permis de tester t'as cette phase là, ensuite tu nous parlais de ce premier lieu que vous avez avec Outwork c'est quoi le format que t'as déployé avec les propriétaires parce que vous n'êtes pas propriétaire des lieux des murs pardon on n'est pas propriétaire des murs et avant de répondre à ta question j'ai
- Speaker #0
rencontré pas mal d'entrepreneurs ou de personnes qui veulent se lancer sur un projet similaire et qui veulent acheter tout de suite un lieu c'est un parti pris mais il faut bien avoir en tête que l'immobilier et l'opérationnel c'est pas le même métier et il faut il faut choisir son il faut choisir son cheval je pense au début et nous même si moi j'adore l'immobilier rénové un lieu ça fait vraiment ça ferait énormément plaisir c'est plus une passion et concrètement par rapport à l'expérience que je vous proposais pour être vite sur le marché et comprendre un petit peu le product market fit. C'était de la location avec des deals, des propriétaires du coup, notamment la semaine. Pour répondre à ta question, l'idée est de dire, le week-end, tu es rempli, tu as ta rentabilité, c'est top, elle te permet de rembourser tes emprunts bancaires ou tes impératifs financiers. Et moi, j'arrive avec un concept. notamment la semaine principalement la semaine où j'amène un nouveau public pour remplir le lieu à moindre coût du coup et en termes de deal tu vois on a dit moi j'ai travaillé sur différents modèles C'est encore en réflexion parce que rien n'est arrêté. Je pense que ça dépend de chaque propriétaire. Soit tu loues à bas prix la semaine où tu es sur place. Tu peux avoir des tarifs hyper intéressants parce que si tu n'es pas là, ils ne louent quasiment pas. Ils louent parfois 2-3 séminaires parce que ça tombe et qu'en haute saison, ça se loue bien. Sinon, ils sont vides. C'est des ventes bonus. C'est tout bonus pour eux. Ça c'est le premier modèle. Et l'autre modèle auquel moi je crois pas mal, même si on n'a pas encore mis en place, c'est du partage de revenus au succès. C'est-à-dire que toutes les personnes que tu amènes sur place, tu partages le gâteau avec les propriétaires. Donc vraiment être dans une relation de gagnant-gagnant. Parce que si tu génères 100€ chez lui, tu lui dis que chaque 100€ tu es entre 20, 30, 40%, ça dépend de l'implication de chacun. On travaille main dans la main. pour proposer une expérience à ce public-là et faire en sorte qu'il revienne aussi. En l'occurrence, à Orgemont, on est sur un deal, on est sur de la location ponctuelle de deux semaines, mais peut-être que le modèle va évoluer au cours des prochains mois. Pour l'instant, on est sur un... Toujours itérativement, on fait quelques mois ensemble. On a fait une première semaine en première. Là, on va bosser sur les trois prochains mois main dans la main. Et puis si ça marche bien, on ira encore plus loin.
- Speaker #1
Et ça, comment tu... Au niveau de l'expérience Outwork, en gros, tu vas le modéliser sur la semaine ou sur la période sur laquelle tu es locataire du lieu et tu arrives à implémenter la marque Outwork ou l'expérience ou les bureaux. Tu parlais d'un espace de coworking. Ça, c'est quelque chose qu'ils n'avaient pas avant, je suppose.
- Speaker #0
Oui, ça, c'est un vrai sujet. C'est-à-dire que nous, on a une expérience qui évolue au fil des mois environ. encore au début, donc dire qu'on sait tout, ce ne sera pas vrai. Mais disons qu'on essaie de mettre notre patte sur place. Il y a plusieurs éléments. Il y a l'espace de coworking qu'on aménage. Du coup, là, on est arrivé avec notre mobilier, notre expertise là-dessus. J'ai une associée, moi, qui me rejoint sur le projet et qui m'a notamment beaucoup aidé pour ce premier lieu à aménager l'espace. Et puis, il y a le côté expérientiel. On voit pas mal d'initiatives. d'autres entreprises qui disent, bon, on vous le lieu, ensuite débrouillez-vous quand vous êtes sur place. Ce n'est pas le parti que j'ai pris, c'est assumé, c'est peut-être moins scalable, mais je crois énormément au côté expérience, accueil, tu vois, hospitality. Même si les gens vont travailler, ils sont contents d'avoir un bonjour, comment ça va ? Tiens, est-ce que je peux t'aider sur ça ? Est-ce que tu veux du café ? Tu vois, c'est plein de petites attentions au quotidien qui font que les gens se sentent. hyper bien chez Outwork du coup comme dans une maison d'hôte vraiment avec des personnes qui sont là pour eux et donc nous c'est vraiment quelque chose auquel on est pas mal attaché énormément attaché aujourd'hui d'être sur place et d'être toujours joignable s'ils ont besoin de quoi que ce soit même si on n'est pas vas-y du coup ouais Je voulais finir là-dessus. C'est-à-dire qu'on n'est pas non plus dans un hôtel où on est à leur service, mais on est un rôle facilitateur d'hôtes. Et ça, il apprécie énormément.
- Speaker #1
Aujourd'hui, tu en as peut-être parlé tout à l'heure, je suis désolé si je n'ai pas fait gaffe, la capacité d'accueil du lieu ?
- Speaker #0
On est à 30 couchages. Donc 30 couchages, sachant qu'il y a 15 chambres. Ça fait des beaux groupes. Sachant que... On peut même imaginer, par l'accessibilité à proximité du lieu, recevoir des gens sur la journée. On l'a fait pendant quelques semaines. Ça demande une logistique, mais le lieu est grand. Donc s'il y en a qui veulent faire une parenthèse et qu'ils habitent pas loin, on pourrait avoir ça. Mais on recherche trois personnes.
- Speaker #1
Ouais, ok. Donc 30 personnes, 15 chambres, espaces de co-work et salles de réunion. Restauration, tu disais aussi ?
- Speaker #0
Ouais, tout à fait. Donc on a un détraiteur. locaux qui peuvent livrer les repas même là on teste aussi avoir une chef à domicile tu vois et de travailler quasiment que des produits locaux Cresson qui est un produit local tu as des quelqu'un qui fait des pois chiches à proximité on essaie de travailler en circuit court pour proposer une expérience aussi culinaire assez cool sans être dans le gardé mais on mange bien locales et de saison. En fait c'est aussi ça je pense ce que les gens recherchent à travers l'expérience Atwork. carrément et pour le coup un spot et tu te laisses combien de temps pour ouvrir un deuxième alors c'est une bonne question parce que il ya jusqu'à il ya dix jours je t'aurais dit bon bah un spot on est là pendant quelques mois et on reste là on a eu la chance d'avoir une petite couverture médiatique la semaine dernière et je pense que c'est même parce cet article que tu que tu m'as contacté et en fait c'est vrai qu'on est beaucoup de sollicitations et donc là on commence à avoir un lieu qui est rempli et du coup plus de disponibilité donc c'est vrai que quand on lance un business et qu'on doit dire non à certaines entreprises parce qu'on a plus de dispo c'est un petit peu frustrant donc en fait on va vite basculer sur le fait d'être avec d'autres lieux en discussion avec d'autres lieux qui respectent le cas des charges que je t'évoquais tout à l'heure mais un peu plus vite que ce que j'imaginais donc c'est une super bonne nouvelle mais ça commence à être pas mal de boulot donc il va falloir... commencer à s'entourer.
- Speaker #1
Et là, tu vois, justement, c'est ces bookings qui interviennent après cet article que vous avez eu dans les échos, non ? C'est ça ? Tout à fait. Et la clientèle qui arrive chez vous, c'est ce que tu avais en tête ? C'est-à-dire, c'est quoi ? C'est plus des équipes, plus des indépendants, plus des... Quelques salariés de boîtes qui sont totalement différentes ? Ou c'est comment ?
- Speaker #0
Il y a de tout, en fait. C'est assez curieux. C'est ce que... j'étais pas surpris par ça il ya des indépendants mais ils sont quand même moins nombreux parce que le site et même le pitch est plutôt orienté entreprises aujourd'hui mais à la suite de cet article on va dire qu'il ya deux tiers des contacts qui étaient des entreprises ou des managers d'entreprises qui met bien l'initiative et qui voulait envoyer leurs équipes sur place ensuite une partie qui sont des salariés qui de leur propre initiative aimeraient venir sur place et puis quelques indépendants aussi qui m'ont contacté mais on va dire que la cible entreprise c'est vraiment celle qui a été la plus réceptive à ça parce qu'on est aussi au printemps parce que les beaux jours arrivent la pandémie est pour l'instant derrière nous en tout cas pour quelques mois on l'espère et voilà je pense qu'en termes de timing on était plutôt
- Speaker #1
là au bon moment et là du coup c'est remplissage à hauteur de tes espérances Je me suis fait avoir par une question. Elle vient de passer. Ce n'est pas grave. Moi, je pourrais couper un peu après. Je me suis fait piéger. En fait, j'étais parti en tête pour te demander les outils que vous pouviez utiliser en termes de booking. J'aime bien avoir un petit retour sur les tools que vous pouvez utiliser en interne. Si tu es OK pour les partager. Tu n'es pas obligé de tout dire. Mais en tout cas... Sur la partie booking, sur la partie...
- Speaker #0
En fait, c'est un vrai sujet pour moi aujourd'hui, ces outils-là, parce qu'il n'y a pas vraiment d'outils pour booker des séjours au vert ou des petits séjours de séminaire d'off-site. C'est-à-dire que c'est des plateformes qui référencent leur lieu et qui ont un peu le logiciel, mais qui se rapprochent plutôt des booking engines des hôtels. Aujourd'hui, si tu vois, j'ai pas trouvé d'outil, ça va venir, je pense, qui répondra à ce besoin. Donc, en termes de logiciel, tu vois, je travaille avec Notion pour organiser tout ça de manière assez claire, pour le coup. Je suis tout seul sur cette gestion de réservation. Là, on va être quatre bientôt sur le projet. Donc, il va falloir qu'on structure et du coup, qu'on ait... des outils pour scaler, en tout cas, gérer plus de demandes entrantes et automatiser un petit peu les flux.
- Speaker #1
Vous avez levé de l'argent aujourd'hui, ou pas du tout ? Non, non. C'est quelque chose que tu vises ?
- Speaker #0
C'est ça aussi l'intérêt, je pense, du modèle, en tout cas au début, c'est-à-dire que j'avais un petit peu d'argent de côté de par ma présence d'expérience et puis le fait de partir en rupture conventionnelle. Ça m'a permis d'avoir un chômage qui finance mes impératifs financiers, personnels. Et puis voilà, ensuite, il faut compter entre 5 et 10 000 euros, je pense, avec toutes les démarches légales, faire un premier site, une charte graphique, un logo, s'accompagner des bonnes personnes pour kickstarter le projet. Et ensuite, on loue le lieu, on vend aussi des séjours, donc on arrive à financer sans lever de fonds les premiers mois. Pour l'instant c'est autofinancé et puis on verra pour la suite ce qu'il en est en fonction de ce qu'on a envie de faire. Personnellement j'ai travaillé dans l'entreprise. Jinglish qui est une boîte bootstrapée pendant 13 ans, elle n'a pas fait beaucoup parler d'elle à ce sujet là mais tu vois elle a été fondée en 2004, ils n'ont jamais levé de fonds jusqu'à 2018 ou 2019. Je suis assez sensible à ce type d'entrepreneuriat et je pense que notamment par rapport aux projets que je porte, c'est complètement possible. Alors forcément tu es limité par des investissements immobiliers, si tu veux acheter il faut emprunter ou en tout cas avoir des investisseurs qui t'aident parce que ça coûte très cher d'acheter des murs mais sur un format location ça se fait très bien.
- Speaker #1
Carrément. Je pense que c'est effectivement des modèles qui méritent d'être plus exploités dans l'écosystème dans lequel on est. Après, sur la partie immobilière, ça reste différent. C'est encore différent de la levée de fonds. Ça ne remettrait pas forcément en cause un modèle économique qui est rentable.
- Speaker #0
Exactement. Parfois, on se trompe un petit peu parce qu'on mélange un peu tout quand on parle de levée de fonds. Je me souviens que Colonie, ça avait fait un buzz énorme dans le co-living parce qu'ils ont levé 140 millions. Mais en fait, oui, ils ont dû lever un peu d'argent en opérationnel, je n'ai pas le détail, mais c'est surtout pour acheter des murs et acheter des biens immobiliers. Et en fait, ça coûte très, très cher. Un bâtiment sur Paris de plusieurs étages, ça coûte 5, 6, 7 millions. Donc en fait, ça va très, très vite dès qu'on peut avoir un certain nombre d'endroits.
- Speaker #1
Donc le lever de fruits immobiliers,
- Speaker #0
c'est différent.
- Speaker #1
Exactement. Et ça n'enlève rien au modèle dans le sens où demain, lever de l'argent. ou lever de la dette sur un bien immobilier, ça n'enlève pas un loyer que l'exploitation aura, ce que toi, tu peux avoir. Et ce loyer, il faut bien le payer. Donc, bien différencier les deux. Et je pense que c'est important. Quand vous entendez un spot ou une marque de lieu ou un projet comme Outwork qui lève de l'argent, bien comprendre si c'est sur la partie immobilière ou sur la partie exploitation. Parce que ça ne remet pas en question la rentabilité du projet. carrément, c'est important de le préciser et on arrive sur les 45 minutes ça c'est passé vite et est-ce que tu aurais quelques, tu vois, 2-3 tips à partager à quelqu'un qui veut se lancer sur la création d'un lieu, on a déjà fait le tour avec quelques points mais s'il y a des choses à côté desquelles je peux passer sur la création d'un lieu bonne question
- Speaker #0
Je vais répéter un peu ce que je disais tout à l'heure, mais d'être très vite dans le concret. Je pense que c'est hyper motivant si on veut lancer un lieu, ou en tout cas l'exploiter. Il faut qu'on le sente et qu'on vive déjà une première expérience sur place pour voir si c'est quelque chose qu'on peut continuer à faire pendant plusieurs années. Donc voilà, ce n'est pas anodin. Et je pense que là-dessus, c'était un bon choix d'être vite dans le concret, même si ce n'est pas des lieux que tu vois en Bourgogne. On ne va pas forcément y retourner, mais c'était vraiment chouette. Je pense que... Dans l'exploitation d'un lieu, il faut aussi, c'est peut-être bateau de dire ça, mais vraiment regarder l'environnement, tout ce qui entoure ce lieu d'un point de vue infrastructure, commerce. Ce n'est pas anodin, si tu dois faire 10-15 minutes pour aller chercher ta baguette le matin, c'est du temps. Si tu n'as pas de traiteur ou si tu n'as pas de supermarché d'appoint à côté, c'est galère. Il y a le lieu, il y a tout ce qu'on peut voir sur le lieu, mais il ne faut pas oublier tout ce qu'il y a autour de ce lieu. L'écosystème, on a l'impression d'être dans un pays avec un majeur de territoire qui est quand même plutôt bon, et puis des commerces de proximité qui reviennent. Ils ont été abandonnés pendant un certain temps. Et puis, encore une fois, c'est une réflexion personnelle sur la recherche de lieu. Je pense qu'il faut que ça reste accessible, et notamment en train. Un des modes de transport de demain, un mode de transport écologique, c'est le train. Et je pense que d'avoir des lieux qui sont accessibles, bien une gare, c'est quand même la clé. Alors ça met de côté parfois des lieux magnifiques, je pense, qui sont un peu plus isolés, perdus. Mais voilà, je pense que les retours qui me sont faits, moi, des clients sur... Sur le lieu, c'est comme si on prenait le train pour aller au boulot. Et en fait, on a quand même un beau réseau ferré en France, malgré les critiques parfois qu'on en fait. Donc je pense qu'il faut en profiter maximum et d'avoir des lieux à proximité, c'est quand même un vrai plus.
- Speaker #1
Carrément, je pense que ce que tu disais au début aussi par rapport à ce choix d'aller sur un modèle économique plus viable qu'un modèle pure passion. le choix de l'emplacement est corrélé à ça aussi c'est qu'à partir du moment où tu dois avoir un modèle économique qui tourne et du coup une récurrence dans ta clientèle c'est clairement un vrai sujet et là je parle en connaissance de cause parce que tout ce que tu dis depuis tout à l'heure c'est tout ce qu'on a pas fait nous avec Swenson c'est à dire prendre des trucs hyper loin, être sur un produit Et... avec une saisonnalité de dingue autour de nous, même si nous, on voulait être ouvert tout le temps. Ce que tu disais très très bien, c'est de ne pas regarder uniquement le lieu, mais de regarder ce qui se fait autour. C'est ce qui fait aussi l'expérience du lieu. Les gens qui vont être en activité, que ce soit de la restauration, que ce soit des prestataires, que ce soit des boutiques, peu importe, c'est ce qui fait aussi le lieu. Et là où nous, on n'avait pas regardé ça à l'époque, on avait vu... quand c'était ouvert, mais on n'avait pas vu quand c'était fermé. Et quand tu habites sur la côte, ça ferme trois mois de l'année. Donc là, il faut improviser. Généralement, c'est plus délicat. C'est un très bon point, de bien regarder ce qui se fait autour du spot.
- Speaker #0
Je proposerai sur ce que tu dis. On m'a souvent dit, pourquoi tu ne fais pas une maison à la mer ? Pourquoi tu ne fais pas une maison à la montagne ? Oui, j'adorerais faire un lieu à la montagne ou à la mer, mais combien de temps il faut pour y aller ? 3 heures de train, 3 heures de TGV, ça coûte 100 euros minimum à les retours, plus le bus sur place, c'est compliqué en accès. Et du coup, pour convaincre les gens de venir, ils doivent venir minimum 3-4 jours et ils ne vont pas se faire toute la semaine sur place. coûts importants. Donc oui, il y a des super milieux en montagne à exploiter et je pense qu'il y a des super projets à faire, mais ce n'est pas la même cible en tout cas que moi. Celle que je vise, cette accessibilité, malgré le télétravail, elle reste clé parce que les gens, ils veulent pouvoir aller d'un point A à un point B très facilement.
- Speaker #1
C'est ça. Et comme tu le dis, c'est un sujet de cible. Aujourd'hui, il y en a... Je pense qu'il y en a pour tout le monde. Là où ça devient problématique, c'est quand tu mets la mauvaise cible au mauvais endroit. Et pour le coup... pour décourager personne, mais il y a possibilité de faire des lieux sur la côte ou en montagne, mais de bien se poser la question sur qui va venir dans ces lieux. Et est-ce que tu as très bien fait avec cette histoire de pop-up qui te permet d'identifier la clientèle, plutôt que de l'imaginer, parce que c'est ce qu'on aurait tendance à faire. C'est ce que j'ai fait au tout début de Swenson, imaginer un idéal qui n'existait pas. et je pense que c'est un très bon point c'est cool en tout cas de partager ça parce qu'on n'en parle pas assez et donc je suis content qu'on mette en lumière un peu ces petits détails ouais c'est cool donc parfait, écoute merci beaucoup Pierre où est-ce qu'on peut te retrouver si on veut te contacter si on veut en savoir plus sur Outwork si tu peux nous donner quelques liens tu nous partages le site internet moi je mettrai tout en description après avec plaisir ouais,
- Speaker #0
j'enverrai tout ça je pense que sur le site internet Merci. on est joignable et réactif donc c'est www.out-work.fr moi je réponds beaucoup sur LinkedIn principalement, plus que ailleurs c'est là où je communique donc c'est plutôt par là et puis on a forcément un compte Instagram mais encore une fois c'est pas là où on communique le plus ça marche,
- Speaker #1
LinkedIn et le site internet, je mettrais ça en je te donnerai un email pour que tu puisses me contacter Trop bien, super sympa. Eh bien, écoute, merci beaucoup, Pierre.
- Speaker #0
Merci à toi, Kevin.
- Speaker #1
Si on veut réserver, on peut le faire dès maintenant. Et en gros, dans une heure, je suis chez toi.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Pas de chez moi, mais si je suis à Paris, moi, c'est un peu plus long. Chloé,
- Speaker #0
t'es où, toi ?
- Speaker #1
Moi, je suis en Bretagne. En Bretagne ?
- Speaker #0
Ça prendra un peu plus de temps, mais bon.
- Speaker #1
C'est ça, ça marche. Bon, ça roule. Merci beaucoup, en tout cas, Pierre. Et à très bientôt. À très vite. Merci beaucoup d'avoir écouté jusqu'au bout. N'hésitez pas à m'envoyer vos retours d'expérience. J'adore recevoir vos commentaires. Et si cet épisode vous a plu, n'oubliez pas de le partager autour de vous, de vous abonner sur votre plateforme préférée. Et si vous avez un peu de temps devant vous, d'y laisser une note 5 étoiles et un petit commentaire, ça m'aidera à remonter dans les classements. No Small Plan s'est produit par The Crafted Hospitality Garage, une plateforme de professionnels dédiée à celles et ceux qui créent des lieux hors du commun. un espace pour échanger, se former, partager et obtenir des réponses à ces questions. Vous pouvez retrouver la plateforme sur coastlinecreative.club. Encore merci à vous et à mercredi prochain pour un nouvel épisode.