- Speaker #0
Bienvenue sur le podcast de la Locomotive Academy, je suis Manon, coach depuis les tout débuts de l'académie et je suis trop contente aujourd'hui de recevoir Christal, que j'ai d'ailleurs accompagné. Christal, comment tu vas ?
- Speaker #1
Écoute Manon, ça va bien.
- Speaker #0
Trop chouette. Est-ce que tu pourrais te présenter pour les personnes qui nous écoutent, nous dire qui es-tu, quelle est ta situation professionnelle ? Et puis peut-être nous expliquer un petit peu ce qui se passait pour toi au moment ou juste avant de rejoindre la Locomotive Academy.
- Speaker #1
Alors, moi c'est Christelle, j'ai 28 ans. Je suis en Loire-Atlantique dans le 44 et je suis directrice artistique dans une société, dans une holding. Donc avant la Loco-ACA, il faut savoir que j'ai fait un... un brown out, donc c'est un cousin du burn out. En fait, c'était une perte de sens dans mon travail. Je ne m'y reconnaissais plus du tout. J'avais vraiment l'impression de servir à rien. Enfin voilà, c'était très compliqué pour moi à vivre. Surtout quand c'est un métier un petit peu passion et qu'on perd vraiment l'envie, c'est assez difficile à vivre. Donc j'étais vraiment dans une période de flou. Je savais qu'il ne fallait pas que je reste comme ça, mais j'avais encore du mal à identifier comment je pouvais sortir de là et surtout comment je pouvais retrouver un petit peu de l'élan professionnel et de l'envie. Parce que c'est vrai que le fait d'être utile pour moi, c'était hyper important. Et en tout cas, dans mon job de salariée, je n'avais plus cette vision-là de mon travail.
- Speaker #0
Ok, c'est hyper intéressant. C'est vrai qu'on parle beaucoup du burn-out, mais on ne parle pas assez de ses cousins, comme tu dis. Le brown-out qui est du coup un ennui profond, c'est ça que tu nous partages, un ennui, une perte d'utilité. Et toi, l'utilité, c'était évidemment important pour toi de te sentir utile et c'est parce que tu ressentais dans ton quotidien. Comment ça se fait que tu as rejoint la locomotive ? Pourquoi tu as décidé de nous rejoindre ? Est-ce que tu avais fait un challenge ? Est-ce que tu avais fait une masterclass ? Est-ce que tu peux nous parler de ce moment-là ?
- Speaker #1
Ouais, alors moi, j'avais fait le Miss Celia World. Donc, c'est un challenge proposé par Sandra que j'avais vu en fait sur les réseaux sociaux dans une période où effectivement, je me posais des questions. J'avais monté une micro-entreprise à côté de mon travail. Mais voilà, j'avais un peu du mal à me cadrer, à savoir vraiment ce qui pouvait me rendre réellement utile. Ce qui pouvait me donner plus d'entrain et de motivation et peut-être trouver aussi le sens de ce que je faisais que j'avais complètement perdu. Et en fait, j'ai vu Sandra sur les réseaux sociaux habillée en petite fée. Et j'avais trouvé la DA assez décalée et drôle. Et en fait, je me suis dit pourquoi pas, c'est gratuit, ça ne mange pas de pain, ça pourra toujours m'aider d'une manière ou d'une autre. Donc je me suis dit, allez, pourquoi pas. Enfin voilà, ça avait l'air chouette, c'était bien amené, et il y avait vraiment le côté, c'est que les femmes qui entreprennent. Donc je savais que j'allais potentiellement être avec des gens qui étaient dans le même cas que moi. Et comme je n'avais pas forcément l'environnement autour de moi qui était dans la même démarche, ce qui était bien, c'est de pouvoir se dire que... avec l'air numérique et digital je pouvais avoir des gens comme ça à distance bien sûr mais qui étaient dans le même cadre donc voilà c'est vrai que Sandra était déguisée en fée,
- Speaker #0
elle était même venue en réunion avec son maquillage de fée, je me rappelle à l'époque bon à l'époque c'était pas il y a si longtemps mais c'est vrai que ce challenge elle est surnommée la Lady Gaga de la formation parce qu'à chaque fois elle s'enjaille à faire des super directions artistiques des styles, des déguisements, et vous n'avez pas tout vu, sachez-le. Est-ce que c'était important pour toi que ce soit 100% féminin ? Parce que tu dis, voilà, c'était 100% féminin, des femmes qui entreprennent. C'était important pour toi que ce soit 100% femme ?
- Speaker #1
Oui. Alors, moi, c'était hyper important pour moi parce que j'ai beaucoup d'entrepreneurs masculins autour de moi. Et en fait, j'avais du mal à me dire, mais entre moi et eux, il y a un monde, quoi. On ne perçoit pas forcément les choses de la même manière. On n'a pas forcément... de faire la chose de la même manière. Et je m'étais dit, en fait, je n'ai pas de femmes qui entreprennent autour de moi. Donc, c'était hyper important. J'avais vraiment besoin de ça.
- Speaker #0
Je comprends. C'est vrai qu'on n'a pas la même manière, pas que dans l'entrepreneuriat, mais c'est vrai qu'il y a une différence dans la façon de gérer les choses, d'amener les choses. J'ai l'impression, quand on est un homme ou quand on est une femme, c'est chouette d'avoir, quand on n'a pas ce modèle-là autour de nous, de pouvoir avoir l'inspiration au sein de la communauté de femmes qui osent, parce qu'on a vraiment tellement de profils différents, des jeunes mamans, des femmes enceintes, des femmes qui ont entre 22 ans et 55 ans. C'est vraiment hyper inspirant. de voir cette communauté animée par la même chose. D'ailleurs, avant de répondre à ça, l'entrepreneuriat, c'était synonyme de quoi pour toi ? Qu'est-ce qui te donnait envie d'aller vers l'entrepreneuriat ?
- Speaker #1
Je pense que c'est vraiment la notion de liberté. J'ai eu longtemps une fausse croyance que l'entrepreneuriat, c'était fait pour certains types de personnes, que c'était des gens qui avaient ce qu'on appelle du bas goût, qui n'avaient pas peur de... de rentrer dedans. Et moi, ce n'était pas forcément moi. Je suis quelqu'un d'hyper doux. Donc, je m'étais souvent dit, mais en fait, ce n'est pas pour moi. Je n'ai pas le profil, clairement, pour faire ça. Et en fait, quand je me suis posé la question de mon avenir pro, c'est là où je me suis dit, en fait, ce qui me manque, c'est d'une part un sens à ce que je fais et vraiment le côté utile, mais aussi le... la manière dont je le fais. Et en fait, je m'étais dit, si je change de société, juste si je reprends une autre activité dans une autre boîte, je pense que j'aurais au final le même problème parce que c'était vraiment une manière de faire qui ne m'allait plus. J'avais besoin de liberté et aussi de ne pas être cantonnée à un seul secteur d'activité ou une seule chose. Une mono-activité à faire. Donc la liberté, pour moi, c'était hyper important sur la manière dont on fait les choses.
- Speaker #0
Oui, je te rejoins. Pour toi, ce qui est important, c'est la manière dont tu fais les choses et que tu puisses te sentir libre de faire des choses alignées avec qui tu es. Et tu as dépassé cette croyance d'être entrepreneur, c'est rentrer dedans, pour reprendre tes mots. Est-ce qu'il y a d'autres croyances ou d'autres peurs que tu as peut-être ? dépassé grâce justement à l'accompagnement ou à la communauté ou aux sciences de coaching. Est-ce que tu avais d'autres croyances ou d'autres peurs qui peut-être t'empêchaient d'être ou de faire certaines choses ou d'imaginer peut-être les possibles que tu as réussi à dépasser ?
- Speaker #1
Ah ouais, plein. Je vais essayer de faire une liste non exhaustive. Mais ouais, déjà, il y avait la peur d'être seule. Vraiment, j'avais besoin d'humains. Et pourtant, j'étais salariée dans une grosse boîte, donc j'en avais de l'humain. Mais j'avais peur d'entreprendre et d'être seule parce que dans les métiers un peu digitaux, tu es souvent devant ton écran. Et moi, je voulais être un peu un modèle hybride. Il y a des parties où effectivement, je fais de la direction artistique, j'ai besoin d'être concentrée, j'ai besoin d'être seule. Mais il y a d'autres moments où j'ai besoin d'avoir les clients devant moi et de pouvoir échanger, éterner les attentes. Et donc, voilà, j'avais vraiment cette peur-là au début. Et c'est pour ça que je m'étais dit que ce n'était pas fait pour moi parce que je ne voulais pas être seule. J'étais habituée à bosser en équipe. Et en fait, non, il y a plein d'autres manières de ne pas se sentir seule suite à la locomotive académie. J'ai fait des after-work, donc j'ai rencontré des gens qui étaient potentiellement dans le même cas que moi ou qui étaient juste en idée d'entreprise. Et voilà, c'est des moments comme ça où tu te sens moins seule. Il y a aussi des collectifs, tout ça. Donc, il y a des moyens de pallier à ça. Et ensuite, c'était aussi le... Alors, je ne sais pas si c'était une peur, mais c'était plutôt un type de profil. J'étais très perfectionniste. Donc, plutôt, voici une peur de l'échec. Une peur de l'échec. Une grosse peur de l'échec. Et je pense que c'était un des gros points bloquants parce que je ne m'autorisais pas Voilà. oser faire les choses parce que j'avais besoin qu'elles soient bien faites de bonne qualité le sens du détail mais c'est vrai que ce que j'ai appris au fur et à mesure de la formation c'est qu'en fait mieux vaut fait que parfait si l'expression est bonne si j'ai assez écouté Sandra Mais en fait c'est de le faire et effectivement de se dire ok c'est pas parfait, peut-être qu'il y aura une coquille par-ci, peut-être qu'il y aura une faute d'espacement par-là.
- Speaker #0
peut-être que je n'aurais pas les bons mots mais c'est ok et ça c'était une grosse grosse grosse peur c'est hyper chouette que tu partages ça parce qu'on le voit beaucoup cette volonté que tout soit parfait ou un peu ce truc de se dire je me lancerai quand je serai prête en fait être prête c'est pas un ressenti, c'est une décision et surtout l'expérience même quand on propose quelque chose qui à nos yeux n'est pas parfait ça nous permet aussi d'avoir beaucoup plus de réponses à travers l'expérience, le tâtonnement. Et donc, c'est important de se lancer, de ne pas attendre que tout soit parfait parce que, spoiler alert, rien n'est jamais parfait. Et c'est vrai que tu avais fort ce besoin de perfectionnisme que je retrouve chez beaucoup d'élèves, finalement. Et c'est ce qui se met un petit peu en travers de la mise en mouvement, de la mise en action. Et j'aime bien quand tu dis, quelque part, je me suis autorisée à faire les choses. Et si ce n'est pas parfait, c'est OK. S'il manque un espace, c'est OK. Je suis dans l'action, je suis dans le mouvement. et ça d'avoir dépassé ta peur de l'échec d'avoir adouci ton perfectionnisme et d'avoir dépassé aussi cette peur de l'isolement parce que c'est vrai que quand on est entrepreneur on se pose cette question de je vais être toute seule avec qui je vais prendre mes cafés à la machine à café etc et toi tu l'as vu il y a plein de manières d'être finalement pas seule même si on a une activité solo comment ça se passe pour toi ? donc là tu nous parles des croyances dépassées des peurs dépassées comment ça se passe ton expérience ? Au sein de la loco, comment ça se passe pour toi, cette aventure ? Comment tu vis tout ça ? Les lives, la communauté, les séances de coaching ? Comment tu vis ça ? Et qu'est-ce qui a eu pour toi peut-être le plus d'impact ?
- Speaker #1
Alors, il y a un fil conducteur entre le challenge que j'avais fait, le Missile Yard, et la loco. C'est vraiment la puissance de la communauté et du collectif. Mais vraiment, c'était... Je me suis dit, mais c'est quoi ce truc ? clairement je sais pas il y a une espèce de d'élan, t'es porté par des gens qui sont à l'autre bout de la France et parfois du monde qui te poussent à à faire des choses pour toi si des fois c'est compliqué c'est ok aussi, vraiment qui te portent et franchement ça ça m'avait vraiment j'étais restée bouche bée et souvent j'avais écrit au film mais en fait vous vous rendez pas compte de l'impact que ça peut avoir parce que c'est en fait c'est comme si tout était multiplié pour nous en fait on se dit bon bah là ok j'ai monté ma boîte ok j'ai fait mon premier post Instagram pour nous c'est déjà le bout du monde et en fait derrière t'as des filles qui poussent et qui sont là mais c'est super bien mais tu l'as fait mais et franchement enfin vraiment ça c'est hyper puissant et dans la Loco Aka c'est ça c'est ça souvent et même dans les périodes où c'est plus dur on se dit Merci. Franchement, je n'en vois pas le bout. Je tourne en rond. Mais en fait, il y a toujours quelqu'un pour te remonter le moral et te rebooster. Et franchement, c'est vraiment... Enfin, je ne vais même pas les mots, en fait. Mais franchement, c'est hyper puissant. Franchement, c'est hyper puissant.
- Speaker #0
J'allais dire. C'est exactement le mot auquel je pensais, que c'est puissant. En fait, le soutien, les gens qui nous entourent, c'est capital, je trouve, dans notre évolution. Ou dans notre descente, on peut avoir des gens qui nous tirent vers le haut, des gens qui nous tirent vers le bas. Et c'est vrai qu'on a beaucoup ce retour, que la communauté est très bienveillante, beaucoup de good vibes, il y a du soutien, etc. Et surtout, c'est d'autres femmes qui traversent ce qu'on traverse aussi. Donc, je suis ravie que la communauté t'ait portée sans plus attendre. Alors déjà, quand t'es arrivée dans la loco, t'avais déjà ta micro. Et qu'est-ce qui s'est passé pour toi ? Est-ce que tu as gardé ce projet-là ? Est-ce que tu l'as développé ? Est-ce qu'il y a eu autre chose ? Est-ce que tu peux nous parler de à quel moment tu trouves ton projet ? Qu'est-ce que tu en fais ? Enfin, un petit peu de tout ça, quoi.
- Speaker #1
Ouais, alors, j'avais ma micro en graphisme. Et le dev perso, ça fait quand même quelques années que je suis un peu dedans. J'avais essayé un peu de trouver une solution par moi-même. Mais c'est vrai que tu as un moment donné où, seul c'est bien, mais quand tu es accompagnée, tu vas plus vite. Et des fois, tu as des points que tu ne vois pas que quelqu'un d'autre va voir. Et donc, j'avais ma micro, mais je me disais, est-ce que je me vois faire que ça ? Donc, ça veut dire que potentiellement, je suis souvent derrière l'ordinateur. Est-ce que c'est vraiment ça ? Est-ce que je me sens vraiment utile ? parce que c'était vraiment le point, enfin vraiment le gros point, la grosse question. Et en fait, j'ai fait les exercices de Sandra et c'est vrai qu'il y avait certains que j'avais déjà faits, mais il y avait d'autres questions en fait où vraiment... Je ne m'étais jamais posé la question. Et il y a aussi le fait que je pense que je ne m'étais pas autorisée parfois à rêver plus grand ou à voir plus grand. Je pense que je restais un petit peu petite, enfin petite, pas péjorativement, mais je me disais que je vais déjà commencer par ce petit truc-là et peut-être qu'on verra plus tard. Et en fait, non, c'est l'inverse. il faut s'autoriser à... à avoir en grand. Et donc, du coup, il y avait des exercices sur ça où vraiment, j'ai pu m'autoriser à me poser les questions vraiment existentielles de, en fait, tous les matins, si je devais revivre la même journée, je voudrais la vivre comment, quoi. Et tu te dis, ah ouais, OK. D'accord, alors, c'est quoi ma vie rêvée, en fait, si j'enlève la vie que j'ai, la vie que je voulais enfant ? Enfin, vraiment, si j'enlève tout, c'est vraiment, qu'est-ce qui me ferait vibrer et me faire... faire, surtout ressentir vivante. Et il y a un moment donné où j'ai réussi à trouver le sens à ce que je faisais, parce que il y a l'exercice de l'Ikaï que j'avais déjà fait, mais après il y a des questions plus poussées derrière. Et en fait, je n'arrivais pas à faire des liens. En fait, c'est comme si j'avais toutes les pièces, mais je n'arrivais pas à trouver des liens entre. Et au fur et à mesure de la formation, j'ai commencé à en trouver des liens, et je me suis dit, ok, En fait, tu ne vas pas avoir que ta micro en graphisme. Tu vas pouvoir apporter autre chose aux gens. Le développement personnel et un peu le bien-être, c'est quelque chose que j'étudie depuis plusieurs années de par mon histoire personnelle. Et j'ai acquis des compétences un peu là-dedans. Et ça rejoignait le fait de me sentir utile pour les autres, même si c'est un tout petit truc. C'est de me dire que par un tout petit truc, je peux quand même aider quelqu'un dans une période compliquée. Et c'est là où je me suis dit que j'ai peur d'être toute seule, d'être toujours derrière mon écran. De base, je suis plutôt un profil timide. Mais quand je suis en confiance, ça va. Je me dis pourquoi je ne commencerais pas à faire des ateliers avec des gens où je pourrais leur proposer un peu... des choses que j'ai apprises en développement personnel, mais de manière un peu plus ludique, ou avec des choses un peu plus créatives, pas forcément de la peinture. Ça peut être des manières d'imaginer, des manières de créer, ça peut être du découpage, ça peut être des mots. C'est vrai que la créativité, souvent on se dit « oui, la créativité c'est des trucs d'artistes » . En fait, non ! C'est la créativité, ça se travaille, c'est lié à notre cerveau. Donc, c'est une manière de voir les choses et de penser. Donc, voilà, ma première idée, c'était ça, de me dire, OK, je vais faire un lien, en fait, entre mon métier de directrice artistique où je dois créer des univers pour les autres et les imaginer, à proposer des ateliers pour que les gens imaginent leur vie ou leur mieux-être par des ateliers. et suite à ça en fait je sais pas il y en a eu une espèce de ping-pong je me suis dit ok je vais faire des ateliers cool mais en fait je pourrais faire des carnets créatifs en soi je suis graphiste des plus artistiques donc c'est mon métier de tous les jours ça ça peut être utilisé à n'importe quel moment de la journée ou à n'importe quel dans n'importe quelle ville et les gens qui n'ont pas forcément envie d'être dans des ateliers ou qui n'ont pas les moyens ou qui sont introvertis et où ce n'est pas leur manière de voir les choses, je peux aussi les aider d'une autre manière dans un carnet où ils sont seuls face à eux-mêmes et ils peuvent prendre le temps d'expérimenter des trucs, de lire, de revenir dessus. Ça leur fait toujours une base sur laquelle ils peuvent se raccrocher. Donc voilà, il y a un peu mon panel qui s'est ouvert où je me suis dit « Ok, en fait, j'ai vraiment envie de créer un écosystème créatif. » pour le mieux être au sens large dans la vie des gens. Donc voilà, mon but, c'était vraiment d'aider les autres d'une manière. Même si elle est toute petite, si j'ai pu apprendre des choses aux gens et rendre leur vie un petit peu meilleure ou même une heure de leur vie un petit peu meilleure, je serais hyper contente.
- Speaker #0
Ok, donc là, tu as choisi de créer un écosystème créatif avec... des ateliers où tu vas transmettre toi tes connaissances en dev perso et donc utiliser la créativité pour... un mieux-être en collectif. Donc, toi, ça répond à ton besoin de voir des gens, de te sentir utile, d'aider. Et il y aura aussi ces carnets créatifs. C'est comme ça que t'appelles ?
- Speaker #1
Ouais, j'appelle ça des carnets créatifs. Il y en a qui appellent ça des cahiers, mais cahiers, je trouvais ça très scolaire. Carnets, je trouve que c'est un peu plus perso. Enfin, voilà.
- Speaker #0
Ouais, carrément, moi, j'aime bien. Donc, des carnets créatifs. Et t'as aussi toujours... Quand t'es arrivée dans la loco, tu me disais tout à l'heure en off que... Tu avais créé ta micro-entreprise parce que tu avais eu deux demandes et donc tu avais ces deux clients. Est-ce que là, aujourd'hui, que ce soit au niveau des ateliers, que ce soit au niveau de ta micro de graphisme, ça en est où ? C'est quoi les prochaines étapes ? Est-ce qu'il y a déjà des ateliers prévus ? C'est quoi la suite pour toi ?
- Speaker #1
Alors, depuis la loco, j'ai eu d'autres demandes clients. J'ai des clients, plutôt des clientes, qui ont commencé à affluer de plus en plus. J'ai des nouveaux projets, je rencontre des gens qui ont des super projets. Ça va de des entrepreneurs à même des fois des auteurs. C'est vraiment assez large, donc c'est chouette. C'est vraiment chouette de pouvoir être un peu la personne qui va donner vie visuellement à leur projet. C'est vraiment trop chouette et je rencontre des gens vraiment super. Et à côté de ça, j'ai mon premier atelier créatif qui est... qui est prévu pour début janvier, pour bien commencer 2026. Trop bien ! Donc voilà, ça y est, c'est calé.
- Speaker #0
Trop bien ! Et si tu pouvais, et on finira là-dessus, je vais poser plusieurs questions en une seule, comme ça on s'en synchronise. Comment tu te sens aujourd'hui ? Et si tu devais définir un avant-après de la Locomotive Academy, tu mettrais quel mot là-dessus ?
- Speaker #1
Je dirais chasser le flou. Vraiment, la clarté. La clarté.
- Speaker #0
la clarté et un peu plus de sérénité ok cool donc grâce à la loco t'as réussi à gagner en clarté et en sérénité par rapport à le projet que t'avais et ceux que t'as monté comment tu te sens aujourd'hui est-ce que t'es fière de toi ?
- Speaker #1
je me sens plutôt sereine je sens que ça y est j'ai trouvé ce qui m'a animée vraiment je... Intérieurement, je me sens mieux parce que je me sens vraiment utile. Je sens que je peux faire plein de choses chouettes. Donc ça, c'est cool. Dans des moments où on est un peu plus dans le bad, c'est vrai qu'on se dit que ça ne sert à rien, que c'est compliqué. Et là, c'est de dire que je suis capable de faire plein de choses. Donc même si dans dix ans, je fais autre chose, je suis juste capable de faire plein de choses et les choses dont j'ai envie. J'ai vraiment un peu repris, entre guillemets, le pouvoir sur ma vie, dans le sens où je me dis, ok, en fait, je suis vraiment... J'adore la situation, être créatrice de sa vie. Et j'ai vraiment maintenant ce mantra-là, en mode, ok, là, ça me fait vibrer, c'est ce que j'ai envie de faire, mais si à un moment donné, ça s'arrête pour X raisons, en fait, je serai en capacité de recréer autre chose qui me fait vibrer.
- Speaker #0
Ça s'appelle la confiance, ça, ma chef. Je veux savoir si on est en capacité de rebondir. Et j'aime beaucoup ce que tu dis. Tu as dit, aujourd'hui, je me sens capable, capable de faire ce que je fais et capable de faire autre chose. Si ce que je fais, ça finit par me lasser ou s'arrêter. Tu dis, j'ai repris le pouvoir sur ma vie. Je suis créatrice de ma vie et je pense qu'on ne peut pas mieux finir cet épisode que là-dessus. Merci beaucoup, Christelle, de m'avoir accordé ton temps. Et puis, moi, je te dis à bientôt. Et merci, merci, merci, merci d'avoir pris ce temps pour nous raconter ton histoire.
- Speaker #1
Merci, Manon, déjà pour le podcast et aussi pour m'avoir accompagnée dans cette jolie aventure.