- Speaker #0
Bienvenue sur le podcast de la Locomotive Academy. Aujourd'hui, on reçoit Laura qui a fait la locomotive première de juillet 2025. Laura, bienvenue, bonjour, je suis trop contente que tu sois avec nous aujourd'hui. Est-ce que tu vas bien déjà et est-ce que tu peux te présenter pour les personnes qui nous écoutent ?
- Speaker #1
Oui, bonjour Manon, c'est un plaisir d'être au micro du podcast des Locomotives Academy aujourd'hui. Alors pour me présenter, je suis Laura, j'ai 32 ans, je suis mariée et je suis maman d'un petit garçon de 3 ans et demi.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux aussi nous dire ce que tu faisais avant, en ta situation pro, avant de nous rejoindre ?
- Speaker #1
Ouais, alors moi j'ai eu un parcours assez classique, j'ai fait des études de droit. Et puis à l'issue de mes études de droit, quand j'ai obtenu mon master, je suis directement entrée sur le marché du travail. Donc j'ai exercé en tant que juriste en droit des affaires. Après, j'ai travaillé en banque d'entreprise, donc j'accompagnais les grosses entreprises sur leurs projets d'investissement. Et ma dernière expérience professionnelle, c'était de l'audit d'organisation. Donc en fait, j'avais pour mission de me déplacer dans les différentes entreprises et au sein des organisations de façon générale pour vérifier que tous les process et les organisations étaient les plus optimisés possibles.
- Speaker #0
Ok, donc... Très sérieux, juriste, investissement, audite d'orgas. Est-ce que c'est quelque chose qui te plaisait ? Qu'est-ce qui se passait pour toi à ce moment-là quand tu faisais ces différents jobs ? Qu'est-ce que tu ressentais au quotidien ? Est-ce que tu peux nous parler un petit peu de comment ce job salarié finalement agissait sur ta façon de te sentir à ce moment-là ?
- Speaker #1
Oui. Chacun de mes posts m'a plu. Mais en fait, moi, De façon générale, j'ai toujours avancé un peu en mode pilote automatique, c'est-à-dire que j'étais vraiment la bonne élève, la petite fille parfaite. J'avais de très bonnes notes à l'école. Donc, on m'a dit, écoute, tu as des bonnes notes à l'école. En gros, fais soit du droit, soit médecine. Comme j'étais nulle en maths, la médecine, ce n'était pas une option. Donc, je me suis lancée dans des études sans me poser trop de questions, plutôt en allant là où on me disait d'aller, en me disant que ça allait m'ouvrir toutes les portes. Enfin, voilà, je pense quand même. Le discours est assez rodé et similaire chez beaucoup de monde. Et puis après, en fait, je me suis toujours laissée porter. À l'issue de mes études de droit, j'ai envoyé des CV, j'ai été prise. Et j'ai continué toujours un peu comme ça dans ma vie professionnelle, à aller là où il était facile d'aller, en fond. Et de façon générale, je suis quelqu'un d'assez curieux, donc je me suis toujours... plus au début dans mes postes parce que j'avais beaucoup à apprendre, parce que j'échangeais avec plein de nouvelles personnes, parce qu'intellectuellement j'adorais la nouveauté et le fait de devoir aller apprendre un nouveau métier et c'est ça tisser de nouveaux liens c'est ça que j'aimais donc si tu veux, chacun de mes postes m'a plu mais m'a plu un temps, c'est-à-dire le temps de la découverte et en fait une fois que j'ai eu fait le tour de mes postes Je ressentais un ennui abyssal, en fait. Donc, si tu veux, au bout d'un an et demi, deux ans max, deux ans, je savais que c'était la deadline, c'est la date limite de péremption, si tu veux, où je savais que j'avais fait le tour de mon poste, je n'en pouvais plus, j'ai tout fait. Donc, j'allais rechercher de nouveau, en recherchant de nouveaux postes qui pouvaient coller à la fois avec... les qualifications que j'avais et ce que je savais faire. Donc sans trop me réinventer à chaque fois, il ne fallait pas prendre trop de risques non plus. Et voilà, arrivé en fait à ce troisième poste, je me suis rendu compte que le problème n'était pas tellement le poste, mais que c'était plutôt ma façon d'aborder le changement professionnel. Parce que dans le fond, je sais que je ne me suis jamais... pleinement épanouie dans mes postes, mais je n'avais pas le courage et je n'avais pas peut-être cette audace et dans le fond ce courage de vraiment me questionner sur ce que j'avais envie de faire moi. C'est une question que je ne m'étais jamais posée et je pense qu'il y a un moment donné où tu arrives à te dire maintenant avec tout ce que j'ai mis en place, avec tout ce que j'ai fait, j'ai fait cinq années de droit qui m'ont vraiment coûté beaucoup en argent. Clairement, en énergie, j'ai construit quelque chose qui est enviable à de nombreux égards. J'avais conscience aussi que... que les postes que j'avais étaient des postes à responsabilité, qu'intellectuellement, c'était quand même très riche. Et dans le fond, je me disais, de quoi tu te plains en fait ? Tu as des postes à responsabilité, tu es cadre à moins de 30 ans, tu es bien rémunéré, enfin tout, arrête de te plaindre, ce n'est pas possible quoi. Donc voilà, je ressentais cette espèce de décalage entre ce dont j'avais vraiment envie au fond de moi et ce pourquoi je me suis fait ça. Pourquoi j'étais sûre d'être faite ? Je ne m'autorisais pas à regarder plus loin que le chemin qui était un peu tout tracé devant moi.
- Speaker #0
C'est hyper important ce que tu partages, Laura, où tu dis finalement, il y a ce côté de je me prends pour qui. J'ai coché toutes les cases de la réussite, celles qu'on nous donne. En tout cas, je les ai cochées. Je suis cadre à moins de 30 ans. J'ai des responsabilités. J'ai un bon revenu. J'ai de la reconnaissance sociale. Je me prends pour qui ? vouloir... autre chose que ça, et où tu dis qu'à ce moment-là, tu manquais peut-être de courage et d'audace pour oser te questionner. Et il y a un peu cette image qu'avec Sandra, on prend souvent, c'est le hamster qui court dans sa roue, où finalement, j'ai l'impression, dès 13-14 ans, tu commences à choisir ton bac, et puis tu es sur un chemin un peu tout tracé, c'est une suite de non-choix. Et en fait, tant que tu ne t'interroges pas, tant que tu ne te poses pas, tant que tu continues de courir dans ta roue de hamster, ça le fait. Et puis un jour, tu t'arrêtes de courir. Tu te demandes, ok, mais moi, je veux quoi, en fait, dans tout ça ? Parce que ça fait 10 ans, 15 ans que je suis un chemin que je n'ai pas choisi. J'ai été là où on m'a attendu, c'est ce que tu nous partages. Finalement, je suis allée là où on m'attendait. Mais ce n'était pas là où toi, tu avais envie d'être. Qu'est-ce qui te manquait le plus ? Parce que tu dis, voilà, au début, il y a cette nouveauté, cette découverte. Donc, finalement, ça me plaît parce que ça vient nourrir ma curiosité. Puis, au bout de deux ans, paf, c'est la date de péremption. Je me fais chier. Qu'est-ce qui te manquait le plus dans ces moments-là, au bout de deux ans ? Qu'est-ce qui, finalement, manquait le plus pour que tu puisses te sentir épanouie ?
- Speaker #1
Je pense que c'est un peu un ensemble de choses, en fait. Je pense que, déjà, la maternité a fait que je me suis autorisée à me poser plus de questions sur la façon dont j'avais envie de vivre, sur mon quotidien professionnel, sur... La liberté que j'avais aussi de pouvoir organiser mon temps comme je le souhaitais. Après, ce qui me manquait, c'est clairement un terreau favorable à ces questionnements-là. C'est-à-dire que moi, je suis vraiment issue d'un milieu où, traditionnellement, on ne se pose pas trop ces questions-là. Déjà, tout ce qui était bilan de compétences. tout cet univers-là, au départ, je n'y étais pas réfractaire, mais disons que je voyais ça d'un œil pas forcément très positif. Donc, je pense que je n'avais pas, au départ, dans mon entourage ou dans ma connaissance de ce qui pouvait exister, de clés, d'indices qui me permettaient de me dire qu'il y avait des accompagnements qui existaient et qui me permettraient de travailler à la fois sur moi, parce que j'avais conscience que... D'un point de vue mindset, j'avais des gros blocages, et à la fois à travailler à construire un projet professionnel qui soit vraiment sérieux. Donc oui, je pense que ce qui me manquait, c'était les clés, en fait, et de m'autoriser à me dire que j'avais le droit de me poser ces questions et que j'étais légitime à vouloir tout remettre en question.
- Speaker #0
J'allais le dire, tu l'as dit, super. C'est vraiment, moi, ce que j'entendais, ce que je sentais dans ton partage, c'est s'autoriser à se dire qu'il y a autre chose de possible pour nous. Et c'est difficile, je pense, d'autant plus quand on a, encore une fois, coché toutes les cases de la réussite et on se dit, mais attends, mais moi, je suis qui pour vouloir autre chose que ça ? Alors que finalement, sur le papier, j'ai coché toutes les cases et il y a le film L'amour ouf. où justement, cette scène qui m'a beaucoup marquée, où finalement, elle était dans une relation qui était bien, et elle veut terminer cette relation parce qu'elle veut se remettre avec son amour de jeunesse. Et son père lui dit « Mais pourquoi ? Pourquoi tu fais ça ? Vous étiez bien. » Et elle lui dit « Bien, ce n'est pas suffisant. » Et du coup, je pense que vraiment, se questionner, s'autoriser à se dire « Peut-être qu'il y a autre chose pour moi, quelque chose de mieux pour moi. » Mais c'est courageux, il faut de l'audace. et donc à ce moment-là Toi, tu te posais déjà des questions et puis tu finis par nous rejoindre. Qu'est-ce qui t'a décidé à rejoindre la locomotive première, du coup, en juillet de l'année dernière ?
- Speaker #1
Oui, c'est assez rigolo comme anecdote parce que j'ai l'impression que c'est du pur hasard. Je ne sais pas si c'est un hasard, mais en tout cas, les choses se sont plutôt bien alignées à ce moment-là. Je te dis vraiment, j'étais à un stade de rupture, je saturais complètement mon quotidien. Et un matin, en prenant mon café, je me revois encore, je me revois encore comme si c'était hier. En prenant mon café, je scrolle sur Instagram et là, je tombais par hasard totalement sur une vidéo de Sandra que je ne suivais même pas sur Instagram à l'époque, je ne la connaissais pas. Et une vidéo dans laquelle elle faisait la promotion d'un challenge, d'un nouveau challenge. Et à ce moment-là, c'est passé un truc très drôle dans ma tête, parce que pour vous contextualiser, c'était le challenge de Miss Elia Ward, et du coup, Sandra était déguisée en fée. Et à ce moment-là, je tombe sur cette vidéo et je me dis, mais waouh, la meuf est déguisée en fée. Elle parle d'un truc hyper sérieux autour de la reconversion professionnelle, du développement personnel. de la construction d'un projet entrepreneurial qui a du sens et tout. Et elle le fait en étant déguisée en fait. Et je ne sais pas pourquoi, je reste bloquée là-dessus toute la journée. Je me refais le film. Et en fait, je me dis, mais c'est fou parce que j'ai eu une espèce de prise de conscience à ce moment-là de me dire, cette nana-là, elle a l'audace de faire un truc que je n'avais jamais vu, de parler d'un sujet très sérieux. En ayant pour autant une direction artistique qui était un peu loufoque dans moi, ce que j'avais l'habitude de voir. Et je me suis fait la réflexion à moi-même de me dire, mais en fait, moi, je n'oserais jamais faire un truc comme ça. En fait, l'audace, je ne sais même plus ce que c'est, dans le fond. À partir de ce jour-là, en fait, je crois que ça a allumé une petite lumière dans ma tête. Et puis, bah... Je me suis laissée embarquer dans le challenge de la Locomotive Academy. Après, j'ai échangé avec Aurélie qui m'a onboardée dans la Loco Aka. Et ça s'est fait comme ça, de façon assez surprenante, par hasard, ou du moins pas loin.
- Speaker #0
Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous. Mais en tout cas, ça veut quand même dire que scroller, ça peut avoir du bon. puisqu'à ce moment-là, tu tombes sur... En effet, je me rappelle très bien de Sandra déguisée en fée dans la forêt. C'est un peu la Lady Gaga de la formation, où elle aime bien, elle a l'audace de casser les codes, en tout cas, et j'aime bien, moi, cette image de se dire, on peut parler de choses hyper sérieuses sans se prendre au sérieux, en s'amusant, parce qu'il ne faut pas oublier que la vie, ça reste un jeu, on a le droit qu'à un seul tour de manège et autant en profiter. Du coup, il y a cette petite lumière qui s'allume en toi. où tu es inspirée par l'audace de cette fée dans ce challenge. Et donc, tu nous rejoins. Tu nous rejoins dans le challenge. Comment tu décides ensuite ? Qu'est-ce qui te décide à passer à l'action et à vraiment nous rejoindre dans l'aventure de la formation qui dure trois mois ? Est-ce que c'est le challenge qui t'a convaincue ? Comment ça s'est passé pour toi, un petit peu, cette prise de décision ?
- Speaker #1
Oui, alors je pense que déjà, le challenge m'a convaincue. Je te dis vraiment, c'était quelque chose de complètement nouveau pour moi. donc euh les exercices qu'on a fait dans le challenge ça m'a ouvert une porte en fait et ça m'a fait un bien fou à ce moment là parce que en fait je me suis rendu compte que je pouvais m'autoriser à ouvrir un nouveau champ des possibles pour moi ça m'a fait du bien de sentir que j'étais pas seule à ressentir ce que je ressentais parce que du coup l'avantage de Donc, de ce challenge, c'est qu'il y a une communauté qui se crée autour du challenge en lui-même. Et à travers cette communauté, du coup, j'ai échangé avec pas mal de filles, j'ai échangé aussi avec des membres, des anciens membres de la Locomotive Academy qui m'ont partagé leur expérience. Et vraiment, ça m'a fait du bien à ce moment-là. Ça m'a rien que le challenge de... Je crois que c'était un challenge de 3 jours, 3 ou 5 jours. Je me suis dit, en fait, ça a débloqué tellement de choses dans ma tête. Je me suis autorisée tellement de choses au cours de ces 3 jours. Qu'est-ce que ça peut donner sur 3 mois ? Du coup, je me suis laissée embarquer dans l'aventure, dans la vraie aventure de la loco-haka, assez rapidement après.
- Speaker #0
Dans la vraie aventure, tu nous rejoins en juillet 2025. Comment ça se passe pour toi, cette aventure ? Comment tu vis tout ça ? Et surtout, en fait, moi, ce que j'ai envie de savoir, c'est... Qu'est-ce qui, pour toi, est le plus impactant dans ton aventure au sein de la formation ? Qu'est-ce qui a eu sur toi le plus d'impact ?
- Speaker #1
Alors, déjà, comment ça se passe de façon globale dans l'aventure de la Locoaca ? J'ai trouvé... Ce que j'ai bien aimé, c'est ce format un peu hybride entre le travail à faire soi-même... qui est quand même un travail d'introspection qui est important, et moi qui m'a beaucoup aidée. Et en même temps, on a des coachings, ce qui nous permet d'approfondir ce qu'on a vu de notre côté et vraiment d'ancrer le travail dans quelque chose de beaucoup plus concret que de faire les choses par soi-même uniquement. Donc, vraiment, j'ai beaucoup aimé ce format hybride. C'est sûr que j'ai aimé le fond de la formation. Les exercices sont très intéressants. Mais je pense que ce que j'ai préféré dans cette aventure, c'est l'aspect coaching. Beaucoup à ma petite coach Fanny au passage. Et aussi la communauté. C'est ça, je trouve que c'est vraiment la puissance de l'accompagnement. Ça passe vraiment à travers cette communauté. C'est ultra déculpabilisant. C'est aussi s'ouvrir à un nouveau... Moi, j'avais l'impression de m'ouvrir à un nouveau monde. Je me suis nourrie vraiment des échanges de cette communauté, des projets que les autres filles mettaient en place. Ça m'a inspirée, ça m'a vraiment ouvert les yeux sur un monde que je ne connaissais pas du tout. Pour moi, dans mon quotidien professionnel, tout était rigueur, tout était très normé et sérieux. Et à ce moment-là, j'ai découvert un monde que j'adore, très riche. et après ce qui m'a le plus transformée ce qui a été le plus impactant pour moi je pense que c'est vraiment les coachings moi ça m'a vraiment aidée j'avais 5 coachings et je trouve que le travail qu'on
- Speaker #0
a fait ensemble a été extrêmement positif pour moi on fait un petit coucou à Fanny qui était donc la coach de Laura Voilà. Et qui a profité de ces cinq moments où en effet, là, on peut aller vraiment en profondeur et en individuel, en one to one. Donc, je comprends que tu aies trouvé ces moments-là puissants. Est-ce que tu arrives déjà, parce que l'entrepreneuriat, c'est quelque chose que tu ne t'autorisais pas à considérer, tu arrives dans la formation, est-ce que tu as déjà une idée de projet entrepreneurial ou c'est le néant ?
- Speaker #1
C'est le néant total. C'est le néant total. Quand je débarque là-dedans, je me dis, OK, la promesse est belle. Trouver un projet entrepreneurial en trois mois, ça me fait rêver. Mais au-delà de ça, j'y allais aussi pour l'aspect d'être perso, introspection. Je savais que tout mon projet dépendait de ça, parce que j'avais conscience d'avoir déjà beaucoup de pensées limitantes. Ça, franchement, chez moi, c'était un gros, gros sujet. Donc, ouais, j'arrivais en me disant... Si déjà, je peux ressortir de là avec des clés concrètes et une meilleure connaissance de moi-même, je serai super contente. Mais le fait est que l'accompagnement a quand même bien fonctionné parce qu'au-delà de cet aspect introspection et def perso, j'ai quand même réussi à poser les jalons d'un business. Donc voilà, je dirais que ça a pris quand même plus de temps. Les trois mois sont très bien pour la partie introspection. Moi, en tout cas, ça m'a vraiment permis de remettre des mots sur qui j'étais, sur quelles étaient mes valeurs, mes aspirations, sur où je voulais aller dans la vie. Et rien que ça, franchement, on devrait l'apprendre à l'école tellement c'est important. Franchement, je crois que je militerai toute ma vie pour ça. Et c'est des clés formidables que je vais pouvoir donner à mon fils. Mais le projet professionnel a pris un peu plus de temps à se dessiner. je pense parce que j'avais besoin de digérer et j'avais besoin de vraiment m'autoriser à ouvrir un très large champ des possibles pour refermer, resserrer après le champ et vraiment cibler ce que j'avais envie de mettre en place.
- Speaker #0
Alors t'avais envie de mettre quoi en place ? Parle-nous de ce projet donc tu dis que ça met plus de temps je crois que enfin alors en full disclosure nous avons déjà enregistré ce podcast qui ne s'est pas enregistré. Heureusement que nous avons travaillé notre lâcher prise. Et donc, dans le précédent enregistrement, tu nous disais, je crois que c'était à peu près 5 à 6 mois après le début de la loco première que tu identifies et construis ton projet. Moi, je sais déjà tout ce que tu avais mis en place dans ta vie. Donc, est-ce que tu peux nous raconter ? Parce que c'est quand même, le changement a été assez important. Donc, raconte-nous quel est ce projet et puis surtout, qu'est-ce que tu as fait dans ta vie pour que... pour faire de la place à ce projet et pour qu'il puisse naître ?
- Speaker #1
Ouais. Déjà, avant d'avoir vraiment l'idée du projet, j'ai voulu faire de la place dans ma vie pour vraiment me laisser l'opportunité de voir ce que je voulais faire. Et pour ça, j'ai tout fait tellement dans mon quotidien professionnel que je sentais que j'étais vraiment arrivée à une rupture où si je continuais, je pouvais potentiellement me mettre un peu en danger. Donc, il fallait que j'arrête. Je sentais que ce n'était plus possible. Et oui, pour la petite histoire, en fait, un soir, je ne sais plus à quel stade précisément, j'étais de la loco à cas. J'étais déjà bien avancée dans le... dans l'accompagnement. J'avais déjà bien travaillé sur moi. Et un soir, en fait, je me revends encore avec mon mari. On se pose sur la terrasse. Il faut savoir qu'à ce moment-là, pour reposer un peu le contexte, on était dans un stade de nos vies qui n'était pas simple parce que, voilà, moi, j'étais saturée totalement de ma vie pro. Ça commençait à déborder sur ma vie perso. Mon mari avait pris un boulot, un poste à 150 kilomètres de la maison. Et en plus de ça, on était un peu complètement coincés parce qu'on venait de terminer les travaux de la maison qu'on avait achetée un an auparavant. Donc autant te dire que la situation nous semblait juste assez bouchée pour le changement. Et il y a eu ce soir où vraiment... j'ai eu un déclic, en fait. Je lui ai dit, écoute, il faut qu'on se pose. Assieds-toi, il faut que je te parle. Je nous ai servi un verre de vin. Je sens que tu as la rêve, Manon. Tu es vieux. Je nous ai servi un verre de vin. Et là, je dis, voilà, il faut qu'on parle parce que je sature, en fait. J'en peux plus. On ne peut pas continuer comme ça. Il faut qu'on trouve des solutions. Moi, j'ai vraiment envie de construire un projet professionnel, entrepreneurial. Aujourd'hui, la situation fait que je n'ai pas la possibilité, ni financièrement, ni logistiquement, parce que le temps nous manquait nécessairement dans cette organisation qui était la nôtre à l'époque. Et en fait, à partir de cette conversation, mon mari m'a dit « Ok, vraiment, je te comprends. Je comprends à travers ce que tu me dis que c'est un projet que tu as au fond de tes tripes, que c'est une envie que tu as au fond de tes tripes. » Donc à partir de là... On se laisse la fin de semaine et on réfléchit à des solutions pour sortir de cette situation et tout mettre en place pour que ça puisse le faire. Et c'est assez fou parce que, en fait, je dis ça aujourd'hui, j'arrive à le raconter de façon assez naturelle, mais à l'époque, c'était déjà un challenge pour moi de me poser et d'avoir cette conversation avec mon mari, parce que c'était nouveau, parce que j'ai toujours eu envie d'entreprendre. Mais je n'ai jamais eu l'audace, ne serait-ce que de me dire qu'un jour, ça serait possible. Donc, avoir cette conversation à ce moment-là avec mon mari, ça relevait déjà d'un truc énormissime pour moi. Et c'était révélateur de ce travail de fond que j'avais fait grâce à la Locoaca et à l'accompagnement de Fanny. Je me suis autorisée à me dire, vraiment, Laura, cette situation n'est plus possible pour toi. ne reste pas bloqué dans une vie que tu n'aimes pas. Franchement, quel exemple tu donnes à ton fils et quel respect tu as aussi pour toi-même de continuer dans un quotidien qui te fait... J'avais vraiment l'impression de mourir à petit feu. Je me souviens encore, je regardais l'heure toute la journée, je regardais s'égréner les minutes tellement... J'arrivais à saturation. Donc, ouais, voilà, il y a eu quand même un gros, gros, gros boulot de fond dans la locoaca. Et à partir de là, je me suis autorisée vraiment à... à me laisser plus d'espace pour réfléchir à ce que j'avais envie de faire vraiment moi. Et ce que j'avais envie de faire, c'était de travailler aux côtés des entrepreneurs, parce que s'il y a bien un truc qui me passionne au-delà de tout, c'est le monde de l'entrepreneuriat, c'est la création de valeur, c'est les histoires qui se cachent derrière les business. C'était ça. Donc, je présentais ça et j'arrivais... Pour autant pas savoir précisément ce que je pouvais apporter et où je voulais aller avec cette idée-là. Et progressivement, en faisant l'exercice de l'ikigai, qui est un exercice qu'on fait dans le cadre de la Loko Aka, j'ai rassemblé tout ce que j'aimais faire, tout ce que je savais faire et tout ce dont le monde avait besoin. C'est un peu ça, en soi, grosso modo, l'exercice de l'ikigai. Et j'ai trouvé mon job idéal, mon job de rêve. Donc, c'est ça que je construis aujourd'hui, un accompagnement des entrepreneurs sur les sujets de croissance, donc en fait, vraiment orienter bras droit des dirigeants. C'est aujourd'hui un terme un peu galvaudé, mais c'est ça en fait. Cette business manager, c'est vraiment travailler aux côtés de l'entrepreneur, être son copilote du quotidien pour lui permettre d'emmener son business où il a envie de l'emmener. en libérant de toute la partie un peu opérationnelle de son business pour que lui vraiment puisse se concentrer sur l'aspect vision, l'aspect développement de sa clientèle. En fait, sa zone de génie, donc ça dépend vraiment des entrepreneurs, qu'il puisse vraiment se concentrer sur sa zone de génie en se déchargeant sur une personne de confiance qui est un peu l'extension de son cerveau business pour développer sa boîte. Voilà, c'est ça que je construis aujourd'hui.
- Speaker #0
Ok, et bien dis donc, en fait là ce que tu as fait, c'est que tu capitalises finalement sur toutes les compétences que tu as pu accumuler dans ta vie de salarié pour l'amener avec plus de liberté, plus de choix puisque tu peux choisir avec qui tu travailles, mais pour autant tu ne t'es pas réinventé de A à Z et ton expérience, c'est important de le dire, notre expérience salariée va toujours nous servir même dans l'entrepreneuriat. il y a plein de choses qu'on apprend, que ce soit des compétences techniques, des compétences ce qu'on appelle soft skills, des qualités professionnelles qui vont nous servir par la suite. Et toi, clairement, tu as capitalisé là-dessus. Quels sont les aménagements que tu as dû faire dans ta vie pour rendre ce projet possible ?
- Speaker #1
Du coup, on en revient effectivement aux décisions qui se sont prises sur cette fameuse conversation qu'on a eue ce soir-là avec mon mari. Et la solution qui s'est offerte à nous, c'est que du coup, on a décidé de revendre notre maison. dans laquelle on avait fait des travaux pas possibles, on avait un crédit pas possible sur le dos. Donc, on s'est dit, en fait, la seule solution aujourd'hui, c'est qu'on revende cette maison, puisque financièrement, forcément, se lancer dans l'entrepreneuriat, ça, c'est un lot d'incertitudes. Donc, c'est passé par là, on a revendu la maison, on a changé de département pour se réinstaller dans le département dans lequel on a nos familles, donc on peut avoir du relais pour notre petit loup. et où forcément, les charges sont beaucoup moins importantes. Et en fait, c'est assez fou parce que là où c'était vraiment une décision qui n'était pas simple à prendre, je pense que c'est facile d'imaginer qu'à ce moment-là, ça a été quand même un challenge assez important. En fait, depuis qu'on a pris cette décision, tout s'est plutôt très bien aligné. C'est-à-dire qu'on a vendu la maison à un prix qui nous a même permis de faire une plus-value, ce qui était complètement hallucinant vu le peu de temps qu'on l'a conservée. Mon mari a retrouvé un boulot hyper intéressant exactement là où on avait envie de s'implanter. Et moi, de façon générale, je me suis libérée, j'ai libéré un peu mon cerveau de tout ce qui me polluait. Et en faisant ça, c'est fou comme tout s'aligne. C'est un peu galvaudé de dire ça, mais dans le fond, c'est vraiment ça. Je le dis quand même. Je me suis ouverte à de nouvelles personnes. Donc, à de nouvelles façons de penser, nouveaux modes de fonctionnement. Et voilà, on a mis en place beaucoup de choses pour que ce projet puisse voir le jour. Et au-delà de l'aspect business, sur le plan personnel, c'était la meilleure décision qu'on ait prise de notre life. Donc, je suis contente d'avoir osé faire ce pas-là, d'avoir osé initier cette conversation. Et puis, il y a de là, quoi. En fait, je me dis au bout du compte, quoi qu'il advienne, je serai toujours trop fière d'avoir eu l'audace. à un moment donné de ma vie, d'avoir splitté à ce point. Je suis contente.
- Speaker #0
Je suis fous, Laura, parce que justement, au début d'enregistrement, tu disais que tu étais cette nana qui n'avait jamais vraiment osé, qui ne s'était jamais vraiment autorisée. Tu as fait bouger les murs en mode, bon, je deviens entrepreneuse, on va se boire un verre de vin, tu vas t'asseoir. Bon, après, tu as eu le soutien de ton mari, ce qui est génial aussi, parce qu'il faut être un peu aligné là-dessus, parce qu'il a changé de tas, changé de région, etc. Et au final, c'est hyper courageux et il faut de l'audace pour se dire, je vends la maison dans laquelle j'ai fait plein de travaux. Je l'ai gardée un an et je la revends et je change de région. Franchement, c'est fou à quel point Laura, qui n'osait pas et qui n'osait pas s'autoriser... à oser s'autoriser tellement de choses. Vraiment, tu as tout mon respect. Et même si je connaissais déjà l'histoire, je suis à nouveau impressionnée durant ce deuxième enregistrement. Donc vraiment, je trouve ça hyper, hyper inspirant. Et puis surtout, ce que je trouve hyper inspirant, c'est que bien sûr que c'est une concession de se dire il faut que je vende une maison que je viens d'acheter, etc. Mais ce qui veut dire qu'il y a quand même toujours des solutions pour que ça glisse un peu mieux en termes de transition. Ce n'est pas une décision facile, il faut oser, il faut avoir du courage. Mais toi, tu l'as fait et vraiment, encore une fois, je trouve ça hyper inspirant. Donc, en plus, quand tu dis oui, c'est peut-être, je dis que tout s'aligne, c'est peut-être un peu galvaudé. Non, moi, j'y crois à fond à ce truc de quand tu suis ta joie, quand tu es vraiment animée par quelque chose. Vraiment, je trouve que je l'ai vu plein de fois, j'ai été témoin de ça plein de fois. Je trouve que les choses s'alignent et je suis ravie qu'elles se soient alignées pour toi. Même si je connais la réponse de tout ce que tu nous as partagé, Merci. Comment tu te sens aujourd'hui ? Est-ce que tu es fière de toi ? Et si tu devais mettre des mots sur le avant-après, la loco pour Laura, ça donne quoi ? Tu mettrais quel mot là-dessus ? Il y a beaucoup de choses. Je dirais que le premier point, c'est que je me suis réautorisée à m'écouter.
- Speaker #1
Là où avant, je ne sais même plus que je ne m'écoutais plus et que je n'avais plus vraiment de place pour moi-même. Donc, ça, c'est déjà quelque chose d'énorme. Je me suis réautorisée à m'écouter et à me recentrer dans ma vie, à me retrouver une place digne de son dans ma propre vie. C'est déjà important. Je dirais ensuite que j'ai beaucoup travaillé sur la peur parce que, dans le fond, c'est ça qui me bloquait. C'est ça qui nous bloque, je pense, dans beaucoup d'aspects de nos vies. c'est que j'ai euh j'ai Par plein de petites étapes, j'ai réussi à me libérer d'une peur qui était vraiment très profondément ancrée, mais qui au fond n'était pas vraiment rationnelle. La peur, je l'ai eue au moment de me lancer dans la Locoaca, même au moment de rentrer dans le challenge, parce que c'était tellement nouveau que je me suis dit « mais qu'est-ce que c'est ? » J'avais même peur de ça, c'est-à-dire tellement c'était nouveau. la peur d'investir aussi dans... Moi, parce que la Locomotive Academy a un coût, c'est un investissement personnel qui n'est pas simple à prendre quand on ne l'a jamais fait. Et la peur aussi de montrer. Je pense que j'avais très peur de montrer. J'avais très peur de faire du bruit. J'avais toujours fonctionné en me disant qu'il fallait que je fasse le moins de bruit possible, que je dérange le moins possible. Donc, je dirais que c'est la peur aussi dont j'ai réussi à me débarrasser. C'est une grosse étape. Et d'accepter l'incertitude et le doute aussi. Parce que ça fait partie du game. Et tant qu'on n'a pas travaillé suffisamment sur soi pour être OK avec l'incertitude, on ne peut pas avancer réellement. C'est certain que si tu restes toujours dans ta zone de confort et que tu ne fais jamais rien qui te fait peur, tu resteras toujours là où tu te trouves. Donc si ça te contente, c'est cool. Par contre, si ça ne te contente pas, à un moment donné, il va falloir que tu travailles suffisamment sur toi pour aller au-delà de ce qui te fait peur.
- Speaker #0
Alléluia ! Et du coup, Laura, je bois toutes tes paroles. Tu dirais, comment tu te sens aujourd'hui ? Est-ce que tu es fière de toi et du chemin parcouru ?
- Speaker #1
Oui, je suis contente. Je suis contente parce que j'ai travaillé à la fois sur moi personnellement Merci. Je suis plus confiante de façon globale. Et je suis fière du chemin que j'ai parcouru, à la fois sur le plan du développement personnel, à la fois sur le plan professionnel. Forcément, je suis consciente. Il y a encore beaucoup de choses à construire, c'est certain. Mais je suis consciente du chemin que j'ai parcouru et je me force à me... à me rendre compte du travail que ça m'a demandé et des efforts que j'ai faits pour en arriver là.
- Speaker #0
Tu peux être très fière de toi, Laura. Moi, je suis sûre que cet épisode va en inspirer beaucoup. Et je vous souhaite à tous et à toutes qui nous écoutez de faire du bruit, de déranger et de vous autoriser à oser. J'espère que cet épisode vous inspirera à ça parce que Laura est vraiment l'incarnation de... Je n'ose pas, j'ose tout péter, tout déchirer, tout bousculer. Et aujourd'hui, elle est beaucoup plus alignée. Donc Laura, merci beaucoup pour ce très, très beau témoignage. J'ai été ravie de passer ce deuxième moment avec toi, n'est-ce pas ? Et écoute, on se dit à très bientôt dans la Locomotive Academy. Je te souhaite une très belle journée. Encore merci beaucoup, Laura, de nous avoir accordé encore une fois du temps.
- Speaker #1
Merci Manon, c'était un plaisir. Salut !