- Speaker #0
Allô, allô, j'espère que tu te portes bien. Je suis ton hôte, Eugénie Franqueur, coach santé. J'aide les femmes et les hommes comme toi à garder ou retrouver l'énergie pour vivre la vie qui te fait vibrer et qui t'allume. Tu écoutes mon balado « Ma santé pour la vie » , c'est ma façon de contribuer à ton bien-être. Ce balado est pour toi si tu en as assez de tes douleurs chroniques et de tout ce qui en découle, si tu en as assez de mal dormir, de manquer d'énergie, de te sentir submergé par le stress, d'être dérouté par les changements hormonaux de la ménopause, si tu as besoin de ralentir pour éviter un deuxième ou un troisième burn-out, ou si tu as besoin d'aide pour apprendre à vivre avec une maladie auto-immune ou une maladie chronique. Si l'idée te titille, écoute bien jusqu'à la fin de cet épisode. J'ai un cadeau pour toi. La santé, c'est ce que nous avons de plus précieux. je sais que ça fait cliché de dire ça mais n'importe quoi qui qui a eu des problèmes de santé, et j'en fais partie, va te le confirmer. La santé, c'est notre responsabilité, la tienne, la mienne, la nôtre. C'est à nous d'en prendre soin, de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour la conserver ou la retrouver. C'est aussi à nous de choisir comment on a envie de vieillir. Bonne écoute ! Allô, allô ! Aujourd'hui, nous allons parler d'immunité. des différentes façons de nourrir et soutenir son système immunitaire. Parce que oui, un système immunitaire robuste demeure le meilleur atout pour se protéger des virus et bactéries, aussi pour réduire l'inflammation et les douleurs chroniques. Cet épisode a été enregistré et diffusé la première fois en pleine pandémie, une période marquante pour moi comme pour beaucoup de monde. J'avais eu la chance de passer ces quelques mois de confinement en pleine nature. J'avais choisi d'utiliser cette pause, loin des obligations et des exigences du quotidien, pour cultiver de nouvelles habitudes de vie qui me font du bien et pour donner une nouvelle direction à ma vie afin qu'elle soit alignée sur mes valeurs et mes priorités. Pour discuter des meilleures façons de prendre soin de son système immunitaire, j'ai le bonheur de recevoir Imane Lalou. Imane est une amie, naturopathe, docteur en sciences des aliments. ingénieur de formation et titulaire d'une maîtrise en génie chimique. Elle accompagne les gens dans une démarche santé holistique qui unit la science et la conscience. Elle a développé une approche intégrative qui repose sur l'écoute et le respect des besoins spécifiques de chacun. Bonne écoute ! Bonjour Imane et bienvenue, merci d'être là.
- Speaker #1
Merci à toi Eugénie pour ton invitation.
- Speaker #0
Tout d'abord, j'aimerais ça Imane que tu nous parles du système immunitaire. Même quelqu'un comme moi qui connaît plutôt bien la santé, quand on parle de système immunitaire, ça demeure flou. Où est-ce qu'on le retrouve dans le corps, le système immunitaire ?
- Speaker #1
J'adore cette question parce qu'en fait, je crois que tu n'es pas la seule. Déjà, quelque chose qui est quand même fascinant parce qu'on peut parler de la rate, on peut parler du pancréas, alors que le système immunitaire, en fait, il est invisible quelque part. Et en même temps, il veille sur nous jour et nuit. Il est tout le temps là, tout le temps là pour veiller sur nous. où est-ce qu'il est localisé dans notre corps, j'aurais le goût de te dire un petit peu partout, mais en même temps, évidemment, il y a des organes clés un peu partout, parce que si tu tombes sur ton genou et puis tu te mets un petit caillou dans le genou, ton système immunitaire va s'activer pour venir te défendre. Et je dirais, au niveau des organes, on va parler de la moelle osseuse, on va parler de la râte, on va parler des amygdales, on va parler des ganglions, et on va parler aussi des muqueuses qui sont tapissées de ces cellules qui vont venir. nous défendre. Et le système immunitaire, il ne faut pas le voir, d'ailleurs, comme tous les autres systèmes, isolé du corps. Il va travailler en intercommunication avec le système nerveux, le système cardiovasculaire, avec, en fait, tous nos organes. Donc, en fait, à chaque fois que nous avons besoin d'être défendus, mais ça veut dire tout le temps, puisque nous naviguons, en fait, dans un océan de microbes, bien sûr, donc il va nous défendre face à ça. Mais si on a juste une petite écharde qui rentre à l'intérieur de notre corps, ou des fois on a un petit truc, une petite poussière dans l'œil, l'œil devient rouge, on a un petit processus inflammatoire qui va venir défendre notre œil. Donc en fait, le système immunitaire, il faut l'imaginer un peu comme, je dirais, une équipe de sport, une équipe qui nous défend. C'est la défense à l'intérieur de notre corps. Est-ce que ça te semble ? un petit peu plus clair.
- Speaker #0
Oui, c'est tout à fait clair et c'est bien expliqué. La deuxième question que j'ai par rapport au système immunitaire, c'est est-ce qu'il est inné, notre système immunitaire, ou est-ce qu'on le développe ? Est-ce qu'on vient au monde avec un potentiel ou un X d'immunité ou est-ce que tout au long de notre vie, on peut construire une banque ?
- Speaker #1
En fait, on a les deux. On a ce qu'on appelle le système immunitaire inné, qui vient en fait avec... notre naissance. On dit qu'il est non spécifique, donc il n'est pas spécifique à une bactérie, à la rougeole ou à la varicelle, etc. Et on a ce qu'on appelle le système immunitaire acquis, qu'on va développer au cours de notre vie. Il faut l'imaginer un petit peu comme une carte mémoire et notre corps en fait enregistre les données au fur et à mesure. Donc les deux en fait cohabitent à l'intérieur de notre corps.
- Speaker #0
Et mettons quelqu'un comme moi qui n'est pas venu au monde avec un grand système immunitaire, est-ce que ça veut dire que toute ma vie durant, je vais être un peu pénalisée derrière ?
- Speaker #1
En fait, ça, c'est une grande question. Ça, ça nous amène en fait plus à l'épigénétique. Parce qu'on est né dans un contexte où c'est vrai, la plupart des gens vont avoir un corps physique qui est en santé. Puis il y a quelques personnes qui sont nées déjà avec une santé. Oui, bien sûr, notre génétique va influencer une partie de notre santé et en même temps, que ce soit l'épigénétique, mais que ce soit aussi les expériences qu'on voit aussi autour de nous. Les personnes qui sont nées dans un contexte qui n'est pas nécessairement favorable à leur santé et qui vont en même temps s'adapter, je dirais, à cette condition physique-là. et ça ne les empêchera pas d'avoir la vitalité, d'avoir l'énergie, d'avoir la bonne humeur, etc. Donc l'épigénétique démontre que, bien sûr, nos gènes jouent un rôle fondamental et en même temps, les émotions, notre mode de vie, nos pensées, nos liens. Finalement, notre vie va influencer l'activité de nos gènes. Ça veut dire qu'un gène... qui n'est peut-être pas favorable à la santé, on peut le tenir un petit peu tranquille, un peu comme si on imaginait une lumière. Eh bien, cette lumière, on va la garder au plus bas. Ça veut dire que le gène ne va pas s'exprimer à l'intérieur de notre vie. Donc, oui, bien sûr, on est né avec un corps, mais on est né aussi dans des conditions sociales, familiales, environnementales qui ne sont pas pareilles. Et certaines peuvent sembler, de prime abord, beaucoup plus favorables que d'autres, mais je crois que ce qui est important, c'est ce qu'on va en faire à l'intérieur de notre vie.
- Speaker #0
Dans un récent article de ton blog que tu as écrit, tu mentionnes, il y a une phrase qui m'a frappé droit au cœur, « La réponse immunitaire révèle l'intelligence incommensurable qui règne au sein du corps humain. » portée par l'intelligence de mon corps. J'aimerais ça que tu développes un peu là-dessus.
- Speaker #1
Je te dirais, Eugénie, moi, plus j'ai avancé dans mes études, et puis aujourd'hui, à 48 ans, plus j'avance, plus je ressens une grande humilité face à la science. Plus j'avance, plus j'ai le sentiment que la vie est tellement plus grande que la science, et en même temps, je suis une amoureuse de la science. En ce sens que, bien sûr... La science nous aide à comprendre une partie des mécanismes de la vie, une partie des mécanismes du corps. Et en même temps, je crois qu'il y a un grand mystère. Et personnellement, ce mystère, je ne cherche pas nécessairement à le comprendre. Pour moi, en fait, ce mystère, je m'applique tous les jours à le vivre. Mais il y a quelque chose, que ce soit dans la vie, que ce soit dans le corps, que ce soit dans une fleur, que ce soit au sein d'une relation humaine, qui me dépassent. Et c'est dans ce sens-là que je parle de l'intelligence incommensurable du corps humain, dans le sens où le système immunitaire est tellement fascinant, comment il va travailler en symbiose avec des milliards de cellules, mais en un instant. Je tombe et instantanément, cette intelligence et lui vient pour me secourir, pour me défendre, pour me protéger, pour me faire mal aussi, pour me dire d'immobiliser mon articulation. Moi, personnellement, je suis renversée. Et j'aime, j'aime ce côté fascinant, ce côté incommensurable, ce côté que je ne peux pas saisir de la vie. Pour moi, c'est la vie. C'est en ce sens-là que, oui, moi, je garde, et je garderai toujours une grande humilité face à la vie, face à la science. Je ne crois pas que dans la vie, oui, bien sûr, on comprend des petites choses, mais En même temps, je crois que la science nous amène à être fascinés, à être émerveillés en fait par les processus vivants. Un peu comme un bébé pendant une grossesse. Bien sûr, on connaît les neuf mois, bien sûr, bien sûr, mais il y a quelque chose qui me dépasse, qui me fascine dans cette mise au monde finalement de l'être.
- Speaker #0
Je pensais à toi ces derniers jours parce que j'étais en train de préparer cette entrevue. Puis à un moment donné, je viens pour mettre une bûche dans le foyer pour faire un feu. Et il y a une petite écharpe qui rentre ici dans mon doigt. Et là, je regarde tout autour, tout de suite, ça devient tout rouge. Puis j'étais comme ébahi de voir l'intelligence de mon corps qui agit si rapidement. C'est un petit clin d'œil à ce que tu viens de nous dire.
- Speaker #1
Et d'ailleurs, à ce moment-là, on voit le tout rouge, en fait, c'est le processus inflammatoire. Et le processus inflammatoire est une des réponses, je dirais, de notre immunité. Mais parfois, quand cette réponse inflammatoire est très aiguë, elle va venir trop rapidement, je dirais, hypothéquer notre corps. C'est le cas, par exemple, d'une inflammation pulmonaire ou peu importe. Quand l'inflammation est un processus, de défense du corps, mais quand elle n'est pas bien contrôlée par notre métabolisme, c'est comme si le feu partait trop fort, mais à ce moment-là, on va avoir de la difficulté à, je dirais bien, gérer le processus métabolique.
- Speaker #0
Là, je vais faire un peu de digression parce que tu parles d'inflammation et tu ouvres la porte. L'inflammation, on la retrouve à peu près dans toutes les maladies modernes, on la retrouve dans à peu près toutes les conditions. Une fois qu'elle a fait son rôle, l'inflammation devrait repartir. Ça ne devrait pas être chronique comme trop de gens qui vivent avec la douleur.
- Speaker #1
Exact. L'inflammation, c'est une réponse positive du corps. Je tombe, c'est comme un peu le coussin gonflable à l'intérieur de la voiture. Il est là pour me protéger. La problématique, en fait, le souhait à ce moment-là, c'est que je mobilise mon articulation. Mais cette inflammation-là est accompagnée en fait par... Une circulation sanguine qui va amener les substances nécessaires pour nettoyer la plaie et aussi pour réparer la plaie. La problématique, c'est l'inflammation qui est chronique et qui reste là, qui s'installe, parce qu'il y a des conditions qui ne sont pas favorables à la guérison de cette situation-là. Des maladies comme, par exemple, le diabète, des fois on oublie que le diabète est aussi... accompagné d'inflammation. L'inflammation, ce n'est pas seulement l'arthrite, la rose, parce que j'ai mal. L'inflammation, en fait, va accompagner plusieurs pathologies.
- Speaker #0
J'adore tes images. Ça parle tellement l'image du coussin gonflable. C'est très visuel, c'est facile à comprendre. Et là, puisque tu parles de diabète, je lisais hier soir dans un article de Marianne, un magazine français, le titre était « La malbouffe terreau du COVID-19 » . Et ensuite, les statistiques commencent à parler les malades. Les malades souffrant d'obésité et de diabète sont les premières victimes de l'épidémie. Un signal qui confirme que l'avenir de notre planète passe par le contenu de notre assiette. Apprendre à manger sauve sa vie. N'est-ce pas beau comme constat ?
- Speaker #1
Je crois, Génie, au fond de nous, on le sait. C'est juste que des situations comme une pandémie ou des fois... Le décès d'un ami ou proche d'une maladie, en fait, on dirait que ça nous réveille. Et c'est certain que les maladies chroniques sont vraiment une condition favorable pour fragiliser notre immunité. Et les maladies chroniques sont interreliées à notre alimentation et à notre mode de vie. Donc oui, la science démontre que l'obésité… et le diabète, entre autres, parce qu'une maladie cardiovasculaire va aussi favoriser une problématique au niveau de l'immunité. Et je resterai sur le diabète et l'obésité en ce sens où… Le diabète, une des choses qui me semble vraiment importante, c'est la difficulté à gérer le sucre à l'intérieur de notre corps. Or, on sait que la problématique de la gestion de la glycémie va nourrir le processus inflammatoire. On ne peut absolument pas contrôler un processus inflammatoire en gardant un déséquilibre au niveau de la glycémie. Ce n'est pas la seule condition, bien sûr, on peut parler... des prostaglandines, des oméga-3, des déséquilibres entre les acides gras saturés et les acides grains insaturés, la déminéralisation, bien sûr, mais la glycémie reste une grande problématique. Maintenant, la question que j'aimerais poser, c'est, bien sûr, on sait qu'il faut manger des fruits et légumes, etc. Les gens qui souffrent d'obésité ou qui ont un problème de diabète le savent. Mais pourquoi ils n'apportent pas les changements ? Ce n'est pas aussi simple que ça. Parce que s'il suffisait de dire à la personne « Ferme le sac de chips, tu sais, ça nuit à ta santé » et puis hop, on passe à autre chose. Oui, on n'aurait pas de problématique au niveau des maladies chroniques. Mais c'est parce qu'on est aussi un corps émotionnel, on est aussi un corps mental. Et cette souffrance, cette douleur intérieure est souvent beaucoup plus grande que les conséquences que les gens vivent. Alors les gens choisissent des deux douleurs. la douleur physique, parce qu'il n'y a personne qui s'amuse à boire trois bouteilles de vin, à être complètement alcoolique ou à avoir une problématique de dépendance au niveau d'alimentation ou autre chose pour se faire du mal. C'est qu'il a tellement mal que temporairement il choisit cette voie. Donc, ça nous ramène à la définition de la santé. Est-ce que les maladies chroniques sont simplement rattachées à notre mode de vie ? ou à notre mode de vie, notre perception de soi, notre relation avec soi, notre relation avec les autres, et j'ai envie de dire, notre relation avec la vie.
- Speaker #0
C'est tellement juste ce que tu dis, parce qu'on ne peut pas se séparer, on est une seule personne, on ne peut pas mettre un morceau de nous de côté. J'écoutais une entrevue récemment, puis le médecin racontait qu'il suivait depuis des années une patiente qui avait beaucoup de problèmes de santé chronique. et elle a arrêté d'avoir ce problème de santé chronique le jour où elle a quitté son emploi et elle a parti la petite entreprise dont elle rêvait depuis 20 ans. Les médecins ont tout fait, ils ont tout essayé, tous les suppléments, puis finalement, c'était le changement de boulot qui était sa prescription à elle pour devenir en santé.
- Speaker #1
Et cette prescription a pris du courage. Elle a pris son courage pour se choisir. Et c'est son histoire à elle. Mais toutes les histoires commencent par le courage de se donner le droit de vivre, le droit d'exister. Et j'aurais le goût de dire le droit de déranger. Parce que dans notre besoin d'être aimé, de plaire, notre peur de déranger, on fait des fois des choix et on laisse de côté nos priorités. Et que ce soit le travail. Que ce soit nos situations familiales, nos situations personnelles, sociales, toutes les situations extérieures sont des occasions pour se repositionner à l'intérieur de notre vie. Donc je suis en paix, je me réconcilie avec mon alimentation lorsque je me réconcilie avec mes choix de vie. Mais ça ne veut pas dire qu'il faut absolument se réconcilier avec... tous ces choix de vivre avant d'apporter des changements. C'est nuancé, c'est des étapes. On a chacun notre histoire, notre vécu, notre expérience. Et à partir du moment où on commence à être en cohérence, tiens, avec ce qui nous habite intérieurement, ce sens qu'on prouve à l'intérieur de notre vie commence. à dessiner une trajectoire. Et si je nourris ma vie de petites joies, et quand je dis de petites joies, ce n'est pas pour philosopher, c'est vraiment pour mettre de la musique et danser. C'est vraiment d'oser apporter ces petites notes joyeuses à l'intérieur de notre vie, en sachant qu'en même temps, il y a des déséquilibres physiques. Mais en même temps, j'apporte doucement des changements à l'intérieur de mon mode de vie. Et je ne commence pas nécessairement par, je dirais, revoir toute la sienne. Est-ce qu'on peut commencer par réviser l'hydratation ? Commencer à aller marcher 15 minutes, 30 minutes. Commencer à respirer. Commencer à se poser la question, est-ce que ça fait du sens d'avoir un paquet de biscuits qui contient 30 ingrédients ? Sur les 30, il y en a 10. Je ne comprends même pas ce que ça veut dire. Est-ce que je commence juste à enlever ces produits dévitalisés de mon alimentation ? Puis arrêter de voir la pomme comme la santé, puis le biscuit comme si c'était le démon. Est-ce qu'on peut aller vers des choix qui nous permettent d'aller vers une vision globale ? Manger une truffe, c'est fabuleux, mais manger un chocolat qui est fabriqué avec des ingrédients qui ressemblent à tout, sauf à de la vie,
- Speaker #0
ça ne fait pas de sens.
- Speaker #1
Donc, c'est ces questions-là qu'il faut se poser, mais doucement, avec bienveillance. Arrêtez de voir le mal, le bien. tout couper carré. Je ne crois pas que la vie, ce soit... Moi, je ne crois pas que la vie, ce soit une série de perfection. Non, moi, je crois que la vie, c'est un apprentissage. Et pour certains, oui, c'est facile d'apporter des changements dans leur alimentation. Mais pour d'autres, c'est plus difficile d'avoir cette bienveillance aussi pour l'autre.
- Speaker #0
Cette bienveillance qui s'est ramenée... Quand je t'écoute, ce que j'entends, c'est de se ramener encore et encore à la vie que... que moi, j'ai envie de vivre. Pas la vie que quelqu'un d'autre, que mes parents, que ma mère, que mon amoureux souhaitent que je vive. Vraiment, ma vie à moi qui ne ressemble qu'à moi et à personne d'autre, ce qui rend le chemin unique.
- Speaker #1
Exact. Puis dans une première étape de notre vie, c'est normal. Nous sommes des êtres de lien et on souhaite en fait cette reconnaissance. Et pour reprendre la citation de Dr. Marquis, Je ne sais pas si je la paraphrase bien. La reconnaissance est un piège pour celui qui la recherche et elle est un cadeau pour celui qui la reçoit. Je crois que l'être humain est un être de lien, un être de partage, un être interconnecté avec les autres, un être aussi interdépendant avec les autres et avec la vie. Et oui, c'est facile d'être au Tibet. en haut d'une montagne et se dire « bon ben je suis zen » . Maintenant, est-ce que tu es zen quand tu vis à Montréal, à New York, avec trois enfants, le transport en commun, etc. Et des fois, dans notre vie, on fait des choix qui nous amènent en fait à choisir l'amour de l'autre. L'amour de l'autre pour apaiser ce besoin d'être aimé. Alors, on plaît, on veut plaire à papa, on veut plaire à maman, on veut plaire à l'enseignante, etc. Et peut-être que travers ça aussi, on a nos peurs, la peur du rejet, mais la peur de ne pas y arriver, ce besoin de sécurité. Donc, il y a nos besoins fondamentaux face à la vie, face à l'alimentation, avoir un toit, etc. Mais on a un besoin de sens. Et des fois, c'est peut-être en perdant le sens de notre vie qu'on trouve le sens de notre vie. Les déséquilibres. sont véritablement les miroirs, les messagers nécessaires pour qu'on puisse prouver le chemin dans notre cœur. Puis oui, ça prend du courage. Je me demande des fois, oui, c'est vrai que c'est difficile, mais maintenant, à ce moment-ci de ma vie, je trouve ça plus difficile de ne pas être moi que d'être moi. Mais encore faut-il pouvoir comparer les deux. Et je crois que ce courage-là, c'est quand on commence... à goûter, à savourer ce que j'aime appeler le parfum de la liberté. Il y a quelque chose qui émerge, qui nous aide à continuer, mais toujours dans le respect aussi de l'autre. C'est d'être bien avec soi pour aller encore plus vers l'autre, pas loin de l'autre, non. Moi, j'aime l'être humain, je le trouve fascinant, je trouve que c'est un... C'est un terrain d'apprentissage, l'être humain. Donc, on est bien avec soi, mais pour être aussi bien avec l'autre. Moi, je crois beaucoup que l'amour, c'est le pont qui nous unit. Et si l'amour de soi ne nous amène pas à l'amour de l'autre, je crois qu'il y a quelque chose qui manque dans notre vie de fondamental, d'essentiel.
- Speaker #0
Quelle belle parenthèse philosophique. Merci, Emman. C'est d'une telle richesse, toutes ces réflexions. J'aimerais ça qu'on vienne peut-être un peu sur le terrain des vaches concrètement pour le système immunitaire. Quand on pense à l'immunité, la première chose qui me vient en tête, c'est bien sûr les aliments. Qu'est-ce que je mets dans mon assiette ? De façon concrète et réaliste et accessible, qu'est-ce qu'on doit manger pour nourrir notre système immunitaire ?
- Speaker #1
Je tiens à mentionner, parce que beaucoup de gens dans cette polémique-là, en ce moment, il y a beaucoup de questions, de confusions de ci, de ça. Il y a les partisans à l'alimentation, c'est la vie, ça a un lien avec l'immunité d'autres personnes. Ah non ! absolument pas, ça n'a aucun lien. J'aimerais juste, je dirais, avec beaucoup d'humilité, donner mon point de vue. Encore là, c'est ce que je crois et simplement ce que je crois. Je ne crois pas que changer notre alimentation pendant trois jours va changer notre système immunitaire. Je crois vraiment que c'est une vision à long terme. Notre alimentation ne nous protège pas. pas du fait d'être contaminé ni du COVID-19, ni de la salmonellose, ni de la rougeole. Ce n'est pas un état de protection. On n'est pas protégé face au virus. C'est vraiment de nourrir adéquatement notre corps pour lui donner l'énergie et les outils pour qu'il puisse se défendre face à n'importe autre. quel autre micro-organisme, puisqu'on baigne tous les jours au moment où je te parle. Je suis entourée de bactéries et de virus et tous les jours, je me défends. Alors, première chose qu'il faut se dire d'un point de vue, je dirais, systématique pour sortir un petit peu de cette polémique, j'y vais avec une analogie scientifique. La science démontre que l'immunité est fragilisée par les maladies chroniques. Or, la science démontre… que les maladies chroniques sont liées à notre alimentation. S'il y avait d'un point de vue logique, à ce moment-là, ça veut dire que l'immunité est influencée par notre alimentation. La première chose, c'est vraiment l'hydratation. On ne peut pas fonctionner dans un corps qui est déshydraté. Donc avant de parler de zinc, de vitamine C, de ci, de ça, moi j'aime revenir aux fondations de la maison. Une cellule fonctionne adéquatement quand elle est bien hydratée.
- Speaker #0
Mais là-dessus, les experts ne s'entendent pas. Tout le monde s'entend pour dire qu'il faut s'hydrater. À quel point et avec quoi ? C'est quoi la quantité que l'on doit boire ? Et j'imagine que le café n'entre pas dans l'hydratation.
- Speaker #1
Absolument pas. Le café est indurétique, le thé est indurétique. L'hydratation, il y a une petite équation pour calculer par rapport à notre poids, mais généralement, la plupart des gens se situent entre 1,5 et 2 litres d'eau. Évidemment, s'il fait chaud, évidemment d'ailleurs si je suis malade, mon corps réclame naturellement un peu plus d'eau quand je m'entraîne. Les meilleurs moments pour boire à jeun le matin, pour venir nettoyer le tractus intestinal et réhydrater le corps qui a jeûné pendant 8, 10 ou 12 heures. entre les repas. Au moment du repas, j'ai besoin de mes enzymes, donc les petits outils qui vont venir digérer mes aliments. Alors à ce moment-là, je ne veux pas diluer ces enzymes-là, donc je ne vais pas boire pendant le repas, je vais boire entre le repas. Et j'aurais envie de dire aux gens, souvenez-vous que le système nerveux est l'organe le plus sensible au manque d'hydratation. Alors, bien sûr, le système nerveux, c'est l'organe le plus sensible à l'oxygène et c'est lui qui va commencer. D'ailleurs, quand on commence à être déshydraté, il y a beaucoup de gens qui vont avoir mal à la tête. Donc, il faut comprendre que le fonctionnement d'une cellule dépend de la quantité d'eau. Pour les personnes qui en doutent, évitez-vous que dans les choses simples de la vie, un manque de potassium va donner des palpitations cardiaques. Un minéral parmi tant d'autres. Notre corps s'adapte, bien sûr. Il a des réserves à l'intérieur de son corps de minéraux. Mais à quel prix ? Parce qu'il faut aller chercher ces minéraux dans notre masse musculaire pour venir pallier à ces carences-là. Mais quelqu'un qui dit sincèrement, scientifiquement, l'eau...
- Speaker #0
n'est pas si importante pour la santé. On n'a peut-être pas étudié dans la même science et j'aurais envie de dire, faites-en l'expérience. Ne buvez pas pendant cinq jours et regardez dans quel état vous êtes. Est-ce qu'on a toujours, toujours besoin d'avoir trois, cinq, douze, dix-huit preuves scientifiques pour confirmer que l'eau est importante ? Mais voyons donc, comment un jardin peut-il fleurir sans eau ? Un corps... Un bébé, quand il est né, qu'est-ce qu'on lui donne majoritairement ? Du liquide. Le corps a fondamentalement besoin d'eau. Je crois que la plupart des scientifiques s'entendent là-dessus. Une déminéralisation hypothèque le fonctionnement de nos organes, puisque l'eau est une des matrices qui est fondamentale pour la plupart des réactions métaboliques. Quelques-unes seulement se passent dans une phase lipidique. Mais comment peut-on bien fonctionner sans eau ?
- Speaker #1
Quand tu parles de 1,5 à 2 litres par jour par personne en moyenne, est-ce que ça tient compte de l'eau qu'on retrouve dans les fruits et légumes ? Ou est-ce que tu es à part ?
- Speaker #0
Moi, je n'en tiens pas compte. Moi, je tiens vraiment compte de l'eau. Et oui, ça peut être des tisanes, pourvu que ce ne soit pas des diurétiques, entre les repas. Mais non, je ne tiens pas compte des fruits et légumes. Et si vous doutez, faites simplement... Rajoutez de l'eau, donnez-vous ça comme objectif pendant deux, trois semaines. Buvez de l'eau à petite gorgée entre les repas et vous allez voir comment la clarté mentale va s'éveiller. Votre peau va changer. Vous allez sentir que vous avez des crampes ou des raideurs musculaires. Votre appétit va être de plus en plus régularisé. Votre digestion va s'améliorer. Ne me croyez pas, faites-en l'expérience. Et si vous avez soif... c'est que vous êtes déjà rendu déshydraté. D'accord ? Donc, pour moi, l'hydratation, c'est vraiment la base de l'alimentation. Après ça, eh bien, bien sûr, la vitalité. La vitalité, c'est les fruits et légumes. C'est cette partie de notre alimentation qui va nous amener, justement, de la vie. C'est fantastique de manger un chocolat. C'est fantastique un biscuit. Mais un biscuit, quand vous le mettez sous terre, il ne se transforme pas en fleur de tournesol. Mais une graine de tournesol, ça donne ça. Qu'est-ce que je vais aller chercher à l'intérieur de ces fruits et légumes ? Les minéraux, les oligo-éléments, les fibres, les antioxydants, des petites molécules magiques, des phytonutriments qui vont aider. C'est là que je parle de l'intelligence incommensurable du corps. Mais si je prends l'intelligence incommensurable de l'avocat, moi un kiwi me fascine. Le coup en deux, je le regarde, je suis énervée. Il est beau, il est beau. ce kiwi-là. Et c'est pas vrai que si j'enlève une composante du kiwi, la vitamine C, et je la donne à quelqu'un, elle va travailler de la même manière que si la personne mange le kiwi. Il y a une matrice. Donc, ces légumes-là, pour moi, c'est important. Après ça, bien sûr, ça va prendre une protéine de qualité. Une protéine de qualité, que vous soyez végétarien ou non végétarien, Ce qui est important, c'est de choisir des matériaux. Et ces matériaux-là, ce n'est pas seulement la masse musculaire, ce n'est pas seulement nos os. Il faut comprendre que nos organes, nos tissus sont fabriqués de protéines, nos enzymes, et aussi nos anticorps sont fabriqués de protéines. Les bons gras, c'est hyper important parce que le fonctionnement de notre corps des bons gras, si je parle par exemple du cerveau, mais dans le cas de l'immunité, c'est cette partie de l'inflammation qui va être super importante, je dirais, à bien réguler. Et quand on parle d'inflammation versus les gras, eh bien non, on ne trouve pas ce gras-là dans le bacon ou dans la viande rouge. Oui, on a besoin d'un petit peu de gras saturé, mais on a besoin majoritairement de gras. insaturés qu'on va retrouver dans l'huile d'olive, dans l'avocat, dans les graines de lin, les graines de caméline, le poisson. Donc, on a besoin de ces végétaux-là. Et, notre ami le sucre, il faut le garder, je dirais, un petit peu au calme. Moi, personnellement, je ne dis jamais que les pommes de terre, c'est mauvais pour la santé. Ah non, les pâtes, il faut bannir ça. Ça dépend du métabolisme, mais c'est une question de quantité et de fréquence. Manger des grosses assiettes pleines de féculents, de toutes les façons, comment on se sent après ? Ça ne va pas bien.
- Speaker #1
On s'endort.
- Speaker #0
Exact. Donc, si je résume tous ces macronutriments… ou ces micronutriments-là, qu'est-ce qu'ils nous amènent en fait ? Ils nous amènent à une santé optimale qui permet vraiment d'offrir au corps l'essentiel pour ne pas justement aller vers les maladies chroniques. Donc, c'est un terrain qui est favorable à la santé. Et puis bien sûr, il y a les molécules spécifiques pour l'immunité, comme la vitamine D, comme le zinc, quelqu'un qui a de la difficulté. Si vous n'avez pas de carence en zinc, Eh bien, ce n'est pas un problème. Mais quelqu'un qui a de la difficulté à cicatriser, le zinc est un des éléments qui est essentiel à la cicatrisation et en même temps, c'est un minéral qui est important pour l'immunité. Donc, c'est ça aussi qu'il faut comprendre. Ce n'est pas la même chose pour tout le monde, mais il faut quand même se rendre à l'évidence que 80% de la population dans les pays nordiques manque de vitamine D.
- Speaker #1
Avec les hivers qu'on a, les journées qui sont courtes et froides.
- Speaker #0
Donc non, tout le monde n'a pas besoin de suppléments. Si vous mangez vraiment d'une manière variée, etc., oui, il n'y a pas de problématique. Mais il faut se rendre à l'évidence que ce n'est pas le cas de tout le monde. Donc c'est à ce moment-là, en fait, que les suppléments vont venir nous aider. Et comme le nom l'indique, ce sont des suppléments. Ils nous suppléent. Donc si on a une problématique d'oxydation, On sort d'une phase, par exemple, de cancer, etc. On sait que le cancer est accompagné par une carence en antioxydants. Eh bien, oui, je pourrais rajouter du jus de sureau à l'intérieur de mon alimentation. Donc, un aliment comme le bleuet, le sureau, qui va amener une concentration en antioxydants. Mais ça ne m'empêchera pas de manger la moitié de mon assiette. Des fruits et légumes, etc. Et je dis que le challenge... Ce n'est pas ce que vous mettez dans votre assiette, c'est comment vous allez manger votre assiette. Donc, c'est d'amener en fait ce plaisir, cette présence, ces saveurs, ces épices qui d'ailleurs aussi sont dotés de bienfaits. Donc, c'est vraiment un ensemble, vraiment une grande matrice. Et en même temps, on peut s'arrêter à des molécules spécifiques comme le glutathion, etc., qui vont avoir une répercussion directe sur le système immunitaire. quand il y a une problématique spécifique au niveau de l'immunité.
- Speaker #1
Je retourne en arrière pour deux petites choses. Tu as parlé des gras, des bons gras. J'aimerais savoir ton point de vue sur le gras de coco, l'huile de coco. Les gens ne s'entendent pas tous sur ce gras-là. Il y en a qui le mettent dans les bons gras, d'autres avec certaines réserves. J'aimerais savoir ce que tu en penses.
- Speaker #0
OK. la... En fait, on a appelé bon gras les gras insaturés. Donc, les gras insaturés, comment on va les imaginer ? Tiens, on va imaginer des petites perles. Quand un gras est saturé, vous allez imaginer les petites perles comme si elles se tenaient main dans la main. Mais c'est comme s'il y avait juste un lien entre les perles. Et si je suis dans un gras qui est insaturé, Ça veut dire que les perles se tiennent par deux petites cordes. Donc comme ils sont insaturés, qu'est-ce que ça veut dire ? Ils peuvent enlever une main et s'ajouter à d'autres molécules. Ce n'est peut-être pas clair mon histoire, mais juste pour vous dire que ce qu'on a appelé « bon gras » , c'est parce que majoritairement dans notre cas, on a besoin de ces gras qui sont insaturés. Donc, dans le cas de l'huile de coco, c'est un gras qui est saturé. Donc, lui, il fait partie des gras saturés et en même temps, il a une composition propre à lui. Il n'est pas comme les autres gras, si vous voulez, saturés. C'est pas meutric, c'est vide à chaîne moyenne. Il l'amène à voyager à travers le foie et on peut utiliser ce gras-là comme un carburant. un sucre, si vous voulez, au niveau de votre métabolisme. Et est-ce que c'est bon ou pas bon pour la santé ? Bien sûr que c'est bon pour la santé. Moi, de toute façon, je vais avec l'idée que si ça vient directement de la nature et si l'huile de coco n'est pas raffinée, donc s'il est pressé à froid, bien sûr qu'il est bon pour la santé. Il est riche d'ailleurs en acide laurique qu'on retrouve dans le lait maternel. Maintenant, encore là, c'est une question de quantité. et de fréquence. Si votre vie, vous naviguez dans l'huile de coco, les petits craquelins de coco, la noix de coco, en sachant que vous êtes Québécois et que vous êtes panés peut-être sous les cocotiers... C'est peut-être un petit peu too much. C'est peut-être un petit peu ça. Donc, entre mettre l'huile de coco dans le café, moi, j'ai un petit peu de difficulté avec ce qui est excessif. Donc, oui, l'huile de coco, il a des vertus. Mettez-le sur votre corps, puis regardez comment votre corps, comment votre peau devient lisse, devient hydratée, etc. Il a des propriétés antifongiques aussi extraordinaires. Mais je ne crois pas qu'un aliment, quel qu'il soit, que ce soit l'huile de coco, ou peu importe l'huile en question, ce n'est pas un miracle. Pour moi, le miracle, c'est vraiment d'apprendre à s'aimer, à se respecter, etc. Mais vous n'aurez jamais une réponse dans un aliment et d'ailleurs, vous n'aurez pas une réponse dans toute votre alimentation. La réponse, elle est à l'intérieur de vous. Ce qui se passe à l'extérieur, ce sont des outils qui nous aident à nourrir notre corps physique comme la musique m'aide à nourrir. mon monde intérieur. Mais moi, je ne crois pas qu'un aliment va sauver notre immunité, va sauver notre système nerveux. Non, moi, je ne crois pas à ça. Mais c'est mon point de vue.
- Speaker #1
Évidemment, tu as parlé de fruits et de légumes. On s'entend pour dire qu'on doit tous en manger. Est-ce que c'est mieux beaucoup du même aliment, beaucoup du même fruit, ou c'est bien d'avoir le plus de diversité possible ?
- Speaker #0
Est-ce que dans la vie, Quand on est en train de marcher dans la forêt, il y a des endroits, en fait, où on a l'impression qu'il y a un petit peu moins de couleurs, mais il y a de la vie. Puis on arrive devant un champ, il y a beaucoup de fleurs. Et puis bon, ben voilà, on est émerveillé par ces couleurs éclatantes, le jaune, le vert, les petites fleurs bleues, etc. Donc je crois que dans la vie, les journées ne se ressemblent pas. Mais dans notre alimentation, on va naturellement rechercher la variété. On va aller chercher ces couleurs. Ces couleurs qui, en fait, ne sont pas que des couleurs, ce sont des pigments. Et si je plonge à l'intérieur de chaque pigment, il y a une composition chimique. Donc, c'est comme si j'amenais mon corps à être nourri de différentes manières. Et puis, comme je l'ai dit, des fois, on passe dans la forêt et il y a des endroits où il n'y a que du vert, que du brun. moins de couleurs, mais c'est beau. Ça, c'est les systèmes digestifs qui sont des fois un petit peu plus fragiles. Parce que ça arrive des fois que dans notre journée, on a envie de manger que des pommes. Je n'ai pas envie de manger d'autres fruits. J'ai envie de manger une ou deux pommes. Eh bien, il n'y a pas de souci. Mais maintenant, si on mange douze pommes, ce qui n'arrive d'ailleurs jamais, on n'est pas capable de multiplier en fait l'expérience. Essayez de manger douze bananes d'affilée. Pas de souci. Mais si vous essayez de terminer le paquet de chips, ça par contre, ça marche. Donc, il y a quelque chose qui sature au niveau de nos organes. Mais il faut quand même écouter ces petites journées-là où on a envie de manger, par exemple, que du melon d'eau. C'est peut-être parce qu'on est au Maroc et puis donc là, il fait 35 degrés. Donc, il y a quelque chose qui recherche cette hydratation à travers les melons. Donc, je dirais non, il n'y a pas deux journées pareilles, il n'y a pas deux personnes pareilles, mais dans notre vie, c'est un mouvement. Mais la plupart du temps, l'être humain, c'est un être d'exploration. Au niveau des savards, on a besoin, ce n'est peut-être pas pour rien que notre langue est sensible aux cinq savards, est sensible aux textures, nous sommes des êtres sensoriels. Donc, on a besoin de ce mélange de couleurs. Mais c'est important de trouver, tiens, je dirais, notre propre arc-en-ciel. Donc, ça donnerait un petit peu une idée de ce que je crois au niveau de la variété.
- Speaker #1
Que c'est bien dit, Imane. Récemment, moi, j'ai eu des grandes envies, des élans de manger des pamples mousse rose, puis encore des pamples mousse rose et des pamples mousse rose. Ça a duré deux, trois jours, puis je me suis vraiment payée la traite. Et ça m'a fait du bien.
- Speaker #0
Et voilà, en fait, il y a l'alimentation. C'est l'interface avec une vie qui vient de l'extérieur. Mais il ne faut pas oublier l'interface avec votre ressenti. Si vous mangez des pamplemousses parce que c'est juste bon pour la santé, mais vous n'êtes pas heureux quand vous mangez vos pamplemousses, c'est quelque chose, parce qu'il y a une amertume dans le pamplemousse. On le voit chez les enfants, ils vont dire « Oh, j'aime pas ça ! » Puis ils demandent à Rémi, ils vont aimer ça. Eh bien, ça ne sert à rien tant qu'à moi de manger votre pamplemousse parce que ça ne sera pas durable. Mais si votre corps recherche... cet amertume-là, ce pamplemousse-là, il y a une raison. Mais pourquoi cherchons-nous toujours à expliquer la raison ? Pourquoi on cherche toujours ? Parce que le mental veut des fois une explication pour se rassurer. Parce qu'on a une idée, une croyance du trop plein, du trop vide, le pas assez, « Oh non, je n'ai pas assez mangé de protéines. » Mais tu as peut-être juste moins faim aujourd'hui. Donc, je crois que, oui, bien sûr, il y a un aspect quantitatif. Mais fiez-vous à votre ressenti. que vous désirez. Ça ne veut pas dire que si vous désirez manger des sacs de chips tous les jours, c'est une bonne chose. Puis même, à la limite, vous vous permettez. Vous allez voir qu'à un moment donné, vous allez saturer. Mais quand il s'agit d'aliments qui sont sains, c'est important d'aller vers ce ressenti-là. Et quand on est dans la perte de contrôle, en fait, on ne goûte plus l'aliment. Ce qu'on recherche est juste le contact avec l'aliment. Donc, il faut se poser des questions sur un ressenti qui, cette fois-là, n'est pas physiologique. Pourquoi j'ai besoin d'autres manger ? Pourquoi je dépasse mes capacités ? Qu'est-ce qui se passe ? Ou pourquoi je me prive ? Pourquoi je me contrôle ? Prendre cet état d'exploration à travers cette expérience avec l'alimentation.
- Speaker #1
Dans les autres facteurs qui ont une influence sur notre système immunitaire, tu as parlé de plusieurs d'entre eux. Il y a le mouvement, il y a la gestion du stress, la relaxation, le sommeil, la création, la communauté. respecter, avoir un sens créé. Si on commençait par le mouvement, comment est-ce que le fait de bouger va nourrir notre système immunitaire ?
- Speaker #0
Premièrement, quand je parle de système immunitaire ou d'un système digestif, je veux revenir toujours à la globalité du corps. Pourquoi le mouvement ? Parce que le mouvement, c'est le point de départ de l'énergie à l'intérieur du corps. Il faut imaginer comme une batterie. Imaginez une journée où vous êtes dans une salle de conférence, vous êtes assis. regardez comment vous vous sentez à la fin de la journée à l'intérieur de votre corps. Vous êtes fatigué et pourtant, vous n'avez pas escaladé une montagne. Si vous escaladez une montagne, vous allez ressentir une fatigue publique et pourtant, vous allez être énergisé. Donc, le mouvement, déjà, pour la partie énergie. Le mouvement, pourquoi ? Parce qu'il va activer la circulation sanguine, il va activer le système lymphatique et il va amener, en fait, un mouvement optimal. au niveau des organes. Si mes organes travaillent mieux, automatiquement, mon système immunitaire travaille mieux. On pourra d'ailleurs prendre un petit moment pour parler du système digestif et des probiotiques. Mais entre autres, le mouvement, bien sûr, vous le sentez tout de suite, il y a quelque chose qui se passe au niveau du système digestif, mais il y a des choses que vous ne ressentez pas, mais dans votre cœur aussi, il se passe quelque chose. Et bien sûr aussi, l'impact au niveau... de mon cerveau, dans le sens où c'est un grand chef d'orchestre. Et quand on est en mouvement, il y a quelque chose au niveau de notre mental qui va commencer à se calmer. Et en même temps qu'on se calme, qu'on apaise l'activité du mental, vous allez sécréter aussi des neurotransmetteurs qui vont vous amener vers le calme, comme par exemple avec le GABA. mais qui vont vous amener aussi vers la joie, comme par exemple la sérotonine. Donc, ces neurotransmetteurs-là, cette neurotransmission optimale-là va amener un état d'être, un état émotionnel qui est favorable à notre bien-être intérieur, donc favorable à notre bien-être physique et par conséquent, le système immunitaire. Le système immunitaire travaille non-stop à l'intérieur de notre corps. Mais dans les moments de virulence, vous n'avez peut-être pas envie de sortir. Donc, vous n'allez pas bouger. Quand on est grippé, des fois, on a envie de se mettre en dessous d'une doudou, etc. Et c'est parfait. Et c'est le mouvement que vous avez accompli pendant les journées qui ont précédé, les mois, les années, qui font que votre corps a une activité optimale. Parce qu'il ne faut pas négliger le repos qui est très important, l'inaction. est une phase importante pour le métabolisme. Donc, ce n'est pas le mouvement slash l'immunité directement, c'est le mouvement slash l'ensemble du corps. Mais si je me tiens aussi à quelques études scientifiques, on a démontré, d'ailleurs, il y a quelques études qui ont démontré l'impact direct de l'activité physique sur la réponse immunitaire. Et une des études qui est vraiment intéressante, c'est par rapport aux personnes âgées. On a remarqué que chez les personnes âgées qui vont avoir une activité, ne serait-ce que 30 minutes de marche par jour, donc soutenue, durable, etc., elles vont avoir un système immunitaire plus en santé. moins affaiblie. Mais si je parle de marche tous les jours, je dis moins de maladies chroniques. C'est pour ça qu'il ne faut pas prendre les choses et de les prendre vraiment toujours isolées. Ce n'est pas une chose à la fois, mais vraiment l'ensemble. Parce que le mouvement va influencer la glycémie, le mouvement va influencer notre digestion, notre alimentation, etc. Un corps sans mouvement, c'est comme une vie sans mouvement. C'est comme une rivière qui stagne.
- Speaker #1
Un autre facteur hyper important dont on doit parler absolument, c'est le stress. Pour plusieurs, ce qu'on vit présentement, ce confinement, ces pertes massives d'emplois, pertes de repères, pour beaucoup de monde, c'est anxiogène. L'anxiogène compromet notre système immunitaire d'une certaine façon, non ?
- Speaker #0
Totalement. Les recherches, d'ailleurs, c'est une grande partie des recherches qui montrent vraiment le lien direct entre le stress et l'affaiblissement du système immunitaire. J'ai envie de dire aux gens, regardez autour de vous, dans des périodes de traumatisme, dans des périodes de grands traumas dans notre vie, les cheveux peuvent devenir blancs, etc. On le sent vraiment très, très fort à l'intérieur de notre vie. Et vous travaillez, vous êtes sur l'adrénaline, etc. Vous partez en vacances et vous vous demandez pourquoi vous êtes malade. Et là, vous avez relâché le stress. Oui, l'état de stress demande une énergie phénoménale au niveau du corps pour s'adapter. On est des êtres, en fait, notre faculté d'adaptation aux conditions extérieures demande énormément d'énergie. Donc l'État... de stress nous amène encore là au fonctionnement du système nerveux, mais nous amène aussi à notre perception de la vie, nous amène face à nos peurs. Pourquoi une personne va avoir peur de mourir de faim, mais une personne va avoir peur du manque d'argent, va nous amener dans notre histoire. Mais cet état de stress, c'est un petit peu comment j'aurais envie de l'imaginer. C'est un peu comme, dans notre état intérieur, on imagine ce qui nous rend confortable, ce qui nous met en sécurité. Quand on se sent en danger, notre système nerveux, le système reptilien, va se mettre vraiment en alerte pour nous défendre. Et heureusement qu'il est là cet état de stress. Mais quand l'état de stress est en continu et que l'état de stress nous amène dans le... beaucoup d'incertitudes, et c'est ce qu'on vit en ce moment, beaucoup d'incertitudes au niveau du corps physique, au niveau de la santé mentale, au niveau de l'environnement, au niveau de notre travail, au niveau de notre pays, au niveau de la planète, au niveau de la nature, au niveau de beaucoup de choses. Donc, le stress extérieur, ce sont les tempêtes qu'on traverse à l'intérieur de notre vie. Et si vous prenez le temps... temps de ralentir, vous allez voir que ce n'est pas la première pandémie que vous vivez. Vous avez peut-être vécu des pandémies, mais qui ne sont pas associées à un virus, à d'autres formes de pandémie, des crises, des crises personnelles, des crises relationnelles, etc. Mais là, on est face à une crise collective et personnelle et familiale et sociale. C'est comme si l'état de stress, en fait, se multiplier. Il nous amène vraiment dans une vision encore plus grande du stress. Donc ce stress-là, on peut bien sûr le voir comme quelque chose de très dommageable. Mais de toutes les façons, il y a beaucoup de choses qui ne dépendent pas d'eux. Donc si je me dis que le stress, c'est les tempêtes, et que mon corps, c'est un bateau, et que moi, je suis le capitaine du bateau, est-ce que moi, actuellement, je peux… dire que telle chose ne va pas arriver en Chine. Est-ce que moi, je peux dire, je vais arrêter tel comportement humain ? Il y a beaucoup de choses qui ne dépendent pas d'eux. Mais il y a une chose, bien sûr qu'on souhaite le retour au calme, mais il y a une chose qui nous ramène déjà beaucoup plus facilement au calme, c'est de se dire, ce qui ne dépend pas de moi, je vais peut-être l'accepter. L'accepter, ça ne veut pas dire... que j'accepte que ce soit violent ou peu importe, non, c'est plus un état de résilience. C'est difficile des fois d'accepter les situations extérieures. Mais pourquoi je me résilie avec ces situations ? Parce qu'elles sont trop grandes pour moi. Mais je peux me ramener à l'intérieur de moi et me dire comment moi, je vais gérer mon état intérieur. Qu'est-ce que je peux faire dans mon quotidien, dans mes relations, dans mon tous les jours, dans mon petit chez-moi, dans ma petite goutte à moi, dans l'océan, qu'est-ce que je peux faire pour ramener l'harmonie ? Est-ce que ça va tout changer ? Non. Mais je crois que si chacun d'entre nous se ramène... à son état intérieur en considérant le monde extérieur, on peut doucement se ramener à un état de calme. Et c'est là que la respiration, le souffle, la méditation, le sommeil nous aident. Les arts nous aident à revenir au calme. Parce que l'état de stress peut nous amener, peut nous ensevelir facilement. On peut être pris par la vague. On rentre alors dans un état anxiogène qui nous dépasse complètement. Puis là, on peut se mettre d'accord que c'est un état qui nous dépasse à bien des niveaux.
- Speaker #1
À tous les niveaux, oui. Merci, Immane. J'aimerais ça qu'on termine sur une note philosophique. Il y a eu beaucoup de philosophie tout au long de notre rencontre. Ce qui se passe maintenant, c'est terrible, c'est une catastrophe pour beaucoup de monde. Comment est-ce qu'on fait pour essayer d'en retirer une goutte de positif ?
- Speaker #0
Je crois que c'est en se ramenant vers soi et en étant vrai avec soi. Je vais être franche avec toi, Eugénie. La peur du Covid cache beaucoup de peurs. L'une d'entre elles, c'est la peur de la mort. Et dans notre vie, on est toujours, en fait, exposé à la mort. Et peut-être qu'on ne prend pas le temps d'explorer cette peur de la mort. Dans certains parcours, on côtoie la mort de près, soit parce qu'on l'a côtoyée personnellement, ou une, deux ou trois personnes sont parties, jeunes, dans des situations difficiles. Et selon moi, quand on est face à une crise, ce qui en ressort de positif, c'est vraiment de se repositionner face à la vie. Parce que la part de la mort, en fait, nous amène à nous réconcilier avec la mort. Et je crois que plus on accepte d'explorer la mort, plus on apprivoise la mort, plus on est en paix avec la vie. Parce que la mort fait partie de la vie. Pour moi, la mort n'est pas l'opposé de la vie. Pour moi, la mort, c'est la fin d'un voyage et le début du voyage, c'est la naissance. Mais à partir du moment où je choisis la naissance, même la naissance de mon propre garçon, la journée où je l'ai mis au monde, j'ai choisi naturellement qu'un jour il allait partir. Pourtant, j'ai choisi de le mettre au monde. Donc, il y a quelque chose dans la mort qui nous terrifie, alors qu'en fait, si on prenait le temps de l'explorer, de se réconcilier avec la mort, eh bien, peut-être qu'on choisirait de vivre autrement. Et moi, ma question, est-ce qu'on a peur de mourir ou on a peur de partir sans vivre notre vie ? Et à ce moment-là, ma question, c'est, c'est quoi vivre ma vie ? Et derrière une crise, il y a cet espoir de ralentir, de revenir vers soi et de se demander si avant la crise, j'étais véritablement en train de vivre ma vie. Et vivre ma vie, c'est vivre selon mes valeurs, selon ce qui m'anime intérieurement. Et bien sûr, il y a l'aspect philosophique, mais il y a aussi la joie de vivre, ces passions, ces créations, ces partages que je souhaite mettre au monde et que je laisse entre parenthèses parce que j'ai peur de l'insécurité, j'ai peur de ci, j'ai peur… Donc derrière toutes les peurs… Il y a quelque chose de plus grand que la peur de manquer d'argent ou la peur d'être rejetée, etc. Donc moi, mon espoir, c'est que cette crise-là, comme toutes les autres crises d'ailleurs dans notre vie, et ce ne sera pas la seule, où il y a eu la Première Guerre mondiale, la Deuxième Guerre mondiale, l'être humain a toujours été exposé à des crises. Et bien sûr, il y a un risque à être dehors, mais quand on prend l'avion, il y a toujours le risque de mourir aussi. Mais la vie, je crois, n'est pas d'éviter les risques, c'est vraiment d'avancer en ayant confiance que la vie, en fait, se déboile au fur et à mesure. Mais nous, l'être humain, on a de la difficulté avec les incertitudes. On aimerait tout contrôler. Mais si j'oublie la crise, regardons notre vie. On voudrait tout contrôler à l'avance, on voudrait... savoir comment on va vivre notre retraite, la quantité d'argent qu'on veut, etc. Donc, on a de la difficulté avec l'incertitude. Mais pourquoi avons-nous tout un temps de difficulté face aux incertitudes ? Parce qu'on a des parts. Donc, moi, mon espoir, c'est que cette crise-là nous amène pas nécessairement qu'à des réponses. Moi, je souhaite que ce soit l'occasion pour qu'on se re-questionne face à notre vie. mais face aussi à notre vie, en interrelation avec nous autres, avec notre planète, avec nos choix. Et j'aurais le goût de rajouter avec beaucoup de vérité, avec beaucoup d'humilité. Je crois que l'être humain croit souvent beaucoup savoir. Eh bien, on est aussi dans une situation qui nous demande d'ailleurs à bien des niveaux, aussi au niveau scientifique, de dire, écoute, il y a beaucoup de choses qui nous échappent aussi. Je souhaite. que le cœur des humains, je dirais, fleurisse à travers ce temps de confinement, comme une petite graine qui germe. Et chacun le vit à sa façon. Il n'y a personne qui a une réponse pour tout le monde. Mais si au plus profond de notre être, on parle de la mort, eh bien, posons-nous la question. Si demain, je vais mourir, qu'est-ce que je souhaite véritablement ? ressentir. Est-ce que ce sont nos possessions qui vont déterminer notre chemin de vie ? En fait, pour moi, ce que je suis, c'est ce que je suis quand je perds tout quelque part, y compris la vie. Alors, notre relation avec la possession, la consommation, on a beaucoup de questions à nous poser. Mais il n'y a personne qui a une réponse pour l'autre. On peut s'inspirer mutuellement. Et j'ai envie de dire... aimons-nous avec bienveillance au lieu de nous juger constamment. On ne sait pas ce que l'autre vit. Il a ses peurs, il a ses fondements, il a ses croyances, il a sa façon de vivre. Mais je ne crois pas qu'on puisse aller vers la paix si on choisit la guerre. Comment on peut aller vers l'harmonie si on choisit le conflit ? J'aime beaucoup Gandhi. Gandhi est un personnage qui m'a beaucoup inspirée, qui m'inspire tous les jours. Eh bien, j'ai envie de terminer en disant « Fiers amis, soyons le changement » . qu'on souhaite voir dans le monde.
- Speaker #1
Merci, Imane, pour cette délicieuse heure en ta compagnie. Vraiment, c'est un cadeau de t'avoir avec nous et j'en suis remplie de gratitude. Merci. En terminant, les gens qui voudraient te rejoindre, qui voudraient en savoir plus sur toi, comment est-ce qu'on peut te rejoindre et où est-ce qu'on va ?
- Speaker #0
D'abord, j'aimerais te remercier aussi, Eugénie, pour ta confiance. Pour les personnes qui nous écoutent, sachez que Jenny, je la connais depuis à peu près 10 ans. On n'a jamais été ensemble sans avoir des grands échanges. Elle fait partie vraiment, je dirais, de ces cadeaux qu'on rencontre d'une manière inattendue à l'intérieur de notre vie. Merci pour ce partage. Pour vous, je dirais, chers auditeurs, Eh bien, mon site Internet, bien sûr, imanlalou.com, c'est toujours la référence pour connaître mes services, pour découvrir aussi mes livres. Et oui, j'ai une page Facebook qui est active et qui est réservée à la santé globale, donc que ce soit au niveau du corps physique, au niveau de l'être, au niveau des partages. Donc, je crois que c'est la meilleure façon d'entrer en contact avec moi-même.
- Speaker #1
Est-ce que tu prends des nouveaux patients ? Est-ce que tu as encore de la place dans ton agenda pour les nouveaux patients ?
- Speaker #0
Oui, bien sûr, je rencontre des nouvelles personnes pour des consultations en santé globale, en naturopathie. Donc, soit passer par mon site Internet ou encore par téléphone au 418-264-4982. Donc, que ce soit évidemment pour le moment, on est un petit peu à distance par FaceTime ou Skype ou par Zoom. Et par la suite, ça va être en clinique. Québec à la Jurofé.
- Speaker #1
Je vais mettre toutes les références, toutes les références à la fin de l'article, donc les gens vont pouvoir te retrouver. Merci encore, Imane. À la prochaine.
- Speaker #0
Merci beaucoup, Eugénie. Au plaisir.
- Speaker #1
J'espère que tu as apprécié ce que tu viens d'entendre. Est-ce qu'il y a une chose qui t'interpelle et que tu as envie peut-être d'essayer de mettre en place dans ta vie ? J'ai aussi un service à te demander. Si cet épisode t'a fait du bien, partage le dis-toi que ça pourrait aussi aider les personnes autour de toi je te remercie à l'avance avant de te laisser partir une dernière chose en début d'épisode je t'avais parlé d'un cadeau je t'offre une première rencontre gratuite avec moi afin qu'on explore ensemble comment je pourrais t'aider à retrouver ta vitalité tout ce que tu as à faire pour réserver ta rencontre c'est de cliquer sur le lien de mon calendrier que tu vas retrouver dans les notes de l'épisode Tu te dis peut-être que ce n'est pas pour toi, que le temps va arranger des choses, que tu n'as pas tant besoin d'aide que ça, que ton problème n'est pas si grave que ça, ou que ça demande trop d'efforts de consulter. Eh bien, parfois, ça vaut la peine d'explorer quelque chose de nouveau, d'arrêter de penser qu'on peut s'arranger tout seul et d'apprendre ou de réapprendre comment ton corps fonctionne et à l'écouter vraiment. C'est déjà super que tu écoutes ce balado. Mais si tu sens que tu as besoin d'un peu plus d'aide, n'hésite pas à prendre un rendez-vous. Ça me ferait vraiment plaisir d'être ton allié bien-être. Et où que tu sois, je te souhaite une belle fin de journée. À bientôt !