- Speaker #0
Si, mais je ne l'avais pas. Ma maman m'a dit non, non, mais vas-y, économise,
- Speaker #1
économise. On ne sait pas exactement combien gagnent les gens, on n'en parle pas trop.
- Speaker #2
Je dois prendre en main mon épargne, prendre en main mon argent. De toute façon, ça ne rapporte rien et puis je n'ai pas le temps de m'en occuper.
- Speaker #3
Vous vous souvenez du bruit que faisaient les pièces que vous glissiez une à une dans votre carrière quand vous étiez petit ? Sans même le savoir, vous étiez déjà dans une démarche d'investissement. Économisez pour pouvoir acheter vos trésors d'enfants. Aujourd'hui, il est peu probable que votre épargne prenne la forme d'un cochon rose. Il n'est plus question d'aller chez le marchand du coin pour compléter votre collection de cartes ou acheter un paquet de bonbons. Aujourd'hui, on vous parle de plan d'épargne, de private equity, d'assurance vie, d'immobilier, de livret A, PEA, SCPI et d'autres sigles plus ou moins obscurs. Parce que je suis convaincu que l'épargne peut être simple, plus proche de notre réalité et en accord avec nos choix du quotidien et de nos convictions, et qu'il est possible d'allier performance et sens. Je vous propose d'écouter Ma Tirelire, le podcast qui fait résonner votre argent dans le bon sens. Je suis Alexandre Toussaint et vous écoutez Ma Tirelire. Toutes les deux semaines, je rencontre des experts qui nous aident à dénicher des idées d'épargne qui nous ressemblent vraiment. Ils nous donnent des conseils simples, clairs, transparents pour enfin passer à l'action. Et à la fin de chaque épisode, ces experts nous dévoilent ce qu'ils ont dans leur tirelire. Bonne écoute !
- Speaker #4
Eh bien c'est parti pour un nouvel épisode de Matière Lire, l'épisode 44. Depuis quelques épisodes, on explore un peu les métiers connexes ou environnants à la gestion de patrimoine, aux finances personnelles. Et c'est dans ce cadre que je reçois Arnaud Sarrut. Salut Arnaud.
- Speaker #5
Salut Alexandre.
- Speaker #4
Merci de venir à Paris spécialement pour ce podcast, il paraît. On va parler d'un sujet qui, je pense, concerne vraiment tout le monde, à tous les étages, qui est l'assurance. et le podcast je l'ai appelé l'épisode le pilier invisible parce que je trouve qu'on n'en parle pas beaucoup je pense que ça peut être ça peut te sauver pas mal de choses mais ça peut aussi si tu ne l'as pas aussi t'engouffrer dans un truc très compliqué donc je trouve que l'assurance c'est un sujet évidemment à prendre en compte je pense que ça ne plaît à personne en tout cas jamais personne et pas beaucoup fan d'assurance c'est assez rare surtout nous en tant que particulier ou professionnel c'est que l'assurance c'est plutôt une contrainte mais on sait que c'est une contrainte obligatoire donc il faut quand même le faire Juste avant qu'on commence et qu'on rentre dans le sujet de l'assurance, est-ce que tu peux un peu te présenter ton parcours et comment t'en es arrivé à te baigner maintenant dans le métier de l'assurance ?
- Speaker #5
Avec plaisir, merci pour l'invitation. Écoute, moi je suis agent général et courtier en assurance, tu vois agent général à l'Alliance, depuis un peu plus de 7 ans aujourd'hui. Comment est-ce que ça s'est goupillé ? C'est très simple, c'est que mon père était agent général depuis une vingtaine d'années et puis quand j'étais enfant d'études... C'est entre deux jobs d'été, j'avais un mois de vacances et puis j'ai dit à mon père, plutôt que de rester à la maison à rien faire, je vais venir au bureau. Il m'a dit, écoute si tu veux. Donc j'allais au bureau avec lui, j'ai essayé plein de trucs, tu sais. Et puis en fait, tu te rends vite compte que le vrai sujet, c'est la génération de flux. La génération de flux en agence pour en fait, qui génère du flux fait des contrats de toute façon. Sauf que tes contrats soient bons, mais voilà. Et puis... Je regardais ce que les autres faisaient, ce qui marchait, tout ça. Et puis à un moment, quand j'étais pendant ce mois-là, enfin entre deux jobs d'été, je vois que t'en as qui... Je demandais des choses à la compagnie, tu vois, Allianz. Et puis ils me disaient dans ces cas-là, tu fais comme lui qui assure 2000 bagnoles par an, qui est le plus gros producteur auto de France chez Allianz. Donc je cogite un petit peu. Le lendemain matin, je passe à la porte du bureau. Je dis à mon père, je dis papa, on va faire comme lui. On va se spécialiser dans les assurances de voitures de sport, tu vois. Papa, ça lui rentre dans une oreille, ça lui sort par l'autre. Et puis au final, j'ai négocié des conditions avec la compagnie et puis on a lancé ça, si tu veux. Donc moi, je continuais de suivre après quand j'étais toujours sur ma dernière année d'études. Et ça a commencé à bien marcher, tout ça. Et la compagnie a dit à mon père, dans le fond, est-ce que ton fils ne s'associerait pas avec toi à la fin de ses études ? Donc test, entretien, tout ce que tu veux. Et puis c'est comme ça que dès que j'ai fini mes études, j'ai intégré le cabinet en tant qu'associé. Et après, on a commencé à développer à fond, à fond, à fond, l'assurance de bagnole de voiture de sport.
- Speaker #4
Et tu as déjà des études spécialisées dans l'assurance ou le courtage ?
- Speaker #5
C'est une bonne question. En fait, ce que je n'ai pas précisé, c'est que j'ai fait mon stage de fin d'études, je l'ai fait à Dubaï, où c'était dans les assurances santé expatriées, chez Message International, filiale de CSI Saint-Honoré, et aujourd'hui, le groupe Dios CSI, qui a fusionné. Et après aussi, avant de devenir agent général, si tu veux, tu as une formation de 4 mois en région parisienne où on t'inculque un peu, on te forme sur les produits, sur ce qu'est l'assurance, tout ça. Et après, cette période-là, ces quatre mois de formation, et après tous les tests, entretiens, tout ça que tu as pu passer avant, tu deviens agent général. Et c'est là où officiellement, je travaillais, et puis je continuais de développer ce que j'avais commencé, qui était l'assurance de voitures de sport. Et donc ça, c'est quelque chose qui marche très bien. Et aujourd'hui, pour la petite histoire, maintenant, c'est nous, le plus gros producteur auto d'Allianz en France en six ans, où on assure plus de 3000 voitures par an, si tu veux.
- Speaker #4
Ok. Et pourquoi ? Alors, je vois le côté historique avec ton père sur Allianz, mais... Pourquoi pas AXA ou un autre assureur ? Est-ce qu'il y a des particularités entre eux ?
- Speaker #5
Alors, en fait, c'est Allianz, AXA, Generali. Grosso modo, c'est la même chose, si tu veux. C'est les grosses compagnies qui ont des agents généraux ou des courtiers, d'ailleurs, et qui distribuent leurs produits. Et moi, là, Allianz, c'était la facilité parce que c'est comme mon père. Il est venu s'installer en Bretagne. Donc là, on est situé. Il y a, en 1997, il a écrit à toutes les compagnies. C'était à l'époque AGF qui lui a répondu le premier. Et donc, en fait, il ne s'est pas posé de question. Il est allé vers AGF, qui est devenu Allianz par la suite. Donc, c'est comme ça que, moi, si tu veux, j'avais l'opportunité de devenir tout de suite chef d'entreprise. Donc, je ne me suis pas posé la question Allianz, AXA ou quoi. J'avais en plus, comment dire, j'arrivais dans une structure existante, établie, avec une bonne réputation. Donc, en fait, j'avais un boulevard. Exactement. Les collaborateurs qui me connaissaient, tout ça. En plus, j'arrivais, j'avais déjà commencé à lancer quelque chose qui marchait. Déjà, ça t'apporte un petit peu de crédibilité aussi. Et puis, j'étais en confiance.
- Speaker #4
Le fait que ça s'appelle maintenant Saru Assurance, ça s'appelait déjà comme ça ? Nom de famille de ton père aussi ? Ou c'est ça qui t'a créé cette société-là ?
- Speaker #5
Ça s'appelait cabinet Saru. Maintenant, on est Saru Assurance. On est le groupe Saru. C'est comme ça. et après derrière sur... Là, tu vois ce produit, assurance de véhicules de sport, entre autres. C'est Alliance qui est le porteur de risque, donc l'assureur derrière. Et après, tu vois, plus globalement, ce que tu me demandes de me présenter, c'est, je me suis dit, en fait, là, je suis sur un marché de niche. Moi, ma phobie demain, c'est que tu es un Amazon qui arrive et puis ils ont tellement de données sur tous les consommateurs, et qu'ils mettent en place un produit d'assurance. qui rafle le marché et que nous, on se fasse dépouiller total parce qu'on ne peut pas se battre. Et donc, je me suis dit, en réfléchissant, je continue de regarder ce qui marche autour de moi. Et je me dis, tiens, spécialiser sur les marchés de niche parce que ce n'est pas des marchés assez importants pour que les très, très, très gros acteurs s'intéressent, si tu veux. Eh bien, c'est pertinent parce que tu as une réelle expertise sur le marché. Tu négocies des conditions et tarifs préférentiels. Et après, tu as juste à faire du volume. Mais tu as des super conditions et tu as peu de concurrents. C'est un peu, dans le marketing, l'océan bleu, océan rouge, si tu veux. Donc là, tu es dans l'océan bleu. Et donc ça, on a eu ce succès sur les véhicules de sport, tu vois, qui cartonnent toujours aujourd'hui.
- Speaker #4
Quand tu dis véhicules de sport, c'est sport, sport ou véhicules de collection aussi un peu anciens ?
- Speaker #5
Alors, à la base, c'est beaucoup les Porsche. Parce que les Porsche, c'est 80% du marché des véhicules de sport. Et après, tout gravite autour les Ferrari, les Maserati, les Lamborghini et effectivement aussi les véhicules anciens où là, c'est quelque chose sur lesquels nous, on était vraiment avant plus sur les voitures de 1990 à récentes. Et là, on est en train vraiment d'essayer de développer en plus le marché de la collection où tu as un potentiel énorme aussi. Donc, tu as ça. Et donc là, tu avais cette partie véhicule de sport et je me suis dit qu'il y a quoi comme autre marché que je peux développer et faire du volume de la même manière. Parce que demain, je me dis, si Allianz me retire mes conditions ou la sinistralité est mauvaise, tout de suite, du jour au lendemain, je ne peux plus être placé sur le marché, donc je m'expose. Donc en fait, là, je me suis dit, qu'est-ce que je peux trouver comme autre marché ? Et c'est là où, en regardant, j'avais mon père qui avait déjà une expertise sur les assurances voyage, des professionnels du tourisme. Je me suis dit, tiens, super marché, tu as peu d'acteurs, pareil, je vais y aller à fond. Et donc ça, c'est un autre marché qu'on a développé. ou si tu veux quand... toi tu réserves un voyage par exemple en ligne ou dans une agence de voyage, on va te proposer une assurance annulation, une assistance rapatriement, tout ça. Et ça, c'est des personnes comme moi qui sommes derrière, qui mettons en place les programmes et qui démarchons les agents de voyage, qui mettons en place des programmes d'assurance adaptés, si tu veux, au type de séjour qui sont organisés par les agents de voyage et qui après, eux, les distribuent à des clients finaux comme toi quand tu réserves ton séjour.
- Speaker #4
D'accord. donc là ton client c'est plutôt le professionnel
- Speaker #5
du voyage qui revend derrière ça c'est du B2B2C et donc tu as cette activité là qui marche très bien après tu as aussi donc là on est sur des marchés affinitaires tu as aussi maintenant une chose qu'on a développé ça va être le rachat de caution par exemple notamment du groupe Click & Boat où c'est quand tu réserves ton bateau en ligne et on va te proposer un rachat de caution c'est des personnes comme moi qui sommes derrière donc des choses comme ça en fait et où... où on met en place des programmes. Donc ça, c'est une nouvelle source de diversification. Et après, on va avoir d'autres choses. Par exemple, qu'on a lancé récemment, ça va peut-être te faire sourire, mais tes enfants, je ne sais pas quel âge ils ont, s'ils ont peut-être 13, 14 ans.
- Speaker #4
Un peu moins, oui.
- Speaker #5
Et bien, peut-être qu'ils t'ont dit, ou ils commencent à te dire, tiens, il y a des voitures sans permis électrique, tout ça. Voilà, je ne sais pas si tu as remarqué, maintenant, on voit plein de Citroën Ami, Fiat Topolino, des choses comme ça, qui, je ne sais pas si tu vois les petites... Oui, je vois. Et ça, je me suis dit, tiens, il y a quand même un... Ils ont un sac. cartonne je regarde un peu solution assurant sur internet en a pas où ça coûte une fortune je me dis vas-y let's go je fais un test et donc let's go on fait le test ça fait cinq mois ça cartonne on est déjà sur un train de mille affaires nouvelles par an tu vois donc on a des bonnes conditions un super enfin tarifaire contrat ça cartonne et après il ya une autre donc ça c'est un nouveau truc qu'on est en train de lancer est vraiment d'industrialiser fort tu vois comme les véhicules de sport ce que je dis à mes collaborateurs je dis je vous parie dans trois ans sera plus gros que les porches design un c'est pas possible je dis vous allez voir
- Speaker #4
Et ça, il faut que tu négocies avec Allianz de créer un nouveau contrat ?
- Speaker #5
C'est ça. Nous, en fait, c'est notre cabinet. Maintenant, ils nous connaissent, ils savent qu'on fait du volume. Quand on dit quelque chose, on y va à fond. Même nous, on est un gros producteur, à notre échelle, mais pour eux. C'est pour ça qu'ils savent tout de suite que quand on veut lancer quelque chose, si ça marche, ça marche, et puis on envoie du bois. Ça, c'est ce qui se passe sur ces véhicules sans permis. Ça cartonne. Il y a aussi une autre chose... Je sais que tu aimes les montres, si tu veux. Et puis, on s'est dit, tiens, synergie commune, véhicule de sport, montres, parce que c'est le même type de clientèle. Et d'ailleurs, idem, les voitures sans permis, parce que souvent, c'est des enfants de personnes qui ont un peu de sous. Et bien, on s'est dit, tiens, on va lancer des assurances de montres en vol à l'arraché, des choses comme ça, des bijoux, collections de bijoux. C'est quelque chose qu'on a lancé il y a à peu près un an et demi. Et puis, tu vois, on en a sur quelques-unes chaque semaine. Le marché est beaucoup moins important que les véhicules de sport ou voitures sans permis. Mais c'est quand même quelque chose qui marche très bien. Et après, souvent, on leur dit... Là, l'objectif, si tu veux, c'est de créer des synergies entre les différents marchés. Et après, tu vois, tu as les véhicules de sport, les véhicules sans permis, les montres. Et après, d'avoir ces canaux d'acquisition où on fait énormément de flux. Et après, c'est de... multi-équiper ses clients dans la globalité. Et puis là, si on a des collaborateurs, si tu veux, qui leur disent, tiens, on fait aussi ça, ça, ça, les gens font des demandes de devis, ils voient que le service est correct, et on va les équiper en assurance autoclassique, en assurance habitation. Parfois, on assure des groupes qui vont faire plus de 500 millions de chiffre d'affaires dans leur globalité, tu vois, car c'est professionnel, mutuel, leur bâtiment, toutes les choses comme ça.
- Speaker #4
C'est sûr que quand tu arrives à avoir un client, l'idée, c'est de l'équiper, entre guillemets, soit de rapatrier ce qu'il a déjà, soit c'est de l'équiper de d'autres choses auxquelles peut-être lui n'a pas pensé. Ça fait un peu le parti de l'intro que je faisais en disant, en fait, oui, effectivement, celui qui a une Porsche, il a peut-être aussi une montre, peut-être qu'il n'est pas assuré pour sa montre parce qu'il ne le sait pas, en fait. Donc, c'est souvent un manque d'infos. Et une fois que tu lui expliques, je pense qu'il est convaincu assez vite.
- Speaker #5
Oui, tu as complètement raison. En fait, déjà, on a une problématique dans les assurances, c'est que tu as des coûts d'acquisition qui sont très élevés. Maintenant, aujourd'hui, si tu veux, donc tu... Tu vas acheter, on en parlera, mais tes leads à des comparateurs, tu vas faire du Google Ads, des choses comme ça. Et en fait, ton coût d'acquisition augmente. Et le problème aussi, c'est qu'avec toutes les solutions maintenant que tu as, ou l'accessibilité, la possibilité de changer d'assureur, les gens sont de moins en moins fidèles.
- Speaker #4
Là, tu peux changer, c'est beaucoup plus souple qu'avant, c'est ça ?
- Speaker #5
C'est beaucoup plus souple qu'avant. Aujourd'hui, un particulier, quand il souscrit une assurance, il est engagé un an. Il est engagé un an et puis après, il peut souscrire quand il veut. Il y a un préavis de un mois.
- Speaker #4
Sur tous les contrats ?
- Speaker #5
sur tous les contrats particuliers aujourd'hui en l'occurrence les entreprises par contre t'es engagé un an et c'est à échéance principale que tu peux résilier ton contrat et donc voilà les gens sont beaucoup moins fidèles donc si ton client tu ne multi-équipes pas tu perds en rentabilité, voire t'es pas rentable ou alors tu vois, j'ai certains de mes contrats il me faut un an et demi de commission pour être au niveau zéro mon coût d'acquisition me coûte un an et demi de commission Donc c'est des trucs, après tu es multi-équipe, tout de suite tu rentabilises ton client.
- Speaker #4
Et tu as la durée moyenne d'un contrat ?
- Speaker #5
Ça dépend des contrats, mais nous on va être, je vais te dire, ce qu'on appelle le churn. Tu vois dans les assurances, on a un churn d'en moyenne entre 10 et 15% si tu veux. Sur notre cabinet vraiment, on va être à 15% à peu près. Ce qui est les moyennes de marché, de toute façon peut-être un petit peu moins, mais on a un churn un petit peu plus faible. Mais voilà, c'est classique. Ça veut dire qu'en fait, pour faire simple, quand tu as 1000 clients, tu en perds 150 par an. Donc pour arriver au niveau zéro de croissance, hors revalorisation, il faut en rentrer 150.
- Speaker #4
Ok. J'aimerais bien qu'on revienne sur tous les sujets pour mieux rentrer dans le détail sur les Porsche et sur les autres exemples que tu as cités. Mais avant, j'aimerais bien bien comprendre d'abord l'écosystème du monde de la science. Parce que nous, souvent, en tant que... Donc particulier, on a affaire à un courtier avec qui on échange. On échangera quand même rarement avec l'assureur en direct. Comment ce monde de l'assurance est structuré entre les agents, les courtiers, les assureurs et peut-être d'autres intervenants qu'on ne connaît pas ? Comment ça fonctionne en France ?
- Speaker #5
Ok, alors si tu veux, si on prend la chaîne par le bas pour aller vers le haut. Par le bas, si tu veux, tu as des distributeurs. Des distributeurs qui vont être comme moi. Donc quand c'est des agents généraux, eh bien... les agents vont être mandataires d'une compagnie d'assurance. Là, on va prendre l'exemple d'Alliance. C'est Alliance qui a les portefeuilles et toi, tu es mandataire. Tu rachètes quand même des portefeuilles, mais tu es mandataire et tu t'occupes de distribuer en tant qu'agent général les produits d'Alliance, les produits d'assurance d'Alliance. Après, tu as le distributeur. Je vais faire le modèle agent et courtier. Tu as le distributeur qui est l'agent général. Tu as l'assureur et gestionnaire de ton contrat. Après, tu as l'assureur. L'assureur, grosso modo, c'est lui qui va payer. L'agent général touche une commission de distribution. Par exemple, sur une prime d'assurance de 1000, en moyenne, on va toucher entre 15 et 20 % pour te donner une idée sur la distribution et la gestion. Et après, l'assureur, là-dessus, lui, il va porter le risque, si tu veux. Donc porter le risque, c'est quoi ? C'est quand tu as un sinistre, par exemple, avec ta voiture, c'est lui qui va payer. Donc si tu as un bris de glace à 2000 euros, c'est l'assureur qui va payer les 2000 euros. Donc ça, voilà. Et après, l'assureur, il a un réassureur derrière. Un réassureur, c'est quoi ? C'est quand tu as un événement, c'est les contrats qui sont entre eux. Et puis l'assureur, il va négocier, il va dire, si j'ai cette ligne de garantie-là, par exemple, chose exceptionnelle, tu vois, ou ma ligne de privilège, ou n'importe quoi, qui va me coûter plus de X, et bien là, c'est toi, l'assureur, le réassureur, qui va intervenir et qui va prendre le complément. C'est un peu un moyen de se backer et d'être sûr d'être rentable, si tu veux.
- Speaker #4
Ok.
- Speaker #5
De gagner de l'argent.
- Speaker #4
Si on parle de business model d'un assureur, c'est du coup d'avoir des... des primes D'encaisser des primes avec un montant supérieur au sinistre, c'est des stats, ils arrivent à faire leur stat sur Bride Glass qui coûte 2000 euros, ils ont eu des primes à 2500 euros, donc ça couvre. Ça veut dire qu'il doit y avoir des statisticiens dans tous les sens, est-ce qu'on assure cette personne-là ou cet actif-là, est-ce que c'est rentable ou pas pour eux ?
- Speaker #5
C'est exactement ça, on va appeler ça même des actuaires, c'est des actuaires qui calculent les primes d'assurance. Mais en fait, l'assureur, si tu veux, grosso modo sur 1000 de primes qu'il va encaisser, il va y avoir une partie de distribution, une partie de gestion et une partie, ce qu'on va appeler marge assureur. Leur objectif en moyenne, c'est d'avoir vraiment en marge assureur entre 5 et 10%, si tu veux, grosso modo. Et après, leur objectif, c'est que le marché soit rentable. Donc, tu as des choses qui se calculent bien en termes de sinistralité, tu vois, qui maîtrisent parfaitement, mais parfois, tu peux avoir des dérapages. Notamment sur les dernières années, tu as eu une explosion, tu vois, des coûts par exemple pour les auto-habitations tu vois, ce que les gens maîtrisent le mieux t'as eu une explosion du coût des pièces t'as eu une explosion des coûts de réparation aussi, du coût horaire des réparateurs t'as aussi une explosion du coût des sinistres, pourquoi ? parce que maintenant t'as tout ce qui est caméras embarquées les batteries, les voitures électriques, tout ça donc en fait, versus il y a 10 ans, un sinistre auto, il va coûter entre 2 et 5 fois plus cher, tu vois Donc c'est des choses qui font que tes primes augmentent. Et parfois, les événements arrivent plus vite que ce que l'assureur a prévu. Donc en fait, c'est là où tu te prends des majorations. Tu as aussi une chose qui fait que les primes en ce moment augmentent, c'est sur tes lignes de cotisation, assurance auto et assurance habitation, ou dommage, assurance habitation immobilier on va dire. T'as une partie où c'est des catastrophes naturelles. Donc catastrophes naturelles, c'est tout ce qui est événements de sécheresse, crêle, des choses comme ça. T'as un décret ministériel qui dit catastrophes naturelles. Et ben ça, typique, je sais pas si t'as remarqué, sur les dernières années, t'as eu une explosion de ce type d'événements, qui fait que la taxe catastrophes naturelles, elle est passée, donc qui est l'État, elle est passée, par exemple, pour les autos, de 6 à 9% de la prime. Et pour les habitations ou l'immobilier, on va dire, elle s'est passée de... je crois que c'est de 12 à 20% de la prime donc en fait c'est quelque chose que l'état impose aux assureurs qui répercute tu vois et donc ça c'est les trucs où ce qu'ils font que en fait les primes en ce moment elles s'explosent sur ces deux marchés en l'occurrence.
- Speaker #4
Et du coup ça veut dire que ton historique toi en tant qu'assuré est-ce que t'as eu des sinistres est-ce que t'as eu, moi je me rappelle il y a quelques années j'ai perdu mon permis et j'ai eu du mal à trouver un assureur mais surtout j'avais une prime beaucoup plus élevée Parce que statistiquement, il devait comprendre que si je l'ai perdu une fois, je peux le perdre deux fois. Donc ça veut dire que quand on a un espèce de relevé, c'est ça ? Il regarde le relevé pour voir tous les incidents qu'il y a eu au cours de ces dernières années ?
- Speaker #5
Alors oui, relevé de sinistralité, on appelle ça. Sur l'auto, c'est le relevé d'information. Et sur l'habitation, on demande à la limite les sinistres, tu vois. Mais c'est plus sur les gros comptes après ou sur les grands immeubles, tout ça, on demande le relevé de sinistralité. Et puis en fonction, après, c'est plus ou moins cher. Tu vois, par exemple, un immeuble où il y a 50 dégâts des eaux par an, on se dit, bon, il y a peut-être un petit pépin sur celui-là. Est-ce que c'est bien de l'assurer ? Parce que tu sais que tu vas te faire douiller.
- Speaker #4
Tu as le droit de refuser. Tu as le droit de refuser. Et l'assureur aussi, au-dessus, il peut dire, en fait, moi, je n'ai pas envie d'assurer cet immeuble-là.
- Speaker #5
Exactement, complètement. Et c'est pour ça, d'ailleurs, qu'on arrive à un sujet problématique aujourd'hui, pas forcément pour les assureurs, mais pour les clients finaux. C'est qu'avec, notamment, l'explosion des événements climatiques. sécheresse, t'as des zones qui deviennent quasiment inassurables. Donc en fait, t'imagines, toi, t'as une maison dans une zone où maintenant t'as un risque d'éboulement, où tu te dis « Merde, j'ai aucun assureur qui veut m'assurer. » Donc après, ces solutions-là, t'as ce qu'on appelle, je crois, le BCT, où tu fais appel à eux et puis ils imposent un assureur de t'assurer. À un certain prix. Mais bon, quand on arrive là, c'est la galère. mais sinon ça peut arriver et typique t'as des zones aujourd'hui où même si on est pas au stade où il y a plus d'assureurs et ben ça coûte une fortune parce que par exemple je pense à j'aime bien les Marseillais mais Marseille t'as énormément de sinistres auto, de vandalisme tout ça, ce qui fait qu'en fait les primes d'assurance auto à Marseille elles sont hyper élevées c'est l'endroit le plus cher de France alors qu'en Bretagne, nous on est cool, c'est des pays, il n'y a pas de délinquance ou très peu, donc c'est beaucoup moins cher mais de l'ordre d'un coefficient 2,5 Ah oui, à ce point là ?
- Speaker #4
Pour finir sur la structuration de l'écosystème ensuite qui est payé par qui et comment ? Entre le courtier ou l'agent général, comment vous êtes rémunéré ?
- Speaker #5
Alors nous sur les primes si tu veux, on a une partie une commission sur le montant des primes qu'on encaisse et on va avoir entre 15 et 20% à peu près et puis c'est la compagnie qui nous rétrocède à côté de ça on va rentrer dans le business model du courtier le courtier donc tu as des courtiers généralistes et spécialistes on va mieux matérialiser le courtier spécialiste qui va vraiment lui vouloir couvrir par exemple les assurances voyage où on va avoir un risque spécifique et en tant que courtier C'est nous qui allons concevoir le produit, le programme d'assurance, si tu veux. Donc on va avoir un cahier des charges, et puis on va te dire à une compagnie, « Bah voilà, moi j'ai ça pour ce client-là, tatata » . quel est votre prix ? Et après, s'ils te disent un prix qui te convienne, ok, let's go. Et après, tu peux avoir une délégation de gestion de la part de cette compagnie où c'est toi qui vas gérer et les sinistres et la distribution. Et après, en fait, la compagnie, tu lui fais des reportings et c'est toi qui reverses à la compagnie l'excédent ou alors si ton contrat n'est pas rentable, c'est la compagnie qui te reverse parce que c'est elle qui paye les...
- Speaker #4
Ok. Et ça, du coup, c'est annuel, forcément, puisque la prime est annuelle. Donc, tous les ans, dans un sens ou dans l'autre, tu perçois une rétrocession pendant toute la durée du contrat.
- Speaker #5
Pendant toute la durée du contrat, exactement. Et effectivement, par exemple, si tu es en prélèvement mensuel, tu vois sur les petits contrats auto-habitation, c'est tous les mois, tu vas recevoir ta cote-part du contrat que la compagnie va te reverser. Si tu es en paiement annuel, tu vas recevoir, au moment du paiement annuel de la prime, ta part de commission.
- Speaker #4
OK. Mais moi, en tant que particulier, je pourrais voir directement l'assureur et traiter avec lui directement ?
- Speaker #5
Après, tu vois, tu as des assureurs qui font du direct. Mais tu en as qui peuvent avoir l'idée en tête que ça revient à moins cher, parce que tu dis je switch les intermédiaires. Mais en fait, ça revient exactement au même. Pourquoi ? Voir si c'est plus cher. Pourquoi ? Parce que l'assureur, s'il internalise la distribution, ça veut dire qu'il a des collaborateurs qui gèrent la distribution. Donc en fait, ça revient exactement au même. et encore Quand c'est en direct, souvent tu es beaucoup plus organisé et tu as des coûts beaucoup moins importants quand tu es sur des structures à taille humaine, plutôt que dans des grands groupes où les mecs vont être en plein cœur de Paris, où tu as le coût du foncier qui est beaucoup plus important, le coût du collaborateur qui est plus important, tu peux avoir moins de productivité aussi.
- Speaker #4
Et en termes de, par exemple, si on prend l'exemple d'Alliance, tu sais combien il y a d'agents généraux ?
- Speaker #5
On a à peu près, il me semble, 1 500 en France, des agents généraux.
- Speaker #4
Donc 1 500 cabinets ? Ou collaborateurs, tout inclut ?
- Speaker #5
Alors voilà, 1 500, t'as peut-être 2 000 agences, à peu près, qui sont vraiment agences physiques. Après, t'as peut-être 1 500 agents généraux, donc t'en as qui ont plusieurs agences. Et après, dans les collaborateurs, je pense que tu as entre deux et trois personnes par agence. Trois personnes, peut-être en moyenne par agence.
- Speaker #4
Mais c'est l'agence qui est agent agent alliance ou c'est ensuite une société et ensuite c'est les collaborateurs qui sont agents ?
- Speaker #5
C'est l'agent qui est agent. Et après, qui a ses collaborateurs ? Si demain l'agent part, il faut trouver un autre agent qui va pouvoir faire ça. Enfin, reprendre le cabinet. Donc le racheter.
- Speaker #4
Ok. Et donc tu disais Alliance, AXA, Generali qui sont les trois plus gros. Et ensuite, tu en as beaucoup d'autres. Tu as des nouveaux entrants aussi ?
- Speaker #5
Alors, Generali, je ne sais pas si c'est plus gros. Mais tu sais, tu as Abeille, tu as MMA. En fait, tu en as pas mal des compagnies. Et tu me dis des nouveaux entrants. En fait, tu as Mutuelle de Poitiers aussi. Tu as une barrière à l'entrée qui est relativement importante parce que tu vois, il faut tout de suite avoir... un réseau d'agents. Pour lancer ça, il faut recruter des agents, il faut avoir plein de produits dans ton catalogue parce que vu que c'est un agent exclusif qui distribue uniquement tes produits, les produits de la compagnie, il faut la totalité des produits pour pouvoir satisfaire l'agent. Pour que l'agent ait de quoi bosser.
- Speaker #4
Généralement, ils sont en exclu ?
- Speaker #5
Oui, complètement.
- Speaker #4
Obligatoire ?
- Speaker #5
Oui, aujourd'hui, c'est un exclu obligatoire. Sauf quand tu as des produits que la compagnie ne propose pas, si tu veux, ou ne peut pas. Et bien, là, tu as des reclus. Une dérogation. Exactement. Tu peux faire une petite partie pour dépanner parce qu'on sait que parfois, tu peux avoir un contexte global avec ton client. Et donc, proposer d'autres compagnies, si tu veux. Mais vraiment, il faut que la compagnie te refuse le risque ou ne le propose pas, tout ça. Sinon, tu t'exposes.
- Speaker #4
Ok, et du coup c'est bien que dans tes équipes ou toi vous avez eu un peu une dimension aussi de conseil parce que on disait tout à l'heure que parfois t'as une assurance ou t'as pas parce que t'y as pas pensé mais pour essayer d'organiser le patrimoine on va dire d'un particulier sur tous ces sujets là vous faites un espèce d'audit en disant est-ce que t'as ci, est-ce que t'as ça ça combien tu payes ?
- Speaker #5
C'est ça en fait le client si tu veux nous il rentre parce qu'il a un besoin
- Speaker #4
Là qui est très précis, très ponctuel Exactement
- Speaker #0
Et donc, quand ils n'arrivent que par le tarif, si tu veux, tu sais que tu ne vas pas leur proposer le max du max. Sinon, les mecs vont te blaglister parce qu'ils ont fait plusieurs devis ailleurs. Donc, l'objectif, nous, c'est d'envoyer en premier un tarif d'appel quand c'est comme ça. Parce que parfois, ils peuvent mettre un commentaire, meilleur tarif possible, des choses comme ça. Et donc là, nous, on envoie un tarif d'appel. Après, l'idée, c'est de créer le contact avec la personne qui nous appelle. Et puis là, lui, ce qu'on va lui faire, c'est on va voir... de quoi est-ce que vous avez besoin, tout ça. Et puis, il dit ça, Moi, j'en ai sept usages. Et puis, de toute façon, comme pour tous les clients, en fonction du besoin, on va essayer d'optimiser au maximum le tarif.
- Speaker #1
J'ai l'impression que c'est souvent dans l'autre sens. Tu veux un peu le mini parce que je pourrais être couvert, qui est peut-être très basique, qui est peut-être l'essentiel quand même. Et tu pars souvent du bas en disant, moi, je veux le minimum. Et après, peut-être qu'il faut quand même rajouter ça,
- Speaker #0
peut-être rajouter ça au cas par cas. Après, ça, ça dépend. Nous, pour le coup, sur les voitures de sport, on sait que le mec tu vas pas lui envoyer une offre au tiers sinon il va dire il a rien compris il assure pas les Porsche parce que la vérité c'est qu'on assure et il y a même pas 1% de nos contrats qui sont faits au tiers donc non non nous on fait ce qu'on appelle notre pack prestige tout ça tu vois le client il est content il sait qu'il a des garanties spécifiques adaptées à son auto tout ça et ça ça va le rassurer aussi souvent ce que les personnes nous disent ils viennent chez nous et nous disent j'ai interrogé mon assureur historique Merci. qui ne savaient même pas comment faire avec des voitures de cette valeur-là, qui avaient des garanties pas du tout adaptées et tout. Et en fait, nous, on dit, bah oui, mais à leur décharge, c'est normal, puisque c'est un contrat spécifique quand même. Il y a plein de choses à tenir compte. Donc non, là-dessus, on essaye vraiment de bien envoyer des super garanties dès le début pour que le client se dise, ah ouais, en plus, il y a un bon rapport qualité-prix et tout ça. Et par contre, tu vois, ça... Ça me fait penser à des personnes qui me disent, bon, cette voiture-là, je ne peux pas la mettre au minimum et tout, machin. Tu vois, par exemple, des fois, c'est des voitures qui valent 5, 10 000 euros. Je dis, écoutez, la question, c'est, est-ce que si vous pétez votre voiture toute seule comme un grand, vous avez les moyens de sortir 5, 10 000 euros, vous vous en foutez, quoi. Moi, je fais ce que vous me dites, je m'en fiche. Mais est-ce que vous êtes prêts à les perdre, quoi ? Et puis, c'est là où ils vont te dire, ah oui, non, c'est vrai, on met en tout risque.
- Speaker #1
Le fait de poser des questions pour bien comprendre l'objet de l'assurance.
- Speaker #0
Exactement, c'est le nerf de la guerre. C'est ce que je dis à mes collaborateurs. Je dis vous posez des questions ouvertes, Parce que le gars, il vous raconte sa vie, il va vous dire ce qu'il souhaite exactement. Et tout de suite, en posant quelques questions ouvertes, vous allez comprendre 90% du besoin. Et ça va orienter directement le produit ou les garanties que vous allez proposer.
- Speaker #1
C'est comme le sujet de mes vieilles mobilettes, où j'avais demandé à ma banque d'avoir un devis pour l'assurance. Et en fait, dans son logiciel, j'ai plus la date exacte de la mort, mais j'avais mis, je ne sais plus, 1972. Il m'a dit, en fait, avant 1980, ça ne marche pas dans mon logiciel, la case est rouge, donc je ne peux pas le mettre. Donc ça veut dire qu'il n'était effectivement pas du tout spécialiste de ce type d'assurance un peu. original de vieille voiture qui en plus était une vieille mobilette donc ça coche pas du tout les cases donc le fait de passer par un expert qui sait bien remplir les bonnes cases tu l'as fait chez nous ça ? ouais les petites mobilettes est-ce que l'assurance avant qu'on rentre un peu dans le détail aussi d'autres actifs on a souvent la même question est-ce que ça marche vraiment parce qu'on a toujours l'impression que quand on est assuré et qu'on a un sinistre il y a toujours une petite astérisque qu'on avait pas vu qui dit bah en fait ça rentre ne me prends pas en compte dans mon assurance parce qu'il y a un tiers, parce que j'étais là, j'étais ici, j'étais là. Il y a toujours quelque chose, enfin souvent quelque chose qui fait que ça ne marche pas ou pas autant qu'on voudrait, où il y a une énorme franchise à payer et en fait ça ne couvre pas le sinistre. Donc il y a souvent quand même des petites particularités. Et ce que du coup l'intérêt de passer aussi par un conseiller, c'est de pouvoir bien vérifier dans quel cas on est vraiment assuré et se faire bien accompagner sur ces petits aspects qu'on ne voit pas forcément.
- Speaker #0
T'as raison à 100%. Souvent, les gens, quand tu discutes avec eux, ils disent « il y a toujours la petite ligne » . C'est le truc qui te ressort. C'est vrai. Pourquoi c'est un peu vrai ? Aujourd'hui, les assureurs... Moi, je ne suis pas assureur. Je précise avant de dire ça. Ce que je vais dire là, c'est qu'ils se disent, quand il y a des gros pets, c'est comment je fais pour ne pas régler. T'en as, c'est comme ça. Et à côté de ça aussi, Quand tu as des experts qui font des expertises, les assureurs font des appels d'offres auprès de cabinets d'experts nationaux. Et en fait, c'est ceux qu'ils estiment qui vont leur coûter le moins cher qui remportent les appels d'offres. Ce n'est pas spécial. Et donc, c'est pour ça qu'en fait, c'est hyper important de toujours déclarer exactement la réalité. Notamment, là où on peut bien matérialiser ça, ça va être pour les assurances de prêt. tu vois la personne Tu en as plein qui disent, quand tu fais un crédit immobilier... pour acheter ta résidence principale, on va t'imposer une assurance de prêt. Et puis, tu as beaucoup de personnes qui sont tentées de dire « je ne fume pas » . Parce que pourquoi ? C'est 30% moins cher quand tu ne fumes pas. Pour te donner une idée. Ça fait cher le paquet de cigarettes quand tu fais un emprunt à 1 million. Et donc, les gens disent « je ne fume pas » . Parce qu'en fait, le truc, c'est que tu te dis dans la tête des personnes, ça n'arrive qu'aux autres, les vrais pépins. Mais bon, la vérité, c'est que ce n'est pas vrai. et si demain t'as un vrai gros pépin ou t'as des gros enjeux tout de suite c'est des choses, ils vont dire bah tiens non fumeur on va tout de suite vérifier si c'est vrai comment est-ce qu'il est parti comment est-ce que la personne est morte ou invalide est-ce que c'était un sport à risque, est-ce que c'était déclaré au contrat d'assurance oui, non,
- Speaker #1
ok ils vont vérifier si c'était vraiment un non fumeur t'es mort t'es mort,
- Speaker #0
ta famille elle est pas indemnisée ça faut faire hyper attention c'est pour ça, c'est les choses où il y a le plus d'enjeux ça va être ces choses là ça va être aussi pour les assurances auto c'est bien faire toutes ces déclarations ne pas essayer de frauder ou quoi parce que si demain t'as un petit pépin matériel tu vois, j'ai envie de te dire si y'en a pour quelques milliers d'euros, c'est pas bien grave on va pas aller fouiller mais si demain t'as un gros pépin corporel, tu renverses quelqu'un t'as des centaines de milliers d'euros en jeu malades à ce qu'on appelle les commissaires enquêteurs, c'est souvent ce que je dis aux clients. Et puis, si on se rend compte qu'il y a une fausse déclaration, c'est souvent le cas par exemple quand le parent pense faire le gros malin en se désignant lui en conducteur principal sur l'auto de sa fille. Parce que ça coûte trois fois moins cher et il se dit, tiens, j'économise trois fois le prix. Sauf que si sa fille, elle a un gros pépin, son enfant a un gros pépin matériel avec du corporel tout ça il peut y avoir une enquête et puis les commissaires enquêteurs ils savent très bien ils vont pas arriver ils vont voir le voisin ils vont dire bonjour je suis commissaire enquêteur ils posent quelques questions et tout de suite ils se rendent compte si c'était une fausse déclaration ou pas et là t'es ruiné à vie si c'est un truc comme ça qui t'arrive c'est
- Speaker #1
catastrophique et à toi ça c'est alors je pense à fausses déclarations ou t'as la déclaration pas forcément consciente ou délibérée celui qui va dire ok je fume un petit peu il est pas fumeur ou celui qui va C'est là où il faut savoir jauger aussi. La cigarette, je comprends bien. Le côté connecteur principal, secondaire, ok. Tu as d'autres exemples comme ça ?
- Speaker #0
Suspension, annulation de permis.
- Speaker #1
Tu déclarais que tu n'en as pas eu, c'est ça ?
- Speaker #0
Oui, exactement. Par exemple, c'était peut-être pour vitesse ou quoi, je ne sais pas. Après, ouais. Suspension de permis. Et donc, oui, si tu ne dis pas, si tu dis non, j'en ai pas eu, Si demain, pareil, t'as un gros pépin, tu peux être vraiment embêté. Donc c'est pareil. Ça peut être caché des sinistres que t'as pu avoir, des choses comme ça. Pareil, c'est des choses qui peuvent te pénaliser en cas de vrai pépin.
- Speaker #1
On peut pas se dire, ça c'était un petit truc, c'est pas grave.
- Speaker #0
C'est ça, c'est nous. Tu vois, souvent, nous on dit, vous avez eu des pépins sur les trois dernières années. Non, non, rien du tout. Et puis après, ils t'envoient sans relever l'information, tu vois, et tu te dis, bah... Tu dis là, monsieur, c'est quoi ça ? Et puis il fait, oh bah ça c'est rien, j'ai retrouvé ma voiture abîmée. Un bruit de glace, ça compte pas, tu vois, mais sauf que t'en as eu trois ou quatre, tu vois. Et sur le principe, je suis d'accord, c'est pas responsable, mais t'as quand même, t'as une notion de fréquence, tu vois. C'est ce que je dis à... C'est ce que je dis souvent, c'est la personne qui a dix sinistres non responsables sur les trois dernières années, parce que c'est des gens qui sont rentrés dedans, tu vois, par derrière. Tu dis, c'est peut-être parce que la personne, elle freine un peu brutalement, tu vois. Donc, voilà.
- Speaker #1
Ouais, il faut faire gaffe aux déclarations, parce que ça peut se donner contre toi, et ça peut être financièrement dramatique si effectivement tu es désassuré, comme à l'époque, pas assuré.
- Speaker #0
Oui, c'est ça, exactement. Tu peux avoir ce qu'on appelle une déchéance de garantie, annulation de garantie. Et moi, c'est ce que je dis aux clients, je dis, moi, ce n'est pas moi qui paye. Je dis, moi, je suis le distributeur, je suis là pour vous conseiller, ce n'est pas moi qui vais vous juger, dites-nous tout, et puis nous, on fera tout pour vous trouver la meilleure solution. C'est ce que je dis, je dis, on est dans le même camp. Moi, si vous êtes indemnisé, je suis content. Votre intérêt, c'est le mien. Si vous êtes content, je suis content. Si vous n'êtes pas content, je suis embêté, parce que vous allez me faire de la mauvaise pub.
- Speaker #1
Et tu as déjà été embêté parce que ça pouvait te retomber dessus en disant, vous m'avez mal conseillé, vous ne m'avez pas couvert jusqu'à temps.
- Speaker #0
Ah bah oui, complètement. Typique, tu vois, ça peut être des valeurs de voiture qui ont augmenté ou alors qui ont été sous-estimées au moment où on a fait le contrat, des choses comme ça. pas de notre fait parce que peut-être que le client pour lui ça pouvait être des détails qui n'étaient pas importants ou quoi des choses comme ça, après nous aussi on fait des erreurs de toute manière ça peut arriver mais oui c'est des choses qui arrivent après quand c'est comme ça on est couvert, nous en tant que professionnels tu vois on a une RC professionnelle qui peut intervenir tout ça, je touche la peau de sein, j'allais jamais intervenir pour le moment tu vois mais oui ça arrive tu sais t'as beaucoup de personnes pour qui c'est pas important donc qui nous le disent pas et après peut-être que c'est nous qui aurions dû poser la question ou qui n'avons pas pensé ou qui... Bye. Tu sais pas ce qu'il s'est passé sur le moment quand tu peux avoir des petits pépins.
- Speaker #1
L'assurance, c'est quand tout va bien, on n'en parle même pas et ça roule, il n'y a pas de sujet.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Et en fait, c'est dès qu'il y a un problème.
- Speaker #0
C'est là où tu juges la qualité de ton interlocuteur, ton conseiller, ton assureur.
- Speaker #1
En cas de sinistre, le particulier ou le client traite plutôt avec l'assureur en direct ?
- Speaker #0
Nous, on a des gestionnaires sinistres au bureau. C'est vrai que c'est relativement agréable d'être... d'avoir ton interlocuteur qui est dans la société que tu as l'habitude d'avoir au téléphone. Tu vois, ça permet de garder une proximité. Et après, tu as des gestionnaires sinistres qui sont en compagnie. Donc parfois, nous, on fait le lien direct entre le client et la compagnie. Parfois aussi, le client, il est toujours, en l'occurrence, en contact avec les experts. Parce que tu vois, quand tu as une expertise, c'est le client qui va voir l'expert. Enfin, c'est l'expert qui va voir le client, qui va faire le truc. Tu as le rapport d'expert. Mais donc, tu en as où c'est gestion 100% déléguée, tu en as où c'est un peu intermédiaire, tu en as ces 100% la gestion internalisée. Ça dépend aussi pas mal des produits que tu vas distribuer. Tu vois, du corporel, par exemple, c'est très rare ceux qui ont la délégation de gestion pour du corporel parce que tu as des enjeux, tout ça.
- Speaker #1
Ok. On parlait d'audit. Est-ce que tu arrives aussi à faire un audit pour voir s'il n'y a pas des doublons ? Moi, j'ai souvent l'image de... Par rapport à un voyage, on demande souvent, même en train, en disant est-ce que vous voulez une assurance en plus ? Je vous dis non, mais ça là, je dois forcément l'avoir sur ma carte bancaire, c'est sûr. Je ne la prends pas. Parce que peut-être fausse croyance, alors peut-être que c'est vrai tout court, mais parfois fausse croyance, je pense. Est-ce que tu arrives à dire, ça, vous n'en avez pas besoin parce que vous êtes déjà assuré avec votre carte de crédit, par exemple ?
- Speaker #0
Carrément, très bonne question. Typique, là, on va rentrer du coup dans l'exemple des assurances voyage. Donc assurance voyage, dans laquelle dès que tu as une visa première, une visa infinie, enfin les cartes bancaires haut de gamme, tu as des prestations d'assurance et d'assistance qui sont incluses. Après, souvent ton banquier, il va te dire, quand il te vend ta visa infinie, il va te dire, en plus vous avez des super assurances, patati, patata, tout ça. Sauf que ces produits d'assurance, ils sont peu complets. Je vais te donner quelques exemples. Donc tu as la notion de peu complet. Dans le sens où ils vont que te couvrir en assurance annulation pour motif médical. Tu vois ? Et les personnes du même foyer fiscal. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que toi, si demain, tu te dis je pars en vacances et je suis couvert avec ma visa infinite. Eh ben, si par exemple, le jour du départ, t'as un dégât des eaux dans ta maison, t'as un pépin. T'as un pépin du style... ton chien qui tombe malade, donc tu ne vas pas laisser mourir ton chien, tu vas l'amener chez le vétérinaire ou quoi, ce qui fait que tu loupes ton vol et tout. Ou alors tu prends la voiture, tu as un accident de la route, ce qui fait que tu loupes ton avion, tu loupes ton voyage. Et bien tout ça, ce sont des causes qui ne vont pas être du motif médical. Donc ça va être exclu des assurances voyage que proposent les cartes bancaires. Et donc ça, c'est des choses que nous, si tu veux, ou les assurances voyage, elles vont intervenir. Parce que c'est ce produit spécifique-là que tu as mis en place. C'est plein d'autres exemples. Tu vas partir en vacances pour un séjour de surf avec une agence spécialisée là-dessus. Tu vas ramener ta planche, tout ton matos de sport et tout ça. Aujourd'hui, sur les assurances de carte bancaire, tu vas avoir seulement des plafonds qui vont être d'environ 800 euros pour ton bagage. Alors que l'agence spécialisée aura négocié un contrat avec jusqu'à peut-être 5000 euros de matériel sportif qui va te couvrir tout ton matos. Si tu as un retard de livraison, on va te prendre en charge l'allocation d'une planche de surf sur place, on va te rembourser tout ton matos ou ta planche qui est pétée, qui va coûter 1000 euros. J'ai un exemple, mais si elle est abîmée. Donc, c'est tout ça. Et au-delà de ça, tu as la notion de couverture qui est beaucoup plus complète. Et au-delà de ça, je vais te dire, tu as aussi le fait que si tu as un pépin, imagine que tu as une annulation motif médicale et que tu es couvert avec ta visa infinite. Donc très bien, techniquement ça va marcher, sauf qu'après là t'envoies à un plateau, tu sais pas à qui t'envoies, et là pour le coup c'est des délais qui sont hyper longs, ils te demandent cent mille éléments, et au final tout ça pour un truc où t'as que ta carte bancaire ou ton plateau en interlocuteur, t'as personne pour t'aider à boucler le truc, alors que là tu vois, t'as des interlocuteurs, si t'as pris l'assurance voyage, comme ton agent de voyage, qui ont des mecs comme moi. comme mon cabinet, qui avons mis en place le programme où nous, si on a une mauvaise prestat de service, on perd le client. On perd l'agent de voyage. C'est pour ça qu'on va avoir des délais de gestion qui vont être entre deux et trois jours ouvrés à partir du moment où le dossier est complet. On demande des éléments aussi. Et c'est pareil en assistance rapatriement frais médicaux. C'est ce que je dis. Là, pour le coup... L'assurance de carte bancaire haut de gamme, elles sont relativement correctes. Mais pareil, ça peut arriver que tu aies du couac. Et quand tu as un couac, typique quand tu pars avec l'assurance, l'assistance rapatriement aux frais médicaux de l'agence de voyage. Si tu as un pépin ou quoi avec le plateau, tout de suite ton agence de voyage, elle te sait qui appeler. Et nous, on intervient auprès du plateau, on a le numéro des managers. Et puis souvent, ça se goupille. J'avais un dossier comme ça. il y a quelques semaines, il était 4h du matin l'agent de voyage il m'appelle, il était en panique parce que t'as eu un couac, tout de suite ça s'est réglé c'est en
- Speaker #1
20 minutes le mec il était pris en charge donc ça veut dire qu'il faut prendre les bonnes infos sur ce qu'on a avec nos différentes cartes, déjà pour voir ce qui est inclus ou pas inclus, mais ça veut dire qu'un truc assez basique prendre un billet de train SNCF, un TGV, très simple à chaque fois il demande, alors là tu passes pas par un courtier parce que tu passes par le site directement qui propose une assurance annulation ou pas, je pense que 99% des gens cliquent non est-ce qu'il peut y avoir des cas où ce serait plus judicieux de le faire ?
- Speaker #0
Alors déjà le coût il est relativement marginal je sais pas si t'as regardé, presque on clique pas par principe tu sais alors que en réalité c'est 5-6 euros, enfin c'est moins de 10 euros ça sur un billet à 100 euros peut-être que ça va être on regardera mais c'est peut-être 3-4-5 euros de ton billet et en fait c'est juste que Merci. On a tous déjà fait annuler un billet de train parce qu'on ne peut pas le prendre. Après, la question, c'est quel est le motif ? Quand tu annules ton billet comme ça, tu n'as pas d'assurance, tu as des frais d'annulation. Si tu l'as payé 100 euros, on va peut-être te dire qu'on vous rembourse 40 euros. Parce que les frais d'annulation, c'est... Par exemple, si tu annules 10 jours avant, on te rembourse 100%. Si tu annules 5 jours avant, on te rembourse 50%. Si tu annules 10 jours avant, on te rembourse 0%. Je te grossis le trait. Et puis là, en fait... ils appliquent les frais d'annulation quand tu prends l'assurance et quand tu prends l'assurance la question c'est est-ce que ta cause, la raison de ton annulation elle est couverte au contrat donc ce que je te disais, ce qu'on appelait les cas imprévus par exemple dommages au domicile,
- Speaker #1
motifs médicaux des choses comme ça qui font qu'on va prendre en charge la totalité de ces frais d'annulation il faudrait regarder mais le problème dans l'assurance c'est que tu as souvent des annexes énormes écrits en tout petit un peu indigestes donc tu ne lis pas tellement la petite ligne comme tu dis encore une fois t'as toujours la phobie de la petite ligne en page 40 mais tu vas pas te taper toutes les annexes à chaque fois non plus est-ce qu'il y a pas une espèce de solution plus simple, plus claire, plus pédagogique pour expliquer ce qu'il y a ou ce qu'il y a pas à chaque fois que tu prends un billet à chaque fois que t'achètes quelque chose parce que je trouve que c'est quand même très compliqué et indigeste dès que tu lis un contrat c'est complètement compliqué hyper indigeste,
- Speaker #0
faut pas croire que nous, quand on nous demande On prend du plaisir à lire ça, tu vois. C'est le même calvaire, c'est tout le monde. Mais après, c'est ce que je dis, les gens me disent « qu'est-ce qui n'est pas couvert ? » Ou parfois, il y a un truc, tu vois, typique. Là, en ce moment, il n'y a aucune assurance qui couvre l'assistance rapatriement en cas de guerre. Tu vois, typique, on a le cas en ce moment avec l'Iran, les personnes qui sont à Dubaï, à Abu Dhabi, des choses comme ça. Tu n'as aucune assurance. Tu en as certains qui peuvent te dire « ah, vous ne m'aviez pas prévenu » . Mais en fait, c'est ce que je dis, je dis « bah » .
- Speaker #1
C'est comme la pandémie du Covid, il n'y avait pas pandémie dans les contrats. C'est exceptionnel.
- Speaker #0
Voilà, c'est exactement ça. Et dans ces cas-là, c'est ce qu'on dit. Et nous, on est les premiers contrariés du fait qu'on ne puisse pas intervenir. Mais si vous voulez vraiment tout savoir, vous prenez les conditions générales qu'on vous envoie et vous lisez toutes les exclusions. Et là, évidemment, personne ne le fait. Ou sinon, c'est plus la question est-ce que je veux être sûr que ça est bien couvert ? Ou là, c'est où tu fais un contrôle F, où tu demandes un chat de GPT, des choses comme ça. aujourd'hui il y a de plus en plus de personnes qui nous envoient des questions chat GPT je te cache pas ça,
- Speaker #1
c'est un peu chiant à répondre mais bon c'est le jeu ouais ouais quand on parle assurance on parle souvent quand même beaucoup on fait beaucoup lien avec l'immobilier parce que là pour le coup s'il y a des assurances qui sont obligatoires comme l'auto c'est aussi obligatoire sur l'immobilier est-ce qu'il y a beaucoup de levier entre une assurance habitation et une autre ou une assurance payno et une autre
- Speaker #0
Alors qu'est-ce que tu entends le levier ?
- Speaker #1
Dans le sens, est-ce qu'il y a beaucoup de différences de l'une à l'autre ? Mis à part, est-ce que c'est très complet comme garantie ou pas ? Mais est-ce qu'il y a des enjeux très différents à passer par tel ou tel assureur pour une assurance qui a l'air assez simple sur le papier ?
- Speaker #0
Alors il faut savoir déjà, l'assurance immobilier, des maisons, des choses comme ça, c'est relativement pas cher. On en a parlé tout à l'heure, c'est en train d'augmenter beaucoup. Mais tu regardes, pour l'assurance d'un appartement ou d'une maison, Peut-être que la prime moyenne, on est à 200-300 euros par an, ce qui est relativement raisonnable quand tu te dis qu'une maison neuve aujourd'hui qui fait 100 m², où le coût de construction, il est de 250 000 euros à peu près. Je te parle ça à la campagne, je te parle même pas quand c'est un appartement qui crame dans un immeuble. Mais tu te dis, t'imagines, tu payes uniquement 250 euros par an et si ta maison elle crame, on te repaye tes 250 000 euros. C'est le nombre d'années de cotisation qu'il faut pour pouvoir payer la maison. Mais tout ça pour dire que sur les assurances maison particulière ou appartement, tout de suite tu vas avoir le... Ce qui va être couvert d'office, c'est un peu le vol, vandalisme, incendie, des choses comme ça. Alors que quand tu arrives sur du PNO, ce qu'on va appeler, PNO, pourquoi ? Parce qu'après, tu as le locataire aussi qui va prendre, tu as l'assurance du propriétaire, donc propriétaire bailleur, et tu as l'assurance du locataire. Le propriétaire bailleur, il va couvrir les murs, tu vois, principalement, et là, lui, il va pouvoir uniquement, s'il le souhaite, couvrir en responsabilité civile propriétaire d'immeuble. Donc ça, c'est le minimum obligatoire. Qu'est-ce que c'est la responsabilité civile propriétaire d'immeuble ? C'est par exemple si ton bâtiment est crame et que ça va générer, ça va cramer d'autres bâtiments à côté. Ça va payer les dégâts causés aux autres. Toi, tu peux l'avoir dans l'os, tu vois. Donc, c'est pour ça la garantie incendie pour ton bâtiment, elle n'est pas obligatoire par la loi.
- Speaker #1
Puis même dans l'assurance habitation, tu as aussi des choses que tu découvres parfois au fil de la vie. Moi, j'ai rendu compte que ça incluait une assurance pour les enfants à l'école. qui est inclus dans ton assurance habitation. Je ne vois pas trop le lien, si ce n'est que c'est d'office. Mais parfois, encore une fois, tu n'as pas conscience de ce que ça inclut. Tu ne te dis pas, OK, mes enfants sont assurés parce que j'ai une assurance habitation.
- Speaker #0
Oui, c'est clair.
- Speaker #1
C'est là où on a du mal à voir ce qu'il y a dedans. Est-ce qu'il y a des assurances qui sont un peu sous-estimées en France sur le décès, sur l'invalidité, sur un arrêt de travail et autres ? Est-ce qu'il y a des choses auxquelles tu... Tu vois beaucoup de personnes qui te disent « Ah mais non, moi je n'ai pas ça du tout » .
- Speaker #0
Alors, quand tu es salarié aujourd'hui, tu as la prévoyance obligatoire, si tu veux. Donc c'est ton entreprise qui paye ta prévoyance en cas d'arrêt de travail, tout ça. Donc tu as les conventions collectives qui sont des garanties minimum obligatoires. Souvent les entreprises, elles prennent le minimum obligatoire, parce que c'est vraiment une charge pour l'entreprise, ça te coûte. Mais voilà, donc les salariés, ils sont couverts. Le vrai truc, où tu en as vraiment qui se retrouvent dans ce pépin-là, ça va être par exemple tout ce qui est les indépendants. Les indépendants, donc les chefs d'entreprise, les professions libérales, et là on va rentrer dans un exemple concret précis, c'est les docteurs. Les docteurs, tu vois, souvent, tu te crois un peu invincible quand tu es le chef d'entreprise. Même tout le monde, en réalité, tu te dis, les pépins, encore une fois, ça n'arrive qu'aux autres. Sauf que nous, demain, si c'est nous, en tant que chef d'entreprise, quand tu es TNS, par exemple, travailleur non salarié, C'est à toi de faire la démarche pour souscrire une prévoyance. Et donc si tu ne le fais pas, si demain tu as un pépin, tu es à Wallou.
- Speaker #1
Alors là, tu n'es pas obligé ? Ce n'est pas obligatoire ? Non, ce n'est pas obligatoire. C'est fortement recommandé, mais là, ce n'est pas obligatoire du fait du statut.
- Speaker #0
Exactement, ce n'est pas obligatoire. Et donc du coup, tu en as plein. Tu vois comment c'est, tu es surchargé par plein de choses. Tu dis je le ferai plus tard ou tu n'y penses pas du tout. Mais en fait, si demain tu as un vrai pépin... du style une invalidité, des choses comme ça, tu te retrouves le bec dans l'eau avec plus rien. Tu vois, par exemple, les docteurs qui peuvent gagner, je donne un exemple, 10 000 euros par mois, ils ont leur régime obligatoire qui va leur verser une partie. Et sinon, après, s'il n'y a pas de prévoyance, il n'y a rien. Ils se retrouvent avec des pertes. Quand tu avais un train de vie avant 10 000, ça peut être très compliqué. C'est pour ça que les indépendants, vraiment, là, c'est là où... Ou nous, quand on en voit, on dit, est-ce que vous avez une prévalence ? Oui, non. Tiens, est-ce que vous avez pensé à ça ? Parce que si demain vous avez un accident, il se passe Et là, c'est, ah bon, je n'avais pas pensé. Oui, mais ça coûte cher. Oui, mais il y a du risque, tu vois. Après, c'est chacun son libre arbitre. Il y a les indépendants qui se disent, moi, j'ai investi. Donc, en fait, s'il m'arrive quelque chose, j'aurai assez. Et tu en as d'autres, en fait, qui sont à risque complet, Et quand ça t'arrive, je peux te dire, tu es mort. et quand ça t'arrive surtout c'est trop tard tu peux pas s'inscrire comme tu dis c'est trop tard t'en as qui découvrent qu'ils sont malades qui vont devoir être en invalidité qui savent pas s'ils vont partir c'est typique un cancer ils nous appellent et puis ça arrive ils disent est-ce que vous pouvez prendre parce que j'ai découvert mes pathologies antérieures non on peut pas tu peux pas passer à côté
- Speaker #1
Bon, je crois que le temps passe vite. Deux petites dernières questions. Quand tu as un contrat d'assurance vie, c'est quoi les points de vigilance à avoir ? En tout cas, si on veut lire toutes les pages, c'est quoi les points importants à regarder avant ?
- Speaker #0
C'est, tu vas avoir les frais d'entrée. sont relativement... Il faut faire attention, tu vois. Tu peux avoir les frais d'entrée, notamment quand c'est des versements réguliers. Si tu veux, il faut faire attention à ne pas avoir des frais d'entrée trop importants, parce que ça va t'amputer ta rentabilité, vu que c'est des versements réguliers. Tu vois, par exemple, un plan d'épargne retraite, et bien, quand tu fais, par exemple, tu mets tous les mois 100 euros, vu que tu as l'objectif de le faire sur peut-être 20-30 ans, tu as... 5% de frais sur tes droits d'entrée, tu fais ton calcul, c'est 5 euros par mois x 12 x 30, tu fais le calcul et tout ce que ça aurait généré en intérêts composés après. Donc c'est une chose sur laquelle il faut être alerte, vigilant. C'est normal que ton agent, ton courtier, il se rémunère, la personne qui te vend le programme, mais c'est quelque chose qu'il faut regarder. Après, ça va être aussi assurance vie. Sur quoi tu vas mettre ton argent ? Parce que l'assurance vie, ça veut tout et rien dire, dans le sens où tu vas avoir 100 000 fonds. En fait, dans ton assurance vie, tu vas retrouver tout ce qui est SP500. Après, tu peux avoir que du fonds euro, donc c'est de la dette d'État. Tu peux avoir des obligations, tu peux avoir que des actions, ça dépend ce que tu veux. Donc en fait, c'est bien vérifier, si tu pipes un peu le truc, demander à ton courtier sur quoi est placé mon argent. sur quoi est placé mon argent normalement tu as beaucoup de questionnaires aujourd'hui avec la réglementation tu es obligé de toute façon ce qui fait que on voit ton appétence au risque en fonction, ton conseiller il est censé te proposer des choses mais c'est important de comprendre sur quoi tu places tes sous quand tu as un intérêt très long terme si la personne quand tu as un horizon d'investissement de sortie sur très très long par exemple parce que... Quelqu'un de 25 ans qui fait un plan d'épargne retraite, pour prendre sa retraite à 65 ans, si la personne est un peu appétante au risque, tu ne vas pas lui dire que tu mets 100% sur du fonds euro qui va faire 2,5-3% par an. Tu vas dire que à ta place, statistiquement, la bourse a toujours monté sur le très long terme. Voilà ce qu'on propose, ce qui peut correspondre à ton appétence au risque.
- Speaker #1
C'est clair. Il faut regarder tous ces sujets-là. Et en termes, dernière question sur la partie un peu plus digitale. Est-ce que vous êtes-vous équipé pour avoir une sorte de tableau de bord, d'avoir un outil pour pouvoir souscrire, pour pouvoir aussi suivre, pour pouvoir analyser, etc. Est-ce que vous avez un outil digital pour pouvoir suivre toute la partie plutôt assurance ?
- Speaker #0
Nous, après, on a nos outils qui nous permettent de piloter nos résultats commerciaux, si tu veux. le nombre de sinistres qui sont payés, tout ça. Après, sinon, pour tout ce qui est sinistres en cours, les choses comme ça, c'est on a nos dossiers en cours, mais si on voit le nombre de dossiers, on voit le nombre de mises en demeure qui sont en cours. Mais sinon, après, c'est de la gestion classique, je vais te dire, qui fait que tu suis tes dossiers, tu as tes relances, des choses comme ça.
- Speaker #1
Et côté client, lui, il a une interface aussi pour pouvoir suivre ?
- Speaker #0
Alors après, ça dépend des produits, si tu veux. Ça dépend des produits, des compagnies, tout ça. Tu vas avoir des compagnies où tu vas tout voir de A à Z, ou des produits, plus des produits. Je pense à Assurance Annulation, on a une plateforme, tu vois exactement où on est le dossier, s'il manque des pièces, tout ça. Assurance Auto, c'est plus, il va nous demander où est-ce que ça en est, des choses comme ça. Il y a des produits où tu as encore beaucoup de marge de progression là-dessus qui arrivent, de toute façon, c'est juste que ça prend un petit peu de temps.
- Speaker #1
Ok, mais bon, je pense que c'est un point important pour que le client puisse suivre aussi, ok, j'ai mon assurance auto, voilà combien je paye tous les mois, voilà ce que ça inclut, et ainsi de suite, pour avoir un espace de tableau de bord, pour se rendre compte, est-ce qu'il y a un petit trou dans la raquette ou pas, combien il paye, comment il résilie, comment il déclare un sinistre, d'avoir un outil assez simple pour pouvoir suivre.
- Speaker #0
Oui, tu as raison. Je complète. Donc ça, c'est l'espace client où tu as ton contrat. Tu peux déclarer ton sinistre via ton espace client. tu vois tes cotisations toutes tes garanties que tu vas avoir tu peux demander la résiliation aussi en ligne via ton espace client c'est quelque chose qui est maintenant obligatoire sur les espaces clients donc c'est des choses comme ça ok top
- Speaker #1
et dernière petite question un peu traditionnelle dans le podcast toi ce que t'as dans ta tirelire, dans quoi toi t'as investi quelles sont tes convictions, est-ce que t'es bien assuré sur ce que tu fais, quelles sont tes convictions et qu'est-ce que t'as dans ta tirelire écoute euh
- Speaker #0
Moi, j'essaye de diversifier un petit peu mes investissements dans le sens où je fais beaucoup d'immobilier, si tu veux. En locatif, du coup, en direct ? Exactement. Déjà, je suis bailleur de mes bureaux. Et puis après, quand il y a des opportunités pour des locaux commerciaux, des choses comme ça, j'essaye d'y aller. Ça, c'est une stratégie très long terme. Pourquoi ? Parce que je vois des personnes qui s'en sont très bien sorties aujourd'hui, qui ont des super patrimoines immobiliers, des super revenus fonciers. Ça prend beaucoup de temps. Je me dis qu'en m'y prenant maintenant, tu vois, sur... Je serais bien content de l'avoir fait, vu que c'est des emprunts sur 15 ans. Dans 15 ans, je serais content de l'avoir fait. Et j'aurai une capacité à réussir après, par la suite. Tu as la partie immobilier. Tu as la partie bourse aussi, où là, je mets très régulièrement sur des choses style SP500. Je mets pas mal aussi sur l'informatique quantique, parce que je me dis que c'est des choses... Tu vois, quand tu es persuadé qu'une technologie peut exploser, c'est au lieu d'acheter des ETF, tout ça, qui regroupe cette technologie. Je ne sais plus qui avait dit ça. c'est autant acheter l'actif de référence directement. Et là, en l'occurrence, c'est une conviction personnelle. Je venais d'informatique quantique, j'y crois à fond. Idem sur les sociétés qui font du stockage de données, tu vois, du stockage de données ou les data centers. Des choses comme ça. Je me dis, ça, c'est un truc qui explose sur le très long terme, tu vois. Je pense que c'est des sociétés qui vont... Tu vois, tu as des ETF, par exemple, qui regroupent tous ces types de sociétés-là. Et je me dis, sur le très long terme, je ne vois pas comment ça peut se casser la gueule, tu vois. Donc, tu as ça. Et après, tu as aussi... La partie crypto-monnaie, quelque chose que j'aime bien, je crois dans l'actif Bitcoin, je crois en la technologie blockchain. Donc pareil, j'achète un petit peu l'actif régulièrement, tu vois, sur une stratégie très long terme. C'est ce que je dis, tu vois, souvent tu as des personnes qui disent, ah le Bitcoin, là, tu dois sourire en ce moment, il a perdu 50% de sa valeur. Tu dis, bah ouais, mais en fait, vu que j'ai commencé il y a 5 ans. Ah ouais,
- Speaker #1
c'est du long terme.
- Speaker #0
C'est du long terme, mais je dis quand, tu verras, le jour où le Bitcoin en 20 ans, il sera peut-être à 1 million d'euros. il perdra 20%, tu me diras, t'as douillé. Je dirais, bah ouais, mais bon, je l'ai acheté. Je l'ai acheté, exactement. Donc, quand il était à 100 ou à 50 ou à 20, tu vois. Donc, c'est pour ça que ça, c'est des petites convictions personnelles que j'ai. Et puis, pareil, après, PER, plan d'épargne retraite sur des fonds d'action, parce que je joue sur le très long terme. Et donc, ça, c'est des trucs déjà, bah, t'économises en fonction de ton marginal d'imposition, tout de suite, t'as une défiscalisation à l'entrée. Et après, tu as les intérêts composés sur le temps. Donc ça, tous les mois, tu mets, Et puis, sur le très long terme, c'est des trucs que tu le retrouves en ultra positif.
- Speaker #1
Et en termes d'investissement plaisir ou investissement passion ?
- Speaker #0
L'investissement plaisir, investissement passion, moi, je te dis, ah bah si, ça peut être des petites startups. Des trucs comme ça, là, notamment, je fais avec un ami. Tu vois, ça va être des cabanes de luxe qu'il fait dans le Perche. où il cherche des investisseurs et donc lui il a une conciergerie, il lance ça, il cherche des investisseurs pour financer les cabanes de luxe et faire du Airbnb. Et ça c'est un truc, je me dis vas-y, je mets ça, j'espère que ça va marcher, mais tu accompagnes, tu fais à la fois le truc avec ton pote et tu te dis en plus c'est des choses qui sont tendances, c'est de l'expérience, c'est des choses que les plateformes aiment bien. Donc c'est des petits trucs comme ça, faire les trucs entre potes quoi. Je commence en tout cas.
- Speaker #1
C'est bien, il faut en faire un peu, pas trop mais un peu.
- Speaker #0
Un peu mais pas trop.
- Speaker #1
Top. D'accord, Arnaud, merci. Et puis, je précise le petit classic disclaimer que cet épisode n'est évidemment pas un conseil juridique ou financier. C'est plutôt un partage d'expérience et de conviction. Donc, après, faites vos propres recherches, vos propres analyses. Mais en tout cas, n'oubliez pas, si j'ai un conseil, c'est n'oubliez pas que l'assurance, ça peut être très, très important. Donc, regardez déjà ce que vous avez. Regardez où il y a un trou dans la raquette. Et si besoin, faites-vous accompagner, bien sûr. Arnaud, merci d'être venu à Paris pour nous expliquer ce pilier invisible du patrimoine qu'est l'assurance. J'espère que l'épisode vous a plu. Et puis, on se dit forcément à très bientôt parce qu'on a quand même beaucoup de petits sujets ensemble d'assurance sur plein de choses. Donc, on ne se quitte pas.
- Speaker #0
Merci Alexandre. C'était un plaisir.
- Speaker #1
Et à bientôt. Merci d'avoir écouté cet épisode de Matière Lire. J'espère qu'il vous a permis de découvrir de nouvelles manières de faire résonner votre argent. Et si l'épisode vous a plu, je vous invite à vous abonner sur votre plateforme d'écoute habituelle, à le partager autour de vous. et à laisser un commentaire ainsi que 5 étoiles sur Apple Podcast. A très vite pour un nouvel épisode.