Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue dans Mama Story, le podcast court qui parle maternité, grossesse, postpartum, sans filtre et sans pression. C'est le compagnon idéal de tes pauses, à écouter avec ton café, entre deux tétés, avant de dormir, sous la douche ou avant ton rendez-vous médical. L'idée ? Partager, informer, déculpabiliser, sans te voler ton temps. Parce qu'on le sait, avant ou après la naissance de bébé, s'accorder une parenthèse, c'est déjà un exploit. Moi c'est Laura, jeune maman, et je te partage mon expérience de la grossesse et de la maternité. Ma fille va avoir un an et demi, et moi, ça fait seulement un mois que j'ai vraiment repris le sport. Pas parce que j'en avais pas envie, pas parce que je n'avais jamais essayé, mais parce qu'à chaque fois que j'essayais, il y avait quelque chose qui me rappelait que mon corps n'était pas prêt. Alors aujourd'hui, j'avais envie de vous parler de ça, de la reprise du sport après bébé, de la rééducation, mais aussi de ce que ça fait dans la tête. quand on aimerait avancer et que notre corps ne suit pas. Bienvenue dans ma Mastory. Aujourd'hui, je vous raconte mon expérience avec les choses que j'aurais aimé savoir et celles que j'apprends encore. Pour commencer, il y a un sujet dont j'ai vraiment envie de parler, la rééducation du périnée et aussi celle des abdos. Parce que personnellement, au début, on m'a dit que je n'en avais pas besoin. J'avais un rendez-vous de suivi à l'hôpital environ un mois après mon accouchement. Et pendant ce rendez-vous, la personne qui me suivait m'a demandé si j'avais des fuites urinaires. J'ai répondu que non, puisque à ce moment-là, c'était vrai, je n'en avais pas. J'avais aussi eu une toute petite déchirure interne. Et à l'issue de ce rendez-vous, on m'a dit que je n'avais clairement pas besoin de rééducation, puisque je n'avais vraiment pas d'énormes déchirures ou autre. Et donc moi, forcément, j'ai cru la personne en face de moi, même si j'avoue que j'avais lu pendant ma grossesse que... C'était vraiment indispensable cette rééducation du périnée, donc j'étais un peu déçue. Je ne savais pas trop quoi en penser. J'attendais vraiment ce rendez-vous pour savoir où j'en étais, ce que je pouvais faire, comment reprendre. Je suis repartie vraiment avec l'idée de peut-être que oui, tout va bien et tant mieux. Je pense que vraiment, avec l'urcule, j'aurais eu besoin d'un accompagnement approfondi. Je ne comprends pas pourquoi on m'a répondu ça. Sur le moment, je n'avais pas complètement les connaissances pour remettre en question cette réponse, mais je ne comprends pas. Je suis partie peu de temps après en vacances, puisque ça devait être mi-mai et fin juin, début juillet, je partais en vacances. Et là, je me sentais mieux, it's a bow, donc je me suis dit, je vais reprendre le sport doucement. J'ai suivi des séances de sport depuis mon domicile. Enfin, le lieu de vacances. Et je faisais du fitness sur tapis, mais sans saut, sans gros coups pour le corps. Et je suivais un programme en plus postpartum. Donc, je faisais attention, c'était du pur bonheur. J'ai aussi un peu nagé parce qu'il y avait une piscine. Donc, je prenais des précautions, mais je faisais quand même du sport. Et au bout de deux semaines, j'ai commencé à sentir une pesanteur au niveau de la vessie, une gêne. Et très rapidement, ça a été comme une sensation d'avoir envie d'uriner tout le temps, d'avoir tout le temps envie d'aller aux toilettes. Mais finalement, je n'avais pas plus envie que ça une fois que j'y étais. Donc, c'était très, très bizarre et ça me faisait une sensation, une grosse, grosse pesanteur sur la vessie. Mais rien à voir avec quand j'étais enceinte. Des fois, quand j'étais enceinte, surtout dans le dernier trimestre, je sentais cette pesanteur du bébé, du poids du bébé et tout ce qui... ce qu'il y a dans le ventre à ce moment-là sur ma vessie, mais là, c'était vraiment affreux. Donc il y a des moments où je devais absolument m'allonger, je restais sur le canapé, les jambes relevées, je n'étais pas bien du tout, ça m'a bousillée. Je ne sais combien de moments de famille cet été, puisque je n'étais pas bien, jusqu'au moment où j'ai craqué. J'ai pris un rendez-vous en urgence chez une sage-femme, ce n'était même pas dans la région dans laquelle j'habitais, parce que je voulais comprendre ce qui m'arrivait. Et donc, grâce à cette dame, elle m'a clairement expliqué que les exercices que je faisais n'étaient pas adaptés à ma situation en termes de sport. Elle m'a parlé d'un léger diastasis au niveau du ventre. Ça, on n'en avait pas du tout parlé. Et puis aussi, un début de descente d'organes. Donc là, ça fait beaucoup. Je vous avoue que ça a été vraiment un gros, gros choc. Parce que moi, je pensais pouvoir reprendre doucement. On me dit que je n'ai pas besoin de faire de rééducation. Et là, en fait, je découvre quelque chose que je ne connaissais même pas. Le diastasis, on en parle de plus en plus, mais bon, quand on ne s'en ressent pas plus que ça, on n'a pas trop d'infos. Et alors la descente d'organes, moi personnellement, je n'avais jamais entendu ça, je ne connaissais pas. Donc oui, ça fait peur. J'ai eu peur et ça a été un vrai choc. Je ne sais pas exactement ce qui a le plus joué dans l'apparition de tous ces symptômes et de ces choses-là, mais je sais en fait que la recrute du sport, finalement, j'aurais dû être accompagnée et je n'aurais pas dû le faire à ce moment-là tant que je n'avais pas eu de rééducation. Donc quand je suis rentrée après les vacances, j'ai essayé de contacter l'hôpital pour avoir cette fameuse ordonnance puisque je ne sais plus pourquoi, mais j'avais vraiment compris. que c'était forcément l'hôpital où on avait accouché qui nous faisait une ordonnance pour la rééducation. Je ne sais plus où je tiens cette info, c'est assez dingue parce que c'est pas vrai, mais j'étais persuadée que c'était à eux de me la faire. Et en fait, j'étais fatiguée, si vous voulez, donc moi, aller m'amuser, aller chez 50 spécialistes, c'était, sans savoir trop ce qu'il en était, c'était un peu compliqué. Du coup, j'essaye de contacter l'hôpital, j'ai appelé, je ne sais même pas combien de fois, je n'arrivais jamais à avoir les personnes en question. On m'envoyait à droite, à gauche, sur d'autres lignes. C'était un enfer. J'ai aussi fait des mails. À un moment, j'ai réussi à avoir même le mail du docteur en question qui m'avait vu. Et je n'ai pas eu de réponse. Je crois que j'en ai eu une, mais des mois après, qui me disait qu'on m'avait bien évaluée et que je n'en avais pas besoin. Un truc de dingue. Et donc, forcément, je n'ai pas attendu des mois dans cette situation. Au bout d'un moment, je me suis dit, mais attends, je vais aller voir un médecin généraliste et je vais voir si on peut me faire cette ordonnance. Je ne sais pas pourquoi je n'y ai pas pensé plus tôt. Je prends un rendez-vous chez un monsieur, un docteur, pas loin de chez moi, je ne connaissais même pas. Je lui explique la situation, je lui dis s'il vous plaît, j'ai besoin d'une ordonnance, je veux faire cette rééducation. La personne m'a fait cette ordonnance, il a été adorable, il m'a écouté, il m'a supprimé le plus de séances possible. Et voilà, basta. Déjà, j'ai perdu du temps, mais parce que je n'ai été pas bien informée par l'hôpital public. Et du coup, après, j'ai été suivie par deux professionnels. J'ai choisi d'être suivie par une sage-femme et une kiné spécialisée pour les femmes. Et pour moi, clairement, les deux approches ont été vraiment complémentaires. Avec la sage-femme, j'ai commencé avec elle et j'ai vraiment pris conscience de mon périnée. Elle utilisait une méthode manuelle, donc ça veut dire avec ses doigts à l'intérieur du vagin, pour vérifier comment je faisais les contractions et me guider. Donc ça, ça m'a vraiment aidée à comprendre ce que je devais mobiliser. Parce qu'on entend beaucoup parler du périnée, mais sentir concrètement comment il fonctionne, ce n'est pas forcément évident. Donc, on travaillait principalement allongé, mais elle m'a aussi fait faire des exercices en mouvement, comme des jumping jacks ou des squats, par exemple. Et avec la kiné, j'ai commencé ensuite, puisqu'à la base, j'allais la voir vraiment plus pour les abdos. Et c'est là où elle m'a expliqué qu'en fait, elle faisait les abdos et le périnée, et qu'on pouvait faire les deux. Puisque du coup, son approche était un peu différente de la sage-femme. Et je me suis dit, si c'est quoi l'aura, pourquoi ? pourquoi pas ? Je pense que ça ne fera pas de mal de faire un peu un double travail. Et là, en fait, c'est vrai qu'on a beaucoup travaillé la dimension du mouvement. Elle m'a expliqué que l'objectif, c'était aussi de préparer mon corps aux situations du quotidien et à terme du sport. Parce que c'est vrai que dans la vie, on n'est pas tout le temps allongé. Et ce n'est pas à ce moment-là qu'on a les plus grandes pesanteurs, voire futures inertes. Du coup, je n'en avais pas au début, j'en parlais tout à l'heure. Mais après, c'est arrivé, bien évidemment, en enfer. quelle horreur de bouger, de rire trop fort ou de faire un mouvement, de porter quelque chose de lourd et avoir une fuite sur une aire, mais affreux, affreux comme sensation. C'est hyper gênant, c'est hyper désagréable, c'est hyper chiant. Donc voilà, et donc du coup, on a bossé un peu les situations du quotidien, enfin situations, on a évoqué ces situations où on porte son enfant, on monte des escaliers, on marche vite quand on est en retard, on porte des choses, on bouge. Et donc en fait, on a travaillé avec une sonde tout en faisant des mouvements, des squats, des fentes, des exercices sur une machine, sans machine. On a fait plein de choses pendant pas mal de semaines. Et du coup, bien évidemment, ces exercices, ce n'est pas une séance à reproduire chez vous. Ils étaient choisis et adaptés pour moi. Mais ce travail complémentaire, il m'a énormément servi. Et à côté de ça, d'ailleurs, j'ai aussi pris la sonde Perifit, qui était vraiment chouette. annonce ça, je me suis... forcée à le faire une à deux fois par semaine aussi à la maison. Donc j'ai mis un peu toutes les chances de mon côté, mais sincèrement j'en avais plus qu'envie parce que la descente d'organes c'est affreux, c'est pas possible. Et du coup, je ne veux pas vous dire d'aller voir forcément sage-femme plus qu'inné, mais n'hésitez pas quand même si vous avez un doute, si vous avez une gêne, si vous avez une petite fuite urinaire, je ne sais pas, mais... La moindre chose qui n'est pas normale, n'hésitez pas. N'hésitez pas à changer de sage-femme. Vous voyez, la sage-femme, je ne la connaissais pas parce qu'à la base, celle qui m'avait suivie pendant la grossesse, il fallait que j'aille. faire les rendez-vous de postpartum là-bas. Elle ne se déplaçait pas à domicile. Et moi, j'ai eu tellement de complications que c'était impossible pour moi de me déplacer. Donc, j'ai dû avoir une sache-femme à domicile. Donc, bref, n'hésitez pas à changer aussi, à changer de spécialiste si besoin ou si vous le sentez pas avec quelqu'un. Franchement, écoutez-vous. Et donc, du coup, pour en revenir à la descente d'organes dont on m'a parlé, en fait, ça concernait ma vessie avec un stade 1. Je pourrais plus tard vous raconter plus précisément ce que j'ai vécu autour du prolapsus dans un autre épisode, puisque ça mérite quand même qu'on prenne le temps d'expliquer tout ça. Mais voilà, même avec ce stade-là, mes sensations ont été difficiles à vivre. Donc voilà, ça a pris du temps, tout ça. Pendant cette période, j'ai dû stopper complètement le sport, parce que de toute façon, la jeûne était tellement importante que je n'en avais pas du tout envie que ça empire. Et puis... Il n'y avait pas que ça. Moi, j'ai fait une grosse, grosse hémorragie, une grave hémorragie après mon accouchement. J'ai eu beaucoup de baisses de tension. J'avais les coccyx fracturés. Enfin voilà, il y a eu plein, plein de difficultés qui se sont ajoutées les unes aux autres. Donc plusieurs fois, j'ai voulu reprendre le sport. J'ai essayé plusieurs fois une douleur ou une gêne revenait et je devais encore m'arrêter. Donc ça a été extrêmement frustrant pour moi puisque j'adore le sport et que j'en ai toujours fait. Et le sport, voilà, j'aime ça. Ce n'est pas juste une case à cocher. Ce n'est pas juste pour retrouver mon corps ou autre. C'est vraiment que j'avais envie de retrouver ces sensations, de bouger, de faire quelque chose qui me plaît, qui me fait du bien au corps comme à l'esprit. Et non, je ne pouvais pas reprendre comme je l'avais imaginé. Donc, si je devais pouvoir vous transmettre quelque chose, en tout cas de cette expérience, ce serait déjà de prendre le temps de faire le point sur votre périnée et vos abdos. Donc, avec une professionnelle ou un professionnel formé à ces questions, que ce soit la sage-femme, le kiné spécialisé en rééducation. Vous pouvez vraiment demander un bilan et parler de votre projet de reprise. Ne concluez surtout pas toute seule que vous n'avez besoin de rien parce que vous n'avez pas de suite ou parce que vous avez accouché par césarienne aussi, puisque des fois, on a l'impression que par césarienne, on n'en a pas besoin, alors que les muscles sont tout à fait relâchés aussi, puisque le corps se prépare à accoucher par voie basse. Donc, c'est vraiment des choses à évaluer avec quelqu'un, voire avec plusieurs personnes. Et donc si on vous a dit que tout allait bien, mais qu'ensuite vous ressentez une gêne, une pesanteur, des douleurs ou des troubles urinaires, surtout retournez consulter. Vous avez le droit de demander qu'on réévalue la situation, vous avez aussi le droit de demander un autre avis. Moi au début, je n'avais pas de suite, et pourtant j'en ai eu, et j'ai eu des symptômes qui avaient besoin réellement d'être pris en charge. Donc l'autre chose, c'est un délai, il ne dit pas tout. On entend souvent parler de 6 ou 8 semaines avant de reprendre le sport et de sa vie d'avant, Mais clairement, arriver à une certaine date après l'accouchement ne veut pas... automatiquement dire qu'on est prête à reprendre n'importe quel sport ou activité. Ça dépend de notre accouchement, de notre récupération, des éventuelles complications et de ce qu'on veut reprendre. Marcher un peu, retourner à un entraînement de foot, c'est pas la même sollicitation par exemple. Et même un programme présenté comme doux ne peut pas être adapté à notre situation à ce moment-là. Et donc aujourd'hui, petit update, j'ai enfin repris le sport. Ça fait à peu près un mois que je me suis réinscrite au football. Donc oui, j'ai trouvé un club, moi j'adore le foot. J'ai trouvé un club qui vient de lancer sa section féminine à un quart d'heure de chez moi, sans compétition cette année. Et ça pour moi c'est vraiment une belle possibilité de revenir puisque j'ai envie d'y aller à mon rythme. Et puis j'ai envie d'avoir mes week-ends et de profiter de ma fille et de ma famille puisque j'avais un métier qui justement me prenait presque tous mes week-ends depuis des années. Donc là l'idée c'était pas de retrouver quelque chose qui m'envoie à droite à gauche chaque week-end. Donc voilà, je peux faire un ou deux entraînements par semaine. Je fais comme je peux en fonction de mon organisation avec ma fille et aussi comme je le sens en fonction de mon corps. Et à côté, je fais aussi un peu de yoga. Donc je suis vraiment, vraiment contente de retrouver tout ça. Mais je vous avoue que j'y vais encore à tâtons. J'ai un peu peur, j'ai peur de me blesser, j'ai peur d'aggraver quelque chose. Après avoir vécu des douleurs et des symptômes qui m'ont fait arrêter plusieurs fois, j'avoue que j'ai du mal à me reprendre sans... à reprendre, pardon, sans me poser de vraies questions. Donc j'ai envie de profiter. Mais j'ai aussi cette appréhension. Est-ce que ça va aller ? Est-ce qu'une gêne va revenir ? Alors, j'essaie de retrouver petit à petit de la confiance. Et puis, s'il y a des symptômes qui reviennent, je sais que ça mérite d'en reparler, en tout cas, avec les professionnels qui ont pu me suivre. Puis, une autre chose que je voulais évoquer avec vous, c'est la comparaison. Parce que forcément, on voit des femmes qui reprennent plus vite. Par exemple, j'ai une amie qui, après son accouchement, elle est rentrée carrément chez elle en marchant. On était à Paris, donc ce n'était pas très loin. Mais quand même, moi, à ce moment-là, j'en aurais été incapable. Je ne pouvais à peine marcher sans tomber dans les pommes. Donc c'est assez dingue et ça fait... drôle en fait de voir ça. Et aujourd'hui, je vois aussi des femmes qui font des courses au bout de six mois, voire un an postpartum, qui font des IROX, qui ont déjà retrouvé une pratique sportive intense et un corps presque à l'identique d'avant-grossesse. Donc moi, je suis vraiment contente pour ces femmes, bien évidemment. Mais c'est vrai que parfois, ça me fout les boules. Ça me fait mal, pour être honnête, ça me fait chier. Parce que moi aussi, j'aimerais pouvoir faire certaines choses sans avoir... peur, sans devoir autant réfléchir à ce que mon corps peut supporter. Et je pense qu'on peut dire ça, on peut être heureuse pour les autres, mais trouver aussi sa propre situation injuste. Mais voilà, leur récupération, en tout cas, elle ne me donne pas une date à laquelle moi, je devrais être prête. Et puis, je ne connais pas forcément toute leur histoire. On ne part pas toutes du même endroit non plus. On n'a pas toutes vécu le même accouchement, ni les mêmes suites, bien évidemment. Et derrière la reprise du sport, il y a aussi mon rapport au corps. Parce que je n'aurais jamais, mais alors jamais, pensé avoir encore ce ventre-là presque un an et demi après. Je peux comprendre que mon corps, il est traversé beaucoup de choses, mais j'avoue que j'ai encore du mal avec ce que je vois dans le miroir. Je ne vais pas vous dire que j'accepte tout, que j'adore chaque changement et que ça y est, je fais la paix avec mon corps et que je suis très body positive et tout. Non, ça serait faux. J'avoue que j'essaie d'accepter le corps que j'ai aujourd'hui avec mes possibilités, mes limites. Mais j'essaie aussi de retrouver du plaisir à bouger. Même si tout ne ressemble pas encore à ce que j'avais imaginé. Donc déjà, en tout cas, retrouver le foot, retrouver une activité que j'aime, c'est déjà quelque chose qui compte énormément pour moi, qui me fait beaucoup de bien. Donc j'ai envie de pouvoir en tout cas en être contente, et même si je ne suis pas encore au niveau où j'aimerais être. Alors si toi aussi, tu as envie de reprendre, mais que c'est compliqué, je voulais vraiment te dire que tu n'es pas seule. Si tu as essayé, arrêté, recommencé, puis encore arrêté, je connais cette frustration. Si tu te compares, si tu trouves le temps long, Si ton corps te manque dans ce qu'il te permettait de faire avant, je peux comprendre. Donc renseigne-toi, fais-toi accompagner, parle de tes symptômes, même de ceux qui te gênent ou que tu trouves difficiles à expliquer. Tu n'as pas du tout à attendre que ça devienne un viva pour demander de l'aide et tu n'as pas à prouver ta motivation en passant au-dessus d'une douleur. Voilà, moi ma fille, elle va avoir un an et demi, donc je reprends seulement maintenant. C'est mon histoire, ce n'est pas le calendrier que j'avais imaginé. Mais aujourd'hui, je retrouve quelque chose que j'aime doucement, avec encore des questions, des peurs. et j'avais envie de vous raconter cette reprise. Merci d'avoir écouté Mama Story. Si cet épisode te parle, tu peux l'envoyer à une maman qui vit une reprise plus compliquée que prévue. Et si tu en as envie, raconte-moi comment ça se passe pour toi. Pas seulement ce que tu as repris, mais aussi comment tu le vis. Et abonne-toi à Mama Story pour retrouver les prochains épisodes. A très vite ! Merci d'avoir écouté cet épisode de Mama Story. Si ce moment t'a parlé, si tu t'es reconnu ou que ça t'a simplement fait du bien, N'hésite pas à t'abonner, à partager autour de toi ou à commenter. On se retrouve très vite pour continuer à raconter la maternité avec douceur, vérité et sans pression. À bientôt !