- Speaker #0
Bienvenue dans Maman épanouit-toi, le podcast qui donne la parole à des femmes qui ont osé se réinventer pour se retrouver. Je suis Alicia, maman de deux enfants et ancienne RH pendant dix ans. C'est après la naissance de ma fille que tout a basculé. J'ai compris que je n'étais plus à ma place, que ce métier manquait cruellement de sens, de créativité et qu'il ne respectait plus mes valeurs profondes. C'est la numérologie qui m'a aidée à me reconnecter à qui je suis vraiment aujourd'hui. J'accompagne d'autres mamans à s'écouter, à se choisir et à s'épanouir à nouveau. Dans ce podcast, tu vas découvrir des témoignages puissants, des parcours de reconversion et des lectures numérologiques pour t'éclairer et je l'espère t'inspirer à reprendre ta juste place. Aujourd'hui, j'ai la chance de recevoir Laure, une femme résiliente, lumineuse et profondément à l'écoute de son âme. Elle a traversé des épreuves intenses, perte de ses parents. maternité, divorce, fausse couche et reconstruction personnelle et a su transformer chaque expérience en force et en lumière. Dans cet épisode, elle va nous raconter son parcours, ses découvertes spirituelles depuis l'enfance, sa quête de sens et la manière dont elle a appris à se reconnecter à elle-même pour s'épanouir pleinement en tant que femme et maman. C'est une histoire de renaissance, de résilience et d'amour, de soi, de la vie et de la maternité. Bienvenue Laure !
- Speaker #1
Merci !
- Speaker #0
Je suis ravie de t'accueillir.
- Speaker #1
Ben je suis ravie d'être là !
- Speaker #0
On aime toujours commencer par découvrir la femme et la maman derrière le micro. Est-ce que tu peux te présenter en quelques mots s'il te plaît ?
- Speaker #1
J'ai 41 ans, j'habite dans le Vaucluse depuis un an et demi. Je suis maman de trois enfants, de 1 an, 9 ans et 13 ans. Donc ça fait une sacrée équipe à la maison. Et au quotidien, donc maintenant je suis en micro-entreprise et en fait je suis... Pour faire simple, on va dire que je suis médium, praticienne chamane, et en fait je suis spécialisée dans la libération des blocages énergétiques et émotionnels, que ce soit dans le transgénérationnel ou dans les vies antérieures.
- Speaker #0
Oui, trop chouette, on en parlera tout à l'heure. Pour avoir déjà testé tes swing, je recommande. Avant de parler de la femme que tu es aujourd'hui, j'aimerais qu'on revienne quelques années en arrière pour comprendre ton cheminement. Tu m'as raconté que tu étais une petite fille très curieuse et à la fois déjà très ouverte, consciente d'avoir des ressentis peu communs. A l'époque, tu observes le monde subtil auprès de ta grand-mère paternelle. Est-ce que tu peux nous en parler et nous dire ce que ça a éveillé en toi ?
- Speaker #1
Oui, en fait, j'ai toujours entendu de ma grand-mère paternelle. Elle me racontait une histoire où, donc moi ça m'a toujours fascinée en fait, il y avait ce côté un peu mystique, secret, que c'était son arrière-grand-père. qui était, donc moi j'ai toujours entendu qu'il était sorcier et c'est que récemment que j'ai compris qu'il était sourcier Ah oui ? J'ai la donne mais finalement dans l'énergie il y avait un peu de tout donc ça me convenait bien aussi et elle me racontait cette histoire qu'il avait choisi une paire de petites boucles d'oreilles qu'il était allé faire bénir auprès d'un évêque et que ce serait pour la première petite fille qui allait naître ensuite dans la génération et donc c'était moi la petite fille Merci. Et en fait, en portant cette boucle d'oreille, ça allait m'apporter comme des pouvoirs magiques, une certaine protection. Et moi, ça m'a toujours fascinée, cette histoire. Et j'ai toujours entendu ça à chaque fois que j'allais la voir, elle me le racontait.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et c'était un peu comme un secret. J'aimais beaucoup cette ambiance.
- Speaker #0
C'est magique. Du coup, tu as eu les petites boucles d'oreilles ?
- Speaker #1
Je les ai toujours, oui, oui.
- Speaker #0
Franche couette. Et est-ce qu'à l'époque, tu gardais toutes ces histoires pour toi ?
- Speaker #1
J'en parlais beaucoup à ma mère.
- Speaker #0
parce que c'était vraiment comme une histoire magique et en plus j'ai adoré lire je lisais beaucoup dès que j'ai appris à lire je passais ma vie à lire donc pour moi c'était une histoire et j'en parlais beaucoup avec ma mère ok adolescente je souhaite en savoir un peu plus tu veux trouver des réponses auprès de qui tu es allée les chercher est-ce que tu peux nous raconter ce qui s'est passé et nous dire ce que ça t'a permis toi de comprendre sur toi en fait je commençais à me
- Speaker #1
poser un peu des questions enfin je me suis toujours posé des questions sur la vie Merci. Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce qu'on fait ? Et en fait, c'est un peu bon. Par hasard, le hasard, ça n'existe pas, mais je tombe sur le livret de famille. Et je vois que ma sœur est troisième enfant. Or, au quotidien, on était deux. Donc, c'était vite fait à compter. Et en fait, là, j'ouvre les pages et je vois que j'ai un jumeau mort-né. Un petit garçon, Adrien. Du coup, je suis allée poser des questions à ma mère. Parce que je me dis, mais qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce qui se passe ? Alors, elle m'avait répondu qu'elle aussi, elle m'en avait déjà parlé. Donc, très probablement quand j'étais toute petite. Mais c'est vrai que moi, ça m'a fait tilt quand j'étais adolescente et que j'ai ouvert le livret de famille et j'ai vu qu'on était trois. Et en fait, je n'ai pas ressenti de tristesse forcément à ce moment-là. J'ai plus senti comme un soulagement de me dire, ah bah c'était ça la pièce manquante en fait, ou la clé pour comprendre des choses. Et ça a beaucoup joué sur moi parce qu'à ce moment-là, j'avais quand même un rapport, ça s'est manifesté dans l'alimentation, où je mangeais tous les trucs par deux. J'ai eu un petit peu des crises de boulimie comme ça. Moi je comprenais pas, donc c'est vrai que ça m'a un peu amenée sur ça. Et aussi quand j'ai grandi ensuite, l'histoire du jumeau manquant, je cherchais vraiment la fusion dans mes relations. amicale, sentimentale. Je cherchais vraiment cette idée de fusion jusqu'au jour où j'ai compris que c'était pas comme ça que ça marchait, qu'il fallait d'abord fusionner avec soi-même quelque part pour ensuite partager avec l'autre. Mais il a fallu du chemin.
- Speaker #0
Et du coup, c'était une histoire, personne n'en parlait dans la famille, c'était vraiment quelque chose de...
- Speaker #1
Avec mon père, j'en ai jamais parlé. Et avec ma mère, si, je suis revenue plusieurs fois quand même, parce que c'était quand même un gros dossier. J'ai posé beaucoup de questions. Où est-ce qu'il était enterré ? Comment ça s'était passé ? Est-ce qu'ils allaient au cimetière ? Et en fait, j'ai très vite compris que c'était sujet tabou, voilà. On n'en parlait pas au quotidien. Enfin voilà, quand on était en famille ensemble, jamais le sujet est sorti. Même dans ma famille, jamais c'est sorti le sujet. En tout cas, en ma présence. Après, entre eux, je ne sais pas, mais c'était vraiment un sujet tabou, secret.
- Speaker #0
Et toi, tu ressentais un manque ?
- Speaker #1
Oui. Moi, j'ai toujours ressenti un manque, vraiment ce besoin de fusion. Je voulais un grand frère, alors qu'en réalité, en plus, il est né en deuxième. Donc, de toute façon, ça aurait été un grand frère. Mais oui, il y avait ce manque.
- Speaker #0
Et est-ce qu'à un moment donné, tu es allée voir une personne pour vraiment débloquer certaines choses en toi par rapport à cette relation que tu n'avais finalement jamais vécue ?
- Speaker #1
Oui, alors j'ai dû aller voir à un moment, donc je devais être au collège. ma mère m'avait emmenée aller voir une je crois que c'était une psy avec un peu de sophrologie il me semble mais bon je suis allée deux trois fois clairement c'était pas ce qu'il me fallait en fait comme accompagnement donc je suis allée deux trois fois pour faire plaisir mais il s'est rien passé de spécial ça a pas transcendé quoi et après pendant toute l'adolescence tant que je vivais avec mes parents j'ai pas eu d'accompagnement spécifique parce que c'était pas dans les mœurs c'est pas qu'ils voulaient pas c'est juste que c'était pas
- Speaker #0
dans les habitudes ou dans les mœurs à ce moment-là quoi c'était encore différent avant et toi à ce moment-là comment tu étais au niveau de ton ouverture spirituelle est-ce que tu essayais de chercher toi-même les réponses ?
- Speaker #1
à ce moment-là c'est comme si j'avais tout mis en pause c'est comme si de toute façon en fait j'en étais pas forcément consciente vraiment ça me fascinait un peu tout cet univers-là je me rappelle qu'une fois j'étais allée voir une voyante avec ma mère Et du coup, elle avait fait une séance pour elle et elle m'avait offert une séance aussi. Et j'avais trouvé ça fascinant avec des cartes et tout, ce que tu peux faire. Ça avait vraiment un peu éveillé ma curiosité. Mais voilà, c'était le monde inconnu en fait.
- Speaker #0
Ok. Et en 2005, tu t'achètes ton premier oracle. Et en parallèle, tu rencontres une kinédiologue. Est-ce que tu peux nous raconter ce que cette rencontre t'a apporté à ce moment-là ?
- Speaker #1
Oui. Donc là, en fait, j'étais venue vivre sur la côte d'Azur. Et ma famille était restée en Ile-de-France. Donc c'est vraiment quand j'ai commencé à apprendre mon envol. En fait, j'ai commencé à acheter un jeu de cartes et ça m'intéressait. On tirait les cartes comme ça. Surtout, j'étais à la fac et c'était surtout pour mes copines. On avait des questions métaphysiques sur l'amour entre les mecs. Voilà, des trucs. Mais c'est ce qui nous intéressait à ce moment-là. Et en fait, j'allais sur des forums d'échange de voyances. Et j'ai rencontré une fille qui habitait vers Marseille. Et qui me dit, ah mais je connais là où t'habites, il y a une Kinesio, tout ça qui est super. Et en fait, je m'aperçois qu'elle habite le bâtiment en face de mien.
- Speaker #0
Ok, pas très loin.
- Speaker #1
Voilà. Mais j'y suis allée parce que l'intermédiaire de cette fille qui habitait à Marseille, alors que moi j'habitais à Antibes, donc c'était quand même pas juste à côté non plus. Et bah là, j'y vais, je prends rendez-vous. Et en plus, je prends rendez-vous et moi Kinesio, je sais même pas ce que c'est à ce moment-là.
- Speaker #0
Ok, tu fais confiance à la directeur. Voilà,
- Speaker #1
je fais confiance, ça m'attire. j'avais déjà vu la plaque plusieurs fois, j'ai dit ok qu'est-ce que c'est que ça on y va. Et donc j'y vais, première séance, et en plus, je lui dis, moi je viens, mais je sais pas trop pourquoi. On y va, qu'est-ce qui se passe ici ? Et en fait, elle, elle a tout de suite capté que j'avais des capacités, que c'était bloqué. Elle a tout de suite, pas comme pris un rôle de maman, mais comme plus comme une élève. Et elle m'a dit, je fais ces séances. Mais en fait, tous les jeudis soirs, il y a le bar philo.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et on se réunit en petit groupe. Et elle dit, je pense que tu devrais venir et tout. Moi, j'y vais. Et en fait, ça a été super parce que pendant... je ne sais pas, peut-être deux, trois ans, j'ai reçu un enseignement comme ça. Et vraiment, c'était hyper varié, les thèmes. Bon, des fois, c'était perché. Ça ramenait toujours dans le concret. Et donc, en fait, j'ai reçu un enseignement sur la spiritualité, sur comment ça fonctionne l'univers, la loi d'attraction, tout ça. Enfin, j'ai tout appris pendant ces trois années comme ça.
- Speaker #0
Très chouette.
- Speaker #1
Comme finalement un cours, parce que c'était une fois par semaine. Ok.
- Speaker #0
Oui, très récurrent.
- Speaker #1
Voilà. Et en même temps, j'ai rencontré des personnes, parce que j'étais pas toute seule dans ce groupe. On était une dizaine. Et j'ai rencontré une personne avec qui j'ai commencé à échanger, à comprendre. Et il y avait des réponses, en fait, aux questions. Donc c'est vrai que ça, ça m'a vraiment ouvert la porte.
- Speaker #0
Franchement. Et c'est vrai que tu t'en étais jamais aperçue quand tu faisais les tirages de cartes avec tes copines ?
- Speaker #1
Bah, avec mes copines, bah si, je voyais bien qu'il y avait quelque chose. Parce qu'en fait, ça marchait. Ça marchait grave, quoi. Enfin, tout ce que je disais dans les cartes, ça se passait déjà. Et puis, je voyais bien qu'elles n'avaient pas la même lecture, qu'il y avait quelque chose... C'est comme si, quand je tirais les cartes, je me mettais à parler, mais c'était intuitif, en fait. Parce que je n'ai jamais appris à tirer les cartes.
- Speaker #0
Oui. Ça se faisait naturel. Ça est inné, quoi. Malgré cette ouverture spirituelle, finalement, tu travailles dans un job plutôt commun dans le commerce. Qu'est-ce qui t'a poussé à aller dans cette voie ?
- Speaker #1
Un peu les rencontres, le hasard. En fait, quand j'étais à la fac, j'ai toujours travaillé en plus de mes études. Et donc, j'avais commencé, j'avais un job de vendeuse à temps partiel comme ça. Donc, j'habitais toujours sur la côte d'Azur. Et quand j'ai rencontré mon futur mari à ce moment-là, je suis revenue vivre en Ile-de-France parce qu'il habitait ici. Et j'ai fait la facilité, il me fallait un job. Donc, je suis allée là où je connaissais. Et du coup, quand je suis rentrée dans le commerce, c'était un cadre super sympa. C'était au Louvre. Donc tous les jours, je travaillais dans cet environnement juste magique, dans un magasin, dans la galerie en dessous de la pyramide. Et en fait, je suis rentrée vendeuse comme ça, en job d'été. Et c'est un jour... Donc ça se passait super bien. Moi, j'ai toujours eu de l'ambition. J'ai toujours voulu avancer. Et un jour, mon chef de l'époque m'a inscrite à une formation sur le management.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et c'était une journée, mais là, je suis revenue. J'ai dit, OK, en fait, je veux faire comme toi, apprends-moi. Et là, c'était parti. Et c'était tellement parti que je vivais plus que pour ça, quoi. Je voulais passer directrice, je voulais évoluer, gagner tous les concours, tous les challenges.
- Speaker #0
Quand tu te mets à fond, en général.
- Speaker #1
Quand je suis à fond, en général, c'est à fond.
- Speaker #0
Est-ce qu'en parallèle, vu que tu es retournée à Lille, est-ce que tu as continué à développer tes capacités et à les mettre au service des autres ?
- Speaker #1
Au tout début, non, ça restait vraiment à, voilà, tu les gardes de temps en temps, comme ça. C'était vraiment avec mes copines à ce moment-là.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est bien plus tard que j'ai... En fait, c'est grâce à mes copines que j'ai ouvert plus tard, qui m'ont dit, non mais là, il y a quelque chose, il faut en faire profiter plus de monde, quoi.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Mais la légitimité...
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Faisant que je disais, ben non, pourquoi moi ?
- Speaker #0
Tant bien fait de te pousser. Quelques années plus tard à cette époque, alors que tu es en couple, et sur le point de te marier en 2011, deux jours avant ton mariage, tu subis un événement majeur. Est-ce que tu peux nous en parler ?
- Speaker #1
Oui, alors là, ça a été super violent pour moi. Donc en fait, deux jours avant mon mariage, ma mère décède. Et donc, ce n'est pas un accident. Elle était malade, elle avait un cancer depuis plusieurs années. Mais elle voulait tellement être là pour le mariage. Même les médecins disaient, de toute façon, elle serait là. C'est clair qu'elle veut tellement, elle parle que de ça à l'hôpital. Il n'y a pas moyen que ce soit autrement, quoi. Et en fait, deux jours avant, tout s'arrête, tout dégringole d'un coup. Et on nous dit le matin, ça y est, c'est fini, en fait. C'est terminé, quoi. Et ça a été hyper violent parce que tous les invités pour le mariage avaient commencé à arriver. Et en fait, ils sont tous restés. Donc là, pour le coup, tout le monde était là.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Ses amis, la famille, vraiment, tout le monde était réuni. Sauf qu'en fait, au lieu d'assister à un mariage qu'on a évidemment décalé, ils sont tous venus assister à l'enterrement. C'est vrai qu'on a changé d'ambiance instantanément. Et ça, ça a été hyper violent, moi. Je me suis effondrée, oui, mais comme si j'avais un peu arrêté de vivre à ce moment-là. Pendant plusieurs années, j'étais en apnée. Ça a été super dur.
- Speaker #0
Comment tu as fait pour gérer la situation ?
- Speaker #1
Vraiment, je ne sais même pas. Ça m'a pris... Je pense que c'est vraiment que très récemment... que je me suis dit, allez, on y va, va dans ton émotionnel, tout ça, parce que c'était tellement violent pour moi.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
On était tellement fusionnels et tout. C'est comme si, oui, je me suis mise en apnée, et je me suis mise à fond dans le travail.
- Speaker #0
D'accord, tu t'es réfugiée dans le travail.
- Speaker #1
Je me suis réfugiée dans le travail, oui. C'était trop violent, sinon.
- Speaker #0
Donc là, à ce moment-là, vous reportez le mariage.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Forcément, à un moment donné, la date arrive. Comment tu vis ce mariage sans un pilier de ta vie, ta mère ?
- Speaker #1
Évidemment, le manque était cruellement là. Et en même temps, on voulait tellement être dans la joie. En fait, je me souviens quand même que c'était vraiment un jour super joyeux. Tout le monde était vraiment dans cette dynamique. Et du coup, le collectif, c'est hyper puissant quand c'est comme ça. On s'est sentis portés, mais vraiment dans une joie intense. En fait, c'était un peu magique finalement, parce que c'était vraiment la puissance du collectif qui apportait cette énergie. Et ça s'est diffusé à chacun. Et j'ai trouvé ça super beau.
- Speaker #0
Oui, un jour plein d'amour.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et quelques mois plus tard, tu tombes enceinte de ton premier enfant.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Comment ça se passe, ta grossesse, avec ce deuil à vivre en parallèle ?
- Speaker #1
C'est comme si je ne pouvais pas faire les deux en même temps. Donc, j'ai vécu la grossesse, et c'est comme si le deuil, encore une fois, je reportais. À plus tard.
- Speaker #0
Oui. Tu t'es découpée de tes émotions ?
- Speaker #1
Oui, complètement.
- Speaker #0
C'est toujours le travail, ton refuge, à ce moment-là ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
En moyenne d'un an, tu vis la perte de ta maman, un mariage qui se décale, une grossesse, et la naissance de ta fille. Comment tu as trouvé la force d'accueillir ta fille dans ce contexte émotionnel si intense, même si tu cachais ses émotions ? Tu es obligée d'accueillir ta fille sans forcément la présence de ta maman en ce moment-là.
- Speaker #1
En fait, je n'ai pas réfléchi. Ma fille, elle était là. Il fallait s'en occuper de toute façon. Donc, je n'ai pas réfléchi. J'étais dans le fer à fond. Et d'ailleurs, le lien avec ma fille, ça ne s'est pas fait tout de suite. Pour moi, ce n'est pas ce qu'on voit dans les films. ah ton bébé il naît, on te le met sur toi et ça y est c'est le love instantané moi ça m'a pris plusieurs semaines pour qu'on crée le contact qu'on fasse connaissance que je réalise aussi parce que j'ai l'impression qu'on n'en parle jamais mais c'est quand même un changement énorme quand t'accueilles ton enfant et en plus quand c'est le premier et en fait oui je me suis concentrée sur elle, sur j'étais beaucoup dans quels sont ses besoins comment je peux lui apporter Et puis comment ça fonctionne, voilà.
- Speaker #0
Une maman à 100% présente.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Quelques années plus tard encore, en février 2015, tu traverses de nouveau une étape difficile, avec une fausse couche cette fois-ci. Comment est-ce que tu as vécu cette épreuve supplémentaire ?
- Speaker #1
En fait, j'étais à fond dans le travail. Et je pense que là, j'ai quand même eu un premier avertissement parce que j'étais enceinte, je le savais. C'était déjà là. et puis moi je... J'allais déballer les cartons, faire les livraisons. Je portais tous les trucs. J'étais directrice adjointe de magasin. Donc, je voulais toujours aller plus haut, tout ça. Et je n'ai pas écouté mon corps. Donc après, il y a plein de facteurs qui font qu'il y a eu la fausse couche, évidemment. Mais à ce moment-là, je n'ai pas tout de suite... C'est comme si mon émotionnel aussi... J'étais encore loin de mon émotionnel, en fait.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et je me suis dit, c'est comme ça.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
et Je m'étais faite accompagner pendant quelques années à ce moment-là par une personne qui travaillait sur le déblocage des mémoires cellulaires et karmiques.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Elle m'a beaucoup appris, elle aussi. Je fais beaucoup de stages avec elle, j'ai beaucoup appris avec elle. Et je m'étais dit, écoute, c'est comme ça. Tu ne sais pas, mais très probablement que dans neuf mois, finalement, tu n'aurais pas pu être dispo vraiment pour accueillir cet enfant. Il y a peut-être autre chose qui va se passer. Et bon, ça a été le cas. Parce que du coup, j'ai perdu mon père ensuite à la fin de l'année. Et en effet, ça aurait été, je pense, un peu compliqué à gérer. Moi, je me suis dit, c'est comme ça. Forcément, il y a autre chose.
- Speaker #0
Comment ça s'explique, là ?
- Speaker #1
Je me suis dit... En fait, à ce moment-là, j'ai été tellement... Peut-être beaucoup. Dans tout ce qui t'arrive, c'est forcément pour te faire apprendre quelque chose. Pour te faire grandir. Il n'y a rien qui t'arrive juste pour t'embêter. C'est forcément pour contribuer à ton évolution. Et évidemment, en tout cas dans ma croyance, on s'arrête beaucoup plus sur comment j'évolue quand il nous arrive un truc douloureux que comment j'évolue quand je vais faire la fête et que tout se passe bien dans ma vie.
- Speaker #0
Oui, derrière chaque moment difficile au final.
- Speaker #1
Pour moi, c'est souvent là où on grandit le plus. Alors qu'en fait, on pourrait très bien apprendre aussi quand on est dans la joie. Mais ça ne nous prête pas forcément toujours l'évidence.
- Speaker #0
Oui. Donc c'est en novembre 2015 que ton papa décède.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Comment une nouvelle fois tu fais pour te relever ? Ça commence à faire beaucoup.
- Speaker #1
Je pense que j'ai encore rajouté une couche sur le « on verra plus tard » . Sauf qu'il y a un moment où ça faisait beaucoup le plus tard.
- Speaker #0
Et toi qui étais déjà éveillée, à ce moment-là, tu ne t'es pas dit que la vie était en train de t'envoyer des signaux ? Est-ce que tu n'étais pas forcément alignée ?
- Speaker #1
Je ne me disais pas que je n'étais pas forcément alignée. Je me disais « bon, là, c'est clair qu'il faut que tu travailles sur toi et va demander de l'aide » . Ça, par contre, je n'ai jamais eu de mal à faire ça. Et heureusement, parce que je pense que c'est ça qui m'a permis de rebondir. Et en fait, c'est à force de faire ces séances sur la libération des mémoires cellulaires qu'en fait, c'était au-delà de ces séances, cette personne, elle m'a vraiment beaucoup appris sur le développement personnel, sur comment accueillir ses émotions. Et ça, ça a vraiment été la clé. Je pense que c'est ce qu'elle m'a le plus appris sur l'accueil des émotions. Et du coup, petit à petit... j'y allais. Quand c'était trop émotionnel, je n'hésitais pas à me faire accompagner pour enlever une couche et apprendre.
- Speaker #0
Donc là, tu avais pris conscience qu'il fallait à un moment donné aussi prendre soin de toi.
- Speaker #1
En fait, il n'y avait plus le choix. C'était trop. J'avais tellement tout encaissé les uns par-dessus les autres que c'était trop. Donc, j'avais pris conscience de ça. Et pourtant, à ce moment-là, j'étais encore dans le travail. Mets-toi dans le travail. Comme si... finalement, je voulais absolument prouver ma valeur ou je cherchais une reconnaissance, quelque chose.
- Speaker #0
Oui. Et comment ça se passait dans ta vie personnelle avec tous ces événements qui s'enchaînaient ?
- Speaker #1
Dans ma vie personnelle, on peut dire que le couple, c'était quand même compliqué dans le couple, dans le sens où on était plus colocataires que couple, finalement. Donc, on habitait ensemble, on avait notre fille. C'était plus du quotidien que vraiment du couple.
- Speaker #0
Oui, à ce moment-là, tu te réfugies vraiment dans ton travail, dans ta vie de maman. Moi,
- Speaker #1
je me réfugiais dans mon travail et puis dans ma vie de maman. Et déjà, les journées, elles étaient hyper chargées.
- Speaker #0
Oui. Après tous ces événements, la maternité et la vie personnelle continuent de te transformer. Tu attends ton second enfant. Donc, ton deuxième enfant naît le 19 septembre 2016. Victor, comment ça se passe, l'arrivée au monde de ce petit bouffe ?
- Speaker #1
Ben, c'était... À ce moment-là, ça m'a réveillée beaucoup d'émotionnel. À ce moment-là, là, mes paroles m'ont vraiment manqué. J'avais envie qu'ils viennent, qu'ils viennent du coup à la maternité, tout ça. Des trucs un peu classiques comme on pourrait attendre. Et donc ça a quand même bouleversé un peu l'organisation parce que deux enfants, le travail, la maison, tout ça. Il a fallu que chacun prenne sa place. J'ai évidemment qu'il a été accueilli dans l'amour, on l'attendait de toute façon. Mais il y avait aussi ce côté de... émotionnellement, ça a commencé à faire beaucoup pour moi. Et je ne sais pas comment les choses se sont vraiment mises en place, mais je me suis dit, bon, il faut gérer. Il faut être une bonne maman, il faut répondre aux attentes, tout ça. Mais en fait, à ce moment-là, moi, je n'existais plus trop. Je m'oubliais complètement. De toute façon, j'ai l'impression que dans les journées, ce n'était pas possible, en fait.
- Speaker #0
Ok. Parce que c'est vrai qu'après la naissance de ton fils, comment tu gères le postpartum ?
- Speaker #1
Il fallait que ça aille vite. à ce moment-là. Autant pour ma fille, j'avais pris le temps, même j'avais pris un congé parental plus long. Et là, moi, c'était jusqu'à ces neuf mois. Et pour mon fils, au bout de quatre mois, il fallait que je reprenne le travail. Et en plus, à ce moment-là, on est venu me chercher dans le travail pour intégrer un groupe d'évolution un peu rapide. Il fallait travailler sur des projets d'entreprise. Et on m'a dit, voilà, si ça marche, à la clé, tu passes directrice de magasin. Donc moi, évidemment, poum poum.
- Speaker #0
je me suis dit ah bah on va faire ça super idée oui au moins tu te replonges une fois dans le travail super si je travaille tous les jours de 8h à 20h tu rentres tu dors et tu recommences oui donc les événements continuent cette fois-ci en novembre 2018 vous décidez avec ton ex-mari de divorcer est-ce que c'est toi qui prends la décision oui
- Speaker #1
c'est moi qui prends la décision ça faisait déjà deux ans donc ça coïncidait presque au moment où Victor est né où je disais, là, je ne me sens plus en couple, en fait. On est colocataires, la connexion se fait difficilement. On est vraiment dans le faire, voilà. Après, il n'y avait pas de dispute, il n'y avait pas de colère ou quoi. Mais en fait, je ne me sentais pas en couple. On a essayé de partir en voyage que tous les deux, tout ça, de faire de moins. Mais pour moi, les sentiments amoureux, ils n'étaient plus là. Après, c'est une personne très gentille et tout. Il n'y a pas à dire à un super papa. Mais c'est vrai qu'avec le recul, tout est remonté. Et de toute façon, j'étais tellement impactée par... les deuils que j'ai traversés que en fait le couple était là mais il y a juste un moment je me suis dit attends fais pause, juste observe autour de toi comment ça se passe, t'es en couple parce que la machine s'est mise en marche et c'est le quotidien qui a pris le pas en fait je me demande avec le recul je sais pas si j'ai vraiment été amoureuse je voulais tellement être en couple que quand ça s'est présenté je me suis dit faisons ça et puis l'histoire était mignonne parce que c'était mon voisin de maternelle Et en déménager, aujourd'hui, j'ai déménagé 14 fois. Donc, évidemment, si on se retrouvait après tous ces déménagements, je disais, ah, c'est trop mignon. Le conte de fées, le truc. Moi, j'étais là-dedans. Donc, évidemment, là, l'histoire était jolie. C'était sympa. Mais du coup, j'ai dit non, j'ai dit stop. En fait, là, ça m'a plu. Donc, on était en novembre. Et en décembre, du coup, directrice dans le commerce, avec la période de Noël qui approchait. Alors, ce mois de décembre, je me suis réfugiée. Je travaillais de 6h à 22h tous les jours, 7 jours sur 7. C'était vraiment ma soupape, quoi. Et donc, du coup, on a continué un peu comme ça. Mais enfin, on ne se voyait pas de toute façon. Je rentrais, je m'écroulais, je repartais au travail.
- Speaker #0
Oui, tu étais claquée. Il n'y avait plus de place pour la vie de couple.
- Speaker #1
Non, non, là, plus du tout.
- Speaker #0
Cette année-là, tu étais en année 8 de 1. Une année qui t'invitait à investir du temps et de l'énergie sur toi, à prendre ta place, à t'écouter et à écouter. et à agir dans le but de démarrer quelque chose de nouveau. Est-ce que tu as senti que c'était le moment de prendre ta place dans ta vie ?
- Speaker #1
Complètement, parce qu'en fait, j'ai senti que c'est quelque chose que je repoussais. Oui, là, ça me repart de ça. L'élément déclencheur, en très peu de temps, avant ma rupture, j'ai deux copines, ça faisait dix ans qu'elles étaient avec leurs copains, et elles m'annoncent du coup qu'elles les quittent pour vivre, pour revivre. Et à ce moment-là, j'ai senti une frustration. Moi, je me suis dit, mais... Attends, c'est pas juste. Pourquoi elle le fait, moi je le fais pas. Je me suis dit, attends, c'est pas normal de réagir comme ça. Il y a peut-être quelque chose à l'intérieur de toi qui a envie de vivre autrement. Et en fait, c'était plus fort que moi. Il fallait que je vive, en fait. Et c'est comme si pendant toutes ces années, j'avais arrêté de vivre. J'étais un petit robot, un super robot. Tu me faisais faire tout ce qu'il fallait, c'était super. Mais je voulais vivre, en fait.
- Speaker #0
Et comment ça se passe le premier Noël ? Parce que vous étiez séparés, mais vous viviez encore une fois ensemble. Et comment vraiment ça se passait ?
- Speaker #1
Le premier Noël, j'enchaînais. Ça faisait un mois que je travaillais 7 jours sur 7, j'en pouvais plus.
- Speaker #0
Et là, je rentre. Donc, on a fait le premier Noël ensemble parce qu'on voulait pour les enfants.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ça venait de se passer. Bon, franchement, on n'avait pas eu le temps de réfléchir autrement. Et là, j'arrive. Et mon fils, donc, qui avait 15 mois, je rentre. Il m'appelle Tata. Et là, j'ai fait waouh, ça, c'est violent. Parce qu'en fait, s'il allait chez la nounou, la nounou, il l'appelait Tata. Et du coup, je me suis dit, ben là, il y a un problème. Il ne t'appelle pas maman. Voilà, j'ai dit, hélas, stop. Stop, il y a un truc qui ne va pas. Il faut changer, quoi.
- Speaker #1
Oui, comment tu as vécu cette situation-là ?
- Speaker #0
Je me suis dit, il faut t'organiser autrement. En fait, je ne savais pas trop comment faire autrement, parce qu'on était en pleine rupture. Il fallait que je continue de travailler pour subvenir aussi aux besoins de la famille. Et en plus, avec plus qu'un seul salaire, donc non plus, ce n'est pas le moment d'arrêter de travailler. Mais par contre, j'ai entendu et je me suis dit, OK, j'étais dans le faire, parce que là, je dis, il faut, il faut. Et j'étais encore là-dedans, dans il faut faire autrement. Sauf que je ne savais pas comment.
- Speaker #1
Donc tout à coup, tu te retrouves maman solo avec deux enfants en bas âge. Comment toi tu gères ton nouveau rôle de maman solo ?
- Speaker #0
Alors là, ça a été quand même un peu la tornade. Donc en fait, on était en garde alternée. Et on avait les enfants... À ce moment-là, moi j'avais les enfants toute la semaine. Et lui, il les prenait le week-end. Parce qu'en fait, je travaillais tous les samedis et dimanches dans le commerce sur Paris. Donc en fait, j'étais maman, mais vraiment pour le quotidien. Donc c'était tout le temps courir. tout le temps, voilà, vraiment le travail, la nounou, l'école, enchaîner, s'occuper de tout ça. Et en fait, je lui lavais tous les moments de loisirs. En fait, ça convenait parce qu'il fallait que je travaille. J'étais directrice et je devais être là les week-ends, enfin. Et en fait, s'être embarquée dans ce mouvement-là, ça a été super dur, l'organisation, parce que là, je pouvais compter que sur moi. Il fallait que je sois là le matin, le soir, quand ils étaient malades. C'était toute une organisation à reprendre. en compte en fait. Ouais ça a été super difficile mais je me suis dit bah t'as pas le choix, faut y arriver quoi.
- Speaker #1
Ouais. Et encore une fois je t'ai jamais retrouvée vraiment seule parce que la semaine t'avais tes enfants, il y avait le travail et le week-end il y avait le travail.
- Speaker #0
Et le week-end j'avais le travail.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et donc ça ça a duré, je sais plus trop en fait jusqu'à un moment où je me suis retrouvée submergée et là j'ai dit en fait là j'y arrive plus. Donc je suis allée voir du coup le père des enfants. J'ai dit écoute là c'est plus possible, j'y arrive plus. Mon corps il suit plus. physiquement, c'est trop dur pour moi et il faut qu'on fasse autrement. Et donc ça a été super dur, parce qu'il a fallu passer par la peur du jugement, du regard des autres.
- Speaker #1
Oui, une maman qui n'a sorti plus, quoi.
- Speaker #0
Voilà, une maman qui n'arrive plus à être maman, donc super dur. Et en fait, pendant six mois, il a appris les enfants, du coup ils sont allés vivre chez lui. Bon, on habitait à cinq minutes l'un de l'autre, ils n'ont pas non plus déménagé, mais au quotidien, ils sont allés vivre chez lui. Et je les avais plus qu'un week-end sur deux. Et en fait, il a fallu que je passe par là. J'avais besoin d'avoir du temps pour moi, pour aller dans mon émotionnel, pour me retrouver, pour retrouver ce sentiment de qui je suis, qu'est-ce que je veux, qu'est-ce qui est important. En fait, il me fallait de l'espace pour aller voir ça. Et c'est le seul moyen que j'ai trouvé à ce moment-là. Et heureusement qu'on s'est toujours bien entendus avec le père, parce que moi, j'avais pas de famille à côté. J'ai été seule. Donc en fait... J'étais seule tout le temps, même quand j'étais malade. Tout ça, il fallait assurer, en fait. Tu n'avais pas le droit de t'écrouler. Sauf que là, c'était trop, c'était trop. Et j'ai eu besoin de cette soupape pour m'occuper de moi, en fait.
- Speaker #1
Oui. Et comment tu as vécu ces périodes de solitude face à toi-même ?
- Speaker #0
Alors, ça a été hyper violent, dans le sens où je pense que je suis allée dans les excès inverses, du coup. Quand je dis les excès, jamais bu, jamais pris de drogue, tout ça. Mais par contre, moi, ma soupape, c'était la salsa. Et j'allais en salsa, en soirée salsa. J'allais donc, je continuais de travailler. Et toute la nuit, j'allais danser. Beaucoup, trop. Et donc, je dansais, on va dire, quatre soirs par semaine. Je dansais jusqu'à 5h du mat. Et je retournais au travail. Et donc là, je suis allée tester mon corps, en fait. Les limites de ton corps. Vraiment, les limites du corps. Jusqu'à un moment, bien sûr, je me suis écroulée. évidemment, il n'y avait plus de piles, ce n'était plus possible. Et en fait, c'est là que je me suis dit, ok, là, tu n'as plus le choix, tu n'as plus le corps, tu as l'émotionnel qui est en vrac. Eh bien, c'est maintenant, super bonne nouvelle en fait. On y va quoi. Et là, je ne suis pas restée seule. Je suis allée me faire accompagner et je pense qu'il m'a vraiment fait le déclic à ce moment-là. Je suis allée faire un stage en Ardèche avec Franck Lobvé. Et en fait... Une semaine intensive. Donc lui, il va lire dans la structure des gens. Voilà. Mais en même temps, il a un côté hyper cash. Il trempe dedans, lui il va bousculer dans l'émotionnel, et en fait c'est ce que j'avais besoin. Oui il allait à la fois lire dans la structure, dans l'âme, tout ça, mais en même temps c'est hyper concret, il se ramène les pieds sur terre, mais alors puissance 10 000, c'est vraiment là que je me suis dit ok, je suis prête, on y va. Et ça m'a vraiment apporté une autre vision des choses, et c'est à ce moment là que je me suis dit ok, il y a vraiment quelque chose à faire. je sentais que ça avait besoin d'émerger autrement chez moi. Donc, je ne me rappelle plus exactement dans quel ordre tout s'est mis. Il me semble que j'avais déjà ouvert ma micro-entreprise où, en fait, je faisais des guidances, je tirais les cartes. Et déjà, pour moi, c'était là encore, il a fallu affronter le regard des gens. J'ai été jugée, clairement. C'est n'importe quoi, elle a pété les plombs.
- Speaker #1
Par des personnes que tu connaissais ?
- Speaker #0
par des personnes, ça a été très dur, même dans l'entourage familial. Il n'y a pas toujours eu cette bienveillance, ce soutien. Encore une fois, moi, ça venait appuyer sur ma blessure d'abandon, la peur d'être rejetée, de ne pas convenir. Donc, ça a été quand même compliqué. Je ne me suis pas sentie soutenue. Et en même temps, ce n'est pas leur rôle aux gens de venir te soutenir. En fait, ils ont leur propre vie à gérer aussi, donc c'est OK. Mais à ce moment-là, j'avais besoin. J'avais plus mes parents. J'étais seule au quotidien. Il y avait les enfants un peu par-ci, par-là. Je me suis dit, waouh, ça fait beaucoup. Du coup, je commençais à tirer les cartes comme ça, mais un peu timidement, un peu que si j'étais sûre, je te le disais que si j'étais sûre que tu n'allais pas me juger et que ça allait t'apporter quelque chose. Donc, je le faisais un peu comme ça. Les copines des copines.
- Speaker #1
Oui. Donc tu te lances en 2022 avec cette nouvelle activité. Qu'est-ce qu'elle t'apporte que ton emploi ne t'apportait pas finalement ?
- Speaker #0
En fait là je me sentais... C'est un espace où je pouvais être moi-même. Donc en fait je me sentais libre. C'était du plaisir, vraiment. Et en plus je me sentais hyper utile pour les autres.
- Speaker #1
Et est-ce que tu continuais à être dans ton ancien travail autant présente à 100% ? Ou j'en suis entre les deux ?
- Speaker #0
Clairement... J'avais l'impression que j'avais moins besoin de faire mes preuves dans mon travail. Du coup, ça roulait. J'avais compris comment ça fonctionnait. Donc, la réussite était toujours là. Mais on me regardait moins. Je n'avais pas besoin d'en faire des caisses pour avoir des retours.
- Speaker #1
Tu étais au poste que tu avais...
- Speaker #0
Je n'étais pas encore au poste. Enfin, si, j'étais directrice de magasin. Mais évidemment, pour moi, ça ne suffisait pas. Donc, à un moment, ils avaient commencé à mettre... des directeurs sur plusieurs magasins en même temps. Du coup, géographiquement, il s'est trouvé que le magasin, pas loin du mien, n'avait plus de directeur. Du coup, j'ai dit, allez, je prends les deux magasins. Ils ont réfléchi très vite. Ils ont dit OK. À ce moment-là, je me retrouve, je suis directrice de deux magasins. Et en effet, quand là, ça s'est passé, je me suis dit OK, après, monter plus haut, ça ne m'intéressait pas. Ça sous-entendait que tu n'étais jamais chez toi, tu devais te déplacer dans toute la France et tout. et je me suis dit bah ouais là je suis arrivée en haut en fait y'a plus rien à aller chercher bah je m'ennuie et ça a été quasiment instantané bah là j'ai commencé clairement à... je m'investissais mais vraiment le minimum ce qu'il fallait pour que ça roule mais y'avait plus cette flamme à l'intérieur alors que quand donc je recevais les gens chez moi j'avais installé un petit bureau et tout je recevais chez moi, bah là ça m'animait du coup j'ai donc je voyais bien que c'était aligné parce que je rencontrais de plus en plus de personnes dans Mon entourage géographique, le bouche à oreille commençait à fonctionner. Moi, ça me dépassait un peu parce qu'à ce moment-là, je n'étais pas sûre de moi du tout. Je me disais, ah bon, mais tu es sûre que ça marche ? Tout ce que je t'ai dit, je suis OK. Et puis, je ne comprenais pas comment ça marchait. J'étais encore dans le truc de, bon, OK, on va bien voir où ça mène. Donc, j'ai rencontré plusieurs personnes praticiennes, dans d'autres, des massages, tout ça, autour de chez moi. Et en fait, elles m'ont... Elles m'ont vraiment impulsée pour participer à un premier salon du bien-être. Et en fait, je me rends compte que quand j'habitais là-bas, j'ai vraiment eu le soutien, et surtout d'une femme en particulier, vraiment, Claudie. Elle organisait des cercles de femmes, donc j'ai appris avec elle à faire ça. Elle m'a vraiment ouverte spirituellement aussi à la vie, quoi, comment ça marche, vraiment toujours dans le concret. Et moi, c'est ça que j'aime, ramener toujours dans le concret. Et voilà. Le premier salon du bien-être, c'est grâce à elle aussi. Elle me dit, tiens, voilà le numéro de téléphone. On y va, c'est parti. Et en fait, je m'aperçois que quand j'étais là-bas, j'ai expérimenté plein de premières expériences comme ça. Ce qui fait que quand je suis arrivée ici, dans le Vaucluse, je n'avais pas peur, j'avais déjà vécu plein de situations. Et c'est vrai que c'est au premier salon du bien-être. Moi, j'y allais, je dis bon, on va bien voir. J'avais préparé un beau petit stand, c'était tout mignon. Et en fait, je me suis assise sur ma chaise, j'avais proposé des guidances de 15 minutes comme ça, de 9h à 19h. J'ai enchaîné toute la journée, j'ai rien compris à ce qui se passait. J'ai rien vu du salon.
- Speaker #1
Et vous n'êtes pas côté copine là ?
- Speaker #0
Ah non, là, il y avait toutes ces personnes que je ne connaissais pas, elles faisaient la queue pour venir au stand. Et donc, c'est que le lendemain, que mes copines m'ont dit écoute, nous, bon, oui, il y a eu un peu de monde, voilà, mais toi, ton stand, il n'a pas des amplis de la journée. Et en fait, là, je n'étais pas du tout fatiguée. J'étais heureuse, mais comme tout, ça venait vraiment rayonner chez moi. Et je me suis dit, ok, c'est ça que j'aime, c'est ça que je veux faire.
- Speaker #1
Et cette même année, le 9 février 2022, tu rencontres celui qui va partager, enfin celui qui partage ta vie aujourd'hui. Est-ce que tu peux nous en parler et nous expliquer l'importance de cette date ? pour toi ?
- Speaker #0
Alors là, je me dis que la vie est quand même assez drôle à chaque fois. Je rencontre après trois ans et demi d'errance sentimentale, parce que j'ai eu des histoires vraiment où je me respectais pas, donc j'ai appris à me respecter, à dire non, à poser des limites à chaque fois. Et lui, je le rencontre, et en fait, le 9 février, c'est le jour de l'anniversaire de ma mère. Et là, je me dis, évidemment, quoi. Je veux dire, il y a tous les jours de l'année, nous, on se rencontre ce jour-là, quoi. Je me dis, ok. Je me suis dit, prends-le comme un cadeau. Du coup, cette rencontre, vraiment, je ne l'ai pas vue arriver. J'étais à un moment où j'avais vraiment lâché. Et pourtant, moi, ça m'énervait tellement quand on disait ça. Oui, c'est quand tu ne penseras plus, que tu rencontreras quelqu'un. J'ai dit, super, tu as qu'à la dire quand tu es en couple.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
c'est le bateau qui vraiment m'énervait. Et en fait, j'avais vraiment, quelques mois auparavant, pris cette décision de dire, en fait, c'est bon, j'en ai marre. J'avais marre de chercher un mec à tout prix, tout ça. Stop. J'ai vu pour moi. Et lui, il arrive. J'ai dit, ben non, on avait dit que c'était stop, en fait.
- Speaker #1
C'était pour moi.
- Speaker #0
Et j'ai dit, pourquoi il vient ? Et en fait, c'était vraiment différent parce que c'est comme si nos âmes, elles s'étaient reconnues. Il y a vraiment eu, à ce moment-là, l'un comme l'autre. On avait vraiment besoin, ben, l'un de l'autre, en fait. On s'est vraiment apporté, vraiment, au cœur de l'âme, en fait. Là, vraiment, ça ne pouvait pas être autrement, quoi. c'était comme une évidence oui c'était évident on s'est pas posé la question longtemps et on s'est laissé porter et c'est ça qui était beau et si je te dis qu'à ce moment là tu étais en année 3,
- Speaker #1
6, 9 une année qui te demandait de t'ouvrir aux autres de communiquer, de t'éclore en prenant soin de toi et en mettant fin à une situation notamment le célibat pour aboutir à quelque chose de nouveau est-ce que ça te parle ?
- Speaker #0
ça me parle carrément parce que je pense que c'est avec lui pour la première fois dans une relation où je me suis vraiment ouverte Merci. Et montrer telle que j'étais parce qu'en fait, je n'avais pas d'attente. Et ça a tout changé parce qu'on est toujours ensemble aujourd'hui. Et c'est vrai que dans les autres rencontres, plus avant lui, je ne montrais qu'une partie de moi. C'est elle qui faisait joli sur le papier. Et en fait, ce n'est pas ça une rencontre, une rencontre. C'est oser te montrer dans ta vulnérabilité aussi. Et en fait, c'est là qu'il y a tout à aimer chez toi. Et ça, pour moi, c'était compliqué. Mais avec lui, je l'ai fait naturellement parce que... En fait, je n'étais pas dans une démarche de rencontre, forcément. Je me suis dit, écoute, quitte à ce qu'on soit là, ben voilà qui je suis, en fait. Oh ben là, poum ! Ça a matché tout de suite !
- Speaker #1
Et vous êtes encore ensemble aujourd'hui.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et le 10 août 2024, vous accueillez le fruit de votre amour, donc toi, ton troisième enfant. Est-ce que tu as vécu cette grossesse et sa naissance différemment des autres ?
- Speaker #0
Oui, complètement. Déjà, je suis enceinte à 40 ans. Donc physiquement... Je me sens toujours jeune et tout, mais physiquement, le corps quand même, il ne réagit pas pareil que quand tu es enceinte à 25 ans. On ne va pas se mentir. Et en fait, là, tout de suite, tout s'est enchaîné parce que je tombais enceinte et puis on voulait... Ça faisait plusieurs mois qu'on voulait partir vivre ailleurs qu'on était en France. Et on cherchait vraiment, on a écumé toute la France. On a cherché pendant presque deux ans où on voulait vivre. Et en fait, je suis tombée enceinte. Et là, ça a tout déclenché. On s'est dit, mais notre enfant... On ne veut pas qu'il naisse en Ile-de-France. Donc maintenant, on se bouge. On pose les actions et on y va. Et donc, je suis tombée enceinte en novembre. Et en décembre, Mika venait là dans la région pour chercher un travail. En une semaine, il l'a trouvé. Il a eu le choix. Vraiment, là, on a senti qu'on était alignés. Parce qu'en janvier, il commençait son nouveau travail à Avignon. Il a vendu sa maison alors qu'elle était en vente depuis presque un an. J'ai vendu mon appart en trois semaines. Tout s'est hyper aligné. Aux vacances de février, nous voilà qu'on arrive ici avec les enfants. En vacances, on cherche une maison. Lui, il avait commencé à visiter quelques maisons comme ça. Et puis, moi, là, clairement, je savais demander à l'univers. J'avais dit, vous nous guidez vers la maison, tout ce qu'il faudra. J'avais vu en photo cette maison. Je savais que ce serait celle-là. Mais pour lui faire plaisir, on a visité le toit. Voilà, parce que c'était... C'était pour que tout le monde soit content et d'accord. Et en fait, on est arrivés pendant ces quelques jours de vacances. J'ai inscrit les enfants, enfin, Victor à l'école. On a acheté la maison. Et puis... Et on est repartis en Ile-de-France jusqu'aux vacances de Pâques. Et donc, j'étais enceinte. Donc, les cinq premiers mois de grossesse, finalement, je n'étais pas avec Mika.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Parce que lui était déjà à Avignon et moi, j'étais encore en Ile-de-France. Donc là, ça a été quand même un peu compliqué parce que j'avais Charlize et Victor aussi à m'occuper.
- Speaker #1
Et toi ?
- Speaker #0
Et moi. Et bon, j'étais en arrêt tout de suite parce que voilà, la fausse couche avant, les deux magasins à gérer, la route à faire. Donc, ils m'ont arrêtée assez rapidement. Et puis, physiquement, il y avait aussi... À 40 ans, ils essayent de te trouver tous les problèmes du monde. Donc, tu as toujours un truc, un taux qui ne va pas, qu'il faut surveiller. Alors qu'en fait, tout allait bien. Ils sont extrêmement beaucoup trop prudents. Bon, quelque part, au moins, tu es sûre qu'il ne se passe rien.
- Speaker #1
Oui, au moins, tu es bien surveillée.
- Speaker #0
Oui, tu es très, très bien surveillée. Mais presque, tu ne peux plus rien faire. Et en fait, aux vacances de Pâques, on est venus ici. Parce que je ne pouvais plus être loin pendant la grossesse et on avait besoin d'être ensemble. Et on a vécu pendant deux mois dans un village vacances.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Parce qu'on n'avait pas encore la maison. Et là, j'étais vraiment, je m'occupe de moi. De la grossesse, du bébé, de mes ressentis, mon rythme. Tout a changé quand on est venu vivre ici. Donc ça reste stressant, malgré tout. Et oui, ça a tout changé en fait. Cette reconnexion à la nature, le soleil. Un rythme plus tranquille et puis on était tous ensemble.
- Speaker #1
Oui. Qu'est-ce que ça a révélé en toi finalement cette naissance ?
- Speaker #0
C'est comme si... Je pense que c'est pendant cette grossesse que je me suis autorisée à renaître vraiment et à me remettre dans cette énergie de vie. Donc pour moi vraiment quand il est arrivé, c'était la concrétisation de... En fait, on vit.
- Speaker #1
Oui, ça commence. Enfin.
- Speaker #0
Voilà, ça y est.
- Speaker #1
Le 31 mars 2025, tu décides de quitter ton poste dans le commerce. Pourquoi, après autant d'années, tu décides de tourner cette page alors que tu brillais dans cette carrière ?
- Speaker #0
En fait, là, je me suis dit à un moment, sois cohérente avec toi-même. Tu ne peux pas garder ce job juste pour la sécurité alimentaire. En plus, entre-temps, on avait déménagé. Donc, techniquement, je ne pouvais pas retourner dans mes magasins en Ile-de-France. Ce n'était juste pas possible. Après, je les avais prévenus. Pendant la grotte sèche, je leur avais dit que je ne reviendrais pas. Donc, ils le savaient, ce n'était pas une surprise. Et il a fallu que je travaille beaucoup sur mes peurs parce que j'avais clairement un salaire super confortable. online. J'étais bien. Et en fait, je me suis dit, sois cohérente. Tu veux vivre pleinement des soins énergétiques, de la médiumnité, de ta passion. Va vivre pleinement de ta passion. Donc, tu ne peux pas avoir une béquille à côté. Donc, tu enlèves la béquille et on y va. Et en fait, je n'ai jamais eu peur. Je ne me suis jamais posé la question de comment je vais faire à la fin du mois pour payer mes factures et pour vivre. Pour moi, c'était évident que si j'étais alignée à ce que je voulais faire vraiment, le reste c'est juste une conséquence positive en fait c'est une belle façon de penser et puis ça marche je peux pas dire le contraire,
- Speaker #1
à partir du moment où on est aligné tout s'aligne aujourd'hui donc tu es entrepreneuse maman de trois enfants, totalement alignée épanouie, est-ce que tu peux nous raconter cette nouvelle vie, parce que finalement tu fais plus que seulement des tirages de cartes tu as beaucoup évolué, comment tu en es arrivée là ?
- Speaker #0
oui non, les tirages de cartes maintenant c'est même presque Pas inexistant, mais très partiel dans mon travail. Donc en fait, avant de déménager, j'ai rencontré une chamane qui commençait une initiation sur deux ans en Ile-de-France. Et du coup, j'avais hésité à participer parce que je savais que j'allais déménager. Je ne savais pas où ni quand. Et je me dis, bah oui, je ne peux pas m'engager sur deux ans, ce n'est pas possible. Mais elle, elle savait que c'était possible. Du coup, elle m'a rassurée et elle m'a dit, bah si, si, vas-y, ne t'inquiète pas, on se débrouillera. Et donc... Ciao ! Elle m'a vraiment tout appris sur le chamanisme. Quand je dis qu'elle m'a tout appris, ça bug un peu à l'intérieur de moi. Parce qu'elle est venue réveiller quelque chose qui était déjà à l'intérieur de moi. Mais en remettant à jour des protocoles et en me faisant vivre intensément. Là, dans l'émotionnel, j'y suis allée et je n'ai pas eu peur d'y aller. Aujourd'hui, d'ailleurs, je n'ai plus du tout peur d'y aller dans l'émotionnel. Pour moi, c'est juste normal. Tu respires. Tu peux pleurer, tu peux rire, et c'est ok en fait, et tout va bien. Et donc j'ai fait un an d'initiation chamanique avec elle en Ile-de-France. Et ensuite, quand je lui dis, écoute, je viens vivre à Avignon, elle me dit, c'est super, j'ai un groupe à Montpellier. Et c'était les deux seuls groupes qu'elle avait en France à ce moment-là. J'ai dit, Montpellier, c'est une heure d'Avignon. Bah, allez. Et du coup, j'ai terminé ma deuxième année à Montpellier avec mon bébé. Donc, j'étais enceinte. Et ensuite, comme j'allaitais mon bébé pendant presque un an, Manoé est venu avec moi à toutes les initiations chamaniques. Donc, lui, c'est un petit bébé chaman aussi. Il avait toutes les initiations. Et tu vois que quand il y avait le tambour, les initiations, les passages, il était à fond. Il était là, présent, quoi. C'était dingue. Donc, il y a eu ça qui a vraiment allumé toutes les lumières à l'intérieur. Et en fait, la pratique a fait que ça continue de se développer. Et là encore, en fait, c'est comme si, enfin, maintenant, je m'autorisais à relier toutes les compétences que j'avais à l'intérieur de moi. pour les autres, pour le mettre au service des autres. Et ce qui a beaucoup changé aussi, c'est que je le mets aussi à mon service. Et ça, c'est quelque chose que je ne savais même pas faire avant. Et aujourd'hui, c'est une évidence, j'en ai besoin. Et plus je prends soin de moi, mieux je peux prendre soin des autres également. Et là encore, j'ai encore passé un cap parce que j'ai été me reconnecter, du coup, donc toujours accompagnée. Je veille toujours à me faire accompagner par des personnes de qualité. Si je ne le sens pas ou je n'y vais pas. Mais là, j'ai encore rencontré une femme géniale qui m'a vraiment reconnectée aux mémoires akashiques. Donc, c'est vraiment les mémoires akashiques. En fait, tu peux te reconnecter aux mémoires transgénérationnelles et aux mémoires de tes vies antérieures. Et les deux en même temps, pour aller voir où sont tes blocages et pour en fait aller les remettre en mouvement. Pour que dans ton quotidien, ça impacte positivement dans ta vie. En fait, que ça bouge les choses dans ton quotidien. Donc, j'y allais timidement parce que j'y allais quand même. Mais j'y allais, je ne sais pas trop comment. Ça venait, ça venait. Moi, je te livre ce qui vient. Là, j'y vais, je saute les deux pieds dedans. Je plonge dedans. Et c'est encore une fois une révélation. Je me dis, waouh, là, c'est encore plus puissant. Et je le sens dans mes accompagnements. J'ai déjà expérimenté avec les mémoires à cachet couverte. C'est d'une puissance, en fait, il n'y a pas de limite. Tu peux aller partout, en fait, aller traiter tout type de situation. un tout type de blocage et là je me dis ok là je me sens vraiment en capacité et pleinement légitime alors là je me pose même plus la question je me suis dit waouh attendez qu'est-ce qu'il s'est passé je sais pas à chaque fois on me disait oui mais ouvre tes ailes vas-y vas-y vous êtes marrant c'est où le bouton ? je sais pas, bah là je me pose plus la question j'y vais et je sens que oui c'est dans le retour des personnes que j'accompagne Merci. que je vois en fait comme ça contribue pour leur bien-être, pour leur évolution personnelle. Et encore une fois, c'est vraiment en toute humilité parce que moi à chaque fois je dis, mais moi, je rallume juste, j'ouvre les portes à l'intérieur de toi, mais la seule personne qui pose des actions, c'est toi en fait. Et je suis pas là derrière dans ta vie à faire tes choix. Et c'est là où je trouve ça magique parce que ça accompagne vraiment les personnes à avancer, à se sentir mieux. Et tous les jours, en fait, c'est du bonheur et pourtant où on va souvent dans des histoires compliqué, des histoires douloureuses parce que c'est là où les blocages émotionnels se sont posés et en fait j'adore ça, j'adore accompagner les gens et sentir ce moment où il y a vraiment le avant après et ça se voit sur leur visage en fait et je me dis wow c'est tellement infini comme possibilité puis moi je suis toujours dans la créativité c'est mon truc hein ça doit être dans mes numéros quelque part et en fait c'est quelque chose qui plus je crée et plus ça s'ouvre voilà les idées ça n'a jamais été un problème pour moi donc je crée j'expérimente et je me sens de plus en plus attirée par le collectif, par accompagner en fait donc toujours en individuel je ferai toujours de l'individuel parce que pour moi tu vas plus profondément mais par le collectif parce qu'en fait je me sens vraiment animée pour contribuer au plus grand nombre de personnes j'ai toujours beaucoup d'ambition ça ça m'anime toujours mais par contre c'est différent cette fois c'est pas pour la reconnaissance Merci. parce que j'ai appris que cette reconnaissance que je cherchais, c'était de moi à moi en fait. Et tant que ça ne s'était pas activé, tu pouvais chercher.
- Speaker #1
Tu allais la chercher ailleurs finalement.
- Speaker #0
Mais par contre, ce qui m'anime, c'est pouvoir accompagner le plus grand nombre de personnes possible. Et que ça fasse des lumières, que ça rayonne pour d'autres personnes et qu'ils puissent aussi accompagner d'autres personnes.
- Speaker #1
C'est magique. Et puis pour avoir testé, pour moi-même et pour mon fils, ça se fait très bien en présentiel ou à distance.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Les deux fonctionnent très bien.
- Speaker #0
En plus, c'est ça qui est fabuleux parce que dans la façon dont je travaille, j'accompagne aussi bien dans mon cabinet à Pernay-Fontaine qu'en distanciel. J'ai beaucoup de personnes qui sont en Suisse. J'accompagne une personne... qui voyage tout le temps. Donc là, en ce moment, elle est au Costa Rica. Et en fait, c'est comme si on était assises l'une en face de l'autre. Et ça, c'est vraiment super.
- Speaker #1
Au niveau de ta numérologie, tu as le 1, symbole d'indépendance, le 6, le soignant dans l'âme, le 22-4, un maître non puissant qui t'invite à utiliser tes capacités pour aider les autres à se reconstruire dans une dimension collective, et le 5, celui qui a besoin de tester, d'expérimenter, l'audacieux qui va innover. Est-ce qu'aujourd'hui, tu dirais que tu incarnes pleinement ces aspects de toi ?
- Speaker #0
Bah oui, complètement. C'est énorme parce que c'est quelque chose dont je n'avais pas conscience avant que tu me fasses la numérologie. Et en fait, c'est comme si tu as réussi à réunir, là tu le dis en quelques secondes, je dis mais c'est exactement ça, c'est dingue, comment elle sait quoi ? Et en fait, c'est exactement ça. Aujourd'hui, je me sens hyper alignée, super heureuse et puis bon, de toute façon, je souris tout le temps. Mais je me sens hyper alignée et... Et la vie me le rend bien. Je vois que c'est fluide. Ça prend une ampleur. Moi-même, je me dis, il y a deux mois, personne ne me connaissait ici. Et là, mon agenda est rempli. Et je dis, merci, merci la vie. Merci.
- Speaker #1
C'est trop beau. Continuez à rallumer des lumières chez tout le monde. Avec le recul, est-ce que tu identifies des moments qui auraient dû te faire ouvrir les yeux pour changer ?
- Speaker #0
Oui, clairement. Avec le recul, je me dis, attends, ta mère qui meurt deux jours avant ton mariage, tu voulais vraiment te marier ? Est-ce que là, il n'y avait pas un gros panneau ? Allô, allô ? Est-ce que c'est vraiment ça qu'il faut faire ? Je ne sais pas. Même quand j'ai eu la fausse couche, tout ça, je me dis. Mais en fait, je n'ai aucun regret. Je me dis, c'est grâce à ce parcours, avec les embûches et les difficultés, toutes les fois où je me suis fracassée contre le mur, c'est grâce à ça que j'en suis à là aujourd'hui. Si je n'avais pas vécu tout ça, je ne serais pas là du tout. Donc, en fait, merci, merci pour toutes ces épreuves.
- Speaker #1
Quel message tu aimerais transmettre aujourd'hui aux moments qui doutent d'elles-mêmes ou qui se perdent encore dans la course de la réussite ?
- Speaker #0
de pas hésiter à faire pause, de ralentir juste pour s'offrir un espace à un moment pour s'écouter, pour revenir à soi et pour écouter vraiment ce qu'il y a à l'intérieur de soi, ça c'est hyper important d'aller demander de l'aide, on a pas besoin de tout faire, de tout porter tout seul et d'être la super héroïne, alors ça surtout pas et surtout de croire que vraiment il n'y a pas de limite tout est possible, et je te dis ça, j'ai 3 enfants ça reste quand même sportif mais en fait tout est possible du moment où t'es vraiment aligné avec toi tu peux déplacer des montagnes et dans tous les domaines de ta vie et être heureuse en fait. Et t'as le droit d'être heureuse. Ouais, je leur dirais ça, que t'as le droit d'être heureuse.
- Speaker #1
Et si tu pouvais parler à la Lorde avant, qu'est-ce que tu lui dirais ?
- Speaker #0
Ah, je lui dirais bah déjà, bravo. Bravo d'avoir quand même surmonté tout ça. Et je lui dirais, ah, t'inquiète, si tu savais comme il va t'éclater après, mais vas-y, pose ta démission, avance, déménage, suis le mouvement. Vraiment, ça va tellement bien se passer pour toi. je lui dirais je suis fière de toi en fait d'avoir réussi et je lui dirais aussi tu verras comme tu seras fière de toi à ce moment là et de dire ça c'était pas gagné mais aujourd'hui je me dis bah ouais je me sens vraiment fière de moi et en même temps je le vois dans les yeux de mes enfants et ils me le disent en fait et là je me dis waouh c'est beau et quand ils me disent ça je leur dis bah en fait tu sais si j'ai fait ça c'est pour vous en fait pour vous montrer que tout est possible que si t'as un rêve J'ai dit, moi, mon rêve, c'était de tout quitter pour être sorcière à temps plein. Donc,
- Speaker #1
crois-moi que des bâtons dans les roues, il y en a eu.
- Speaker #0
J'ai dit, en fait, tout est possible.
- Speaker #1
C'est beau. Est-ce que tu as un mantra ou une habitude qui te guide aujourd'hui et que toi, tu aimerais partager avec nos auditrices ?
- Speaker #0
Un mantra, pas forcément, mais une habitude, oui. Aujourd'hui, je mets en place... Tous les matins, en fait, je me prends cinq minutes avec mon café. Voilà. Et tout le monde sait que c'est cinq minutes où... juste me laisser tranquille. Et en fait, je viens, vraiment pendant ces cinq minutes, m'apporter de l'amour. Prendre soin de moi, m'apporter de l'amour. Et c'est tout simple, il n'y a pas besoin de faire un rituel farfelu. Juste, je suis là avec ma tasse de café et en fait, je viens on pourrait dire des fois comme de la méditation ou quoi, mais en fait, je viens juste écouter ce qu'il y a à l'intérieur de moi, dans mon émotionnel. Et pour quelqu'un qui entassait l'émotionnel, j'espère que ça explose. En fait, c'est mon indispensable maintenant. Je prends ces cinq minutes tous les jours pour... Ok, c'est comment à l'intérieur de moi aujourd'hui ? De quoi j'ai besoin ? Et qu'est-ce qui me ferait vraiment plaisir ? Et puis, ça ouvre les portes. Tu sais qu'ensuite, dans ta journée, il y a forcément quelque chose qui va venir répondre à ça parce que tu t'es autorisée à l'écouter.
- Speaker #1
Génial. Pour conclure, je te propose de tirer une carte d'oracle et de partager son message pour toutes les femmes qui cherchent encore à se choisir, s'il te plaît.
- Speaker #0
Alors, l'argent ne fait pas le bonheur, mais le bonheur attire l'argent. Tu m'étonnes. Si tu continues de penser que tu as besoin d'argent, alors tu continueras d'attirer le besoin d'argent. Tu dois trouver un moyen d'être heureux maintenant, de te sentir bien maintenant, de ressentir la joie maintenant, indépendamment de l'argent, car ce sont ces merveilleux sentiments qui l'attirent. Écoute, c'est beaucoup mieux formulé que ce que j'ai dit tout à l'heure. Oui, c'est exactement ça.
- Speaker #1
C'est exactement ce que tu disais.
- Speaker #0
Et c'est vraiment ma croyance. Et pour le coup... Tu me disais, est-ce que tu n'as pas un mantra ou un truc que tu répètes tout le temps ? Mais ça, je le répète tout le temps, tout le temps. C'est vraiment la phrase que je dis tout le temps. C'est que, en fait, sois heureux et l'argent, ça viendra. C'est juste une conséquence pour te permettre d'être dans ton quotidien. Alors que si tu bloques sur ça, clairement, il en manquera tout le temps.
- Speaker #1
Tu vas tirer le manque.
- Speaker #0
C'est clair.
- Speaker #1
Merci beaucoup, Laure,
- Speaker #0
pour ton partage.
- Speaker #1
Merci à toi d'avoir écouté Maman épanouie toi. Si cet épisode t'a parlé, si quelque chose a vibré en toi, la numérologie peut t'aider à y voir plus clair, à mieux te comprendre et à avancer sur ton propre chemin. C'est ce qui m'a permis à moi de me retrouver et aujourd'hui j'accompagne d'autres mamans à faire de même. Et toi, si tu sens qu'un élan est en toi, je l'ignore pas, cette petite voix, elle te parle pour une raison. Si tu veux en savoir plus, viens me retrouver sur Instagram. sur mon profil Maman Épanouie-toi ou via le lien dans la description. Et si ce podcast t'a plu, pense à le partager autour de toi ou à laisser 5 étoiles, ça m'aide énormément. Merci infiniment. T'en soins de toi, choisis-toi et on se retrouve très vite pour un prochain épisode.