- Speaker #0
Bienvenue dans Mama épanouis-toi, le podcast qui donne la parole à des femmes qui ont osé se réinventer pour se retrouver. Je suis Alicia, maman de deux enfants et ancienne RH pendant dix ans. C'est après la naissance de ma fille que tout a basculé. J'ai compris que je n'étais plus à ma place, que ce métier manquait cruellement de sens, de créativité et qu'il ne respectait plus mes valeurs profondes. C'est la numérologie qui m'a aidée à me reconnecter à qui je suis vraiment. Aujourd'hui... J'accompagne d'autres mamans à s'écouter, à se choisir et à s'épanouir à nouveau. Dans ce podcast, tu vas découvrir des témoignages puissants, des parcours de reconversion et des lectures numérologiques pour t'éclairer et je l'espère t'inspirer à reprendre ta juste place. Aujourd'hui, j'ai la joie de recevoir Williamie, une femme qui a traversé des épreuves bouleversantes et qui a su transformer chaque expérience en force et en lumière. arrivé comme un cheveu sur la soupe dans sa famille. Elle a grandi avec le sentiment d'être souvent détachée d'elle-même, comme spectatrice de sa propre vie. Ses expériences, un accident de voiture, la maternité avec ses défis émotionnels, des prises de conscience profondes en 2021 et un chemin de guérison grâce notamment au neurotraining l'ont conduite à se reconnecter à ses émotions, à son corps et à sa place de mère et de femme. Dans cet épisode, elle va nous raconter son parcours, les moments clés qui l'ont réveillée à elle-même et comment elle a appris à s'aimer, se choisir et accompagner son entourage avec authenticité. C'est une histoire de résilience, de renaissance et de transformation pour soi, pour la vie et pour la maternité. Bienvenue dans ce voyage intime et inspirant. Bienvenue Williamine. Merci. Merci d'être venue, je suis heureuse de t'accueillir.
- Speaker #1
Merci beaucoup.
- Speaker #0
On aime toujours commencer par découvrir la femme et la maman derrière le micro. Est-ce que tu peux te présenter en quelques mots s'il te plaît ? Oui.
- Speaker #1
Je m'appelle Williamine Tyrel. J'ai bientôt 40 ans en mai prochain. Je suis maman de deux enfants qui ont 11 ans et 9 ans. Et je suis en couple depuis 22 ans.
- Speaker #0
C'est beau.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Avant de parler de la femme que tu es aujourd'hui, on va revenir sur ton enfance pour comprendre vraiment ton cheminement. Tu m'as expliqué être arrivée comme un cheveu sur la soupe. Pourquoi tu dis ça ? Est-ce que tu peux nous raconter l'histoire de ton arrivée dans ta famille ?
- Speaker #1
Oui, je suis arrivée dans ma famille un peu sur la soupe parce que je n'étais pas voulue en fait au départ. Ma mère a 42 ans au moment où elle me conçoit avec mon père. Elle était en pré-ménopause, donc pas du tout pour elle, elle pense ne pas avoir d'enfant. Et elle se met avec mon père. Et mon père lui dit, de toute façon, si je n'ai pas d'enfant, enfin, moi, je veux un enfant, donc on ne restera pas forcément ensemble. Donc, c'était une amourette un peu comme ça. Et puis, elle tombe enceinte de moi, quoi. Voilà. Donc, au départ, ils ne savaient pas trop s'ils allaient me garder. Puisque ma mère a 42 ans, elle se dit, est-ce que je vais pouvoir être mère à ce moment-là ? Et au final, ils m'ont gardée.
- Speaker #0
C'est génial. Je suis contente qu'ils t'aient gardée.
- Speaker #1
Ouais, moi aussi.
- Speaker #0
Quels souvenirs tu gardes de ton enfance ?
- Speaker #1
Très peu. Très peu de souvenirs parce qu'aujourd'hui, si je me replonge dans mon enfance, j'ai des brives de mon enfance. Mais je n'ai pas forcément beaucoup de souvenirs. Après, la seule chose que je me souviens réellement, en fait, c'est mon émotion à peu près. Et je me sens vraiment très seule.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Pendant tout mon enfance, j'avais vraiment ce sentiment de me sentir seule. Pourtant, j'ai beaucoup de gens autour de moi, j'ai un papa et une maman, chose que beaucoup de personnes n'ont pas la chance, mais je me sens vraiment seule.
- Speaker #0
Tu m'as dit que tu te sentais souvent hors de toi-même, comme dissociée. Comment ça se manifestait ?
- Speaker #1
Justement, en fait, c'est que j'ai peu de souvenirs de mon enfance. Là, par exemple, dernièrement, j'ai reçu un message d'amis de la maternelle. Et ils se retrouvent tous. Et en fait, on voudrait faire un truc pour se retrouver. Et ils parlent sur le groupe, tu vois, des anecdotes de la primaire, de ce qui s'est passé. Et moi, je suis là. Je ne me souviens de rien.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Je me souviens de rien du tout de ce qui s'est passé à ce moment-là. Voilà. Et c'est en ça que je me suis dit, maintenant, je peux me dire que j'étais totalement dissociée. Mais à l'époque, en fait, il n'y a pas vraiment de choses où je me dis que je suis dissociée.
- Speaker #0
Oui, tu n'avais pas forcément conscience.
- Speaker #1
Pas du tout.
- Speaker #0
Et en grandissant, malgré cette sensation de flottement, donc tu continues ton chemin comme si de rien n'était, jusqu'à un accident de voiture marquant en janvier 2012. Est-ce que tu peux nous raconter cet accident et ce que tu as vécu sur le moment ?
- Speaker #1
Oui. En fait, j'étais à la banque et je rentre d'une formation à Marseille. Donc, j'étais déjà avec mon conjoint. Je prends la route et tout et j'arrive, je ne sais pas si tu connais, l'autoroute au niveau du pont de Bompas à Avignon. Je ne me souviens pas quand je suis rentrée dans ce pont jusqu'à sortir de ce pont. Je me réveille en fait juste après le pont avec ma voiture qui est en train de vraiment toucher la rambarde du milieu. Et en fait, en panique totale, par panique en fait, je mets un coup de volant dans la voiture. et je vais en fait faire un vol plané avec la rambarde du milieu et je fais trois tonneaux. Les quatre roues se retrouvent sur l'autoroute et là je me lève, je me dis il faut que je sorte, il faut que j'appelle David. Donc c'est mon conjoint, il faut que je l'appelle parce que je viens de faire trois tonneaux, je devais y arriver à la maison, je ne vais pas arriver, il faut vraiment que je l'appelle. Donc je sors de la voiture. En fait j'ai... compris après, derrière moi, en fait, il y avait deux camions qui me suivaient depuis un moment, je pense, et qui ont vu que je devais faire des zigzags. Et donc, ils se sont mis, en fait, derrière moi pour bloquer la circulation. Et en fait, quand j'ai fait les trois tonneaux, ils se sont mis en travers. Je l'ai vu, en fait, les deux camions étaient en travers. Et ils arrivent sur moi, parce que moi, je sors de la voiture, ils viennent et ils me disent « Venez, venez, on va sur le côté. » J'ai dit non, non, non, il faut que je prenne mon téléphone, il faut que j'appelle mon mari en fait. Il faut vraiment que j'appelle mon mari. Donc je repars dans la voiture, je prends mon téléphone, j'appelle mon mari. Je lui dis écoute, vraiment, tout va bien. Je viens de faire un accident sur l'autoroute, mais tout va bien.
- Speaker #0
Ta seule priorité c'est d'appeler ton mari ?
- Speaker #1
Le seul truc c'était d'appeler mon mari, vraiment. Et de lui dire, je viens de faire un accident, mais t'inquiète pas, tout va bien. Et là les chauffeurs me disent, non mais madame, il faut vraiment s'asseoir là, vous venez de faire trois tournées ou quoi ? Oui. J'ai dit non, non, mais il faut que j'appelle mon mari. Donc je l'appelle et tout, je lui dis. Et de là, s'enchaînent les choses. Il y a les pompiers qui arrivent, la police, enfin, brambas de combat. Ils me mettent dans l'ambulance et ils m'allongent et ils commencent à me faire tous les tests et tout ça. Et je n'ai pas pu me relever de trois jours du lit. En fait, je pense que j'ai eu le contre-choc de l'accident. Mais je pense que j'ai été miraculée parce que j'ai eu une côte fêlée.
- Speaker #0
Et puis deux anges gardiens avec ces poids lourds qui sont... complètement mis à travers de la route pour éviter qu'il y ait d'autres voitures.
- Speaker #1
Ouais, donc j'ai fait aucun accident avec quelqu'un d'autre. En quelque sorte, ils m'ont pas sauvée, mais ils ont sauvé la vie des autres, quoi.
- Speaker #0
Ouais. Est-ce que t'as pris conscience de la violence de ce que tu venais de traverser les jours qui ont suivi, ou toujours pas ?
- Speaker #1
Non. Alors, je savais que ça avait été violent parce qu'on me le disait, en fait. Tous les gens autour de moi me disaient « Mais madame, vous venez de faire trois tonneaux, quoi » . Mon mari, il me dit « Mais t'es vivante, quoi » . Parce que je lui disais « Ah là là, la voiture ! » et tout. Il me dit, mais tu ne te rends pas compte de la violence de ce qui vient de se passer. Et en fait, mon mari a voulu me... Je pense qu'il a voulu me réveiller. Puisqu'il m'a amenée... Quand j'ai pu me lever, il m'a amenée voir la voiture. Il me dit, tu vas venir voir la voiture ? Tu vas venir voir la violence de ce qui vient de se passer. Et quand je suis arrivée à la voiture, je fais, ah ouais. En fait, il n'y avait plus de devant de voiture. Les airbags avaient... Enfin, tous les airbags s'étaient ouverts. La voiture était en épave. Elle est partie en épave.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et il m'a dit, est-ce que tu vois ? Et même là, en fait, je dis « Waouh ! » Mais réellement...
- Speaker #0
Ouais, j'ai épousé ma voiture.
- Speaker #1
Ouais, c'est ça un peu. Mais ouais, bon, ben ok. Je me suis toujours dit, pourquoi les gens, ils n'arrivent pas à prendre leur voiture après avoir eu un accident, même petit. Mais moi, le jour d'après, je prenais ma voiture. Ok,
- Speaker #0
c'est pas grave. T'as eu trois jours de...
- Speaker #1
Trois jours où je n'ai pas pu me relever de mon lit d'hôpital. Et quand je me suis levée, on est parti et tout allait bien.
- Speaker #0
Et t'as repris le travail.
- Speaker #1
J'ai repris le travail, je crois, même pas une quinze jours après.
- Speaker #0
Tu ne t'es pas forcément posé de questions sur ce qui venait de t'arriver ?
- Speaker #1
Oui, j'ai eu un gros accident. Je me sentais plus coupable d'avoir fait cet accident que de me dire « waouh, je suis miraculée » . Pas du tout.
- Speaker #0
Parallèlement à tout ça, tu construis ta vie d'adulte, notamment professionnellement et amoureusement, parce que tu es avec ton conjoint en ce moment-là. Qu'est-ce que tu faisais professionnellement ?
- Speaker #1
J'étais à la banque. J'étais conseillère pro à la banque. En fait, quand j'étais jeune, je ne savais pas quoi faire. Je sors du bac, avec mon bac, je prends une année sabbatique parce que... Je ne savais pas du tout quoi faire. D'ailleurs, je venais embêter mon mari à son IUT régulièrement. Lui qui essayait d'apprendre ses cours, moi je l'embêtais. Pendant un an, vraiment en errance, en me disant qu'est-ce que je vais faire. Et j'ai ma marraine à ce moment-là qui me dit, moi je pense que réellement que tu es faite pour faire de l'administratif dans la compta ou dans un truc comme ça. Vraiment, c'est fait pour toi, j'en suis sûre et tout. Je dis ouais, pourquoi pas ? Ouais, c'est vrai, ça m'intéresse. L'administratif, j'aime bien les papiers, j'aime bien faire ranger, classer, tout ça. Allez, pourquoi pas ? Donc, je me lance dans un IUT de compta, gestion. Je fais pendant deux ans et à la fin de mes deux ans, en fait, on me dit il faut faire un stage. Ok, un stage, je cherche et tout. Et je trouve à la banque un stage avec un chargé pro. Et je fais ce stage, ça me plaît beaucoup. Et je me dis pourquoi pas continuer là-dedans. Et je fais du coup une licence pro banque.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
en alternance et ça me plaît donc je continue là-dedans.
- Speaker #0
Ok. C'est quoi que tu aimais dans ce travail ?
- Speaker #1
J'aimais bien aider les autres à construire leurs projets. Ce que j'aimais, c'était qu'ils arrivaient avec des idées et moi, je leur permettais grâce au prêt, grâce au fait que j'étais le côté financier en fait, de pouvoir les aider à accomplir ce qu'ils voulaient faire en fait, de remettre du mouvement dans leurs projets.
- Speaker #0
Ok. Donc, t'es conseillère bancaire puis ? À 28 ans, tu deviens maman pour la première fois. Comment tu as vécu ta grossesse ? Est-ce que c'était une grossesse désirée ? Est-ce que tout s'est bien passé ?
- Speaker #1
En fait, à 28 ans, j'étais à la banque. Et là, je me dis comme une urgence de devenir maman. Mais vraiment une urgence. Je dis à mon mari, là, maintenant, il faut faire un enfant. Là, en fait, ce n'est pas une idée comme ça qui passe par là. Non, non, c'est dans mes tripes, c'est dans mon ventre. C'est viscéral. C'est viscéral. Carrément, je me dis... Il faut que je devienne maman, en fait. C'est l'art, en fait. Vraiment, j'ai eu ce truc où c'est maintenant et coûte que coûte.
- Speaker #0
Comment ça se passe, ta grossesse ?
- Speaker #1
Très bien, je suis super heureuse, du coup. Je suis enceinte. En plus, ça arrivait hyper rapidement. Je crois que j'arrête la pilule. Je suis tombée enceinte 3-4 mois après. Donc, je suis trop contente. Ça y est, je vais devenir maman. On prépare la chambre, on prépare les trucs. Enfin, moi, je suis trop contente, quoi.
- Speaker #0
Trop chouette. Et est-ce qu'à ce moment-là, t'avais toujours cette impression d'être là sans réellement être présente, comme avant ? Vraiment dissociée ?
- Speaker #1
En fait, je crois que je n'ai jamais pris conscience que j'étais dissociée. Donc, à ce moment-là... Maintenant, si je me vois en arrière, oui, je l'étais. Mais pendant le moment, non. J'étais à fond dans ma grossesse, quoi.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Je n'étais pas du tout dissociée de mon corps, pour moi.
- Speaker #0
Oui. Comment s'est passée la naissance de ton fils ?
- Speaker #1
magique. Mon fils me rappellerait toujours, on rentre une séance de préparation à l'accouchement avec mon mari. Et on est au feu rouge. Et là, je sens un claque et mouillé, mais de partout. Et je me dis « Waouh ! Qu'est-ce qui se passe ? » David, je crois que ça arrive. C'était un mois avant le terme. Et il me dit « Mais non, mais c'est dans un mois, c'est pas maintenant ! » J'ai dit « Si, si, c'est là ! On y va ! C'est obligé ! » Et donc, du coup, on part à l'hôpital. Et j'avais toujours entendu Merci. que le bain, c'était trop bien pour dilater et tout ça. Donc, je demande le bain. Donc, on me met dans la salle... Alors, je ne sais plus comment... Salle nature. Ouais, nature, où il y a le bain, les musiques, les couleurs et tout. Dans l'hôpital, d'ailleurs, c'est génial, ces salles-là. D'ailleurs, je propose à toutes les femmes de le faire, parce que c'est vraiment top, ces salles-là. Et donc, ils me mettent dans le bain et tout. Et vraiment, je ne sens plus les contractions. Je me sens bien. Je sens que... Ça souffre tout doucement, mais que vraiment, j'ai plus mal et tout. Et puis là, je sors du bain, je dis, « David, quand même, là, les contractions, elles recommencent à être un peu dures, donc je voudrais peut-être appeler la sage-femme. » Et puis, elles arrivent et tout, et ils me disent, « Bon, ben, madame, on vous sort du bain, donc je sors et tout. » Et elle me dit, « Ben... » Il est là, il faut y aller. Non mais moi, je veux la péridurale. Je veux la péridurale. Non, non, madame, ce n'est pas possible. Il faut y aller. Ah mais non, c'est mort, je n'y vais pas. Je veux la péridurale. Non mais madame, on n'a plus le temps. Il est là, le bébé. Et là, en fait, la seule chose que je me suis dit, c'est que je me suis focalisée sur prendre mon bébé dans le bras. Et je me suis dit, pense à ce moment-là, oublie la douleur. Et en fait, maintenant, quand j'en prends conscience, je sais que j'étais dissociée, donc la douleur, je ne la sentais pas.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Même si c'est douloureux, même si sur le coup, c'était douloureux. Mais je sais qu'à ce moment-là, ça m'a permis de ne pas vraiment savoir la douleur de ce que j'étais en train de vivre. Et du coup, je me suis dit, allez, je pense au bébé qui est là, dans mes bras, et je pousse. Et en même pas dix minutes, il est sorti. Donc, j'ai eu vraiment un accouchement de rêve, quoi. Comme on voudrait tout avoir, quoi. Et donc, quand il arrive, c'est le bonheur. Oui, on en a clairement pleuré avec mon mari.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
c'est trop beau.
- Speaker #0
Comment ça se passe les premiers jours, les premières semaines ? Comment toi, tu les as vécues ?
- Speaker #1
Les premières semaines, je les ai vécues entre... C'était trop bizarre parce qu'entre le truc de me dire « Je suis trop contente, je suis mère. » Et en même temps, maintenant, si j'y reviens, je me dis « Je suis triste. » Je suis triste parce que j'ai l'impression qu'on est en train de me voler ce rôle de mère. Je ne sais pas comment expliquer, c'est un peu diffus, tu vois. J'ai l'impression de ne pas être pleinement mère. Comme s'il y avait quelque chose qui m'en empêchait, tu vois. Mais sans savoir mettre des mots dessus ou savoir ce que c'était.
- Speaker #0
C'est quoi que tu ne trouvais pas ?
- Speaker #1
Je ne trouvais pas ma façon d'être mère, tu vois. À ce moment-là, j'étais totalement dans le truc de me dire qu'est-ce qu'a fait ma belle-mère en tant que mère, qu'est-ce qu'a fait ma mère en tant que mère. Du coup, il faut que je fasse comme eux pour que ça soit bien fait, tu vois.
- Speaker #0
Tu étais un peu perdue en fait ?
- Speaker #1
Ouais, je pense que... Aujourd'hui, je pense que j'étais perdue. Perdue et puis tu sais, j'accouche à 22h50 de mon fils et le lendemain à 1h. Donc c'est le matin, donc déjà, t'es fatiguée de l'accouchement, même si ça s'était bien passé, mais t'es fatiguée. Tu dois prendre les premiers bains du bébé, les premiers moments et tout ça. Je voulais l'allaiter, mais j'y arrivais pas. Donc j'avais une énorme culpabilité de ne pas allaiter mon fils. Et là, à une heure, arrive ma belle-mère et qui a d'où je suis de ces réflexes-là de mère, quoi. Je la vois, elle le prend dans ses bras comme une mère. Elle a les gestes d'une mère que moi, à ce moment-là, je ne sens pas, en fait.
- Speaker #0
Tu ne te fais pas confiance.
- Speaker #1
Et je pense qu'inconsciemment, en fait, je rêvais d'être comme elle à ce moment-là, mais je sens qu'il y a quelque chose qui m'en empêche, en fait, d'être comme ça à ce moment-là.
- Speaker #0
Oui, c'est vraiment plus fort que toi, ça t'appartient pas à ce moment-là.
- Speaker #1
Et en fait, presque que je suis jalouse. Je sens que je suis énervée, que j'aimerais qu'elle s'en aille. Mais en fait, sur le coup, je pense que j'étais jalouse qu'elle ait ces réflexes-là et que moi, je ne les ai pas, en fait. J'avais vraiment envie d'avoir un amour profond pour mon fils. C'était vraiment une envie, mais il y avait un truc qui m'empêchait, en fait, d'être une injonction, je ne sais pas, mais quelque chose qui m'empêchait, en fait, d'être pleinement là.
- Speaker #0
D'où la tristesse que tu ressentais à ce moment-là.
- Speaker #1
Ouais, ouais.
- Speaker #0
Et tu m'as expliqué que ton fils, il réclamait beaucoup son papa.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Est-ce que ça a été depuis toujours ? Comment ça s'est manifesté ?
- Speaker #1
C'était diffus, en fait. Souvent, il pleurait quand je le prenais dans mes bras. Moi, ma mère m'avait toujours dit « Ne prends pas ton fils dans les bras parce qu'après, il va s'attacher. Après, ce sera dur. » Donc, je faisais ce qu'on m'avait dit en pensant que c'était bien. Aujourd'hui, je sais que ce n'était pas forcément ce qu'il fallait faire. Et tu vois, à ces moments-là, ou quand un enfant tombe, il se fait mal, par exemple. Dans ma main, il est là et il dit « Maman ! » Moi, il disait « Papa ! » Donc, il voulait son père. Quand il avait besoin d'un câlin ou quand il avait besoin... C'était papa, quoi. C'était souvent papa.
- Speaker #0
Et toi, qu'est-ce que tu ressentais face à ça ?
- Speaker #1
Un rejet fou. Ah ouais, un rejet. Comme si j'étais pas une bonne mère, quoi. Je disais, il veut pas de moi. Il veut pas de moi. C'était vraiment mes mots. Au lieu de dire... Maintenant, avec du recul, je me dis, au lieu de me dire, il y a un truc, je me disais, mais il veut pas de moi, mon enfant.
- Speaker #0
Est-ce que tu cherchais à comprendre pourquoi ? ton fils était comme ça ? Parce que quand je regarde ton thème en numérologie, tu as du 7. Le 7, c'est vraiment celui qui a besoin de comprendre le sens de tout. Est-ce que tu as vraiment cherché à comprendre ?
- Speaker #1
Je pense que j'ai cherché à comprendre pourquoi oui et non. Parce que tu vois, il y a des moments où je me disais pourquoi il aime plus son père que moi. Et il y a des moments où je me disais mon fils, il aime plus son père. Voilà, c'est comme ça, c'est pas autrement. Et puis... Tu l'acceptes. Je l'accepte. Mais les moments où je me posais la question, souvent je demandais aux gens comment ça s'est passé avec ton premier... Ma cousine m'avait toujours dit, tu verras, des fois le premier, il est plus proche de son père, et puis le deuxième, il sera plus proche de toi. Souvent, les enfants, ils ont un parent où ils sont plus proches que l'autre, et ce n'est pas grave. Donc, je me faisais un peu une raison, même si ça me rendrait profondément triste. Je me faisais une raison, quoi.
- Speaker #0
Comment ton mari vivait ça, lui, de son côté ?
- Speaker #1
Je ne sais pas si réellement je le montrais, cette souffrance. Elle était profonde, elle était intérieure. Je pense qu'à l'intérieur, je vivais une profonde tristesse. Mais je ne suis pas sûre de l'avoir montrée à hauteur de ce que je vivais. Mon mari, il me montrait à chaque fois quand je lui disais « Mais il ne t'aime plus, c'est tout. » Et il me disait « Mais non, regarde, là, tu as vu, il a eu ça, puis il a besoin de toi pour ça. » Je pense qu'il a essayé beaucoup de me rassurer.
- Speaker #0
Et quelques mois plus tard, tu tombes enceinte de ton second enfant. Comment ça s'est déroulé cette grossesse ? Est-ce qu'elle a été différente de la première ?
- Speaker #1
Oui, elle a été différente parce que le premier, je l'attendais plus que tout. C'est le premier, donc on est dans « ok, c'est la première fois que je suis enceinte, je découvre » . En fait, dans la découverte. Alors que le deuxième, je le voulais tellement, mais j'avais ce profond désir que celui-là, il allait m'aimer.
- Speaker #0
Tu recherchais vraiment de l'amour.
- Speaker #1
Ouais, ouais. Mais avec derrière une tristesse de me dire j'espère qu'il m'apportera ce que l'autre ne m'a pas apporté.
- Speaker #0
Parce que t'avais l'impression qu'il n'y avait pas d'amour.
- Speaker #1
C'est dur de dire ça parce qu'en fait à la base c'est nous qui devons apporter aux enfants et bizarrement j'attendais quelque chose de quoi.
- Speaker #0
Ouais. À ce moment-là comment c'était les relations avec ton premier enfant ? Comment il a pris l'arrivée de ce second enfant ?
- Speaker #1
Thiago il était à fond. Il pouvait pas venir à l'hôpital parce que les enfants à partir d'un certain âge, je sais il y a pas... par maladie et tout ça, ils ne pouvaient pas rentrer à l'hôpital. Donc, on a attendu, en fait, que je sorte de l'hôpital pour faire leur rencontre. Et c'était magique, quoi. Il s'est approché de lui, il l'a caressé, il voulait le prendre dans ses bras. Enfin, il a vraiment... J'ai vraiment vu son rôle de grand frère. Où il y a vraiment eu ce truc je veux le prendre dans mes bras, je découvre... Et on voyait qu'il y avait un profond amour déjà d'entrée de jeu. Et d'ailleurs, les premiers temps avec lui, tout le temps, il me demandait de le prendre dans ses bras. Je lui disais, non mais, t'es un peu petit, quoi, tu peux pas, alors on le calait sur le canapé, avec le bébé, je me mettais devant pour que... Mais il voulait tout le temps le prendre dans ses bras, quoi.
- Speaker #0
Et comment ça s'est passé, donc, la naissance de ton fils ? Parce que là, du coup, tu nous parles de son grand-frère qui a pris totalement sa place avec beaucoup d'amour. Toi, comment tu l'as vécu ?
- Speaker #1
Moi, mon deuxième, magique. Parce que j'ai fait tout l'inverse, j'ai pris dans mes bras. Je me suis dit, mince, ce n'est pas grave s'il s'attache à moi trop, comme ma mère me disait. J'ai envie, en fait, j'en ai besoin. C'était un réel besoin, donc je le prenais tout le temps dans mes bras. En plus, bizarrement, mais non, pour moi, je sais que ce n'est pas bizarre, il avait un problème de reflux. Donc la nuit, en fait, il pleurait tout le temps. Il fallait tout le temps que... je sois assise et qu'il s'endorme dans mes bras assise. Donc, c'était trop bien. Il était dans mes bras tout le temps. Je me gavais d'amour de ce petit.
- Speaker #0
Et pourquoi tu dis bizarrement, ce n'est pas bizarre ?
- Speaker #1
Je dis bizarrement, ce n'est pas bizarre parce que je me dis bizarrement, il avait besoin de moi. Mais ce n'est pas bizarre parce que je pense qu'il est venu réparer quelque chose.
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'elle a réveillé, cette naissance en toi ? Est-ce qu'il y a eu une prise de conscience avec ce second enfant ?
- Speaker #1
Il n'y a pas forcément eu de prise de conscience. s'il y a eu un... au comblement d'une certaine blessure qui était là.
- Speaker #0
Quand tu étais enceinte, il y a une femme qui est venue et qui t'a suggéré de faire une psychothérapie. Comment ce moment est arrivé dans ta vie ?
- Speaker #1
J'étais enceinte du deuxième, j'étais à la banque encore, je n'étais pas encore en arrêt, c'était un peu avant. C'était une cliente et elle vient pour un rendez-vous. Et puis je pense qu'elle comprend que malgré tout, même si je suis heureuse, il y a une tristesse qui est derrière. Je pense qu'elle le comprend à ce moment-là. Et elle me dit, vous savez, toutes les femmes qui sont enceintes devraient faire une psychothérapie avant d'avoir des enfants. Ça permettrait de couper certaines choses avant d'avoir des enfants. Et elle me dit ça, je dis... En fait, je le prends et ça passe au-dessus de moi. En gros, ouais, bon, ok, t'as dit ça, quoi.
- Speaker #0
T'as pas vraiment fait attention. Non,
- Speaker #1
j'ai pas pris attention à ce qu'elle a dit. C'est maintenant que, quand je m'en aperçois, je me dis, ouais. On m'a donné des signes.
- Speaker #0
C'était pas là pour rien. Il n'y a pas de hasard. Donc, ton deuxième fils arrive. Comment ça se passe, l'arrivée avec la maison, avec deux enfants ? Comment toi, tu le vis ?
- Speaker #1
Comment je vis l'arrivée avec deux enfants ? Ben, comblée parce qu'il y a beaucoup d'amour, en fait. Ouais. Clairement. Il y a de la lampe. Ouais, j'ai comblé d'amour. Mais je pense que la tristesse, elle est quand même là, quoi.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Elle est quand même en filigrame derrière, en fait. Je pense que même malgré tout cet amour, il y a un amour qu'il n'y a pas.
- Speaker #0
Comment c'était la relation avec ton premier fils, qui réclamait beaucoup son père ? Est-ce qu'avec l'arrivée de ton second enfant, il y a eu un changement avec lui ou pas ?
- Speaker #1
Alors, je pense qu'il n'y a pas eu de changement réellement. Il a toujours demandé son père. Mais on va dire que je me focalisais moins dessus, à me dire, oui, il ne m'aime pas, il me rejette. Je pense que comme il y avait le deuxième, ça me comblait, en fait. Donc, on va dire que j'écoutais mon... À ce moment-là, je pense que j'entendais ce que mon mari disait en me disant, mais non, ne t'inquiète pas, il t'aime. Tu vois, donc à ce moment-là, en fait, je ne prête pas forcément attention euh... qu'il y a un problème, tu vois.
- Speaker #0
Oui, tu recevais ta dose d'amour.
- Speaker #1
Oui, je recevais ma dose d'amour, donc c'était OK.
- Speaker #0
Et professionnellement, tu en étais où à ce moment-là ?
- Speaker #1
J'étais à la banque, toujours. J'étais toujours chargée part. Et donc, après la naissance de mon deuxième, j'ai huit mois d'arrêt de congé maternité, où je profite des deux. Et quand je re-rentre à la banque, vraiment professionnellement, j'explose en... charge départ au niveau des chiffres au niveau de tout vraiment je deviens vraiment très bonne et du coup je décide de venir charger pro quoi parce que moi ma carrière c'est quelque chose à ce moment là de très important et je trouvais du sens à devenir enfin à évoluer quoi voilà donc je me dis bon ben voilà là le but ultime c'est de passer charger pro pour après être directrice d'agence quoi voilà donc je passe charger pro à ce moment là quoi ok donc professionnellement ça se passe bien très bien
- Speaker #0
familialement aussi.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et quelques années plus tard, en 2021, deux événements vont te faire basculer dans une prise de conscience profonde. En mars, ta grand-mère paternelle fait un AVC. Qu'est-ce que cet événement a déclenché en toi ?
- Speaker #1
Donc, on vient de passer Covid, un moment où on a fait pause dans nos vies, où j'ai repris un peu le sens de la famille plutôt que du travail. Et arrive le premier AVC de ma grand-mère, avec qui ma grand-mère, je suis très, très, je ne vais pas dire fusionnelle, Non. Mais je l'aime profondément, en fait. Elle a assouvi certains besoins. Quand j'étais jeune, elle a été un amour pour moi. Et ce premier AVC me fait un électrochoc en me disant « Je risque de la perdre. » Et le problème, c'est que je la prends de ma cousine et pas de mes parents. Et là, une colère monte, mais folle, de me dire « Pourquoi mes parents ne m'ont pas prévenue ? » Et pourquoi c'est ma cousine qui m'a prévenue ? Et premier déclic de me dire « Mes parents, ils ne sont pas si parfaits que ça. »
- Speaker #0
Parce que du coup, c'est vrai que quand tu as eu ton premier enfant, tu t'es pris exemple aussi sur ta maman.
- Speaker #1
Oui, en fait, pour moi, mes parents, ce n'était pas des dieux. Mais si, en fait, puisqu'on explique en psychologie que papa et maman, c'est des dieux quand on est enfant, clairement. Et qu'on se construit par rapport à l'éducation de nos parents. Et qu'en psychologie, on t'explique que l'élément déclencheur de commencer à prendre conscience de ce que tu es et tout ça, ... C'est le moment où tu commences à couper le cordon. Tu vois, à couper quelque chose. Ok, j'ai appris ça, mais je ne suis pas tout à fait d'accord avec tout ce qui s'est passé. Je vais peut-être créer ma façon à moi de faire les choses. Et en fait, moi, ça a été l'élément déclencheur, puisque je me suis dit, en fait, ça, ce n'est pas ok pour moi, en fait. J'ai un lien profond avec ma grand-mère. Ce n'est pas mes parents qui me disent qu'il s'est passé ça. Et je me dis, il y a un truc qui ne va pas. Ils n'ont pas fait ce qu'il fallait. alors qu'avant ça, il y a eu... plein de choses qu'ils n'ont pas fait bien, mais pour moi, ils étaient parfaits.
- Speaker #0
Oui, c'est vraiment cet événement qui t'a fait prendre conscience de...
- Speaker #1
Qu'il y a eu un truc qui ne va pas.
- Speaker #0
Tu m'as dit que ça t'avait fait sentir la vie pour la première fois. Pourquoi tu dis ça ?
- Speaker #1
Comme un électrochoc, comme si, tu sais, quand on te met des électrodes pour te réveiller d'un coma. Vraiment, ça m'a fait un choc, où je me dis qu'il y a quelque chose qui ne va pas.
- Speaker #0
D'accord. Et quelques jours plus tard, en avril, ton fils... Donc ton premier garçon te dit une phrase qui te transperce. Est-ce que tu peux nous dire ce qu'est cette phrase et dans quel contexte ça arrive ?
- Speaker #1
Donc on est dans une période, une repériode de confinement, enfin un peu moins compliquée que 2020, mais quand même une période de confinement. Et mon mari attrape le Covid et dans cette période-là, on nous disait qu'il fallait s'isoler. Donc il s'isole. Je me retrouve seule avec mon fils, enfin avec mes deux fils. Il me semble que c'était les vacances scolaires et je me retrouve seule une semaine avec mes enfants à la maison, à ne pas pouvoir sortir parce qu'on était en confinement. Et on se dispute avec mon grand et mon grand me dit dans une dispute, je préférais que ce soit papa qui soit là plutôt que toi. Et là, c'est d'une violence, ça me fait une claque, je me prends le mur en pleine face. Et je me dis waouh, mon fils il me dit ça. c'est pas lui qui a un problème, c'est moi qui ai un problème. Je sais pas comment c'est venu cette phrase, comment je me suis dit ça, mais je me suis dit Williamine t'as un problème. Y'a un truc qui va pas.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu comprends par rapport à cette phrase de toi, de lui, de ton rôle de mère ?
- Speaker #1
Je me dis que là, je comprends qu'il y a un problème dans notre relation, que je l'aime profondément, mais qu'il y a un problème. Et je me dis là, à ce moment-là, c'est pas lui qui aime plus son père que moi. C'est moi qui fais quelque chose qui ne va pas.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
donc là c'est vraiment toi qui te remets en question. Ouais,
- Speaker #0
je me dis il y a un truc qui va pas et je peux pas rester comme ça. Pour lui je peux pas rester comme ça.
- Speaker #1
Est-ce que t'as remis en question toutes les années qui venaient de s'écouler ?
- Speaker #0
Pas à ce moment-là.
- Speaker #1
Pas à ce moment-là. Et si je te dis que cette année 2021 tu étais en influence 12, en numérologie l'influence 12 c'est une période vraiment de brouillard, comme une zone de flou, que tu traverses pendant laquelle tu as pu vivre différents événements censés te réveiller, et te faire prendre conscience que quelque chose n'était pas aligné. En fait tu vas vraiment vivre des événements plus ou moins marquants. qui sont censées te bousculer. Est-ce que tu avais conscience que la vie, elle essayait vraiment de te chambouler à ce moment-là ? De te bousculer, de te réveiller ?
- Speaker #0
Je n'avais pas conscience de ça.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Que c'était en train de me réveiller. Par contre, j'avais bien conscience à ce moment-là qu'il y avait un problème chez moi. D'ailleurs, c'est trop drôle parce que ce que tu dis, parce qu'en astrologie, il y a un gros changement planétaire qui est... Enfin, si on connaît un peu, il y a Neptune. Neptune qui est passé en poisson en 2012. Donc, premier accident. Et en fait, Neptune en poisson, c'est dire qu'il faut sortir de l'illusion et sortir de quelque chose qu'on ne croit pas, à quelque chose qu'on croit. Et on réveille les personnes. C'est bizarre parce que, c'est pas bizarre, mais voilà, j'ai eu l'accident en 2012. On dit qu'on a un premier réveil à 29-30 ans de conscience. Et en fait, 29-30 ans, c'est la naissance de mes deux enfants. Premier réveil que je n'ai pas du tout écouté. Et là, on arrive à ce moment-là où je sens qu'il y a quelque chose qui ne va pas, mais pour le moment, je ne mets pas le doigt dessus. Je sais que ça vient de moi, mais je ne sais pas d'où. Mais je sais qu'il va falloir que je fasse quelque chose.
- Speaker #1
Et ce qui est très fort dans ton histoire, c'est qu'en numérologie, tu as du 7. Et le 7, c'est le besoin profond de comprendre, d'analyser, de chercher le sens de ce qu'on vit. Pourtant, tu m'as raconté que pendant toutes ces années, tu étais dans une forme de dissociation, comme si tu avais mis le mot de survie, sans chercher à savoir pourquoi tu étais comme ça. Comment, toi, tu expliques ce décalage entre ta nature, qui a besoin de sens, de comprendre, et cette longue période où tu n'as justement pas cherché à comprendre ?
- Speaker #0
Je me pense clairement que mon corps était en dissociation totale. Si je peux donner quelques pistes aux gens, c'est que le mot de survie, c'est comme la gazelle dans la savane. qui est en train de se faire courser par le lion. Pendant que la gazelle est en train de courir, elle n'est pas en train de réfléchir mentalement. Elle n'est pas en train de se dire « j'ai faim ou j'ai pas faim ? » « Je dois brouter ou pas ? » « Je prends quel chemin ? Droite ou gauche pour pas me faire bouffer par le lion ? » Non, elle court en fait. Elle ne réfléchit pas. Et vraiment, la dissociation, c'est ça. C'est « j'avance et je ne réfléchis pas » .
- Speaker #1
Oui, tu étais vraiment comme ça.
- Speaker #0
Et j'étais vraiment comme ça.
- Speaker #1
Est-ce que tu as décidé à ce moment-là, donc après l'ABC de ta grand-mère, ton fils qui te dit cette phrase-là. de te faire accompagner pour comprendre ce qui se passait en toi.
- Speaker #0
Oui, et du coup, je décide en fait, je vois sur Internet des formations et je vois la formation de NeuroTraining. Je vois qu'il y a plusieurs modules. Il y a un premier module où c'est vraiment travailler sur soi. D'abord, le premier module, c'est découverte, ensuite, travailler sur soi. Et le dernier, c'est la professionnalisation. Et moi, je me dis, tiens, si j'y allais pour comprendre. Ce qui ne va pas chez moi, en fait, parce que j'ai vraiment, à ce moment-là, conscience qu'il y a quelque chose qui ne va pas.
- Speaker #1
Oui. Et c'est quoi, du coup, exactement, le neurotraining ?
- Speaker #0
Le neurotraining, c'est de la kinésiologie avancée, mais avancée pourquoi ? Parce qu'en fait, en neurotraining, on apprend le MDR, on apprend la médecine chinoise, on apprend le corps, on apprend plein de techniques et plein de choses. C'est pour ça qu'on appelle ça le neurotraining, parce qu'on part à la découverte de vraiment soi, mais par toutes les méthodes, en fait. Voilà, donc c'est vraiment partir à la découverte de soi, et non pas par le passage de la conscience, mais vraiment par le passage du corps. En fait, dans le corps, on va voir engrammer tout ce qui est blocage, tout ce qui t'empêche d'être réellement toi, en fait, de faire tes choix. Donc, quand je vois qu'est-ce qui t'empêche d'être toi, je me dis, bah oui, il y a un truc qui m'empêche, il y a un truc qui m'empêche d'être vraiment la mère que je dois être. Et je ne sais pas quoi, donc, bah, il faut que j'y aille,
- Speaker #1
pour comprendre pourquoi. Donc en septembre 2021, tu décides de te lancer dans cette formation. Est-ce que tu peux nous raconter tes premiers pas dans ce cheminement ?
- Speaker #0
Oui, les premières fois, je me prends en pleine face, plein d'infos, plein de trucs, sans vraiment comprendre pourquoi. Les quatre premières séances, je suis vraiment dans « waouh, qu'est-ce que je fous ici ? » Parce qu'il y a plein plein d'infos et je me dis « mais jamais je vais arriver à tout engranger, à tout comprendre, à tout… » Et petit à petit, en fait, parce qu'en fait, dans ces formations, on a une partie théorie où on apprend, et une grande partie pratique pendant tous les week-ends. Et pendant les pratiques, en fait, je me prends claque sur claque, quoi. Je conscientise que j'ai plein de tristesse, que j'ai plein de choses que je n'avoue pas, en fait, et qui m'ont manqué, en fait, dans mon enfance. Et là, je les sors, quoi, et je pleure, je lâche. Et là, tout était en train de prendre sens. J'ai eu plein de prises de conscience de me dire, en fait, t'es en train de réitérer.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
T'es juste en train de réitérer ce que t'as vécu. Et c'est pas ok, en fait.
- Speaker #1
C'est le fait de rejeter ton...
- Speaker #0
Bah en fait, je pense que je rejetais pas mon fils parce que j'en avais grandement besoin. Mais j'avais pas à en avoir besoin, en fait. Je devais d'abord remplir ce qui me manquait avant de pouvoir lui donner, en fait. Une mère, c'est quoi ? Elle donne et elle attend pas un retour. Et moi, en fait, j'attendais.
- Speaker #1
juste j'attendais qu'il me donne et est-ce que tu as vu évoluer la relation avec ton fils suite à ça ?
- Speaker #0
oui ou pendant d'ailleurs cette relation pendant après ça a été ça a fait on off ou off on plutôt ça a fait on off on ouais complètement parce que aujourd'hui je prends mon fils dans les bras je lui donne plein d'amour sans avoir besoin qu'il me le donne et ça ça a tout changé en fait parce que clairement aujourd'hui, il ne se couche pas une seule fois sans me demander un câlin. Et il me dit si tu ne me fais pas le câlin, je ne peux pas dormir. Chose que jamais avant c'était arrivé. Il me dit des secrets, on parle beaucoup, on se prend dans les bras. Il y a vraiment cette complicité, cet amour qui a toujours été mais dissocié en fait, alors que là, il est plein et entier. Et clairement, je pense que ce qui a changé, c'est que je n'ai plus. besoin de lui. Je lui donne tout ce que j'ai et j'ai plus besoin qu'il revienne en retour. C'est beau de revenir, oui, mais j'en ai pas besoin. On doit être là juste pour leur donner en fait.
- Speaker #1
Oui. Leur donner et les élever.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Leur permettre de grandir, de s'épanouir. Et professionnellement, tu en étais où à ce moment-là ? Est-ce qu'ils étaient au courant de ta formation ?
- Speaker #0
Non, à la banque, ils étaient pas au courant, à part quelques copines que je connaissais, enfin voilà, qui j'en avais parlé un peu. Mais non, ils étaient pas du tout au courant. J'étais chargée pro à ce moment-là. Donc, tout se passait bien, même si je sentais que je ne ferais pas ça toute ma vie.
- Speaker #1
Tu commençais finalement à avoir une autre vie.
- Speaker #0
Ah ouais, à me dire, ouais, je ne ferais pas ça toute ma vie.
- Speaker #1
Et c'est quoi finalement le moment déclencheur ?
- Speaker #0
Le moment déclencheur, ça a été... En fait, pour moi, à la base, je faisais cette formation. Puis petit à petit, dans cette formation, je me suis dit, pourquoi pas le faire le côté professionnel. Et donc, j'ai avancé dans ce truc-là en me disant, peut-être, je vais pouvoir faire moitié-moitié. tu veux Ou de temps en temps, je ferai des séances à des gens comme ça. Et puis, j'avancerai comme ça. Et puis, le jour où vraiment ça prendra, je quitterai la banque. Et en fait, un jour, j'ai un dossier d'un client où vraiment j'ai envie d'accompagner. Et là, ma direction me met des bâtons dans les roues en voulant que je vende, vende, vende, vende à la place de prêter. Et là, je dis non, ça n'a pas de sens en fait parce qu'il a besoin d'argent. et là on... On va lui faire acheter des trucs alors que lui, il est là pour demander de l'argent. Et moi, là, ça ne prend pas de sens. Et en fait, j'ai vraiment cette colère qui monte et j'explose. Je me dis que ce n'est pas possible. Je m'en suis envie d'accompagner cette personne et vous ne me laissez pas le faire. Et là, je me dispute avec ma directrice et elle me fait la gueule pendant une semaine. Et là, je me dis que ce n'est plus possible. Là, aujourd'hui, ce n'est plus possible. Je ne trouve plus de sens. Et vraiment, il y a eu en mon fort intérieur ce truc de me dire plus de sens dans ce que je fais. Je ne peux plus accompagner les gens comme j'ai envie de les accompagner. Donc, ce n'est plus OK, en fait. Et là, je me dis, non, il faut que je trouve une solution pour partir. Je ne peux plus. C'était viscéral, en fait. Je pleurais, je n'avais pas envie d'y aller. Et mon mari me dit, mais Williamine, à un moment donné, le boulot, ce n'est pas la vie. Donc, réellement, on ne se met pas à mal, on ne met pas sa santé à mal pour un travail. Donc, je me dis, là, il faut que je trouve une solution. Et donc, je décide de faire une démission reconversion.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Voilà. Et je fais cette démission reconversion pour partir pleinement dans mon métier.
- Speaker #1
Finalement, donc la formation de neurotraining.
- Speaker #0
Et donc, je passe neurotraineur. Je quitte la banque à ce moment-là.
- Speaker #1
Donc, en juillet 3, tu te lances. Donc, tu as ton compte. Mais en mars du juillet 4, tu vis un nouveau choc. Tu m'as confié que quelque chose était réveillant en toi en écoutant un podcast. est-ce que tu peux nous en parler ?
- Speaker #0
Ouais, je suis dans la voiture et à ce moment-là, je voulais me découvrir. J'étais en pleine découverte de moi à ce moment-là, j'adorais ça. Même aujourd'hui, de toute façon, ça ne m'a pas quittée. Je voulais aller un peu plus loin dans tout ce qui était féminité. Voilà, mon rôle de mère, là, je l'assumais pleinement, mais là, je voulais retrouver cette femme. Voilà, ça a commencé par la mère, et je voulais retrouver cette femme. Et j'écoute un post-cat sur la féminité et cette fille dit « Oui, mais… » Avant de retrouver cette féminité, cette sensualité, tout ça, il faut d'abord passer par des étapes. Et pour certaines, c'est de travailler nos abus. Et là, ça fait un électrochoc dans ma tête. Et je me dis, mais Williamine, tu l'as subi aussi. Et en fait, tu l'as toujours su.
- Speaker #1
Donc c'est là où, à ce moment-là, tu comprends que tu as subi quelque chose, des abus. Qu'est-ce que tu as ressenti à ce moment-là ?
- Speaker #0
Un électrochoc dans le sens où... Je vais expliquer un peu la sortie d'amnésie. La sortie d'amnésie, c'est que tu as l'impression que tu es en train de revivre le truc, mais au côté émotionnel. C'est-à-dire que tu as l'impression que toute l'émotion que tu as vécue à ce moment-là était en train de te revenir en tsunami. Mais vraiment en tsunami. Je me dis « Waouh, tu l'as toujours su et c'est en train de te dévaster. » Je rentre à la maison, je pose la voiture et là, tout le week-end, je me mets à pleurer. Et je me dis « Waouh, il y a un truc qui est en train d'arriver, mais il va falloir... » que tu te fasses aider, quoi. Tu peux pas vivre ça toute seule, quoi. Parce que là, t'es en train de vivre un tsunami. Et je me sens vraiment dans un brouillard total, en fait, où... Waouh ! Qu'est-ce qui m'arrive, quoi ? Je viens de prendre un coup sur la tête. Comment je sors de là ? Parce que j'ai conscience, à ce moment-là, comme j'accompagne déjà des femmes, et d'ailleurs, dans mon cabinet, à ce moment-là, je commence à avoir des gens qui ont vécu des abus. Et je me dis, là, t'es en train de vivre quelque chose et tu le sais pertinemment que tu peux pas rester toute seule, là. Donc, il va falloir que des vachettes cancun.
- Speaker #1
Est-ce que tu en as parlé ? Est-ce que tu t'es fait accompagner de suite ?
- Speaker #0
Oui, de suite. Le week-end passe, le lundi, j'appelle la première psychologue que je trouve. Et je me dis, j'y vais. En fait, dans tous les cas, c'est maintenant. Je ne veux pas rester seule comme ça. Donc je me fais accompagner de suite.
- Speaker #1
Et est-ce qu'à ce moment-là, tout s'est éclairé ? Tu as fait le lien avec l'état dans lequel tu étais pendant toutes ces années ?
- Speaker #0
Pas de suite. C'est en me faisant accompagner que je comprends et que je conscientise. Parce qu'en fait, il y a eu un élément déclencheur qui fait que je comprends. C'est un livre. parce que la psychothérapie commence à m'amener à parler de ça et de tout ça, à pouvoir le libérer. Mais je lis un livre sur, c'est la trousse, alors je ne me rappelle plus le nom exactement, mais c'est la trousse de secours pour sortir d'amnésie. Et elle explique en fait ce que c'est l'amnésie, ce que ça fait. Et là je comprends qu'en fait toutes ces années j'étais en dissociation. Et là je comprends que toutes ces années en fait je n'ai rien ressenti. Et je comprends que je ne pouvais pas ressentir ce rôle de mère. Parce que moi-même, je n'étais pas là, en fait. Je comprends que mes relations, je me suis laissée faire toutes ces années parce qu'en fait, je ne pouvais pas dire stop. Je n'étais même pas dedans.
- Speaker #1
Cette période, elle semble être vraiment un vrai tournant. Un moment où tu as commencé à te reconnecter profondément à toi-même et à poser les bases de la femme que tu es aujourd'hui. Aujourd'hui, donc tu es face à moi, tu es alignée, maman, thérapeute et accompagnante. Comment est-elle ta vie aujourd'hui ? Est-ce que tu peux nous en dire plus ? Nous dire où tu en es.
- Speaker #0
Ouais, aujourd'hui, je suis pleinement là. Et ça, c'est le plus beau cadeau de la vie, c'est d'être présent. Tu sais, il y a quelques années, j'avais lu Le Moment Présent, j'avais trouvé ça tellement puéril. Maintenant, je comprends pourquoi je n'étais pas là. Mais aujourd'hui, je comprends. En fait, ce que vraiment être là, c'est juste de ressentir. C'est juste de sentir cet amour, c'est de sentir que tu es vivante, c'est sentir... Que tu es présente, c'est sentir que même là, quand t'es pas ok, t'es pas ok et tu le ressens. Rien que ça, c'est de la présence aussi. Et aujourd'hui, je suis vraiment présente. J'ai envie de vivre, réellement. Vraiment, aujourd'hui, j'ai envie de vivre. Et dans tous les domaines de ma vie, en fait. Autant avec mes enfants. Chaque moment, j'ai chéri vraiment ces moments-là. Je les prends dans mes bras et je me dis, c'est trop bon ! Je suis là, en fait. même avec mes clientes je me dis c'est magnifique en fait même dans les épreuves en fait aujourd'hui je me dis que il peut m'en arriver plein des épreuves c'est pas grave je sais que quoi qu'il arrive en fait si je suis là avec moi-même rien ne peut m'arriver en fait c'est le plus important ouais rien ne peut m'arriver et moi j'aimerais que tu parles de professionnellement où est-ce que tu es rendue parce que moi j'ai fait j'ai
- Speaker #1
été cliente de Williamine elle m'a fait beaucoup évoluer donc j'aimerais bien que tu nous en parles Mon métier aujourd'hui c'est neurotraîneur.
- Speaker #0
Et en fait, j'aide les personnes à sortir de certains blocages, de se remettre en mouvement réellement. Parce que je trouve qu'il y a plein de moments où on ne sait pas comment y aller, on ne sait pas ce qui se passe. Il y a un truc qui nous attire ou il y a un truc qu'on voudrait faire. Ou même, il y a une relation. Moi, je peux en parler avec mon fils, c'est clairement ça. Il y a une relation avec nos enfants qui ne va pas. On se demande, qu'est-ce qui se passe ? et en fait remettre du mouvement dans le truc, remettre de la vie dans tout ce qu'on fait. Et vraiment, il y a une phrase qui dit « la vie c'est le mouvement » , mais c'est clairement ça. C'est de remettre un mouvement, c'est remettre de la vie dans les gens. Je n'ai rien. Et j'accompagne à ça. Et bientôt, astrologue ! Quand bien même, je commence déjà à me passionner pour ça, mais j'aime beaucoup l'astrologie. Je pense que ça a toujours baigné dans ma vie, puisque ma mère, en fait, allait voir un astrologue quand j'étais petite. Ça m'a fait monter. J'ai toujours baigné là-dedans. Et là, j'ai renoué avec ça. J'adore vraiment, je me passionne pour ça et j'aimerais vraiment accompagner les gens en astrologie, mais plus profondément, c'est-à-dire pas juste un thème natal. Là, je me fais accompagner par Mathilde Cornier qui est juste exceptionnelle et qui va vraiment montrer les mémoires cellulaires, tout ce qui est engrammé dans le corps de génération en génération, mais aussi dans nos vies, tout ce qu'on engramme, tout ce qu'on prend et tout ce qu'il faut libérer pour pouvoir avancer. Et être sur notre vrai chemin, en fait. Je ne vais pas dire vrai chemin parce qu'il n'y a pas de chemin, en fait. Il y en a des milliers de chemins. On peut prendre n'importe lequel. La seule chose qu'il faut faire, c'est être en vie.
- Speaker #1
C'est tellement passionnant. Allez la voir. Quand on regarde ton thème en humorologie, donc tu as du 7, celui qui a besoin de sens, de transmettre. Le 11, qui guide, inspire, pour faire grandir les autres, pour les faire évoluer aussi. Le 33, qui soigne et qui apporte du mieux-être. Le 5, qui a besoin de liberté et de mouvement dans sa vie. Est-ce qu'aujourd'hui tu as l'impression que tu t'es enfin retrouvée ?
- Speaker #0
Ah ouais, complètement. Complètement, je me suis retrouvée. En fait, je ne me suis pas retrouvée. Je me suis trouvée.
- Speaker #1
Quel conseil tu aimerais offrir aux mamans qui doutent d'elles-mêmes, qui se sentent perdues, dépassées ?
- Speaker #0
Croire en elles. Croire en elles. S'il vous plaît, écoutez cette femme qui est venue dans mon cabinet. Faites-vous accompagner avant de faire des enfants ou après, si vous voulez. Mais faites-vous accompagner parce que... Il n'y a pas plus beau chemin que de revenir à soi pour aider nos enfants. En fait, j'ai toujours entendu cette phrase qui m'a dérangée. Si je pense à moi, je ne pense pas à mon enfant, je suis égoïste. Mais non, mais tellement pas. C'est penser à vous d'abord, parce que vous ne pourrez pas être la meilleure des mères, la meilleure des socles, parce qu'on doit être des socles pour nos enfants. Si nous-mêmes, on ne va pas bien, quoi. Ce n'est pas possible. Ils le sentent, ils le ressentent, c'est des éponges nos enfants. Donc ils vont vous le montrer que ça ne va pas. Par des disputes, par des problématiques, par n'importe quoi, ils vont vous le montrer que ça ne va pas.
- Speaker #1
Oui, et puis un jour tu m'as dit quand je suis venue dans ton cabinet que de 0 à 7 ans, les émotions des enfants c'est les émotions des parents aussi. Oui,
- Speaker #0
les parents viennent guérir les blessures cachées des parents. De 0 à 7 ans c'est pour nous révéler qu'ils sont là.
- Speaker #1
Après tout ce que tu as traversé, le chemin que tu as fait pour te choisir, tu pouvais t'adresser à ton fils ? avec qui la relation a été compliquée, et même à ton second, qu'est-ce que tu aimerais leur dire ?
- Speaker #0
Que je les aime. Mais profondément.
- Speaker #1
Est-ce que tu as un mantra ? Des émotions ? Ou une habitude qui te guide aujourd'hui et que tu aimerais partager avec nos auditrices ? Quelque chose que tu fais toi tous les jours et qui te permet de te sentir vivante.
- Speaker #0
De revenir à mon corps. Moi, je fais du stretching, des étirements, et j'y mets beaucoup de respiration, beaucoup de conscience, à être vraiment là, en fait, dans mon corps. Et de ressentir que ça soit... positif ou négatif, mais juste ressentir. Et je pense que clairement, il y a une chose aussi qui est hyper importante, c'est ouais, faites-vous accompagner, mais mettez-le en pratique. Parce que c'est bien beau d'aller comprendre plein de choses sur soi, mais si on ne le met pas en pratique dans notre vie de tous les jours, ça ne peut pas avancer. Donc moi, ma pratique, c'est ça, c'est de revenir à mon corps.
- Speaker #1
Devenez actrice. Pour conclure, je te propose de tirer une carte d'oracle et de partager son message pour toutes les femmes qui cherchent encore à se choisir, s'il te plaît.
- Speaker #0
le monde a soif de ton bonheur trop belle une existence imprégnée de souffrance ou de malheur sans possibilité de réaliser tes aspirations les plus profondes ne nourrit pas l'âme du monde alors que ton bonheur, ton abondance et ton engagement à vivre pleinement illumine le monde entier oui oui et Williamine elle est sur Sorgues dans le 84
- Speaker #1
Je vous invite vraiment vivement à aller la voir. Merci beaucoup Williamine. Merci à toi. Si tu veux en savoir plus, viens me retrouver sur Instagram, sur mon profil Maman épanouie toi, ou via le lien dans la description. Et si ce podcast t'a plu, pense à le partager autour de toi, ou à laisser 5 étoiles, ça m'aide énormément, merci infiniment. Prends soin de toi, choisis-toi, et on se retrouve très vite pour un prochain épisode.