Speaker #0Bienvenue sur le podcast Manger en Paix, je suis Charlène Béraud, diététicienne, nutritionniste et hypnopraticienne avec une approche très globale. Et ma mission est simple, rendre aux gens la joie d'habiter leur corps. Ici, on parlera donc bien évidemment du corps, de nos comportements alimentaires et de l'estime de soi, sans pression et sans violence. Ce podcast, c'est comme un chemin, un chemin où chaque épisode t'aide à avancer vers une relation plus douce avec toi-même, à ton rythme à toi. Si tu es là... c'est que tu aspires à plus de paix, de liberté, de légèreté. Alors bienvenue, respire un bon coup, tu es au bon endroit. Est-ce que ça t'est déjà arrivé d'avoir une vie qui commence vraiment à aller mieux ? Tu vois des professionnels peut-être pour t'aider dans divers domaines et ça paille. Mais ton corps, lui, il ne suit pas. Ou vraiment peut-être même pas du tout, du tout. Comme si au moment où tu pourrais enfin profiter, il reste quelque chose physiquement Au niveau peut-être de ton poids ou d'autres choses, des douleurs, gêner, en tout cas, il y a quelque chose qui bloque. Quelque chose que tu n'arrives pas à régler malgré tous tes efforts. Personnellement, c'est pas mal mon cas en ce moment. Je vois plusieurs professionnels, par exemple une psychologue, une acupunctrice qui est aussi praticienne en médecine chinoise. Je l'ai vue notamment pour des règles très douloureuses après ma seconde grossesse et j'avais aussi d'autres symptômes. Et beaucoup de choses se sont améliorées, ce qui est génial. Je n'ai plus les maux de tête que j'avais, je n'ai plus les douleurs au niveau des sinus. Mes cycles sont de nouveau réguliers, pas trop abondants. Je n'ai plus de grosses douleurs la semaine de mes règles ou celle avant. Par contre, il y a quelque chose qui reste et qui a même empiré. C'est mon ventre qui est tout le temps ballonné, tout le temps gonflé. Mais vraiment tout le temps H24. Et au final, depuis que j'ai commencé mon suivi, ce symptôme-là, on va dire, il est pire. Donc, génial pour le reste, mais par contre, vraiment pas cool pour celui-ci. Alors que je fais pourtant, globalement, attention à ce que je mange, à certaines choses, voilà, plein de petits détails qui peuvent jouer, mais pourtant, rien, zéro résultat. Et comme je vous dis, je vois que c'est pire. Je le vois dans mes pantalons. J'ai essayé, là, vous voyez, il n'y a pas longtemps, mon short fétiche de l'été dernier. qui m'allait nickel, mais vraiment à la perfection, je n'étais pas du tout serrée dedans. Là, je l'ai essayé tout à l'heure. Après manger, pas le pire moment, mais justement, c'était un peu fait pour. En fait, je sens que mon ventre est serré dedans. C'est une taille haute, mais l'année dernière, l'été dernier, je n'étais pas serrée dedans. J'étais juste bien, même après avoir mangé. Et là, c'est quand même inconfortable. Et franchement, comme vous en doutez, et encore plus si vous vivez cette expérience, c'est difficile. Psychologiquement, c'est difficile. Et heureusement, j'arrive à appliquer ce que je conseille en consultation et j'arrive à rester bienveillante avec moi-même. Et surtout, je crois que c'est peut-être même... Enfin non, c'est tout autant important, j'ai confiance. J'ai confiance en moi de manière globale, en mon corps. Et je sais que sur le long terme, ça ira mieux. Sur le long terme, ça va s'apaiser. Je vais trouver des explications, je vais peut-être comprendre. En tout cas, je sais que sur le long terme, ça va se solutionner. Comme d'ailleurs, j'ai aussi le sentiment qu'au fond, ce n'est pas forcément lié à ce que je mange. Je sens, j'ai le pressentiment qu'il y a une part, si on peut dire, peut-être un peu émotionnelle. Peut-être que c'est lié à l'avortement de l'année dernière qui joue. Parce que là, justement, en ce moment, je vois que ces derniers mois, mon ventre grossit. Et là, je serai autour de la période d'accouchement. Donc, est-ce que c'est lié ? Peut-être, peut-être pas. En tout cas, c'est flou dans mon esprit, dans ce que je vis en ce moment. C'est chiant. Et en même temps, j'accepte. Même si ça me fait chier, même si c'est inconfortable quand je mets mes jeans, tout ça. En même temps, j'accepte. Et je fais en sorte de ne surtout pas en rajouter. C'est-à-dire que je mets des jeans vraiment les plus confortables que j'ai au niveau du ventre. Je les lave régulièrement, je fais gaffe. Mais voilà, ou sinon, ça m'est arrivé plein de fois. Je vais mettre des t-shirts longs ou des pulls longs. Et je ne vais pas fermer le dernier bouton. Vous voyez, parce que c'est hors de question. que je souffre au niveau du ventre, que j'ajoute du mal-être, de la tension à mon ventre, qui, si déjà, il ballonne, s'il est gonflé H24, c'est qu'il y a quand même bien une raison. Donc, je ne veux pas en rajouter une couche. Et puis, je vais continuer à faire de mon mieux en avançant un peu dans le flou, mais j'avance et je verrai bien. Voilà pour une partie, pour un sujet. Et je pense que je dois aussi revenir sur le fait que... Depuis le début d'année, donc cette année 2026, il y a beaucoup de choses qui vont bien mieux dans ma vie. Que ça soit au niveau professionnel, je me sens vraiment... Bien mieux, surtout depuis que j'ai deux enfants, je me sens beaucoup plus disponible, j'ai retrouvé ma créativité à fond, j'ai plein d'envie, il y a vraiment quelque chose qui s'ouvre au niveau pro, j'ai plein de projets et j'adore ça. Je suis entre guillemets redevenue vraiment Charlène, la diététicienne en libéral, épanouie de A à Z, qui de le retravaille me ressource, j'ai plein d'idées pour vous aider, vous accompagner, la reprise de podcast fait un bon moment. la newsletter, c'est vraiment génial. Dans ma vie perso aussi, ça s'appelle, il y a encore des choses à travailler émotionnellement, mais je sens que vraiment ça va dans le bon sens. À la maison, c'est plus simple, mes garçons vont avoir 2 et 4 ans fin avril, et clairement le quotidien est plus fluide. Le sommeil est bon, mon couple aussi, on commence vraiment à beaucoup plus profiter, à aussi réussir plus à se trouver des petits temps à deux de qualité, et apprécier aussi le quotidien beaucoup plus. Et là, ce matin... Je fais vraiment cet épisode aussi, encore chargé en émotions. J'apprends qu'à cause de ma chute en vélo en début d'année, là en janvier, je vais très très fort probablement devoir me faire opérer. Donc totalement ralentir mon activité alors que là j'étais dans un élan de dingue et que j'adorais. Et alors que tout allait mieux, vous voyez que tout repartait, c'est vraiment un coup dur parce que vous voyez même dans la routine du quotidien, pendant un mois ça va la perturber de dingue quoi. Donc voilà. Gros coup dur. Et je me suis fait cette réflexion, si là, je m'inspire de Charlie, l'hypothérapeute, je me suis fait cette réflexion que c'est un peu comme si ma vie était un jardin. J'ai pris du temps pour préparer le terrain, pour arroser, pour enlever ce qui gênait, pour remettre du mouvement, de l'eau, pour prendre soin de la terre. Et aujourd'hui, je vois que ça pousse. Pas parfaitement, mais ça pousse. Il y a du vert, il y a de la vie. Et ça me fait du bien. Mais au milieu de tout ça, il y a une zone qui reste dure. Une zone où rien ne change vraiment, où rien ne pousse encore malgré mes efforts. Et cette zone, aujourd'hui, je pourrais dire que c'est mon ventre. Peut-être mon genou. Alors, c'est encore différent vu que c'est lié à une chaute, mais en tout cas, je pense qu'on peut dire que c'est quand même mon ventre. Ça, c'est sûr. Et je crois, en fait, ce qui est le plus difficile pour moi... Ce n'est pas juste que ça bloque, c'est que ça bloque alors que le reste va mieux. Comme si je n'arrivais pas à profiter complètement parce qu'il reste, et là je mets des gros guillemets, encore ça à régler. Comme s'il y avait toujours un, ouvrez les guillemets, oui mais. Et ça je suis sûre, sûre que ça vous parle. Parce qu'en fait je crois que c'est, enfin ouais. Voilà, c'est oui, oui, oui, tout ça va mieux, c'est cool. Oui, mais oui, oui, oui, mais ça, c'est pas encore réglé. Et avec le recul, là, je commence à voir les choses autrement. Déjà que ce n'est pas un échec, que ce n'est pas que j'ai mal fait les choses. Peut-être que c'est juste une partie de moi qui ne se transforme tout simplement pas au même rythme que les autres, que le reste. Parce qu'en fait, j'ai déjà fait beaucoup. Et voilà, je vous dis pas tout sur des trucs perso parce que... parce que c'est trop perso. Mais je vous assure qu'il y a un gros truc quand même. Vous voyez, je sais que j'ai déjà fait beaucoup, que ce n'est pas fini, que je suis toujours en train de faire beaucoup. Et peut-être que tout ne se règle pas aussi avec plus d'efforts, plus de contrôle, plus d'ajustement. Et cette phrase, elle est dure à entendre, mais je crois qu'elle est vraiment centrale, essentielle. Et perso, je sais que je veux me la répéter beaucoup et j'ai envie du coup de vous la répéter. Tout ne se... ne règle pas avec plus d'efforts, plus de contrôles ou plus d'ajustements. Et je crois que notamment pour mon ventre, il y a beaucoup de ça. Et cette opération, même si je ne l'ai pas choisie, elle vient clairement ralentir mon mouvement. Vous voyez ce beau tourbillon, cette belle vague plutôt, dans laquelle j'étais, elle vient ralentir ça. Comme si, si je reprends mon jardin, il a besoin de changer de saison. Une saison où... en surface, on a l'impression que rien ne se passe, en tout cas pas grand-chose, mais en dessous, en profondeur, ça travaille autrement, vous voyez. Je ne suis pas une spécialiste des saisons, mais peut-être justement, c'est l'hiver avant l'arrivée du printemps où tout pousse, vous voyez. Donc j'essaye de me raccrocher à ça, à me dire que je dois avoir besoin de plus de lenteur, de ralentir plus les choses que ce que je crois. que cette opération, elle va aussi m'aider à évoluer sur autre chose, à me focaliser sur autre chose que sur ma mobilité, sur mon corps, que bah voilà, même si je sens que ça va être que trois semaines d'arrêt, mais c'est quand même trois semaines que j'ai pas décidé de prendre, vous voyez ? Mais voilà, je me dis que c'est que d'une certaine manière, à un certain niveau, je dois en avoir besoin si ça vient à moi. En tout cas, moi, personnellement, ça m'aide de croire à ce mouvement, à ce destin, à tout ça. Et je m'accroche surtout à l'idée que tout ce qui va mieux dans ma vie, c'est réel. Mon énergie dans le travail, elle est quand même réelle, elle est bien là. Mon couple, ma famille, cet équilibre qui revient, ça, ça tient et ça, ce sera là. Ça va peut-être être un peu challengé, le mois de mon opération, surtout dans la gestion avec les garçons, tout ça. Mais voilà, ce sera un challenge. On a fait bien pire avec la première année de vie de notre deuxième. Donc, ça va se faire. Et même avec ce ventre, même avec cette probabilité, force probabilité d'opération, le reste, il est là. Il est là et il va rester. Et peut-être que du coup, la suite pour moi, ce n'est pas de faire encore plus pour... de réparer, mais peut-être plutôt de continuer à prendre soin de moi sans que ça devienne une lutte, sans que ça devienne un gros effort. Voyez, sans grosse volonté, laisser de la place à ce qui déjà va bien et en prendre plaisir, en pleinement conscience et en profiter. Peut-être là encore plus si dans un mois ou je ne sais quand je me fais opérer. Enfin, à voir. Accepter que certaines parties de moi prennent plus de temps. Et traverser ce moment sans le voir uniquement comme un recul, comme si j'avais fait dix pas en arrière. Parce que clairement, ce n'est pas le cas, c'est un obstacle. Voilà, je le vois plus comme un obstacle, je reste à mon niveau, c'est un obstacle. Et voilà, vu qu'il est quand même plus ou moins gros, surtout si je me fais opérer, et puis vous verrez quand cet épisode sera publié, je serai peut-être déjà opéré, qui sait, vous voyez, je serai peut-être en convalescence. Je ne serai peut-être pas encore rompérée parce que peut-être que mon deuxième avichir va me dire « Non, il y a une autre option trop cool ! » Mais en tout cas, moi je ne vois pas ça comme « D'y pas en arrière ! » C'est juste que là, il faut que je retrousse un peu mes manches, que j'inspire de la bienveillance, que je souffle et que j'expire la frustration. Et voilà, j'ai une petite échelle à monter pour passer mon gros caillou et continuer mon chemin. Parce qu'aujourd'hui, mon jardin, il n'est pas parfait. Mais il est vivant. Et cette zone plus dure, elle est là. Elle fait partie du paysage. C'est ça, elle fait partie du paysage. Et elle ne veut pas dire que ça ne marche pas. Elle me dit juste, pas comme ça. Pas maintenant. Pas à ce rythme-là. Et même si ce n'est pas toujours facile, je sens, je sais que je suis en train d'avancer. Pas parfaitement, pas complètement, mais profondément. Et que ce caillou, ce gros caillou, je vais le traverser, je vais le passer, pas parfaitement, en faisant de mon mieux. Il y aura peut-être des moments de galère, il y aura peut-être une semaine où je vais passer ma vie à crier, à pleurer. Peut-être qu'il y aura de nouveau des petites disputes dans mon couple par rapport à leur gars. Mais je vais avancer, dans tous les cas, je le sais, je vais avancer. Et je refuse de me morfondre sur cet événement. Par contre, ce n'est pas pour autant que je n'ai pas le droit de me plaindre quand même un peu. d'extérioriser ma frustration parce qu'elle est plus que légitime, et en même temps, d'avancer différemment, pour peut-être justement vraiment avancer. Voilà. Cet épisode assez intime et très sincère, j'espère vraiment qu'il t'aura été, qu'il t'ait utile. Je suis convaincue qu'il peut aider vraiment beaucoup de monde, que ce message à travers mon histoire est vraiment... Universel et peut toucher vraiment beaucoup de monde, alors n'hésite pas à le partager à tes proches qui peuvent en avoir l'utilité et à mettre 5 étoiles et un commentaire si ce n'est pas déjà fait en signe de soutien pour mon podcast, ça me toucherait énormément. Merci de m'avoir écouté jusqu'au bout et à lundi prochain pour un nouvel épisode.