Speaker #0Bienvenue sur le podcast Manger en Paix. Je suis Charlène Béraud, diététicienne, nutritionniste et hypnopraticienne avec une approche très globale. Et ma mission est simple, rendre aux gens la joie d'habiter leur corps. Ici, on parlera donc de la vie de la personne. bien évidemment du corps, de nos comportements alimentaires et de l'estime de soi, sans pression et sans violence. Ce podcast, c'est comme un chemin, un chemin où chaque épisode t'aide à avancer vers une relation plus douce avec toi-même, à ton rythme, à toi. Si tu es là, c'est que tu aspires à... à plus de paix, de liberté, de légèreté. Alors bienvenue, respire un bon coup, tu es au bon endroit. Bonjour à toi et bienvenue dans ce nouvel épisode. Nous sommes fin août, tu sens cette odeur de rentrée qui se rapproche, celle des plannings, de l'organisation, de la reprise du rythme pro. Et il y a cette phrase qui revient toujours la même, presque comme un rituel mais dans le mauvais sens du terme. Cette année, c'est décidé. je me reprends en main ou de manière un peu plus directe, c'est bon je me suis bien lâchée cet été, maintenant on serre la vis. Aujourd'hui dans cet épisode, on va voir ce qui se cache vraiment derrière cette phrase dans ce processus. Parce que je crois avec la conviction de quelqu'un qui l'a vécu de l'intérieur et qui l'observe depuis maintenant plusieurs, plusieurs années de l'extérieur, la rentrée n'est pas forcément le bon moment pour commencer un régime. C'est rare. Réfléchis avec moi deux secondes sur ce qui vient de se passer. Pour beaucoup d'entre nous, l'été n'a pas été tant que ça le moment de repos qu'on nous vendait ou en tout cas qu'on souhaitait. Il y a eu pour beaucoup les enfants à occuper, les repas de famille où on a mangé, ri, parfois trop bu, parfois aussi pas assez dormi, peut-être même accumulé un peu de sommeil en moins. Et sous tout ça, il y a peut-être ce fond sonore permanent dans ta tête. avec ton corps que tu exposes plus à la plage, à la piscine, la photo que tu ne souhaites pas prendre ou sur laquelle tu ne te reconnais qu'à moitié. Et là, nous voilà fin août, à la rentrée, avec ton cerveau qui n'est au final peut-être pas si reposé que ça, voire même fatigué, peut-être même épuisé, si tu as passé ton été à combattre ton corps, ton alimentation. Et c'est précisément à ce moment-là où tu as pas mal de chances d'être vulnérable et que pour autant tu décides de te lancer le défi le plus exigeant en autodiscipline qui existe, roulement de tambour, un régime, quelle que soit la forme dont tu vas l'habiller, dont tu vas l'appeler rééquilibrage, détox, reset, etc. Un régime, c'est une demande permanente de contrôle. Ça demande de la ressource mentale, de la ressource émotionnelle, du temps, une organisation supplémentaire, une volonté qu'on doit... puiser plusieurs fois par jour à chaque repas, à chaque tentation potentiellement, à chaque moment où le corps demande une chose et où la tête en impose une autre. Ta capacité à tenir un cadre, c'est une ressource qui s'épuise à l'usage. C'est vraiment comme un puits qu'on n'a pas laissé le temps de se remplir. Après un été de sollicitations permanentes, ce puits, son niveau, il est peut-être bas. Et du coup, Demander à un système, c'est-à-dire toi, ton corps, déjà d'être un petit peu à plat ou en tout cas pas hyper hyper haut, de tenir là maintenant un contrôle strict sur chacune de tes bouchées chaque jour pendant des semaines, des mois, c'est demander à une terre asséchée de donner une récolte abondante sans lui avoir apporté de l'eau d'abord. Tu vois le problème là, j'en suis sûre avec mes métaphores. Eh ben c'est exactement pareil. pour ton corps, c'est pas logique. On demande un sursaut de discipline très fort au moment de l'année où on n'a pas forcément le plus de ressources. Après, bien sûr, on est d'accord, ça dépend de comment tu te sens, ça dépend de ton été, ça dépend de l'année que tu as passé. On est bien d'accord, il y a plein de facteurs à prendre en compte. Je vais maintenant t'en dire un petit peu plus sur ce que je pense vraiment de cette pensée. D'ailleurs, à mes yeux, ce n'est pas... ton corps qui parle, c'est ta tête qui a besoin d'un cadre. On va développer, tu vas voir, c'est hyper intéressant. Après un été flou, du coup, globalement sans horaires, sans structure, il y a quelque chose d'apaisant dans l'idée de tout recadrer d'un coup, la gendale, les enfants, le travail et le corps avec. Comme si c'était une seule et même charge à remettre en ordre. Le régime devient alors une promesse de contrôle sur ta vie. Et ça ? C'est pas un problème alimentaire, c'est un problème de charge, de rythme, de place que tu prends ou que tu ne prends pas pour toi tout le reste de l'année. Ça c'est important. Et si cette année, du coup, si cette rentrée, tu regardais ce que cette envie de contrôle vient vraiment te dire ? Est-ce que c'est vraiment ton corps qui a débordé cet été ? Ou est-ce que c'est toi qui n'as jamais vraiment peut-être soufflé ? Trop contrôlé encore même cet été ? Et ce que tu portes comme charge, ce que tu portes comme fatigue, ce que tu portes en silence depuis des mois sans le déposer nulle part, est-ce que c'est pas plutôt ça qui est lourd en toi ? Les femmes que j'accompagne, celles qui vont arriver à cette période, fin août, septembre, à mon cabinet, avec cette énergie, avec cette phrase, cette fois-ci c'est la bonne, cette rentrée je la sens, c'est parti, je sais ! Que c'est le signe de quelque chose de juste, c'est-à-dire vraiment l'envie de faire mieux, d'arrêter d'être en guerre contre elle-même à chaque repas. Et en même temps, je choisis de prendre le positif, l'énergie bienveillante dans cette phrase, mais pour autant, pour ne pas partir dans quelque chose de trop contrôlant et d'épuisant, j'aime bien leur demander, qu'est-ce que tu es en train de fuir en te laissant entraîner sur ce excès de contrôle alimentaire ? Et presque à chaque fois, en fait, sous la réponse, il y a de la fatigue. Il y a l'image d'elle-même qui a peut-être été piquée cet été. Il y a une phrase entendue qui a été fortement blessante. Il y a une charge mentale qui a débordé malgré l'été et qui trouve dans le contrôle alimentaire un endroit où se loger parce que c'est un peu le seul endroit qui peut sembler à portée de main. Tu es peut-être en train de te dire, mais du coup, Charlène, t'es bien gentille, mais qu'est-ce qu'on fait pour ne pas partir justement dans cet excès de contrôle peut-être ? Déjà, on ne fait pas rien. Entends-moi bien, on est bien d'accord. Le but n'est pas, tu as un élan de motivation, bien sûr qu'on va s'en servir et le prendre, mais de la bonne manière. Si jamais, le but n'est pas non plus de partir dans l'autre extrême, celui où tu te dis, bon bah vas-y, je me lâche complètement et on verra en janvier. Entre le régime strict et le grand n'importe quoi, il y a un juste milieu. Et c'est là que tout se joue, tu t'en doutes. Je t'invite du coup, plutôt, à changer la question qui tourne dans ta tête, c'est-à-dire que, Au lieu de « qu'est-ce que je dois arrêter de manger ? » « qu'est-ce que je dois faire pour serrer la vis ? » etc. Demande-toi plutôt « de quoi mon corps a-t-il vraiment besoin en ce moment ? » Et moi, je vais t'aider en consultation, que ce soit au cabinet ou en visio, à répondre à cette question. Bien évidemment, je suis là pour ça et pour t'aiguiller. C'est mon rôle, c'est l'un de mes rôles. Mais concrètement, ce juste milieu, ça peut ressembler par exemple à... retrouver déjà des repas à des heures un peu plus régulières, sans forcément avoir à peser ou à compter les calories. Ça peut être redonner un rythme sportif à ton corps, bouger un petit peu plus parce que le mouvement doux va justement t'aider à sortir peut-être de cette fatigue de fond. Ça peut être aussi du vrai repos, un vrai rythme de sommeil peut-être qu'on peut retrouver tranquillement, doucement. Une soirée où tu vas t'occuper de personne d'autre que toi. C'est plein de petites choses, en fait, cumulées, qu'on peut voir ensemble justement en consultation, adaptées à toi, à ta vie, à ton quotidien. Le but, c'est vraiment de ne pas te fixer un cadre rigide dès le premier lundi de septembre. C'est plutôt t'autoriser une rentrée en douceur, où tu réapprends d'abord à sentir peut-être ce qui se passe en toi, ressentir tes sensations alimentaires avant de vouloir tout changer d'un coup. Le corps n'a pas besoin qu'on lui impose un nouveau régime militaire après un été agité. Il n'a pas besoin non plus qu'on l'abandonne complètement dans une orgie alimentaire, on est bien d'accord. Il a besoin qu'on lui redonne un rythme stable, sans brutalité, pour que la confiance revienne petit à petit, le temps que la routine se crée pour aussi toute la famille. Du coup, ce que j'aimerais que tu gardes dans cet épisode, c'est si tu sens monter cette envie de table rase à la rentrée, arrête-toi une seconde avant d'agir. Demande-toi ce que tu es vraiment en train de chercher à travers ça. Du contrôle ? Du répit ? Une preuve que tu vaux quelque chose ? Et si la réponse honnête, c'est pas vraiment la nourriture, bah peut-être commence par là. Pas par une liste de choses à ne plus manger, mais par un moment peut-être seul pour toi cette semaine, du repos, de qualité, où tu vas réapprendre que tu as le droit d'exister pour toi, pour toi-même. même en pleine rentrée, un mois qui peut être intense. Est-ce qu'on peut peut-être même aussi enlever un petit peu cette croyance de notre esprit et pour autant prendre 10 minutes de qualité dans une semaine pour soi ? Je pense que ça peut être un objectif envisageable pour tout le monde, pour toute femme. Ce qui est sûr, c'est que tu n'as rien à prouver ce mois de septembre. Tu as le droit de commencer doucement si tu en as envie ou de ne rien commencer du tout. Et on verra un petit peu plus tard. Yep. aucun souci. Si tu as besoin, tu sais que je suis là. Je te souhaite, si tu m'écoutes bien à la sortie de cet épisode de podcast, une très bonne rentrée et à lundi prochain pour un nouvel épisode.