- Speaker #0
Bienvenue sur Manipora, un podcast de développement spirituel qui s'adresse à vous, à tous ceux qui incarnent une spiritualité dans leur vie et aux futurs praticiens qui aspirent à des métiers du subtil respectant cadre et éthique. Je suis Amba, formatrice depuis 2020 en énergétique, en cartomancie et en médiumnité et ma mission est de vous transmettre des outils concrets pour une spiritualité qui s'intègre dans votre quotidien pour qu'on puisse ensemble grandir en conscience. Je vous souhaite une excellente égoïdie. Bonjour à tous et bienvenue sur le podcast Manipura, je suis trop contente de vous retrouver pour ce nouvel interview. Je vous enregistre cette piste dans le train, donc j'espère que le son n'est pas trop mauvais. Et en même temps, le mauvais son c'est un petit peu ce qui va nous suivre pendant le podcast, j'en suis navrée. Aujourd'hui j'ai eu le bonheur d'interviewer Antonia, mais la piste son n'est pas extrêmement top, donc je m'en excuse par avance. Et pourtant... On parle d'un sujet vraiment très cool, elle est facilitatrice, formatrice en inner dance et elle vient nous démystifier la trance, démystifier cet outil, cette expérience de vie je dirais même qui est très peu connue finalement ou en tout cas si connue avec beaucoup de clichés et moi la première j'avais quand même beaucoup de croyances et beaucoup d'a priori à défaire et quand Antonia m'a proposé de venir sur le podcast, clairement je me suis dit que c'était la bonne occasion pour défaire un à un toutes ces croyances, tous ces clichés qui suivent ces pratiques de la trance. Donc Antonia va nous parler de sa pratique, de son parcours, de son expérience, mais aussi de ce qui s'y joue, de ce qui s'y vit. Je vous emmène avec moi dans cette conversation passionnante et je vous retrouve à la fin.
- Speaker #1
Coucou Antonia, bienvenue sur le podcast, je suis trop contente de t'accueillir. Comment tu vas aujourd'hui ? Salut, je suis super contente, pétillante ce serait mon... ma météo intérieure du moment. Ravie de cette conversation exploratoire un petit peu pour moi.
- Speaker #0
Totalement, totalement. C'est ce que je disais en off, c'est que ces formats, je les vois vraiment comme des conversations et le but, c'est d'amener aux auditeurs Manipura beaucoup de ressources de matière, mais aussi ce côté un petit peu où elles ont pris le café ou le thé avec des personnes autour d'un sujet. Donc, c'est vraiment comme ça que je le vois. Toi, tu es formatrice et facilitatrice en Inner Dance. Donc tu donnes des formations sur Paris et tu as d'autres cordes à ton arc, les deux vont en parler après. Est-ce que tu peux m'en dire un petit peu plus peut-être sur ton métier, plus que ce que j'ai pu dire là en quelques mots peut-être ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Surtout, en fait, je voudrais revenir parce que facilitatrice in-air dance ou formatrice in-air dance, souvent on ne voit pas très bien ce que ça veut dire. On va penser que c'est quelque chose comme de la danse libre. En fait, pour moi, c'est vraiment l'exploration des états de conscience en général qui est un petit peu ma passion. notamment grâce au son qui sera la grande ligne directrice. Et parmi ces états de conscience, alors souvent on va connaître des états un petit peu de rêverie, on peut connaître l'hypnose par exemple, mais il y a aussi un état qui s'appelle l'état de trance, qui est un état qui est encore très mal connu dans notre société, sur lequel il y a encore beaucoup de conceptions comme quelque chose qui serait un peu farfelu, voire fou, voire dangereux. et qui en fait fait partie de cette grande famille aujourd'hui, on appelle ça les états non ordinaires de conscience, avant on appelait ça les états modifiés de conscience, il y a des petites évolutions, en fait c'est très ordinaire et très partagé. Puis surtout facilitatrice et formatrice pour apprivoiser en quelque sorte ces états, apprendre à les rencontrer, et aussi apprendre à les faciliter, ça veut dire des personnes au lieu de donner un soin énergétique, en fait elles vont faciliter des espaces. qui sont en fait des espaces de transformation où les gens vont vivre une expérience pendant une heure. Après il va y avoir des répercussions bien sûr dans les jours qui suivent. Et qui sont des espaces où on va vivre ces états qui peuvent être de l'expansion de conscience, des mouvements spontanés, etc. Et la spécificité de ces états de transconsciente ou d'inherdane, je vais peut-être utiliser le mot transconsciente qui est plus parlant, c'est que ça peut impliquer notamment des réactions spontanées du corps. Ce qu'on va avoir légèrement dans certains états d'hypnose profonde ou dans certains états de méditation, mais là en fait on peut avoir cette intelligence, moi j'appelle ça l'intelligence du corps ou l'intelligence du vivant qui se réveille pendant la session et qui fait qu'on est facilitateur et non pas quelqu'un qui va donner un soin énergétique, ce n'est pas la même posture.
- Speaker #0
Oui, c'est ça qui... On se rejoint et on diffère aussi là-dessus. C'est que moi, en tant qu'énergéticienne, évidemment, les états de conscience modifiés et autres font partie du travail. Oui, et on se retrouve aussi avec ce travail du son. On en parlera un petit peu après. Mais toi, il y a vraiment eu cet accueil de cet état de trance. Alors, si je comprends bien, l'innerdance, c'est un outil qui amène forcément à la trance ou ce n'est pas forcément le cas à chaque fois ?
- Speaker #1
Une pratique d'Innerdance dans sa forme la plus classique, ça peut se pratiquer seul ou en groupe. On va prendre l'exemple du groupe parce qu'en fait le groupe porte aussi vraiment l'énergie dans la pièce. Il va y avoir une pratique en fait un petit peu d'échauffement. Ensuite les personnes s'allongent et elles se mettent en position, tu sais, savasana, donc la position du cadavre à la fin du yoga. Tu es allongé, tu as les bras ouverts, les paumes vers le ciel, les yeux fermés. Et déjà, ne serait-ce que quand tu changes, ferme les yeux. Tu changes d'état de conscience, tes ondes cérébrales, elles modifient. On est moins axé sur l'extérieur, on commence à avoir ce regard intérieur. Et ensuite, il y a effectivement, on fonctionne avec ce qu'on va appeler une induction, donc ce qui va permettre cet état, c'est une bande sonore, un paysage sonore qui a toute une construction pour nous faire faire un voyage. Cette construction, elle est inspirée des cycles du sommeil et des évolutions des ondes cérébrales pendant les cycles du sommeil. Et donc, pendant cette session, on va connaître des états, ça peut aller effectivement sur la transe en termes de mouvement du corps, donc il y a des personnes qui vont sentir tout à coup leur corps qui bouge, donc ça peut être des tremblements, ce qu'on peut avoir effectivement quand on donne un soin énergétique, on sent une certaine autonomie de nos mains à certains moments. Tous ces moments de flot où on sent que ça se fait à travers nous, en fait ce sont des moments où en tant que thérapeute on est dans cet état modifié de conscience. Sauf que là voilà, on permet aux personnes qui viennent, d'être elle-même dans cet état de conscience. Ce n'est pas forcément que le facilitateur ou la personne qui donne le soin qui le rend compte, mais les personnes qui vont se mettre à, pour moi, elle réveille leur intelligence du vivant. Donc quand tu me demandes est-ce que c'est obligé ou pas, ce qui va faire un petit peu le gradient, c'est la question du mental. Certaines personnes peuvent me dire à la fin de la session « Ah mais je suis déçue parce que j'ai l'impression que tout le monde autour de moi a fait des voyages extraordinaires. » C'est parce qu'après le voyage, il y a un cercle de paroles et puis une activité d'intégration. Donc ça permet aussi de savoir ce qui s'est passé pour tout le monde dans la pièce. Et certaines personnes peuvent se dire, moi j'étais dans le mental, à un moment j'ai pensé à ce que je devais faire, ou à un moment j'ai rêvassé, est-ce que j'ai rencontré ou pas cet état ? Mais pour moi en fait tout ça, ça fait partie du processus. Donc c'est un moment où moi j'aime bien en fait dire qu'on va sur notre topi magique, on accueille ce qui vient, et ce qui vient c'est que c'est juste pour nous. Parce que souvent, alors on peut voir sur les réseaux sociaux, Beaucoup de postes vont te dire « apprends à lâcher prise via une session d'Innerdance » . On peut appeler ça aussi « activation de l'énergie vitale » , « activation de la Kundalini » . Il y a différents termes qui sont des pratiques qui ont été inspirées de l'Innerdance et qui ensuite l'ont bougé. On ne va peut-être pas forcément rentrer là-dedans, mais il faut savoir qu'il y a un historique sur l'Innerdance qui existe depuis 2008. Et puis ensuite, il y a eu d'autres ramifications. On peut le garder pour plus tard ce point-là. Ça peut quand même éclairer les gens parce que c'est très complexe. de se repérer sur Instagram. Mais pour en revenir à ta question, question du mental. Pour moi, il y a en fait une baisse de l'activité du mental, ou en tout cas une activité qui va se faire différemment. Mais le mental, on n'est pas là pour le mettre complètement de côté puis on le récupère à la fin de la session. Le mental en fait, il fait partie du processus et notamment dans les états modifiés de conscience ou dans les états de trance, il a un rôle à jouer, qui est un rôle un petit peu de garde-fou. Parce qu'on peut sentir par exemple quelque chose, on peut sentir des émotions assez fortes à certains moments. Par exemple, on va avoir des libérations, de la tristesse, ou alors il y a une énergie qui avait été stockée qui demande à être libérée. Donc quelqu'un peut commencer à s'activer, même avoir des gestes qui sont assez forts. Et puis on va se poser la question, jusqu'où cette personne va aller quand on est dans le mental ? Mais en fait, si on a donné un cadre clair dès le départ, à savoir qu'on laisse une spontanéité au corps, le corps va pouvoir s'exprimer, mais en même temps. Ok, le mental, il joue son rôle de garde-fou. On ne va pas aller taper l'autre personne, par exemple, qui va être à côté, ou aller à des choses qui vont pouvoir se mettre en danger soi-même ou se mettre en danger les autres. Parce que, moi j'appelle ça la transconsciente. La partie de la conscience, elle reste là, mais elle a un rôle qui est un petit peu différent. On est moins dans l'analyse, c'est ça la différence. Et on passe par ce qui vit, c'est pour ça que ça vient par le corps, même si on ne bouge pas, il y a quelque chose qui va être de l'ordre de la sensation, par exemple, qui va être très fort. La sensation, c'est quand même quelque chose qui vient du corps. Toutes nos perceptions qui deviennent comme beaucoup plus grandes, c'est pour ça qu'on va avoir le sentiment de développer son intuition, par exemple, pendant ces sessions. Ça peut se manifester de différentes manières. on peut y avoir Des mouvements du corps, c'est comme en intuition, la claire audience. On peut entendre des choses qui n'étaient pas dans la session, clair-sentience, on peut sentir des choses, clairvoyance, on peut avoir des images des personnes, c'est comme si elles étaient dans des films. Ce qu'on peut avoir aussi d'ailleurs quand on reçoit un soin énergétique, sauf que là on a vraiment l'espace qui se déploie pour ça. Il va y avoir plein de manières de vivre l'expérience, et puis après on réintègre tout ça. C'est comme si on avait pour moi reçu des informations. qui ne passe pas par le langage articulé et donc par la pensée consciente. On a des informations qui nous viennent par des voies sensorielles. Donc ce que j'appelle l'intelligence du corps, elle est beaucoup plus large que simplement est-ce que j'ai eu des mouvements tout à coup spontanés, où je sens mon corps qui bouge avant que mon cerveau ait décidé de faire bouger mon corps de cette manière-là. C'est une autre perception, un autre mode d'intelligence. Pour moi, c'est une autre intelligence en fait qui s'active.
- Speaker #0
Oui, c'est intéressant parce que j'imagine que certes, il peut y avoir... Alors, on va rembobiner après, parce que ça m'intéresse effectivement de voir un peu la porte d'entrée qu'ont les gens face à ces pratiques-là, parce que j'ai pas mal de questions là-dessus. Enfin, voilà, on a souvent cette image que d'une pratique pour libérer des traumas ou libérer des choses ou expulser certaines choses. De tout au tout, en fait, au tout début, c'est aussi juste le corps qui exprime sous un autre prisme, tout simplement. On n'est pas forcément dans la libération de traumas tout le temps, des trucs hyper lourds.
- Speaker #1
Alors, la libération de trauma, je dirais que c'est la fenêtre Instagram aussi.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Parce que vraiment, en fait, je voudrais revenir, peut-être, tu me permets d'y répondre en revenant un peu sur l'historique, parce que je pense qu'il est important.
- Speaker #0
Je pense qu'il est très important parce que même moi, qui suis dans ces pratiques énergétiques en tout cas, je peux avoir ce regard très distancieux sur Instagram. Et pour juste te donner un petit insight. Souvent, j'ai des gens qui viennent me voir complètement bouleversés après certaines pratiques qui ont peut-être mal été vécues. Parce que ce n'est pas les promesses ou quoi que ce soit. Il y a des choses parfois qui sont mal dites, je pense.
- Speaker #1
Je vais revenir un petit peu sur l'histoire. Notamment parce qu'en plus, moi, je l'incarne cette histoire. Dans le sens où j'ai rencontré Linerdens en 2012 auprès de Paï Vilarasa, qui est le fondateur aux Philippines. Et il faut vraiment, je trouve, le remettre dans le contexte de cette époque. et des Philippines, à savoir que Pai a eu sa propre aventure personnelle, qui l'a menée à avoir un éveil, on peut appeler ça un éveil énergétique, sur ces îles de Palawan aux Philippines. Et c'est important parce qu'en termes de ces relations de pouvoir, les Philippines, c'est un pays qui est un peu périphérique, et ces îles, moi je les appelle les îles du bout du monde. C'est à la périphérie des Philippines, c'est assez proche finalement de Bali, et c'est un archipel d'îles. où il y a la mer, le ciel, la nature, etc. Et puis ensuite, il a été un petit peu dépassé par ça, parce qu'en fait, il y avait des éveils autour de lui, un petit peu de manière spontanée, comme ça a pu être au début du Reiki, par exemple. Il y a eu cette chose-là qui est arrivée, et puis lui, très tôt, il a eu cette conscience du fait qu'il ne voulait pas que les choses viennent de lui, mais il voulait créer un contexte pour que les participants puissent rencontrer cette puissance intérieure d'une manière, en fait, la plus... à leur rythme autonome possible. Et c'est comme ça qu'ont commencé ces expérimentations entre 2008 et 2012 où les personnes s'allongeaient. Il y avait cette bande son qui permettait, en fait d'un point de vue somatique, ça active en fait le système nerveux autonome. Donc on a en même temps de la relaxation, activation du système parasympathique et en même temps de l'activation, ce qu'on n'a pas dans la plupart des méthodes de relaxation. Aujourd'hui on est dans du bien-être qui est très axé sur la relaxation et nous on fait les deux en même temps. Ce qui fait qu'il va y avoir comme une espèce de paradoxe pour le corps et une reconfiguration qui se met en place et ces mouvements qui se mettent en place. Ça c'est un petit peu la spécificité. Et puis ça a évolué. Moi je l'ai rencontré en 2012, c'était les premières formations, mais c'était vraiment hors de tout contexte. Il n'y avait pas de réseaux sociaux, lui n'est toujours pas sur les réseaux, il disparaît régulièrement. Et puis au fur et à mesure ça a été repris par des personnes qui sont venues, qui ont vu la puissance. et il y a eu au début de la Kundalini activation process. qui est directement inspiré de l'Innerdance, sauf qu'il y a eu un changement de paradigme total, parce que là, il y a des personnes qui ont commencé à dire « En fait, c'est nous qui allons vous transmettre de l'énergie vitale, qui allons vous transmettre des éveils de Kundalini. » Et c'est là où ça dérape, parce qu'on n'est plus dans quelque chose où on remet l'autonomie sur les personnes, on est dans quelque chose où il va y avoir un système vertical. avec une porte d'entrée pour de l'emprise, où quelqu'un vient t'activer tes ressources intérieures.
- Speaker #0
Oui, et puis si je peux juste me permettre, pour le terme de Kundalini, moi qui suis yogini, thérapeute yoga depuis des années, ce n'est tellement pas ce qui est décrit souvent, c'est juste des activations de prana ce qu'ils font, mais pas de Kundalini.
- Speaker #1
La Kundalini, c'est un éveil spirituel qui se place dans une certaine tradition, dans tout un contexte, etc. Et ensuite, le mot est utilisé pour des raisons marketing. Oui, voilà. Il faut être très clair là-dessus.
- Speaker #0
Mettons le truc là-dessus.
- Speaker #1
Mettons le doigt clairement là-dessus. Et ce n'est pas dans la pratique d'origine.
- Speaker #0
Ok, intéressant.
- Speaker #1
La pratique d'origine, c'est simplement de permettre aux personnes de se rencontrer dans nos ombres et dans nos lumières aussi. De ne pas être que dans de la relaxation, que dans de la lumière. Même dans la construction, il y a des périodes qui viennent nous challenger. on vient aussi ramasser un petit peu, voir un petit peu la poussière qu'il y a sous le tapis. Et il y a toute une construction qui est très intégrative. Une fois que, je dirais, que les pratiques articulées au système, un petit peu l'industrie du bien-être se sont emparées de la pratique, avec la Kundalini Activation Process notamment, on a eu des choses où tu avais besoin de montrer sur les réseaux sociaux. Et ça, ça change tout. Parce que du coup, tu vas mettre le focus sur des personnes qui vivent des choses extrêmement intenses. Et tu n'es plus dans une pratique globale, tu es dans quelque chose où tu vas avoir ces focus-là, il va y avoir un focus là-dessus, sur les libérations émotionnelles, qui sont une des choses qu'on peut rencontrer pendant les sessions, mais qui sont plus spectaculaires en fait, avec des gens qui hurlent, des gens qui prient, etc. Alors certes, il peut y avoir un effet de libération qui est important, mais toute la question, quand tu as une grosse libération émotionnelle comme ça, c'est la question de l'intégration. Exactement ce que tu viens de dire, à savoir, toi tu as pu récupérer des gens qui avaient vécu des choses hyper intenses, mais qui ne les avaient pas digérées. Et ça ? c'est quand on est venu forcer un petit peu le système. Donc tu peux forcer le système avec du son très intense, avec des playlists très activantes, ou aussi avec des postures d'activation chez les personnes. Et donc à partir de là, il y a un peu deux branches, parce que l'Innerdance, c'est vraiment à continuer à regarder ce qui se passait. Et à continuer d'évoluer en intégrant toujours, mais dans la construction sonore, cette question vraiment de l'intégration. Donc on est maintenant sur des voyages qui ont eu, dans les années 2020, il y avait ces côtés très intenses. C'est toujours possible, mais on rajoute beaucoup de couches d'intégration dans la construction sonore. Et aujourd'hui, il y a même des playlists complètement différentes. Par exemple, des playlists qu'on écoute en dormant. Moi, je les ai beaucoup utilisées pendant ma grossesse. Moi, je ne me suis pas réveillée quand j'ai accouché. Je ne sais pas, il y a eu des moments où j'avais l'impression d'être en inner dance, tu vois. Mais en fait, tu peux activer tout ça aussi à l'intérieur en dormant. Mais bien sûr, sur les réseaux, il n'y a pas grand-chose à montrer. Donc, il faut séparer, il faut détricoter un petit peu tout ça. Quelque chose qui va être de toute façon pour moi dans du langage visuel trop marketing où la posture du facilitateur est trop marquée, où tu vois toujours... Ce que j'appelle ce langage visuel où tu vois un facilitateur qui fait quelque chose et puis la personne de face qui fait « wouah » . Voilà, je dirais warning. Pour moi, c'est des dérives en fait. Mais la pratique de départ, elle est de permettre à chacun de se rencontrer avec notamment des constructions sonores qui sont assez poussées et qui, à la différence de la sonothérapie ou de la plupart des pratiques sonores qu'on rencontre, ont à l'intérieur pas uniquement de la relaxation, B. aussi quelque chose qui va venir réveiller cet élan de vie. On n'a pas besoin de mettre des mots ésotériques dessus. L'élan de vie, c'est très bien, ça suffit. Et pour moi, c'est ça ce qui se passe en session.
- Speaker #0
OK, donc il y a une part d'activation. Il y a l'activation, il y a ce moment où ça s'exprime. Il y a l'intégration qui est hyper importante. Et vraiment, c'est vraiment la troisième étape qui, pour moi, est vraiment essentielle. Moi, ma question... qui va vraiment être je me mets à la place de quelqu'un même pas je me mets à la place de quelqu'un c'est même ma place à moi je n'ai jamais poussé la porte de ce genre de pratique pourquoi ? parce que j'ai toujours ce côté où comment on gère une personne qui va être dans sa plus grande vulnérabilité forcément dans ces moments si intimes et en groupe tu vois et même ma grande curiosité moi en tant que formatrice je suis curieuse de savoir comment tu fais pour mener les groupes dans des états qui sont quand même Très, très intime finalement.
- Speaker #1
Oui. En fait, le groupe aide énormément. Le groupe apporte des autorisations qui sont plus difficiles en ligne individuelle. Quand on est facilitateur, il se passe effectivement quelque chose qui vient nous toucher en plein cœur pendant la session. Parce que pour moi, en fait, on est dans le dialogue vraiment d'âme à âme. Parce qu'il y a toutes ces choses qui se passent dans la salle, on vient faciliter. les processus, mais on ne vient pas les prendre en charge en fait pour les personnes. Et c'est pour ça que c'est important dans le cadre. Il faut avoir en même temps une éthique qui fait que tu ne vas pas pousser les personnes à la recherche de toujours plus de sensations fortes. Et ça, ça va être dans ta construction de session, dans la construction du son, etc. qui est de l'intégration, en fait, grosso modo. Et également dans le cadre que tu vas leur porter, de leur dire qu'ils peuvent aller ou ne pas aller dans ce qui leur arrive pendant la session. Ils gardent le mental, ils ne disparaissent pas, ils restent là et on peut sortir, ouvrir les yeux, on peut respirer. on peut... Et en fait, par rapport à tout ce qui va se passer, pour moi, l'enjeu, il est plus de permettre aux personnes de trouver leur propre régulation dans tout ça. Et généralement, souvent, le groupe va aider quand je te disais très concrètement, par exemple, comment est-ce que le groupe aide ? Tu vas avoir beaucoup de personnes chez qui le nom, chez qui la parole, par exemple, est difficile, parce qu'on est surtout les femmes. Donc, tu vas pouvoir voir à certains moments des personnes dans le groupe et souvent, ça va être plusieurs personnes en même temps, qui ont les mâchoires toutes serrées là. et tu sens une crispation interne et tu sens qu'il y a quelque chose qui se joue à ce niveau-là. Donc moi, quand c'est comme ça, je facilite beaucoup avec le son. Donc je vais commencer à vocaliser, par exemple, à donner des invitations comme ça à ce que le son sorte. Et puis à un moment, il y a une personne qui va commencer et pouf, ça va faire ta jugule. Ou alors, tu as une personne, tu vas avoir un cri quelque part dans la pièce, par quelqu'un d'autre, et hop, toutes les personnes qui ne se retenaient, ça va le libérer. Ou ça peut être quelqu'un qui explose de rire à ce moment-là, parce qu'on va être dans des émotions qui peuvent être très… et puis ça va se libérer du coup par le rire. Donc en fait, le groupe va souvent permettre aux personnes d'autoriser ce qui aurait été plus difficile en fait en individuel. Et aussi, comme elles vivent des choses qui sont très intimes, en individuel, en fait tu as le facilitateur qui est tout le temps à côté de toi. Et dans le groupe, tu as aussi une forme d'espace. Et tout est... On est vraiment dans un... En fait, tu es aussi en état modifié de conscience quand tu facilites. Alors, pas au même niveau que les participants, parce que tu regardes absolument tout ce qui se passe dans la pièce. En fait, il y a quelque chose qui va se passer, généralement, au niveau du groupe. Moi, j'ai jamais eu de session... J'ai eu des choses très bizarres qui ont pu se passer en session. Il peut y avoir des processus qui sont difficiles à entendre pour d'autres personnes, notamment s'il y a du son. Par exemple, tu peux mettre la musique plus forte de manière à ce que ça couvre le son. Mais il y a des personnes pour qui entendre le son des autres, c'est insupportable parce que ça leur ramène le fait qu'elles-mêmes, ça peut leur ramener plein de choses dans leur histoire. Donc l'idée n'est pas d'analyser pour les personnes, mais en tout cas c'est difficile dans leur histoire. Mais souvent ça va être le début d'un processus par rapport à ça. De savoir pourquoi est-ce que ça, ce son-là, ça vient me titiller en fait un petit peu.
- Speaker #0
C'est hyper intéressant parce que moi qui travaille beaucoup sur les thématiques de Manipura Chakra, il y a cet aspect de prendre sa place, d'exprimer son individualité, etc. Donc ça, c'est hyper intéressant. Et aussi, quelque chose qui me parle beaucoup, c'est qu'en tant qu'amoureuse des mantras, du travail sonore par les mantras, forcément, il y a cette appétence vibratoire sonore. Donc, on a parlé un petit peu de la place du son. Est-ce que tu peux nous en dire plus ? Est-ce que tu choisis le son par rapport au... La thématique que tu veux développer, c'est quoi la place du son dans ces séances-là ? Comment ça se déploie ?
- Speaker #1
Alors, le son, il va y avoir plusieurs types de sons. Il y a ce qu'on va appeler la base, donc le paysage sonore ou la playlist. Donc, il y a des personnes qui font des playlists Spotify, par exemple, sur une thématique, l'enfant intérieur, on va dire. Mais à ce moment-là, tu vas avoir qu'en fait qu'une seule couche sonore. Idéalement, on travaille plutôt à faire un mix, en fait. Donc on va prendre les morceaux, on va les assembler, on va créer en fait différentes couches et différentes épaisseurs, de manière aussi à ce qu'il y ait des choses contradictoires dans le son. C'est comme si à un même moment de la session, tu as toute une palette de sons qui coexistent, ce qui va permettre en fait à l'inconscient de chacun de raisonner avec ce qu'il leur parle à ce moment-là, et d'avoir en fait quelque chose qui s'adapte un petit peu à l'ensemble du groupe. Et ce son-là, il va être structuré avec des phases. Il y a une double structure, ça reprend les cycles du sommeil où tu as d'abord une première étape d'endormissement, de relaxation, ensuite un moment où ton système nerveux teste si tu es dans les bonnes conditions pour t'endormir ou pas, donc tu vas avoir des secousses, des choses bizarres, etc. Un moment qui est négligé par plein de facilitateurs, notamment Kondalini Activation, qui va être la phase 3 du sommeil, qui est une phase très profonde et qui va permettre à toutes les inhibitions de... descendent et après il ya de l'activation à partir de ce moment là et là ça correspond en fait à la phase du sommeil paradoxal donc tu vas voir plein de choses différentes et c'est là où tu vas voir des moments d'éveil en fait d'expansion de conscience de deux des bons qui vont être très lumineux etc et des moments qui vont comme remettre en question un petit peu tout cet éveil qui est possible toute cette beauté et est comme une espèce de lutte intérieure entre tout ça jusqu'à une résolution finale Donc tu as toute cette construction-là qui se superpose à celle du sommeil. Et ensuite, moi je vais utiliser aussi le son de deux autres manières différentes. Je vais avoir des instruments intuitifs quand je suis en salle, dans la salle qui va permettre de rajouter en direct, etc. Je vais avoir, notamment par exemple, on ne l'avait pas dit mais je suis harpiste, donc je vais utiliser beaucoup la harpe à des moments précis, ou la vibration des bols par exemple, tu peux avoir du tambour aussi qui lui sera plutôt activant. Tous les instruments tu peux les jouer d'une manière plus... plutôt soit plus apaisante, soit plus intégrative. Et puis tu peux évoluer dans la salle avec ça, ce qui va permettre aussi de personnaliser un petit peu. Ou avec des applications que je prends sur des petites enceintes, par exemple, portatives, et qui créent en fait un son qui est différent dans les différents endroits de la salle. Tu vois, comme une espèce de spatialisation du son. Et après, il y a le corps vibrant. Il y a le corps sonore. Donc tu vas avoir en même temps plein de bruit. Alors souvent, en fait, très vite, ce qui va venir quand tu es toi-même en état modifié de conscience. C'est des bruits qui font un peu des bruits de sorcière, des bruits de bouche, des choses comme ça, qui sont des signes d'induction de la trance. Donc ça veut dire en même temps que ton état est en train de shifter, et en même temps c'est quelque chose qui aide la salle à shifter dans un autre état de conscience. Et tu as une voie médecine qui peut s'ouvrir aussi, soit dans ce qu'on va appeler du proto-langage, donc c'est du gibberish, du langage lumière, tu vois, quelque chose un petit peu comme ça qui va venir. spontanément par rapport à ce qui se déploie dans la salle et qui évite de mettre des mots dessus mais c'est comme une parole chargée d'une parole d'âme en fait tu vois soit tu peux avoir des champs soit voilà ça va ça va venir se déployer comme ça puis on va jouer aussi ceux des moments il ya plus ou moins d'intensité de volume sonore et d'autres où il y en avoir voyant avoir moins et ça c'est ma patte moi je suis passionnée du son ouais ceux qui viennent dans mes formations
- Speaker #0
En fait, tu mêles plein de choses et comme tu le disais aussi, ton passé et ou ton présent de darpiste fait que ça vient rajouter une couleur qui est, je pense, unique et qui est trop belle. On l'a dit un peu en off, c'est un instrument qui fascine, qui passionne et qui est tellement multifacette. Donc ça doit être vraiment très, très cool. Est-ce que tu peux me dire, imaginons, moi j'y connais vraiment rien, qu'est-ce que tu... comment dire ça ? J'ai envie de pousser la porte de ce genre d'expérience. Pourquoi je le pousserais cette porte-là ? Qu'est-ce que ça m'apporterait ? Parce qu'il y a toujours ce rapport des personnes qui ont besoin de comprendre qu'est-ce que ça induit. Tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #1
Pour moi, c'est un accélérateur de particules. À savoir que j'ai fait des soins énergétiques aussi pendant longtemps. J'ai fait plusieurs choses, des choses par la parole, etc. Mais pour moi, c'est quelque chose qui a vraiment accompagné toutes les transformations dans ma vie. Et puis tu... Ça va venir, déjà ce que j'aime bien, c'est que ça va venir, il va y avoir du nettoyage en fait, un petit peu, qui va être fait, ou une autre manière de voir les choses, c'est des parties de toi-même que tu rencontres, on n'est pas forcément obligé de voir ça comme quelque chose qui se nettoie, mais simplement quelque chose qui se rencontre, donc ça va amener plus d'espace, parce que tu vas accepter en fait quelque chose qui est de plus en plus large, qui est une vision de toi, une vision du monde, et tu vois là, on ne le voit pas, on ne l'entend pas, mais j'ai ce mouvement des épaules qui s'ouvre de plus en plus, parce que pour moi, dans le corps, c'est ce qui se passe. On s'ouvre à un monde qui est plus vaste, plus coloré. Alors certes, on rencontre des choses parfois qui nous font un peu peur, ou ces grains de sable qui étaient sur nos chemins et qu'on mettait de côté, ils peuvent sortir pendant les sessions. Donc il peut y avoir ces moments un peu désagréables où on les rencontre. Mais en fait, si on les rencontre, c'est qu'ils ont quelque chose à nous offrir. Donc ensuite, on va avoir la sagesse de quand on a accepté ça dans notre vie, qu'est-ce qui s'ouvre. Et là, c'est comme tous les chemins, ça ouvre plus de confiance en soi. Le mot qui revient de la part des facilitateurs après les formations, c'est le mot de puissance intérieure. On rencontre en fait cet espace à l'intérieur de nous, où déjà ça vient de nous, ce qui s'est passé, la transformation, etc. Tout ça, on a rencontré ça à l'intérieur de nous. On a laissé couler des choses, il y a eu des émotions, donc on peut se sentir en fait plus léger. Et puis on s'est ouvert à d'autres possibles. Pour te donner des exemples, on parlait de Marion tout à l'heure, elle après la formation par exemple, elle a eu un changement de métabolisme absolument incroyable, c'est-à-dire que son poids a complètement changé sans qu'il y ait d'action volontaire de sa part. Donc ça a joué profondément là au niveau d'un rééquilibrage des hormones. Il peut y avoir des personnes qui sont confirmées sur ce qu'ils ont à faire ici, donc moi je me souviens de cette personne qui m'avait dit j'ai ma place sur cette terre.
- Speaker #0
Et ça je le garde à jamais. Il y a des personnes qui ont, on parlait des libérations émotionnelles par exemple, qui peut-être ont revécu des choses liées à ça mais en étant accompagnées, qui se disent en fait j'ai rencontré un amour de moi dans ça et en fait d'être accompagnée là-dessus. Donc ça change quelque chose dans la relation aux autres, ça peut aussi amener beaucoup de changements. Après les formations, il y a des personnes qui changent de boulot, il y a des personnes qui divorcent, des personnes qui rencontrent l'âme sœur. En fait, en gros, tout ce qui est dans notre vie, quand la transe devient vraiment partie intégrée de notre vie, on supporte moins ce qui est désagréable, c'est-à-dire qu'il faut que ça change. Si ce n'est pas ajusté, on va avoir besoin de se réaligner de plus en plus rapidement, selon mon expérience et ce que j'ai pu voir autour de moi. Et en même temps, quand on sait qu'il n'y a pas photo, c'est cette situation-là, on a aussi développé des ressources intérieures. donc ouais pour moi c'est vraiment un chemin comme tout cheminement spirituel un in fine et c'est un chemin d'alignement et de rencontre avec notre notre potentiel et à la fin c'est quoi c'est de la confiance et de la joie c'est de l'amour c'est de l'envié de faire des choses c'est à ça moi j'aime bien aussi c'est un truc sur lequel j'insiste beaucoup c'est à dire que on voit des personnes qui viennent de session en session qui reste un peu dans le boucle de faut faire ces sessions pour être moi j'aime bien rappeler en fait que pour Ça s'intègre partout, après ça s'intègre dans la manière, on n'est pas obligé de travailler dans le développement spirituel, si on est dans des écoles, si on est dans des entreprises, etc. Et bien dans notre fréquence, dans notre manière d'être, dans ce qu'on vibre, en fait on va pouvoir amener tout ça, et c'est vraiment ce qu'on en fait ensuite dans notre vie quotidienne pour moi qui est important. Et à l'origine, à Palawan, l'Inherden s'était articulé avec des villages sous forme de chakras par exemple, qui permettaient de travailler sur les différents centres, avec... Une maison pour les naissances, une maison pour apprendre différemment, une maison sur la permaculture. Alors ça, c'est quelque chose qui a complètement disparu de tout ce qui est aujourd'hui un petit peu dans notre industrie culturelle, spirituelle en France. Mais en fait, au départ, c'est ça. Est-ce que ça nous aide à penser, à être au monde d'une manière... On a nettoyé aussi un petit peu les conditionnements.
- Speaker #1
Oui, de manière plus consciente, on se connecte à l'intelligence du corps. C'est une pratique somatique qui est en somme toute puissante. On n'est pas comme dans un voyage sonore, dans une forme de relaxation. Il y a vraiment cette activation du corps. C'est assez complet finalement. C'est un travail vibratoire à part entière. Les gens se font un auto-soin d'une certaine manière. C'est carrément ça.
- Speaker #0
Ils se font un auto-soin. Et moi, c'est ce que j'adore aussi, c'est que ça apporte de l'autonomie. Quand c'est fait dans cette intégrité-là, du fait que tu crées un espace pour que les personnes vivent leur session. Je dirais que cette pratique, pour moi, moi ça m'a fait... C'est encore une pratique où ça me questionne toujours beaucoup plus que l'art. Par exemple, l'art pour moi c'est, on joue de l'art, les gens ils ont tout de suite une émotion, ils sont touchés dans leur corps par la musique, etc. La question ne se pose pas. Sur l'innerdance, pour moi on est sur des processus qui sont un petit peu plus complexes, parce qu'on vient toucher quelque chose qui est archaïque je pense. Ça vient vraiment toucher notre système nerveux autonome, c'est pour ça d'ailleurs que le corps se réveille de manière... Tout ça ce sont nos mémoires mammifères, voire il peut y avoir aussi des mémoires... Quand on se met à ramper comme un lézard par exemple ou des choses comme ça, c'est des choses qui peuvent arriver en session, on se connecte à de l'intelligence d'autres espèces même. Il y a ce truc dans la pratique où ça peut soit nous amener à rencontrer vraiment ces ressources et à les faire nôtre dans notre quotidien, soit effectivement toujours ce piège de certaines personnes se dire « je vais prendre pour moi » . Et ça, c'est l'aspect dérive. Et dès qu'on sent qu'un facilitateur est là-dedans, il ne faut pas y aller. D'où le fait que ce sont effectivement des domaines où il faut faire attention avec qui on le fait.
- Speaker #1
Oui. Alors, tu nous as donné deux, trois types, cet aspect, ou si c'est très auto-centré sur le praticien. Est-ce qu'il y a d'autres choses comme ça qui peuvent un peu alerter sur une potentielle dérive ?
- Speaker #0
Oui, alors il y a cette question d'emprise. Après, c'est toujours pareil, se renseigner sur la personne, qu'est-ce qu'elle a fait, comment est-ce qu'elle s'est formée. En fait, maintenant, il y a plein de pratiques inspirées de ça qui peuvent exister, avec des gens qui se forment sur trois jours sans suivi, par exemple. Donc, vraiment être dans une relation de confiance avec la personne. Et vérifier aussi, est-ce qu'il y a quelque chose, un agenda. un petit peu. A savoir, quand l'inert d'Als peut mettre sur une voix, on va chercher du spectaculaire. de manière inconsciente en fait parce que aussi en tant que la personne qui tient son espace si elle n'est pas bien dans sa puissance elle peut avoir peur qu'il se passe pas assez en session tu vois il ya ces questions des attentes des personnes donc ça aussi moi je trouve qu'il faut c'est aussi un des signes intéressants à voir en fait est ce que la personne est tranquille avec ce qu'il ya des gens qui pionce pendant la séance et ben oui tout à fait si c'est ce dont le corps de la personne avait besoin à ce moment là bas la personne voilà tu Donc oui, je pense que c'est ça auquel il faut faire attention. En général, tout ce qui va être plus... Les gens qui vont utiliser le terminaire dance, par exemple, qui est un terme qui est peu utilisé, et qui a peu de marketing, sont des personnes qui vont essayer de se rapprocher au courant d'origine.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Quand les personnes vont vers quelque chose de plus spectaculaire, Kundalini va être plus visible, en fait, aussi. Tu vois, déjà, ça c'est des positionnements, en fait, un petit peu. Après, bien sûr, ça dépend d'une personne à une autre. Mais ça peut donner des indices. Et moi, maintenant, je lance aussi un nouveau format. Parce qu'avant, j'étais vraiment sur la formation des facilitateurs. Mais qui est sur vraiment apprivoiser les états de trans, les savoir les reconnaître et savoir développer son autonomie par rapport à ça. Parce que je trouve ça toujours hyper important de remettre les clés aussi chez les personnes. Donc, on va utiliser le son et puis d'autres choses. On va aussi travailler avec le langage lumière. Ça, je trouve ça vraiment intéressant. C'est vraiment une des idées clés. Et puis l'intégration. Il y a toujours un email de suivi après pour savoir comment vont les personnes. D'être dans cette démarche de recherche de feedback.
- Speaker #1
Elles ne sont pas lâchées dans la nature non plus. Et du coup, ce que je comprends, c'est que dans ce qui t'inspire, je sais qu'un de mes lettres motifs du pourquoi je fais ce que je fais, c'est pour amener du cadre et de l'éthique dans nos métiers du subtil qui en ont besoin. Je sens aussi cette autonomie dans le travail énergétique. Donc je sens qu'on est pas mal à raccord là-dessus et ça c'est vraiment très cool. Mais qu'est-ce qui fait que t'es aussi passionnée pour parler de la trans ? Qu'est-ce qui t'anime dans le fait d'amener ça, j'allais presque dire au grand public, mais en tout cas de pouvoir en faire parler, enfin de pouvoir parler de cette trans ?
- Speaker #0
Écoute, la trans, grosso modo, tu tournes à quelque chose qui est un peu plus grand que toi. Et pour moi c'est pareil pour cette question. Parce que... Sur plein d'aspects, si j'avais pu ne pas le faire dans ma vie, ça aurait été plus simple. C'est une question qui me revient régulièrement parce que je te dis, tu vois, à côté j'ai pu être prof aussi, avec des étudiants étrangers, sur de l'ouverture plutôt culturelle, etc. Tout ça, c'est des choses sur lesquelles je suis hyper à l'aise quand je le fais. Mais dès qu'il va s'agir de l'attente, j'ai le trouillomètre avant chaque séance, avant chaque rencontre, la même là, tu vois, je suis émue, j'ai des larmes qui montent aux yeux. Et ça, je ne peux pas te l'expliquer. C'est une colonne vertébrale chez moi. Est-ce que c'est parce que c'est la première partie que j'ai rencontrée, un moment qui était particulier aussi dans ma vie ? Je ne pense pas que ce soit que ça, parce que sinon ça se serait émoussé, ça fait déjà plus de 12 ou 15 ans. Il y a un DU des trans qui a ouvert à Paris 8, maintenant elle est étudiée de manière universitaire, la pratique des trans. Alors c'est réservé aux soignants. Et la personne qui dirige EDU, c'est Antoine Bioy, il a écrit cette phrase qui m'a vraiment marquée. Il m'a dit « il n'y a pas de transformation sans trans dans une société » . Je me suis dit « putain, il est culotté quand même parce que c'est fort comme frère » . Ah oui, d'accord.
- Speaker #1
C'est ça le tien.
- Speaker #0
Je pense qu'en fait, ce qu'il veut dire par là, c'est qu'à tous les moments où il y a un changement dans notre vie, c'est des moments où notre cerveau, il switch. Ensuite, c'est une question de continuum. Parce que je te dis, moi, on en parlait sur la question du soin. à tous les moments où on a un sentiment de flot dans la vie, tous les moments où le temps raccourcit, notre sensation du temps est distordue, etc. Tout ça, ce sont des petits moments de trance. Ce qui veut dire par là, c'est ça. C'est-à-dire qu'en fait, dès que ça a besoin de se réorganiser, notre cerveau nous amène à changer de mode, tout simplement. Je pense qu'en ce moment, il y a quand même beaucoup de changements qui se font. Et du coup, je pense que c'est pour ça. Je pense que c'est une pratique qui correspond à ce dont on a besoin aujourd'hui parmi d'autres. Et que pour moi, c'est un peu un karma ce que je fais.
- Speaker #1
Oui, c'est ta graine rajoutée à aider à cette transformation globale en ramenant les gens à l'intelligence de leur corps. Je trouve ça trop bien.
- Speaker #0
Je vois que la harpe à côté, ça me permet d'apaiser aussi ça.
- Speaker #1
Ok, ça permet de ramener de la douceur à ce contexte ?
- Speaker #0
Bah oui, alors ce qui est intéressant, c'est que la harpe, donc j'ai étudié la harpe thérapie, donc c'est vraiment l'utiliser dans un contexte thérapeutique mais spécifique sur cet instrument. C'est un instrument qui est en cours de libre. Donc, elle a une vibration qui est très longue et en fait cette longue vibration, ça c'est propice aux états modifiés de conscience. On ne se refait pas. Mais j'ai découvert ça, c'est un des premiers mots que j'ai dit, le mot harpe, j'étais hyper focus dessus depuis très petite. C'était utilisé pour parler avec le royaume des dieux en Egypte, etc. Bouddha, il avait une forme de harpe. En fait, c'est vraiment un instrument qui est assez universel et qui a, qui s'est peu connu ce côté de la harpe. Donc je pense qu'il y a ce lien un petit peu entre les deux. Mais l'art, pour moi, ça vient apporter aussi énormément d'apaisement. Parce que la transe, ça peut être très très doux. À un certain moment, on peut avoir des transes très... Parce que c'est simplement de la spontanéité du corps, finalement. Donc ça peut se décliner de toutes les manières. Mais de temps en temps, quand ça a besoin de secouer, ça secoue.
- Speaker #1
Oui. Il y a les deux.
- Speaker #0
Il y a les deux, quoi. Je ne veux pas faire peur aux gens qui nous écoutent.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Ça secoue. Dans la mesure où on est capable de le vivre en fait. Oui. Et de temps en temps, je crois que j'aime bien ça aussi dans le milieu du développement personnel parce que je trouve qu'il y a beaucoup le côté où on rassure les gens, on est doux. Et notre système nerveux en a besoin parce qu'on est très stressé. Mais en fait, au bout d'un moment, on peut se ramollir aussi. Et tu sais, il manque un petit peu le coup de pied aux fesses de temps en temps.
- Speaker #1
Totalement.
- Speaker #0
Et je trouve que la transe, ça équilibre aussi un petit peu ça.
- Speaker #1
Moi, je suis plus dans ce profil-là. Moi, j'ai beaucoup de pratiques très douces, un petit peu de feu de temps en temps. C'est ça. C'est pas mal, quand même.
- Speaker #0
Et ça, tu vas le dégager, et là, tu vas lui dire merde.
- Speaker #1
C'est trop cool parce que tu nous as parlé un peu du côté formatrice, du côté de celle qui informe sur ses sujets. Évidemment, tu peux nous partager ce que tu veux, mais moi, j'aimerais savoir, c'est quoi ton histoire personnelle avec la trans ? Qu'est-ce que ça a amené dans ta vie, si tu as envie de nous le dire, évidemment ?
- Speaker #0
Il y a deux rencontres pour moi. Parce que la trans, de nouveau, c'est un phénomène qui est naturel. Donc, il y a des états de trans spontanés. Pour moi, je pense que ça a commencé comme ça. Les premiers états, ça a pu être un avec un choc amoureux qui était très, très fort, jeune. Alors, c'était plutôt feu. Ça s'est plutôt mal passé. Il a fallu que je parte en Chine pour...
- Speaker #1
Ah oui, carrément.
- Speaker #0
Oui, carrément. Et ça m'a pris dix ans. fait au bout de dix ans j'ai fait un rêve on m'a dit c'est bon tu peux rentrer je fais au revoir si très bien un peu long deuxième chose c'est quand j'étais en chine j'ai une amie qui est décédé dans son sommeil pendant la nuit donc c'était un événement qui aurait pu être un événement très traumatique sauf que je pense que j'ai eu des états des premiers états de transe en fait avant en tout cas de co-régulation avec elle où je ressentais tout ce qui se passait dans mon corps mais en fait on savait pas qu'elle était malade donc ça a été très compliqué Parce que j'avais ce truc que je ne comprenais pas, savoir pourquoi est-ce que tous les jours je me sentais de plus en plus malade, jusqu'à cette nuit-là, où là j'ai senti une ouverture, une libération. Il y a eu ce rapport avec la mort, qui est important parce que je pense que ce sont des éléments fondamentaux dans la trance. Il y a un moment dans la trance, et c'est pour ça que c'est assez tranchant, il y a une petite mort qui se fait, une mort et une identité. Moi, il y a eu ce passage-là, qui est un passage hyper marquant. quand tu es jeune, que c'est une copine qui est jeune, etc. Et qu'en plus, là où tout le monde est complètement sous terre par rapport à cette nouvelle, toi, moi, je mettais des fleurs partout, j'étais dans un état complètement spé, où c'est comme si je sentais les anges autour de moi, tu vois. Donc, je n'étais pas sur la même fréquence que les autres. Mais ça m'a aidée, parce qu'il y avait plein de choses à faire pour accompagner ce départ. Et j'ai été portée par ça pendant deux ou trois mois, où je pense que j'étais vraiment dans un état où... J'étais connectée à autre chose. Ça m'a amené énormément de questions après. À savoir, mais pourquoi est-ce que je vis ça ? Pourquoi est-ce que je ne ressens pas les choses comme les autres ? J'avais des visions de main qui me venaient, mais je ne savais pas quoi en faire. Pourquoi est-ce que j'ai pu sentir le décès de quelqu'un sans le savoir avant ? Et je n'avais pas de réponse. Et finalement, les réponses, je les ai eues quand je suis arrivée aux Philippines. Alors, ce n'était pas prévu que j'aille dans cet endroit où j'ai rencontré Paï. Des synchronicités ont fait que j'avais perdu mes lunettes. Donc, je suis arrivée aveugle. de nuit, ils ont oublié de venir me chercher t'avais tout le contexte et là voilà, Paï m'a dit who are you, qui es-tu et ça a été le début d'un ça a été le début de quelque chose mais donc du coup c'était effectivement hyper intense parce que ça a été vraiment quelque chose qui s'est ouvert Et après, je dirais que ça a accompagné tous mes changements, notamment sur la vie personnelle. J'ai rencontré le papa de mes enfants. Il est venu à une formation dont je n'étais pas formatrice à l'époque. J'étais organisatrice, l'honneur est sauf. Dans la manière dont les enfants sont venus, j'ai toujours eu le sentiment que c'était, pour moi, mon premier bébé, c'était un bébé in-air dance. Tu vois, il n'y avait juste pas photo. La formatrice qui était venue, elle le voyait en fait avant même qu'on sorte ensemble. Enfin bon, bref. Il y avait ce truc où il était vraiment lié à cette famille d'âmes. Toute l'énergie, oui, quand j'ai des gros changements à faire, etc., je sais que c'est là où je vais lâcher ce qui a du mal à être lâché, ouvrir ce qui doit être ouvert, trouver mon inspiration, trouver ma créativité. Puis après, c'est complètement intégré, donc tu n'as plus besoin de faire des grosses sessions. Tu vois, je fais souvent des micro-sessions, etc. Mais pour moi, l'image que j'ai, c'est un peu la colonne vertébrale de tout. C'est pour ça que je peux évoluer par rapport à ça, mais il y a quelque chose qui est très intime pour moi là-dedans.
- Speaker #1
Oui, c'est l'histoire du mouvement, c'est l'histoire de la transformation, c'est vraiment ce qui ramène du mouvement à la vie finalement, de ce que j'entends.
- Speaker #0
Et dans ma vie personnelle aussi, ça a été lié, je pense, à l'amour. Donc il y avait eu cette histoire, cette première histoire. Mais sinon, j'ai plutôt une vie où c'est assez amusant d'ailleurs, jusqu'à la rencontre avec le papa où j'avais déjà 34 ou 35 ans, personne n'était resté dans ma vie plus de deux mois. Et là, je l'ai rencontré dans ce contexte d'Innerdance, il lui était venu, il n'avait même pas compris pourquoi il était là, d'ailleurs c'était très drôle, il avait suivi quelqu'un qui jouait du handpan dans la rue, tu vois, donc c'était n'importe quoi. La vie, parfois. Oui, la vie, parfois, est très... Alors, c'est quelqu'un de très cartésien. Et après, ça a été inexplosif. Enfin, voilà, tu vois, mes enfants que j'adore. L'amour est vraiment rentré. Et pour moi, c'est rentré par cette porte-là. Ok. C'est venu... Mais après, c'est dans tout, je trouve, quand tu intègres vraiment ta pratique. Je pense que toi, pour le tarot, ça peut être pareil. Tu vois, les cartes du tarot, quand tu vis avec elles, elles te... Toutes par le tarot, non ?
- Speaker #1
Oui, on fait des similitudes, on regarde tout sous ce prisme-là. C'est vrai, c'est vrai. C'est un outil qui fait partie de nous à un certain point. C'est quoi pour toi la suite que tu souhaites ou que tu... le vœu que tu aurais pour l'innerdance, là ? Pour la suite de cette pratique ?
- Speaker #0
Pour la pratique ou pour moi dans la pratique ?
- Speaker #1
Tu peux me dire les deux. Oh là là ! La question d'en préparer. Euh...
- Speaker #0
Moi, mon vœu, c'est que ça sorte de la bulle, ce que j'appelle la bulle d'instinct, pour que ça puisse continuer. Il y a beaucoup d'initiatives qui vont dans ce sens-là. Il y a eu des initiatives dans des écoles, dans des prisons, dans des choses comme ça, avec d'autres formes, en fait, qui sont bien sûr moins spectaculaires et plus intégratives. C'est que ça devienne, en fait, pas aussi... aussi normal que de faire du yoga, que de chanter parce qu'en fait c'est une ressource qu'on a à l'intérieur de nous donc c'est que ça aille en fait encore plus loin dans la démystification et le fait que c'est juste quelque chose de naturel une ressource qui est là et dans moi, dans tout ça alors j'étais aussi un peu en questionnement en ce moment sur la suite je sens que les formats sont amenés à bouger oh que oui ! Moi je suis en plein dedans.
- Speaker #1
T'es en plein dedans aussi ? Ah oui,
- Speaker #0
complètement. Non, moi mon rêve, c'est vraiment ce à quoi je commence à travailler, c'est vraiment de créer les paysages sonores avec uniquement mes propres instruments, notamment la harpe, les effets, etc. Et de devenir musicienne in a dance, tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
T'as l'air vraiment sur l'intégration des deux. Aussi, ce que je trouve que quand t'es vraiment dans le son, C'est plus simple dans un sens parce qu'il n'y a plus besoin de faire, d'être dans ce... Tu vois, de tenir l'espace. Enfin, c'est beaucoup plus intégré, en fait. Tu as moins besoin d'être dans le paraître, je trouve.
- Speaker #1
Tu es dedans, dans tous les cas.
- Speaker #0
Il y a quelque chose, en tout cas, pour mon système nerveux que je trouve très reposant.
- Speaker #1
Ouais, je comprends, je comprends. Et du coup, la suite pour toi, ce sera peut-être de continuer tes formations sur Paris. Du coup, c'est ça, c'est des formations présentielles que tu proposes ?
- Speaker #0
Oui, alors je l'ai fait sur Paris, mais les gens viennent de toute la France. Il y a peu de Parisiens qui viennent. Ça pourrait bouger en région aussi, dans d'autres villes, pourquoi pas. C'est juste que là, en ce moment, mes enfants sont encore petits, donc j'aime bien revenir à la maison le soir. Développer aussi plus de formats qui ne soient pas forcément que des formations pour facilitateurs, mais commencer à développer ces formats aussi pour simplement que les gens apprennent à reconnaître. En fait sur la question des états modifiés de conscience, on les connaît, on les vit. 40% de la population n'a déjà vécu sans pharmacologie, en fait ça c'est des études qui ont été créées là-dessus. Mais on ne sait pas forcément les répertorier, les cartographier, les comprendre, les convoquer aussi quand on en a besoin, etc. Et de nouveau, comme j'ai besoin de faire des choses en ce moment qui soient plus ancrées dans du quotidien, je sens que mon énergie va aussi là-dessus.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Mais ça peut être à Paris ou ça peut être ailleurs.
- Speaker #1
Ouais. Mais toujours dans cet aspect forcément où tu accueilles un groupe dans tous les cas.
- Speaker #0
Oui. Je peux faire des sessions individuelles aussi. J'ai eu des demandes récemment aussi sur des soins plus intégratifs en fait pour des personnes qui sortaient d'hôpital. J'ai fait de l'ARP à l'hôpital aussi. pendant un moment, et notamment en soins palliatifs. Et ça, c'est aussi une période de passage, en fait. C'est des choses aussi qu'il faut que je... Je sais que je suis appelée à aller vers ça.
- Speaker #1
Moi, c'est un peu mon rêve de ramener l'énergie dans les hôpitaux au même titre que l'hypnose, où je sens qu'on est à quelques pas de faire comprendre aux personnes le bénéfice de ces pratiques, comment elles peuvent s'intégrer à ce qui existe déjà et que ce n'est pas juste un truc pour personne un petit peu original. Oui,
- Speaker #0
c'est ça. Mais ça va avec ce que tu disais sur ta mission qui est de ramener du cadre et de l'éthique.
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Ça demande de réfléchir à dans quel cadre, en fait, ça puisse être accepté par des institutions tout en leur permettant de se sentir en sécurité sur... Ben voilà, qui... Comment est-ce qu'on recrute un énergéticien qui sache un peu de quoi il parle ?
- Speaker #1
Oui, trop intéressant que tu me parles de ça, parce que je suis en process pour voir comment officialiser les formations énergétiques que je donne. Bref, c'est pour le petit. Mais ça fait sens pour qu'il y ait ce côté un peu de structure, et non pas pour se dire qu'il faut absolument un diplôme en fin de course, mais pour se dire qu'il y a eu quand même un parcours de compréhension, et même pour les personnes que tu suis. où ce n'est pas juste une petite intégration, c'est vraiment les gens qui vivent leur pratique et qui dédient du temps et de l'énergie.
- Speaker #0
De toute façon, intégrer dans le quotidien, ça demande aussi de passer par plus de formalisation et de mieux intégrer le ressenti et le mental qui permet de le comprendre. Là où, pour l'instant, il y a encore beaucoup de... Souvent, les deux sont mis en opposition.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Et en fait, il faut les réunir.
- Speaker #1
Oui, très intéressant. Mais je pense qu'on est toutes... amener la praticienne, formatrice dans nos métiers à ramener cette compréhension de nos métiers et de les rendre un peu plus ouvert au public, mais sans les dénaturer, plus en rapportant de l'information et c'est ce que ce podcast veut aussi et merci de venir aussi rapporter ta parole parce que c'est le but aussi aujourd'hui finalement.
- Speaker #0
Merci à toi de faire cet espace.
- Speaker #1
Et bien Antonia, si on veut travailler avec toi, j'imagine que on peut aller sur ton site internet ou sur ton Instagram.
- Speaker #0
C'est Berceau Sonore. Donc Berceau comme un berceau sonore. Et mon nom, c'est Antonia Auterville. Alors, il y a d'autres personnes qui ont des prénoms proches d'Antonia dans la transe. Donc, c'est vraiment Antonia Auterville, Berceau Sonore,
- Speaker #1
si vous voulez me retrouver sur Insta assez facilement et puis sur mon site internet aussi. Super. Eh bien, merci beaucoup pour cet échange. C'était vraiment très cool. et j'ai hâte peut-être que c'est un jour de suivre une séance avec toi reviens-moi je suis ouverte bah bien sûr je fais des séances en ligne aussi c'est effectivement tout comme un paysage sonore c'est bien de le dire avec de la parole intuitive mais pour les personnes qui
- Speaker #0
veulent avoir une première approche comme ça aussi c'est tout à fait possible super merci beaucoup Antonia merci pour tes lumières merci à toi
- Speaker #1
Merci beaucoup d'avoir écouté cet échange avec Antonia autour de la trans. J'espère que ça a pu vous éclairer, vous donner un peu plus de pistes de compréhension et vous donner envie peut-être aussi de pousser la porte d'une de ces pratiques. Si c'est votre souhait en tout cas, je vous mets en contact dans la description de l'épisode tous les liens pour contacter Antonia et travailler avec elle. Peut-être faire partie de ces prochaines expériences. En tout cas, c'est tout ce que je vous souhaite. Quant à moi, je vous dis à la prochaine. C'était Amba de Manipura. A l'épisode prochain. Merci. Manipura, c'est déjà terminé pour aujourd'hui. Je vous remercie de votre écoute. Et si cela vous a plu, n'hésitez pas à partager ou à laisser un avis sur votre plateforme d'écoute. Pour continuer vos explorations, vous pouvez accéder aux formations gratuites ou aux centaines de contenus Manipura disponibles sur la newsletter, les réseaux sociaux ou le site internet. Vous pouvez également participer au podcast. Tout ça, c'est en cliquant dans le lien dans la description de l'épisode. Quant à moi, je vous dis à la prochaine et surtout, surtout, prenez bien soin de vous.