Speaker #0Bienvenue sur Manipora, un podcast de développement spirituel qui s'adresse à vous, à tous ceux qui incarnent une spiritualité dans leur vie et aux futurs praticiens qui aspirent à des métiers du subtil respectant cadre et éthique. Je suis Amba, formatrice depuis 2020 en énergétique, en cartomancie et en médiumnité et ma mission est de vous transmettre des outils concrets pour une spiritualité qui s'intègre dans votre quotidien pour qu'on puisse ensemble grandir en conscience. Je vous souhaite une excellente émette. J'aime l'idée de ne pas avoir de trame et de laisser dérouler et cet épisode du jour est clairement dans cette vibe. Aujourd'hui, je sais juste que j'ai envie de vous parler de ce lien, de cette capacité à recevoir et du coup, à son opposé, de donner. Ce lien, cet axe entre le don et la réception de soi, de son énergie et pourquoi le fait d'être bloqué soit dans l'un soit dans l'autre, soit de donner tout ce que l'on a et ou de jamais réussir à recevoir ou de juste être dans la réception et de jamais donner, même si on va moins parler de cet aspect-là aujourd'hui. Comment ça peut finalement vous bloquer dans votre énergie ? Et quoi de mieux pour vous expliquer ça que mon expérience personnelle, parce que j'ai pas mal de choses qui se passent dans ma vie en ce moment et j'ai plein d'exemples qui montre à quel point Quand on se ferme à l'idée de recevoir, eh bien ça nous coupe de beaucoup de choses finalement. Donc c'est de quoi on va parler aujourd'hui et je vous invite à penser peut-être à un moment dans votre vie et ou à un exemple qui vous vient de vos expériences, à un moment où vous n'avez pas réussi, où vous n'êtes pas autorisé à recevoir des autres de votre environnement, où vous vous êtes coupé de ça. Et peut-être que vous avez un moment précis en tête. Peut-être que non, et aujourd'hui je vais vous montrer à quel point finalement ça peut s'immiscer dans le quotidien, cette habitude que l'on a de ne pas recevoir, de ne pas accepter quelque chose, de se refuser à quelque chose qu'on nous offrirait, que ce soit des paroles, des gestes, des attentions ou simplement de l'énergie. C'est hyper important parce qu'en tant qu'énergéticienne et pour les énergéticiens que je forme aussi, eh bien on est canal. Donc on va recevoir de l'information et l'émettre. Et dans le soin, on va donner cette information sous forme de pratique, quelle qu'elle soit dans le corps. On va être dans cette logique de don constant, mais aussi de réception de l'information. Et normalement, on est un canal plutôt neutre, c'est-à-dire qu'on émet, qu'on reçoit, qu'on reçoit, qu'on émet. Entre la source et le corps de la personne que l'on a en soin, on est cet intermédiaire. Dans les faits, évidemment, on est des êtres humains, donc notre canal est... pas parfaitement neutre, il n'est pas parfaitement isolé, mais dans les faits, normalement, on se doit au maximum, dans une forme de neutralité, de rester dans les énergies d'amour évidemment et de soutien pour la personne dans le soin et de faire ce travail de canal. Pourquoi je vous parle de ça ? C'est parce que, j'en avais déjà parlé il y a quelques temps, il y a quelques années même sur Instagram, je pense, du comble de l'énergéticien. Le fait est que l'on soit un canal dit neutre, fait que, en tout cas qui se veut neutre, fait qu'on ne peut pas prendre les mérites d'un soin, parce que ce n'est pas nous qui faisons, on fait à travers nous, l'univers fait à travers nous. Donc on ne peut pas prendre les mérites d'un soin, on peut prendre les mérites d'être un bon accompagnant, parce que ça, ça demande de l'énergie d'être. un bon thérapeute, mais en soi, dans le soin, ce n'est pas nous qui faisons. Donc quand la personne doit vivre certains process, on peut l'accompagner, mais on n'est souvent pas maître des process en question. Parfois c'est des choses un peu difficiles, on est juste là pour accompagner ces process-là de la meilleure des manières. Mais aussi quand tout se passe merveilleusement bien, qu'on a des grosses libérations, des grosses guérisons pendant les soins. Et bien pareil, on ne peut pas dire que c'est nous à 100% énergéticiens qui sommes à l'origine de cette guérison, de cette libération. On a joué évidemment un rôle en tant qu'accompagnant, mais ce n'est pas nous qui faisons. Donc ça met un comble chez l'énergéticien. Et là je parle des énergéticiens, mais vous, si vous ne l'êtes pas, dans la vie de tous les jours c'est un peu la même chose. c'est toutes ces choses pour lesquelles finalement on ne se donne pas du crédit, qui fait qu'on va... pas s'autoriser à recevoir les fruits, à recevoir une énergie en échange du temps que l'on a donné, de l'attention qu'on a donnée, des efforts qu'on a donnés. Et cette non-acceptation, elle peut avoir plusieurs origines. Ça peut être une forme d'humilité apprise qui est de « ben non, je ne vais pas recevoir, c'est ok, c'était mon rôle, c'était parce que j'avais envie de le faire, c'est parce que par exemple je suis maman et c'est normal finalement de donner du temps à mes enfants, etc. » Donc ça peut être une forme d'humilité. Ça peut être aussi l'idée qu'on ne nous a pas appris à recevoir, tout simplement, on va y revenir à ça. Ça peut être aussi dans la dimension des femmes que je vois très souvent, c'est cette idée que ce n'est pas de notre place de recevoir, on est là pour donner de soi, de sa personne, rendre service. Il peut y avoir plein de raisons du pourquoi on s'empêche de recevoir. Peut-être parce qu'on pense aussi ne pas le mériter, peut-être aussi parce qu'on n'a pas confiance dans l'idée de recevoir certaines choses, on se dit que ce n'est pas pour nous, on dit qu'on peut passer outre, on dit qu'on peut faire sans. Et vous allez voir que ce mécanisme qui se met en place de façon insidieuse dans la vie, finalement ça va créer ce que j'appelle un peu le panier percé. C'est-à-dire qu'on va donner de sa personne, donner de son énergie, se donner au quotidien. On va être dans une logique de faire les choses dans sa vie, on va faire plein de trucs, on va mettre en place plein de trucs, mais jamais on va se mettre dans cette posture de réception. Et ça vient parler aussi de l'abondance, d'accepter de l'abondance des choses, que l'abondance vienne à nous. Ça va nous empêcher finalement de recevoir. Du coup, on va donner, on va mettre de l'énergie, Mais dans notre vase, dans notre panier, qu'importe, on ne va pas avoir la possibilité de le remplir. Il va toujours y avoir ce fond percé, parce qu'on n'accepte pas de se remplir, on n'accepte pas de recevoir. Et finalement, ça va créer l'idée qu'on se vide, tout simplement, on se vide de notre énergie. Et on va étaler un petit peu le propos, mais là est l'essence de ce dont je veux parler aujourd'hui. Ça va être difficile pour vous d'évoluer énergétiquement si vous n'acceptez pas l'énergie. Et ou si vous laissez l'énergie vous traverser, super, mais que vous n'êtes pas dans l'accueil aussi de cette énergie-là. C'est pour ça qu'on apprend à naviguer dans le subtil, à explorer l'énergie. On se dit qu'on se laisse traverser par une énergie. Mais à quel moment on l'intègre ? Par exemple, vous avez compris un concept, super, via le mental ou via une compréhension plus profonde, mais à quel moment vous vous posez pour vous laisser intégrer cette énergie ? Ou alors, on vous dit une parole sympathique, est-ce que vous vous laissez vraiment l'intégrer ? Je vous dis ça parce que j'ai un très bon exemple, là en ce moment je traverse une période professionnellement... J'ai du mal à voir la valeur de ce que je transmets. Ce qui peut paraître assez fou quand j'en parle aux gens autour de moi. J'ai des élèves, j'ai des consultants, ils sont tous super satisfaits. J'ai des retours de formation super. Je fais ce travail depuis six ans. Les formations, elles ont prouvé qu'elles étaient utiles. Elles ont lancé des personnes sur un cheminement énergétique, des professionnels. Les consultants, j'ai des messages incroyables d'amour, de soutien ou de remerciements toutes les semaines. J'ai de quoi être comblée, ravie et remplie. Et pourtant, ce biais de l'énergéticien dont je parle, cet aspect d'être canale et d'être dans une neutralité et de se dire que ce n'est pas nous qui faisons, fait que pendant six ans, et toujours là maintenant, je ne prends aucun mérite des partages que je fais. Alors on peut se dire, waouh, en bas, quelle grande humilité, c'est incroyable. Mais finalement, ce qui se passe, c'est que là, je me retrouve dans un état d'épuisement pas possible. Parce que je ne me laisse pas recevoir tout ce que l'on m'offre finalement, tout ce que je reçois du don que j'ai moi-même initié. Ce fameux axe de donner-recevoir. Je suis dans un don à 100%. Merci. mais je ne me laisse pas recevoir. Et ou, je me laisse juste recevoir, pendant les soins évidemment, parce que là je reçois pour vous, et du coup je vous redonne après. Donc je suis dans cette logique du panier percé, qui ne se remplit pas, et finalement on arrive à un moment où on n'a plus d'énergie. On n'a plus d'énergie, et je pense que peut-être vous vous reconnaissez là-dedans, peut-être que vous le vivez aussi en ce moment, une période où, et où des années, de don de soi, quelle que soit la forme, dans un travail, dans des relations, dans votre famille, de projeter votre énergie à l'extérieur. Et malgré le fait que peut-être vous recevez de la part de vos proches, peut-être que vous avez eu une promotion, peut-être que vous avez eu quelque chose qui valorisait votre don, mais vous ne vous laissez pas traverser par cette énergie, vous ne l'acceptez pas et vous passez très vite à autre chose. Ah oui, c'est super, voilà, et vous continuez à être dans le don. Et c'est dommage parce que vous vous coupez énormément des autres, de l'univers, en étant dans cette logique-là. Et je parle pour moi aussi. Parce que recevoir, ça permet de créer du lien. Ça permet d'irriguer le cœur déjà, de vous remplir, de vous recharger en énergie. Et ça vous remet dans la toile du monde. Si j'accepte de recevoir, j'accepte d'être connectée au monde. Et je ne suis plus isolée énergétiquement. L'isolation énergétique, c'est finalement... Tellement dommage parce que ça nous coupe complètement de cette abondance énergétique autour de nous qui est là à chaque instant. Évidemment, vous ne serez pas surpris quand vous êtes dans cet aspect de refuser de recevoir. Et je ne dis pas que c'est conscient, souvent c'est inconscient. Eh bien, vous vous coupez de cette abondance, quelle que soit la manière que cette abondance se manifeste, l'abondance dans les petites attentions que vous pouvez recevoir. l'abondance de l'environnement autour de vous, l'abondance financière, l'abondance matérielle, l'abondance dans la gratitude. Vous allez vous couper de ça petit à petit et ça va créer finalement une petite mort au fur et à mesure où vous allez vous presque pourrir de l'intérieur. Alors le mot est un peu fort, mais parce que vous ne vous laissez pas être irrigué. C'est comme une plante, si vous ne l'arrosez pas, si vous n'acceptez pas l'eau, et bien petit à petit vous allez perdre de votre superbe et de votre capacité à vous désétendre dans le monde. Je n'ai pas inventé l'eau chaude, moins on est dans cette capacité de recevoir, moins on peut donner de sa personne. Et on est dans une ère en ce moment, sans parler de spiritualité, où les êtres sont appelés à s'épuiser en permanence pour donner aux autres, à la communauté, à leur travail, à leur famille, et on ne se laisse plus irriguer par le fait de recevoir également. Là, il y a deux options. Soit dans votre environnement, il y a des choses qui reviennent à vous, des attentions, des gestes. Il y a des choses que vous pouvez recevoir, mais vous ne vous l'autorisez pas. Et là, on va vraiment parler de ça aujourd'hui, finalement. C'est ce qu'on développe aujourd'hui. Soit il y a cette impression, justement, qu'il n'y a rien qui revient à vous. Et vous sentez ce manque d'irrigation parce que le quotidien, l'environnement, vous sentez qu'il n'y a pas de retour finalement. Si vous êtes dans cette deuxième option, je vous invite à vraiment agrandir encore plus votre conscience. Et je sais que ce n'est pas évident, avoir tous les cadeaux qui se cachent et qui ne sont pas apparents et qui viennent finalement vous donner cette énergie au quotidien. Et si vraiment vous ne consentissez rien de ces cadeaux, c'est-à-dire que vous vous sentez vraiment dans un environnement où il n'y a pas ce retour-là, eh bien là c'est qu'il y a quelque chose à changer, c'est qu'il y a quelque chose à modifier. Je voulais peut-être revenir sur quelques exemples que j'ai pu observer chez moi et même chez les femmes qui m'entourent. Souvent, les femmes sont quand même majoritairement dans cet aspect de réception de par la nature des femmes qui est... plus yin en majorité, c'est pas forcément tout le temps vrai, mais voilà, si on fait une généralité. Et ça revient à questionner d'ailleurs l'idée que le yin n'est pas forcément une énergie passive et inactive. Recevoir nécessite, intégrer nécessite de la présence et une action, c'est-à-dire que là, tout ce que je vous raconte là, c'est si vous avez une incapacité à recevoir, c'est que vous n'êtes pas active dans la réception. Vous ne mettez pas de conscience et vous ne l'acceptez pas. Du coup, il y a quand même un travail à faire dans l'idée d'activer les énergies de réception, d'accepter de recevoir. Donc, c'est quelque chose de très actif. Bref, j'ai quand même vu chez les femmes cette logique-là de manière un peu plus appuyée. Et ça va loin, je me souviens d'un atelier que j'ai fait il n'y a pas si longtemps avec les nouvelles élèves de la 7e édition de la formation énergétique, où je leur apprenais la routine énergétique, que j'apprends depuis des années, vous avez le lien dans la description de l'épisode, c'est un contenu qui est totalement gratuit et c'est une routine qui a fait ses preuves, donc je l'enseigne. Et il y a ce moment finalement où on va se purifier, c'est-à-dire qu'on va envoyer à la terre ou au ciel, toutes les toxines, les choses dont on veut se décharger. Et j'ai deux-trois élèves qui sont venus à moi après cet exercice en disant « En bas, moi j'étais un petit peu gênée de donner en clair mes déchets à la Terre ou à la planète et au ciel. Je me dis qu'ils ont assez à faire et qu'ils n'ont pas à recevoir mes déchets. » Et je leur ai expliqué qu'en fait, ce qui se passait quand on fait ça, quand on est dans ce refus-là, c'est que déjà, on ne se considère pas être l'univers. On considère qu'on n'est pas cette entité et qu'on individualise l'idée de ça c'est moi, ça c'est l'univers et j'envoie ça à l'univers. Alors que la matrice, tout est relié, tout est transformé. Si je rejette quelque chose, ça va être transformé, ça va être transmuté. Ce n'est pas l'idée de relâcher ces déchets énergétiques, c'est l'idée de libérer une densité. qui va être processée autrement. Ce qui est négatif pour nous ne l'est pas forcément pour le voisin d'à côté. Ce qui est dense pour nous ne l'est pas forcément pour un autre environnement. Donc quand les élèves avaient cette réticence, déjà c'est l'idée qu'elles se disaient que forcément, si c'est négatif pour elles, c'est négatif pour le monde. Alors que des énergies de peur peuvent aussi, par exemple, nourrir des réflexions, des apprentissages. nourrir la mémoire collective de nouvelles compréhensions, de nouveaux liens. Déjà ça, et aussi ça veut dire qu'elle s'individualisait, c'est-à-dire que je ne suis pas l'univers, il y a moi, il y a l'univers ou la Terre, et moi je donne ça, et la Terre reçoit ça, comme si c'était deux entités séparées. Alors que tout est liant, et on apprend les uns des autres par cette toile interconnectée. Et évidemment, à la fin de la routine énergétique, il y a une pratique de gratitude, où là c'est nous qui donnons à la Terre. et ou au ciel. Donc on est toujours dans cet échange de donner, recevoir, accepter de lâcher, mais aussi intégrer des nouvelles énergies. C'est toujours un cercle, un hémisphère, une continuité. Mais ça venait aussi poser d'autres problématiques que je retrouve souvent chez les femmes, c'est cette peur d'être un poids pour l'autre, ou de se délester sur l'autre, ou de tout simplement envahir l'autre de son énergie. Et c'est un apprentissage à désapprendre cette logique de je suis trop pour l'autre, je ne peux pas imposer ça à l'autre. Et la terre nous apprend finalement à se laisser soutenir, se laisser se déposer, accepter de se mettre dans cette posture où on laisse faire, où on laisse aller. Et c'est ce qui fait défaut à beaucoup de femmes et moi la première. Je me souviens d'une expérience que j'avais faite lors d'une retraite en Dordogne. En clair, on avait cet exercice où on était un groupe de femmes et il y avait une femme au milieu allongée et toutes les autres femmes venaient lui apporter une attention particulière. Ça peut être des massages, ça peut être une apposition des mains, un englobement, quelque chose où vraiment elle avait toute l'attention des autres femmes. Et souvent, ça amenait beaucoup de libération et beaucoup de pleurs et beaucoup d'émotions. Et vient mon tour, et à mon tour, il n'y a finalement pas, à la fin, la libération qui s'était passée avec les autres femmes, je ne pleure pas, il n'y a pas de libération émotionnelle particulière. Et j'ai senti une forme de déception que les autres femmes n'aient pas réussi à me libérer et ou à voir cette réaction de ma part de quelque chose qui lâche. Bon, ça, ça vaut parce que je ne suis pas quelqu'un de... de très expressives, dans les pleurs ou quoi que ce soit. Je n'aime pas exprimer mes émotions dans le groupe. C'est peut-être la posture de thérapeute qui me rattrape, de rester dans quelque chose d'assez distant. Mais ça vient aussi parler de mon histoire, qui est une histoire où je ne me laisse pas être dans cette expression-là, même dans un environnement où je ne suis pas thérapeute, où je suis... avec d'autres femmes, et puis, je pourrais me laisser porter par ça. Ça vient aussi questionner cet aspect de ne pas me laisser recevoir ces attentions peut-être au maximum, garder toujours une forme de barrière, parce qu'on a tous et toutes des protections, des stratégies que l'on a mises en place dues à nos blessures profondes, etc., où on se protège et du coup, on a du mal à laisser entrer l'autre. Et quand je dis qu'on doit se laisser recevoir, ce n'est pas forcément de laisser entrer l'autre cœur ouvert et les portes battantes. On ne doit pas non plus être poreux à l'autre, aux énergies des autres, si on n'en a pas envie. C'est ok. Par exemple, je sais que je déteste recevoir des massages. Je sais qu'il y a des copines, je leur dis ça, elles font les grands yeux parce que pour elles, c'est un moment incroyable. Mais moi, c'est très compliqué d'être dans ce contact-là. Alors, je sais qu'il y a un souci avec la réception, encore une fois, mais aussi peut-être que juste le contact physique avec quelqu'un que je ne connais pas, dû à des blessures personnelles. Ce n'est pas quelque chose qui est agréable pour moi, ou en tout cas, ça vient toucher trop de trucs un peu plus sensibles. Et pourtant, de désensibiliser ça, ce serait de ramener le contact par le massage, par exemple, au fur et à mesure. Ce n'est pas évident de se laisser recevoir. Ces deux expériences que je vous raconte là, ça montre à quel point ça peut vraiment bloquer finalement. Et l'expérience avec ces femmes parle d'elle-même. Finalement, on n'a pas pu... connectée, alors c'est pas grave en soi, c'est pas obligé que je sois dans une libération émotionnelle, loin de là, mais finalement je me suis coupée du lien de cette sororité qu'on avait créée en finalement mettant une barrière à recevoir leurs attentions. Je vous invite à vraiment réfléchir, ou en tout cas peut-être que ça vient de manière évidente à tous ces moments où dans votre quotidien vous ne vous laissez pas recevoir. Par exemple, moi quand on me complimente, pour moi ça me passe au-dessus. Parce que ça ne parle pas de moi, ça parle de la personne, de ce qu'elle aime, de ses attentes, de ce qui l'a touché. Peut-être encore un biais un peu bizarre d'énergéticien, mais ça me coupe finalement de juste recevoir à cœur ouvert ce que l'on me donne. Alors oui, c'est un de mes process personnels, c'est un truc que je dois bosser, j'en suis très consciente, parce que là j'arrive à ce point où je ne suis plus irriguée justement et je commence à être cette plante qui manque cruellement d'eau. C'est peut-être pour ça d'ailleurs que je n'ai pas du tout la main verte, maintenant que j'y pense. Ça me fait toujours rire, mon travail c'est d'aider les gens à être dans leur énergie et voilà, c'est un travail que je fais bien. Mais avec les végétaux, c'est terrible, j'arrive pas à être dans ce... J'arrive pas à être dans ce lien énergétique à mon grand désespoir. Donc je vous invite vraiment à regarder à quel point vous vous fermez au fait de recevoir, au fait de vous laisser irriguer, et à quel point ça peut vous couper de l'autre, de vous-même aussi, parce que vous devenez cette source qui se tarie, vous pouvez pas être tout le temps dans le don de vous-même si à un moment les batteries énergétiques sont à place et vous ne vous laissez pas recevoir. et à quel point ça vous coupe aussi de l'abondance autour de vous. Je vous donne encore des exemples parce que, pour le coup, on est vraiment sur cette thématique et je pense que ça peut vous aider. En ce moment, je suis rentrée dans un cursus, une formation énergétique pour moi, sur des thématiques sur lesquelles je veux m'améliorer, des thématiques énergétiques qui sont plus dans le traitement de la magie noire, aller un peu plus loin dans ces explorations que... que j'explore déjà en soins, mais voilà, je suis une personne qui est vraiment spécialisée là-dedans, c'est vraiment sa spécialité énergétique, et j'avais vraiment envie de pouvoir être encore plus solide sur mes appuis vis-à-vis de ces sujets-là. Et dans cette formation, moi qui suis enseignante en énergétique, forcément, je vois d'autres manières de former, je vois... aussi des élèves qui sont à un début de pratique, là où moi j'ai mes années d'expérience. Du coup, il peut y avoir cette réaction très égotique de « bon, j'ai rien à apprendre, finalement c'est un niveau qui est assez débutant » . Donc voilà, j'étais un peu déçue au début. Et finalement, non, il faut simplement s'ouvrir à être curieux, à recevoir d'autres manières de faire. d'autres manières d'appréhender. Et ça aurait été trop dommage pour moi de m'arrêter à, bon, ça n'a pas l'air d'être fait pour moi, et de fermer les écoutilles, et de me stopper à me laisser... peut traverser par d'autres manières d'enseigner, même si elle reprend des choses depuis le début, peut-être qu'elle les reprend différemment. Et c'est moi-même en plus un conseil que je donne aux élèves de, si vous connaissez déjà, restez curieuse, parce que cette curiosité, ça nous permet de nous laisser naviguer et de ne pas fermer les portes. Donc ça a été aussi un nouveau petit coup de bâton, un coup de rappel qu'on m'a fait de reste ouverte. à des apprentissages, même si de prime abord tu te dis bon bah non, parce que tu vas apprendre de toutes ces dimensions, de tous ces différents niveaux, et de ces nouvelles manières de faire, tout simplement. Et c'était ce que j'étais venue chercher finalement, à la base. C'est pour vous dire à quel point parfois on peut se fermer, soit par, là pour le coup c'est par ego, ego spirituel, très clairement. Donc on peut se fermer par ego spirituel, on peut se fermer par humilité, oh non, ça vraiment je le mérite pas, c'est pas pour moi, etc. Ou ça ne me concerne pas, ça concerne l'autre, voilà, en termes de compliments par exemple. On peut se fermer parce qu'on est trop dans le don de soi-même, et on se dit que recevoir, finalement ce n'est pas nous, c'est pas pour nous, on préfère être dans le faire. On peut se fermer pour plein de choses différentes, on peut se fermer aussi parce que c'est par exemple des traumas et des blessures qui nous empêchent d'être dans la réception. Toutes ces options, et peut-être d'autres, qui nous empêchent de nous remplir d'énergie et qui va créer à la longue finalement une déperdition d'énergie, une fuite d'énergie, l'idée d'être dans l'épuisement, on va se couper des autres, du lien à l'autre, on va peut-être créer de l'amertume parce que moi je donne, je donne, je donne, je ne reçois jamais, mais peut-être que nous on n'arrive pas à recevoir aussi tout simplement. où ça va créer des... Des environnements où juste on n'est pas nourri, tout simplement, et on se meurt à petit feu, littéralement. Si énergétiquement vous ne vous remplissez pas, si vous ne vous rechargez pas, ça va pouvoir jouer sur le physique. Par exemple, moi ça crée un épuisement, des tensions dans le corps, et ça peut aller encore plus loin si on laisse le truc se déposer. Donc je vous invite à être dans cette réflexion-là, et peut-être pour clôturer ce podcast... j'avais quand même envie de faire un lien avec le tarot, parce qu'on parle aussi de Cartomancy sur ce podcast, et je me dis que dans ces épisodes un peu de solo-talk, de conversation de vous à moi, que c'est bien quand même d'avoir une petite logique enseignement. Je me fais rire, je fais un podcast sur la réception, et je vous donne quand même un truc. Bref, écoutez, on ne se changera pas en un jour. J'avais envie de vous parler de la Maison-Dieu, l'arcane de la Maison-Dieu. Alors, je ne dirai pas trop dans les détails, mais Merci. La maison Dieu, il y a dans cette lame l'idée de dériger, de faire grandir sa tour de Babel, si vous voulez, pour monter aux cieux, pour aller toucher le ciel. Il y a cette idée de faire, de mettre en place, de vouloir s'élever à tout prix. Et tout d'un coup, on a le Kourou divin qui arrive, cette foudre, et qui va mettre à terre notre tour et nous faire tomber, retomber par terre. Et c'est une leçon peut-être un peu abrupte parfois, cette maison Dieu, de, eh bien parfois, il faut se laisser recevoir. Il faut se laisser traverser par le courroux divin, par l'énergie. Et ça peut nous remettre dans une posture où on revient à la terre, on revient au sol, mais parce que parfois, on cherche tellement à donner, à faire, à mettre en place, etc. qu'on oublie finalement de se laisser porter, de se laisser traverser par les messages du divin, et on va être de plus en plus amené par l'ego, de plus en plus amené par les objectifs, de plus en plus amené par les blessures qui font que l'on va donner à outrance, et on ne se laisse plus recevoir, on ne se laisse plus porter. Et le divin revient à la charge pour nous dire, tu n'es pas maître de tout, Et ce n'est pas une mauvaise chose en soi. Si tu es trop dans cette logique de don, je vais t'apprendre à recevoir. Et recevoir, ça veut peut-être dire, quand on a poussé le bouchon un peu trop loin, être à terre et ne plus avoir le choix. Dans la maison Dieu, il y a beaucoup cet aspect de ne plus avoir le choix. Le courroux divin tombe, c'est comme ça et pas autrement. Et dans cette carte du tarot, on voit ces personnages, les mains à terre et les pieds en l'air, donc complètement à l'envers. Et c'est ce côté où les mains, ce que l'on fait, les mains c'est ce qu'on peut créer dans le monde, sont de nouveau à la terre. On n'a pas le choix. On a les mains qui sont neutralisées, qui sont revenues à la terre, que de revenir finalement à cette terre nourricière qui nous soutient. Et on ne peut plus avancer, parce que les pieds sont en l'air, les pieds sont vraiment direction ciel, on a un peu ce côté un peu funambule sur les mains. On ne peut plus avancer. Il faut accepter de recevoir. Et si... on érige sans jamais se laisser traverser par l'énergie divine, sans jamais accepter. Et c'est marrant parce que cette tour, dans le tarot de Marseille, la couronne, le haut de la tour, se désolidarise complètement de la tour et du coup la tour devient un creux, un réceptacle et la foudre du divin vient frapper ce réceptacle et le remplir. On n'a pas le choix que d'être dans la réception, on n'a plus le choix. que de se laisser recharger, ou en tout cas de remettre en question nos envies et nos besoins de donner de nous, de mettre en place, de faire les choses, etc. On est mis au pied du mur, littéralement, et on doit être dans une posture de, je ne dirais pas de passivité, mais en tout cas d'acceptation. D'acceptation de juste, je ne suis plus maître de quoi que ce soit, je me laisse être dans la réception. Parce que juste, ça aussi, c'est intéressant, évidemment, quand vous n'avez pas un environnement malsain ou quoi que ce soit. Être dans la réception, ça demande de lâcher prise, tout simplement. Ça demande de se sentir assez en sécurité pour ça. C'est pour ça que je vous dis que parfois, il y a des traumas d'enfance, des blessures qui vous empêchent d'être dans la réception. Parce qu'il y a des protections érigées. Donc, on ne se sent pas assez en sécurité pour être dans ce lâcher prise-là. Donc, c'est là que c'est un apprentissage, évidemment. Je ne dis pas que c'est évident, si c'est quelque chose qui est très peu intuitif pour vous. S'il y a une chose que vous devez retenir de ce podcast, il y a des axes, il y a des polarités dans le monde. On ne peut pas être que dans le don tout le temps. Il faut aussi pouvoir recevoir pour se réénergétiser, pour se recharger, et non pas juste se recharger juste pour donner après. On a le droit aussi de s'irriguer soi pour soi. Ça, c'est important. Je voulais juste vous parler, pour finir, d'une autre carte du tarot qui est l'as de coupe. Et l'as de coupe, c'est... forcément c'est le réceptacle du tarot, et on a cette série de coupes qui est la série de l'émotion, de l'émotionnel. Et c'est juste pour vous dire que cette coupe, elle représente plein de choses, mais elle représente aussi, surtout, l'idée de « je dois accepter de recevoir mes émotions ou les énergies pour pouvoir les processer, pour pouvoir les travailler, pour pouvoir évoluer » . C'est ça que nous apprend la série de coupes, c'est être le réceptacle de ça. des émotions de l'énergie, pour pouvoir les réguler, évoluer, avancer, processer. On ne peut pas processer une émotion sans l'intégrer. On ne peut pas évoluer en énergétique ou en énergie, ou dans notre spiritualité, parce que les coupes parlent de la spiritualité aussi, de notre rapport au divin. On ne peut pas évoluer sur cette strate de l'âme sans se laisser traverser, sans se laisser recevoir. C'est ça que nous apprend la série de coupe d'ailleurs. Donc voilà pour ce podcast. J'espère que ça vous a parlé. Vous voyez en ce moment on est vraiment dans une thématique sur le podcast de faire moins mais mieux ou de faire plus intelligemment. Et sur ce podcast je vous donne des outils qui vous met dans le don, dans le faire etc. Mais je veux rappeler à quel point la réception est importante. Et pour ce faire je vous invite à deux choses. Vous avez le choix entre deux choses. Soit vous avez conscience d'un moment, de quelque chose que vous n'acceptez pas de recevoir dans votre vie, que ce soit un compliment, que ce soit une possibilité, que ce soit une énergie que l'on vous donne mais vous laissez de côté, et de simplement vous poser et de voir comment vous pouvez dans votre être recevoir ça et voir ce qui potentiellement aussi bloque, c'est-à-dire pourquoi je n'arrive pas à le recevoir, comment je peux faire en sorte de recevoir ça avec beaucoup de bienveillance et d'accompagnement avec vous-même. Soit vous ne savez pas trop sur quoi travailler, ou il n'y a pas quelque chose d'évident qui vous vient en tête. Eh bien, je vous invite simplement à être attentif, observateur de ce que vous pouvez recevoir autour de vous. dans votre environnement et de créer un vrai moment pour l'accueillir. Voilà, c'est vos petits devoirs. J'espère que ça vous a parlé, j'espère que c'était pas trop confus, je suis partie sans script donc potentiellement ça l'était un petit peu mais j'espère que ça a pu vous trouver quelque part dans vos réflexions, dans vos ressentis et ou créer des ouvertures, des compréhensions, autres. Voilà, je l'espère de tout cœur. Je vous remercie de votre écoute et je vous souhaite de des belles réceptions d'énergie, de compliments, d'amour, de tout ce qui vous ferait du bien. Et pourquoi pas aussi de vous le donner à vous-même, parce que vous pouvez aussi recevoir de vous-même. Tout est possible. Je vous remercie de votre écoute. C'était Amba de Manipura. À l'épisode prochain. Merci. Manipura, c'est déjà terminé pour aujourd'hui. Je vous remercie de votre écoute et si cela vous a plu, n'hésitez pas à partager ou à laisser un avis sur votre plateforme d'écoute. Pour continuer vos explorations, vous pouvez accéder aux formations gratuites ou aux centaines de contenus Manipura disponibles sur la newsletter, les réseaux sociaux ou le site internet. Vous pouvez également participer au podcast. Tout ça, c'est en cliquant dans le lien dans la description de l'épisode. Quant à moi, je vous dis à la prochaine et surtout, surtout, prenez bien soin de vous.