Speaker #0Hello, hello ! Bienvenue dans Cap ou pas Cap, le podcast des femmes qui osent franchir les capes de leur vie et de leur business. Je suis Marilyn, fondatrice de Cap Business Academy, et chaque semaine je t'accompagne pour transformer tes doutes en décisions, tes idées en actions, et surtout ton activité en véritable entreprise qui te fait enfin vivre. Alors, Cap ou pas Cap ? Cap ou pas Cap, de construire une identité claire. Pas une image, pas un logo, pas une présence, une identité. Parce qu'avant de parler de marketing, avant de parler de visibilité, avant de parler de performance ou de vente, il existe une question que très peu d'entrepreneures prennent réellement le temps de se poser. C'est qui suis-je professionnellement pour les autres ? Pas dans ma tête, pas dans mes intentions bien sûr, mais dans la réalité de ce que les gens perçoivent. Que tu sois entrepreneure en ligne, commerçante, artisan, prestataire de services, dirigeante de petites structures ou indépendante, cette question elle est universelle. Et pourtant, elle est presque toujours évitée. Parce qu'en fait, elle l'oblige à faire un choix et choisir ses renoncés. Beaucoup d'entrepreneurs travaillent sérieusement. Elles sont compétentes, elles font bien leur métier, elles s'investissent, mais elles sentent une forme de résistance invisible. Notamment quand les clients hésitent, se mettent à comparer, demandent un petit peu plus de temps, demandent un devis, puis finalement ils disparaissent, on ne les revoit plus. Ils regardent, ils repartent. Et très souvent, On attribue ça finalement au prix, à la conjoncture, à la concurrence, au marché. Alors que dans énormément de cas, le problème est bien antérieur à tout ça. C'est que l'identité n'est pas claire. L'identité c'est quoi finalement ? Quand on parle d'identité, la première confusion apparaît immédiatement. Souvent on pense à l'image de marque, le branding, une identité visuelle, un logo, à des couleurs. Mais tout ça ce sont des traductions, c'est pas le socle. L'identité, ce qu'il faut comprendre, ce n'est pas ce que tu montres. C'est ce que l'on comprend de toi. Même quand tu ne parles pas, même quand tu n'expliques rien, même quand tu n'essaies même pas de convaincre ou de vendre, l'identité c'est la place que tu occupes dans l'esprit de l'autre. La manière dont on te situe, le rôle qu'on t'attribue spontanément. C'est ce qui fait que quelqu'un se dit « oui, je vois exactement ce qu'elle fait » . Ou alors la personne va dire « je ne vois pas trop à quoi m'attendre » . Et là, il faut être honnête, si quelqu'un a besoin de beaucoup plus d'explications, de comprendre certaines nuances, beaucoup plus de contexte, c'est-à-dire que l'identité n'est pas claire. Ça ne veut pas dire qu'elle est mauvaise, pas du tout. Ça ne veut pas dire qu'elle est inexistante, mais elle est floue. Prenons trois situations complètement différentes. Une boutique physique, une prestataire de service, une entrepreneure en ligne. Dans les trois cas, si la personne qui découvre l'activité se demande « Est-ce que c'est vraiment pour moi ? » sans pouvoir répondre rapidement, Ça veut dire que l'identité ne joue pas son rôle. Alors justement, on va faire un exercice simple que j'ai appelé le test du miroir social. C'est un exercice vraiment très simple mais très révélateur. Imagine que quelqu'un parle de toi à un ami et dise « Elle fait quoi comme métier ? » Quelle est la phrase qui sort naturellement ? Pas la phrase parfaite, pas la phrase bien travaillée, mais vraiment la phrase spontanée. Maintenant écoute ta réponse, la phrase, de manière intérieure et si cette phrase est longue, Si elle commence par « en fait » ou contient des éléments comme « ça dépend » , ou alors que ça mélange plusieurs rôles, c'est que ton identité est trop large. Ça ne va pas. Parce qu'en fait, une identité floue fatigue le client. Et un client ne cherche pas seulement une solution, lui il va chercher à se positionner. Et pour se positionner, il a besoin de clarté. Quand l'identité est floue, finalement le client il fait quoi ? Il va hésiter, il va comparer encore davantage. Il demande beaucoup plus d'informations. Toi, tu vas devoir te justifier souvent. Il va repousser sa décision et pas parce qu'il n'est pas intéressé, pas du tout, mais parce qu'il ne sait pas où te placer finalement. Et il ne sait pas non plus lui où se placer vis-à-vis de toi. Une identité claire permet une chose essentielle, le tri naturel. Donc soit les gens vont se dire c'est exactement pour moi, soit ils vont se dire ce n'est pas pour moi. Et finalement, les deux réponses sont saines. Les deux vont te faire gagner du temps et les deux vont créer de la confiance. Et à l'inverse, une identité floue crée de l'ambiguïté, de la comparaison, de la négociation, de la lenteur dans la prise de décision. Et cette lenteur est souvent interprétée aussi comme « Tiens, les personnes que j'ai devant moi ne sont pas prêtes, ils n'ont sûrement pas le budget. » Alors que très souvent, ils n'ont simplement pas une image claire de toi. On va faire un deuxième exercice intitulé « La phrase qui exclut » . Là, complète la phrase que je vais te donner, complète-la sans trop réfléchir, d'accord ? De manière assez spontanée. Alors, la phrase, ça commence par… Mon activité n'est pas faite pour. Et bien sûr, tu continues ta phrase. Si tu bloques, si tu réfléchis trop longtemps, c'est que tu essayes de parler à tout le monde. Une identité claire exclue. Pas par rejet, mais par positionnement en fait. On va voir maintenant les trois couches profondes de l'identité. Première couche, la question qu'on va se poser c'est à qui tu parles vraiment ? Alors quand je dis ça, ce n'est pas une cible marketing, mais vraiment une réalité humaine. Qui doit se reconnaître immédiatement dans ce que tu dis, ce que tu montres, ce que tu proposes, ce que tu fais ? Si personne ne se reconnaît clairement, l'identité est trop diluée. Allez, couche numéro 2 de cette partie, ce que tu incarnes, au-delà de ton métier bien entendu. C'est ça. parce que deux personnes peuvent faire le même métier avec deux identités totalement différentes. Pourquoi ? Parce que tout simplement, l'identité, ce n'est pas l'offre. L'identité, c'est ta posture, ta manière de travailler, ton rapport au temps, ton niveau d'exigence, ta façon aussi de dire oui, ta façon de dire non. Il ne faut pas oublier que les clients ne choisissent pas seulement une solution. Ils vont choisir une manière d'être accompagnés. Peu importe ce que tu vends. Et la couche numéro 3 ? Ça va être la cohérence dans le temps. Une identité n'est pas un discours ponctuel. C'est vraiment quelque chose qu'il faut voir dans la continuité. Si ta manière de parler change selon la personne que tu as en face de toi, en fonction du contexte, de ton humeur, de l'enjeu, l'identité va être trop fragile. Ça va se voir et ça va se ressentir. Pour compléter ce que je viens de dire, on va faire un exercice intitulé « L'alignement réel » . Pose-toi cette question honnêtement. Est-ce que ce que je montre correspond vraiment ? à la manière dont je travaille au quotidien ? Si la réponse est non, le client le ressent toujours. Donc ce n'est pas bon, tu n'es pas sur le bon chemin. Alors maintenant, j'aimerais que l'on fasse une pause sur trois mots que j'entends absolument partout et qui sont très souvent mélangés, confondus, voire utilisés à l'inverse. Ces trois mots sont l'identité, le branding et l'image. Et tant qu'on ne remet pas chaque chose à sa place, on peut faire énormément d'efforts sans jamais finalement obtenir ce sentiment de... solidité, vraiment de cohérence, d'évidence dans son business. Le branding n'est pas l'identité. L'image n'est pas l'identité. La visibilité n'est pas l'identité. Tout ça en fait, ça vient bien après. Car l'identité, c'est finalement la base invisible. Tout le reste que je viens de citer, ce sont des traductions qui elles sont visibles. L'identité, c'est ce qui existe même quand personne ne te regarde. C'est la réponse à des questions très profondes que peu de personnes prennent vraiment le temps de se poser. Des questions telles que qui suis-je dans mon business ? Quelle posture j'assume ? Qu'est-ce que je défends vraiment ? Qu'est-ce que je refuse ? A qui je m'adresse et surtout à qui je ne m'adresse pas ? L'identité, ce n'est pas du tout ce que tu vas montrer, c'est ce qui te structure de l'intérieur. Et finalement le branding, lui, il vient traduire cette identité. C'est une mise en forme en quelque sorte, une interprétation plutôt visuelle, verbale ou émotionnelle, avec des couleurs, parfois avec une... typographie, avec un ton, avec des mots que tu choisis, avec un univers graphique, peu importe. Un bon branding, c'est un branding qui rend visible, une identité déjà claire en fait. Mais un branding, aussi beau soit-il, ne crée jamais une identité. Et c'est vraiment là que beaucoup de personnes se trompent. On peut avoir un très beau branding, une image très bien travaillée, une présence très soignée sur les réseaux et pourtant une identité qui peut rester très faible. Et dans ces cas-là, qu'est-ce qui se passe ? En fait, on attire l'œil. C'est bien, OK. On capte l'attention. On est regardé. On est parfois admiré. Mais on n'est pas réellement suivi. On n'est pas profondément choisi. On n'est pas incarné finalement. Et les gens consomment ton contenu, ce que tu fais de manière visuelle en fonction de ton offre. Mais ils n'adhèrent pas vraiment à ta vision. Ils aiment ce que tu fais, mais ils ne savent pas très bien pourquoi. Et surtout, ils ne sentent pas clairement ce qui te rend différente. A l'inverse, une identité qui est claire produit un effet totalement différent. Et même avec peu de visibilité, même avec peu de followers, une identité claire rend le marketing beaucoup plus simple parce que tu sais quoi dire et quoi ne pas dire finalement. Elle rend aussi la vente beaucoup plus fluide parce que les bonnes personnes se reconnaissent d'elles-mêmes. Et elle rend la communication beaucoup plus naturelle parce que tu n'es plus en train de jouer un rôle en fait, tu es toi. Tu es dans ton identité, tu es aligné. Quand l'identité est claire, tu ne te demandes pas plus chaque semaine, qu'est-ce que je vais dire ? Tu déclines une posture, pas des idées au hasard. Et c'est exactement pour ça que la visibilité sans identité crée du chaos en fait. Parce que plus tu es visible sans être structuré intérieurement, plus tu te disperses, plus tu dois t'adapter, plus tu vas douter. Alors que quand l'identité est vraiment posée et claire, tout le reste devient un prologement complètement logique. Tu ne t'en rends même pas compte mais tout se déroule tranquillement. Le branding va devenir une production fidèle de ce que tu es. L'image va devenir vraiment cohérente, la visibilité devient vraiment soutenable, intéressante. Et l'identité, ce n'est pas ce que les gens voient de toi, c'est ce qui fait que quand ils te voient, ils comprennent immédiatement finalement pourquoi ils sont là. Ça matche. Et tant que cette base n'est pas posée, on peut changer mille fois de stratégie, de visuel, de plateforme, de ce que tu veux, de boutique, de vitrine. Le fond, lui, restera instable. Construire une identité claire, ce n'est pas se limiter. Ce n'est pas du tout avoir quelque chose de figé. C'est vraiment assumer un cadre. Un cadre qui rassure, oriente, facilite la décision. Et tant que ce cadre n'est pas posé, le marketing lui fatigue, la visibilité frustre, la vente crispe. C'est pour ça que dans le prochain épisode, on va relier tout ça, tout ce que tu as compris jusqu'ici. Parce que même avec une identité claire, une posture qui est assumée, il reste une question centrale. Cap ou pas cap d'identifier ce qui empêche ton marketing de vendre, même quand tu es visible. Merci d'avoir été avec moi dans cet épisode de Cap ou pas cap. J'espère qu'il t'a inspiré, motivé ou simplement rappelé que tu es capable de bien plus que tu ne le crois. Si tu veux continuer à avancer, abonne-toi au podcast dès maintenant et retrouve-moi aussi sur les réseaux sociaux avec Cap Business Academy. Et surtout, souviens-toi, chaque cap franchi est une victoire parce que le vrai courage, ce n'est pas d'avoir tout réussi, c'est d'avoir osé essayer. Alors, cap ou pas cap ?