- Speaker #0
Bienvenue sur Mat'Essence, le podcast des femmes qui réinventent leur carrière après la maternité. Je m'appelle Margaux Saubry-Bobet et je suis coach professionnel certifié. Chaque semaine, je vous invite à découvrir des parcours inspirants de femmes qui ont osé transformer leur vie professionnelle. Au programme, des conseils concrets et des outils pratiques pour avancer avec confiance et ambition vers la carrière qui vous correspond et qui vous rend fière. Alors, si vous êtes prête à écrire le prochain chapitre de votre vie professionnelle, Je vous invite à vous abonner dès maintenant. Allez, c'est parti ! Hello à toutes, je suis très heureuse de vous retrouver pour ce nouvel épisode et je vous présente Faustine. Faustine est coach sportive, professeure de yoga et de pilates, et elle a également créé un programme unique pour permettre d'accompagner les femmes pendant la période du postpartum. Donc Faustine, ce qui m'a particulièrement intéressée dans son parcours, c'est sa reconversion, puisque avant d'exercer ce métier, elle avait fait une école de commerce et suivi un parcours tout tracé, une carrière en finance entre Paris et Genève, une trajectoire vraiment brillante, d'excellence sur le papier, mais dans laquelle elle s'ennuyait terriblement. Et elle a vécu un accident grave et en 2018, elle a complètement réinventé sa vie professionnelle. Donc elle va nous raconter ce parcours et puis également elle s'est ensuite formée à l'anatomie et la physiologie des femmes avec plusieurs diplômes d'état à la clé. Donc elle a développé vraiment cette expertise autour du corps de la femme. Et puis plus récemment, aujourd'hui elle a 39 ans et elle est la maman d'une petite fille d'un an. Donc je vous invite à écouter son parcours qui est vraiment passionnant. Hello Faustine, bienvenue.
- Speaker #1
Salut Margot, merci à toi, je suis ravie de participer à ton podcast. Après l'avoir écoutée, je suis ravie d'être ici.
- Speaker #0
Oh chouette ! Alors, pour te présenter, je pose toujours cette question. Est-ce que tu pourrais nous dire d'où tu viens et qu'est-ce que tu rêvais de devenir quand tu étais enfant ?
- Speaker #1
Ouh ! Quand j'étais enfant, ça date. Alors, moi, je viens là. Actuellement, je vis dans le sud de la France, à Presqu'Île-de-Gien, les pieds dans l'eau. Mais j'ai fait du chemin jusqu'à venir habiter ici, les pieds dans mes tongs. J'ai vécu dans le centre de la France, puis j'ai fait mes études. sur Lyon, notamment avec toi. Et puis, j'ai travaillé longtemps à Paris et en Suisse. Mon rêve, quand j'étais enfant, c'était d'être pilote de ligne. Je l'ai gardé vraiment longtemps, jusqu'au lycée, où je me suis rendu compte que la physique, c'était vraiment pas mon truc. Donc, j'ai changé de trajectoire. Mais pendant des années, c'était vraiment mon rêve. Pour moi, ça symbolisait l'indépendance totale et le fait de travailler sans travailler.
- Speaker #0
Excellent. Travailler sans travailler, j'adore. Et il y avait quoi ? C'était l'idée de voyager ? C'était l'image derrière ce métier ? Qu'est-ce qui t'a attirée ?
- Speaker #1
Oui, les deux. Les voyages. Parce que quand j'étais jeune, je n'ai pas trop eu la chance de voyager. C'était un de mes rêves. C'était aussi... Alors, précisément, je voulais être commandante de bord. C'était aussi le fait d'être in charge, d'être vraiment indépendante et aux manœuvres aussi de... de ce que je faisais au quotidien dans ma future profession. Et puis, le mythe du pilote de ligne. Tout le monde a les yeux qui brillent quand on entend une personne se présenter en tant que pilote de ligne. Tout ça faisait que, pour moi, c'était vraiment le job idéal.
- Speaker #0
J'adore. Donc, tu avais ce grand rêve. Alors, juste avant, tu as pris une autre trajectoire. Aujourd'hui, tu es une experte de la physiologie féminine. Mais tu as eu une première partie de carrière bien différente dans la finance. Est-ce que tu pourrais nous expliquer ce qui a déclenché ce changement de vie, à la fois professionnel et peut-être aussi personnel ?
- Speaker #1
Oui, alors il y a eu plusieurs choses. Déjà, moi, je ne me suis jamais sentie vraiment à ma place dans le parcours scolaire. J'ai toujours été la meilleure à l'école, j'étais très bonne en maths. Donc, je viens d'une famille où personne n'a fait des études. Le grade le plus élevé du diplôme, ça devait être le brevet des collèges. Donc voilà, personne n'avait fait des études. Et donc très naturellement, je me suis laissée guider par les professeurs et mes petits camarades. Donc j'ai suivi, tu connais, classe préparatoire, école. J'étais bonne en maths. Le marketing m'ennuyait à l'époque. Du coup, j'ai fait de la finance. Et je me suis dit naïvement, bon, je vais bien trouver ma place dans mon futur travail, forcément. Et là, pas du tout. Je me suis retrouvée de nouveau à passer des années à performer dans mes jobs, mais à m'ennuyer vraiment de nouveau terriblement. Et j'en ai cultivé une certaine résignation. dans le sens où c'est la vie, il faut travailler. Et dans le travail, on peut s'ennuyer. C'est comme ça. Ce n'est pas dans la douleur parce qu'il ne faut pas exagérer non plus. Mais voilà, toute ma vie jusqu'à mes 25-28 ans, je ne me sentais pas à ma place. Mais pour moi, il était inenvisageable d'envisager justement une reconversion. Ce n'était pas possible. Vraiment, c'était no way. Et puis, il est arrivé un événement. C'est que j'ai eu un accident qui... a failli me coûter ma mobilité. C'est-à-dire que pendant plusieurs mois, on pensait que j'allais finir ma vie en chaise roulante. J'avais 28-29 ans, c'était en 2016.
- Speaker #0
Donc encore assez jeune par rapport à hier.
- Speaker #1
C'est ça. C'était il y a 10 ans. Et là, ça a été le premier déclic où je me suis dit, mais imagine si j'étais restée handicapée dans ma chaise roulante. Est-ce que j'aurais été satisfaite de ma vie jusqu'alors ? Et la réponse était non. Et en fait, j'ai pris comme une chance absolue le fait de pouvoir me faire opérer, de pouvoir réapprendre à marcher. Ça a pris très longtemps. Et je me suis dit, bon, ça a été le déclic qui m'a sauvé la vie, parce que sinon, je serais encore là-bas, en tailleur, à parcourir Paris et Genève. Donc, très vite, j'ai mis en place les choses pour me rapprocher de cet objectif un peu idéal, c'est de changer de vie. et de travailler dans le monde du sport. Pour moi, c'était vraiment un peu l'idéal, comme quand on était petite et qu'on parlait d'être une star ou d'une chanteuse. Pour moi, pareil, c'était vraiment un rêve un peu fou. Et petit à petit, je me suis dirigée vers ce rêve. J'ai abandonné ma vie parisienne. Ça ne s'est pas fait, j'en parle facilement comme ça, mais ça ne s'est pas fait en un mois, petit à petit.
- Speaker #0
Je me suis débarrassée. D'où est venue cette idée autour du sport ?
- Speaker #1
Oui, j'ai toujours adoré le sport. Le sport a toujours fait une partie intégrante de ma vie. Même quand je travaillais énormément, je me levais à 5 heures du mat, je faisais de la lutte libre, du crossfit, du yoga ensuite, etc. Mais en fait, j'idéalisais vraiment les profs de sport, les profs de yoga, les coachs sportifs et je me disais « waouh, mais quelle chance ! » Mais dans tous les domaines, que ce soit moniteur de ski, de voile. Et j'avais ce rêve. Ce rêve de me dire, si j'avais été meilleure en sport, peut-être que. Et au final, j'ai pris. Alors, ça n'a pas été soudain. J'y suis allée par petites touches. Déjà, j'ai quitté Paris. J'ai rendu mon appartement. J'ai fait un énorme vide dressing parce que j'adorais les fringues. Et j'avais que des robes, des talons aiguilles. Moi, j'étais très talons aiguilles. J'ai tout vendu. Et j'ai gardé uniquement deux grosses valises. Je devais pouvoir me déplacer moi-même. Deux grosses valises et deux gros sacs à dos. Un devant, un derrière. Je suis partie faire une saison en station de ski. Dans un établissement de vacances sportives. En me disant, je prends six mois. Et puis, on va confronter un petit peu mon rêve et la réalité. Je m'attendais vraiment secrètement à revenir au bout de six mois, un peu la queue entre les jambes, en me disant bon. Au final, on était bien quand même à Paris, dans mon job, avec mon gros salaire. Et en fait, pas du tout. Je me suis pris une claque, vraiment. J'ai pris un travail de réceptionniste, donc vraiment un travail lambda, classique. J'ai appris énormément de choses. J'ai côtoyé des personnes qui ont évolué dans le domaine sportif, des personnes diplômées, des directeurs de centres, etc. Et je me suis rendue compte que je n'ai jamais été aussi épanouie.
- Speaker #0
Mais alors, attends, parce que c'est complètement fou cette histoire, comment tu te sens quand tu arrives dans ce job ? Moi, je t'imagine un peu, est-ce que tu te dis, je repars de zéro, je recommence presque en bas de l'échelle, alors que tu étais sans doute arrivée parmi une élite dans le domaine de la finance ? Est-ce que c'est ça tes premières pensées à ce moment-là, ou au contraire, tu te dis, je suis en train d'accomplir mon rêve ?
- Speaker #1
Ah non, pas du tout ! Non, non, pas du tout. Déjà, ça faisait, ça, ce move, je l'ai fait en 2018, donc ça faisait déjà deux ans que j'y réfléchissais sérieusement. Et mon conjoint de l'époque, ma famille, mes amis proches me disaient, mais n'importe quoi. Enfin bon, oui, c'est parce que t'es Faustine, t'as un peu des idées. Mais à chaque fois, je regardais un petit peu les documentations, puis je me dis, non, mais c'est pas pour moi. Et puis, quand je me suis décidée, j'ai eu super peur, en fait. J'avais une boule et je me disais... Mais en même temps, j'ai eu peur, mais en même temps, je ressentais de l'excitation. On en parlera peut-être plus tard, mais toute ma vie, j'ai un peu réfréné mon feeling. Je n'aime pas parler d'instinct parce que ça fait vraiment un petit peu fumeux. Ce n'est pas vrai, mais j'ai un peu réfréné ça et à chaque fois, je l'ai regretté. Et là, vraiment, je me revois. C'était en septembre. Je devais commencer la saison en novembre. J'avais donné mon préavis d'appart. Il fallait que je vende toutes mes belles robes, toutes mes affaires. Et je me disais, mais qu'est-ce que je fais ? C'est pas possible. Et mon copain de l'époque me disait, mais Faustine, mais qu'est-ce que tu fais ? Enfin, bon, allez, c'est peut-être ta crise de la trentaine. Comme certaines personnes partent faire un tour du monde, moi, j'allais faire une saison de ski. Et le jour vraiment où la dernière nuit que j'ai passée dans mon appartement, c'était dans le 18e, j'étais place de clichy. Je dormais sur mon tapis de yoga parce que j'avais vendu mon lit, du coup. Et avec mes valises prêtes, je me disais, mais qu'est-ce que je fais ? Ce n'est pas possible. Vraiment, j'avais peur. Vraiment. Et quand je suis arrivée en montagne, qu'on est venu me récupérer, le directeur de l'établissement avec son adjoint, qui était le responsable des sports du groupe, j'étais là en montagne. Je me disais, mais qu'est-ce que je fais ici dans leur camion ? Qu'est-ce que je fais ici ? Qu'est-ce que je fais ici ?
- Speaker #0
Donc, c'est quoi ça ? Le sentiment, c'était, comme tu disais, à moitié effrayée, à moitié excitée par le challenge.
- Speaker #1
J'avais peur de me tromper, mais en même temps, ce qui penchait dans la balance, c'est l'excitation totale. J'étais emballée, je ne tenais pas en place et je sentais au fond de moi, je pense, que c'était la bonne décision. Même si, rationnellement, ça ne l'était pas. Parce que, on en parlera peut-être plus tard, mais parce que les études, la carrière, la famille, la position sociale, le candidaton, qu'est-ce que tu fais en fait ?
- Speaker #0
On voit bien que du coup, tu disais que tu ne te sentais pas forcément à ta place, que ce soit dans tes études ou ensuite en finances. Et donc, si je résume, cet accident fait que tu as une pause et donc tu prends du recul et tu te mets à, cette fois-ci, t'écouter toi. Et puis forcément, suivre un chemin tout tracé pour une excellente élève scolairement, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Oui, oui, tout à fait, tu as bien résumé en fait. Mais jusqu'à cet accident-là, c'est le chemin que j'ai choisi et que j'ai conservé. C'était un chemin qui était motivé par la peur, par le confort. Et surtout, la peur profonde du « mais je sais ce que je perds, je ne sais pas ce que je vais gagner. » Et je ne sais pas si je vais retrouver dans X temps ma place que j'ai perdue. Et probablement pas. Parce qu'à l'époque, aujourd'hui, après le Covid, on est beaucoup plus enclin à accepter des changements de carrière, des trous dans le CV. Donc oui, je perdais mon confort, ma situation, mon assurance, mes petits chaussons.
- Speaker #0
Est-ce que ça a été un choix difficile à faire ?
- Speaker #1
Oui, alors avant de partir d'être dans cette fameuse montagne, oui, ça a été un choix très difficile, parce que pour la première fois de ma vie, je n'étais pas sûre de moi, je n'étais pas sûre de réussir en tout cas ce pari, alors qu'auparavant, évidemment, en classe prépa ou quand on prend un nouveau job, on n'est pas sûre non plus, je n'ai pas la prétention, mais je me disais, bon, je vais quand même y arriver. Mais là... Je n'ai pas sûr de moi. J'allais aussi envers et contre l'avis de mes proches, mes proches amis, mon copain de l'époque, mes collègues, mon réseau, ma famille. Donc, c'était un peu difficile. C'était un peu difficile. J'étais un peu seule. Alors, j'avais quelques copines qui me soutenaient. Mais bon, je me sentais vraiment seule et je n'étais absolument pas assurée de la pertinence de mon choix, même si je le sentais.
- Speaker #0
Mais je trouve que tu touches à quelque chose d'extrêmement juste pour les personnes qui ont toujours été à l'aise dans les études scolairement. Parce qu'en fait, quand tu réussis très bien, que ce soit en école de commerce, école d'ingénieur ou peut-être même en médecine, par exemple, ou dans le droit. J'entendais l'autre jour cette personne dire que tu as un peu la notice et tu sais que tu vas réussir globalement. Et quand tu sors un peu du circuit et que tu as toujours été dans... Voilà, un circuit où tu sais que tu vas réussir, mais que là, tu arrives dans la situation que tu décris. Tu l'as dit très justement tout à l'heure, tu ne sais pas si tu vas réussir parce qu'en fait, il n'y a plus de notice. Et donc, que tu sois bonne élève ou pas, ce n'est peut-être pas ça qui va faire que ça va marcher. Donc, je trouve ça vraiment courageux de ta part à ce moment-là.
- Speaker #1
Et oui, c'est vrai, tu as raison, c'est exactement ça. C'est exactement ça, j'avais le syndrome de la bonne élève et c'était très rassurant. J'avais le guide utilisateur pour réussir, plus ou moins en tout cas. Et là, effectivement, c'était nouveau pour moi. Je n'étais pas assurée du tout. Et c'est vrai que ce n'était pas facile.
- Speaker #0
Il n'y avait plus de mode d'emploi.
- Speaker #1
Pardon ?
- Speaker #0
Il n'y avait plus de mode d'emploi.
- Speaker #1
Et non, pas du tout. Un an, j'étais lâchée avec mon parachute. J'avais quand même un parachute, mais j'étais toute seule.
- Speaker #0
Et avec du recul aujourd'hui, qu'est-ce qui t'a aidée ? à trouver cette voie, à trouver que c'est ce qui te correspond. Est-ce que peut-être tu as une astuce ou un conseil pratique qui pourrait aider des femmes qui, justement, sont en train de chercher leur voie et qui se demandent « est-ce que ça me correspond ? »
- Speaker #1
Oui, oui, oui. Alors, en toute humilité, les conseils que je peux donner et qui m'auraient, je pense, probablement aidé à l'époque, on l'a un peu abordé, mais ça fait un peu cliché, mais je vous assure que non. c'est vraiment de s'écouter soi. Alors vraiment, ça paraît vraiment tout bête, mais on ne s'écoute jamais en fait. On ne se fait pas confiance. Et quand je parlais de feeling, ce n'est pas de la magie, ce n'est pas le feeling féminin obscur. Non, pas du tout. En fait, je pense que notre cerveau a une faculté à analyser des éléments qui nous échappent et qui nous envoient un petit signal, en tout cas que nous on perçoit comme un feeling, un bon ou un mauvais feeling. Je pense qu'il faut vraiment s'écouter. Ce n'est pas facile parce que la peur empêche le mouvement, c'est sûr. Mais c'est vraiment s'écouter. Soit tout seul, essayer de vous mettre toute seule quelque part, vraiment. De poser aussi sur le papier ce qu'on veut vraiment. Moi, je fais souvent des co-f. Je prends une feuille et puis je fais pour-contre. Je mets les annotations, puis je fais un co-f et voilà, je vois le total. Parce que... Non. personne d'autre que vous n'aura cette connaissance aussi fine de vous. Ça, c'est vraiment le premier point qui est vraiment super important et que moi, j'ai négligé. Et j'aurais pu économiser des précieuses années pour ça.
- Speaker #0
Et je te le partage à 100%. C'est vrai ? Exactement. Oui,
- Speaker #1
parce que toi aussi.
- Speaker #0
Le même conseil que je donnerais, j'aime beaucoup que tu le décrives aussi de manière très pratique. C'est-à-dire que toi, tu vas prendre un temps pour toi de calme, j'imagine, de silence. Oui. aussi dans une vie de maman aujourd'hui, mais voilà, tu prends ce temps et puis tu vas aussi poser par écrit les pour les contre, en tout cas, prendre cette parenthèse pour pouvoir t'écouter et écouter ce que tu ressens aussi, j'imagine.
- Speaker #1
Et oui, accueillir sans culpabilité, sans se remettre en question, c'est vraiment, ça paraît facile, mais ça l'est pas parce que, en plus, en tant que femme, on est habitué à se mettre des barrières partout, on est habitué, en tout cas, je parle de mon cas, mais je pense que c'est partagé par beaucoup. Moi, le fait que je ne vienne pas d'une famille qui ait fait de grandes études, etc., ça m'a donné un boulet, en fait. Je me suis dit, mais je ne peux pas, après tous ces sacrifices, renier ça, ce n'est pas possible. Et c'est important, en fait, de se dire, bah si, déjà, j'ai besoin de quoi, j'ai envie de quoi, vraiment, foncièrement, moi, en tant qu'individu. et de l'accepter. Parce qu'en tant que femme, on est tellement habitué au sacrifice, à faire les choses bien, convenablement, à être bonne élève, à ne pas se rebeller. C'est des grandes généralités, mais je trouve qu'elles font quand même assez écho. Ça, c'était vraiment le point le plus important que j'ai négligé trop longtemps. Le deuxième...
- Speaker #0
Excuse-moi Faustine, je rebondis aussi sur ce que tu dis. sur, t'exprimes une sorte de loyauté envers ta famille, où tu te disais, voilà, ils n'ont pas eu la chance de faire des études, et moi, oui, donc voilà, j'ai envie d'être à la hauteur, c'est un peu ce que j'entends, mais tu peux aussi avoir le cas d'une personne dont les parents ont fait aussi des grandes études, et donc la personne se dit, bah, je viens d'une famille qui a fait des études, donc pareil, je ne peux pas me permettre de sortir un petit peu de la voie, donc dans les deux cas, tu peux avoir cette loyauté envers familial, en tout cas. Au niveau des études et de la vie professionnelle, c'est important, je pense, que tu en aies pris conscience, qu'on ait conscience de ça pour ensuite, comme tu l'as si justement dit, accueillir ça et puis se dire peut-être que je peux faire différemment quand même.
- Speaker #1
Oui, je pense que tu as tout à fait raison. Les deux profils correspondent bien. D'ailleurs, je me souviens, mon grand-père n'avait pas fait d'études, mais à la force du poignet, il avait commencé dans une petite entreprise. Il avait fini responsable comptable et il en retirait une fierté énorme. Lui, c'était un artiste. Dans la famille, ils sont musiciens, peintres. Au fond, c'était un artiste, mais il a renié ça pour finir responsable comptable. Et il avait une fierté énorme à parler de mon parcours scolaire, forcément. Et quand je lui ai annoncé ça, j'ai senti que je l'avais déçu profondément. Et je n'ai pas réussi, avant qu'il décède, à le pousser à se réconcilier avec ma nouvelle trajectoire professionnelle. Et c'est hyper dur. Et moi, je n'avais que mon grand-père dans ce cas-là. Mais le jugement des autres, l'image qu'on projette aussi de soi vers les êtres qu'on aime. et aussi notre réseau, nos amis, la société, c'est super dur. C'est super dur parce que ça fait partie de notre identité et c'est quelque chose qu'on risque d'un peu froisser. On ne sait pas si ça va revenir. Donc, oui.
- Speaker #0
Encore plus au démarrage parce que peut-être qu'aujourd'hui, s'il avait la chance de voir ton parcours, il va être un peu moins... Voilà, à la fois, tu as une belle réussite et en même temps, c'est aussi très créatif. On en parlera dans ta façon aussi. de présenter ton programme, de créer les outils. Donc peut-être que, voilà, sans doute qu'il aurait un autre regard aujourd'hui. Mais en tout cas, quand on démarre dans une reconversion et que c'est le début, forcément, les gens peuvent être effrayés du choix. Et tu avais donc un deuxième conseil que tu voulais partager. Je t'ai coupé en deux.
- Speaker #1
J'en ai même deux autres, à vrai dire. Alors, le second. probablement, certaines ne seront peut-être pas d'accord, mais je vous assure qu'il faut au moins y penser, c'est de ne pas écouter vos proches. Je suis désolée, mais je vous assure. Et même de ne pas écouter les plus proches que vous aimez, plus que tout votre mari, vos enfants, vos parents, vos grands-parents, vos meilleurs amis. Pourquoi ? Parce que moi, je suis convaincue que ces personnes-là, elles vous aiment, elles veulent forcément votre bien, mais en fait, elles projettent sur vous leur propre peur. Et en fait, c'est... c'est pas bon, c'est pas bon en fait. Il faut vraiment vous concentrer sur vous et ne pas écouter les proches. Parce que sous couvert d'eux, vous protéger ou parce qu'ils vous aiment, ils vont projeter simplement leur propre blocage, leur propre peur. Et moi, en tout cas, ça m'a fait perdre des années. Et la dernière chose, dernier conseil, pareil que j'ai appris un petit peu tard, mais que j'utilise toujours aujourd'hui, c'est de ne pas hésiter à se faire accompagner. Mais n'importe quand. accompagné par soit des experts dans les domaines où vous ne l'êtes pas. Il faut être très bon partout, mais il y a quand même des experts pour chaque domaine. Personne n'est expert dans tous les domaines. Et vous êtes fait raccompagner aussi par des pairs de votre domaine qui sont un peu plus avancés. Et ça, ça change tout. Il faut bien sûr mettre un peu son égo de côté, mais je vous assure que ça vous aide parce que parfois, on est un peu le nez dans le guidon et on ne s'en rend pas compte. Ou parfois, on est amoureux de son idée, on ne s'en rend pas compte. Et ça fait du bien, en fait, de prendre un peu de recul. Et si c'est une personne, justement, qui ne fait pas partie de votre cercle proche, il y aura la neutralité et l'objectivité qui rentrera en jeu. Et ça, franchement, ça va vous faire avancer énormément.
- Speaker #0
C'est vraiment des super conseils. Et merci Faustine de partager ça. Je retiens le deuxième conseil, c'est vraiment être dans sa bulle. Et le troisième, à la fois, quand même trouver l'équilibre, demander conseil aux personnes qui sont peut-être un pas devant. parce qu'ils ont peut-être franchi des capes que tu as besoin de franchir et donc ça peut être un vrai soutien. Trop trop bien. Je te propose maintenant qu'on entre dans le vif du sujet, le post-partum. Comment toi-même tu l'as vécu ? Donc tu as une petite fille de un an. Et comment expliques-tu qu'on soit si démunis pour aborder cette période ? Et voilà, sans cesse, je me répète ça, c'est complètement dingue.
- Speaker #1
Alors, comment moi je l'ai vécu mon post-sperto ? Alors, je vais te donner une réponse un peu à la normande. Je l'ai bien vécu parce que c'est mon métier. Donc, j'ai été bien outillée avant, pendant, après pour bien agir, réagir en fonction de tout ce qui m'est arrivé, pour récupérer correctement, pour avoir les alarmes s'il y avait des petits soucis au niveau physique ou psychologique. Donc ça, j'en suis sortie indemne physiquement et psychologiquement parce que j'avais la chance, en tout cas, vu que c'est mon métier, d'être bien outillée. À titre plus personnel, je ne l'ai pas très bien vécu, parce que j'ai eu une grosse épée de chance, j'ai eu une grossesse pathologique, j'étais hospitalisée. Je n'ai pas eu de chance non plus pour mon accouchement. qui ne s'était pas très bien passée, qui s'est terminée en césarienne d'urgence. Et puis malheureusement, ça c'est la faute à pas de chance, mais ma fille est née avec une maladie congénitale et un handicap. Elle est sourde, moyen. Donc tout ça, ce n'était pas des conditions idéales pour penser à moi, à mon corps et à mon bien-être. Mais j'ai quand même priorisé aussi mon corps et mon bien-être pour être à même ensuite de bien m'occuper de ma fille. Donc tu vois, je l'ai bien vécu, mais bon, c'était quand même difficile aussi. Et puis, au-delà de ça, comme toutes les mamans, je pense, après, on n'est pas toutes égales. On a des bébés qui dorment ou pas. Mais pour ma part, je ne dors pas depuis deux ans. J'ai allaité ma fille un an. Du coup, je suis passée par les montagnes russes de l'allaitement, les douleurs, l'incompréhension, le sentiment de sacrifice ultime. Donc, c'est vraiment une réponse nuancée, tu vois.
- Speaker #0
Oui, j'entends que ça a été un long fleuve tranquille. Mais quel rôle a eu peut-être le corps pour toi de prendre soin de ton corps, d'entretenir ton corps justement dans un moment comme ça, où j'imagine que moralement, ça ne devait pas être simple tous les jours ?
- Speaker #1
Et oui, franchement, ça m'a vraiment sauvée. Je pourrais dire que ça a sauvé mon postpartum. D'ailleurs, ça fait penser que j'ai oublié de répondre à ta deuxième question. Mais je pense vraiment que ça a sauvé mon postpartum. parce que je me souviens encore, nous on a été hospitalisés en néonate plusieurs mois après la naissance d'Olympe et du coup je souffrais aussi de la cicatrice de césarienne même si j'ai eu la chance d'avoir des points mais en fait tous les soirs, c'était vraiment aux alentours de 21h quand il n'y avait plus de soins en hôpital donc on dormait à l'hôpital il faut savoir qu'en néonate, le patient c'est le bébé c'est plus la femme comme en maternité Merci. Même si moi, je venais d'accoucher, que j'avais une césarienne, donc une opération chirurgicale lourde, il faut le rappeler. J'avais un lit, une place. Mon conjoint dormait par terre. On était dans 5 mètres carrés, sans douche, sans WC. On a été très bien accueillis. Vraiment, l'équipe était formidable. Mais les conditions, c'est compliqué. Et du coup, tous les soirs, je me rappelle, c'était 21h, 21h30. Même mon chéri m'y faisait penser. Je prenais mon téléphone, je suivais après mon propre programme. Ça ne durait pas longtemps. C'est vraiment 10-15 minutes. Et franchement, c'était un moment où je me concentrais vraiment sur moi, sur mon ressenti. Et en même temps, je me faisais du bien techniquement, physiologiquement à mon corps. Mais je me donnais aussi l'autosatisfaction d'avoir réussi quelque chose, d'avoir fait quelque chose aussi. Un peu en mode check, une bonne chose dans ma journée. Et franchement, mentalement, c'est très important pour continuer. Ça me permettait de ne pas être totalement dans le « mon Dieu, quelle horreur, qu'est-ce qui se passe ? » se passe ? Est-ce que ma fille va aller bien ? Est-ce que... J'avais ce petit moment concentré sur moi où je me faisais du bien et après, c'est important. Donc ça a vraiment joué dans mon postpartum, ça c'est clair. Et je profite parce que j'ai oublié de répondre à ta question sur pourquoi les femmes en général, parce que comme tu le vois, même si moi j'ai été bien outillée, c'est quand même pas facile le postpartum, mais pourquoi en général les femmes vivent quand même assez difficilement cette période. On ne fait pas de généralité, mais quand même pas mal. Moi, je pense qu'il y a plusieurs raisons. La première, c'est que les femmes, les mamans, futures mamans, elles sont vraiment conditionnées dans une absence d'informations, mais quasi totale, sur leur corps, sur le process de grossesse, d'accouchement et de postpartum. Elles ne savent pas. Et du coup, c'est un peu une punchline, mais c'est vrai en fait. le savoir ça permet le pouvoir quand on ne sait pas on a peur on a peur d'inconnu et ça déjà ça aide ensuite les mamans souvent elles ressentent, moi j'échange beaucoup avec des mamans tous les jours et on se sent hyper coupable de pas se sentir bien alors qu'on est censé être la reine du monde avec un bébé et tout le poids aussi de ces centaines d'années des femmes du place de la maman dans la famille qui est de ah maintenant que tu es devenue maman c'est comme si tu étais au auréolée d'une nouvelle enveloppe, maintenant, soit reconnaissante d'avoir donné la vie, tu ne vas pas te plaindre. Et tout ça, on se sent coupable de vouloir retrouver un corps en forme, d'avoir mal, de se sentir pas bien, même esthétiquement, de se sentir pas belle. On se sent coupable parce qu'on se dit, c'est un peu superficiel quand même, je viens de donner la vie et moi je m'inquiète parce que mon ventre est rond et je ne rentre pas dans mon pantalon préféré. Et puis surtout, ce qui fait aussi qu'elles se sentent mal, C'est qu'il y a, il faut le dire, aujourd'hui en France, il y a zéro accompagnement postpartum.
- Speaker #0
Zéro. Alors oui, il y a la visite des six semaines, quand elle est faite. Il y a la fameuse rééducation qui, heureusement, on est chanceux, est remboursée. Mais elle est loin d'être efficace et elle est loin de suffire. Et les femmes, en fait, elles sont totalement laissées à l'abandon, comme des vieilles chaussettes au lendemain de l'accouchement. Elles sont vraiment couvées tout au long de la grossesse et elles n'ont aucune information. Elles ne savent pas si ce qu'elles vivent, c'est normal. Elles ne savent pas si ce qu'elles ressentent, c'est normal. Et elle reste en fait dans ce petit vase clos et en fait, elle garde pour elle, sous couvert de « je ne peux pas me plaindre, je suis quand même maman, c'est le plus beau jour de ma vie, c'est quand même abusé que je ressente ça » . Il y a toute cette pression sociale qui est mise sur la jeune mère, la mère de famille. Et du coup, on ne se sent pas autorisé à se plaindre, surtout sur des sujets aussi futiles que le physique ou la corpulence. le bon fonctionnement de son corps, parce qu'on parle de ça.
- Speaker #1
Oui, je pense que tu as raison. Il y a une énorme pression après l'arrivée d'un bébé pour les femmes. Heureusement, je pense que la parole, le tabou se libère de plus en plus. Mais comme tu le dis, il y a un grand accompagnement au niveau de la grossesse, mais le postpartum, ça reste encore un angle mort. qu'on a besoin d'aborder, d'accompagner de plus en plus. Donc justement, toi, c'est en partant de ce constat que tu as développé une méthode ou peut-être tu avais déjà pensé ça, tu vas m'expliquer. Est-ce que tu pourrais m'en dire plus sur la méthode unique que tu as développée pour les femmes pour qu'elles puissent retrouver un corps tonique et fonctionnel et un périnée en forme après la grossesse ? Est-ce que tu pourrais m'expliquer comment ce projet est venu ? et m'expliquer ton approche.
- Speaker #0
Oui, alors déjà, je vais te répondre par la négative. Non, ce n'est pas arrivé de mon propre fait. En fait, la genèse de tout ça, c'était que moi, j'ai souffert personnellement de fuites urinaires de mes 14 ans à mes petites trentaines d'années, jusqu'à ce que je me diplôme, en fait. Jusqu'à ce que je passe mon diplôme, en fait. Et je pensais que c'était normal. Je pensais que ça arrive, c'est comme ça, je vais faire avec. En fait... Je me suis rendue compte, avec mes études dans le sport, qu'on ne m'avait simplement jamais appris à respirer correctement. Déjà, je ne savais même pas ce que c'était un périnée. On ne m'avait jamais appris non plus à bouger, donc à faire du sport correctement, sans abîmer mes muscles profonds. Donc, j'ai développé une méthode, déjà pour moi, pour ne plus avoir de pitié urinaire. Et ensuite, deuxième étape importante, c'est que quand je suis devenue coach sportif, j'ai commencé à m'occuper plutôt des femmes, mais sans spécialisation. Et j'avais développé cette méthode de respiration qui s'appelle la respiration du périnée que j'utilisais dans mes cours de yoga, de pilates, de sport, de renfaux de muscles. Et je me suis rendue compte à plusieurs reprises, quand j'expliquais la technique, que souvent les femmes venaient après le cours parce qu'elles n'osaient pas me dire « mais périnée, c'est quoi ? » Ou « tu me dis de contracter l'anus, j'y arrive pas » ou « moi, tu sais, je suis maman » . Je fais « bah oui, alors ? » « Bah, je suis maman, donc c'est normal, je… » Là, j'ai du futurinaire et ça, je n'y arrive pas. Et petit à petit, en fait, l'idée m'est venue de développer une méthode pour ces problèmes périnéaux et abdominaux, pour les femmes en général. Et puis, progressivement, je me suis rendue compte que pour les femmes, pour les mamans, dès qu'elles avaient le statut de maman, c'était normal de souffrir de futurinaire, d'avoir un diastasis, donc un ventre gonflé, d'avoir un prolapsus, c'est-à-dire une descente d'organes, d'avoir tous ces petits problèmes de femmes. Tu sais qu'on chuchote. Et moi-même, quand j'étais enfant, dans ma famille, il y avait beaucoup de femmes. Et je sais que mes tantes, elles rigolaient un peu. Elles disaient « Mais tu vas voir Faustine, quand t'es maman, quand tu es ternue, tu vas croiser les jambes. » Bah, c'est pas normal en fait. Et du coup, petit à petit, j'ai ajusté ma méthode et j'en ai fait un véritable protocole pour accompagner les mamans en postpartum dès le lendemain de l'accouchement et même lors de la grossesse. Mais dès le lendemain, c'est possible, bien sûr, et c'est même souhaitable. voire des années après. Parce qu'il n'est jamais trop tôt. Le lendemain de l'accouchement, vous pouvez commencer. Mais il n'est surtout jamais trop tard. Et ça, vraiment, je le répète, il ne faut pas rester. Vous vous rendez compte, votre vie, elle ne dure pas longtemps. Il ne faut pas rester avec ces problèmes. Il y a toujours des solutions. Il y a toujours des améliorations possibles. Vraiment. Il faut juste la bonne méthode.
- Speaker #1
Et est-ce que ça devient un peu même comme une sorte d'hygiène de vie du quotidien ? Moi, je me souviens qu'effectivement, quand j'ai appris ça dans les cours, le suivi postpartum, Avec la sage-femme, c'était censé devenir une nouvelle façon de vivre au quotidien. de la façon de respirer ? Est-ce que tu dirais que ça devient vraiment une autre façon de faire ?
- Speaker #0
Oui, je pense, parce que nos muscles profonds, c'est un peu le centre de notre corps. Ils sont très liés aussi à la respiration. D'ailleurs, ma méthode est basée là-dessus. Et en fait, ces muscles profonds, ils s'entraînent, ils se préservent. tout au long de notre vie. L'accouchement, la grossesse, ce sont des événements indépendants qui viennent fragiliser ces muscles profonds. Mais en avant, il faudrait commencer. Des petites filles, il faudra apprendre comment respirer correctement en mouvement, comment apprendre à respirer correctement, comment apprendre à prendre soin de son périnée, de sa sangle abdominale profonde, de ses autres muscles profonds qui courent le long de la colonne vertébrale, etc. Et en fait, une fois... Souvent, une fois qu'on a fini cette action choc en postpartum, donc la récupération postpartum qui est un peu plus soutenue, après, ce n'est pas « ah ben c'est bon, terminé » . Non, après, tout au long de notre vie, c'était bien de temps en temps de faire des routines dédiées, d'utiliser ce type de respiration, la respiration du périnée, et d'être vraiment vigilante sur les symptômes. Parce que des symptômes, fuite urinaire ou des problèmes de mixtion, le ventre qui gonfle en fin de repas, en fin de journée, Le ventre toujours qui est un peu rond, ce n'est pas normal. C'est une petite alarme que votre corps émet pour vous alerter sur un dysfonctionnement qui commence au niveau de vos muscles profonds. Donc, il y a à la fois, sur le long terme, continuer à prendre soin de soi, mais à faire tous les sports que vous voulez, la course à pied, le trampoline, mais vraiment respirer correctement, faire des petites routines régulières de temps en temps. Cinq minutes, ça suffit. Et puis, être en alerte. sur les petits symptômes. Et dernière chose aussi, parce que moi, c'est ce qui m'a causé aussi mes dérèglements urinaires, c'est qu'il y a aussi plein de petits gestes au quotidien, des fausses croyances qu'on suit en pensant bien faire et qui sont en fait catastrophiques. Je vais donner un exemple. Par exemple, le pipi de prévention. Le fait d'aller aux toilettes avant de se coucher ou avant un trajet en voiture ou avant de sortir. Parce que ça ne se fait pas de faire pipi. Ça ne se fait pas. ça, ça dérègle totalement votre système urinaire. Et ça donne lieu, à terme, à des fuites urinaires, mais aussi à certaines douleurs, etc. C'est un petit exemple, mais il y en a plein. Des petits gestes qu'on fait parce que nos mères, nos grand-mères nous ont chuchoté ça. Et en fait, ce n'est pas bon. C'est basé sur rien du tout. Même si vous travaillez à côté vos muscles profonds, si dans votre vie de tous les jours, vos gestes au quotidien ne sont pas adaptés, ça va venir grignoter tout le travail que vous faites. Donc, il y a vraiment ces deux axes importants aussi à prendre en compte.
- Speaker #1
Oui, et ce que je trouve vraiment super, c'est que tu es pu... Donc, est-ce que tu pourrais nous redire pendant combien d'années tu as étudié, justement, le corps féminin, la physiologie, pour développer une telle connaissance approfondie de ce sujet qui, aujourd'hui, peut aider les femmes que tu accompagnes ?
- Speaker #0
Maintenant, ça fait depuis 2019, si je parle de mes diplômes d'État. Mais depuis, toujours, je me suis intéressée au sujet, sans le connaître véritablement. Mais du coup, ça a fait, on est en 2026, ça fait 7 ans que vraiment, j'en ai fait une spécialité, une expertise qui me passionne aussi. Et ce qui est important aussi, sur ces sujets-là, quand vous vous adressez à des interlocuteurs, que ce soit moi-même ou d'autres personnes, des professionnels de santé ou professionnels du sport, c'est de regarder déjà au niveau du diplôme, s'il y en a, parce que parfois, il n'y en a pas. mais surtout de s'assurer que l'interlocuteur se forme en continu, parce que la science du mouvement, la science médicale, ce ne sont pas des sciences dures, elles évoluent constamment. Et c'est très difficile. En fait, aujourd'hui, on se heurte aussi beaucoup, malheureusement, à des professionnels de santé, je suis désolée, mais c'est la réalité, qui ne sont pas formés aux dernières recommandations et qui continuent. Alors, soit il n'y a pas de conseils en postpartum, les mamans sont totalement laissées à l'abandon, il y a des mauvais conseils. Et ça, c'est important. C'est important d'avoir aussi l'humilité de se former en continu, de se documenter, parce qu'on a de la chance, ça évolue au quotidien. Ça, c'est vraiment un point, pour moi, qui est indispensable.
- Speaker #1
Oui, je pense que tu as raison. Et on voit d'ailleurs dans la façon de prendre soin des nouveaux-nés, c'est vrai que ça peut même être une petite blague, mais ça évolue tous les 5 ans, tous les 10 ans, même tous les 2 ans. J'imagine que c'est absolument la même chose. pour accompagner le corps de la femme et en particulier les postpartum. Alors, si on est en plein postpartum, qu'on a besoin de tes services, comment faire pour te contacter ? Et est-ce que tu pourrais nous expliquer comment se déroule ton programme concrètement ?
- Speaker #0
Oui, avec plaisir. Alors, si vous voulez me contacter, c'est très simple. Par Instagram, vous m'envoyez un petit message. Normalement, je réponds tout le temps. Bon, là, je commence à avoir vraiment beaucoup de messages, mais normalement, je réponds à tous. Si jamais je ne réponds pas, relancez-moi. Vraiment. Parfois, les méandres des messages Instagram sont ce qu'ils sont et parfois, je perds des messages, mais vraiment par Instagram. Et puis ensuite, concernant le programme en ligne qui s'appelle Postpartum Poa. C'est un programme qui se déroule en ligne, c'est-à-dire que vous avez accès à l'ensemble du contenu en illimité H24 sur votre ordinateur ou sur votre téléphone aussi. J'ai développé une application mobile, donc c'est hyper facile. Et plus concrètement, comment ça se déroule ? Il y a deux choses, comme je vous en ai parlé tout à l'heure. Il y a un programme de récupération postpartum qui dure au minimum 12 semaines, qui est personnalisé selon votre propre cas, et ça c'est important. Si vous êtes enceinte, Si vous êtes en postpartum immédiat, si vous avez accouché il y a des années. J'ai des mamans qui rejoignent le programme qui ont accouché il y a 15-20 ans. C'est important d'adapter la méthode à votre cas aussi. Vous avez des routines courtes, il y en a 4 par semaine, entre 5 et 20 minutes grand max, avec ma méthode bien sûr, et c'est un minimum de 12 semaines. Il n'y a pas que ça. Comme je vous l'ai dit, il y a aussi tout plein d'informations. Vous n'en faites pas, ce n'est pas trop théorique, c'est vraiment vulgarisé au maximum. Il y a des vidéos, vous pouvez aussi l'écouter en mode podcast. Il y a aussi du texte pour celles qui préfèrent lire, parce que comme on l'a abordé tout à l'heure, c'est important de faire les routines au niveau mécanique et physique au niveau de votre corps, mais vous avez aussi toute la connaissance de votre propre corps, les bons gestes à avoir et les bons réflexes. Et ça, ça va de pair avec votre récupération. Donc il y a tout ça sur le programme en ligne. Et mon but à moi, c'est de vous rendre ensuite indépendante dans votre vie. au niveau de la gestion de votre centre, donc de vos muscles profonds.
- Speaker #1
Bravo pour ce programme magnifique. Et on a très peu parlé d'entrepreneuriat aujourd'hui, mais évidemment, tu es entrepreneuse, tu as fondé ce programme et ton entreprise. Donc, pour finir cet épisode, je me suis dit qu'il y a peut-être aussi des femmes qui t'écoutent et qui aspirent à lancer leur activité à leur tour. Qu'est-ce que tu aurais envie de leur dire, de leur transmettre ?
- Speaker #0
Eh bien... Un peu ce qu'on a abordé tout à l'heure. Si je me mets à vos places, c'est vraiment de vous écouter. Et si c'est difficile, essayez de vous mettre à ma place lorsque l'on m'a annoncé que je ne pourrais plus jamais marcher. Essayez de vous dire, dans six mois, je ne suis plus là. Est-ce que je suis satisfaite de ma vie ? Ou alors essayez de vous dire si j'avais vraiment une baguette magique. Qu'est-ce que je demanderais à ma baguette magique ? Qu'est-ce que je ferais vraiment ? Vous avez vraiment envie de quoi au fond de vous ? Et imaginez que tout est possible. Donc mettez-vous dans ce mood-là, imaginez-vous faire vraiment votre vie rêver. Comme je vous ai dit, imaginez-vous être Britney Spears ou pilote de ligne, ou comme moi, je rêvais de vivre à la mer. Là, je vois la mer de ma fenêtre. C'est fou, c'est fou. Imaginez, projetez-vous et ensuite, croyez vraiment en vous. Revenez à la réalité et vraiment faites comme si vous alliez mourir demain, comme si il ne vous restait plus beaucoup de temps sur cette terre, comme si la vie allait filer hyper vite. Faites-vous confiance et comme on l'a dit tout à l'heure, faites-vous confiance à vous. Entourez-vous des personnes expertes autour de vous. Bien sûr, vos proches, votre famille sont importants, c'est sûr, mais gardez en tête que lorsqu'on aime quelqu'un, on se projette sur lui et ce n'est pas forcément ce qui va pouvoir vous rendre service.
- Speaker #1
Merci Faustine, je pense que c'est hyper reboostant pour les personnes. C'est tout et inspirant. En tout cas, bravo pour ton parcours et c'était vraiment super chouette d'en savoir plus. plus de découvrir toutes ces étapes qui t'ont amené aujourd'hui à développer une expertise poussée du corps féminin et de l'accompagnement pour la santé physique et je suis sûre avec un impact aussi sur le monde. Donc vraiment bravo et j'étais trop trop contente d'en savoir plus de t'accueillir sur le podcast. Donc merci beaucoup.
- Speaker #0
Merci beaucoup Margot, j'ai adoré répondre à tes questions.
- Speaker #1
Si cet épisode vous a inspiré ou donné des clés pour avancer dans votre carrière, n'hésitez pas à vous abonner et à laisser un avis 5 étoiles. Et si vous avez envie d'échanger, de partager votre parcours ou d'être accompagné dans votre vie professionnelle, je serai ravie de vous lire. Pour cela, contactez-moi sur Instagram ou via mon site mathesense.com Et je vous dis à bientôt pour un prochain épisode.