- Speaker #0
Bienvenue sur Matésens, le podcast des femmes qui réinventent leur carrière après la maternité. Je m'appelle Margaux Saubry-Bobet et je suis coach professionnel certifié. Chaque semaine, je vous invite à découvrir des parcours inspirants de femmes qui ont osé transformer leur vie professionnelle. Au programme, des conseils concrets et des outils pratiques pour avancer avec confiance et ambition vers la carrière qui vous correspond et qui vous rend fière. Alors, si vous êtes prête à écrire le prochain chapitre de votre vie professionnelle, Je vous invite à vous abonner dès maintenant. Allez, c'est parti ! Aujourd'hui, j'ai le grand plaisir de recevoir Alix, la fondatrice de Mouty Artisanat, une marque engagée qui met à l'honneur l'artisanat décoratif à travers des pièces uniques disponibles à la fois en ligne et dans son showroom bordelais. où nous nous trouvons à cet instant précis. Alix est aussi maman de trois enfants. Elle est passionnée depuis toujours par le design, la décoration et les voyages. Et elle a d'abord dans son parcours étudié le graphisme publicitaire avant de se tourner vers la peinture décorative à Paris. Elle va nous en parler. Ensuite, pendant huit ans, elle a évolué dans un showroom de mobilier d'époque et de meubles peints, un univers où elle a pu conjuguer décoration, peinture et graphisme. Un trio qui correspond parfaitement à ses vocations. Et puis, en 2021, lors d'un voyage au Maroc, un déclic, l'envie de créer et de transmettre et de valoriser le savoir-faire artisanal, et c'est ainsi que Mouty Artisanat est né. Hello Alix !
- Speaker #1
Salut Margaux !
- Speaker #0
Très heureuse d'être avec toi aujourd'hui dans ton showroom à Bordeaux, qui est vraiment juste magnifique.
- Speaker #1
Merci beaucoup, moi je suis ravie de te recevoir.
- Speaker #0
Très bien, on est dans un vrai cocon ! Pour commencer cet épisode, pour te présenter, est-ce que tu pourrais nous dire d'où tu viens et quel était le métier de tes rêves quand tu étais enfant ?
- Speaker #1
Tu ne vas pas être déçue. Je m'appelle Alix, j'ai 41 ans, je suis nantaise, j'ai vécu 8 ans à Paris et je suis arrivée à Bordeaux il y a à peu près
- Speaker #0
9 ans.
- Speaker #1
Le métier dont je rêvais quand j'étais petite, je devais avoir 8-10 ans, c'était que je voulais être championne d'équitation de saut d'obstacle.
- Speaker #0
J'adore.
- Speaker #1
Donc, rien à voir avec ce que je fais aujourd'hui, mais quand même, parce que je suis toujours passionnée de sport, mais plus d'équitation, mais voilà. Et donc, rien à voir avec la décoration.
- Speaker #0
Donc, c'est rester, en tout cas, le sport dans tes passions à côté du travail.
- Speaker #1
Écoute, pas l'équitation, mais ma fille a pris le relais, elle est complètement fan. Mais sinon, oui, j'aime beaucoup le sport, on y viendra plus tard. C'est un peu intégré aussi dans mon quotidien, même au niveau du travail.
- Speaker #0
Trop bien. Et avant de fonder Moutier Artisanat, T'as eu d'abord une première vie professionnelle qui était assez différente, est-ce que tu pourrais nous en dire plus, nous expliquer ton parcours ?
- Speaker #1
Alors moi j'ai fait, après le bac, j'ai fait une formation, je suis rentrée en école d'art appliqué à l'école Pivot à Nantes. Voilà, donc ils avaient plusieurs spécialités, ils avaient le graphisme publicitaire, le design, la décoration et le dessin d'animation. Et en fait on avait une première année de tronc commun et après il fallait choisir sa voie. Et moi j'hésitais vraiment entre le graphisme publicitaire ou la déco. Et en fait, à l'époque, c'était vraiment le début de la PAO, de Photoshop, d'Illustrator. Donc, on nous disait, voilà, l'avenir, c'est les ordinateurs, c'est créer sur un ordinateur, c'est les logiciels, etc. Donc, on vous conseille de vous diriger plutôt vers le graphisme, plutôt que tout ce qui est illustration, des choses un peu plus manuelles. Donc, moi, je me suis lancée dans cette voie-là pendant quelques années. Et voilà, ça a été beaucoup de travail, beaucoup de nuit blanche.
- Speaker #0
et Juste, excuse-moi, je te coupe là-dessus. Est-ce que c'était toi, cette voix-là qui t'attirait ? Oui. Ou c'était plutôt par rapport au conseil qu'on t'avait donné, tu t'es dit, bon, voilà, par sécurité... Oui,
- Speaker #1
oui, il y avait un peu des deux. C'est-à-dire que moi, c'est vrai que j'aimais déjà beaucoup créer à l'époque, mais voilà, je savais bien... On me répétait quand même souvent, il n'y a pas de débouchés dans le dessin, dans la peinture, il faut grandir, il faut... Voilà, il faut se diriger vers des métiers un peu plus pros. donc voilà l'avenir c'est la publicité c'est... La création sur ordinateur, c'était vraiment en plein boom. Je me souviens d'une prof d'illustration qui m'avait dit « Alix, je sais que t'adores l'illustration, ça se passe bien, mais en fait, moi, tu vois, j'ai de moins en moins de travail, donc oublie et va vers les métiers du graphisme pur et dur, tu verras, c'est là où tu trouveras du travail. » Donc voilà, après ces quatre années, j'étais un petit peu perdue finalement parce qu'entre moi, ce que je voulais vraiment et ce qu'on me conseillait. Je me suis pris vraiment une année où je suis partie en humanitaire à l'étranger. C'était quelque chose que j'avais à cœur depuis longtemps. Donc une année qui n'avait rien à voir avec ce que je faisais. J'ai travaillé dans une pouponnière et dans un orphelinat. On aidait à la vie de l'orphelinat et de la pouponnière au quotidien. Mais à côté de ça, on donnait aussi des cours de dessin. j'étais avec une de mes amies, on faisait des fresques, enfin voilà c'était vraiment une super expérience et ça a fait un peu mûrir l'idée comme quoi en fait j'étais quand même un peu attirée par tout ce qui était peinture décorative, décoration. Donc en rentrant je me suis dit je reprends une formation, elle est observe partie, plutôt courte, d'un an, en peinture décorative trompe l'œil et voilà comme ça je m'étais dit si j'ai le choix j'aurai la double casquette. Et j'aurais peut-être un peu plus de choix dans ma recherche de travail ensuite. Ensuite, j'ai commencé à chercher du travail. J'ai trouvé mon premier travail, comme tu l'as dit tout à l'heure, dans un showroom de meubles à Paris. C'était deux énormes showrooms, dans le cinquième et dans le sixième, avec une très belle clientèle. C'était vraiment top. Et en fait, moi, j'avais un atelier au fond du magasin avec un ébéniste. On travaillait en duo. Et en fait, on s'occupait de toutes les commandes des clients quand il y en avait un peu personnalisés.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Voilà. Donc, ça partait un peu dans tous les sens. Ça pouvait être des décors un peu floraux, ça pouvait être des patines. Voilà, on était quand même très axés peinture, peinture.
- Speaker #0
Oui, donc finalement, à ce moment-là, tout ce qu'on t'avait conseillé, le graphisme, son ordinateur, finalement, t'en reviens à toi, ce qui t'a tiré.
- Speaker #1
T'en reviens à la source. Mais c'est vrai qu'au bout de deux ans, j'avais quand même vite fait le tour. Pas de possibilité d'évolution. Je commençais un petit peu à chercher, mais je trouvais rien. à côté. Donc là je me suis dit écoute, va falloir quand même que tu vises un poste de graphiste pur et dur. Voilà, il y a plein de possibilités, ça peut être dans plein d'entreprises différentes, donc vas-y fonce. Et en faisant mes recherches, je me suis aperçu qu'en fait il y avait quand même beaucoup d'entreprises qui demandaient à ce qu'on soit qualifié en web design. Oui. Tout ce qui est créer des sites internet, coder, des choses que moi je n'avais pas appris pendant ces quatre années d'école. Donc du coup j'ai repris une formation, encore et encore, ça ne s'arrête jamais. Sauf que cette fois-ci il fallait bien que je paye mon loyer à la fin du mois, donc en fait j'ai fait une alternance. Donc c'était parfait, je travaillais moitié de la semaine en entreprise et moitié de la semaine j'étais en formation. Et donc après, pareil, je suis repartie dans mes recherches et j'avais cette idée qui commençait à germer de mettre à mon compte et de cumuler un peu les deux, le graphisme, le dessin. Voilà, créer son site internet à côté. Et donc, du coup, j'ai rencontré mon mari à ce moment-là, qui m'a un peu boostée justement pour partir dans cette voie-là. Et il m'a dit, écoute, tu te donnes un an. Si tu vois que ça ne marche pas au bout d'un an, écoute, t'arrêtes. Et en plus, je suis tombée enceinte cette année-là. Donc, c'était parfait pour ralentir un peu, me poser, réfléchir. Et du coup, j'ai lancé Papétrie des Maudoux, qui était ma marque de papétrie de mariage et de naissance.
- Speaker #0
Excellent.
- Speaker #1
Et c'était un peu la période, comme on en discutait l'autre fois, des faire-parts un petit peu modernes, coloriées. Voilà, ce n'était plus l'époque des faire-parts traditionnels. Donc, ça commençait un peu à évoluer dans ce sens. Donc, en fait, j'avais des modèles qui étaient tout prêts et je les personnalisais en fonction de la demande des futurs parents.
- Speaker #0
Est-ce que tu avais saisi ? C'est vrai qu'à ce moment-là, il y avait une explosion de demandes de faire-parts un peu plus modernes. Tu avais saisi cette tendance ?
- Speaker #1
Je sentais que c'était en train d'arriver. On n'était pas très nombreux à faire ça, mais vraiment pas nombreux du tout. Et du coup, je me suis dit que c'était le moment. Et comme on n'était pas nombreux, il y avait du travail pour tout le monde. Donc c'était parfait. Et c'était aussi la mode des tampons en bois un peu vintage qu'on personnalisait avec le nom de l'enfant ou la date du mariage, de la naissance, etc. Donc c'était vraiment hyper créatif. Franchement, je me suis éclatée pendant plus de deux ans. Et puis finalement, il y a eu ce déménagement à Bordeaux où je me suis dit, génial, on va continuer, ça va être super simple. Bordeaux, c'est plus petit que Paris, donc ça sera beaucoup plus simple. Et en fait, non, pas du tout.
- Speaker #0
Pas du tout.
- Speaker #1
Pas du tout. C'est-à-dire que là, à Paris, les clients venaient quand même naturellement. Il y avait de nouvelles personnes. À Bordeaux, plus petit, plus fermé. Ça marche beaucoup par bouche à oreille. Il faut faire ses preuves. La place, les places étaient déjà plus ou moins prises. Donc voilà, on m'a dit qu'il fallait que je fasse partie d'un réseau, si je voulais me faire connaître. Donc je suis un peu repartie de zéro. Ça m'a un peu mis un petit coup au moral. Et donc j'ai continué, ça s'est bien passé, mais ça ne marchait pas aussi bien que quand j'étais à Paris, parce que mine de rien, il fallait que je recommence un petit peu tout. Et à côté de ça, j'ai continué à faire des missions en graphisme. Donc je suis mis un petit peu les deux.
- Speaker #0
Ouais, ok.
- Speaker #1
Voilà. Et puis après, qu'est-ce qui s'est passé ? Je réfléchis. On était en train de rénover un bien dans le Pays Basque en même temps, et je cherchais des pièces de décoration que je ne trouvais pas.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Voilà. Et puis, en même temps, en parallèle, on a fait un voyage familial au Maroc avec mes enfants et mon mari. Et donc là, comme beaucoup de monde, j'ai découvert l'artisanat marocain et j'en suis tombée complètement amoureuse, évidemment. Bien sûr. Comme beaucoup de gens, parce que très riche en vannerie, en miroirs, en céramique, en cuir, en tissu. En fait, il y avait tellement de choses à voir. En plus, je n'étais pas venue pour ça. Je me suis dit, je vais prendre quelques noms. J'ai commencé à sourcer des artisans. J'ai gardé ça dans un petit coin de ma tête. Je suis rentrée. Et là, il y a eu ce fameux confinement qui m'a un peu forcée à me poser, à réfléchir aussi, à savoir ce que je voulais faire. Est-ce que je continue dans mon projet actuel ou est-ce que je change de projet ? Et du coup, je me suis dit, j'ai le temps. Tout est à l'arrêt. Il ne se passe rien. je vais commencer un peu à faire fabriquer des pièces pour mon futur chez moi avec ces artisans qui continuaient un peu à travailler donc en fait on s'envoyait des messages par whatsapp j'envoyais les dessins etc. donc d'abord c'est vraiment un projet perso complètement perso et ça s'est fait assez naturellement alors il y a des artisans avec qui ça s'est pas forcément très bien passé parce que j'ai pas eu vraiment ce que j'avais Merci. ce que j'avais demandé.
- Speaker #0
Ce que tu voulais.
- Speaker #1
Voilà, on n'avait pas trop la même notion. Des surprises. Des couleurs, des surprises, des formes, etc. Ça, c'était assez drôle. Et puis finalement, j'ai trouvé des artisans super qui m'ont envoyé exactement ce que je cherchais, ce que j'avais dessiné, etc. Et en fait, ça a commencé un petit peu comme ça.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et donc, je me suis dit, écoute, à la sortie du confinement, continue ta mission de graphiste, ce que tu fais. Et puis à côté, discrètement, tu te fais un petit compte Instagram parce que forcément, tu n'assumes pas. Voilà, le syndrome de l'imposteur. Donc, tu te fais de ce petit compte Instagram discrètement et puis, tu fais ça en parallèle.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #1
je n'avais pas de site Internet, je n'avais rien. Et en fait, du coup, j'ai commencé comme ça.
- Speaker #0
C'est incroyable parce que tu disais tout à l'heure, comme beaucoup de monde, je suis tombée amoureuse de l'artisanat au Maroc. Mais voilà, tout le monde n'en crée pas derrière une activité.
- Speaker #1
Non, mais ce n'était pas l'objectif du tout à la base. Ah oui,
- Speaker #0
ça s'est imposé à toi en fait. Oui,
- Speaker #1
un peu, parce que moi, j'étais partie pour acheter quelques pièces pour chez moi. Et voilà, on s'arrête là.
- Speaker #0
Excellent, extra. Et donc, tu lances le compte, tu dis discrètement au début. Et après, qu'est-ce qui se passe ?
- Speaker #1
Eh bien, écoute, je lance le compte. Je m'aperçois qu'il y a des ventes. Donc, je me dis, ah bah, c'est bien. Pour l'instant, j'étais plutôt sur de l'achat-revente. Les créations, je les avais un peu mises de côté. J'étais plutôt partie sur j'achète des choses que j'ai vues là-bas et je les revends. Il n'y avait pas encore trop d'artisanat marocain. Il y en avait un petit peu, mais ce n'était pas encore hyper... Comment dire ? Je n'aime pas utiliser ce mot-là, mais à la mode, il y en avait.
- Speaker #0
Peut-être pas autant démocratisé. Voilà, exactement.
- Speaker #1
Ce n'était pas autant démocratisé, je trouve. Du coup, j'ai commencé comme ça. J'ai eu des ventes en direct sur Instagram sans avoir de site Internet. Ça a commencé à bien marcher. Après, j'ai ouvert mon site. Voilà.
- Speaker #0
Et en fait, par rapport à ton idée de départ, tu me disais que tu avais cette vision, tu as ouvert ton site, de proposer ces objets de déco.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et par rapport à ce que c'est devenu aujourd'hui, tu m'as dit qu'entre temps, tu as commencé à écouter tes clientes. Oui,
- Speaker #1
exactement.
- Speaker #0
Et que ça a fait beaucoup évoluer Moutier Artisanat. Est-ce que tu pourrais expliquer en quoi la vie, les retours de tes clientes ont fait évoluer ton activité ?
- Speaker #1
Oui, écoute, ce n'était pas du tout prévu au programme, mais encore aujourd'hui, elle me guide. Parfois, c'est aussi des amis, ce n'est pas forcément des clientes. Parfois, c'est au cours de discussions. C'est vraiment beaucoup d'échanges, en fait. Et ça, c'est hyper intéressant. Au début, j'étais vraiment partie. Avant ce voyage au Maroc, j'étais... Enfin, après, pardon. J'étais partie. Je m'étais dit, l'artisanat marocain, c'est bien, mais je m'étais dit, je vais essayer de promouvoir un peu les artisans locaux. Surtout, Bordelais, Pays Basque.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Après, je suis partie au Maroc et je me suis dit, en fait, c'est tellement riche que je vais mettre de côté tout ça et on va rester exclusivement sur l'artisanat marocain. Puis, tu vois, avec le temps, c'est revenu. Et oui, voilà, les clientes m'ont beaucoup guidée parce qu'au début, je ne voulais pas recevoir chez moi. et j'ai eu de plus en plus de demandes de clientes qui voulaient venir voir les produits, les toucher, discuter. Donc j'ai commencé à recevoir un peu chez moi. Alors que l'objectif, c'était surtout d'être tranquillement assise derrière mon ordinateur et d'envoyer mes petites commandes. Et en fait, comme tu peux le voir aujourd'hui, on n'est pas du tout dans l'optique de base. Donc voilà, elles ont commencé à venir chez moi. Je m'étais aménagée un petit espace. Donc j'avais toutes mes pièces qui étaient dans ma cave. Et donc avant chaque rendez-vous, je préparais ma sélection. Voilà, donc elles venaient, on discutait. Et puis au cours de discussion, j'ai une cliente qui cherchait des tapis. Donc je lui ai dit, mais j'ai pas ça. Mais je peux éventuellement essayer d'aller en sourcer au Maroc. Donc ça a commencé comme ça. J'ai commencé par en sélectionner deux. Après, on est passé à 10. Puis après, ça a commencé à prendre le dessus. J'ai eu de plus en plus de demandes. Donc ça, c'était assez dingue parce que ce n'était vraiment pas du tout l'objectif initial. Et tu vois, dans les dernières pièces que j'ai créées, avec notamment un artisan, Ebénice Tourneur-Bordelais. Comme tu peux voir, les bougeoirs que tu as à côté de toi, bougeoirs Soliflore, qui sont sur la table, là, ici. Ça, pareil. Ça, je me souviens que c'était au cours d'une... En me promenant dans une maison d'une personne âgée, je ne sais plus à quelle occasion, il y avait des pieds d'escalier comme ça en bois tourné. Et donc je m'étais dit, ça pourrait être super de faire ça avec un vase, quelque chose d'un peu plus moderne ou un bougeoir. Et donc je me souviens avoir fait un sondage sur Instagram en mettant, voilà, qu'est-ce que vous en pensez ? J'aimerais, voici les dessins. Est-ce que vous verriez bien ça en bougeoir ou en soliflore ou en vase ou en pied de lampe ? Et je me souviens d'une cliente qui m'avait dit, enfin, attends. vous en faites un bougeoir soliflore. Un côté bougeoir, un côté soliflore. Je me suis dit, mais oui. Et en fait, tu vois, tu peux les retourner. Et voilà, ça fait deux en un. Donc, petite idée, petite astuce, là, pour le coup, qui ne vient pas du tout de moi, mais qui vient encore une fois de...
- Speaker #0
De l'échange, du partage. Oui, exactement.
- Speaker #1
J'ai eu l'échange d'une cliente, je ne sais plus qui c'était, que je ne connaissais pas du tout, en plus. Donc, voilà.
- Speaker #0
Oui. Donc, en fait, pour résumer, ta vision, c'était le site web avec une sélection de produits. Et finalement, aujourd'hui, c'est vraiment un lieu d'échange avec le showroom.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Beaucoup de tapis parce que c'est les demandes qui reviennent le plus souvent de ta clientèle.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Mais aussi plein d'autres projets à côté, d'autres objets de décoration.
- Speaker #1
Exactement. Et showroom qui n'était pas du tout prévu à la place. Du coup, c'est suite justement à toutes ces visites chez moi. Au bout d'un moment, je me suis dit, c'est plus possible. Il commence à y avoir des tapis partout, des objets partout. Donc on a commencé avec mon mari qui cherchait aussi un bureau, à chercher un peu un lieu de stockage, ou un lieu où on pourrait travailler, un petit bureau. Et puis via l'aide d'un ami qui est agent immobilier à Bordeaux, on a trouvé cet appartement qui était vraiment, c'était deux plateaux anciens avec des pigeons, enfin voilà, c'était vraiment dans son jus. Et on s'est dit, allez bingo, on investit et puis on se donne le temps qu'il faudra pour faire les travaux, on va essayer de faire un max nous-mêmes et puis on verra ce que ça donne. Et puis voilà, c'est comme ça qu'est né le showroom. Ça ne s'est pas fait en un claquement de doigts, ça a pris le temps qu'il fallait. Mais voilà, du coup maintenant c'est un lieu d'exposition où les gens viennent voir les produits. Mais c'est aussi un endroit que je loue pour des shootings, des événements. Enfin c'est devenu un peu multi... comment dire ça ? Multi-functions, mais multi-activités. Exactement, mais ça pareil, c'est vraiment venu au fur et à mesure des rencontres, des échanges.
- Speaker #0
Et comme tu le soulignais à juste titre, ça prend du temps, ça t'a pris du temps de le trouver, de faire les travaux, que ça devienne ce lieu. Et dans ton quotidien, dans ton travail, je voulais t'interroger sur la créativité. Comment ça se passe la création ? T'as plein d'idées, ça se voit.
- Speaker #1
Pas toujours bonne, ça dépend.
- Speaker #0
Ben voilà, il y a forcément des ratés, donc tu vas nous en dire plus. et puis aussi moi j'imagine derrière les très belles photos ce très bel univers qui a beaucoup de travail, des allers-retours, peut-être des loupés. Comment ça se passe ? Est-ce que tu peux nous en dire plus ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Moi, la création, ce n'est pas quelque chose que je trouve qu'on peut contrôler. C'est vrai que je me souviens qu'en école d'art, on avait quand même pas mal de projets à sortir régulièrement, tous les jours. C'était souvent des cours qui duraient deux heures, deux heures et demie, et à la fin, il fallait sortir quelque chose. Donc, forcément, comme tout le monde, il y a des jours où on se lève et puis on est devant la feuille et ça ne veut pas sortir. Il n'y a rien à faire. On est complètement bloqué. Donc, à l'école, c'est vrai qu'on a appris à faire avec. À accepter. À accepter de faire au début quelque chose qui ne ressemble vraiment à rien, qui ne va nulle part. Et puis, finalement, je me souviens, on se levait, on allait se balader, on discutait entre nous, entre étudiants. Et puis, des échanges. Et puis, finalement, ça a commencé à venir au fur et à mesure. Donc, ça, c'était... Voilà, ça se passait un petit peu comme ça. Après, c'est vrai qu'aujourd'hui, c'est différent parce que je n'ai pas cette notion de temps limité. On ne me dit pas dans deux heures, il faut que tu me sortes une céramique ou un set de table. Donc déjà, il y a le temps. Donc, ça mûrit vraiment. Ça mûrit sur du long terme, on va dire. Souvent, encore une fois, avec les rencontres. Mais aussi beaucoup. Alors moi, de mon côté, beaucoup par le sport. Pour moi, c'est vraiment comme une méditation. C'est-à-dire que quand je ne vais pas bien, quand je suis stressée ou quand je vais essayer de résoudre un problème, je prends mes baskets, je vais courir. J'ai mes écouteurs et je suis vraiment dans ma bulle. C'est un peu comme les gens qui méditent. Tu sais, t'es vraiment dans ta bulle. Tu penses à rien, t'as pas d'écran. T'as personne qui te parle. T'es dans ton monde et là, t'as plein d'idées qui émergent. Plein de solutions parfois avec des problèmes du quotidien. Et voilà, donc moi, c'est ma clé à moi. C'est vraiment ça, c'est prendre mes baskets et aller courir ou alors aller nager. Et c'est aussi beaucoup, beaucoup... Ça, c'est surtout pendant les vacances, quand j'ai un peu plus de temps, aller me promener en nature sur la plage. Me promener, aller visiter parfois des maisons, me lever la tête, voilà. Je trouve que l'inspiration, elle est vraiment mise partout, partout, partout, mais surtout dehors.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Voilà, surtout à l'extérieur.
- Speaker #0
Et dans le mouvement.
- Speaker #1
Dans le mouvement. C'est extra. Oui, voilà, exactement. En fait, ça calme vraiment. Il faut vraiment avoir l'esprit calme, je trouve, pour qu'il y ait des idées qui émergent.
- Speaker #0
Oui. Et après, est-ce que tu as aussi, donc là, on va dire que c'est ta petite recette de quand tu as besoin de te remettre en mouvement. Peut-être, j'imagine, du coup, quand tu as ces sources d'inspiration. Est-ce que tu as des outils qui t'aident ? Est-ce que tu prends des notes ? Est-ce que tu prends des photos ?
- Speaker #1
Oui, tu fais bien de le dire. Photos, beaucoup. C'est vrai que ma galerie ne ressemble absolument à rien. Ça part vraiment dans tous les sens. Ça peut être aussi, évidemment, je pense qu'on est quand même très attiré par les images qu'on peut voir aussi sur les réseaux sociaux. Mais j'évite un peu parce que je pense qu'on peut vite rentrer dans une espèce de tendance. Et ça, j'évite un peu. Mais évidemment que j'y suis confrontée et j'y suis confrontée tous les jours. mais du coup j'essaye aussi d'aller voir ailleurs et voilà donc souvent je prends des photos et après j'ai une tablette sur un iPad avec Procreate et je sais que j'écris toutes mes idées, je fais des montages voilà ça énormément beaucoup beaucoup de montages avant quand tu dis des montages est-ce que c'est un peu comme des moodboards ? ouais exactement des moodboards mais pas que par exemple je fais n'importe quoi je vois un tissu qui me plaît un set de table qui me plaît, j'ai essayé de faire des montages pour voir ce que ça va donner, est-ce que ça va être le rose, ça va être joli avec tel marron ou tel tissu que j'ai trouvé chez telle marque sur tel produit, donc je fais des espèces de montage. Maintenant j'ai l'impression qu'avec ChatGPT on n'aura plus besoin de faire ça. C'est là que je me dis que mes études de graphisme me servent encore énormément aujourd'hui pour tout ce qui est montage, Photoshop, Illustrator. Tu vois là je suis en train de créer des bougies donc j'avais un packaging à faire et bien mine de rien voilà c'est pas perdu en fait je trouve que dans toutes les études qu'on a pu faire même si on a changé de loi il y a toujours des choses qui sont bonnes à prendre et qui nous servent encore aujourd'hui c'est vrai et ça c'est tu vois mine de rien j'aurais jamais cru que ça me servirait encore aujourd'hui et tous les jours en fait je voilà je m'en sers
- Speaker #0
Tu peux être surprise parfois des choses qui reviennent ou d'avoir déjà testé certaines choses.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Comme ça, tu ne pars pas de zéro en fait. Non,
- Speaker #1
voilà. C'est rassurant aussi de se dire qu'on n'a pas perdu de temps et que finalement, c'est peut-être pas utile dans l'immédiat, mais parfois, on en aura besoin plusieurs années plus tard. Oui,
- Speaker #0
totalement. Et tu as parlé justement des réseaux sociaux.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'il t'apporte et à la fois est-ce qu'il y a des règles que tu mets en place pour les gérer ? Parce que c'est quand même un gros sujet.
- Speaker #1
Un gros, gros, gros, gros, gros sujet qu'on aborde tous les jours, que ce soit avec des amis ou avec la famille ou avec un peu en plus, on a tous notre avis sur la question. Du coup, c'est vrai qu'au début, un peu ce qui me faisait peur, c'était de créer un compte Instagram. Je ne suis que sur Instagram, un petit peu Pinterest parce que sinon, je ne m'en sors pas. Je me dis avec les enfants, le travail, la vie familiale, la vie pro, etc. Honnêtement, moi je ne m'en sens pas capable. Donc pour l'instant, je me suis vraiment concentrée sur Instagram, un petit peu sur Pinterest, mais pas tellement. Et donc oui, oui, moi je me suis fixée des règles, mais ça c'est vraiment propre à chacun, mais moi c'est ce qui me convient. C'est que souvent déjà le matin, je suis seule avec les enfants, parce que j'ai mon conjoint qui commence très tôt le travail. Donc déjà, c'est pas de réseaux sociaux avant qu'ils soient à l'école. Le soir, quand ils sont là, j'évite, c'est-à-dire que j'ai mon téléphone pas loin, mais j'évite d'être sur... Voilà. de poster des choses, etc., quand ils sont là, parce que je ne peux pas leur apprendre à ne pas être tous les jours sur leur téléphone si moi-même, je suis tous les jours sur mon écran. Donc, j'essaye de faire comme un poste de salarié et de me dire, de telle heure à telle heure, j'ai le droit à mon téléphone, j'ai le droit de poster, etc. Je fais ce que je veux. Mais par contre, dès qu'on est un peu dans l'espace familial, les horaires un peu du soir ou du matin, j'évite.
- Speaker #0
Tu coupes.
- Speaker #1
Oui, je coupe. Je coupe parce que sinon, c'est interminable. Et en fait, on peut vraiment rentrer dans cette spirale en fait, on devient accro. C'est complètement fou, en fait. On peut devenir complètement accro.
- Speaker #0
Et est-ce que tu as vu une évolution, d'ailleurs, par rapport au moment où tu as lancé ? Tu vois, tu disais assez rapidement, tu as eu des contacts de clientes, des premières ventes. Est-ce qu'aujourd'hui, c'est une utilisation un peu différente ?
- Speaker #1
Écoute, je trouve que... Après, c'est vrai que tous les contacts, tous les clients... toutes les collaborations viennent quand même beaucoup, beaucoup, beaucoup des réseaux sociaux, même si parfois ça se passe par mail. C'est vrai qu'on t'en demande, souvent les gens te disent qu'en fait, ils t'ont découvert par les réseaux sociaux. Donc de toute façon, tu peux pas y couper. mais du coup j'essaie tu sais de pas rentrer dans cette course par exemple aux followers t'as vraiment un truc là dessus où tu penses qu'en fait plus t'as de followers plus t'es crédible donc c'est vrai qu'auprès des marques c'est vrai que plus t'as de followers mieux c'est mais mine de rien je trouve que les marques regardent surtout la qualité plutôt que la quantité et on tend de plus en plus à ça et tu vois finalement c'est vrai qu'au tout début quand j'ai ouvert le compte Instagram et que j'avais vraiment très peu d'abonnés je trouve que Parfois, je vendais plus que maintenant directement sur le compte Instagram. Donc, parfois, avec très peu d'abonnés, on peut avoir une très jolie communauté et pouvoir faire des ventes et avoir des contrats et des choses comme ça. Oui,
- Speaker #0
en fait, c'est peut-être l'idée de ne pas se tromper d'objectif. Non,
- Speaker #1
il ne faut pas se tromper d'objectif parce qu'on perd vraiment beaucoup de temps justement à cette course aux followers. Alors qu'à côté, on pourrait passer vachement plus de temps à rencontrer des gens, essayer de travailler sur ton référencement, sur ton site Internet. Et c'est pas facile, mais moi, il y a vraiment des périodes où je peux plus. Tu vois, typiquement, en ce moment-là, je sais que je poste pas assez. Alors, les stories, c'est pas pareil, parce que je fais ça vite fait. Je tourne les posts, il faut quand même bien écrire ton post, il faut que ça se prépare. Et je programme un peu plus. C'est-à-dire que je dépose mes enfants, je prépare mes textes et je programme pour le soir. Parce que je sais que le soir, à 20h30, j'ai pas envie d'être sur mon téléphone.
- Speaker #0
en gros pour voilà comment ça se passe enfin moi c'est comme ça que je fais après je sais qu'on a toutes des façons différentes de gérer nos réseaux sociaux oui et ça me fait penser je voulais voilà t'interroger aussi sur comment t'organises une semaine type alors évidemment tes semaines ne se ressemblent pas pas du tout mais voilà est-ce qu'il y a peut-être les différents pôles ton travail du coup de gestion des réseaux sociaux oui le travail de création des produits les moments les temps de rencontre avec tes clientes oui est-ce que tu
- Speaker #1
Je pourrais peut-être partager un peu ce que c'est ce métier. Je sais qu'il y a beaucoup de personnes qui se font des plannings et c'est vrai que c'est très très bien. Je ne jure pas. C'est un peu en fonction de la situation. Mais c'est vrai qu'une journée type, ça peut partir un peu dans tous les sens. Donc tu vois, ça peut être... Souvent, ça commence par répondre aux messages, répondre aux mails.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Tout ce qui est commandes, gérer tout ce qui est commandes en priorité. Les envois en priorité. Après, évidemment, il y a les rendez-vous, mais ça, je peux les prévoir à l'avance. C'est assez rare que les gens prennent un rendez-vous une heure avant. Souvent, ils prennent un rendez-vous de plusieurs jours avant, donc je sais exactement quand je vais avoir mon rendez-vous. Donc voilà, c'est souvent comme ça. Après, il y a des phases où justement, il ne se passe pas grand-chose, parce qu'il n'y a pas que des phases où ça se passe bien, il y a des phases aussi où c'est très calme. Et donc là, j'en profite pour justement m'occuper de mon site internet, de mon référencement, de faire des photos. Voilà, après, pour les photos, je me fais aider. Parfois avec des photographes. Après, il peut y avoir des shootings. Il peut y avoir... Ça peut être... Il peut se passer plein de choses dans une journée, mais c'est vrai qu'il n'y a pas une seule journée qui est pareille que l'autre.
- Speaker #0
Oui, donc tu vas plutôt avec des périodes. Peut-être est-ce que, je ne sais pas, les temps un peu plus calmes autour des vacances scolaires ou peut-être, je ne sais pas, de la rentrée, en tout cas plus calmes en termes de clientes, c'est des temps où tu vas... Travailler sur des sujets plus de fond.
- Speaker #1
Exactement. Alors de fond, pendant les vacances, souvent je ne suis pas forcément au showroom ou à Bordeaux. Donc je ne peux pas trop m'occuper des rendez-vous et tout ça. Donc là je me dis plutôt pour tout ce qui est images, communication, travailler mes photos, essayer de retravailler mes textes. Donc là c'est vrai que j'essaie plus de communiquer sur les réseaux sociaux à ce moment-là. Même si j'ai mes enfants, j'essaie d'adapter. Et voilà. Mais après, c'est vrai que c'est vraiment des phases, en fait. T'as des phases où je vais jamais réussir à être devant mon bureau, c'est pas possible. Parce que je vais toujours à droite, à gauche. Je vais avoir un rendez-vous à tel endroit. Après, je reçois pas toujours au showroom. Parfois, ça m'arrive de prendre rendez-vous avec des architectes, des décorateurs. Ça peut être à leur agence, ça peut être sur leur chantier. Donc ça peut vraiment partir un peu dans tous les sens. Quand j'ai des livraisons, parfois, parce que je livre quand je suis à Bordeaux, quand je peux, je le fais. Voilà, et après, il y a tout l'emballage. et donc du coup là pareil ça peut partir un peu dans le nom en tous les sens. Et puis, il y a des phases, comme en ce moment, où j'ai pas mal de collaborations qui vont sortir, où il faut que je sois devant mon ordinateur, que je travaille mes textes, que je prépare justement tout ce qui est packaging, communication, etc., où là, je peux passer vraiment énormément de journées devant mon ordinateur. Après, il y a la partie moins drôle, comptabilité, facturation... Ah là là,
- Speaker #0
je voulais même pas qu'on en parle !
- Speaker #1
Je crois que c'est la partie qui mérite beaucoup de monde ! Et voilà, donc ça peut être mille choses !
- Speaker #0
et en tout cas en ce qui me concerne j'ai vraiment pas du tout de journée qui se ressent lorsqu'on se rencontre on s'est un peu confiés en quelque sorte toutes les deux à quel point c'est vraiment un plaisir une joie de faire un métier qui nous passionne dans deux univers très différents qui n'ont rien à voir mais comme parfois il y a aussi des jours On a un peu envie de tout plaquer, de tout laisser tomber.
- Speaker #1
Mais ça fait dix ans que ça dure. Et ça ne s'arrêtera jamais.
- Speaker #0
Voilà, donc Alix, comment tu gères toi, C.O. et C.P.A. avec justement ces dix années de recul ?
- Speaker #1
Des expériences dans le down, je le vis toujours de la même manière. Pas très bien en général, mais je sais qu'après le pas très bien, il va y avoir du beaucoup mieux.
- Speaker #0
Du très très bien.
- Speaker #1
Voilà, exactement. Pas toujours du très très bien, mais en tout cas du mieux. Et donc au début, c'est vrai que j'avais beaucoup de mal à le gérer quand j'étais à Paris. Après l'avantage c'est que quand ça n'allait pas bien ou qu'il ne se passait pas grand chose ou que c'était très calme, j'ouvrais ma porte et puis là c'était l'explosion de vie, j'avais mis le truc à faire. À Bordeaux c'est un peu plus calme. Quand je suis arrivée à Bordeaux, c'est vrai que je me souviens que je comptais les voitures dans la rue et je me disais mais comment je vais faire pour tenir ? Et puis finalement au fur et à mesure ça s'est fait un peu naturellement.
- Speaker #0
Il y a eu un choc de transition. Oui,
- Speaker #1
un choc de... Je suis un peu dans les extrêmes, mais c'est vrai que je suis passée d'un quartier très, très calme à un quartier très, très animé, à un quartier très, très, très calme.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et ça, je n'avais pas trop prévu. Donc voilà. Puis après, en fait, tout s'est fait très, très bien et très naturellement. Et là, encore une fois, on est toujours sur le même sujet qu'on a abordé tout à l'heure. C'est que moi, quand je suis stressée, que ça ne va pas, etc., même si je sais que c'est que des phases, je sors. Je me dis que ça ne sert à rien, je ne vais pas rester dans mon ordinateur. Ok, je continue à travailler, mais il faut savoir se faire des pauses. Se poser, essayer de penser à autre chose aussi. Pareil, encore une fois, je pars faire mon petit sport, seule ou à plusieurs. Trop bien. Ou alors, je vais faire un déjeuner avec des amis. J'essaye un peu de rythmer ma journée pour qu'il se soit passé quelque chose de positif dans ma journée.
- Speaker #0
Oui, tu t'autorises ces moments parce que je pense qu'il peut y avoir aussi certaines femmes qui se disent dans ces moments où c'est un peu plus down, où ça va moins bien, il faut, tu vois, redoubler d'efforts ou focus, tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #1
Elles ont raison, mais en fait, on ne peut pas tenir comme ça. En fait, c'est seulement cyclique. Dans la durée, ça va une fois, mais en fait, comme c'est cyclique, on sait que ça va arriver. C'est comme ça, c'est rarement... On n'est jamais en haut tout le temps. Donc, il faut trouver chacun sa solution. Moi, la mienne, c'est ça. Après, c'est pas la même pour tout le monde, évidemment. Mais c'est vrai qu'il faut que chacun trouve un peu son...
- Speaker #0
C'est son remède en fait. C'est son remède.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Ok. Est-ce que tu pourrais nous en dire un petit peu plus sur Mouti ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Comment est-ce qu'on peut te contacter, soit pour une collaboration ou pour acheter tes produits ? Comment ça se passe ?
- Speaker #1
Eh bien écoute, Mouti Artisana, c'est une marque d'artisanat qui est plutôt engagée et durable. Alors, en dehors des tapis marocains que je sélectionne auprès de deux artisans avec qui ça se passe très bien au Maroc, j'essaie de tendre de plus en plus vers d'artisanat français et européen, avec des pièces en petites séries, et surtout réalisées avec des artisans de la région, et avec beaucoup de collaborations avec d'autres marques françaises ou européennes. Et après chaque création, elle est vraiment pensée pour être qualitative et durable, c'est vraiment l'idée. Et une fois les petites séries vendues, j'essaie de passer à autre chose, et de recréer autre chose, donc c'est pas forcément des collaborations, ça peut être aussi... Des créations personnelles, mais après, c'est vrai que ce que j'aime, c'est vraiment partager et co-créer avec d'autres marques, parce qu'il y a vraiment beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses à faire. Et voilà, puis après, il y a la partie showroom, dans laquelle je reçois les clients sur rendez-vous, donc ils peuvent aller sur le site, et tu as une section showroom, où tu as un calendrier, les gens peuvent cliquer, prendre leur rendez-vous à l'avance, et tu as un petit encart, où ils peuvent préciser ce qu'ils cherchent, ce qu'ils veulent. Et voilà, puis après je les reçois, on discute et voilà, les choses se font comme ça.
- Speaker #0
Et ça permet de découvrir ton univers qui est hyper inspirant, je trouve que ça donne plein d'idées d'être dans ce lieu. Je trouve que c'est vraiment une super façon de rencontrer plein de gens.
- Speaker #1
Et puis moi aussi je rencontre plein de gens différents, donc voilà, on échange et c'est vraiment très enrichissant. Et voilà, et en dehors de ça, depuis deux ans je loue le showroom. Pour ce que je disais tout à l'heure, des shootings, ça peut être des petits déjeuners d'entreprise, ça peut être des événements, des pop-up. En général, ça se loue à la demi-journée ou à la journée. Moi, je travaille de chez moi pendant ce temps-là.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et voilà.
- Speaker #0
Génial. Trop bien. Qu'est-ce qu'on peut te souhaiter pour les mois à venir, pour toi et pour ton activité ? Fais un vœu.
- Speaker #1
Écoute, mon vœu, ce serait juste que ça dure. Et que ça se développe, tout simplement. Trop bien. Tu vois, puis après, c'est vrai que j'aimerais bien continuer les collaborations.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Parce que ça me permet de rencontrer plein de marques.
- Speaker #0
Superbe.
- Speaker #1
Et voilà, en gros, c'est ça l'idée. J'aimerais bien que ça grandisse, mais tout en restant quand même à une taille quand même raisonnable. Et voilà, que ça se développe naturellement.
- Speaker #0
Trop bien. En tout cas, c'est tout ce que je te souhaite. Merci beaucoup. Avec toujours beaucoup de plaisir dans ce que tu fais. Et vraiment, bravo.
- Speaker #1
Merci. C'est magnifique. C'est remoustant.
- Speaker #0
Si cet épisode vous a inspiré ou donné des clés pour avancer dans votre carrière, n'hésitez pas à vous abonner et à laisser un avis 5 étoiles. Et si vous avez envie d'échanger, de partager votre parcours ou d'être accompagné dans votre vie professionnelle, je serai ravie de vous lire. Pour cela, contactez-moi sur Instagram ou via mon site matésens.com et je vous dis à bientôt pour un prochain épisode.