- Speaker #0
Ma vie,
- Speaker #1
ma vie, ma vie, ma vie,
- Speaker #0
le podcast où on se dit tout. Ma vie,
- Speaker #1
ma vie, ma vie,
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ma vie,
- Speaker #1
ma vie, ma vie,
- Speaker #0
ma vie, le podcast où on se dit tout. Chaque témoignage est personnel et mérite d'être accueilli avec bienveillance. Attention, cet épisode aborde un sujet sensible, l'emprise psychologique. Son écoute est déconseillée aux plus jeunes et aux personnes sensibles. Écoutez à votre rythme et surtout... Prenez soin de vous. Bienvenue dans ma vie, le podcast où on se dit tout. Aujourd'hui, je reçois une femme qui a transformé une épreuve intime en un acte de transmission. Cindy a vécu une relation marquée par l'emprise psychologique. Une relation qui, comme beaucoup d'autres, ne portait pas de traces visibles. Elle raconte comment une relation peut progressivement brouiller les repères, isoler, épuiser. Jusqu'à ce que le corps et l'esprit n'en puissent plus. Mais l'histoire de Cindy ne commence pas là. Enfant, elle a également été victime d'abus sexuels. Une blessure silencieuse qui a marqué son rapport à elle-même, à la confiance et aux relations avec les hommes. Comme c'est souvent le cas, ces traumatismes précoces ont fragilisé certains repères et ont pu rendre l'emprise plus difficile à identifier. De cette épreuve est né un livre. derrière la muraille invisible de l'emprise, publiée aux éditions Mindset, dans lequel Cindy livre un récit poignant et sincère de son parcours, jusqu'à sa reconstruction. Un titre fort parce que l'emprise ne se voit pas. Elle s'installe lentement, elle isole, elle fait douter. Et bien souvent, elle laisse les victimes seules avec leurs questions. Son témoignage n'est pas un règlement de compte, c'est un outil de compréhension. et surtout un chemin vers la reconstruction. Et pour apporter un éclairage concret à la fin de ce témoignage, je serai aux côtés de mon amie Marini, experte diplômée de l'Institut de médecine traditionnelle chinoise, qui accompagne les femmes à chaque étape de leur vie pour comprendre ce qui se passe dans le corps et le cerveau quand on vit sous stress quotidien et quelles premières actions peuvent réellement aider. Ensemble, On prend le temps d'apporter un autre regard, des clés de compréhension et des pistes concrètes pour accompagner ses vécus. Ma vie. Ma vie, le podcast où on se dit tout. Bonjour Cindy, nous sommes ravies de t'accueillir dans notre podcast.
- Speaker #2
Bonjour Virginie, merci à vous deux pour l'invitation, je suis très contente d'être ici.
- Speaker #0
Si tu es d'accord, j'aimerais que tu nous racontes ton histoire depuis le tout début. Quand tu repenses à la femme que tu étais avant cette relation, comment te sentais-tu intérieurement ?
- Speaker #2
Alors j'ai rencontré ce jeune homme sur mon lieu de travail, j'étais à l'étranger, on était dans un endroit paradisiaque, Tahiti. Donc ça a vraiment du coup commencé comme un conte de fées, tout était parfait, il était gentil, adorable, attentionné, compagnon idéal, enfin l'homme idéal en tout cas. Comment j'étais ? Ben j'avais pas complètement confiance en moi, de manière générale. J'étais une femme très anxieuse, j'avais besoin que tout soit, je ne vais pas dire parfait, mais j'aimais bien anticiper. Mais ça me convenait. Ouais, j'étais bien.
- Speaker #0
Comment la relation s'est installée au début avec cet homme, justement ?
- Speaker #2
Alors cette relation, elle a déjà, comme je l'ai dit tout à l'heure, bien commencé. C'était idyllique, c'était paradisiaque. Mais c'est arrivé surtout à un moment où moi, je me sentais fatiguée sur le tournage. Mais parce que moi, mon mode de fonctionnement, en tout cas avant, c'était de toujours donner plus. Et c'était très épuisant parce qu'on était en période de Covid. Donc il y avait beaucoup de règles d'hygiène, de sécurité. Donc dans ma tête, c'était vraiment un peu le chaos. Et en fait, lui, il est arrivé, tout comme un après un charmant, et il a apporté de la douceur dans ce chaos. Et vraiment, il avait les mots qu'il fallait, il était très à l'écoute. En tout cas, à l'époque, moi, je ne savais pas que... Il était en train de me sonder. Moi, je pensais juste qu'il y avait quelqu'un qui s'intéressait à ma vie, qui était vraiment à l'écoute. J'ai vraiment cru que c'était comme dans un rêve. Et je me suis laissée porter par la vague. Surtout, c'était une relation qui était très différente. En moins d'un mois, il était vraiment... Il Ausha toutes les cases, en fait. Toutes les cases parfaites. Je crois même que je peux dire que toutes les mères auraient aimé avoir un gendre comme ça. Et c'était vraiment très, très parfait.
- Speaker #0
Alors quand tu dis Guy, il Ausha toutes les cases. C'était l'homme parlementaire. Parfait. C'est quoi pour toi cocher toutes les cases ? Qu'est-ce qu'il faisait pour te mettre en sécurité ?
- Speaker #2
Il m'écoutait, il retenait ce que je disais, il était attentionné. En fait, j'avais l'impression qu'il était dans ma tête, qu'il anticipait toutes mes envies, tous mes besoins, ce que je n'avais même pas imaginé avoir besoin. C'est comme si on n'avait pas besoin de se parler pour se comprendre ou pour savoir ce que l'un ou l'autre avait besoin en fait.
- Speaker #0
Mais à quel moment tu as senti que quelque chose n'allait pas ? Est-ce que tu as senti les premiers petits signaux que tu as minimisés ?
- Speaker #2
Dès le départ, enfin dès le départ, en tout cas quand il est revenu en France, parce que le tournage s'est terminé, mais lui il est resté à Tahiti. Moi je suis venu en France, et lui je crois qu'il est resté trois semaines ou un mois en plus là-bas. Mais quand il est rentré, on s'appelait en visio, ou on s'appelait vocalement parlant. Je lui annonce que je suis enceinte, on était tous les deux très surpris, parce qu'à la base mon gynécologue m'avait dit que je... Tu ne pourrais plus avoir d'enfant.
- Speaker #0
Quelle a été sa réaction à l'annonce de ta grossesse ?
- Speaker #2
Il est resté au début de marbre. En fait, je n'ai pas très bien compris ce qui se passait. Je n'ai pas compris s'il était content, pas content, fâché. En gros, il est parti dans mon jardin fumé. Et il est revenu. Et là, c'est comme s'il avait appris la meilleure nouvelle de l'univers. Zéro expression, bizarre. Et après, euphorie, génial, c'est la fête.
- Speaker #0
Ah oui, donc très étonnant comme réaction après ton annonce.
- Speaker #2
Bah oui, parce que pour moi, c'est difficile de passer de rien à tout, quoi. Enfin, je pouvais pas, j'arrivais pas à définir s'il était heureux ou pas heureux quand je lui ai annoncé. Il est parti fumer, il m'a dit « Ouais, j'arrive, je vais fumer » . Et quand il est rentré, donc il était sur le dos dans mon jardin, quand il est rentré, il était super content, il était déjà en train de, moi j'aime bien dire, faire des plans sur la comète. en train de réfléchir à qui on allait le dire, à qui on n'allait pas le dire. Et après, quelques jours ou quelques semaines après, ses potes ont eu un problème avec la justice, mais pas en France, à l'étranger. Et c'était la même période où on devait faire la première échographie. Et du coup, moi je parlais de l'échographie et tout ça, après il est venu me parler de l'histoire de ses potes. Bon, ok, c'est l'histoire de ses potes, je ne les connais pas. Moi j'étais dans mon euphorie de la première écho. Et... En fait, il s'est transformé. Il a commencé à mal me parler, à me dire « J'en ai rien à foutre de ton écho, je te parle de mes potes, ils vont peut-être mourir. » J'ai vraiment rien compris à ce qui se passait parce qu'il a commencé à vraiment s'énerver. Il m'a dit « Bon, c'est bon, je rentre chez moi. » Il a pris ses affaires et je le voyais par ma fenêtre. En fait, j'ai un tout petit jardin avant d'arriver sur la rue. Et du coup, il était avec sa valise. assis par terre, en train de fumer une clope et en train d'attendre le taxi. Déjà, cette image, même quand j'y repense, elle est très bizarre. Du coup, moi, je me sentais coupable. Je me suis dit, peut-être que j'aurais dû vraiment faire attention à son histoire avec ses copains, ses potes. Du coup, je lui ai envoyé un message. Je lui ai dit, je suis désolé, c'est les hormones, je ne sais pas, mais je suis désolé pour tes potes. Et en fait... il est revenu comme si de rien n'était et c'était vraiment très bizarre parce que déjà le taxi n'est jamais revenu enfin n'est jamais arrivé pardon et surtout je me rappelle pas l'avoir vu appeler ou entendu appeler le taxi pour annuler en fait tout C'est vrai que je crois que dans mon cerveau, il y a eu cette phase de... Tiens, c'est bizarre, mais c'est reparti parce qu'il était là comme si de rien n'était en fait.
- Speaker #0
Oui, donc c'était les fameux premiers petits signes d'alerte qui ont commencé à te faire douter. Mais comme il alternait entre douceur et rejet, finalement, tu ne savais plus où tu en étais.
- Speaker #2
Exactement. En fait, j'avais l'impression qu'il jouait au flipper dans ma tête. Un coup par là, un coup par là, un coup par là. Et en fait, je n'arrivais pas à réfléchir parce que je me disais, OK, il a été méchant, mais OK. OK, il est gentil. Là, il est méchant. Oh, il est gentil. Et en fait, en tout cas, là, je me fixais plus sur ce qui était gentil parce que ça m'empêchait d'être triste.
- Speaker #0
Mais cet enfant, vous décidez de le garder ?
- Speaker #2
On décide de le garder. De toute façon, moi, je lui ai dit que tu sois OK ou pas. Moi je le garde et t'es pas obligé de rester, ça c'est pas un problème pour moi, je peux complètement assumer parce que pendant des siècles on m'a dit que je pourrais pas avoir d'enfant, là je considère que c'est un miracle donc je vais certainement pas avorter, mais après il était ok.
- Speaker #0
Alors la relation continue de se construire tant bien que mal, vous emménagez ensemble ?
- Speaker #2
Ouais il a emménagé chez moi, j'aime bien cette petite précision parce qu'il n'avait pas de... vraiment de chez lui parce qu'il était un peu en colloque chez des potes, domicilé chez sa mère donc c'était très... Son courrier le recevait chez sa mère. Ce n'était pas très clair.
- Speaker #0
Ah oui, en effet, c'était assez chaotique. Est-ce que tous ces éléments mis bout à bout te dérangeaient ou tu passais outre ?
- Speaker #2
Je passais outre parce que... Je me suis toujours dit qu'il ne faut pas juger les gens selon ce qu'ils vivent. Et en plus, lui, il m'a raconté un peu son enfance, que son père était mort. Ça ne faisait pas très très longtemps, je ne sais pas combien de temps exactement, mais ça ne faisait pas très très longtemps que son père était devenu handicapé au moment où sa mère était enceinte et que du coup, il avait dû beaucoup s'occuper de son père et qu'à la différence de son frère, lui, il vivait l'handicap de son père en fait. parce que son frère après... Je crois qu'il n'a pas vécu très très longtemps, là, pendant que le père était handicapé. Mais du coup, lui, il reprochait beaucoup de... Il reprochait ça à son frère, parce qu'il s'était retrouvé tout seul à s'occuper de son père, de la maladie, des humeurs,
- Speaker #0
tout quoi. Ma vie. Le podcast on se dit tout. Quand tu m'expliques tout ça, je vois une femme amoureuse face à un homme qui se victimisait pour te faire culpabiliser et retourner la situation pour que ce soit de ta faute.
- Speaker #2
Oui, et puis je me disais, le pauvre, il a vécu des trucs tellement durs. Donc, en gros, c'est comme si là, il était en formation, je le mets vraiment entre guillemets, mais en apprentissage plutôt pour vivre autrement que dans le chaos dans lequel il avait grandi.
- Speaker #0
Tu restes combien de temps avec lui ?
- Speaker #2
Je reste un petit peu moins de deux ans.
- Speaker #0
Finalement, tu décides de garder cet enfant. Malheureusement, tu vas le perdre.
- Speaker #2
J'ai fait une thrombose veineuse profonde. Bref, j'ai eu des... des gros cailloux de sang à cet endroit-là. Mais du coup, le fœtus n'était plus viable. On m'a fait un cure-tâche et une aspiration.
- Speaker #0
Est-ce qu'il était présent ? Est-ce qu'il était présent au moins par téléphone ?
- Speaker #2
Il n'était pas très présent et surtout, c'était très compliqué parce qu'on n'arrivait pas à se comprendre. Et vraiment, à ce moment-là, je me suis dit, mais je ne comprends pas parce que j'ai l'impression de parler et je vais le dire comme je veux vraiment le dire. Moi, je l'ai pensé. J'ai l'impression de parler créole et lui, japonais. Je me rappelle d'ailleurs d'un épisode où j'étais pas d'accord avec lui sur un sujet. Et il m'a dit, si tu continues à être contre moi, je vais casser mon téléphone. Comme ça, t'auras plus de nouvelles de moi. Je lui ai dit, tu veux casser ton téléphone ? Mais casse-le, en fait. Parce que pour moi, il aurait jamais pu faire ça. Ça veut dire être coupé du monde, en fait, et même de sa famille. Il l'a balancé contre le mur. Ce qui est très étrange, mais ça, je le saurais jamais et je me prends même plus la tête sur ça, Merci. c'est que son écran était soi-disant cassé, mais il a quand même réussi à m'envoyer un message pour me dire à cause de toi, je veux le dire avec des mots gentils, parce que ce n'est pas vraiment des mots gentils qu'il a dit, il m'a dit à cause de toi, je ne peux plus contacter ma famille, tu as intérêt à les appeler pour leur dire que j'ai cassé mon téléphone. Ce que, évidemment, j'ai fait, mais je me suis dit, mais... Comment il est fait pour écrire un message ? Et du coup, je lui ai posé la question et il m'a dit parce que c'est facile d'écrire un message, je sais quand même écrire les mots. Mais s'il n'y a pas d'écran, c'est quand même bizarre d'arriver sur ce réseau où on peut envoyer des messages, arriver sur le bon prénom, écrire le texte sans faire de foutre. Mais en fait, comme à chaque fois que des situations comme ça arrivaient, il y avait comme une petite lumière qui s'allumait. Mais je laissais passer. Je me disais, écoute, j'ai une mauvaise humeur. Et surtout, je crois que c'est important de préciser ça, c'est que c'était pas grave. Il n'y avait pas, pour reprendre des mots que ma mère disait souvent, il n'y a pas mort d'homme. De toute façon, ça allait forcément s'arranger. Et surtout, je me suis dit, là, il était content parce qu'il allait devenir papa. J'ai fait une fausse couche, il n'était pas avec moi, donc ça devait être compliqué de gérer ça à l'étranger. D'autant plus que sur ce tournage-là, ils ont eu beaucoup de... de problèmes encore avec le Covid. Petit détail, lui et certaines personnes de son équipe étaient en quarantaine, donc enfermés dans une chambre d'hôtel, je peux imaginer que peut-être on peut péter un câble. Ça n'excuse pas, mais ça peut expliquer en tout cas.
- Speaker #0
Comment ton entourage réagit ? Est-ce que tu en parles ? Est-ce que tu racontes ce qu'il se passe dans la relation ?
- Speaker #2
Non, je racontais rien, mais... En fait, ma mère, elle était aussi avec... Enfin, mon père, c'était pas vraiment un mec très, très cool. Je veux pas dire que c'était un pervers narcissique ou un sociopathe ou un truc comme ça. En tout cas, il était instable émotionnellement. Et moi, j'ai toujours vu ma mère ne rien dire aux autres de ce qu'elle vivait. Et du coup, pour moi, c'est devenu ma normalité. Alors, je dis pas que je racontais rien du tout, hein, mais... Les trucs où j'étais même pas sûre, parce que parfois, je me disais, mais peut-être que j'aurais fait ça, ou peut-être que j'ai C'est des trucs que je gardais pour moi et je racontais pas. Est-ce que tu en parles à tes amis ? Non. J'ai confié 2-3 trucs à 2 potes qui ont été vraiment beaucoup là, qui sont encore là, mais je racontais pas tout. C'était des trucs où je me disais est-ce que c'est normal ou pas ? Je sais plus ce qui est normal ou pas. Et elle me disait, non c'est pas normal, mais c'est quand même assez incroyable parce que même quand elles me disent que ce n'est pas normal, j'arrivais pas à croire que c'était pas normal.
- Speaker #0
Comme tu le précisais, vous avez emménagé ensemble. Comment se passe la vie de couple, le quotidien ? Comment se manifestait cette emprise à travers des scènes du quotidien ? Tu as des exemples ? Et surtout, il va se passer un drame.
- Speaker #2
Ouais, je dis que tout se passait bien. Il y avait des hauts et des bas. Il avait un caractère particulier. Déjà, il fallait pas lui parler le matin, donc il avait pas bu son café. Mais comme j'ai déjà vu ça dans des films, je me suis dit que c'était peut-être normal. Il avait commencé des travaux chez moi. Il a commencé plein de travaux qu'il a laissé en suspens. Enfin c'est un peu par ci, un peu par là. Tout est commencé mais rien n'est fini. Et en fait quand il faisait les trucs, il fallait pas le déranger parce qu'il fallait qu'il se concentre sur ce qu'il faisait. Et donc moi j'avais envie d'apprendre parce que je suis très bricoleuse mais il y a des trucs que je sais pas faire et je pouvais pas lui poser de questions. Il fallait juste que je regarde en fait. Je peux donner un autre exemple qui n'a rien à voir mais qui quand même à avoir quelque chose. On avait prévu de faire du sport ensemble, d'ailleurs il avait acheté des machines, enfin c'était pas vraiment des machines mais des petits trucs, pour qu'on puisse faire du sport ensemble, et en fait à chaque fois je lui disais, mais alors vas-y viens on s'y met, moi j'aime bien être avec quelqu'un pour faire du sport, ça me motive, toute seule ça me... Et en fait à chaque fois il trouvait des excuses, et un jour il m'a dit, non mais je comprends pas pourquoi t'as besoin de moi pour faire du sport, parce que, je t'explique, au cas où t'aurais pas remarqué, j'ai quand même un boulot qui est très physique. Et en fait, même là, de le redire, je revois la scène, je me suis dit, mais pourquoi il m'a dit qu'il allait faire du sport avec moi ? Et du coup, je lui ai posé la question et il m'a juste dit, mais oui, là, en tout cas, juste, je ne peux pas. Enfin, je suis fatigué, je soulève des trucs au travail, donc si tu as envie de faire du sport, fais du sport toi-même. Et en fait, je n'ai pas su quoi répondre parce que je me suis dit, mais dans ce cas-là, pourquoi il me propose un truc si c'est pour après me dire ça ? Et en fait, il y avait beaucoup de... de situations comme ça mais bon... Ah oui, il y a eu un épisode de conduite qui a été très compliqué pour moi. En fait j'avais rendez-vous chez... En tout cas à l'époque c'était mon meilleur ami. Donc j'étais chez mon meilleur ami et je coupais les cheveux de... Je lui ai coupé les cheveux de... je crois que c'est Phil, d'un autre pote. Et bien on avait décidé de faire un apéro, de dîner ensemble. Et... Joachim m'avait dit qu'il allait me rejoindre et qu'on rentrera ensemble. Donc lui il n'aimait pas trop ma manière de conduire donc c'était toujours, toujours lui qui conduisait. Donc je me suis dit, c'est bon je peux boire un peu plus comme ça, c'est pas moi qui conduis donc je suis tranquille. En fait il est arrivé, c'est très bizarre parce que j'arrivais à savoir dans sa manière d'être, comment il plaçait son corps ou comment il marchait, j'arrivais à savoir s'il était bien ou pas bien. Et là quand il est rentré chez notre ami, je me suis dit ok, il y a un truc qui va pas. Mais il est resté là, et je voyais qu'il me faisait, genre vite vite vite vite, il me faisait des petits signaux, et donc du coup je me suis un peu activé à faire la dernière. C'était ma dernière coupe de cheveux et on est partis très vite. Et ce jour-là, il pleuvait vraiment beaucoup, On est arrivés à la voiture et comme d'habitude, je me dirige vers le côté passager et il m'a dit... Tu vas où, là ? Tu fais quoi ? Je lui dis, je vais m'asseoir. Il me dit, non, tu m'as fait galérer à ta tante chez tes potes. Là, c'est toi qui vas conduire. Et du coup, je n'ai pas su quoi dire. Je me suis dit, de toute façon, quoi qu'il arrive, c'est ma voiture. OK, je vais conduire. Et sur tout le chemin, c'était vraiment compliqué. Parce que déjà, en tout cas, j'estime que j'avais trop bu. Il pleuvait. Je n'aime pas trop conduire la nuit parce que je devais me concentrer sur la route. Et du coup, j'ai commencé à pleurer. Et il m'a dit, mais tu pleures là. En gros, il s'est moqué. Il m'a moqué de moi parce que je pleurais et il m'a dit, je ne sais plus si c'est à ce moment-là qu'il me l'a dit ou qu'il m'a fait comprendre que de toute façon, je pouvais pleurer, que ça ne le touchait pas en fait.
- Speaker #0
Oui, il te dénigrait ouvertement, il devenait même méchant. Et puis, il y a un événement qui va te faire très peur.
- Speaker #2
Il faut savoir que Joachim, quand je l'ai connu, il m'avait dit qu'il était dealer. Sauf que... Moi j'ai grandi dans une cité où il y avait des dealers. Du coup, je ne suis pas en train de dire que c'est bien, je ne suis pas en train de normaliser ce truc-là, mais comme j'ai grandi avec cette réalité, moi j'appelle ça des dealers. de hall de bâtiment, donc pour moi c'était pas si grave, il y avait pire. Donc quand il m'a dit ça, je me suis dit bon ok. Et en fait un jour, du coup c'est quand je suis partie récupérer mon chien, parce qu'on avait décidé d'avoir un chien. En tout cas j'avais été voir le chien pour voir si ça collait. Joachim m'avait dit non je peux pas venir avec toi, j'ai des trucs à faire, je dois régler 2-3 petits trucs dans le quartier. mais en tout cas envoie moi des photos et appelle moi quand tu rentres ce que j'ai fait et il m'a pas répondu c'était jamais arrivé je me suis endormie et ce soir là mon fils il était chez son père ou chez sa grand mère en tout cas il était pas à la maison oui
- Speaker #0
parce que tu avais déjà eu un petit garçon d'une relation précédente.
- Speaker #2
Oui, exactement. Et entre 7h et 7h30, j'entends sonner. Je me suis dit, mais qui sonne à cette heure-ci chez moi ? Je dis, c'est qui ? « Bonjour madame, c'est la PJ, est-ce que vous pouvez nous ouvrir ? » Je n'avais aucune idée de ce qu'était la PJ, mais j'ouvre quand même parce que je ne savais pas quoi faire d'autre. « Oui voilà, nous sommes la police judiciaire de Bobigny, est-ce que monsieur Joachim est là ? » Je lui dis « Ben non. » « Ben il est où ? » « Ben il est chez lui. » « Ouais mais on nous a dit qu'il habitait ici. » Et du coup, ils m'ont demandé s'ils pouvaient rentrer. Je leur ai dit, je sais pas, vous avez pas besoin d'un mandat ? Comme j'avais vu dans les films. Ils m'ont dit, non, c'est une commission regatoire. Comme je sais pas du tout ce que c'est, j'avais beaucoup trop peur. Vu que j'ai pas le choix, rentrez. Donc là, ils ont essayé. Ils ont fait un peu le tour de la maison pour voir s'il était pas caché quelque part. Ils répondaient pas à mes questions parce que moi, je me suis inquiétée. Je comprenais pas, en fait. Ils ont essayé de joindre Joachim, mais ils ont pas réussi à l'avoir. Du coup, j'ai dû aller au... commissariat où j'étais interrogé toute la matinée bref c'était très compliqué Joachim a disparu pendant une semaine en fait et en plus un de ses potes qui avait eu des nouvelles m'avait montré parce qu'ils avaient fait une perquise chez son pote enfin en tout cas où il habitait on aurait dit qu'il y avait eu un tremblement de terre dans l'appartement et moi j'avais vraiment peur parce que je me suis dit pour que la police vienne et dévaste ton appartement c'est que c'est vraiment très très grave au bout d'une semaine je Je tournais un peu en rond. J'ai décidé de sortir avec des amis. Et quand je suis rentrée, je vois qu'il m'était chez moi. Il était horrible à voir. On aurait dit marginal. Il était sale. En plus, j'avais mis une petite couette par terre en attendant d'acheter une panière pour mon chien. Mais une petite couette. Il était couché sur la couette. Donc bref, il m'a dit qu'il allait se rendre à la police. Donc il est resté même pas 48 heures. Il est ressorti parce qu'il y a eu un vice de procédure. N'empêche qu'après, il est retourné au tribunal. et là il a été condamné à... J'ai pas vraiment les mots juridiques mais en tout cas il était en interdiction de sortie de territoire et interdiction de 93 et du coup moi j'habite dans le 93 donc il pouvait plus venir chez moi. Et si je voulais le voir et bien j'étais obligée d'aller chez lui et c'était vraiment une organisation assez chiante parce que je devais sortir du travail, aller récupérer les chiens chez moi et aller chez lui parce que c'était pas possible d'aller chez lui sans récupérer les chiens. Et du coup, c'est devenu comme ça tous les jours. Puis lui, il a commencé à boire vraiment beaucoup. Il y avait toujours des gens qui se trouvaient. squattaient chez lui, enfin chez lui, chez son pote, enfin si je ne comprenais pas, c'était un lieu de squat cet endroit. Il a commencé à beaucoup fumer, pas des cigarettes, il ne travaillait pas beaucoup, enfin c'était devenu... Vraiment là, je me suis dit, mais qui est ce mec ?
- Speaker #0
Ma vie ! Alors la relation se dégrade, le prince charmant montre un tout autre visage. Dans quel état psychologique tu étais à ce moment-là, mais surtout physiquement avec tous ces événements ? Car je crois qu'à cette époque, tu avais déjà eu des alertes physiques.
- Speaker #2
Déjà, les fausses couches. Parce que j'en ai fait trois en étant avec lui. Déjà, ce sont des alertes. Mais que je ne comprenais pas avant. J'avais pris beaucoup de poids. Alors moi, j'avais mis ça sur le compte des hormones. Puisque j'avais été enceinte. Mais j'ai appris après que le corps, pour se protéger, soit il se met en surcharge. Donc on prend du poids. ou alors, alors on maigrit beaucoup. Moi j'ai toujours été très très maigre et quand je me suis mise avec Joachim, j'ai commencé à grossir. Alors je dis pas que c'est que lui, parce que j'avais aussi des trucs qui n'allaient pas avant, mais à partir de lui ça a vraiment commencé à être terrible. En plus il me faisait remarquer, il me disait que j'étais trop grosse, qu'il restait avec moi parce qu'on avait des chiens. Du coup... Je culpabilisais parce que je me disais mais en fait c'est pas de ma faute. Je viens de vivre des traumas, trois fausses couches, c'est compliqué. Mais lui ça le touchait pas du tout en fait. J'avais souvent des maux de tête et j'arrivais pas à bouger. Quand je voulais me réveiller le matin, comme si toutes mes articulations étaient bloquées, c'était vraiment terrible. Du coup j'avais mis ça sur le fait que j'avais pris du poids. Mais je suis allée consulter des médecins qui m'ont dit non c'était parfois le stress aussi ça peut provoquer ça et puis surtout qu'on est j'étais tendu toute la journée donc c'était compliqué pour mon corps en fait.
- Speaker #0
Oui, il va t'arriver un problème de santé encore plus grave qui va précipiter la relation vers la rupture.
- Speaker #2
J'ai eu un AVC. Et alors, c'est très grave, mais je crois que c'est ce qui m'est arrivé, après la naissance de mon fils, c'est ce qui m'est arrivé de meilleur dans la vie parce que ça a vraiment été comme un électrochoc. Alors, pas sur le coup, mais après coup, oui. Ça n'allait plus vraiment avec Joachim. On se prenait beaucoup la tête par rapport à une histoire qu'il y avait eu avec sa mère. Elle se met la zizanie entre ses fils. Ça n'allait pas beaucoup avec Joachim. Je ne savais pas trop si c'était fini ou pas. Très souvent, on se disait que c'était fini. Depuis un moment, en tout cas. On se remettait ensemble. Moi, je lui disais que c'était fini, mais il revenait. Ou lui me disait que c'était fini. C'était tout le temps ça. Un jour, il est venu chez moi récupérer des affaires. Il était venu avec un de ses potes. Je me rappelle qu'il m'a dit que je ne pouvais pas rester. J'avais des trucs à faire. Je lui ai dit qu'il fallait qu'on parle. J'ai toujours besoin de comprendre les choses et j'ai besoin qu'on me dise les choses. Donc moi j'avais besoin qu'on ait une vraie discussion pour savoir qu'est-ce qui se passait, pourquoi ça allait de mal en pis. En fait il m'a serré dans ses bras, il m'a dit ouais j'ai pas le temps, il m'a serré dans ses bras. Et il est parti. Et en fait, je me rappelle avoir ressenti un truc dans mon corps très étrange. Mais en tout cas, à l'époque, je ne savais pas trop ce que j'avais ressenti. En tout cas, c'était une énergie très bizarre. Je ne sais plus si c'est le même jour ou le lendemain, mais je crois que c'était le lendemain. Parce que justement, avec l'AVC, j'ai un problème de mémoire. Je discutais avec mon fils qui me félicitait parce qu'à l'époque, je fumais. beaucoup, beaucoup. J'étais très stressée. Justement, là, j'avais diminué. Et mon fils, il me disait « Félicitations et tout, je suis hyper fière de toi, maman. » Donc bref, on avait une petite conversation sympa. Ma soeur est arrivée avec mes nièces et en fait, je me suis rendue compte que ce que je disais n'avait aucun sens à ce moment-là. Mais comme je suis dyslexique et que ça m'arrive souvent de... Je suis fatiguée d'inverser les mots, mais là carrément c'était des mots qui n'avaient rien à faire dans la phrase, qui s'invitaient. Je me suis dit alors je suis fatiguée, même ma soeur elle m'a dit oh t'es fatiguée là, faut te reposer, donc bref je suis allée promener mon chien. Je commençais à avoir des fourmis dans le bras. Mais comme ça m'arrivait... Ça a commencé à m'arriver après la thrombose. Je me suis pas inquiétée. Je suis allée dormir après. Je me suis réveillée le lendemain et je me suis dit Je me suis dit, waouh, je ne suis pas bien là. J'ai allumé une cigarette et c'est comme si, quand on rentre... Je crois que ceux qui portent des lunettes vont comprendre. En fait, quand on est dehors et qu'il fait froid et qu'on rentre dans une pièce, on a de la buée, on ne voit plus rien. Moi, j'ai eu cette impression-là et je me suis dit, mais mes lunettes... Donc, j'ai retiré mes lunettes et j'ai bien vu qu'il n'y avait pas de buée. De toute façon, je ne voyais rien. J'ai eu mal du côté droit, mais vraiment une douleur. Consommable. m'avoir enfoncé un couteau. Alors, on ne m'a jamais enfoncé un couteau, mais j'imagine que la douleur, elle est comme ça. Vraiment, je ne me sentis pas bien. J'ai mon chien qui aboyait. Je n'avais plus quoi faire. Donc, j'ai jeté ma cigarette. Je suis rentrée chez moi et je me suis dit, qu'est-ce qui se passe ? J'ai cru que j'avais une migraine ophtalmique. Je suis allée dans ma chambre. Je me suis dit, je vais me reposer, ça va aller. Sauf que je commençais à m'asseoir sur mon lit. Je suis tombée. Je n'arrivais plus à... En fait, c'est comme si le lit était trop mou pour que je prenne appui pour me lever. Donc, j'ai rampé jusqu'à mes toilettes, je me suis appuyée sur mes toilettes comme c'est du dur. Je me suis levée, j'ai réussi à marcher jusqu'à mon lit, je me suis couchée, ma mère m'a appelée et ma mère, elle m'a dit, va voir un ophtalmo parce que c'est peut-être une migraine ophtalmique. Mais j'avais oublié tous les symptômes de la veille. J'ai eu un rendez-vous, c'était compliqué pour moi d'y aller puisque j'étais aveugle, je ne voyais rien. Bref, ma soeur m'a emmenée, lui aussi a cru que c'était une migraine ophtalmique. Quand je suis sortie de ce rendez-vous, en fait, il y a un truc très bizarre qui s'est passé, c'est que j'arrivais plus à tenir des choses dans mes mains, dans mes bras. Et en fait, moi, j'avais l'impression de parler, mais en accéléré. J'avais l'impression que j'étais en sursalivation. Et ma soeur, elle m'a dit, je vais appeler maman parce que c'est trop bizarre. Ma mère, elle est infirmière. Ma mère, elle a dit, tu l'emmènes tout de suite à l'hôpital, tu vas aux urgences directes. On dirait qu'elle fait un AVC. Bon bah j'y suis allée, ma soeur s'est garée, moi je suis arrivée, j'ai commencé à parler avec les infirmières. Je dis ma mère, elle est infirmière, elle croit que je fais un AVC. Et là tout de suite ils m'ont pris en charge et je suis restée à l'hôpital. 10 jours.
- Speaker #0
Donc là tu es hospitalisée 10 jours. Joachim est informé de ton hospitalisation et de ton état ? Il vient te voir à l'hôpital ?
- Speaker #2
Évidemment la première personne à qui j'ai pensé quand j'ai vu ça c'est lui. Donc j'ai dit à ma soeur tu envoies un message, tu lui dis tout ça. Et comme par hasard, même si je ne crois pas au hasard, Joachim était en tournage, parce qu'il construit des décors de cinéma, enfin plein de décors, et il travaillait dans l'hôpital où j'étais hospitalisée, parce qu'une série était tournée là-bas, et je me suis dit mais quel hasard bizarre.
- Speaker #0
Oui c'est fou.
- Speaker #2
Ben ouais, il y a combien d'hôpitaux, enfin pfff. Et du coup il bossait là, donc il est venu me voir le lundi avec ce même pote avec qui il était venu. Récupérer des affaires chez moi, Joachim m'avait dit ouais je viendrai te voir tous les jours, ben en fait c'est la dernière fois que j'ai vu Joachim en vrai en fait, je l'ai plus jamais revu après.
- Speaker #0
Tu es à l'hôpital, tu viens donc de faire un AVC, tu es seule et tu as plus de nouvelles de Joachim. Est-ce que tu essayes, tu continues en tout cas à essayer de le contacter pour comprendre ?
- Speaker #2
Mais dès que j'ai commencé à vraiment retrouver la vue et à pouvoir conduire, je suis allée chez lui parce que j'avais toujours J'avais toujours besoin d'explications, il ne répondait pas à mes messages. Quand je suis arrivée chez lui, il y avait ses potes et ils m'ont dit que c'était fini. Et d'ailleurs, il est à Grenoble là. Et j'ai fait, mais il y a qui à Grenoble ? En fait, en gros, il avait rencontré quelqu'un et son pote m'a dit, ouais, mais en plus, la nouvelle lubie, c'est d'aller vivre là-bas. Ça a été très compliqué parce que vraiment, je n'arrivais pas à réfléchir. En plus, sortie d'AVC, tout était compliqué, je n'arrivais plus à réfléchir. Des trucs dont je me souvenais plus, je savais plus quoi faire. Et puis surtout j'étais très dépendante de ma famille. Quand je dis ma famille, là pour le coup c'était ma mère. Non pas ma mère, parce que ma mère elle vivait aux Antilles. Elle m'appelait beaucoup, elle me donnait des conseils. Mais surtout mes soeurs et beaucoup mon fils. J'avais l'impression d'être un poids pour tout le monde parce que je pouvais pas travailler. C'était trop compliqué, j'avais un peu repris. Mais dans ma tête ça n'allait pas et je me sentais plus à ma place. J'avais l'impression de... D'être dans une espèce de tourbillon de souffrance absolue. Et en fait j'avais peur qu'en plus ça continue tout le temps, tout le temps, tout le temps comme ça. Donc j'ai essayé de faire des trucs, je suis partie chez une pote, j'ai fait une retraite spirituelle où j'ai découvert pas mal de choses sur moi et sur le mécanisme de certaines personnes.
- Speaker #0
Oui, donc, à ce moment-là, tu prends quand même la décision de suivre une retraite.
- Speaker #2
Oui. Et je me suis dit, je n'ai pas le choix parce que, déjà, j'en avais marre que mon fils me voie dans cet état-là. J'avais vraiment l'impression d'être une loque. Et moi, qui suis habituée à être forte, à être indépendante, là, en plus, dépendre de mon fils, c'était terrible pour moi. J'ai une copine qui faisait une retraite. Et puis, comme je ne l'avais pas vue depuis très longtemps, je me suis dit, c'est peut-être un signe. J'y suis allée, j'ai eu une découverte. Beaucoup de choses. J'ai surtout découvert des gens qui aimaient l'être humain pour ce qu'il est et non pour ce qu'il peut lui apporter. Ça, ça a tout changé. Vraiment, j'ai ressenti beaucoup d'amour à ce moment-là.
- Speaker #0
Ma vie. Ma vie. Ma vie, le podcast on se dit tout, à quel moment tu as en plus décidé de suivre une thérapie ?
- Speaker #2
En fait, donc ça c'est arrivé en juillet 2023 et en août 2023 je suis partie en vacances parce que pareil je tournais en rond chez moi et j'avais... J'arrivais pas à beaucoup dormir, mais quand j'arrivais à dormir, je faisais des terroirs nocturnes. Du coup, j'ai décidé de partir en vacances chez, à l'époque, mon meilleur pote. Un après-midi, je sais plus, on faisait un peu une fête avec les voisins de mon meilleur pote. Et à un moment donné, il me dit... Je parlais de Joachim, et il me dit, non mais vas-y, laisse tomber, de toute façon, quand on était en tournage, là, quand t'as eu ta thrombose, il t'a trompé. Et en fait... Je me suis dit j'ai trop bu, c'est pas possible. Je peux pas comprendre ce qui est en train de se passer, ce que je suis en train d'apprendre. Donc c'était deux ans après en fait. Alors là j'ai vraiment eu... Bah déjà que j'avais été trahi pour moi par Joachim, là mon meilleur pote me trahissait donc... Et en plus, j'étais bloquée parce que j'étais en vacances là-bas. En fait, ce que je n'ai pas compris, c'est... Si tu décides de te taire, tais-toi à jamais. Pourquoi tu me le dis deux ans après ? En fait, je me suis dit, mais il voulait m'enfoncer encore plus. Et ça m'a fait très mal, mais... Je suis resté, je suis parti deux jours après. Et justement, il m'avait dit, ça ne sert à rien que tu appelles Joachim pour avoir des précisions. De toute façon, juste dis-toi que c'est un vieux mec. Sauf que sur tout le trajet, j'étais dans les Alpes, jusqu'à chez moi, c'était devenu une obsession. Il fallait que j'aie Joachim, il fallait que je lui parle, Parce que je ne pouvais pas croire que c'était possible. Du coup je l'ai appelé, je lui ai laissé un message. Il m'a rappelé, je l'ai pas rappelé. Et je l'ai rappelé quelques jours après. Et il m'a dit... Je lui ai dit, ouais il paraît que tu m'as trompé quand t'étais dans ton âge, machin, et tout ça. Et il m'a dit, qu'est-ce qui t'a dit ça ? Bah je dis, à ton avis, à qui tu l'as dit ? Il m'a dit, bah c'est marrant qu'il t'aie dit ça parce que c'est lui qui m'a dit de rien te dire. Un TGV en plus qui me roule dessus. Bon, j'ai pas été très agréable, mais en même temps, il méritait. Et je lui ai dit, ben écoute, si tu te posais la question de savoir si t'es une merde, ben t'en es vraiment une, en fait. Après, j'ai tout stabilisé. J'ai laissé un message d'excuse, mais voilà, c'est la dernière fois où je l'ai eu.
- Speaker #0
Non, mais c'est important, ce que tu dis. Parce que c'est fou, à chaque fois que c'est toi qui fais le pas de t'excuser, que tu penses que c'est de ta faute, en fait, c'est son comportement qui ne va pas. Qu'est-ce qui va t'amener à faire cette thérapie, à te dire j'ai besoin d'aide ?
- Speaker #2
Bah justement parce que déjà donc il y avait eu toute cette petite trahison et après j'en ai parlé à une autre pote et elle, elle m'a achevé en me disant ah ouais j'avais entendu cette rumeur et je me suis dit mais... Attends, on dirait que je suis dans un vieux film avec pas de budget à la télé là. Y'a rien qui voit, j'arrivais pas à... Je me suis dit mais c'est pas possible.
- Speaker #0
Là tu as subi une double trahison, non seulement de l'homme que tu aimais, mais en plus une trahison de tes propres amis.
- Speaker #2
Là j'ai pété un plomb en fait j'ai voulu vraiment tout abandonner je voulais vendre ma maison, déménager et du coup j'en ai parlé à ces deux fameuses amies dont j'ai parlé tout à l'heure je peux dire leur prénom d'ailleurs c'est Ophélie et Célia et j'en ai aussi parlé à une autre amie qui habite à la montagne et en fait les trois m'ont dit tu peux tu peux pas disparaître sortir de ton monde c'est lui que tu dois sortir de ton monde et Ophélie elle m'a dit ouais écoute j'ai une pote qui a vu une psy franchement ça lui a fait du bien 20 va voir cette psy, de toute façon t'as rien à perdre. Je suis contente avec cette psy, et je peux pas dire son nom, parce qu'elle s'occupe de beaucoup de femmes qui ont des relations toxiques, elle s'est déjà fait menacer, mais je crois que c'est la meilleure rencontre de ma vie, parce que déjà ça m'a permis de comprendre comment je fonctionnais, moi j'avais commencé à voir des trucs sur les pervers narcissiques, elle m'a dit non mais Joachim il est pas pervers narcissique, il est au-dessus, elle m'a dit que c'était un psychopathe, Donc pour être... c'était un psychopathe donc sur le coup c'était anodin mais quand la psy m'a dit ça je me suis dit ok parce qu'elle m'a dit que la psychopathie c'est héréditaire enfin en tout cas c'est dans les gènes du coup je me suis dit ok et ça a changé beaucoup de choses parce que déjà j'ai compris ce qui se passait et c'est à partir de ce moment vraiment que quelque chose a changé et surtout cette psy elle m'avait dit je crois aussi que c'est ça qui a amorcé le changement un jour je l'ai appelé je lui ai dit non mais là j'ai juste envie de mourir c'est trop souffrant je peux pas Hum... Combien de temps ça va durer ? Parce que là, c'est horrible. Elle m'a dit, ça va durer autant de temps que tu es resté avec lui. Je me suis dit, je suis resté presque deux ans. Je lui ai dit non. En fait, je crois que c'est dans mon cerveau que ça répond du non. J'ai dit non. « Non, je crois que vous ne me connaissez pas, ce n'est pas possible. » Jamais. Cette souffrance-là, tout le temps ? Non. En fait, il y a vraiment un truc qui a changé. Et du coup, j'avais déjà commencé à écrire le livre, qui n'était pas un livre à l'époque. C'était juste du journaling. J'essayais de libérer de la place dans ma tête. Et après, je me suis dit... En fait, je l'ai vu trois fois à la psy. En fait, un jour, j'ai écrit un chapitre. Mais j'ai vraiment écrit sans savoir ce que j'écrivais. J'étais partie me balader, c'était passé un truc, mais je spoil pas, faut lire le livre. Parce que je l'ai très bien décrit dedans. Merci. Et j'ai écrit, j'ai écrit... j'ai écrit et en fait je me suis dit ok j'ai dit à la psy je crois que c'est notre dernier rendez-vous en fait et elle m'a dit ah bon pourquoi vous dites ça je lui ai dit je vais vous lire ce que j'ai écrit et je lui ai lu c'est à dire que même moi quand je me suis retrouvée relu, je me suis dit, c'est moi qui ai écrit ça.
- Speaker #0
Est-ce que c'est à ce moment précis que tu as compris que tu reprenais le pouvoir sur toi ?
- Speaker #2
J'ai surtout arrêté d'avoir autant peur. J'ai compris mes peurs, surtout. Il y avait des parts de lui un peu partout et des parts de moi un peu partout. J'avais juste à récupérer mes parts et me débarrasser de ces parts. La peur allait disparaître. Il était la somme de toutes mes peurs.
- Speaker #0
L'écriture a vraiment libératrice pour toi. Alors j'ai une dernière chose à te demander Cindy. Quel message aimerais-tu donner aux femmes qui nous écoutent et qui subissent des violences psychologiques ?
- Speaker #2
Qu'on est capable de bien plus que ce qu'on imagine et de bien plus que ce qu'on nous fait croire. Qu'on est capable de s'aimer et que quand on s'aime et qu'on se retrouve et qu'on se rassemble mais je crois qu'il n'y a rien de plus beau. Je vais faire un lien avec un truc. On me dit souvent, parce qu'on me demande souvent, est-ce que j'ai un nouveau mec ou quelqu'un dans ma vie ?
- Speaker #0
J'allais te poser la question.
- Speaker #2
Du coup, je vais te répondre en même temps. C'est marrant parce que les gens me posent beaucoup cette question, sauf que... Alors déjà, c'est pas ma priorité, pour plusieurs raisons, parce que... J'ai tellement de choses à faire ces derniers temps que je pense que j'aurais pas de place pour quelqu'un d'autre. Je crois aussi que j'ai un peu peur de retomber sur quelqu'un comme Joachim, même si j'ai fait un gros travail sur moi et que je sais poser mes limites, mais on est à l'abri de rien. Et surtout, et ça c'est la raison principale, je crois que c'est déjà bien d'être en couple avec soi. Et après ça, quand on est en couple avec soi, on peut être en couple avec n'importe qui. Mais on peut être juste en couple avec soi. Et moi ça me va, ça m'apaise, en tout cas pour le moment.
- Speaker #0
Parce que ta priorité, c'est devenu toi.
- Speaker #2
Et surtout, je m'aime plus que quiconque. Et ça change tout.
- Speaker #1
Ma vie. Ma vie. Ma vie.
- Speaker #0
Ma vie. Le podcast où on se dit tout. Cindy, merci sincèrement pour ta parole. Merci pour ta confiance et pour la force que tu transmets à travers ton histoire. Je rappelle ton livre, Derrière la muraille invisible de l'emprise, ou Comment je me suis relevé après une relation toxique aux éditions Mindset. C'est un livre qui permet d'aller plus loin et d'accompagner celles et ceux qui se reconnaîtront dans ton parcours. Pour approfondir ce que le témoignage de Cindy soulève et mieux comprendre les mécanismes de l'emprise, nous allons maintenant ouvrir la discussion avec mon amie et experte, Marini. Ma vie. Ma vie, le podcast où on se dit tout. Son approche est bien sûr complémentaire de la médecine traditionnelle et ne se substitue pas à un accompagnement médical et psychologique lorsqu'il est nécessaire. Bonjour Marini.
- Speaker #1
Bonjour Virginie.
- Speaker #0
Alors moi, en écoutant le témoignage de Cindy, je me suis dit tout de suite, mais en fait, ça aurait pu arriver à... n'importe laquelle d'entre nous. Donc je voudrais que tu m'expliques comment faire pour reconnaître qu'on est face à une personne toxique, un pervers narcissique. Qu'est-ce qui fait qu'on va déterminer qu'on est face à une personne qui n'est pas bonne pour nous ?
- Speaker #1
En fait, j'aimerais dire aux femmes qui nous écoutent qu'en fait, aucune femme ne se dit un jour « Tiens, je vais rentrer dans une relation toxique » . Donc en fait, au début de ce style de relation, ça ressemble souvent à une très grande histoire d'amour tu te sens choisi, tu te sens comprise tu te sens désiré et ça y est tu te dis c'est le prince charmant et d'ailleurs on appelle aujourd'hui il y a le terme qui est très à la mode là le love bombing pour décrire une relation parfaite et totalement idéale et le terme pervers narcissique même si ce n'est pas un diagnostic médical officiel Il est souvent utilisé pour parler de personnes qui fonctionnent dans le contrôle émotionnel, dans la manipulation et dans la dévalorisation. Mais honnêtement, au-delà des mots, ce qui est intéressant, c'est ce que la relation provoque dans le corps de la femme. Parce qu'une relation saine ne devrait jamais faire perdre ta paix intérieure, ton énergie, ton estime de soi et ton sentiment de sécurité.
- Speaker #0
Mais alors, comment il fonctionne ce fameux pervers narcissique ? Puisqu'au début, tout est beau, tout est rose, la relation est parfaite, il n'y a aucune violence. Qu'est-ce qui va faire qu'on va se rendre compte qu'on est avec une personne toxique ?
- Speaker #1
Et c'est ça qui est très perturbant en fait. Tu as l'impression d'avoir rencontré le prince charmant. Tout est parfait. Et petit à petit, tu as quelque chose qui change.
- Speaker #0
Alors, qu'est-ce qui change concrètement dans cette relation ? Alors,
- Speaker #1
ce n'est pas forcément de grosses violences visibles au départ. C'est plutôt des petites phrases, des remarques, des contradictions. Et souvent, le corps commence à sentir qu'il y a un problème avant même que le mental puisse le comprendre.
- Speaker #0
Ah oui ?
- Speaker #1
La femme, elle dort moins. Elle réfléchit tout le temps, elle devient anxieuse, elle doute. En fait, tout à petit, il y a quelque chose qui change. Pas forcément de grosses violences visibles au départ. Et plutôt des petites phrases, des remarques, des contradictions. Et souvent, le corps commence à sentir qu'il y a un problème avant même que le mental puisse le comprendre. Et en médecine chinoise, on dirait que l'esprit, c'est donc notre stabilité intérieure, notre paix... émotionnel commence doucement à être perturbée. Et la femme dort moins bien, elle réfléchit tout le temps, elle devient anxieuse, elle doute énormément d'elle-même. Et à force, elle finit même par ne plus savoir si ce qu'elle ressent est vrai. Et ça, justement, aujourd'hui, on appelle beaucoup ça le gaslighting.
- Speaker #0
Le gaslighting, Qu'est-ce que c'est ? Est-ce que c'est le fait de douter systématiquement de ce qu'on te dit et de ce que tu fais ?
- Speaker #1
Le gaslighting, c'est quand quelqu'un te fait progressivement douter de ta propre réalité. Tu ressens quelque chose et puis en fait on te répond mais en fait t'exagères, t'inventes, mais t'es trop sensible ou encore le problème c'est vraiment toi.
- Speaker #0
Oui, l'autre va systématiquement renverser la situation pour te faire douter de toi-même.
- Speaker #1
Oui, en fait, à force, ça va créer une confusion énorme. Et ce que je vois souvent chez les femmes, c'est qu'elles finissent par ne plus faire confiance à leur intuition. Alors qu'en réalité, le corps, il savait déjà.
- Speaker #0
C'est ça qui est fou, c'est que le corps ressent avant même que ton esprit ait conscience même que tu es en danger. Mais alors, est-ce que c'est comme ça qu'on commence à se remettre en question et qu'on est totalement perdu ?
- Speaker #1
En fait, à force d'être constamment contredite... En fait, la femme, elle se coupe progressivement de ses propres pairs. Elle se dit, en fait, peut-être que j'exagère, peut-être que c'est moi le problème, ou en fait, je ne comprends plus rien. Et le plus dur, c'est que souvent, la victime, elle finit par s'excuser alors qu'elle souffre.
- Speaker #0
Oui, d'ailleurs, on l'a vu avec Cindy, elle s'excuse systématiquement alors que c'est lui qui est en tort.
- Speaker #1
On dirait que l'esprit perd sa stabilité et le système nerveux reste constamment en tension. Et quand on vit dans cet état-là pendant longtemps, il devient très difficile d'avoir du recul ou de voir clairement la situation.
- Speaker #0
Mais alors, pourtant, malgré tous ces signaux qui sont physiques, psychologiques, où tu te mets à douter, où tu es perdue, beaucoup de femmes restent. Et les proches, évidemment, posent la question, mais pourquoi tu ne pars pas ?
- Speaker #1
Oui, je pense qu'il faut énormément déculpabiliser les femmes là-dessus. Parce que ce n'est pas une question d'intelligence ou de faiblesse. Le cerveau et le corps sont pris dans un mécanisme très puissant. Quand il y a une alternance entre stress et réconciliation, ce fameux une claque, une caresse.
- Speaker #0
C'est très déstabilisant.
- Speaker #1
En fait, le corps, il passe sans arrêt de la peur au soulagement, puis à nouveau à la peur. Et ça, ça crée une forme d'attachement extrêmement fort. C'est comme une drogue, en fait. On veut revenir aux instants du début.
- Speaker #0
Ah oui, d'accord.
- Speaker #1
Le système nerveux, il finit par être en hypervigilance permanente. Et en médecine chinoise, Cela épuise énormément le cœur, le foie et les reins. Et le corps commence alors à envoyer plein de signaux.
- Speaker #0
Quand tu dis que le corps envoie des signaux, des signaux physiques ?
- Speaker #1
Oui, comme avoir une fatigue chronique, des troubles digestifs, ou encore des insomnies, des règles perturbées, ou tu peux avoir une oppression thoracique. ou encore de l'anxiété, et surtout, il y en a beaucoup qui ont du brouillard mental.
- Speaker #0
Mais c'est fou, parce qu'il y a énormément de symptômes. On ne nous explique jamais ça, que le corps joue un rôle énorme aussi là-dedans.
- Speaker #1
En fait, le corps, il parle souvent bien avant que l'esprit comprenne ce qu'il vit. Oui, il y a beaucoup de femmes qui se jugent alors que leur système nerveux est simplement épuisé.
- Speaker #0
Oui, c'est ça, et en fait, elles ne comprennent pas. qu'elles ont tellement magasiné de stress, elles sont perdues et elles culpabilisent alors qu'en fait c'est juste que le système nerveux il est HS et qu'elles sont incapables de réagir.
- Speaker #1
En fait c'est ton corps en fait quand il vit en état d'alerte chronique, tu ne peux plus réfléchir sereinement en fait et tu ne peux plus poser tes limites normalement. Et souvent les femmes elles pensent mais pourquoi je suis restée en fait ? Alors qu'en réalité, leur organisme essayait juste de survivre émotionnellement. Et je crois qu'il faut vraiment remplacer la culpabilité par beaucoup de douceur envers elle-même.
- Speaker #0
Oui, parce que c'est très déstabilisant. Et t'as raison, elles culpabilisent alors qu'elles ont juste besoin de douceur. Mais alors après, quand on sort de ce type de relation, comment on peut faire pour se reconstruire ?
- Speaker #1
En fait, la première étape, ce n'est même pas reprendre confiance en soi. La première étape, c'est d'apaiser le système nerveux.
- Speaker #0
Et souvent, ça, les femmes ne le savent pas.
- Speaker #1
Parce que beaucoup de femmes sortent de ces relations complètement épuisées. Leur corps, en fait, ne sait plus se poser. Et... Avant même de parler de reconstruction, il faut déjà recréer de la sécurité dans le corps.
- Speaker #0
Alors comment on fait pour apaiser son système nerveux ?
- Speaker #1
Mais ça peut passer par des thérapies brèves, le MDR, la PNL, l'EFT, un travail somatique ou encore la cohérence cardiaque. Et puis dans une pratique inspirée de la médecine chinoise. Moi j'utilise beaucoup l'acupuncture, l'auriculothérapie, la respiration, le sommeil ou encore des routines apaisantes et la chaleur, en fait les mouvements doux comme le qigong. Parce qu'un corps... qui reste bloqué dans l'alerte ne peut pas guérir profondément.
- Speaker #0
En fait, on nous explique jamais tout ça. On ne nous explique pas qu'il y a une espèce de réaction chimique, c'est ce que tu expliques, dans le corps, qui fait que si le corps ne va pas bien... mais que le cerveau aussi ne va pas bien, on est donc incapable de prendre une décision, et cette fameuse décision de quitter, de partir.
- Speaker #1
C'est exactement ça en fait. Quand le système nerveux est en état d'alerte permanente, on ne peut pas réfléchir clairement, on ne peut pas poser des limites sereinement. Les femmes peuvent reprendre de tout petits espaces de pouvoir, dire non une fois, faire un micro choix pour elle ou écouter un ressenti qu'elle avait appris à ignorer.
- Speaker #0
J'aime beaucoup cette idée de douceur avec son corps, parce qu'on n'en parle pas assez. Les femmes ont souvent tendance à se dire, je dois vite sortir de la relation et me sauver, mais elles ne pensent pas à être douces avec elles-mêmes. Donc, en fait, ne pas réussir à partir d'une relation toxique, ce n'est pas une faiblesse.
- Speaker #1
Loin de là. Absolument pas. En fait, j'aimerais vraiment que les femmes qui nous écoutent retiennent ça.
- Speaker #0
Noël est si grand. C'est vraiment important.
- Speaker #1
La vraie question, ce n'est pas est-ce qu'il m'aime, mais plutôt est-ce que je me sens en sécurité émotionnellement dans cette relation ? Est-ce que je peux rester moi-même ? Parce qu'aimer ne devrait jamais coûter sa santé, sa paix intérieure, son corps ou son estime de soi. Et parfois, la guérison commence simplement le jour où une femme arrête enfin de minimiser ses souffrances. Et Cindy aurait pu continuer à se taire, mais elle a choisi de reprendre sa voie. Et ça, c'est déjà une immense reconstruction.
- Speaker #0
Merci beaucoup Marini pour tous ces éléments très intéressants. Et d'ailleurs, je vous rappelle le livre de Cindy, Derrière la muraille invisible de l'emprise, aux éditions Mindset. Merci à Cindy pour son courage et son témoignage. Même quand tout semble brisé, il existe un chemin de retour vers soi. Et il commence souvent par une prise de conscience. Si vous doutez, c'est que ce n'est pas un hasard. Prenez ce doute comme un signal, pas comme une faiblesse. À celles qui traversent l'ombre en silence, vous n'êtes ni folle, ni faible, vous êtes en train de survivre. Aucune relation ne devrait vous faire douter de votre valeur ou de votre réalité. Merci de nous avoir écoutés. A très bientôt sur Ma Vie, le podcast où on se dit tout. Si cet épisode vous a touché, n'hésitez pas à liker, partager et vous abonner pour soutenir le podcast. Et surtout, n'oubliez pas, vous n'êtes pas N'êtes pas seul. Ma vie. Ma vie, ma vie, ma vie. Le podcast où on se dit tout. Ma vie.
- Speaker #2
Ma vie.
- Speaker #1
Ma vie. Ma vie. Ma vie. Ma vie.
- Speaker #0
Ma vie. Le podcast où on se dit tout.