Speaker #0Il est minuit à Bali, l'heure de notre rendez-vous avec l'évolution naturelle. Un moment rien que pour vous, une pause, pour découvrir d'autres philosophies de vie, des modes de pensée différents. Minuit à Bali vous offre la possibilité d'explorer ce que nous sommes vraiment, de mieux comprendre ce qui nous anime, ce qui nous fait vibrer, aimer et avancer. Ce qui peut nous permettre d'être plus en équilibre, plus heureux. Je m'appelle David Mott, je suis accompagnateur en évolution naturelle, Master Coach certifié, mais je me définis plutôt comme un explorateur du vivant. Ce qui m'intéresse tout particulièrement, c'est le changement. Celui qui nous prépare ou celui qui nous surprend. Ensemble, nous allons dépasser nos limites, réinventer notre vie ou la vivre autrement. Parce qu'il n'est jamais trop tard de devenir la personne que vous avez toujours voulu être. Et c'est maintenant, quand il est minuit. Ah ben... Quand j'ai souhaité accompagner des femmes et des hommes dans leur changement de vie, autant professionnellement que personnellement, je voulais à la fois partager ma propre expérience, mais aussi comprendre celle des autres. Je me suis donc intéressé à toute forme de courant de pensée, plus ou moins pertinent, parfois très inspirant. et parfois, effectivement, farfelus, en tout cas de mon point de vue, et qui faisaient tous partie d'un même univers, qui étaient tous mis dans un même sac, si on peut dire, celui du délouement personnel. Il y avait cependant un dénominateur commun, celui de prendre soin de soi, de retrouver confiance en soi, d'estime de soi, et puis aussi de pouvoir intérieur. C'est justement là que le bas blesse. On nous a tous... toujours expliqué que le pouvoir, eh bien, il venait de l'extérieur. Et si on ne l'a pas expliqué, on nous l'a fait ressentir. C'est comme ça que nous avons été éduqués. Le système enseignant, les autorités compétentes, les responsables politiques, le pouvoir est extérieur à nous. Il est représenté, personnifié par des hommes et plus rarement des femmes, ce qui est déjà en soi un problème d'ailleurs. Une élite qui a écrit les règles du jeu, des clans, des castes si vous préférez. qui ont mis en place un système basé sur les inégalités sociales, l'exploitation au service du profit, la colonisation, la manipulation et la corruption. Je sais, ça fait beaucoup. Tout ça avec un pouvoir extérieur qui nous échappe, nous contrôle. Le pouvoir extérieur est donc politique, religieux, scientifique. Il prend notre place, décide pour nous et il est organisé pour nous empêcher de penser à nous. à nos vrais besoins, à se poser des questions, j'ai envie de dire, et discrédite toute forme de développement personnel, car, bien sûr, il est très important que nous ne revenions pas en nous, que nous ne soyons pas libres de nos pensées, de nos véritables choix et de nos actions. Alors, ça, ce que je viens de vous dire là, c'est qu'on n'est pas dupe, et on le sait déjà. Au fond, nous, on le sait. C'est pas une découverte. Il suffit d'allumer la télévision, de regarder autour de nous pour sentir ce pouvoir que nous ne contrôlons pas. Assister à des scènes qui nous laissent sans voix, spectateurs d'un monde qui ne nous appartient plus ou plutôt qui ne nous a jamais appartenu. Parce que cette situation, elle n'est pas nouvelle. Ces paroles-là, ça vient d'arriver. Non, pas du tout. Cette situation, elle n'est pas nouvelle. L'histoire nous rappelle tous les jours les abus, les génocides, les injustices, les guerres qui ont été commises au nom du peuple, en fait, mais surtout pour obtenir plus de pouvoir. C'était hier, oui, et c'est encore vrai aujourd'hui. Nous, nous décidons de rien. Nous avons peu ou pas de pouvoir et ça, ça nous fout en l'air, ça nous bouffe de l'intérieur. Nous essayons de comprendre où nous en sommes, comment nous en sommes arrivés là, dans une société qui ne nous ressemble pas ou si peu, qui ne porte pas nos valeurs. Et si d'un coup nous montons au créneau, que nous intervenons à haute voix, il y a toujours les mêmes arguments et toujours ce regard bienveillant que l'on offre à celui qui est à côté de la plaque, vivre en société. C'est des droits, nous dit-on. Oui, c'est des droits, mais aussi et surtout des devoirs. Le pouvoir en place travaille pour notre bien et nos intérêts. Les progrès de la science nous permettent de vivre plus longtemps. Mais ça a forcément des inconvénients. Bref, ça a forcément un prix, le vivre ensemble. Et dans l'absolu, vous savez quoi ? C'est pas faux. Mais pourquoi vouloir plus ? Nous ne sommes pas mal. Pourquoi vouloir savoir, comprendre et agir selon son pouvoir extérieur ? Pourquoi chercher une estime de soi ? Tout est tellement New Age, fleurs bleues. Après tout, nous avons le pouvoir de partir en vacances, d'acheter si nous avons la chance, selon ce dont nous avons besoin, de faire des enfants et de les éduquer, dans de bonnes conditions, de nous distraire. Après tout... Nous faisons déjà des choix. Il suffit de regarder l'organisation du multinational pour comprendre la stratégie mise en place pour faire oublier le pouvoir extérieur et donner l'illusion à ses propres employés que c'est eux qui détiennent les rênes, qu'ils peuvent faire des choix conscients, qu'ils comptent et sont importants. Le débat personnel a ceci de commun avec la manipulation, c'est que les deux peuvent s'apprendre en formation. Cependant, contrairement à la manipulation, le démon personnel nous ramène à notre pouvoir intérieur, celui qui nous a été enlevé, que nous n'avons jamais compris ou envisagé. Pour notre bien, le pouvoir sur notre propre vie, on nous l'a enlevé. À force de laisser la main d'accepter par procuration, nous avons fini par oublier que nous avions le talent et les compétences pour vivre notre vie, et que le pouvoir était avant tout en nous. Et que cela nous ramène à notre estime de soi, à notre place dans la société, dans le monde. Alors oui, le développement personnel fait en partie le boulot, car il nous demande de rabattre les cartes, de sortir de son encodage, de se comprendre en profondeur. Bien sûr, il y a l'effet mode du def perso, mais bon, il y a surtout notre propre envie, le besoin de se réinventer, de se reconnaître. Et du coup, derrière, effectivement, on va proposer des produits def pro, d'événements personnels. Mais avant tout, il y a ce besoin de se réinventer, de se reconnaître. D'un côté, il y a un besoin personnel, viscéral, de changer une partie de notre vie, ou même de la changer complètement d'ailleurs. Et de l'autre, une promesse d'aller mieux, souvent marquotée, comme on vient de le voir avec des phrases que nous avons envie d'entendre, du style « la meilleure version de vous-même » , ou « sachez, vous organisez mieux » , j'en sais rien. Mais tout ça, oui, c'est marquoté. Mais il y a aussi de belles propositions pour se retrouver et retrouver son estime de soi. Alors, oui, c'est rigolo. Les gens qui font des stages de yoga, qui vont dans des ashrams, qui pratiquent la méditation, qui passent une semaine dans un monastère en silence, qui font des formations pour se sentir mieux, qui étudient des textes sacrés ou chantent à l'unisson l'amour de Krishna, qui mangent des graines de quinoa et du flan aux graines de courge, ok, on peut s'en moquer, c'est facile. C'est même facile de se moquer de ce qu'on ne comprend pas, de ce qui sort de notre normalité préfabriquée. Sinon, ça voudrait dire que nous n'avons pas fait ou que nous n'avons rien fait pour nous, que nous ne nous sommes pas écoutés, que nous aurions pu faire différemment. Donc oui, rigolons des gens qui, effectivement, cherchent à travers des langues personnelles une sorte d'équilibre. Il y a la marre des pessimistes et des bouffeurs de salade, ceux qui voient des complots partout, du poison dans chaque assiette, qui croient encore au réchauffement planétaire. De toute façon, avec eux, tout va mal. Mais c'est aussi très amusant de voir notre capacité à accepter l'inacceptable, à avaler de la merde en souriant, à baisser la tête face au pouvoir qui distribue sanctions et médailles, de vivre par procuration la vie des autres. C'est vrai que c'est rigolo de voir tous ces hommes bien sérieux avec leurs cravates ridicules qui jouent avec notre monde, avec nos vies, et ces femmes qui se battent pour être leur égale dans le jeu de la bêtise humaine. Ce sont deux approches différentes de la vie. Bien sûr, nous pouvons aussi avoir une jolie cravate, enfin, nous pouvons avoir une jolie cravate et manger des salades bio, ou avoir un tailleur Chanel et faire du yoga. De même que nous pouvons voir le développement personnel comme un moyen d'être mieux dans sa tête et dans son corps. Tout simplement. Alors, ça n'explique pas pourquoi le développement personnel, le dev perso, ne va pas changer votre vie. C'est vrai. Eh bien, cette envie, ce besoin de développement personnel vient de nous, de nos frustrations, on vient de le voir, de notre envie de changer la donne. Ça commence par le « je » , le « moi » , celui qui nous dit « stop » . que ça suffit de subir, de rien maîtriser, d'avoir l'impression de porter le poids du monde sur ses épaules. C'est un mouvement personnel. Ça vient de notre ventre, de nos tripes, du plus profond de nous. On se dit, mais pourquoi pas moi ? J'en ai marre de cette douleur de me plier en quatre, de tout accepter en oubliant ce que je voulais être vraiment, en fait. Ce que je veux être vraiment maintenant. Ce n'est pas comme ça que j'imaginais ma vie. Ce n'est pas comme ça que je voulais vivre. Et c'est une revanche, un challenge que l'on se donne à soi-même. C'est aussi des opportunités que l'on va s'offrir, des respirations, un nouveau souffle. Dans cette quête de nous-mêmes, nous allons chercher des méthodes pour avancer plus vite. Nous allons... Nous nourrir de tout ce qui peut nous faire du bien, nous Ausha dans ce qui semble répondre à nos questionnements, car c'est avant tout cela que nous cherchons, des solutions, celles qui vont nous sortir de nos habitudes, des réponses, qui frôlent parfois, c'est vrai un petit peu. peu le miracle. En tout cas c'est ce qu'on attend. Il y a quelque temps un ami me disait qu'il écoutait Minua Bali et qu'il aimait le contenu des épisodes. Mais qu'il n'avait pas le temps en fait de les écouter en entier. Bah oui entre 15 et 25 minutes ça peut sembler long surtout que celui-ci durera encore un petit peu plus longtemps. Alors il les écoutait en fait en deux fois. Il avait aussi d'autres podcasts à écouter, et ça je peux tout à fait le comprendre, et il avait d'autres créateurs qui l'inspiraient, et c'est tant mieux. Et du coup, en fait, il en écoutait un maximum pour ne rien louper, et il ne pouvait pas tous les écouter. Donc quand il voyait que l'épisode durait 25, 30 minutes, 35 minutes, ce qui est mon maximum, me semble-t-il, eh bien il les coupait en deux ou en trois. Alors, quand à lancer des commentaires, interagir avec les auteurs ou les auditeurs, eh bien il n'avait tout simplement pas le temps de donner son impression. Et consommer du podcast en espérant garder l'essentiel. Et en se disant sans doute que sur la quantité, il resterait sans doute quelque chose. Méfiez-vous de la boulimie. Et comme dans un buffet à volonté, évitez de vous goinfrer. Choisissez avec soin votre nourriture et prenez le temps de l'apprécier, de savoir si vous aimez, de goûter, de tester. Et dans le cadre d'un contenu qui peut vous amener à mieux être, tout simplement de le comprendre. De l'assimiler, de prendre le temps de l'assimiler. Il en va de même d'ailleurs pour vos lectures, vos formations, vos accompagnements. Nous adaptons des méthodes populaires, nous faisons quelques concessions, nous mettons en place des routines, un petit peu de méditation, pourquoi pas, et nous rajoutons de bonnes pratiques. Et puis, et puis, et puis, avec le temps, on renégocie avec notre réalité. Et nous terminons par revenir à ce qui nous était familier, sans même nous en rendre compte. Ce qui en soi est normal, vu que notre conditionnement a commencé dès notre plus jeune âge, alors que le changement que nous souhaitons, lui, est en général plus récent, pas encore installé, à l'état de projet, d'envie. Alors prenez le temps de vous écouter, de choisir ce qui vous correspond, ce qui vous parle. Faites-vous avant tout plaisir. Si vous n'avez pas envie de faire de la méditation, ce n'est pas grave, tout va bien. Si vous n'avez pas envie de suivre la méthode des 5 minutes, on l'a vu dans un épisode de Minua Bali, ce n'est pas grave, tout va bien. Si vous préférez courir le matin plutôt que de faire du yoga, c'est ok. L'idée, c'est que cela vous fasse suffisamment plaisir pour que vous y reveniez, pour que vous l'inscriviez dans le temps et que ça dure. Si vous souhaitez que le développement personnel fonctionne, il va falloir non seulement changer vos habitudes, mettre en place des résolutions, que vous êtes capable de tenir bien sûr, mais également personnifier ce changement, lui donner un sens, que cela soit votre choix, votre choix, sinon ce sera un pansement sur une jambe de bois. Ce n'est pas parce qu'un gourou ou un personnage médiatique vous a dit que c'était bon pour vous, que c'est bon pour vous. Il faut juste le comprendre et l'accepter. Le dev perso peut se comparer à un grand puzzle. Je dis dev perso, mais vous l'avez compris, c'est le délai personnel. Il peut se comparer à un grand puzzle représentant une version idéalisée de soi-même, avec des pièces que l'on essaie de faire correspondre, en forçant parfois un peu pour que ça passe, pour se compléter, chercher une forme de cohérence. Plus on avance, plus on s'aperçoit que c'est plus compliqué que prévu, que les pièces ne s'ajustent pas forcément entre elles. On a même parfois l'impression que ce ne sont pas les pièces qui correspondent à notre puzzle. On essaie de terminer, mais malgré tout, l'image finale n'est pas la bonne. Il reste des trous, des espaces vides, des pièces qui ne vont pas avec les autres. Surtout avec des pièces dans la main, on se dit « mais qu'est-ce que c'est que ce truc-là ? » On compare avec nos voisins, on regarde sur la boîte pour voir ce que ça devait représenter, et on est forcément déçu. Ce n'est pas comme sur la boîte. Ce n'est pas ce qu'on avait imaginé. En fait... Il aurait fallu dès le départ accepter deux, trois petites choses. D'abord, c'est qu'il n'y a pas de finalité, pas d'image idéale sur la boîte et qu'il n'y a pas non plus de pièces toutes faites, qui s'adaptent à coup sûr, qui fonctionnent forcément et qui ont leur place. J'ai même envie de dire qu'il n'y a pas de règle pour réaliser ce puzzle, qu'il n'y a pas de temps imparti, pas de forme obligatoire. Il faut juste du temps, de la patience, de la curiosité, et votre puzzle n'aura pas de limite. Si ce n'est bien sûr celle de vos envies. Alors oui, bien sûr, parfois vous ferez tomber des pièces. Par moments, ce sera plus compliqué. D'autres fois, au contraire, tout aura un sens et vous évoluerez naturellement à votre rythme, pièce par pièce, en les choisissant et en apprenant à les disposer. Parce qu'elles ont de l'importance pour vous. À les placer à un endroit particulier, parce que justement ça fait sens pour vous. Parce que vous vous sentez bien avec l'idée, avec les valeurs que ça représente et qui sont vos valeurs. Pas celle d'un influenceur, d'un podcaster ou je ne sais qui, mais bien des choix que vous allez faire pour vous et que vous laissez parler votre pouvoir intérieur. On y revient. Alors oui, cette évolution naturelle prendra forcément plus de temps que de faire un puzzle industriel, celui de monsieur ou madame tout le monde. Mais il sera passionnant, inspirant. Il vous donnera l'envie de rajouter toujours plus de pièces, d'apprendre à en créer rien que pour vous. Vous vous sentirez mieux, plus en équilibre, vous serez fier de votre puzzle sans avoir besoin de le comparer avec celui des autres. Dans une société d'instantanéité où nous avons tout, tout de suite, choisir de changer demande de là. Patience. Je dirais même de l'organisation. De choisir ses combats, de se déshabiller, c'est une métaphore, d'ôter ses guenilles, d'accepter d'être nu dans le froid du changement. Face au regard des autres, accepter l'inconfort de devoir relire son histoire, de se voir avec ses failles, ses non-sens, de se réjouir dans nos petites victoires, d'être plus juste, parfois plus lent. C'est vrai, parfois plus lent, mais à notre rythme. Lors de mes accompagnements, je retrouve souvent la frustration de ne pas évoluer plus rapidement, comme si les séances devaient se terminer avec une victoire, je ne sais pas, avec une solution, une évidence. Mais chercher au fond de sa vie, c'est comme chercher au fond d'un sac, où il y a plein de choses dedans. Il faut de remettre en question ses choix. Chercher, fouiller, se projeter pour un mieux-être, ça demande du temps. Ce temps, il n'est pas quantifiable. Parfois, on a l'impression d'avoir fait une avancée majeure et parfois de reculer. C'est pour mieux sauter, c'est pour mieux avancer, c'est pour mieux progresser, pour mieux évoluer. Tout cela prend du temps pour digérer, s'habituer, comprendre et agir. Alors un accompagnement avec un professionnel peut vous aider à vous compléter, à comprendre pourquoi certaines pièces ne correspondent pas. Il peut vous proposer lui-même ou elle-même des pièces de puzzle, vous aider à les choisir, vous permettre de comprendre pourquoi vous avez des pièces en trop, qui ne vous appartiennent pas, et d'autres qui sont bien à vous, depuis le départ, des cartes chance, j'ai envie de dire, et que vous avez sous-estimées, tout simplement, ou carrément pas utilisées. En demandant de le voir, savoir, comprendre et agir, on a d'ailleurs un épisode à ce sujet, savoir, comprendre et agir, demande du temps afin que votre corps et votre esprit s'adaptent et adoptent votre nouveau rythme, vos nouvelles résolutions. Mais il est aussi très important de choisir vos combats, de les personnaliser, qu'ils résonnent en vous. Dans la recherche d'un mieux-être, il est très facile de se projeter dans la vie d'un autre ou d'une autre. Trouver que ce qu'elle dit ou que ce qu'il dit est « waouh » , c'est inspirant, c'est évident. La trouver belle ou beau, rayonnante ou solaire, et vouloir être comme elle, consciemment ou inconsciemment, suivre ses pas, ses mots, ses routines, et bien sûr ses secrets bien-être. Là où le suivre, dans tous ses choix ou presque, reprendre ses valeurs, ses passions, Parce que nous trouvons ça génial, de chercher à reproduire ce qui a pu lui permettre de sentir un équilibre. Ça nous semble évident, ça marche pour elle. Pourquoi ça ne marcherait pas pour moi ? À ce jeu-là, vous serez forcément déçus. Vous n'avez qu'une partie de l'équation et ce qu'elle donne comme image n'est pas forcément ce qu'elle est réellement. Oui, qu'elle suive telle ou telle méthode, qu'elle fasse des bains d'eau glacée ou qu'elle soit partie au Pérou prendre de la ourichka ou découvrir son animal totem. n'est pas automatiquement fait pour vous, ou bon pour vous. Vous ne connaissez pas cette personne, vous ne la connaissez pas dans les coulisses qu'elle vit, peut-être qu'il y a des choses qui sont compliquées, peut-être qu'il y a des relations compliquées, je n'en sais rien, en tout cas, ce n'est pas vous. Inutile d'essayer de calquer votre développement personnel par rapport à cette personne, parce que sur le papier, ça semble bien. Chercher un équilibre, faire un travail sur soi, passe par connaître ses propres valeurs, aller travailler, aller développer. Et puisqu'on parle de valeurs, quelles sont vos propres valeurs à vous qui écoutez ? Vos propres valeurs, c'est quoi ? Le besoin de sécurité, l'argent, l'harmonie dans votre couple, le sentiment de justice ? Ne cherchez pas à copier, mais plutôt à vous écouter. Vous serez surpris par ce qui est le plus important pour vous. Ce n'est pas forcément être en couple, d'ailleurs. C'est peut-être au contraire de vous recentrer sur vous-même et de rester seul pour continuer à retrouver une estime de soi, peu importe. Mais ce n'est pas forcément la valeur de monsieur tout le monde ou madame tout le monde. C'est vos propres valeurs. Ça fait quoi comme écho avec cette recherche de valeur ? C'est quoi vos propres valeurs ? C'est ainsi que vous pourrez faire correspondre vos attentes profondes. avec des outils, des réflexions, des approches différentes qui vont s'inscrire naturellement dans votre éloquement personnel, parce que vous connaissez vos valeurs, qui encore une fois ne correspondent pas à celles d'une personne médiatisée, d'une star de cinéma ou je ne sais quoi. Il est donc important de ne pas papillonner d'un livre à un autre, de ne pas multiplier les sources sans approfondir ses propres connaissances, de collectionner les bonnes pratiques sans jamais les mettre en pratique, mais également de s'écouter, de réfléchir à ses valeurs. de s'imaginer sans chercher à copier, bien sûr. Il est difficile, voire injuste, de reprocher à l'auteur d'un livre, par exemple, ou à un coach ou à un thérapeute, le fait que votre vie n'a pas changé, après l'avoir lu ou écouté, alors qu'en finalité, vous étiez plus en attente que dans l'action, plus dans l'idée de ressembler que d'être. Il reste une dernière raison qui peut expliquer votre frustration. de n'avoir pas ou peu de résultats dans votre travail sur vous-même. Le démon personnel se concentre en effet avant tout sur votre intérieur, sur ce que vous êtes, mais pas sur votre environnement. Si, mais pas complètement. Il est la partie d'un tout, c'est avant tout vous. Alors que nous le considérons donc comme suffisant et complet. Mais il ne prend pas en compte l'environnement. Je vous explique. C'est un peu comme si nous décidions de faire une grande randonnée ou un trekking et qu'on se préparait sans même savoir ce qui nous attend. Donc on prend les chaussures, on dit pas qu'on ne marche, comme on pourrait en délore personnel se donner des outils, se préparer. On se prépare, mais comme dans une grande randonnée ou un trekking, on ne sait pas. vers quoi on va, si on ne considère pas notre environnement. Parce que si vous allez en montagne, dans un désert aride ou un paysage rocailleux, ou un chemin de campagne, ou une piste enneigée, ça ne va pas être la même chose. Ça ne va pas être la même préparation. Comprendre son extérieur est tout aussi important que de se connaître dans son intérieur. Si nous ne prenons pas en compte non seulement ce qui nous entoure directement, notre couple, la famille, les amis, le boulot, mais aussi le fonctionnement de la société elle-même, son histoire, son contexte, son évolution, on va tout simplement se tirer une balle dans le pied. Notre développement personnel correspondra à un copier-coller en carton vendu par les gourous qui ont bien compris notre besoin d'être bien, de vouloir se comprendre. mais qui, en aucun cas, ne vont prendre en considération votre environnement. Ce que vous vivez au quotidien serait trop compliqué pour eux. C'est la raison pour laquelle... Je vous parle de mes expériences, de mes pensées. Ça vaut ce que ça vaut. Mais je le partage avec vous. Que je vous parle d'écrivains, de poètes, de femmes inspirantes, mais aussi du ou des pouvoirs mis en place. Ouais, c'est peut-être faire complotiste, je m'en fous. De notre société, d'autres philosophies venues d'Asie, de mon environnement qui est forcément différent du vôtre, mais qui vous invite à reconsidérer ce qui vous entoure. Celui dans lequel vous évoluez tous les jours. C'est pas une question de comparer. C'est de se dire, ah, mais moi aussi j'ai un environnement. Alors, essayons de le comprendre. Ce qui vous amène... à l'évolution naturelle, qui elle prend en compte le « je » , mais aussi l'autre et l'environnement. Si le développement personnel est un esprit, une découverte, une envie tournée vers notre intériorité, notre âme, cela ne pourra fonctionner vraiment que si nous y intégrons les autres, leur histoire, leur expérience, une évolution naturelle où le pouvoir intérieur reprend sa place. La raison, l'amour, parle pour nous et avec nous. Oui, je sais, ça fait cucul après la ligne de parler d'amour. Et pourtant, c'est extrêmement important. C'est même crucial. C'est au centre de tout. L'évolution naturelle passe par un partage, un échange. C'est vrai que dans un podcast, dans ce podcast, c'est pas évident d'avoir un échange. C'est là, je reviens sur le fait d'intervenir, sur la page Facebook, par exemple, ou de partager avec d'autres personnes ces épisodes qui pourraient intéresser votre frère, votre mère, un ami, un copain, un collègue de travail. Donc c'est pas évident de partager. Mais l'idée est là. Et on va y arriver. Nous devons nous intéresser aux traditions, aux autres cultures, comme à notre propre culture. On connaît ses origines, par exemple. Aux tendances, à nos peurs, sans tabou, sans interdit, sans préjugé, avant que d'autres ne le fassent à notre place. Et installent des gardes fous, des phrases à ne pas prononcer, des mots à ne pas dire, et des pensées à ne pas avoir. Alors vous pensez que c'est perdu d'avance, que c'est poétique, mais irréaliste, que c'est chimérique, topiste. On parle d'amour, on parle d'où on va. Pourtant, il y a de nombreuses personnes qui y croient, qui en parlent, et qui font avancer les choses. Pourquoi pas vous ? Il y a des exemples tous les jours sur les avancées sociales, des droits qui n'existaient pas, et qui ont été enfin obtenus. Pour ne parler que du droit des femmes, par exemple, les avancées sont importantes et elles viennent du pouvoir intérieur qui a fait changer le pouvoir extérieur qui l'a fait plier. Alors oui, certainement qu'à l'intérieur, il y a du droit au personnel pour se comprendre, pour comprendre l'estime de soi, pour comprendre les autres aussi. Puis derrière, oui, on va aller chercher des solutions, chercher à transformer les choses qui ne nous conviennent pas. Ne doutez pas un instant que dans un monde dominé en majorité par les hommes blancs, si ça avait été possible, nous serions restés au temps des colonies, de l'esclavage, un temps où les femmes n'avaient pas le droit de voter, d'avoir un compte en banque, tout simplement de disposer de leur corps ou de simplement dire non. Un temps où la couleur de peau définissait la qualité de notre vie, notre droit de la vivre ou pas. Seulement, il y a eu des voix. qui se sont fait entendre, qui ne sont pas restés dans l'intériorité, mais qui ont exprimé ce qu'avaient pensé les hommes et les femmes, qui ont repris le pouvoir, qui se sont battus, qui ont résisté pour une place dans un bus, pour avoir le droit de rentrer dans un restaurant, qui ont fait bouger les lignes alors que d'autres avaient déjà baissé les bras, avaient accepté leur sort. Alors oui, le débat personnel, à lui seul, ne changera pas votre vie. Il y participera. Mais l'évolution naturelle, elle, peut faire la différence, vous redonner votre pouvoir intérieur et bien sûr développer votre estime de soi. On résume tout ça ? Si vous avez l'impression, la sensation que la demande personnelle n'a rien changé ou si peu à votre vie, c'est pour trois raisons principales. La première, c'est que vous consommez sans doute trop ou mal ce qui vous a été proposé. Le fait de lire ou d'écouter ne suffit pas. Et le nombre de livres que vous avez ou le nombre de podcasts que vous écoutez ne définit pas la valeur même de votre développement personnel. Votre façon d'aborder le domaine personnel, que ce soit à travers des formations ou des contenus que vous pouvez lire ou écouter, tout cela doit résonner avec vos valeurs, vos propres valeurs, votre vécu. Et ce n'est pas en copiant sur les autres que vous obtiendrez des résultats significatifs. Si vous choisissez de suivre une méthode, pourquoi pas des conseils, un mode de vie différent, il est tout d'abord important de comprendre ce qui est proposé, pour ensuite... Faire le choix de le faire ou de ne pas le faire. Vous avez le droit aussi de ne pas suivre une méthode, une idée, un principe. Parce que derrière, il faudra ensuite l'incarner, mettre en pratique, pas juste survoler ou s'imaginer dans l'action en espérant qu'il en restera quelque chose. La deuxième raison, c'est que nous voulons des résultats rapides. Et si ce n'est pas le cas, on passe à autre chose. Accepter le fait que le processus prenne du temps. qui est nécessaire pour que votre corps et votre esprit acceptent ce changement, c'est important. Vous avez été conditionné pendant des années pour penser et agir d'une certaine façon. Vous devrez forcément passer par l'apprentissage pour adopter un nouveau mode de pensée et de nouvelles pratiques qui, encore une fois, vous appartiennent, qui correspondent, qui résonnent. Et puis enfin, la dernière raison, c'est qu'il est important de prendre en compte son environnement, de se remettre en question. C'est bien, c'est même nécessaire, mais il est aussi important de remettre en question ce qui nous entoure. De remettre en perspective nos relations tant personnelles que professionnelles. De tester ce que nous avons appris, compris, pour les confronter avec notre propre environnement. Si vous avez choisi le temps personnel pour arriver à apaiser vos sautes d'humeur ou vos colères, et que face à une situation voulant de l'extérieur vous péter les plombs, c'est que vous n'incarnez pas ce que vous avez appris. Et que vous n'avez pas pris en compte le fait que votre environnement pouvait tout remettre en question. Vous vous sentiez en équilibre, vous vous sentiez bien, et puis voilà. Un ou une personne va perturber ce que vous avez pu mettre en place, et il va falloir travailler différemment, réfléchir différemment. Je rajouterai, en bonus, que le fait de faire du long personnel ne fait pas de vous une personne éclairée, qui détient une vérité, qui a tout compris à la vie. Mais une femme ou un homme qui prend soin de soi et des autres, ouverte à toutes les opportunités, qui se pose les bonnes questions, qui démontre par ses paroles et ses gestes que cela lui apporte un mieux-être dont tout le monde peut profiter. Sinon, vous restez un homme avec une belle cravate qui mange de la laitue bio ou une femme en tailleur Chanel qui fait du yoga. Si vous souhaitez vous développer, procédez aux changements qui vous tiennent véritablement à cœur, que vous avez un projet à mettre en place, mais que vous avez encore des blocages, comme la crainte de ne pas réussir tout simplement, de ne pas être à la hauteur, pourquoi pas, qu'un changement de vie ne se prend à vous et que vous ne savez pas comment l'aborder, que vous ressentez le besoin d'être accompagné, n'hésitez pas, bien sûr, à me contacter, et nous pourrons en parler ensemble. Vous laissez un message sur Facebook, sur la page Facebook de Menu à Bali. N'oubliez pas d'interagir. Eh bien tiens ! Sur cet épisode, comme sur les autres, choisissez une personne, quelqu'un de proche ou un collègue de travail, un ami, encore une fois, un frère, une soeur, un oncle, une tante, et partagez cet épisode avec lui ou avec elle. Elle fait peut-être du long personnel et proposez-lui d'écouter ce podcast. D'abord, ça le fera vivre, bien évidemment, et puis en plus, vous permettrez à quelqu'un de bénéficier de ce que vous avez écouté, de ce que vous avez certainement compris. Prenez le temps de vous abonner. Je ne le dis jamais assez, effectivement, mais abonnez-vous, parce que comme ça, vous pourrez savoir à quel moment les épisodes sortent, s'il y a de nouveaux épisodes. Et il m'arrive parfois de faire trois épisodes dans le mois au lieu de deux. Il y en a peut-être même quatre parfois. Donc n'hésitez pas à vous abonner pour avoir les actualités de Minuit à Bali. Voilà, merci, merci, merci de suivre ce podcast qui nous permet à tous d'évoluer naturellement. Et on se retrouve bientôt quand il sera minuit.