Speaker #0Il est minuit à Bali, l'heure de notre rendez-vous avec l'évolution naturelle. Un moment rien que pour vous, une pause, pour découvrir d'autres philosophies de vie, des modes de pensée différents. Minuit à Bali vous offre la possibilité d'explorer ce que nous sommes vraiment, de mieux comprendre ce qui nous anime, ce qui nous fait vibrer, aimer et avancer. Ce qui peut nous permettre d'être plus en équilibre, plus heureux. Je m'appelle David Mott, je suis accompagnateur en évolution naturelle, Master Coach certifié, mais je me définis plutôt comme un explorateur du vivant. Ce qui m'intéresse tout particulièrement, c'est le changement, celui que nous préparons ou celui qui nous surprend. Ensemble, nous allons dépasser nos limites, réinventer notre vie ou la vivre autrement. Parce qu'il n'est jamais trop tard pour devenir la personne que vous avez toujours voulu être. Et c'est maintenant, quand il est minuit, à Bali. Dans un monde où la vitesse est devenue une norme, où les journées s'enchaînent sans pause, tout juste à la pause du déjeuner, où l'instantanéité prime, on le voit en effet quand on laisse un message sur WhatsApp, on attend une réponse immédiate, on voit que ça a été lu et vite vite on veut une réponse. Pour les mails, c'est la même chose. Pour la télévision, pour le cinéma, c'est la même chose. On va tout de suite voir les films. Il y a vraiment une instantanéité qui s'impose. Et où l'on multiplie les activités sans toujours savoir pourquoi, il arrive un moment inévitable où on s'arrête. On se pose, et par fatigue, par perte de sens, ou simplement parce qu'il y a un vide qui se fait entendre, et on se pose une question, une question qui surgit, souvent discrète, elle est là derrière nous, dans notre dos presque, mais elle se fait entendre, elle est là, elle est persistante, et cette question c'est « mais pourquoi je fais tout ça ? » Pourquoi je fais tout ça ? Pourquoi je m'impose tout ça ? Alors si vous n'avez pas écouté les épisodes précédents, ce que bien sûr je vous conseille de faire, nous parlons en ce moment de philosophie japonaise, de philosophie chinoise, de philosophie orientale, qui va nous permettre de mieux comprendre, de mieux nous comprendre, d'avoir une version différente de ce que l'on appelle grossièrement, j'ai envie de dire, du délai au personnel. On va se regarder. On s'est exploré à travers le Lingxi, qui est une mort aux mille coupures, où on se rend compte, dans une métaphore, que tous les jours, nous avons des agacements, des phrases qui nous font mal ou qui nous blessent. on ne s'en rend pas forcément compte, des blessures, ce qu'on appelle des vacheries, des phrases à la con, et qu'à un moment donné, on se sent usé, on se sent fatigué, sans même s'en apercevoir. Et ça, c'était le link-shik qu'on a vu dans le... Dans l'épisode, il y a deux épisodes. Le dernier épisode qu'on a vu, celui qui précède celui-ci, c'est le Kensugi. Où, comment se transformer, comprendre et accepter ses blessures du quotidien et arriver à retrouver un équilibre. Ça c'était le Kinshi, bien sûr c'est un résumé. Et puis le Kensugi, pardon. Et puis derrière, nous voyons aujourd'hui quelque chose d'important qui va répondre à une question, cette question essentielle qui est mais pourquoi je fais tout ça tous les jours ? Pourquoi je m'impose ces obligations ? Pourquoi, quelque part, ça ne fait pas sens avec ce que j'ai envie de faire vraiment, ce qui est moi, ce qui me représente, ce qui traîne au fond de moi, mes envies, mais pourquoi, pourquoi je fais tout ça ? Ce n'est pas dans un sens dramatique, ce n'est pas Shakespearean ou se dire « Oh mon Dieu, mais où vais-je ? » « Au cours, je casse perche. » Non, c'est simplement des questions essentielles qu'on est en droit de se poser. Pourquoi ce métier, par exemple ? Pourquoi je fais ce boulot ? Ça ne résonne pas, ce n'est pas ce que je voulais faire. Mais pourquoi je fais ce métier, là, maintenant ? Pourquoi je m'impose ce rythme d'aller chercher les enfants, de les amener à l'école, de faire leur repas, de partir le week-end dans la maison de la belle-maman, d'aller faire des choses qui ne me plaisent pas ? Pourquoi je fais ces efforts ? Quelle est la direction de ma vie ? Où est le centre ? Et suis-je surtout le centre de ma vie ? Ou est-ce que ce n'est pas plutôt les autres, mon patron ? mes collaborateurs, mon travail, encore une fois, qui pour moi est essentiel, alors qu'en vitalité, je suis l'essentiel, en tout cas c'est ce que je ressens. C'est ici que la notion d'ikigai entre en jeu, c'est un vaste programme. C'est souvent présenté comme un outil de délogement personnel, à la mode, mais en fait, et en réalité, c'est beaucoup plus ancien, beaucoup plus subtil et beaucoup plus profond, et c'est ce que nous allons voir aujourd'hui. Alors, le mot ikigai... Pour vous faire un résumé simple, ça vient du japonais qui est composé de deux éléments, le hiki La vie égale la valeur, le sens, ce qui en vaut la peine, tout simplement. Donc, ikigai, la vie est ce qui en vaut la peine. Autrement dit, ikigai, c'est ce qui donne de la valeur à notre vie. Attention, ce n'est pas le centre de la vie, ce n'est pas le centre de ce que nous voulons faire, c'est ce qui nous donne de la valeur. Voilà, ça c'est ce qui donne de la valeur à notre vie. Ce qui donne raison d'être, si vous préférez, une envie de nous lever le matin. Et je crois que c'est essentiel, en finalité, si je devais résumer le hikigai, c'est ce qui nous donne envie de nous lever le matin. Est-ce que vous avez envie de vous lever le matin quand votre réveil sonne, ou quand vos enfants viennent sauter sur votre lit, ou votre conjoint vous dit ça y est, c'est l'heure, il faut se réveiller chéri ? Est-ce que vous avez envie de vous lever le matin ? Ce n'est pas un objectif final, ce n'est pas un accomplissement héroïque, c'est juste un équilibre intime. C'est souvent invisible. Mais c'est profondément structurant, ça fait partie de vous, c'est vous, cette notion de valeur de votre vie et ce qui vous donne envie de vous réveiller le matin. Alors l'Ikigai, eh bien il est né en Okinawa, vous connaissez peut-être au Japon, c'est une île connue pour être l'une des zones bleues du monde. Il y en a une autre qui est le Bhoutan, voilà, il y a eu une enquête qui a été faite, il n'y a pas très longtemps d'ailleurs, et où les gens disaient qu'ils étaient très heureux. On estime que c'est une des parties du monde où les hommes et les femmes sont... Ils sont les plus heureux. Mais là, nous parlons effectivement de la partie Okinawa. Ces régions où l'on vit plus longtemps que la moyenne. Vous savez peut-être, en meilleure santé, avec un sens profond de la communauté. En Okinawa, les personnes âgées ne prennent pas leur retraite au sens occidental du terme. Je m'explique. En France, ou d'ailleurs en Europe, une fois que vous avez 70, 75 ou légèrement moins, que vous êtes à la retraite, vous ne servez peu la société. et vous le sentez bien d'ailleurs. Le mot « retraite » , « je suis à la retraite » , on l'entend comme des personnes qui ne sont plus productives, qui ne sont plus dans la société. Le regard même des autres change parce qu'effectivement, vous n'êtes plus productif. Ou alors on vous met à l'EHPAD pour les malchanceux ou on vous met dans une maison de retraite avec pignon sur rue pour ceux qui ont pu mettre de l'argent de côté ou qui ont des enfants généreux. Mais dans la plupart des cas... Cette notion d'âge, cette notion de senior, on le joue beaucoup. Et qu'à partir du moment, encore une fois, où notre mission de vie en termes de métier, de travail est terminée, eh bien, on se retrouve seul à toucher ça. C'est essentiellement, encore une fois, occidental. Mais là, en Asie, à Okinawa, les personnes continuent à faire ce qu'elles aiment. Et il n'y a pas de rupture, il n'y a pas de changement. Il n'y a pas, tiens, j'ai 65 ans, je vais toucher la retraite. Ça n'existe pas. Du coup, elles continuent à faire ce qu'elles aiment. Elles cultivent leur jardin, elles participent à la vie du village, elles transmettent un savoir, elles entretiennent des liens. Parce qu'au fur et à mesure de leur vie, elles font de plus en plus les choses qu'elles aiment. Elles donnent de la valeur à leur vie. Elles ont un rôle, une place, une raison d'être. C'est encore une fois pas forcément spectaculaire. Elles ne deviennent pas forcément maires du village, ces personnes, ou je ne sais pas, ministres. Non, elles ont leur place dans la société. qui les entourent. Alors c'est toujours une place qui n'est pas spectaculaire, mais elle est toujours essentielle. Elle est importante. Ces personnes-là sont importantes. Parce que bien sûr, par rapport à l'Asie, elles détiennent une expérience de vie et un savoir que d'autres n'ont pas. Une femme, par exemple, qui prépare chaque matin le petit déjeuner pour ses enfants et petits-enfants, elle va aussi en profiter pour leur donner des petites leçons de vie, pour leur apprendre des choses, tisser un bambou, pour en faire une corbeille, ou faire de l'Ika. Je parle de ça parce qu'à Bali, où je vis, vous le savez, depuis de longues années, cette culture, cette tradition, cet esprit est bien présent. Il n'y a pas de rupture entre les jeunes et... Les gens plus âgés, d'ailleurs, les gens plus âgés vont éduquer les enfants, vont les prendre dès le plus jeune âge. Le grand-père, la grand-mère, la grand-mère va s'occuper des enfants en aidant les parents, mais aussi en les éduquant, ces enfants, en leur montrant la vie. Mais il n'y a pas de « Papa, tu es trop âgé » ou « Maman, tu es trop vieille pour t'occuper des enfants » . Non, non. Il y a une vraie transmission qui s'exerce entre les anciens, j'ai envie de dire, et les nouveaux pour les plus jeunes. Donc il n'y a pas de transformation. Et donc, bien sûr, il n'y a pas de maison de retraite. Les parents, les anciens continuent à vivre dans leur famille, dans leur village et sont traités comme toutes les personnes qui vivent dans le village de façon égale. Alors je pense à cette personne, cette femme qui est dans un reportage. Donc je l'ai vue et je vous en parle. à Okinawa qui préparent tous les matins le petit déjeuner aux enfants, aux petits-enfants, puis d'ailleurs aux enfants des voisins, des voisines, parce que c'est quand même une notion de groupe très importante en Asie. Et donc, il va leur apprendre en même temps à faire de l'origami, ou à justement à pratiquer le kensugi, en faisant de la poterie, tout ça, c'est une passation de savoir. Je pense aussi à un ancien professeur qui habite à Okinawa, et qui donc accompagne les jeunes dans leur étude, puisqu'une fois qu'ils ont terminé l'école, qui a Il y a des périodes différentes de l'Occident, en fonction aussi des cérémonies, en fonction de plein de paramètres différents. qui sont liés à la culture, cet ancien professeur va prendre les enfants chez lui et va apprendre, par exemple, la culture du pays, mais aussi la géographie, d'autres langues, pourquoi pas. Et lui, c'est son kiff, c'est ce qu'il aime faire, c'est son ikigai, c'est ce qui donne de la valeur à sa vie. Et ça nous montre bien que l'ikigai, ce n'est pas un luxe réservé à ceux qui ont réussi leur vie. On pourrait s'imaginer que des gens richissimes peuvent se permettre d'avoir un ikigai. et que ceux qui sont en galère et en est nombreux ne peuvent pas se permettre de donner de la valeur à sa vie. Parce qu'il y a des urgences, il y a des priorités. Non, non, c'est réservé, cet ikigai est réservé à tout le monde. J'ai même envie de dire qu'au contraire, il est souvent lié à la simplicité, à l'attention, à la justesse. Donc ça c'est l'origine de cet ikigai qui est donc pour retrouver de la valeur. à sa vie ou la trouver si vous ne l'avez pas encore trouvé. Dans le modèle occidental de l'Ikigai, il y a quatre cercles. Alors, je parle du modèle occidental parce que vous allez voir qu'il y a une petite nuance à la fin. Ces quatre cercles n'existent pas. Dans le modèle oriental, on n'en parle pas, mais dans le modèle occidental, on a rajouté un quatrième cercle dont je vais vous en parler. Ça vous parlera peut-être plus si j'aborde ça de cette façon. Donc il y a quatre cercles. Vous imaginez un schéma avec quatre cercles, deux en haut, deux en bas. Le premier cercle, il se touche tous. Et le premier cercle, c'est ce que j'aime. Ce que j'aime. Le premier cercle, c'est ce que j'aime. Juste à côté, il y a ce en quoi je suis bon. Premier cercle, ce que j'aime. Le deuxième, ce en quoi je suis bon. Le troisième, ce dont le monde a besoin. Le troisième, c'est donc ce dont le monde a besoin. Et le quatrième, c'est ce pour quoi je peux être payé. Et là, c'est amusant parce qu'effectivement, c'est ce quatrième cercle. cercles qui a été ajouté dans le modèle occidental, parce qu'effectivement, la notion d'argent est différente en Occident. Donc le croisement de ces quatre cercles constitue l'espace de l'Ikigai. C'est donc un outil utile. et on l'a vu dans les précédents épisodes, et je vous encourage vraiment à écouter ces épisodes sur la philosophie occidentale, différentes de la version orientale, mais qui peuvent se compléter, on le voit bien ici. Et puis aussi, je vous encourage bien évidemment à écouter les épisodes sur l'Ikigai et sur le Kensugi, c'est la suite. Mais bon, nous en sommes sur l'Ikigai, et on peut s'en passer si jamais vous n'avez pas le temps d'écouter ces autres épisodes, qui sont quand même importants, j'insiste dessus. Donc ce modèle que je viens de voir, il n'existe pas en tant que tel dans la pensée japonaise originelle, puisque le quatrième n'est pas important. Sur un coche peut être payé, par exemple, les personnes âgées qui vont aider les enfants, ou qui vont les accompagner à l'école, qui vont s'en occuper, n'ont pas de notion d'argent. Mais pour nous, occidentaux, a priori, c'est important. Donc ce quatrième cercle, on va le rajouter. Et il peut aider à structurer une réflexion personnelle. Premier cercle, vous vous rappelez, je vous ai dit ce que j'aime. C'est quoi ce que j'aime ? C'est le point de départ le plus instinctif. On parle bien d'instinct. Il s'agit ici d'identifier ce qui en vous provoque de la joie, de la curiosité. du désir ce que vous feriez même si personne ne vous regardez et c'est ce qui vous donne de l'énergie c'est quelque part ce qui vous semble anodin que vous faites presque quand tu achètes parfois ou quand vous avez le temps sur lequel vous n'accordez pas beaucoup d'importance souvent d'ailleurs en disant non ça c'est ça c'est je pas payé pour le faire donc du coup non c'est un petit plaisir un petit plaisir secret où j'en sais rien mais en tout cas c'est c'est le côté instinctif. Je vous donne des exemples. Par exemple, vous aimez écrire. Ou alors vous aimez cuisiner, faire des recettes de cuisine, tester, jardiner, enseigner, créer, écouter. Oui, parce que écouter, c'est aussi quelque chose que vous pouvez aimer. Écoutez les autres, écoutez les anciens, écoutez... Je reviens souvent sur les anciens, mais écoutez les personnes, les jeunes, les jeunes d'ailleurs, tiens, les ados. Si vous enseignez dans les grandes écoles, je ne sais pas où, mais vous aimez écouter aussi. Donc enseigner, écouter. Vous aimez explorer, donc partir en voyage, explorer les nouvelles cultures, transmettre. Et ce n'est pas forcément un talent. Parfois même, ce n'est pas encore une pratique active. C'est un appel. C'est dire, si j'avais du temps, j'aimerais faire ça. C'est quelque chose que j'aimerais beaucoup faire de la cuisine, aller vers la cuisine yougoslave, pourquoi pas, ou aller vers la cuisine romaine, j'en sais rien. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est un principe de ce que j'aime. Si vous vous écoutiez, vous iriez bien vers ce que j'aime, c'est-à-dire quelque chose qui vous plaît. Je crois, je sens que c'est assez clair. Le deuxième, c'est ce en quoi je suis bon. Parce qu'aimer ne suffit pas. Il faut aussi sentir qu'on peut progresser, être plus compétent, plus utile. Et cette sphère touche aux aptitudes. La première, c'est le côté instinctif. La deuxième, cette sphère touche aux aptitudes, aux compétences, aux dons parfois, mais aussi à ce que vous êtes prêt à apprendre. Don par exemple, quand je parle de don, je parle de si vous êtes bon dans le massage par exemple. Vous adorez masser les personnes, vous sentez les muscles, la peau, c'est quelque chose que vous dites tiens je suis bon là-dedans. Ou d'autres choses bien évidemment. Je ne sais pas, vous accompagnez les gens et puis vous allez développer les outils de coaching en apprenant. Vous aimez dessiner, vous suivez une formation pour professionnaliser votre passion. Vous voyez, c'est ce à quoi je suis bon et bien sûr les compétences que je peux rajouter en plus pour être encore plus bon. Vous êtes naturellement à l'aise à l'oral, vous vous formez en prise de parole pour ensuite présenter les sujets qui vous intéressent. Dans le deuxième, ce à quoi je suis bon, la clé, c'est l'engagement. Vous n'avez pas besoin d'être un génie, mais vous devez vous sentir capable de vous améliorer. Un dernier exemple, vous aimez jardiner, vous aimez aller dans votre jardin pour cultiver la lavande, le thym et la ciboulette, mais vous avez peut-être des choses à apprendre, mais en tout cas, c'est ce que vous aimez, vous êtes bon, vous êtes même... plutôt doué, mais vous avez encore des choses à apprendre, vous êtes bon là-dedans. Et ensuite arrive le troisième cercle. Le premier, c'est ce que j'aime, le deuxième, c'est ce en quoi je suis bon. Et le troisième, c'est ce dont le monde a besoin. Vaste programme. Cette sphère relie votre intériorité à la réalité du monde. Grande phrase, je vous l'accorde. Dirons-nous plutôt, quels sont les besoins autour de vous ? Quelle souffrance pouvez-vous soulager ? Même à petite échelle, même à petite échelle, quelle aspiration pouvez-vous nourrir ? Si par exemple, le monde a besoin de plus d'écoute, de plus de clarté, de plus de liens, donc vous pouvez apporter plus d'écoute, peut-être simplifier certains discours ou générer plus de liens. Vos voisins ont besoin de soutien, voilà, ça c'est aussi une autre... Le monde a besoin, vos voisins, ils ont besoin de soutien, peut-être de garder les enfants par exemple, ou justement de couper le gazon devant chez eux. voilà vos collègues ont besoin d'être compris. C'est peut-être quelque chose que vous pouvez apprendre, que vous pouvez développer. Une génération a besoin de nouveaux récits, et ça aussi, c'est très important. On a besoin, on le voit à travers Netflix, à travers Prime Vidéo, à travers toutes les vidéos qu'on voit, tous les youtubeurs, tous les influenceurs, tout ça, ils ont besoin aussi de nouveaux récits, de nouveaux récits qui viennent des anciens, où on leur raconte la vie d'avant. Ce n'était pas mieux, c'était différent. Mais là aussi, vous pouvez avoir des histoires à raconter, c'est quelque chose qui peut être intéressant. L'Ikigaï vous ancre dans une logique de contribution, pas de retrait. J'ai envie de dire d'engagement là aussi. C'est-à-dire qu'on va vers l'autre. Je vous donne un dernier exemple qui sera peut-être plus parlant. Si vous aimez, par exemple, vous êtes vegan, vous pouvez monter un restaurant vegan ou faire des services à la carte vegan parce que vous apportez quelque chose aux autres et qu'en même temps c'est quelque chose que vous êtes bon. Donc vous avez appris à vous améliorer, et puis ensuite derrière, vous pensez que le monde a besoin de ça, et c'est pas faux. Donc vous avez une notion pédagogique en apprenant et en permettant aux gens de comprendre le véganisme, et puis de goûter tout simplement vos plats. Ça fait partie des choses où il y a une logique d'aide, de contribution, et pas de retrait. Je reste pas en moi, chez moi, devant la téloche, à ne rien faire. Il y a une notion de relation humaine. Et le dernier, donc celui qui était ajouté... par l'Occident, c'est ce pour quoi je peux être payé. Donc on pourrait croire que l'Ikigai ne devrait pas se soucier d'argent, mais dans le monde réel, tel que nous le connaissons, cette dimension, elle paraît essentielle. Donc si ce que vous aimez, vous savez faire, et proposer au monde, peut aussi vous faire plaisir, faire vivre, c'est la cerise sur le gâteau. J'ai envie de dire, vous tenez une forme d'équilibre rare. C'est encore une fois pas une obligation d'en vivre totalement, mais ça permet la continuité, l'autonomie, la transmission. Un autre exemple, Jean-Michel, qui habite au Portugal, eh bien lui, Lui, il est coach de sport. Il a toujours aimé le sport. Il a toujours été un sportif. Surtout, c'est un grand communicant. Il adore partager des choses qui le touchent, des choses qui le font bouger. C'est le cas de le dire. Eh bien, il propose vraiment des cours de sport, des initiations pour les femmes à la self-défense. C'est son truc. C'est son ikigai. Et il va le partager avec d'autres personnes. On voit bien là aussi qu'il n'y a pas de... retrait, mais bien un vrai partage, un partage authentique, un partage généreux. Et puis bien sûr, comme on ne se nourrit pas d'amour et d'eau fraîche, il y a cette notion d'argent à l'intérieur. Et donc, cette forme d'équilibre rare, il l'a trouvée avec la notion de vivre de son ikigai. Alors, pour lui, son ikigai, c'est bien beau, c'est bien mignon, mais je vous l'ai dit en préambule, en Occident, Plus qu'en Asie, en Occident, on n'a pas le temps. On doit avoir les choses tout de suite. On doit faire les choses tout de suite. On ne prend pas le temps ou peu de temps, tout simplement parce qu'on n'a pas le temps, de réfléchir et de penser à soi et à ce qui est important pour nous, à ses valeurs, à ses croyances. Et donc on se dit, ok, j'ai compris. Alors, qu'est-ce qu'il a dit David ? Ok, on dit, qu'est-ce que j'aime ? Ok, ça j'aime ça. Ensuite, je suis bon, je suis super bon dans ça. Ce monde, le monde, il a besoin de moi. Ok, voilà, je vais te payer pour ça. Non. Ça ne fonctionne pas comme ça. Il faut prendre un petit peu de temps, réfléchir sur soi-même, prendre le temps de réfléchir sur vraiment les quatre parties. On le verra un petit peu plus loin. Et donc vraiment, il y a des pièges à éviter pour préparer ce qui est-il qu'il y a. Et sinon, vous foncez droit dans le mur avec des grosses frustrations derrière en vous disant « Mais c'est n'importe quoi. Ce n'est pas du tout ce que je voulais faire. Je sens qu'il y a des frustrations. Je sens qu'il y a des freins dans ce que je veux faire » . Beaucoup de personnes, en découvrant ce modèle à quatre cercles, veulent immédiatement tout aligner. Mais l'Ikigai, ça ne fonctionne pas comme un interrupteur. Pas du tout. C'est une progression en approfondissement, en ajustement. Et vous pouvez très bien commencer par ce que vous aimez, identifier ce que vous aimez vraiment, ce en quoi vous êtes bon. Attention, ce n'est pas parce que vous êtes bon que vous aimez faire ça. Par exemple... pour revenir sur le débat personnel, des personnes qui accompagnent les autres parce qu'elles sont bonnes là-dedans, mais en finalité, elles n'aiment pas ça. En tout cas, comme on dit vulgairement, ça les gonfle. C'est pas un truc, au bout d'un moment, écouter les autres, c'est pas leur truc. Ah bah oui, mais dans ce cas-là, il ne faut pas le faire. Ce n'est pas une kikai, c'est un boulot, c'est un job. Et on en revient à, du coup, chercher votre kikai, ce qui correspond mieux à vous. Et puis donc, on peut commencer par ce que vous aimez, et puis ensuite, sans quoi vous êtes bon, qui résonne forcément avec ce que vous aimez. Et puis ensuite, comment le monde peut en bénéficier. Enfin, on va explorer comment monétiser cela intelligemment. Donc on ne va pas confondre le kikai et le statut social. Ikigai, ce n'est pas un titre, ce n'est pas un diplôme, ce n'est pas un métier noble. Vous n'avez pas un Master 2 d'ikigai. Il peut être totalement invisible au-dessus du monde. Vos parents, vos amis peuvent ne pas savoir que vous avez un ikigai. C'est tout à fait normal. Ce qui compte, c'est la qualité du lien entre vous et ce que vous faites. Entre vous et vous-même, en fait. Ça vous regarde, c'est vous. C'est vraiment très important de comprendre ça. Ce qui compte, c'est la qualité du lien entre vous et ce que vous faites. En dehors... de l'idée de mettre la charrue avant les bœufs et de vouloir absolument trouver son ikigai, c'est très important, vous avez compris le principe et vous le voulez, eh bien, si vous êtes passé, vous avez compris qu'effectivement, vous deviez réfléchir, prendre du temps pour vous, et je ne dirai jamais assez, prenez du temps pour vous, eh bien, il y a des choses qui vont vous empêcher. de trouver votre Ikigai. Ce serait trop facile sinon. Et on a parlé de l'inconscient dans les épisodes il y a quelque temps maintenant, sur la notion d'inconscient. Cet inconscient qui est là, que vous n'identifiez pas et qui va vous rappeler des choses importantes. Par exemple, ce que j'aime ne vaut rien. Vous ne méritez pas. Vous ne méritez pas d'avoir un Ikigai. Je ne peux pas en vivre. Je ne suis pas légitime. On l'a vu dans les épisodes très importants. Je dis toujours très important parce qu'il me semble que ces épisodes-là peuvent vraiment vous apporter des réponses vis-à-vis de ce sentiment d'être parfois un imposteur. Et là, on touche directement à ce qui peut vous empêcher de trouver votre kigai, de se poser ce type de questions, de vous déprécier avant de vous apprécier. Et de vous dire par exemple « ce que j'aime ne vaut rien, je ne peux pas en vivre, je ne suis pas légitime, ce n'est pas sérieux, on le retrouve souvent, ou il est trop tard. » Depuis quand il est trop tard ? Ces croyances sont souvent héritées de l'éducation, de la société, de l'expérience passée. Elles créent des murs invisibles autour du champ des possibles. Ce travail consiste alors à aller repérer ces petites phrases-là, j'ai envie de dire ces petites phrases de merde, pardon, et donc à les nommer, puis à les confronter à la réalité. Car la plupart d'entre elles ne tiennent pas debout quand on les met à la lumière. Par exemple, il est trop tard. j'ai 60 ans, je veux 65 ans, c'est trop tard, je peux pas monter un business, je peux pas partir en Ardèche, je peux pas changer de pays, c'est trop compliqué, et puis j'ai des responsabilités, et puis mes enfants comptent sur moi, et puis ma famille en général compte sur moi, et puis j'ai des habitudes ici, et puis toutes ces petites phrases qui en finalité ne veulent rien dire. Et il est trop tôt aussi, parce que parfois, on peut avoir 20 ans, 25 ans et se dire « Non, j'ai pas encore assez d'expérience, je peux pas le faire. Je peux pas partir à l'étranger, faire un stage de communication en Australie. Non, non, je sais pas assez. Je ne sais pas assez. Je ne suis pas légitime. Je ne parle pas anglais. Apprenez. Il n'y a rien de compliqué là-dedans. Tout le monde peut le faire. » de la société ou des expériences passées. Regardez-les ces phrases. Regardez-les. Écoutez-les et mettez-les par terre. Marchez dessus et continuez. Alors en premier, nous avons les croyances limitantes. Et puis nous avons la pression sociale. On l'a vu dans l'épisode 2 du syndrome des imposteurs, où on voit que les autres ne sont pas forcément nos amis quand il s'agit de nous pousser vers quelque chose qui fait sens pour nous, que nous aimons, que nous avons envie de faire. Il y en a toujours quelqu'un... Alors bien sûr. Nos proches sont aussi des gens inspirants, on va le voir plus tard. Mais nous avons toujours cette catégorie de personnes qui, comme ils sont frustrés de ne pas avoir fait des choses, de ne pas pouvoir faire des projets, alors ils vont vous démotiver tout simplement. Alors donc la pression sociale c'est quoi ? Certaines vies sont guidées non par des désirs profonds mais par des injonctions intérieures. Par exemple, cette pression sociale c'est « Sois rentable, c'est ce qu'on vous a dit, sois utile, fais comme tout le monde, ne te prends pas la tête. T'es un complotiste, trouve un vrai métier. Trouve un vrai métier, d'ailleurs on le retrouve, vous qui avez peut-être 16, 17 ans, 18 ans, on vous l'a dit dès le début, trouve un métier, qu'est-ce que tu vas faire quand tu seras plus grand ? Perso, moi à 16 ans, je ne savais pas du tout, d'ailleurs même jusqu'à 25, 30 ans, je ne savais pas ce que je voulais faire. Mais on m'a toujours dit, fais comme tout le monde, trouve un vrai métier. conformer à des modèles qui ne nous conviennent pas. Et on finit par se couper de soi, on finit par se couper de ce cordon qui est important pour nous et qui nous relie à nous-mêmes pour faire des choses que l'on aime. Donc ça, c'est la présence sociale. Les autres qui vont nous dire ce que nous devons penser, ce que nous devons être. La troisième chose qui peut nous empêcher d'avancer, c'est la peur du changement. Bon, ça, on le connaît, la peur du changement, puisque, venus à Bali, nous sommes... pile poil dans le changement de vie ou la vivre autrement. Là, on est vraiment dedans. Trouver son ikigai demande parfois de bouger, de changer de regard, voire de vie. Peut-être changer de ville, peut-être changer de métier, changer de conjoint. Eh oui, et ça fait peur. Mais c'est complètement légitime, c'est normal. Il peut être plus rassurant de rester dans une insatisfaction connue. que de s'aventurer dans l'inconnu. C'est légitime. Mais ce changement, il n'a pas besoin d'être brutal. Et on le verra d'ailleurs dans le prochain épisode qui va nous parler du Kaizen. Il n'a pas besoin d'être brutal. Il n'a pas besoin de mettre de grandes baves dans la figure pour avancer. Il peut être brutal. progressif, doux, respectueux de vos réalités. L'essentiel, c'est d'avancer un pas après l'autre. Mais d'avancer quand même. Comment on va trouver ces tiki-kai ? Alors il y a les outils. Je pourrais vous en proposer d'autres, mais ceux-là sont intéressants, me semble-t-il, pour commencer en tout cas. Alors le premier, ça s'appelle le journal de l'élan, ou le journal d'élan, si vous préférez. Pendant une semaine ou deux, vous notez chaque jour ce qui vous a mis en joie, ce qui vous a vidé, ce qui vous a absorbé et ce qui vous a pesé. Je m'explique. Ce qui vous a mis en joie, ça peut être quelque part le côté instinctif d'un joli sourire, d'un joli regard, d'une belle rencontre, d'un croissant le matin qui était super bon, de quelqu'un qui vous a laissé la place dans un bus, de votre patron qui vous a dit j'adore ce que vous faites. tu fais tu bosses bien ça vous a mis en joie ça vous a fait plaisir c'est ok ce qui vous a vidé ce qu'ils ont demandé une charge mentale ce qui vous a évident c'est pas forcément vider physiquement s'est vidé émotionnellement également une conversation avec votre votre belle mère votre mari qui vous a fait réflexion le matin qui était pas cool du tout ou votre femme qui vous a là aussi faire une remarque qui n'était pas forcément Je mélange les pinceaux, c'est l'émotion, c'est un rappel de mon propre quotidien. Je plaisante. C'est votre femme qui vous fait une remarque qui n'est pas arrivée au bon moment, qui n'est pas tombée. Ça, ça vous a vidé. Wow ! Trop, trop, trop, trop, trop. Et ce qui vous a absorbé. Alors, ce qui vous a absorbé, vous avez deux parties. Ce qui vous a absorbé, les bonnes choses et les mauvaises. Donc, ce qui vous a absorbé, les mauvaises. Ce que vous estimez être les mauvaises. Ce qui vous a absorbé, c'est tout simplement... Un puzzle, de faire une maquette d'un avion par exemple, ou de jouer avec vos enfants. Vous vous êtes dit, j'ai pas vu l'heure, j'ai pas vu le temps passer. D'écrire dans votre carnet personnel, confidentiel, secret, des choses de la journée, ça vous a absorbé. Ou de parler justement encore une fois avec votre femme ou avec votre mari, et de trouver ça génial. Ou de partir en week-end et de ne pas voir le temps passer, ça vous a absorbé. Et puis aussi, ce qui vous a absorbé, ça peut être aussi un dossier que vous n'avez pas prévu. Il fallait y aller dessus. Vous avez fait, comme on dit dans le milieu de la communication, une charrette toute la nuit. Vous avez travaillé. Ça vous a complètement absorbé. Ce n'était pas forcément positif parce qu'à la fin, vous avez dit « Waouh ! » Je viens de passer deux heures sur un truc, mais c'était une chienlit. Et ça m'a complètement absorbé. Je n'ai pas vu le temps passer. Donc ça peut être positif comme négatif. Et ce qui vous a pesé, là aussi, ce qui vous a pesé, c'est par exemple, encore une fois, des réflexions, des sensations. vous sentez un poids c'est pas pareil qu'être vidé, parce que vidé on n'a plus de force on n'a plus rien, c'est un poids que l'on a sur les épaules, où on se dit mais pourquoi je porte ça sur moi ? pourquoi je fais ça ? pourquoi je m'impose ça ? ce qui vous a mis en joie, ce qui vous a vidé, ce qui vous a absorbé, là on voit bien le yin et le yang, c'est-à-dire le dharma à dharma, le bien et le mal de ce qui vous a absorbé, ce qui vous a pesé, et avec ce simple exercice ça met en évidence des récurrences et souvent votre ikigai se cache dans ce qui revient avec régularité même en silence. Par exemple, ce qui vous a mis en joie. Vous vous rendez compte qu'à un moment donné, il y a plein de choses qui vous pèsent dans la journée, le côté ling-chi, les coupures qui viennent toute la journée. Et qu'en fait, le simple fait d'aller dans un restaurant, par exemple, particulier, pour manger vegan, encore une fois, pourquoi pas, ou à manger un plat particulier italien, ça vous rappelle l'Italie, ça vous rappelle des choses que vous n'avez qu'en Italie. Vous avez toujours voulu vivre en Toscane, c'est quelque chose qui vous a toujours touché. Vous avez peut-être parlé, vous parlez peut-être un peu italien, vous avez appris l'italien, ça vous met en joie, ça vous fait du bien, bisous et revient sans arrêt quand même. Peut-être que c'est ça le début de Rikigai. Et vous êtes autre chose. Vous pouvez aussi vous promener avec votre chien et vous dire que vous êtes bien quand vous êtes avec les animaux. Que vous êtes bien quand vous partez dans un refuge pour aller vous soigner les animaux et que c'est votre truc. C'est là où vous êtes bien. Vous n'avez pas besoin d'aller être caissière dans un monoprix ou chef de projet dans un bureau d'études. Mais que vous êtes bien juste avec les animaux. C'est peut-être ça votre Rikigai. Et donc ça met en récurrence ce que vous n'aimez plus, ce qui ne vous correspond plus, ce qui ne vous appartient plus, mais aussi des belles choses, des choses qui résonnent en vous. C'est un premier outil concret, c'est ce journal de langue qui vous dit d'écrire pendant deux semaines, et puis après vous allez pouvoir regarder ce qui vous a mis en joie, ce qui vous a vité, ce qui vous a absorbé, et ce qui vous a pesé. Ensuite vous avez l'écoute des autres. J'ai un peu descendu les autres, je l'avoue, parce qu'effectivement il y a beaucoup de personnes qui sont quand même assez frustrées, qui n'ont pas la chance d'écouter Minuit à Bali, et qui donc sont frustrées, et se demandent comment, quelque part, gérer leur vie. et comment réagir par rapport à un quotidien parfois extrêmement frustrant, et ils ont envie un petit peu de vous plomber. En fait, ils ne voient pas pourquoi vous seriez heureux alors qu'eux, ils sont plutôt tristes et qu'ils ont une vie qui n'est pas forcément celle qu'ils avaient envie d'avoir. Donc, ça c'est une première partie, mais il y a aussi ce que vous aimez, des amis, des gens qui sont bienveillants avec vous, des frères, des sœurs, une mère, un père, qui sont là et qui vous connaissent super bien, mieux que vous d'ailleurs, parce qu'ils vous regardent vivre. Et c'est à eux ! qu'il faut demander, qu'est-ce que tu vois en moi que je n'ose peut-être pas voir ? Toi, tu me connais, depuis le temps, tu me connais quand même. Dis-moi, dis-moi, qu'est-ce que tu vois en moi que je n'ose peut-être pas voir ? Et parfois, ces autres, ils perçoivent des talents, des qualités, des élans qui nous sont devenus invisibles, qu'on trouve normal. On parlait tout à l'heure des animaux. Un ami peut vous dire, moi, tu sais, je te vois avec les chiens, mais tu t'éclates à fond. Tu es dans ton truc. La dernière fois que je te parlais, tu ne m'écoutais même pas. C'est vraiment ton truc. T'occuper des animaux, c'est vraiment un truc qui est génial. Ou alors, toi c'est le jardin. Le week-end, on te décolle pas de ton jardin. C'est ton kiff, c'est ce que tu aimes faire, etc. Vous l'avez compris. C'est les autres qui peuvent vous dire, qui sont un miroir quelque part, de ce que vous aimez, de ce que vous êtes vraiment, de ce qui vous anime, de ce qui vous met en joie, tout simplement. Nous avons ensuite la carte Ikigai. C'est la version vivante. Vous prenez une feuille, vous tracez les quatre cercles que nous venons de voir, donc aimer, savoir-faire, l'utilité pour tout le monde et la rémunération. Vous tracez ces quatre cercles, tranquillement, dans un carnet, dans un cahier. Pourquoi pas le cahier de l'élan d'ailleurs ? Mais attention, vous ne cherchez pas tout de suite à tout remplir. C'est un réflexe, encore une fois, occidental. Non, vous rentrez quelque part en méditation et vous vous demandez à chaque cercle ce que j'aime. On va voir ce que j'aime vraiment. Voyons, je sais pas, ah si, j'ai une idée et ça continue comme ça, qu'est-ce que je sais faire mon savoir-faire au début on se déprécie et puis ensuite on s'apprécie l'utilité pour les autres, ah oui mais c'est bien si j'apprends ça aux gens, mais ça va je vais faire du miel, mais ça va être génial ça les gens ils adorent le miel, puis en plus je bois du miel naturel, etc. encore une fois, ne cherchez pas tout de suite à tout remplir Écoutez simplement les mots qui vous viennent. Ne forcez pas. Il n'y a pas, encore une fois, de résultat avec un test. C'est juste un miroir de vous-même. Qu'est-ce que j'aime ? Vous avez compris. Le test par l'action, évidemment, c'est un outil indispensable. Bien évidemment, il faut tester. Par l'action. Proposez, offrez, partagez, observez les retours. Ce que vous ressentez quand vous agissez vaut plus que toutes les analyses. Vous avez envie de faire de la poterie, vous dites « moi, mon truc, c'est la poterie, c'est ce que j'aime faire » . Allez-y, commencez par en faire, commencez à tester pour voir si au bout d'un moment, il n'y a pas une lassitude qui s'installe. Parlez-en autour de vous, invitez des amis à venir eux aussi faire des bols, des assiettes et des couverts. Pourquoi pas ? Tester, tester, partager, pour regarder. Les autres, comment ils vous ressentent s'ils vous disent « t'as vraiment l'air de t'ennuyer, je sais pas, moi je sens pas le truc » ou au contraire « ah non, c'est génial, t'es tellement enthousiaste, tu dois en faire ton métier » . On rappelle tout de suite le travail, le métier. Non, tu peux en faire ta passion, ton ikigai. Et donc c'est ce que vous ressentez quand vous agissez qui vaut plus que toutes les analyses. Parce qu'on passe un temps énorme à faire de la procrastination et un temps minime à passer en action. Passez à l'action, vous verrez bien. Un ikigai, ça se construit dans le vivant, mais pas dans la réflexion seule. Et parfois, certaines personnes n'imaginent pas, ne sont pas passées par ces quatre étapes, mais elles y sont passées naturellement, par ces quatre étapes, en créant leur propre ikigai, parce que ça représentait quelque chose pour elles qui était important à faire. Il n'est pas nécessaire d'aller sur l'île d'Okinawa pour trouver des sources d'inspiration sur l'ikigai. Il suffit de rester en France. Je pense à Marie-Rose. Marie-Rose qui était à la retraite et partage son temps entre son jardin, où elle a planté des magnifiques arbres, et l'écriture de son livre. En effet, elle a décidé d'offrir à ses enfants, à sa famille, ses expériences de vie, à travers un livre, et des photos aussi, mais un livre qu'elle a écrit pour eux. Elle y raconte son enfance, son rapport à une culture différente, ses joies, ses peines, ses origines, et forcément d'où ils viennent, eux, les enfants. Ses rencontres, ses espoirs, ses révoltes. Son ikigai, c'est de partager son histoire avec ceux qui l'entourent, de donner un sens à ce qu'elle a vécu, d'être la gardienne du passé, du présent et du futur. Il y a un proverbe arabe qui dit que pour être immortel, il faut planter un arbre, faire un enfant et écrire un livre. Marie-Rose est devenue immortelle. Nathan, que je connais très bien, qui est un ami. Alors c'est pas son vrai prénom, parce que son projet est encore en cours de préparation, et je ne peux pas le déranger avec des détails trop personnels, mais c'est un cadre supérieur qui a tout donné pour l'entreprise dans laquelle il a travaillé, en banlieue parisienne, et qui a pris de longues années à atteindre les objectifs, à devoir répondre aux dictates des chiffres, de la performance, d'être obligé d'écouter les doléances des franchisés, de performer pour garder son poste sur la... constante pression de sa hiérarchie, Nathan a décidé de s'écouter, de changer de vie, ou en tout cas de la vivre autrement, et d'acheter une société à Toulouse, où il sera seul maître à bord. J'ai toujours pensé que quitte à devoir affronter des challenges, prendre des risques, devoir rendre des comptes, autant travailler pour soi-même. Nous sommes encore les mieux placés pour connaître notre potentiel, savoir ce que nous sommes capables de faire, etc. Bref, Nathan s'est posé les questions qui nous intéressent. Il a pris le temps... de la réflexion. Et il a trouvé sa réponse. Et comme nous l'avons vu, ce n'est pas une finalité qu'elle a déjà pensée à la suite, l'étape suivante. Mais ça, ça reste à organiser et restera dans la sphère privée. Mais nous retrouvons bien ce besoin, cette nécessité du changement. changement de trouver, ce qui va nous faire lever le matin. Et c'est en cela qu'il a écouté son Ikigai. Ce que j'aime, là où je suis bon, que puis-je apporter au monde ? Même un petit peu, même un petit peu. Et comment je peux me rémunérer et ce que je pourrais mettre en place, d'ailleurs. Vous voyez, il me semble que ce sont des exemples qui sont parlants. Mais il y en a d'autres, bien évidemment. Alors, j'ai envie de reposer une question. Mais avant de vous poser la question, de vous poser cette question importante, j'espère ne pas l'oublier, je vous rappelle que si vous le souhaitez, je peux vous accompagner afin de vous permettre de vous faire un petit peu de temps. permettre d'identifier dans un premier temps ce qui ne vous appartient pas, ce qui vous abîme au quotidien, vous freine, ce qui vous empêche d'avancer ou de vous réaliser, ce que nous pourrions identifier comme votre linchi personnel. Écoutez l'épisode sur le linchi, ça peut vous intéresser. Ce qui vous blesse de mille coupures. Puis ensuite, nous allons travailler sur votre kensugi en allant chercher vos blessures, vos coupures de la vie et vous permettre de vous rassembler, de vous ressembler, de vous transformer. On va ensemble vous permettre de mieux comprendre votre propre histoire, vos fausses croyances. Elles sont nombreuses, les fausses croyances. J'en ai, moi aussi, des fausses croyances. Ce qui fait véritablement sens pour vous, et qui va vous permettre de retrouver un équilibre de vie, votre estime de soi, votre confiance à la fois vis-à-vis de vous, mais également par rapport au regard des autres. Le Kensugi va donc vous permettre de reconnaître vos blessures, vos échecs ou vos épreuves. preuves, mais comme des défauts, pas comme des défauts à cacher, des choses qu'il ne faut pas les montrer, mais non, comme des marques de transformation positives. C'est bien, c'est génial même. Et puis ensuite, nous allons réparer ensemble, symboliquement, vocation. sur intérieur avec de l'or en leur donnant une valeur et une image de vous que vous pourrez assumer et dont vous pourrez être fier. Dans cet accompagnement, nous travaillerons également sur le kigai, ce qu'on vient de voir, ce qui fait sens pour vous. Et enfin, nous donnerons les moyens de nos envies à travers le kaizen dont nous allons parler la semaine prochaine. Cela va vous permettre de vous organiser, de nous organiser, de vous préparer et d'avancer pour réussir dans ce champ changement de vie ou dans l'envie de la vivre autrement, et c'est tout à fait possible. Le changement s'envisage, se prépare et s'organise, et vous pouvez bien sûr le faire, en testant, en essayant, en apprenant de vos échecs, mais je peux aussi vous accompagner si vous voulez, afin de rendre ce changement plus fluide, de mieux comprendre les étapes et de les traverser ensemble, de rendre ce changement... plus solide, plus concret, mais aussi plus fluide, plus naturel. Et vous éviterez des périodes de procrastination, en tout cas je l'espère, ou de vivre ou de revivre cette impression d'être un imposteur. En tout cas, je peux vous accompagner pour les traverser, pour réussir à changer votre vie ou la vivre autrement. Alors j'avais une question à vous poser, vous vous rappelez ? Je vous ai dit que j'avais une question à emporter. Ce ne sera pas la fin de cet épisode, donc gardez-la en tête s'il vous plaît, elle est importante, elle fait partie de l'exercice de cet épisode. Alors, on a vu que l'IA, ce n'était pas un... un objectif à atteindre, un but lointain ou un accomplissement spectaculaire. On a vu que c'était une manière d'habiter sa vie. Une manière d'habiter sa vie. C'est être là, au bon endroit, dans une activité juste, dans une... d'une énergie fluide. Vous l'avez peut-être déjà ressenti. Tiens, je suis avec mes enfants en train de jouer sur le tapis, mais je suis là où je dois être. Ou peut-être en train de manger avec une copine au restaurant, elle dit c'est fou, je me sens bien, je me sens là où je dois être. C'est donc retrouver la joie du sens. Et ce sens ne se découvre pas toujours par la pensée. On est trop dans le mental. Mais souvent aussi par les gestes, les liens. Les élans du quotidien, on vient de le voir, jouer avec son chien, se promener sur la plage, aller dans sa maison de campagne, on se dit « mais c'est là que je dois être, qu'est-ce que je suis bien ici ? » Alors, ce soir, demain matin éventuellement, en tout cas dans dix minutes, une fois que l'épisode sera terminé, posez-vous une simple question. Qu'est-ce qui me rend vivant ? Et qu'est-ce que je pourrais offrir au monde, même un peu ? Qu'est-ce qui me rend vivant ? J'ai plus envie de dire encore... À quel moment je me sens vivant ? Je me sens bien ? Je me sens ajusté au bon endroit, au bon moment ? Je viens de le voir. Qu'est-ce qui me rend vivant ? Et qu'est-ce que je pourrais offrir au monde ? Même un peu. Il ne s'agit pas de faire quelque chose de grandiose. On peut le faire et c'est bien. Il y a tellement de possibilités d'offrir quelque chose au monde, aux gens qui nous entourent. Je vous laisse faire la liste de tout ce que vous pouvez faire. Elle est extraordinaire. d'une simple petite geste d'un simple petit sourire à quelque chose de fantastique tout est possible qu'est ce qui me rend vivant et que je pourrais offrir au monde même un peu Ne cherchez pas une réponse parfaite. Ne cherchez pas une réponse parfaite. C'est comme l'ikigai, ne cherchez pas tout de suite à dire ça y est, je sais ce que je veux faire. Ne cherchez pas une réponse parfaite. Cherchez un point d'ancrage, une étincelle, un début. Et ça, c'est déjà beaucoup. Ok, on reste sur cette question. Et puis donc, après avoir exploré cet ikigai qu'on vient de voir, ce pourquoi vous vous levez le matin, tout simplement, je vous le répète, il va être temps d'aborder le comment. Comment on va développer cet ikigai ? Comment on va avancer jour après jour et surtout sans pression ? On se fout trop la pression, vraiment. Comment créer du changement durable sans se brûler les ailes, sans faire marche arrière ? C'est ce que je vous propose de découvrir dans le prochain épisode, qui va nous plonger dans l'univers du Kaizen, cette philosophie japonaise du progrès continu qui fait suite, qui fait réponse, qui fait miroir à cette Ikigai. Parce que c'est bien beau de savoir ce qu'on aime, en quoi c'est bon, en quoi on est bon, ce qu'on peut apporter au monde et comment on va le rémunérer, mais ensuite il faut bien sûr le préparer. Et ça, ça s'apprend, sinon on va tout de suite arrêter. Oh là là, c'est trop gros, c'est génial, je trouve mon Ikigai, je le ferai dans un an, dans dix ans, dans cinq ans, quand je serai à la retraite. Grande phrase, je ferai ça quand je serai à la retraite. Pas de rupture brutale, pas de promesse miracle. C'est un art subtil le Kaizen, faire mieux doucement tous les jours. Intéressant non ? Vous découvrirez donc dans le prochain épisode, pourquoi le premier pas est plus puissant que le grand saut, comment créer des habitudes qui tiennent dans le temps, et comment le Kaizen peut débloquer vos peurs face aux changements. Joli programme, me semble-t-il. Voilà, merci d'être là, bien sûr. Si ce podcast vous parle, vous inspire, vous bouscule parfois, j'espère, vous pouvez vous dire parfois que c'est un peu chaud, c'est un peu... Ouais, c'est pas grave, c'est fait pour ça. Abonnez-vous, abonnez-vous sur vos plateformes d'écoute préférées, Spotify ou Apple Podcasts, pour ne rater aucun épisode dès sa sortie. Un clic suffit pour faire partie de ce chemin vers plus de sens et d'équilibre. pour devenir la personne que vous avez toujours voulu être. Et si vous avez une personne qui est en quête de sens, qui se pose des questions, qui justement se dévalorise peut-être, se dit qu'elle n'est pas bien dans ses pompes, partagez avec elle cet épisode. 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Alors on continue, comme dirait mon père, et on se retrouve très vite quand il sera minuit à Bali.