Speaker #0Musique Il est minuit à Bali. Musique L'heure de notre rendez-vous avec l'évolution naturelle. Un moment rien que pour vous, une pause, pour découvrir d'autres philosophies de vie, des modes de pensée différents. Minua Bali vous offre la possibilité d'explorer ce que nous sommes vraiment, de mieux comprendre ce qui nous anime, ce qui nous fait vibrer, aimer et avancer. Ce qui peut nous permettre d'être plus en équilibre, plus heureux. Je m'appelle David Mott, je suis accompagnateur en évolution naturelle, Master Coach certifié, mais je me définis plutôt comme un explorateur du vivant. Ce qui m'intéresse tout particulièrement, c'est le changement, celui que nous préparons ou celui qui nous surprend. Ensemble, nous allons dépasser nos limites, réinventer notre vie ou la vivre autrement. Parce qu'il n'est jamais trop tard pour devenir la personne que vous avez toujours voulu être. Et c'est maintenant, quand il est minuit, à Bali. J'ai été, comme vous, atterré par les annonces de François Bayrou, et ça date maintenant, mais ancien Premier ministre, qui nous annonçait qu'on allait nous sucrer deux jours de congé, et qu'en plus on allait travailler plus, et passer... de 36 heures à 35 heures. Il ne l'a pas dit en disant que nous allions le faire, mais en tout cas, il a annoncé 2-3 petites choses très importantes pour notre vie quotidienne, pour notre vie tout court, et avec un grand sourire, en nous expliquant que de toute façon, c'était notre faute si la France en était là. Donc on s'est tous sentis... En plus, c'est au mois d'août, si je me souviens bien. Et on s'est tous sentis un peu perdus, un peu trahis aussi, il faut bien le dire. mais pourquoi on se rend compte que c'est 2 jours et c'est quoi ces 36 heures Et puis ensuite, il est revenu fin août, au début septembre, je ne sais plus. Au début septembre, c'est quand il a démissionné. Donc c'est fin août, il est revenu en disant « Non, non, mais attendez, on va se calmer. Je n'ai pas dit deux jours. J'ai dit deux jours négociables. Et puis les 36 heures, on peut en parler encore. Il y a peut-être d'autres choses à mettre en place. J'exprime simplement un État et l'État que la France va très mal, que les Français sont bien servis de la France et que maintenant, il va falloir prendre nos responsabilités. Donc je ne dis pas deux jours, peut-être un jour. Un jour, c'est bien déjà. Et puis peut-être pas 36 heures, mais on va faire d'autres choses qui ne froisseront pas les esprits. Et on s'est retrouvés en disant « Ouais, après tout, une journée, c'est mieux que deux. Donc une journée, on peut le faire. Et puis s'il faut prendre des mesures pour pas travailler 36 mais rester sur 35 et quand même donner un petit peu de... Nous, les Français qui sommes coupables, on peut peut-être donner quelque chose. OK, on accepte. » Un ministre lâche une idée si dure qu'on a l'impression de recevoir une baffe. On vous dit que c'est nécessaire et que les temps ont changé et que nous n'avons plus le choix. Et là, le résultat, c'est que tout le monde en parle. Les réactions fusent, il y a les réseaux qui s'embrasent, les éditos qui s'empilent. Et puis bien sûr, comme on vient de le voir, quelques jours après, le gars, il nous dit « Non, non, non, on propose une version plus douce, plus raisonnable » . Les couillons, on n'aurait pas pu commencer par ça, non ? Ah mais non ! Mais non, parce qu'en fait... Comme par magie, ce qui nous semblait inacceptable hier devient soudain supportable aujourd'hui. Et c'est une stratégie. Et c'est ce qu'on va voir aujourd'hui. La manière dont notre perception de l'acceptable bouge. Non pas parce que la réalité change brutalement, mais parce que le cadre dans lequel on nous la présente a été déplacé. C'est ce qu'on vient de voir. En arrière-plan, c'est ce qu'on appelle la fenêtre d'Overtone. L'espace des idées qu'un public juge légitime à un instant. Ok, ça c'est la fenêtre. Premier levier, l'ancrage. Vous placez un repère démesuré au départ. On vous sucre les deux jours ou autre chose. Quelque chose qui va être une annonce absolument catastrophique. Et tout ce qui suit, ensuite, ça sera plus modéré par simple contraste. OK ? Ensuite, il y a un deuxième levier, c'est la porte au nez. Vous proposez l'extrême de l'extrême. On va vous sucrer tous les jours de congé de l'année. Bien sûr, on essuie un refus. Tout le monde va dire « Non, ça va pas, non » . Qui est prévu, bien sûr ? Et derrière, on va revenir avec un objectif initial. « Oh non, on va pas sucrer tous les jours de congé. On va simplement en prendre deux. » C'est bien deux. Ça suffit, deux. Et la même mesure... C'est la même, hein ? désormais, elle a l'air de vous faire une fleur. Parce que vous avez commencé par nous enlever tous les jours du congé. Là, deux, ça suffit. Troisième levier, plus discret, ça s'appelle un ballon d'essai. Alors, c'est rien d'officiel, c'est seulement des sources, des études qui ont été mises en place, mais on peut le vérifier très facilement. Ça s'appelle... On teste la méthode de l'opinion. On regarde où le vent pousse, puis on atterrit là où c'est tenable. On l'a vu dans des déclarations de notre président Emmanuel Macron, ou chez Trump également, avec les taxes, où il sait, il teste, il regarde ce que ça donne, et puis si jamais ça atterrit là où ça vaut et que c'est tenable, eh bien on va le faire. Ce mécanisme, c'est pas quelque chose d'absurde. C'est de la psychologie simple. On n'est pas là dans une... La notion de complotisme, c'est la psychologie simple. Nos cerveaux comparent plus qu'ils ne jugent. Ils mesurent l'écart entre un premier repère et ce qui vient ensuite. Quand on parle d'âge pivot, de taxes sectorielles, d'encadrement publicitaire ou de quotas, la chorégraphie se répète à chaque fois. Frapper fort pour calibrer les attentes, puis reculer juste assez pour que la version finale paraisse équilibrée. On le voit beaucoup en immigration, par exemple, quand on traite des sujets de l'immigration. On le voit, c'est une stratégie qui revient systématiquement. Le plus troublant, c'est que cette valse peut se jouer sans complot ni réaction secrète. Des acteurs plus radicaux peuvent volontairement ou non décaler tout le décor. On appelle ça l'effet de flanc radical. Vous voyez apparaître une position très dure sur la scène. Tout d'un coup, on dit « Non, il faut tous les tuer, il faut tous les enlever, il faut tous... » « Ah non, tu personnes ! » « Non, non, il faut les jeter, il faut les jeter à l'eau ! » Du coup, la posture modérée du centre paraît soudain douce et pragmatique, alors qu'elle aurait semblé rigide sans cette proposition de départ qui était extrême. Et dans l'oreille, on raconte que le réel s'impose. Mais non, c'est le cadrage qui s'impose. On vous parle de chiffres, on vous parle aussi des chiffres dont on ne connaît même pas l'origine d'urgence, de responsabilité. On met l'accent sur des cas limites, on le voit tous les jours, des cas limites. On charge le vocabulaire avec des mots bien précis. On étire la ligne rouge pour que la nouvelle ligne orange paraisse acceptable. Pas verte, orange. L'opinion publique n'a pas une matière brute. Elle réagit à des signaux, à des récits et à l'ordre d'apparition des options. Rapidement, Elisabeth Born, le 8 avril 2025, elle nous dit sur LCP, il faut se préparer très jeune, enfin dès le départ, presque depuis la maternelle, à sa formation et au métier. Bien évidemment, levée de bouclier, tout le monde dit mais elle est folle, comment est-ce qu'il se passe ? Et derrière, lendemain... Elle publie sur X, anciennement Twitter, « Non, non, non, on ne va pas orienter les élèves de la maternelle, non, non. C'est juste une lutte contre les stéréotypes et l'éveil aux compétences. Ce n'est pas une orientation précoce au sens strict. Ce n'est pas une orientation précoce au sens strict. » Alors tout le monde y voit un rétro-pédalage, pardon, une clarification. Mais pas du tout. C'est une formule forte qui installe un cadre maternel égal orientation. Puis avec la clarification, elle resserre le propos. C'est pas une orientation, c'est une sensibilisation précoce. Vous n'avez pas compris mes mots. Oh là là ! Je rappelle quand même qu'Elisabeth Borne a un diplôme d'école polytechnique, de diplôme d'ingénieur de l'École nationale des ponts et chaussées, d'un MBA, collège d'ingénieur. Bref, ce n'est pas à la peine 4 semaines. C'est une femme forte, une femme avec de la personnalité, une femme d'expérience, une professionnelle. Et elle sait de quoi elle parle et elle sait parfaitement pourquoi, dès le départ... Elle nous donne cette phrase du 8 avril, il faut se préparer très jeune enfin, dès le départ, puisque depuis la maternelle, sa formation est au métier. Elle le dit et elle sait pourquoi elle le dit. Un même contenu présenté dans un ordre différent ne rencontre pas la même adhésion. Et c'est là que la vigilance citoyenne commence, non pas criée au loup à chaque annonce, mais apprendre à repérer la musique qui accompagne les paroles. Je vous donne un exemple. Vous avez un pot de miel à acheter et vous êtes dans un marché, vous prenez tranquillement. Et on propose le pot de miel à 25 euros. 25 euros le pot de miel. Vous dites, mais ça ne va pas, non ? Mais 25 euros, mais c'est hyper cher. Oui, mais c'est du miel, le si, de l'ade. Il faut faire les concessions. Il n'y a plus beaucoup de fleurs. Le miel commence à être cher. Ah non, moi, je ne sais pas. Je ne sais pas un pot de miel à 25 euros. Et au moment où vous tournez le dos, le marchand vous dit, vous savez quoi, je vous fais 30%. Allez, je vous aime bien, je fais 30%. Vous ne connaissez même pas le prix initial. Ça se trouve, le prix initial du pot est à 12 euros. ou à 10 euros ou à 8 euros, mais vous vous dites... 30% c'est une bonne affaire. Et vous l'achetez. Vous avez l'impression d'avoir gagné alors que vous partez peut-être au-dessus du véritable prix d'équilibre. Mais vous dites « Je fais une bonne affaire. Je ne suis pas un pigeon et je n'ai pas pris le pot à 25 euros. » Et la politique, le politique, parfois, emprunte ce même théâtre. Encre haute, concession mesurée et récit du compromis. L'observateur pressé retient la concession. L'observateur attentif que nous sommes se demande où était la borne de départ et qui l'a fixée. et ce n'est pas toujours C'est pas toujours cynique, c'est toujours planifié au mieux. Il existe des contraintes réelles, des institutions de contrôle, des partenaires sociaux, des juridictions, des contre-pouvoirs qui ajustent la trajectoire. Mais dans la tempête des mots, la perception bascule. À force d'entendre « extrême » , on finit toujours par approuver « c'est moins extrême » . « Moins extrême » , je prends. À force d'entendre « inéductable » , s'il y a une négociation, on va chercher une alternative. À force d'entendre « pragmatique » , ben... On met à ce mot pragmatique, on pense à modération et fatalité. Alors que faire de tout cela quand on veut vivre autrement, penser par soi-même et ne pas se laisser piloter par les humeurs du jour de tous les politiques, les gens du gouvernement et les médias aussi. La première clé c'est de ralentir. On se pose à le temps. Le temps est le meilleur antidote à l'ancrage. Attendez que, comme dans les films de cow-boys, attendez que la poussière retombe. Regardez la chronologie et notez l'ordre des annonces. Ok ? On l'a vu, il y a plusieurs annonces. Renotez l'ordre des annonces. La deuxième chose à faire, c'est d'imaginer l'option finale comme si vous ne connaissiez pas la première. Sans l'annonce choc initial, est-ce que vous jugeriez que la version raisonnable est toujours aussi acceptable ? On vous enlève tous les jours de congé. Et puis après, on vous dit « Non, non, deux semaines après, on déconne. En fait, ça va pas être possible. » On vous enlève que deux jours de congé. Mais si vous connaissiez pas le premier, si vous n'aviez pas eu l'information d'enlever tous les jours de congé, est-ce que cette information des deux jours serait acceptable pour vous ? Et le troisième ? Troisième point, c'est de sortir du cadre proposé. Si on vous pousse à choisir entre A, dur, méchant, pas bon, et B, moins dur, mais quand même pas facile, demandez-vous à quoi ressemble une proposition C, D ou E. Parce que là, on vous met devant le fait accompli. Vous avez le choix entre 1 et 2, A et B. Les options invisibles, parce que non dites. Enfin, demandez concrètement qui gagne. Quel effet ça a à avoir ? Pour qui ? Et à quel horizon ? La rhétorique de la concession ne dit rien de la répartition des bénéfices et des coûts. Donc il va falloir travailler un petit peu, il va falloir creuser un peu le truc. Nous, à Bali, quand on a un orage... D'ailleurs, en ce moment, il y en a un qui... Je ne peux pas vous en parler facilement, je n'y pensais à l'instant. Parce qu'il y a un orage qui se prépare. Qu'est-ce qu'on fait ? On regarde l'orage. On regarde le ciel, déjà. Déjà, on regarde le ciel qui commence à s'assombrir, les nuages noirs qui arrivent, les oiseaux qui s'arrêtent de voler ou qui se taisent. le mouvement de la signe des arbres, le vent qui change. Voilà, ce sont des signes. En politique, c'est pareil. Les signes existent aussi. Les fuites synchrones dans plusieurs médias, vous avez déjà vu quand même des politiques qui vont parler la même langue, qui vont dire les mêmes phrases, qui vont utiliser le même langage identique pour annoncer ou pour parler d'un sujet particulier. La précision étonnante de chiffres non arbitrés. Les chiffres, on ne sait pas où ils viennent. Si jamais ça passe, ça passe. Si jamais ça ne passe pas, on trouvera d'autres chiffres à donner. L'irruption d'une proposition très dure portée par une voix périphérique juste avant que les responsables centrales n'apparaissent apaisants. « Eh, ne vous inquiétez pas, c'est bon. On ne va pas vous prendre tous vos jours de congé. » Il y a qui s'emballent, là. Et ensuite, derrière, il va redonner un côté apaisant. Pas forcément une solution complètement différente, bien évidemment, mais une option plus calme. Restez lucide, ne soyez pas non plus paranoïaque. Ça veut dire que vous allez vous donner une méthode, qu'on va se donner ensemble une méthode. Chaque fois que vous entendez la première note, vous savez, du « ouh, la musique qui va commencer, ça y est, il nous enlève quelque chose, il nous demande de travailler plus » . Quand on vous présente un compromis, regardez. D'où ça vient et qui définit le centre ? Qui sont les maillotistes, quelque part ? Quand la conversation se referme sur deux options, ouvrez-la. Quand les mots deviennent lourds, comme urgence, réalisme, bon sens... Mais oui, mais c'est urgent, il faut le faire, il faut être réaliste quand même. En plus, le propre bon sens, demandé, réaliste, pour qui ? Urgence, de quoi ? Bon sens, au regard de quelle alternative ? Et maintenant, la partie la plus utile, si j'ai envie de dire, dans ce que nous devons voir, c'est comment repérer cette stratégie pour ne pas tomber dans le piège sans liste, sans slogan, juste un réflexe à installer. Voilà ce qu'on va faire. Enfin, pour une fois qu'une annonce extrême va tomber, on va faire un petit pas de côté. On va écrire ça sur nos carnets que nous avons peut-être autour de nous, ou en tout cas sur les notes. de notre téléphone portable, et on va dire ce jugement brut sur la mesure finale, telle qu'elle est présentée en second temps, comme si vous n'avez pas entendu la première. Un exemple, je viens de vous le redire, mais j'insiste dessus, on vous enlève deux jours de congé, vous n'avez pas entendu ça, on vous enlève un jour de congé, est-ce que ça vous convient ? Demandez-vous ensuite si votre avis aurait été identique s'il n'y avait pas eu cette première annonce, ce premier orage, j'ai envie de dire. On vous a présenté quelque chose qui était vraiment trop dur, trop dur à accepter. Et si c'est différent, vous venez de sentir l'ancrage à l'œuvre. Prenez ensuite la chronologie, racontez-la à voix haute, du début à la fin, retirant les adjectifs et les effets de manche. Vous prenez les faits et rien que les faits, les dates et les périmètres. Et si à un moment donné, votre perception change à la lumière de ce récit nu, c'est que le cadrage vous entraînait plus que vous ne le pensiez. puis vous pouvez vous faire Aidez par quelqu'un, par un copain, une copine qui n'a pas le même avis que vous, c'est mieux encore. Et demandez-lui si lui ou elle... À travers ce que vous avez compris, elle, elle voit d'autres alternatives, d'autres possibilités. Et là, vous vous apercevrez que vous étiez souvent enfermé dans un faux dilemme, parce qu'il y avait d'autres possibilités que vous n'avez pas vues. Vous n'avez pas besoin d'être un stratège gouvernemental pour reconnaître une musique comme vous l'entendez. Elle est tout le temps présente. Vous avez besoin de temps, d'un carnet, d'un peu de courage pour remettre le décor à sa place. Et ce que nous faisons ensemble ici, dans ce podcast, remettre les repères au bon endroit pour que vos choix redeviennent vraiment les vôtres. Prenez ce réflexe avec vous. Quand une annonce vous semble démesurée, attaquez le contre-champ. Quand le compromis arrive, demandez-vous s'il est vraiment au centre ou simplement au centre de la scène que vous adressez. J'aimerais vous proposer un dernier exemple pour terminer. Vraiment hypothétique, complètement fou. On va pousser le bouchon un peu plus loin, Maurice. on va s'imaginer que Voilà. Le président Macron ou un autre président dit « Voilà. Maintenant, dorénavant, les temps sont chauds, les temps sont durs. Donc à partir de 18 ans, tous les enfants de 18 ans vont partir pendant un an, un an et demi au service de la guerre, au service pour protéger la France. Ils vont partir en Ukraine, par exemple, ou vont partir en Israël, en Palestine, je ne sais où. On va partir. On va prendre tous les armes. On va les former. Ils vont tous partir pour servir la France. C'est important. Nous sommes tous ensemble. et nous devons protéger et faire... Faire comprendre les droits de l'homme à d'autres peuples, d'autres pays qui n'ont pas compris. Donc on va se battre. Ça, c'est la première annonce. Et une semaine après, donc bien sûr, les médias... « Oh non, c'est le scandale ! » On laisse couler. Et puis deux semaines après, le président Macron reprend la parole ou un autre président encore une fois et dit « Non, non, non, non, mais c'est pas ce que je voulais dire. On a mal compris. On va pas partir en guerre. Les enfants sont trop jeunes. il ne sait pas encore tenir une arme, non non mais... Non, tout de suite exagérant, pas revenir à les années 80. Non, non, on a laissé tomber ce plan-là. Par contre, ce qu'on va faire, on va dire aux jeunes du jour 18 ans de faire un service civique. C'est-à-dire qu'ils vont travailler en France, rassurez-vous, et vont participer, par exemple, à éduquer d'autres enfants, à travailler dans les forêts. Bref, à participer aux efforts pour redresser le pays. Entre la guerre et redresser le pays, franchement... Et avoir 18 ans, passer un an à s'occuper des services civiques, ça vaut le coup. C'est justement là qu'il va falloir travailler et se dire, mais il n'y a pas une option C, D, E. Et puis réfléchir, parce que ça peut nous retrouver sur le coin de la figure. Je ne dis pas ça, je ne suis pas un médium qui vous annonce quelque chose, pas du tout. C'est un exemple extrême pour vous expliquer l'importance. Quand le compromis arrive, demandez-vous s'il est vraiment au centre ou simplement mis en scène. parce que Parce que c'est celui qu'on voulait avoir en finalité. Et si vous sentez qu'on vous pousse vers une fenêtre, passez par la porte et changez votre façon de penser. Merci d'avoir écouté cet épisode. Oui, oui, c'était choc. Merci d'avoir écouté cet épisode. N'hésitez pas à laisser vos avis sur Spotify, Apple Podcast. Nous continuons à évoluer naturellement dans quelque chose qui nous ressemble. Et on se retrouve très bientôt quand il sera minuit à Bali.