Speaker #0Vous l'avez certainement croisé, vous avez certainement vu des vidéos ou écouté des podcasts sur la fatigue, la fatigue mentale. On parle de charge mentale, de fatigue mentale et on parle souvent un petit peu de... on le place dans tous les sens. On fait des recettes, on fait des méthodes et bien aujourd'hui on va parler de cette fatigue mentale qui n'est pas une fatigue traditionnelle, une fatigue classique telle qu'on peut l'entendre, mais plutôt un conflit intérieur. Et donc à la fin vous allez comprendre pourquoi votre fatigue mentale... Vous entendez les coques derrière moi, en plus il est assez tard parce qu'il est quasiment minuit à Bali justement, vous entendez encore ces coques chanter la nuit, je ne sais pas pourquoi, ils doivent être déréglés, ou justement ils ont une fatigue mentale. Oh, le rebondissement, David tu es extraordinaire. Bon, en réalité oui, donc à la fin vous allez comprendre pourquoi votre fatigue mentale ne se règle pas uniquement avec du repos, et comment on va repérer ce conflit intérieur qui l'alimente. C'est intéressant, je vous parle... tenez debout, qui gérez, qui êtes fonctionnels, tout va bien, mais qui sentez que ça use quand même, et que vous avez envie tout simplement de retrouver une clarté, un équilibre sans vous raconter d'histoire. Et si vous traitez votre fatigue mentale comme un problème de sommeil, de vitamine ou d'organisation, vous risquez de perdre des mois, voire des années, parce que vous n'êtes pas en manque d'énergie, tout simplement, vous êtes en tension. Et sans clarté, vous n'engagez pas de décision alignée, souhaitable, donc votre cerveau reste en mode survie. Donc la fatigue mentale n'est pas de la fatigue, c'est un conflit intérieur, c'est ce que nous allons voir dans cet épisode Il est minuit à Bali L'heure de notre rendez-vous avec l'évolution naturelle. Un moment rien que pour vous, une pause, pour découvrir d'autres philosophies de vie, des modes de pensée différents. Milieu à Bali vous offre la possibilité d'explorer ce que nous sommes vraiment, de mieux comprendre ce qui nous anime, ce qui nous fait vibrer, aimer et avancer. Ce qui peut nous permettre d'être plus en équilibre, plus heureux. Je m'appelle David Mott, je suis accompagnateur en évolution naturelle, Master Coach certifié, mais je me définis plutôt comme un explorateur du vivant. Ce qui m'intéresse tout particulièrement, c'est le changement, celui qui nous prépare ou celui qui nous surprend. Ensemble, nous allons dépasser nos limites, réinventer notre vie ou la vivre autrement. Parce qu'il n'est jamais trop tard de devenir la personne que vous avez toujours voulu être. Et c'est maintenant, quand il est minuit. Ah bah oui ! Il y a... Trois phrases, trois idées importantes à retenir sur la fatigue mentale. La fatigue mentale, c'est souvent le bruit d'un conflit de loyauté. Vous tenez une vie qui marche tout en étouffant une partie de vous. Ce conflit vous coûte cher parce qu'il crée une domination permanente. Votre tête travaille même quand vous êtes arrêté. La sortie n'est pas de se reposer plus, c'est de nommer le conflit. de choisir une priorité minimale et d'en faire un petit ajustement concret. Vous voyez, on ne parle pas de grandes choses, de grosses méthodes. Le premier, soyons clairs, c'est que la fatigue physique, on la connaît. Vous faites un effort et puis vous récupérez. La fatigue mentale, elle, elle a un truc particulier. C'est que vous pouvez dormir et vous vous réveillez avec la même fatigue, déjà lourde, comme si vous n'aviez pas dormi. Vous pouvez partir en week-end et revenir encore plus fatigué, plus vide. Vous pouvez lever le pied et pourtant votre tête continue à mouliner. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas une fatigue d'effort, c'est une fatigue de tension. La plupart du temps, elle ressemble à ça. D'un côté, il y a ce que vous faites, votre rôle, votre job, votre rythme, votre image, vos responsabilités. Et de l'autre, il y a ce que vous ressentez. Un appel, une envie, une lassitude, une question de temps, une limite atteinte. Et entre les deux, vous faites le pont. Vous faites le pont, tous les jours. Vous vous mettez entre les deux. Vous êtes loyal à votre équipe, votre famille, votre stature, votre cohérence. Et en même temps, vous êtes loyal à une autre vérité, plus intime. Là, ça ne me ressemble plus. Le résultat, ce n'est pas un drame, c'est un frottement permanent. Et ce frottement finit par devenir une fatigue mentale, une charge mentale. Je vous ai parlé tout à l'heure, on en parle souvent de cette charge mentale. C'est l'irritabilité, parfois une baisse de confiance en soi. Genre, je suis même plus capable d'être clair. Et pourquoi ça épuise ? Parce que votre cerveau tourne en arrière-plan. Le conflit intérieur a une conséquence mécanique. Il lance des boucles. Même quand vous faites autre chose, votre tête continue de calculer. Est-ce que je reste ? Est-ce que je change ? Est-ce que je l'exagère ? Est-ce que je suis ingrat ? Est-ce que je vais tout regretter ? Et c'est épuisant parce que ce n'est jamais tranché. Vous voyez le piège ? Vous cherchez une solution propre, parfaite, qui ne blesse personne, qui ne fait pas de vagues, mais qui vous fait perdre un statut, qui ne vous met pas en risque. Donc votre cerveau garde le sujet ouvert. Tant que ce n'est pas réglé, le sujet ouvert c'est comme une appli qui tourne en rond. Ça ne se voit pas, mais ça consomme tout, ou en grande partie. Et c'est pour ça que beaucoup de gens se trompent le diagnostic. Ils pensent « je suis fatigué, donc je vais récupérer » . D'ailleurs, on dit souvent à des personnes, quand elles vous disent « je suis fatigué, je suis crevé, j'en peux plus » , « va te reposer » . Ils pensent « je suis fatigué, je dois récupérer » . Alors, ils ajoutent des hacks, des routines, des to-do list, des applis du sommeil, et deviennent de plus en plus fatigués, parce qu'ils empilent des couches sur un moteur qui chauffe déjà. Je parle souvent des personnes que j'accompagne, et je me souviens d'une personne, là aussi, que j'accompagnais. très très solide en apparence, qui vraiment avait une maîtrise des choses. Je sentais qu'elle voulait vraiment aussi maîtriser les choses. Donc très solide en apparence. Et elle me disait, j'ai pas un burn-out. Je tiens. Mais dans ma tête, en fait, j'en peux plus. Je me rends compte que j'en peux plus. Elle avait tout essayé. Mieux dormir, le sport, l'organisation, les vacances. On lui avait dit, son patron lui avait dit, lève le pied. C'est ce qu'elle a fait. Et à chaque fois, ça allait un peu mieux. Puis ça revenait. Et en discutant, le conflit est apparu en deux phases. C'est « je veux être irréprochable parce que je suis celle sur qui on compte » . « Je veux être irréprochable parce que je suis celle sur qui on compte » . Genre, si jamais j'arrête, tout va s'écrouler. Et en même temps, « j'ai pas envie de vivre comme ça » . Vous voyez, deux phrases différentes. Et si ce n'était pas un manque de courage, c'était une double loyauté. La loyauté au rôle qu'elle avait professionnellement ou même dans la famille. Et la loyauté à sa vérité intérieure. Et le jour où elle a dit à Voirotte, mon épuisement vient du fait que je me trahis un peu chaque semaine, il s'est passé un truc. Il s'est passé un truc très simple. Elle s'est sentie soulagée. Mon épuisement vient du fait que je me trahis un peu chaque semaine. Tout n'a pas été réglé. Là aussi, je le précise toujours, tout n'est pas réglé en une seule phrase. Mais au moins, elle a posé un diagnostic juste. Je vous rappelle, quand nous travaillons en accompagnement, c'est aussi à vous et c'est surtout à vous. de poser le diagnostic, de dire je ressens ci, je ressens ça. Et ensuite, on n'a pas tout changé, mais on a fait un micro-ajustement, un nom clair sur un sujet précis pendant 15 jours. Et on a continué ainsi de suite. Et c'est là que sa fatigue mentale a commencé à baisser. Pas par magie, mais parce que la tension intérieure avait diminué. La sortie, il faut la nommer, la choisir et l'ajuster. La sortie n'est pas de trouver votre passion dès demain matin, c'est de ne pas tout quitter. Ce n'est pas non plus de tenir encore plus fort. La sortie, c'est plus simple. J'ai presque envie de dire plus adulte. C'est nommer le conflit intérieur, puis de faire un ajustement testable. Parce qu'ici, dans cet épisode, dans ce podcast, au fond, c'est ça, c'est un espace pour traverser l'émotion, retrouver de la clarté et aller vers une décision soutenable. Donc, on fait dans l'ordre. On va nommer le conflit. Par exemple, je suis en tension entre X et Y. ensuite on va choisir une priorité minimale pas toute ma vie mais qu'est-ce que je veux protéger en premier et ensuite on va ajuster une chose une limite, une simplification une micro-décision et là ça donne un truc important la clarté ne vient pas toujours en pensant plus, elle vient souvent en testant je ramène à Bali un petit peu pour donner un petit peu de légèreté à Bali vous voyez souvent des scooters qui font un bruit bizarre en montée On a beaucoup de montées et de descentes à Bali, et puis des routes aussi qui sont bien défoncées. Mais quand je double, que je croise des scooters, le bruit est infernal. Et le moteur, il fait un bruit super bizarre, et ça n'a pas l'air de déranger les balinés. Mais pourquoi il fait ce bruit bizarre ? Parce que le moteur force. C'est la fatigue mentale, c'est un peu pareil. Sauf que le moteur, c'est vous, en fait. Et le conflit intérieur, c'est comme rouler avec un peu de frein et un peu d'accélérateur en même temps. L'accélérateur, c'est je continue, je tiens, je suis responsable. Et le frein, c'est j'en peux plus. Ça ne me ressemble plus, je veux autre chose. Et si vous avez déjà... J'ai un chat dans la gorge, je ne sais pas si vous l'entendez. Donc si vous voulez, si ça ne vous convient pas, si vous sentez que ça chauffe, que ça résiste, c'est parce que vous roulez avec l'accélérateur et le frein. Résultat, ça chauffe. Et plus vous insistez, plus ça chauffe. La solution, ce n'est pas... Je vais y arriver. La solution, ce n'est pas d'acheter un meilleur casque. La solution, c'est de relâcher... soit l'accélérateur, soit le frein. Mais légèrement. On n'a plus la peine à chaque fois de forcer les choses. Évidemment, quand on parle des gens qui sentent cette charge mentale, qu'est-ce qu'ils font ? Ils disent « je vais optimiser ma fatigue » . Donc vous ajoutez des outils, du sommeil, de l'organisation, de la supplémentation, de la méditation, du sport. Je suis pour la méditation, vous le savez. Le sommeil est très important, mais tout ça, ça peut aider bien sûr. Mais si le conflit reste intact, vous améliorez le confort sur une route qui n'est plus la vôtre. Vous voyez, on parlait du scooter tout à l'heure, c'est ça. Mais pourquoi ça échoue ? Parce que vous ne traitez pas la tension intérieure, vous traitez les symptômes. Là, vous pouvez vous dire, je vais m'échapper. Vous échappez, vous partez, vous décrochez, vous changez d'air, bye bye. Et sur le moment, ça fait du bien, c'est normal. Par exemple, en début d'été, au mois de juin, vous en avez marre, vous n'en pouvez plus. Mais intérieurement, encore une fois, c'est une charge mentale. Vous assurez quand même le boulot. Vous dites, de toute façon, je vais partir pendant un mois en vacances, et ça va me faire du bien, et ça vous fait du bien. Ça vous fait du bien. Partez en Grèce, en Italie ou à Palavas et ça vous fait du bien. Mais au retour, la fatigue mentale revient. Pourquoi ? Parce que le conflit est toujours là. Et parfois, elle échappe ou vous a fait même plus de mal. Parce qu'elle vous montre à quel point vous n'avez pas envie de reprendre le boulot ou votre vie, votre quotidien. Je ne vais pas vous laisser comme ça, bien sûr. Je vais vous proposer... Un exercice très simple, moins de 10 minutes. Si vous testez ce truc après cet épisode, faites ceci, vous pouvez le faire ce soir, maintenant, ou plus tard. L'exercice des trois colonnes. Ça dure 9 minutes. Vous prenez une feuille et vous écrivez dessus, colonne 1, « Si je continue à porter » . Donc, « Si je continue à porter ça, ça ou ça » . La colonne 1, c'est le nom, c'est « Si je continue à porter » . C'est une simple phrase qui dit « Si je continue à porter ceci ou ça » . La deuxième colonne, c'est... Ce que ça me coûte, en deux, trois mots, énergie, sommeil, irritabilité, présence, joie peut-être, estime. C'est la deuxième colonne, juste à côté de ce que je continue à porter. Voilà ce que ça va me coûter. Et la troisième colonne qui se trouve donc, un, ce que je continue à porter, deux, ce que ça me coûte, la troisième c'est ce que je protège vraiment. Et donc ça va être la sécurité, l'image, la stabilité, la loyauté, la reconnaissance, la famille. Oui, c'est ce que je protège vraiment. Et puis vous entourez une chose. Le plus petit ajustement possible cette semaine pour réduire la tension. Un non, à un moment donné. Une simplification, un choix, une priorité, un rendez-vous annulé, une limite posée. Je n'insisterai jamais assez sur la notion de poser ses limites, tout en respectant bien sûr les limites que les autres posent pour vous. Ce n'est pas un grand saut, c'est un réglage. Essayez de mettre ça en place. L'exercice des trois colonnes, ce que je continue à porter. et quelque part qui ne m'appartient pas. Par exemple, je continue à amener mes enfants qui ont 18 ans à l'école, c'est important, je dois les amener à l'école, même s'il y a un bus, je le fais tous les matins, je les amène à partir de 7h du matin, je les amène à l'école, c'est un peu loin, je continue à porter ça parce que c'est important. Qu'est-ce que ça me coûte ? Ça me coûte du sommeil, parfois de l'irritabilité, peut-être un peu de joie éventuellement, mais de l'estime de moi, ok. Qu'est-ce que je protège vraiment ? En fait, je protège mon besoin de reconnaissance, mon besoin de loyauté vis-à-vis des enfants, ma famille. Et puis vous pouvez très bien dire, je ne les amène plus tous les jours, mais une fois sur deux, par exemple. Alors bien sûr, il y a la notion de sécurité. On va trouver aussi plein de raisons de continuer à le faire. Mais après tout, vous pouvez aussi trouver des raisons de ne pas le faire tous les jours. Mais peut-être de donner une part à votre mari ou à votre femme. Ou de trouver un parent d'élève qui peut apporter votre... qui peut amener vos enfants, trouver une solution, un petit ajustement possible. Cette semaine, pour réduire la tension. Ou de dire non, les enfants, vous avez 18 ans, maintenant, vous pouvez vous débrouiller par vous-même. Bon, bien sûr, je parle encore une fois de la notion de sécurité, ça peut être important pour vous. Un choix de priorité, un rendez-vous annulé, encore une fois, et vous dire, voilà, les enfants, le vendre tous les vendredis, je vous amène plus parce que je vais à la piscine, parce que je vais... Donc débrouillez-vous avec les parents d'élèves, surtout quand ils ont 18 ans. Je ne vous donne pas de conseils, bien sûr, sur l'éducation de vos enfants, mais vous comprenez le principe. Et c'est valable aussi dans votre travail. Vous comprenez ce principe-là de fatigue mentale, qui n'est pas une fatigue physique, mais c'est un conflit intérieur. Et si vous vous sentez fatigué mentalement, ce n'est pas forcément que vous êtes cassé. C'est peut-être juste que vous êtes en tension entre deux loyautés, ce que vous devez faire et vous-même. Et tant que ce risque reste flou, votre... tête tourne. Et quand vous le nommez, vous récupérez déjà de l'air. Quand vous nommez ce conflit, déjà, vous récupérez de l'air. Et quand vous faites un micro-ajustement, vous reprenez du pouvoir sur vos choix de vie, votre équilibre et votre trajectoire. Et ce n'est pas une méthode qui va durer 15 ans. Vous pouvez faire ça en 10 minutes, pour un premier test. Essayez. Bien sûr, dans ces colonnes, vous pouvez mettre plusieurs choses. Si je continue à porter, vous pouvez mettre plusieurs choses. Dans ce que ça coûte, vous pouvez mettre plusieurs choses, deux, trois mots, pour chaque conflit ou problème que vous identifiez. Et bien sûr, ce que ça protège vraiment, parce qu'en finalité, pourquoi vous le faites vraiment ? Est-ce que vous le faites vraiment parce que c'est important, parce que c'est sécurisant, ou est-ce que vous le faites parce qu'il y a une notion d'image, de stabilité, de loyauté, de reconnaissance ? Pourquoi on le fait vraiment ? C'est une vraie question. Voilà, si vous êtes reconnu en écoutant cet épisode, n'hésitez pas à me... à me contacter, je serais vraiment très heureux de voir ça avec vous, de voir ces trois lignes qui suffisent, qui vous pèsent, ce que vous n'arrivez pas à apporter, ce que vous n'arrivez plus à apporter, ce que vous pouvez retrouver, et puis bien sûr à abonner-vous, abonnez-vous à Facebook. Un jour je vous montrerai Instagram quand je serai grand, quand j'aurai le courage, et puis je vous proposerai aussi bien sûr des accompagnements et des formations, pourquoi pas, parce que ça me passionne, je suis vraiment passionné. Plus je fais des épisodes sur le changement, plus je m'aperçois qu'en fait on a beaucoup, beaucoup, beaucoup de... d'outils à notre disposition, de réflexion à notre disposition, que quelque part, nous avons tout à notre disposition, et qu'il faut aussi passer à l'action, et que je peux vous aider à passer à l'action, et que vous pouvez aussi avoir des gens autour de vous qui peuvent vous aider à passer à l'action. C'est vraiment primordial. Merci d'écouter ce podcast. Ça me fait chaud au cœur. J'aime pas cette expression, d'ailleurs. Ça me fait plaisir, tout simplement. Ça me fait plaisir de partager ça avec vous, parce que c'est important pour moi de le partager. Et puis, on se retrouve la semaine prochaine, tout simplement, quand il sera minuit à Bali.