Speaker #0Il est minuit à Bali, l'heure de notre rendez-vous avec l'évolution naturelle. Un moment rien que pour vous, une pause, pour découvrir d'autres philosophies de vie, des modes de pensée différents. Minuit à Bali vous offre la possibilité d'explorer ce que nous sommes vraiment, de mieux comprendre ce qui nous anime, ce qui nous fait vibrer, aimer et avancer. Ce qui peut nous permettre d'être plus en équilibre, plus heureux. Je m'appelle David Mott, je suis accompagnateur en évolution naturelle, Master Coach certifié, mais je me définis plutôt comme un explorateur du vivant. Ce qui m'intéresse tout particulièrement, c'est le changement, celui qui nous préparons ou celui qui nous surprend. Ensemble, nous allons dépasser nos limites, réinventer notre vie ou la vivre autrement. Parce qu'il n'est jamais trop tard pour devenir la personne que vous avez toujours voulu être. Et c'est maintenant, quand il est minuit, à Bali. Nous avons tous des projets en tête, des envies d'autres horizons, professionnels ou personnels, de faire les choses différemment, de nous évader. Les changements sont nombre grands ou petits, mais demandent à la fois une préparation, mais surtout de passer ensuite à l'action. Et là, c'est une autre histoire, car si nous pouvons facilement nous imaginer une autre vie, nous sommes souvent face à des blocages qui nous empêchent d'avancer. Et le plus grand d'entre eux... C'est avant tout nous-mêmes. Nous sommes à la fois notre meilleur ami et notre pire ennemi. Quand il s'agit de passer à l'action, c'est loin d'être évident. Dans les épisodes sur l'inconscient et sa place dans notre vie, c'était les épisodes 8, 9 et 10, puis nous en avons également parlé dans l'idée de la motivation, de comment trouver la motivation, je reprenais la métaphore de l'éléphant et de son conducteur. C'est important. Le conducteur représentant notre rationalité, notre capacité de planification, et notre conscient. Tandis que l'éléphant, lui, symbolise notre émotion, nos émotions, nos réflexes de survie, notre inconscient. Notre mode de pensée rapide, automatique et intuitif, c'est notre éléphant. Il opère sans effort conscient et réagit immédiatement à des stimuli ou des situations en s'appuyant sur les raccourcis mentaux et les associations. Ce système est instinctif et fonctionne en dehors de la conscience et du conducteur. Donc, il est actif en permanence. nous permettant de réagir rapidement sans avoir à réfléchir longuement sur ce qui est souvent très utile pour gérer les tâches quotidiennes et décisions simples, rapides. Le conducteur, lui, le conscient, c'est le mode de pensée lent, réfléchi et analytique. Contrairement à son éléphant, il demande un effort conscient et intervient lorsqu'une situation nécessite de la concentration, de la logique ou d'analyse approfondie. Le conducteur est donc activé lorsque nous résolvons des problèmes complexes, faisons des calculs ou prenons des décisions importantes. Le conducteur et son éléphant sont indissociables. Ils travaillent et vivent en étroite collaboration, le conducteur essayant de diriger son éléphant dans la direction qu'il souhaite et son pachyderme étant plutôt routinier, cherchant la sécurité et utilisant des réflexes de conservation. D'ailleurs, Daniel Kahneman, dans son livre Réfléchir vite ou lentement, démontrent que notre comportement et nos décisions sont souvent le fruit d'un équilibre délicat. Contrairement à Jonathan Haidt, celui qui a créé la métaphore de l'éléphant et du conducteur, Kahneman nomme l'inconscient le système 1 et le conscient le système 2. Alors, le système 1, l'inconscient, est rapide et efficace pour prendre des décisions simples. Le système 2 est notre conscient et il est crucial pour les choix. plus important, nous y retrouvons la relation, donc, entre le conducteur et l'éléphant. L'éléphant joue un rôle central dans la motivation. Si notre objectif ne suscite pas une implication de notre inconscient, il sera difficile pour lui de s'y engager durablement. Il joue donc un rôle central dans la motivation. Oui, oui, oui, oui, je sais. Nous l'avons déjà vu. Nous en avons déjà parlé. Mais il est pour moi important. de nouveau, de revenir sur l'importance de notre inconscient et cette relation avec notre conscient, parce que c'est central si nous voulons évoluer naturellement. Donc, excusez-moi, pardon, d'être revenu sur cette notion de métaphore entre l'éléphant et le conducteur. Je peux être lourd, mais j'ai vraiment envie, peut-être même besoin, que vous compreniez que notre inconscient nous joue parfois des tours, nous ralentit, et justement, il participe à la stratégie pour réussir à atteindre nos objectifs. Car si un objectif ne suscite pas d'émotions positives de la part de notre inconscient, il va être difficile de s'y engager durablement. Car notre éléphant a une forte tendance à freiner des quatre pattes quand il s'agit d'essayer autre chose. D'instinct, il va considérer que ça fonctionne déjà très bien comme ça, il n'y a pas de raison de changer. Et dans son écosystème, notre inconscient, tout changement va lui demander de l'énergie et de l'adaptation, dont des efforts qu'il n'a pas envie de réaliser. Je suis sûr que ça résonne. avec des décisions que vous avez pu prendre, des changements que vous avez dû faire, et tout d'un coup vous vous êtes dit non, non je ne vais pas le faire, c'est trop compliqué, c'est trop complexe, ça va me transformer la vie. Et puis il y a ça, ça et ça qui ne va pas fonctionner, ça ne va pas marcher. C'est votre éléphant qui résiste. Je vous donne un exemple. Quand j'ai décidé de vendre les parts de ma société et de vivre à Bali, tout ne s'est pas fait en un jour. Et ça fait que je réfléchis à l'idée même de ce changement radical. Je n'étais pas conscient que mon éléphant avait besoin d'une grosse motivation. Moi, ça me semblait assez logique. Mais lui, il a tout fait pour me faire reculer. Et il était en effet hors de question qu'il sorte de sa zone de confort. J'étais bien chez moi, tranquille. Chaque embûche, chaque problème rencontré, résonnait comme un invertissement de la part de mon éléphant pour me démontrer que ce n'était pas une bonne idée, que tout n'était pas aligné, qu'il n'y avait aucune raison de changer les choses. Son petit confort personnel, ses petites habitudes, lui, ça allait très bien. Consciemment, j'avais l'impression d'avoir tout prévu, de gérer le changement. Mais j'étais comme paralysé par l'idée de tout mettre en action, de passer de la théorie à la pratique. Alors la théorie, je la connaissais. Je m'étais organisé étape par étape. Je vais faire ci, je vais vendre ça. Ensuite, je vais déménager, je vais faire des checklists. Je me suis informé, renseigné. Mais j'avais toujours l'impression qu'il me manquait quelque chose, que je n'étais pas prêt, que je n'étais pas tout à fait prêt. Je voulais absolument tout maîtriser. Et je repoussais au lendemain le véritable changement, négociant avec moi-même pour gagner du temps sans me rendre compte que... En fait, je m'auto-sabotais. Dès que j'avais trouvé une idée, dès que j'avais trouvé une solution, ce n'était pas complètement la bonne, il fallait encore que j'y réfléchisse, que je trouve une autre idée, une autre solution. Je sais maintenant que mon éléphant aurait été beaucoup plus enclin à travailler dur si j'étais allé le chercher, l'interpeller, si j'avais écouté mes émotions. Mieux, mieux, si j'avais été honnête avec moi-même, car il aurait alors ressenti de l'enthousiasme et de l'engagement pour atteindre mon rêve, ou plutôt notre rêve. Nous l'avons d'ailleurs vu dans un précédent podcast sur la motivation. Pour qu'un changement soit durable, il est essentiel de toucher l'éléphant, notre inconscient. Les décisions ne sont pas toujours rationnelles, elles sont même souvent guidées par des émotions. J'ai envie de partir de Paris, j'ai envie de partir de Marseille. C'est l'émotion parce qu'on en a marre, parce qu'on ne peut plus, on ne supporte plus certaines choses. Les émotions d'abord, et puis ensuite vient le côté rationnel, donc ce n'est pas toujours rationnel. Ça signifie que les initiatives de changement doivent susciter une réponse aussi émotionnelle positive. Une conversation s'installe alors entre notre inconscient et notre conscient, l'éléphant et son conducteur. Tu veux quoi le conducteur ? Quitter son job ? Pourquoi faire ? Mais attends, c'est bon, t'es bien là-bas. Ouais, tes collègues de travail sont pas cool. Et alors ? Tu crois que dans la vie c'est facile ? Pourquoi tu me sollicites ? T'as vraiment besoin de moi ? Ton truc, c'est pas très motivant. Ça va durer longtemps ? Ça va être dur ? Je suis pas sûr d'avoir envie. T'es sûr que t'as vraiment envie, toi ? Et comment tu l'imagines, ce changement ? Vas-y, vas-y. Ah, tu vois, t'as pas toutes les billes, hein, t'as pas... Y a encore des trucs qui vont pas. Attends un petit peu. Pourquoi Bali, pas le Portugal ? C'est plus près. Et puis tes parents, ta famille, tu veux les abandonner ? Et si nous n'avons pas les réponses ? Et que la conviction ou les motivations du conducteur ne sont pas précises ? L'inconscient continuera sa route habituelle, voire même freinera. Pourquoi changer si le conducteur lui-même ne sait pas où il va ? Ça va, la suite vous la connaissez, puisque je vis maintenant à Bali, depuis plus de 12 ans. Et pour cela, j'ai dû lâcher prise. Répondre à ces questions, arrêter de tout rationaliser pour laisser une place d'imprévu. Me faire confiance, voilà, faire confiance. Et donc faire confiance à l'implication de mon inconscient, une fois qu'il a compris que j'étais vraiment motivé et que je lâcherai rien. Dans le cadre du management, dans une entreprise, dans une société, pour atteindre notre objectif, notre destination, il ne suffit pas de donner des directives floues aux collaborateurs, aux conducteurs de nos collaborateurs. Si on parle à nos conducteurs de nos collaborateurs, en leur donnant quelque chose de ouais, bon, faire ça, c'est… Il faut être précis. Si le conducteur n'a pas de billes pour motiver son éléphant, vous allez droit à l'échec. Un objectif clair oriente nos actions et motive notre éléphant. C'est donc aussi du côté professionnel qu'il va falloir toucher non seulement le conducteur de nos collaborateurs, mais aussi la partie émotionnelle d'un switch. Comment opérer les changements quand le changement est difficile ? Les auteurs nous conseillent de fixer les objectifs de destination concrets qui permettront aux conducteurs de garder le cap et à l'éléphant de rester motivé. Ils en parlent aussi de l'éléphant, de notre inconscient. Par exemple, au lieu de dire aux collaborateurs nous allons améliorer notre communication ça ne veut rien dire. Ça veut dire, ça ne veut rien dire. Il est plus efficace de formuler un but précis et atteignable comme augmenter le nombre de réunions d'équipes hebdomadaires de 2 à 4. d'ici la fin du trimestre, ce qui permettra d'améliorer la communication. Cette approche réduit l'incertitude et crée une vision tangible du succès, ce qui va faciliter la mobilisation de l'éléphant de vos collaborateurs. Si la même entreprise ou une autre, une société, souhaite améliorer la satisfaction des employés, elle ne doit pas se contenter de mettre en place des politiques de ressources humaines. C'est très mignon, c'est très gentil, mais c'est... inutile, ça ne sert pas à grand chose si on ne touche pas l'émotion, le cœur des employés, des humains. Et pour toucher l'éléphant, on peut par exemple organiser des événements de type building, des activités de reconnaissance des employés ou des sessions de feedback où les employés peuvent partager leur expérience. Ces initiatives créent un environnement émotionnellement positif, renforçant ainsi l'engagement des employés envers l'entreprise. Je suis écouté, je suis considéré, je ne suis pas simplement. employé, mais je participe à l'avenir de l'entreprise. Le rôle de l'éléphant, notre inconscient, dans le processus de changement est primordial. En tant que moteur émotionnel, il influence la motivation, la résistance et l'engagement. Pour réussir un changement, il est essentiel de l'impliquer, cet inconscient, et de trouver des moyens de l'inspirer, de le rassurer et de le motiver. On ne peut pas faire ça seul, on a besoin de notre inconscient. Parce que l'éléphant est à la fois un frein, si nous ne sommes pas clairs, dans la définition même de nos objectifs, et un booster, quand il a compris qu'il sent qu'il va s'amuser, qu'il va pouvoir aider et même se challenger. La stratégie gagnante, c'est donc d'impliquer notre inconscient, de lui donner envie, de lui montrer que c'est possible, et de montrer par nos actes, bien sûr, par nos paroles, que nous avons envie de le faire, que nous n'avons pas de doute. C'est alors que nous pourrons gagner et réussir ce que nous avons souhaité entreprendre. Une approche qui combine une vision claire apportée par notre conducteur avec une compréhension des émotions et des motivations de notre éléphant, notre inconscient, est la clé pour opérer des changements durables et efficaces. Au risque d'ailleurs que si, en revenant par rapport à une entreprise, une société, au risque que les employés, les collaborateurs, se sentent manipulés. Si jamais vous ne restez que sur la partie conducteur, à un moment donné, vous allez dire, mais ça ne correspond pas avec mes émotions. En fait, on m'a roulé dans la farine. On ne prend pas en compte ce que je dis. Si nous souhaitons sortir de la paralysie de la décision, de passer véritablement au changement, professionnel ou personnel, il va falloir passer de la rationalisation, de la volonté de tout maîtriser, des tableaux Excel et autres logiciels de management. Nous allons devoir arrêter de vouloir tout anticiper et se faire confiance, écouter ses émotions, se projeter dans le changement, l'incarner en acceptant que nous n'allons pas forcément tout réussir de suite, bien sûr, que certaines étapes... pour peut-être nous échapper. Mais on l'a vu, c'est ça qui est aussi intéressant, c'est de tomber et de se relever. Nous allons aussi devoir faire confiance à notre inconscient pour faire son job, nous rendre plus forts, plus souples et plus agiles, à condition bien sûr qu'il ait à la fois compris nos doutes et son rôle moteur pour donner la force, l'envie et le plaisir de changer. C'est comme le matin. Quand vous n'avez pas forcément envie de vous lever le matin, parce que votre inconscient sait que de toute façon vous n'avez pas envie de vous lever le matin, pourquoi ferait-il l'effort de vous réveiller ? Par contre, quand vous partez en vacances, le départ des vacances, vous êtes réveillé une heure plus tôt, c'est normal, votre inconscient a envie de partir en vacances, lui aussi de profiter, de prendre du plaisir. L'étape entre la préparation d'un projet et sa réalisation passe inévitablement par des périodes de doute, souvent créées, encore une fois, on l'a vu par notre inconscient, qui va nous rappeler la folie de notre projet, qui n'est pas raisonnable. Et ce n'est pas nous proches d'ailleurs qui vont s'en charger, qui vont nous motiver. Car leur propre inconscient ne conçoit pas de faire le changement que vous vous apprêtez à faire. Eux, ils n'ont même pas la démarche, ils n'ont même pas consciemment pensé que c'était possible. Donc du coup, leur inconscient et leur conscient vont dire non, non, ne le faites pas. Ne le faites pas. Et ce n'est pas ça qui va vous aider. Non, non. Rapprochez-vous de votre inconscient, de votre éléphant. Rassurez-le. Écoutez-le tout en lui montrant que vous vous êtes décidé. Hé ! arrêtez de vous poser 10 000 questions en cherchant une réponse à toutes. De toute façon, vous ne les aurez pas. Ben, fixez-vous une date précise. Voilà. Dites-vous, fixez-vous une date précise. C'est à ce moment-là que je prendrai ma décision. Ça vous permettra de très naturellement vous préparer au changement. Et puis après, c'est à vous de jouer. De jouer avec votre conscient et votre inconscient. Merci d'avoir écouté cet épisode. J'espère qu'il vous aura intéressé, qu'il vous aura plu, comme tous les autres épisodes. N'hésitez pas, bien sûr, à aller sur la page Facebook. parlez-moi. Peut-être que vous avez d'autres visions de cet inconscient, peut-être qu'il vous a freiné, peut-être qu'il vous a aidé. N'hésitez pas à en parler. Allez également sur les plateformes, différentes plateformes, laissez des avis bien évidemment. Et moi je vous retrouve quand il sera minuit à Bali.