Speaker #0Il est minuit à Bali, ou presque minuit à Bali, nous sommes sur le journal des résolutions, et voici une nouvelle résolution, et oui parce que tous les jours, pendant 31 jours, je vous propose des résolutions, des choses à faire, à mettre en pratique, ou pas, encore une fois c'est à vous de choisir, vous avez le choix, le choix de faire ou pas faire, pour vivre autrement, différemment, des petites choses, des petites choses à mettre en place, et aujourd'hui je vais vous parler plus rapidement, parce que la dernière fois... Je vous avais promis de faire des épisodes courts, mais à chaque fois je me sens enflammé, très motivé pour vous parler, et je me retrouve à faire peut-être des podcasts un peu longs, des épisodes un peu longs, donc cette fois-ci ça va être un petit peu plus court. Je vais vous rappeler une chose essentielle. On avait parlé il y a quelques mois de ça dans un épisode que je vous conseille bien sûr d'écouter, sur le hikigai, de l'importance d'avoir un but dans sa vie. Quelque chose qui nous maintienne, qui nous tienne mentalement parce que ça nous plaît. Mais je vais revenir dessus parce que c'est important de le comprendre et ça peut être une résolution. Ça doit être une résolution d'ailleurs. On parlait des zones bleues, des zones, dans les endroits dans le monde, il y a des zones bleues, des zones où les gens sont plus heureux qu'ailleurs. Et on parlait d'Okinawa. Okinawa au Japon, il y a des hommes et des femmes qui vivent centenaires et qui ont un secret. Un secret que tout le monde connaît un petit peu mais... Peu de gens, en finalité, le mettent en pratique. Ce secret, c'est le ikigai. Ce ikigai qu'on entend à toutes les sauces un petit peu. On entend beaucoup en délouement personnel ce ikigai, mais qui est travaillé, qui est forcé un petit peu, alors qu'il est en finalité très simple. Dans votre vie de tous les jours, là où vous vivez en ce moment, votre vie professionnelle, votre vie personnelle, parfois ce n'est pas facile, parfois dans votre vie professionnelle, dans votre vie personnelle, vous vivez des choses... qui sont vraiment compliqués, qui vous touchent, comment on fait pour tenir ? Comment on fait pour tenir au jour le jour, au mois au mois, à l'année, toute autre vie ? Comment on fait ? Il y a une chose toute simple, c'est d'avoir, je ne dirais pas un but, parce que le but, on le sait, on l'a vu en philosophie japonaise, le but n'est pas important, c'est le chemin pour arriver à ce but qui est important, c'est l'apprentissage qui va nous réjouir, qui va nous faire du bien, qui va nous permettre de... de grandir au fur et à mesure, qui est intéressant. Le but final, qu'est-ce qu'on fait après ce but ? Non, le Ikigai, c'est plutôt trouver un sens à sa vie, dans le sens, trouver une idée, trouver un hobby, trouver quelque chose qui nous fait lever le matin. Vous voyez ce que je veux dire ? Ça peut ne pas être général, mais ça peut, par exemple, être quelque chose qui nous touche vraiment, qui nous enthousiasme. Et par exemple... Les gens qui habitent à Okinawa, il y a eu des témoignages qui ont été faits par rapport à ces personnes. Et il y avait un monsieur, d'ailleurs vous pouvez retrouver cette vidéo sur internet, qui disait moi, je me réveille tous les matins en pensant à mon potager, à mon jardin, à mon potager, et je me dis tous les matins, je vais voir mes légumes, je vais voir les légumes pousser, et puis je vais essayer de cultiver mon jardin de façon intelligente. Et tous les matins, il se réveille avec cette volonté, ce plaisir. d'aller rencontrer ces légumes, ces végétaux, de faire des expériences, et puis de retrouver aussi ces amis qui sont là autour et qui créent de nouvelles espèces de légumes, qui vont faire aussi des recettes, qui vont manger sainement. Bien sûr, c'est normal à Okinawa, si on vit comme ça, en mangeant beaucoup de légumes, ça veut dire qu'on va vivre plus longtemps. Mais avant tout, quand on a eu cette enquête à Okinawa, quand on a pris ces centaines de témoignages, ça revenait tout le temps. Tout le temps, ça revenait à « moi j'ai donné un sens à ma vie » . Par exemple, un autre, c'est une femme qui disait « moi c'était pour élever mes enfants, les petits-enfants, pardon. Donc à un moment je me suis dit « ma vie, je vais la continuer en élevant mes petits-enfants. J'ai eu des enfants, j'ai essayé de les élever le mieux possible et puis maintenant, c'est mes petits-enfants. Et donc je consacre ma vie à leur apprendre des choses de la vie, justement, à les amener au potager, à leur apprendre des choses sur la nature. » sur la cuisine, à leur donner des valeurs de vie. Ça, c'est le sens de ma vie. Et vous aussi, de votre côté, vous pouvez aussi trouver votre ikigai, votre sens de la vie. Ça peut être la musique, par exemple, apprendre à chanter. Vous dire tout d'un coup, moi j'ai envie de chanter, j'ai envie d'apprendre à chanter, de me réjouir du chant, de sentir mes cordes vocales vibrer, d'être peut-être au milieu d'une chorale. Ça peut être mon ikigai, quelque chose qui, encore une fois, c'est central, qui me donne envie. de me réveiller le matin. Qu'est-ce qui vous donne envie de vous réveiller le matin ? Je parle bien sûr, vous pouvez me dire, ça c'est mes enfants, mes enfants, je suis prêt à tout sacrifier pour mes enfants, c'est ce qui me fait lever le matin. Je ne vous parle pas de ça, je vous parle de vous. de vous centrer sur vous-même, de penser à vous, de penser à ce qui est important pour vous et qu'est-ce qui va vous faire lever le matin. Par exemple, vous allez dire, tiens, j'ai envie de passer une certification en yoga, j'ai envie de passer une certification en yoga, ça me plaît, ça m'intéresse. Et dorénavant, tous les jours, je vais m'organiser pour aller faire du yoga. Pourquoi pas partir en Inde, à Rishikesh et aller faire du yoga ? Pourquoi pas partir à Bali pour faire des formations de... de yoga et devenir teacher yoga, pourquoi pas, parce que c'est quelque part quelque chose qui va me permettre le matin de me réveiller plus en joie. Qu'est-ce que c'est que votre ikigai à vous ? Et ça peut être plein de choses différentes. Nous ne sommes pas assez encore passionnés par quelque chose. Une passion, attention, est personnelle. Je parle bien de quelque chose qui vous fait réveiller le matin, qui vous donne la bonne humeur, la pêche le matin. Ça va être vraiment quelque chose qui va être profond. Pas pour les autres, pas pour gagner de l'argent, pas pour... pour faire pour pour pour du business si votre passion c'est du business tant mieux mais avant tout centrez-vous sur qu'est-ce que je ressens et qui vibre en moi qui me donne envie de me lever le matin ça peut être une bonne résolution de se demander ce qui vous fait lever le matin de bonne humeur et si il n'y a rien qui vous fait lever le bon matin alors cherchez, trouvez parfois on peut en allant chercher dans son enfance par exemple quand on était plus jeune j'ai toujours envie de faire ça et puis ensuite Du coup, on oublie, l'âge adulte arrive, on devient plus sérieux, plus triste, quelque part plus raisonnable, sans doute, et puis on oublie ce qui nous faisait lever le matin. Je vais vous donner un petit exemple, je parlais à une personne que j'accompagne, vous savez que je peux vous accompagner dans le changement, dans le changement de vie, petit ou grand, et justement je parlais de l'ikigai avec une personne, et je lui demandais ce qui pour elle était important et ce qui lui faisait lever le matin. On en a parlé plusieurs séances de cet ikigai, parce qu'elle n'arrivait pas à trouver. Elle me disait, moi je... Au début, effectivement, c'était pour mes enfants. Je suis content de me lever le matin pour mes enfants. Je disais, oui, mais pour toi, toi. Je ne sais pas, que mon mari soit content. Non, je ne suis pas content de ton mari. Non, non, c'est toi. Qu'est-ce qui est important pour toi ? Et au bout d'un moment, elle me dit, mais moi, il y a un truc qui m'a toujours fait kiffer, c'est chanter. Chanter, voilà, chanter. Moi, j'ai toujours aimé jouer au karaoké, mais je n'ai jamais voulu vraiment en faire. Ce n'est pas raisonnable. J'ai dit, essaye, regarde un petit peu autour de toi ce que tu peux faire en karaoké. Et quelques semaines après, elle s'est inscrite pour aller faire du karaoké dans des bars, je crois, dans des restaurants. Elle s'est retrouvée à la fois à chanter en karaoké. Au début, ce n'était pas facile. Ce n'est pas moi qui lui ai appris à chanter ou à faire du karaoké, bien sûr. Mais je l'ai pu l'encourager à suivre ce qu'elle pensait être un ikigai. Puisque c'est cette idée de se lever le matin. Et en fait, au fur et à mesure... Il y a eu deux effets. Le premier, qu'elle était sur scène et elle chantait. Et elle m'a invité d'ailleurs une fois. Je n'ai pas pu venir. Je dois avouer que je n'ai pas pu venir. Mais elle m'a invité parce que moi, je suis sur Bali et elle était en France. Mais elle a fait un petit concours de karaoké. Le but n'étant pas de chanter mieux que les autres, mais simplement de gagner un petit trophée aux applaudissements. Je pense que c'était comme ça. Mais surtout, il y a eu des effets. Le premier, c'est qu'elle s'est libérée en chantant du France Gall, du Michel Berger, du Paul Naref. Merci. éclaté, elle me disait je me suis libéré je me suis fait plaisir, et le deuxième effet qu'elle n'avait pas prévu, c'est qu'elle s'est fait des amis parce qu'évidemment au début elle a franchi un pas parce qu'elle ne connaissait absolument personne, et de de ce pas franchi, elle a commencé à se faire des copains elle s'est commencé, peut-être pas des amis mais des potes, des gens qui chantaient avec elle, qui se sont retrouvés en séance privée pour continuer à chanter ils ont fait une chorale, et maintenant ils chantent ensemble voilà, juste l'ikigai, c'est un exemple d'ikigai Merci d'avoir écouté cet épisode. Je vais devoir vous laisser parce que je pense qu'on arrive à ma porte pour m'apporter mes légumes du jour. Je vous rentre les détails de ma vie quotidienne. On se retrouve demain tout simplement pour un nouvel épisode. Aujourd'hui, la résolution, c'était de trouver ce qui vous fait lever le matin. Merci et à demain.