Speaker #1à Bali. Vous avez sans doute peut-être remarqué que votre énergie change au fil de l'année. Parfois ça va, parfois ça va moins bien, suivant les mois, suivant les périodes. Il y a les périodes où tout semble fluide, motivant, aligné. Et d'autres où vous doutez, où vous avez moins envie, où vous sentez... perdu ou simplement crevé, fatigué. Mais vous savez, ce n'est pas un hasard et ce n'est surtout pas un problème d'ailleurs. Dans cet épisode, je vais vous parler d'un outil simple et puissant, le cycle des quatre saisons de l'évolution naturelle. Alors ce modèle, inspiré à la fois des cycles naturels, de la psychologie et de neurosciences, permet de mieux comprendre où vous en êtes dans votre vie et surtout, pourquoi vous ressentez ce que vous ressentez en ce moment. Chaque saison, on présente une étape que l'on traverse régulièrement dans sa vie, personnelle ou professionnelle. Nous avons le printemps, quand on commence à bouger mais qu'on se sent fatigué ou un peu flou dans ses réflexions, dans ses pensées. Nous avons ensuite l'été, quand on est dans l'action, la réalisation, l'élan, l'automne. Quand on doute, quand on a besoin de faire un point, un break, et puis l'hiver, quand on a besoin de ralentir, de se recentrer sur nous-mêmes, parfois même de faire une pause. L'objectif de cet épisode, c'est donc de vous aider à identifier dans quelle saison vous êtes. Vous êtes actuellement de comprendre ce qui se passe en vous sans culpabiliser et ajuster votre rythme en fonction de vos besoins du moment. Oui, c'est tout un programme. Alors que vous soyez en train de lancer un projet, de traverser une période de creux ou de chercher un nouveau souffle. Eh bien, ce podcast va vous offrir, je l'espère en tout cas, des repères concrets pour que vous puissiez avancer avec plus de sérénité. Voyons ensemble dans quelle saison de votre vie vous vous trouvez. Comme la nature, nous traversons des printemps fertiles, des étés débordants, des automnes d'incertitudes et des hivers silencieux. Reconnaître ces saisons psychologiques, c'est déjà se réconcilier avec soi-même. Parlons ! Pourquoi parler de saison psychologique ? Nous vivons dans une culture qui prêche la performance continue. Il faut rester productif et en plus enthousiaste et créatif, 12 mois sur 12. Pourtant, la sagesse ancestrale d'Hippocrate au texte taoïste rappelle que l'être humain, c'est un animal saisonnier. Lumière, température, rythme sociaux et même habitudes alimentaires influencent notre vitalité. Vous le connaissez peut-être, le coach américain Frederick Hudson a popularisé un cycle en 4 phases qui nous intéresse actuellement. 4 phases qu'il appelle la germination, l'expansion, la décroissance et l'intériorité. On y retrouve ces 4 saisons. Germination, expansion, décroissance et intériorité. Et donc on retrouve cela dans les 4 saisons mais il n'a pas été le seul. Merci. à trouver et à identifier ces saisons. Par exemple, Carl Jung décrivait déjà un printemps de l'âme, donc c'était la découverte de soi, un été d'affirmation, un automne d'intériorisation. et un hiver de transformation profonde. En médecine chinoise, chaque saison correspond à un élément. Chaque saison correspond à un élément, le bois, le feu, le métal et l'eau, et à un mouvement énergétique précis. Le neuroscientifique Andrew Urban insiste sur la lumière du matin pour réguler dopamine et cortisol et rappelle l'impact direct de la photopériode sur notre humeur. Quant à l'anthropologue Van Gannemen, il décrivait déjà les passages de la vie comme des rites saisonniers. Séparation, marge, allégation. Autrement dit, l'idée de saison intérieure à traverser les philosophies, les sciences et la culture. Nous ne sommes pas faits pour l'été permanent. Ce n'est pas tous les jours le bonheur, c'est vrai, il faut le reconnaître. Et à vouloir ignorer l'hiver, nous risquons le burn-out. À refuser l'automne, nous stagnons dans l'autocomplaisance. Accueillir les saisons, c'est surfer sur l'énergie plutôt que de lutter contre la marée. C'est plutôt une métaphore pour les surfers, mais vous avez compris le principe. Mais alors, pourquoi on parle de saisons ? On va rentrer un petit peu dans les détails. La recherche en chronobiologie montre que nos hormones suivent la lumière. A la fonte des neiges, entre mars et avril, les jours s'allongent. La dopamine grimpe, stimulant curiosité, mais la transition fatigue le corps qui doit réajuster son rythme circadien. En plein été, peut-être que c'est le cas en ce moment, l'exposition au soleil élève la sérotonine. L'humeur se stabilise, l'oxytonine favorise sociabilité et confiance. À l'éclinox d'automne, la lumière décline, la sérotonine chute graduellement, tandis que le cortisol, c'est l'hormone du stress, monte pour nous garder en alerte face aux premières fraîcheurs. C'est la période de vulnérabilité à la dépression saisonnière. Vous avez déjà entendu cette expression de la dépression saisonnière. En plein hiver, la faible luminosité augmente la mélatonine, allongeant le besoin de sommeil, invitant au repli et à l'introspection. Et puis on va rajouter à ça les cycles sociaux, comme la rentrée scolaire, le bilan de fin d'année, les vacances estivales. Et ce cocktail biologique et culturel explique pourquoi votre élan d'avril diffère tant. de votre inertie en novembre et tout cela vous amène à mieux comprendre pourquoi nous parlons de saison dans notre évolution naturelle, car en fait elle se rapproche en tout point de la météo que nous connaissons déjà et qui rythme les jours, les mois et les années qui passent. Alors, on va se rapprocher de ces quatre saisons qui nous intéressent de plus près les quatre saisons de notre évolution naturelle. Nous aurons donc le printemps. Le printemps, nous appelons ça la fatigue créatrice. Le cliché veut qu'avril soit synonyme d'énergie. Or, beaucoup ressentent une lassitude printanière. C'est le changement d'heure, le pollen, les surcharges de projets. Notre psyché qui bouillonne dès l'an nouveau. Mais notre corps traîne encore des loups d'heure hivernales. Et là on a... mille idées, on est impatient et puis on a des coups de barre soudain. Et puis le risque, c'est la dispersion, la décision hâtive. C'est alors que dans ce printemps, il va falloir clarifier le sol avant le sommet. Prendre un carnet, noter tout ce qui nous tente, puis envoyer archiser. Comme le jardinier éclaircit ses semis, vous allez choisir trois priorités et vous allez les nourrir. Vous allez intégrer également un rituel d'activation douce. Dix respirations profondes au lever, quand vous vous réveillez le matin, une petite marche de vingt minutes à la lumière du matin. Comme disait Héraclite, la force qui est en nous se renforce par l'action. Ensuite, nous avons l'été, la calmie expansive. C'est la phase où vous agissez presque sans effort, porté par la lumière et la convivialité. Après le printemps, vous avez encore des petits coups de barbe, des plats d'idées, vous êtes très créatif. Là, l'intérieur se fait paisible, vous avez moins de rumination, vous êtes métacognitif, comme on dit. Moins de rumination, métacognitif, plus de présence dans l'instant. Alors les signaux, si j'ose dire, pour l'été, c'est plus de fluidité, de confiance, de grande sociabilité. Vous êtes bien, quoi, en fait. Vous êtes bien, bien dans votre peau, bien dans ce que vous faites. Bien sûr, il faut oublier ses limites et la surexposition sociale, parce que dans ces cas-là, ça peut aussi vous plomber, parce que vous êtes vraiment rayonnant. Dans cette période de l'été, il va falloir alterner propulsion et récupération. C'est là que vous introduisez des micro-siestes méditatives de 10 minutes. Oui, parce qu'il va falloir se protéger là aussi, pour garder l'été le plus longtemps possible. On va s'hydrater, bien sûr. Protégez vos soirées pour maintenir l'énergie au long cours. Et souvenez-vous de la Maxime Zenne. Le bambou pli ne rompt pas. Préservez votre flexibilité. C'est le gage de la longitivité. Alors, nous avons vu qu'au printemps, c'est le côté créatif, on a envie de faire plein de choses, on a mille idées, on va en tous les sens. Ensuite, l'été, on est bien, on est posé et on profite de chaque instant parce qu'on se sent tout simplement équilibré. Il va falloir quand même faire attention bien de cultiver cet état d'été. Mais arrive l'automne et l'automne, c'est la mélancolie fertile. Eh oui, la nature se déleste et nous aussi. Les projets entamés en été montrent leurs limites. L'envie de ralentir s'installe. C'est Daniel Pink dans When qui rappelle que la clarté décisionnelle baisse au milieu de l'après-midi et en fin d'année. Justement, l'automne, c'est une invitation à ajuster nos attentes. En questionnement existentiel, nous avons une baisse de motivation, une sensibilité plus accrue. Il y a aussi le risque de la culpabilité, de ne plus avancer, l'autoflagellation. Et bien là, pendant l'automne, on va transformer la chute des feuilles en compost intérieur. C'est joli, non ? On va donc bloquer des rendez-vous d'automne avec nous-mêmes. Marche en forêt, écriture libre, tri digitale. ou matériel lâcher du superflu créer l'espace nécessaire au futur printemps puisqu'il va revenir ce printemps et inspirez-vous du mot norvégien higuet ou de son cousin québécois kossling j'espère que je le prononce bien pour nos amis québécois, embrasser la douceur des soirées plus longues, bougies, thé fumant, quoi pas l'encens, conversation authentique. Comme dit le proverbe Shinto, la feuille ne regrette pas l'arbre, elle sait qu'elle le nourrira autrement. On parlait du compost. Et puis arrive l'hiver. L'hiver, c'est un petit peu la déprime régénérante. Tout va bien. Dans son essai Wintering, Catherine May décrit l'hiver comme une compétence, c'est savoir se retirer pour mieux renaître. La société dopée au café méprise l'hibernation, mais la nature n'avance jamais à contre-saison. Donc, tout le long de votre vie, vous allez découvrir, vous allez vivre ce printemps, cet été, cet automne et cet hiver. Il s'agit de les identifier. Pour cet hiver, il va falloir accepter la chrysalide. Voyez ce petit cocooning. Offrez-vous des temps lents. lecture longue, bain chaud,
Speaker #1écoutez les podcasts mignons à Bali, couchez-vous 30 minutes plus tôt, réduisez les écrans nocturnes. Ça soutient la dopamine d'urne et limite le brouillard mental. C'est quand on évite de regarder le téléphone ou l'iPad avant de se coucher. Et si la tristesse s'installe, plus de deux semaines, avec perte d'intérêt et d'insomnie sévère, rappelez-vous qu'on pourrait être accompagné bien sûr, c'est évident que ce moment-là, vous ne vous sentez pas bien, vous vous sentez, c'est une déprime, une sorte de déprime qui a besoin d'être installée, qui a besoin d'être là pour aller vers le printemps, vous pouvez bien sûr demander de l'aide, parce que demander de l'aide, c'est tout simplement, j'ai envie de dire, honorer la vie. Alors, je pense que vous avez à peu près compris, encore une fois, tout le monde vit ses quatre saisons, il s'agit de savoir un petit peu où vous en êtes. Alors pour opérer votre saison intérieure actuelle, vous avez trois questions à vous poser. La première, c'est, quelle est ma réserve d'énergie ? Sur 10, vous notez aussi la qualité de votre sommeil. Donc, quelle est votre réserve d'énergie ? Comment vous vous sentez sur 10 ? Ensuite, la deuxième question, c'est quelle pensée domine ? Par exemple, ça peut être « Waouh, j'avais envie de créer quelque chose, c'est l'impulsion du démarrage. » « Waouh, vous avez envie de faire des projets, quelque chose qui vous tient à cœur, vous avez mille idées. » vous êtes au printemps si vous vous sentez bien dans votre peau bien dans votre boulot dans ce que vous êtes en train de préparer, de faire de réaliser actuellement vous êtes dans la confiance de l'exécution vous êtes en été si maintenant vous commencez à vous poser des questions sur vos choix de vie sur votre métier est-ce que vous avez bien est-ce que vous avez raison de déménager vous posez des questions tout simplement et là vous êtes en automne Et bien sûr, si vous avez besoin d'une pause, vous vous dites, oh là, en ce moment, moi, je n'ai besoin de rien, si ce n'est de prendre soin de moi, j'ai besoin d'une pause, et bien vous êtes en hiver. La troisième question, c'est comment réagit votre corps ? Là aussi, envie de bouger ou besoin de cocooning ? Vous avez faim, vous avez envie de manger ou au contraire, vous êtes plutôt au ralenti ? Voilà. Je vous répète donc ces trois questions qui vont vous permettre de vous situer... Dans ces quatre saisons de votre vie qui vont revenir régulièrement. Donc vous avez quelle est ma réserve d'énergie ? Évaluez ça sur 10. Qu'est-ce que je me sens bien ? Fatigué ? Quelle pensée domine ? Est-ce que vous avez vraiment quelque chose de créatif ? Vous avez besoin d'initier des projets ? Vous sentez que ça frétille ? Que vous avez envie que ça bouge ? Ou alors vous êtes confiant ? Vous avez des anéanties remises en question, bien sûr. Et puis le besoin de vous reposer en hiver. Et puis la dernière question comment réagit votre corps. C'est important d'écouter votre corps. Entre l'envie de bouger ou le besoin de cocooning, un appétit accru de la vie, ou au contraire, vous êtes au ralenti, appétit accru, ça peut être aussi envie de manger, tout simplement, pourquoi pas. Donc là, vous allez pouvoir croiser les réponses et ce score d'énergie modéré, idée... foisonnante et sensibilité haute, ça suggère un printemps. Un score élevé, peu de doute, rythme social soutenu, on est plutôt vers l'été. Un score déclinant, on est plutôt dans l'introspection, dans le tri, dans l'envie de changer, ça ne va pas trop, ça nous signale l'automne. Et un score bas, besoin de retrait, quête de sens profond, besoin de changer d'air, eh bien vous êtes en hiver. Oui, c'est simple. Mais alors, vous êtes en quelle saison ? Printemps, vous faites la carte de vos envies, vous choisissez entre trois et vous élaborez un micro plan d'action sur sept jours pour engranger une victoire rapide. Vous êtes en été ? Très bien, installez un rituel de récupération parce qu'il va falloir se préserver et faire prolonger l'été avec des siestes, des bains. Vous répétez, je savoure mais je ne me brûle pas. Vous êtes en automne, consacré dix minutes par soir à un journal de gratitude inversé. Qu'ai-je besoin de lâcher pour retrouver ma joie ? Et en hiver, eh bien c'est pas grave, on va accepter l'hiver et on va pratiquer la marche lente, par exemple, 500 pas en pleine conscience. On va laisser l'air froid vous réveiller, on va laisser ces pensées se déposer comme de la neige. On va relire un classique qui vous appelle. qui vous apaisent, ou qui vous appellent d'ailleurs, vous aussi, plutôt que de scroller sans fin, on va prendre soin de soi. Vos humeurs ne sont ni faute morale, ni panne mécanique. Elles disent simplement « changeons de rythme » . Acceptez qu'il n'existe pas de printemps infini, et appropriez-vous la maxime de Lao Tzu. La nature ne se presse pas, pourtant, tout. s'accomplit. Alors, fermez les yeux un instant et demandez-vous quelle saison résonne en moi maintenant ? Où est-ce que j'en suis ? Printemps, été, automne ou hiver ? Et rappelez-vous que chaque saison a sa raison d'être. Elle vous invite à réfléchir à votre transformation intérieure, à ce qui est important pour vous. Prenez soin de votre météo intérieure, elle est votre boussole la plus fiable. Lorsque vous cesserez de juger vos variations et commencerez à les lire, comme un calendrier secret, eh bien les saisons, ces saisons, que nous devons voir, deviendront vos alliés. Et souvenez-vous, dans l'ombre de l'hiver, un nouveau printemps se prépare déjà. Merci d'avoir écouté ce podcast. Je vous rappelle que j'attends vos avis, bien évidemment, sur Apple Podcast, sur Spotify. J'attends vos retours. J'attends vos retours également sur Facebook. Abonnez-vous sur Facebook parce que je mets plein de petites vidéos aussi qui soutiennent l'idée de l'évolution naturelle avec parfois des vidéos d'humour. Et puis, on se retrouve très bientôt quand il sera minuit à Bali.