Speaker #0Chaque année, c'est la même chose, à la même période. Nous sommes, comme vous écouterez cet épisode, fin juin, peut-être début juillet, et c'est bientôt l'été, tout simplement, et avec lui, tout simplement, la plage, les vacances, le voyage peut-être, à découvrir d'autres pays, peut-être la découverte d'une région, ou alors vous repartiez dans votre maison familiale. Bref, vous prenez du repos, un repos autant physique que mental. Vous allez pouvoir profiter de vos amis, de votre famille, sans doute, et puis vous posez un petit peu aussi... vous reposez et vous posez des questions aussi. Des questions qui reviennent un petit peu chaque année. Il faut bien l'avouer avant l'été. C'est vrai. Ou même au moment où on est en vacances. Ce n'est pas un mensonge. Ça ressemble plutôt même à une phrase pleine de bon sens. Cette phrase, c'est « je vais prendre du recul » . C'est vrai. Quand on a fini son travail, ses projets, qu'on peut enfin sortir la tête du guidon, on se dit « je vais prendre un peu de recul » . Enfin réfléchir pour moi. On la connaît cette phrase. On se l'a dit en jeu, début juillet, même si on part en mode août, c'est l'atmosphère, l'ambiance, et on le pense en fermant son ordinateur, on glisse ça souvent dans une conversation avec un ami. Cet été, je vais prendre un peu de recul, je vais prendre du temps pour moi. On se la répète quand les vacances approchent, quand les journées deviennent plus longues, quand notre corps réclame un peu de pause, quand la tête commence à saturer. On se le dit cet été. Prendre le temps de réfléchir sur moi, je vais me poser, je vais voir ce que je veux vraiment. Et à la rentrée, je vais changer quelque chose. Surtout, si vous écoutez les épisodes de Minua Bali, vous avez plein de raisons de changer des choses dans votre vie, de la vivre autrement. Il y a des petites choses qui vous titillent. Les derniers épisodes vous ont permis de mieux comprendre les soulagements. que l'on ressent les signes qui peuvent vous permettre de vous dire « Tiens, merde, peut-être que je change quelque chose dans ma vie, ou peut-être la changer en grande partie. » Et sur le moment, on y croit, à cette idée de changer les choses à la rentrée, au mois de septembre, quand on va rentrer. Parce que l'été donne cette impression, comme si le simple fait de partir quelques jours allait remettre de l'ordre dans notre esprit, dans notre tête. Comme si un transat, une marche, un ciel plus clair, un peu de silence, quelques nuits de sommeil pouvaient faire apparaître une sorte de direction. Parfois, oui, l'été, ça fait du bien. Ça repose, ça calme, ça redonne un peu d'air, de souffle. Mais il y a aussi une vérité dont on ne parle pas trop, c'est moins confortable, c'est que l'été, ça ne règle pas ce que vous avez été depuis des mois. Je le dis souvent, je le répète souvent, quand vous partez, vous vous expatriez. Vous le savez, j'accompagne nombreuses personnes qui souhaitent s'expatrier dans les pays étrangers à la France et qui partent avec leur bagage en disant « je ne supporte plus ci, je ne supporte plus ça, je ne supporte plus ma belle-mère, je ne me sens pas bien dans ma vie » . Ce n'est pas parce que vous partez... Changer de pays que vos angoisses, vos problèmes vont disparaître du jour au lendemain. L'été, par exemple, ça ne règle pas ce que vous avez évité depuis des mois. C'est à l'endors, c'est à l'anesthésie. Je préférais à la rentrée. Ce qui n'a pas été regardé revient souvent avec un visage plus net, peut-être même plus dur, avec les mêmes mails, les mêmes tensions, les mêmes compromis, les mêmes réunions, les mêmes « oui » donnés trop vite, les mêmes projets repoussés, les mêmes envies qui remontent le dimanche soir et disparaissent le lundi matin. Et là, il y a une phrase qui revient. « Je m'étais pourtant promis que cette année, ça serait différent. » Et vous étiez de bonne foi, certainement. C'est exactement ici, d'ailleurs, qu'on commence cet épisode. Pas sur l'importance de se faire accompagner, cette phrase est trop molle, trop sage, j'arrête pas de vous le répéter, mais à un moment donné, c'est même trop acceptable. Aujourd'hui, la vraie question, elle n'est plus directe. On va rentrer un peu dans la vie du sujet. Qu'est-ce que vous préparez réellement pour votre changement ou est-ce que vous le repoussez proprement, en appelant ça, prendre du rôle ? recul parce que c'est pas la même chose préparer un changement ça laisse des traces une conversation engagée un rendez vous pris une limite posée un test lancé une décision écrite et ouais ça en fait des choses un premier pas réel repoussé proprement c'est autre chose c'est pas Pensez beaucoup ce que vous allez faire cet été. Lire beaucoup ce que vous allez faire cet été, certainement. Analysez beaucoup ce que vous allez faire encore une fois cet été. Parlez un peu, puis en fait, ne rien modifier dans le réel. Vous le savez, vous l'avez déjà fait plein d'étés avant celui-ci. Et soyons francs, beaucoup de gens ne manquent pas de réflexion. Ils ne manquent pas de passage à l'acte structuré. Ils ne sont pas bloqués parce qu'ils ne comprennent pas. Ils sont bloqués parce qu'ils comprennent, mais qui continue à décider depuis. depuis la peur, en prenant la peur comme base, depuis la prudence excessive, depuis le regard des autres, depuis l'ancienne image qu'ils veulent préserver. Et c'est là que le coaching devient un sujet sérieux. Il est minuit à Bali, l'heure de notre rendez-vous avec l'évolution naturelle. Un moment rien que pour vous, une pause, pour découvrir d'autres philosophies de vie, des modes de pensée différents. Minuit à Bali vous offre la possibilité d'explorer ce que nous sommes vraiment, de mieux comprendre ce qui nous anime, ce qui nous fait vibrer, aimer et avancer. Ce qui peut nous permettre d'être plus en équilibre, plus heureux. Je m'appelle David Mott, je suis accompagnateur en évolution naturelle, master coach certifié, mais je me définis plutôt comme un explorateur du vivant. Ce qui m'intéresse tout particulièrement, c'est le changement, celui que nous préparons ou celui qui nous surprend. Ensemble, nous allons dépasser nos limites, réinventer notre vie ou la vivre autrement. Parce qu'il n'est jamais trop tard pour devenir la personne que vous avez toujours voulu être. Et c'est maintenant, quand il est minuit, à Bali. J'ai eu envie d'écrire cet épisode, de vous proposer cet épisode, de vous en parler librement parce que le coaching, on en parle beaucoup, il y a beaucoup de formations qui sont proposées par des gens qui ont l'air plus ou moins inspirés, qui ont l'air de connaître leur sujet, et à un moment donné il y a tellement de propositions. propositions de coaching, tellement de propositions d'accompagnement qu'on ne sait plus vraiment si ce n'est pas une mode, tout simplement, et si ça sert vraiment, franchement, à quelque chose. Je pense que c'est une vraie question qu'il faut se poser. J'en parle beaucoup, mais je crois que c'est mon métier aussi. Et je crois qu'il mérite non pas d'être défendu, mais plutôt d'être expliqué. Parce que ce n'est pas un sujet de développement personnel. Ce n'est pas une promesse de transformation. Ce n'est pas un discours pour des gens perdus. On dit souvent « Le coaching, c'est pour les losers, c'est pour les gens qui sont perdus » . Pas du tout. Pas du tout, du tout, du tout. C'est un sujet de trajectoire. Parce qu'à un moment donné, quand vous tournez autour du même problème depuis trop longtemps, le vrai sujet n'est plus « est-ce que je suis capable de m'en sortir seul ? » , la vraie question devient « combien de temps je vais encore perdre à essayer de sortir d'une boucle ? » que je reproduis tout le temps avec le même système qu'il a créé. Vous savez ce que dit Einstein. En faisant les mêmes choses systématiquement, on a toujours le même résultat. Mais là, c'est la même chose. Je vous parlais de moi par rapport au coaching. Je me suis fait fait accompagner pendant plus d'un an, un an et demi. Alors d'abord, de façon personnelle pour le mental, parce que j'avais besoin de me ressourcer, de me reprendre aussi, de réfléchir de ce que je voulais faire vraiment. Par exemple, par rapport à l'accompagnement autour du changement de vie. Est-ce que je suis légitime ? Est-ce que j'ai le droit de vous parler, de vous accompagner, de partager ces expériences ? Est-ce que... Il y a ce côté syndrome de l'imposteur, puis la procrastination. Donc j'ai dû me faire accompagner par un coach pour essayer de mieux comprendre mes intérêts. intentions, ce que je voulais faire réellement, de façon à être le plus pertinent possible, puis de me lâcher aussi sur les épisodes. Parfois, il y a des épisodes qui sont moins bien, peut-être, moins bons que d'autres, mais j'avais envie de le faire et j'en ai pas honte. Donc j'avais envie de mieux me comprendre. Maintenant, je suis quelque part fier d'avoir... d'avoir fait tous ces épisodes, d'avoir essayé de vous accompagner, d'avoir proposé des choses en tout cas, et puis il y avait aussi le côté sportif, parce que j'ai fait des analyses de sang, j'ai fait un check-up, et je me suis dit « waouh, c'est chaud, j'ai intérêt à me reprendre, parce qu'il faut que ça n'a pas allé, je ne peux pas continuer comme ça » . J'avais pris des kilos, et je pensais vraiment, parce que j'avais, vous le savez peut-être, mais j'avais un passé de coach sportif, d'entraîneur. et en natation et donc je me suis dit bah je vais prendre mes bases et je vais prendre tout ce que je sais et me remettre en selle. Donc je me suis fait des entraînements, je me suis fait des choses qui allaient bien, que je pensais allaient bien et puis au bout d'un moment je me suis blessé. J'ai pris parallèlement, vous le savez peut-être, je ne sais pas, peut-être je ne sais pas. J'ai essayé le paddle, donc je me suis mis au paddle. Mais comme je suis un gros bourrin, j'ai voulu m'y mettre de suite. J'ai voulu faire 3-4 entraînements par semaine. Résultat, je me suis fait un tennis elbow. Et à un moment donné, je me suis dit, mais David, ça ne marche pas. Ce n'est pas parce que tu écoutes des podcasts sur le sujet que tu regardes des vidéos qui ont l'air super simples, que tu as compris le sujet, que tu peux te lancer là-dedans. Tu as besoin d'un coach. Et donc, j'ai pris un coach sportif. Alors évidemment, ça pique un peu au début pour les gos, parce qu'il est un ancien coach sportif, Jean Béguel. C'est pas évident de se laisser accompagner par une personne plus jeune, en plus. Et voilà, c'était pas évident. Je vous le dis, c'était pas évident. J'avais pas l'impression d'avoir des gros problèmes, mais je me suis rendu compte qu'en fait, j'avais besoin d'être accompagné par quelqu'un qui allait me donner des perspectives différentes. Le coach sportif, c'est une analogie simple, mais qui permet de mieux comprendre, je crois, que l'accompagnement, c'est pas être malade, mais c'est d'avoir besoin d'un regard extérieur. Prenons le corps, c'est souvent plus clair avec le corps. Imaginez quelqu'un qui veut se remettre en forme avant l'été, par exemple. Ça peut être autre cas. On a de bonnes intentions, on achète des bonnes chaussures, on regarde des vidéos, et Dieu sait s'il y a des vidéos sur le sujet. Un coup, on peut faire des pompes, un coup, il ne faut pas les faire. Un coup, il y a des abdos qui font de certaines façons, et chacun... coach, entraîneur a sa méthode miracle. On télécharge les applications, puis on se dit, cette fois, je m'y mets. Je commence, je cours trop vite, je force trop. Et puis je fais des mouvements approximatifs, comme pour le paddle, je me suis fait un téléselbo, et puis je confonds la douleur et la progression. Ah ouais, j'ai fait un bon match là, j'ai mal partout, mais waouh, c'est bon ! J'arrivais quasiment à la fin des matchs, à 90 minutes, presque à avoir eu de vomir. Mais c'est bien, ça fait sportif, c'est bien. Et puis en plus, j'ai l'impression que, comme c'était intense, c'était efficace. Et au bout de trois semaines, j'ai mal au genou, j'ai mal au dos, j'ai mal à l'épaule. Mais je me dis, mais je n'ai pas assez de discipline. Je ne suis pas encore assez discipliné. Ben non. Parce que peut-être que le problème, ce n'était pas la discipline. Et dans mon cas, ce n'était pas la discipline. J'avais les bonnes choses, les bons fondamentaux. J'avais l'impression, en tout cas. Mais peut-être que le problème, c'était le problème. Le geste, le mouvement qui était mal exécuté, ouais je l'avais vu 100 fois sur des vidéos, le corps compense, le dos prend ce que les jambes ne font pas, les épaules prennent ce que le centre ne tient pas, le genou encaisse ce que la hanche ne stabilise pas. Et à force de répéter le mauvais geste, que je pensais bon, que je pensais avoir compris, chaque effort en renforce le problème. Et c'est exactement ce qui se passe dans une vie. Vous pouvez faire beaucoup d'efforts pour chaque fois, changer mais si vous changez depuis la peur vous renforcez la peur si vous changez depuis la culpabilité vous renforcez la culpabilité si vous changez pour prouver quelque chose vous renforcez votre dépendance au regard extérieur Par exemple, quand j'ai repris le sport, j'avais besoin de prouver aussi que je n'étais pas un lapin de 4 semaines, que j'étais capable de me reprendre en main. Et c'était souvent, même surtout par rapport à ma dépendance du regaçage, ce n'était même pas forcément pour moi. Et si on change uniquement parce qu'on n'en peut plus, on risque aussi de confondre libération et fuite. Si vous changez 100 cadres, vous pouvez transformer une vraie intuition simplement en agitation. Et c'est là qu'un coach devient utile, j'ai pas honte de le dire encore une fois. Je suis même accompagné actuellement pour comprendre ma digestion, comprendre mon corps. corps et ma digestion. Oui, j'ai regardé plein de vidéos, bien sûr, j'ai regardé plein de vidéos, bien sûr que je me suis renseigné, bien sûr mais qu'à un moment donné, j'ai besoin d'être accompagné par une personne qui va m'expliquer réellement ce que c'est que la digestion. Avec ses propres mots, je peux apprécier, ne pas apprécier, mais peu importe. Ce qui est important, c'est le contenu et je commence à comprendre, à mieux comprendre. Parce qu'un coach, ça sert à observer le geste, le geste intérieur. Votre propre manière de décider, votre propre manière aussi seulement d'éviter, votre manière de reporter les choses, votre manière de dire oui surtout quand vous avez envie de dire non, votre façon de vous raconter que ce n'est pas le moment, votre façon de chercher encore de la clarté alors que vous évitez peut-être la première preuve. Et le coach sportif corrige une posture, le coach de vie corrige une posture de décision. Et ça, ce n'est pas abstrait, c'est très concret. Vous voyez ce que je veux dire. je veux dire, c'est qu'à un moment donné, on parle de coaching, on se dit, j'ai pas besoin de coach, je sais ce que j'ai à faire, et pourtant, c'est très concret, parce qu'une vie ne se désaligne pas toujours à cause d'un grand accident. Elle se désaligne, par répétition, de petits mauvais gestes. Oui, on l'a vu dans des épisodes précédents. Vous vous êtes dit « Mais il répète sans arrêt les mêmes choses. Il m'agace, ce gars, à dire toujours les mêmes choses » . Mais parce que c'est important que vous le compreniez. Ça peut être un oui de trop, une limite repoussée, une envie enterrée, une conversation que vous évitez depuis des mois. Un choix remis à plus tard, un besoin minimisé, une intuition traitée comme un caprice. J'ai peut-être changé de travail, peut-être changé de mission, ça ne me plaît plus. C'est un caprice. Et puis un jour, vous appelez ça votre vie. Vous devenez résigné. Alors qu'en réalité, c'est parfois seulement une série d'adaptations que vous n'avez jamais réinterrogées. Et c'est là que votre coach vous apporte une valeur ajoutée. Un coach, ce n'est pas quelqu'un qui vous motive. la motivation vous avez déjà vous l'avez déjà cette motivation vous en avez déjà eu vous avez déjà eu des élans, des dimanches soirs pleines de décisions, ou au mois de juin où vous vous dites, au mois de septembre je vais être top je vais changer les choses modifier certaines choses, vivre autrement vous avez écrit peut-être des carnets déjà des notes dans votre téléphone, des phrases écrites après un podcast peut-être, en écoutant justement des épisodes de Millieu à Bali, vous vous dites je dois mettre ça en place, je dois mettre ça en place vous l'avez fait bien sûr, des promesses de rentrée que vous allez vous faire des Et cette fois, j'arrête de subir celle qui me casse les pieds tous les jours à me dire de faire ci, faire ça, alors qu'elle-même ne le fait pas. C'est bon, j'arrête ça. Je vais arrêter de subir. Et le problème n'est pas de produire un élan. Le problème est de transformer cet élan en mouvement réel. On parle souvent de la même chose, de rentrer en action. Et c'est là que le coach est là. Le coach, c'est un entraîneur de décision. Un bon coach est un entraîneur de décision. Parce qu'il ne décide pas pour vous. Il entraîne votre capacité à décider. Bien sûr que moi aussi, j'étais prêt. J'avais décidé de me mettre en action, d'aller nager 2-3 kilomètres par semaine, de courir un peu, tout ça. Mais j'avais pris les mauvaises décisions. En tout cas, par rapport à moi, par rapport à ce que je voulais réellement. Donc il ne décide pas pour moi, le coach sportif. Mais il va me permettre de m'entraîner, d'entraîner ma capacité à décider. Il va nous aider à passer de « je veux changer quelque chose » qu'est ce que je dois changer changer exactement, avec honnêteté. On va passer de « qu'est-ce que je dois changer exactement ? » « Je ne veux plus continuer comme ça. » « J'en ai marre d'avoir mal au dos. J'en ai marre d'avoir mal aux épaules. » De reproduire toujours le même schéma. On va changer de « je ne veux plus continuer comme ça » à « quel premier acte prouve que je ne continue plus ? » exactement comme avant. Puis 2. J'ai peur à de quoi j'ai peur précisément. Et quelle part de cette peur est une information utile. Et on va continuer avec je veux vivre autrement. Ok, je veux vivre autrement. Et puis il va vous faire passer à qu'est-ce que je peux tester dans les 15 prochains jours sans mettre ma vie en danger. Tant qu'à faire. On ne va pas non plus prendre des risques inutiles. On voit ce que c'est qu'un coach. C'est un professionnel du passage. Je suis un professionnel de la pompe. accompagnement en changement de vie, entre l'idée et l'acte, entre le flou et la décision, entre l'envie de changement et le premier mouvement vérifiable, entre l'analyse et la preuve. Parce que tant qu'il n'y a pas de... de preuves, il n'y a pas encore de changement. Il y a une intention. Ça, l'intention, elle est là. Mais une intention, peut-être sincère, mais une intention non traduite dans le réel, finit toujours par vous épuiser. Combien de fois vous avez dit, je me donne 15 jours et je vais faire ça, je vais changer ci dans ma vie. Puis en fait, l'intention était là. Je ne remets pas ça en question. Mais vous ne l'avez pas fait. Parce que vous êtes repoussé encore un petit peu. Vous n'avez fait que la moitié, puis vous avez arrêté. Et vous savez pourquoi ? Parce qu'à chaque fois que vous promettez quelque chose et que rien ne change, vous perdez un peu de confiance. dans votre propre parole. Au bout d'un moment, vous en avez marre. C'est comme les régimes. Quand j'ai voulu comprendre la digestion, j'avais déjà fait 5, 10 régimes, régime du canne ou autre, et ça ne fonctionnait pas. Je reprenais le régime yo-yo et je me suis dit, mais c'est pas vrai. Pourtant, j'ai bien étudié, j'ai bien regardé, j'ai bien regardé des vidéos de professionnels, des étudiants, ça ne marche pas. Au bout d'un moment, j'ai arrêté. J'ai arrêté parce que j'en avais marre. Parce que j'en avais marre de me dire, voilà, je vais tenir pendant 15 jours, je vais faire un jeûne intermittent. J'ai essayé, c'est pas un souci. Mais à un moment donné, j'ai besoin de prendre le problème à la racine et de me faire accompagner. C'est pas spectaculaire de perdre sa confiance dans sa parole. Mais c'est grave. Parce que vous ne perdez pas confiance, parce que vous êtes incapable. Vous perdez confiance parce que vous voyez ne pas tenir ce que vous dites à vous-même. C'est là que le coaching devient important. Il remet du poids dans votre parole. Par. Par pression. Par vous engueuler ou mettre une tête derrière la tête. Surtout qu'en plus, moi, je le fais à distance souvent, parce que moi, je suis à Bali. Mais par pression, par cadre, je vais essayer de vous expliquer, de vous accompagner réellement. Parce que le vrai problème, c'est de confondre repos et changement. L'été, c'est un piège, parce qu'il y a l'impression que tout va mieux. Oh, on souffle un peu, ça va, c'est repos. Et pendant quelques jours, vous dormez mieux, vous avez moins de mails, vous êtes plus disponible, vous vous retrouvez peut-être avec un peu plus de légèreté, et vous concluez, bah attends, mais je suis con, en fait, j'avais juste besoin de repos. Peut-être, peut-être, mais attention, le repos peut enlever le bruit. Il ne vous dit pas toujours quoi faire du message. Il peut calmer la tension. Il ne règle pas toujours ce qui a créé la tension. Évidemment, c'est la personne qui vous casse les pieds tous les jours au boulot ou même dans la famille, le beau-père, la belle-mère, que sais-je. Bien sûr qu'elle n'est pas à côté de vous, donc ça calme la tension. Mais ça ne règle pas le problème de la tension. Ça ne règle pas l'origine de la tension. vous redonner de l'énergie, bien sûr. C'est un peu le but des vacances, mais ça ne redonne pas automatiquement une direction, on est bien d'accord. Et c'est là que beaucoup se trompent. Ils reviennent reposer. Mais pas réorientés. Donc ils reprennent la même vie avec un peu plus d'énergie. Puis trois semaines plus tard, la fatigue revient. Le corps est fatigué. L'esprit, le mental est fatigué. C'est ce qu'on appelle la fatigue mentale. Parce que ce n'était pas seulement une fatigue physique. C'était une fatigue de trajectoire, une fatigue de compromis, une fatigue de rôle, une fatigue de suradaptation, une fatigue de vivre contre une partie de soi qui dit « Non, ça ne me va pas, mais on l'a étouffée, cette partie-là. » Et là, on recommence. Oui, oui. C'est pas évident de se remettre en marche après ou en place après les vacances, après l'été. Donc on attend les prochaines vacances, la prochaine pause, le prochain week-end, le prochain moment où on aura le temps d'y penser. On ne s'offre pas la possibilité d'y penser. pensée. Mais si vous avez besoin de vacances pour supporter votre vie, la question n'est peut-être pas seulement où partir cet été. La question est peut-être qu'est-ce que je retrouve en vacances que je n'arrive plus à vivre dans ma vie normale. on va dire du silence, la plage la légèreté mais aussi peut-être du silence, du choix du temps de la liberté, une respiration un rapport plus simple au corps une sensation d'être peut-être moins attendue, moins utilisée moins coincée, et cette question ça vaut de l'or, donc cet épisode est vraiment important, parce que ce sont des questions que vous pouvez vous poser mais ça me dit C'est pas forcément de tout quitter, je le répète sans arrêt, c'est pas forcément de tout quitter, mais ça vous montre ce qui vous manque. Et un coach sert précisément à ça, à transformer ce manque en information exploitable. C'est son job. Pas en nostalgie des vacances, pas en fantasme de vie ailleurs, pas en grande déclaration, en décision. A ce stade de l'épisode, je viens toujours sur une chose importante, c'est de bien différencier la thérapie du coaching. Il faut être clair, mais on ne va pas faire le détour. Si vous souffrez au point de ne plus fonctionner, c'est le soin. Si vous êtes en dépression, en crise, avec des idées noires, les attaques de panique, une anxiété envahissante, une addiction, un trouble alimentaire, un trauma qui revient et qui déborde sur votre quotidien, ce n'est pas le terrain du coaching. C'est le terrain d'un professionnel de la santé mentale, un psychologue, un psychothérapeute. thérapeute, habilité bien sûr, un psychiatre, et selon les situations, c'est un coach sérieux qui connaît cette limite. Par exemple, moi, on me demande parfois, voilà, je ne me sens pas bien, j'ai fait des crises d'anxiété, des crises de panique, parce que je pense à mon enfant, je pense à ce que j'ai vécu, j'ai vécu le traumatisme. Dans ce cas-là, je dis, je pense que le mieux, c'est de commencer par une thérapie. Le coach, lui, vous permet d'avancer, de faire des pas, de rentrer en action. Un thérapeute, lui, va revenir sur les choses qui ont pu vous freiner, qui ont pu vous plomber dans votre enfance. peut-être, ou même plus tard. Mais c'est important de bien faire la différence. Un coach sérieux connaît cette limite. Il ne joue pas les thérapeutes. Il ne se transforme pas. Détresse, c'est un objectif. Il ne colle pas de la performance sur une souffrance. L'accompagnement, le coaching, c'est autre chose. C'est quand vous êtes encore debout, vous fonctionnez, vous gérez, vous travaillez, vous tenez, mais vous vous tournez en rond dans une décision, une transition, une envie de changement, une perte de sens, une peur de bouger, une dissonance. difficultés à faire le premier pas. C'est ça le job du coach, d'un bon coach, de pouvoir vous aider à faire les premiers pas. Et parfois, ça fait 6 mois, 1 an, 2 ans, 5 ans. Pour les dernières personnes que je viens d'accompagner, ça faisait 6 ans qu'elle savait qu'elle devait avancer, qu'elle devait se mettre en action. Elle avait tous les éléments. C'était une fervente auditrice de Minua Bali, mais elle n'avançait pas. Elle n'arrivait pas à se mettre en action. Et c'est là que mon job Il devient intéressant, il devient un vrai accompagnement. Parce que la thérapie soigne ce qui empêche parfois de vivre, et le coaching structure ce qui cherche à changer tout simplement. La thérapie peut réparer, le coaching entraîne. La thérapie peut travailler sur une blessure, et le coaching travaille sur une trajectoire, sur des actions. Et parfois les deux peuvent exister en parallèle, c'est pas un problème. C'est pas une compétition, c'est une question de justesse. Mais si vous êtes dans une zone étrange, où tout semble fonctionner alors que vous sentez que vous n'êtes plus vraiment à votre place, alors la question du coaching devient légitime. C'est là, c'est moi. Ouh ! Parce que vous n'avez peut-être pas besoin de réparer, vous avez peut-être besoin d'accompagner pour arrêter de tourner en rond, comme un poulet sans tête, comme on dit à la campagne. Alors ça va vous servir à quoi un accompagnement ? Un accompagnement ça sert d'abord à nommer le vrai problème. Peut-être que vous l'avez vraiment nommé. Mon problème c'est ça. Et quand vous commencez à être accompagné, vous apercevez que c'est pas du tout ça. C'est un mauvais sujet. Vous pensez que c'est un problème de motivation. Ben non, c'était pas ça. Vous pensez que vous vivez avec un problème de sens. Ben oui, peut-être, effectivement. Et dans ce cas-là, quel est ce problème de sens ? Vous croyez que vous avez un problème d'organisation, mais vous vivez peut-être avec un problème de limite. Vous croyez que vous avez un problème de confiance en vous, mais vous avez peut-être simplement jamais construit de petites preuves d'action. Donc au bout d'un moment, vous avez perdu foi en vous. Et vous croyez avoir peur du changement, mais il y en a peut-être peur de perdre son ancien statut, on l'a vu dans d'autres épisodes, c'est juste ça. Pas peur du changement, mais peur de perdre ce que vous aviez avant, vos acquis. Et vous pensez vouloir changer de vie, mais peut-être que vous avez juste d'abord... envie d'arrêter de vivre contre vous-même, contre ce qui vous gêne. Oui, c'est simple. Si le problème est mal nommé, la solution devient inutile. C'est comme au sport. C'est comme au sport. Si votre douleur vient d'une mauvaise posture et que vous redéposez et par plus d'intensité, vous aggraver le problème. C'est ce que j'ai fait. Je me suis bien détruit le coude et l'épaule avec du paddle, mais j'ai continué à jouer en me disant que le bras allait s'habituer et que c'était aussi un problème de mental. Je me suis rajouté une coudière, je me suis rajouté des séances d'acupuncture. Et puis à un moment donné, quand mon coach est arrivé, il m'a dit « Le problème David, c'est que ton coup droit n'est pas bon, donc tu te fais mal. Regarde ! » Et maintenant, je n'ai plus mal. Pourtant, j'ai passé huit mois à avoir mal et à penser que j'avais la solution. Et que c'était mon problème, mon bras, ancien sportif, allait reposer. Revenir, aller passer au-dessus de la douleur et se transformer, peut-être que les muscles allaient se déplacer, que les os allaient se construire, j'en sais rien, mais en tout cas, j'étais sûr d'avoir raison. Et quand le coach m'a dit « mais c'est pas un problème de muscles, d'épaules ou de tendinite ou de... » Oui, tu as mal, c'est normal, la douleur est là parce que tu reproduis exactement le même geste tout le temps de la même façon. Et dans votre vie, c'est pareil. Si votre fatigue vient d'un désalignement et que vous répondez par plus de discipline, vous devenez seulement plus performant dans une vie qui n'est plus la vôtre, qui vous éteint, tout simplement. Et si votre blocage vient d'une peur de décevoir et que vous répondez par plus d'analyse, vous allez produire des arguments très intelligents pour rester exactement au même endroit. Oui, oui, oui. Parce qu'on n'est pas cons, on n'est pas stupides. Je veux dire, à un moment donné, je ne m'adresse pas à des enfants de 12 ans, nous sommes tous des adultes, et qu'à un moment donné, on a quand même réfléchi sur soi-même. On sait quelque part ce qui bloque. On a des idées de ce qu'on n'aime plus, ce qu'on n'a plus envie de faire. Nous sommes des gens intelligents. Il n'y a pas de doute là-dessus. Ne pensez pas que vous êtes stupides parce que vous n'avez pas changé ou que vous n'arrivez pas à changer. Ce n'est pas ça. Mais effectivement, vous allez, comme des gens intelligents, vous allez vous convaincre quand même que c'était pas forcément la bonne idée, qu'on n'avait pas tous les éléments, qu'il faut attendre encore un petit peu. Et là, là aussi, j'ai plein de personnes autour de moi qui me disent « Oui, mais moi, je sais pourquoi ça marche pas » . Mais pourquoi ? Pourquoi vous m'appelez alors ? Parce que c'est juste pour en parler avec vous. Moi, je sais pourquoi ça ne marche pas. En réalité, on s'aperçoit que ce ne sont pas les bons arguments, que ce n'est pas tout à fait ça et qu'on a réussi à se convaincre soi-même pour rester exactement au même endroit. Ce n'est pas raisonnable. Ce n'est pas le bon moment. J'ai des enfants, j'ai des adolescents, j'ai un mari, j'ai la famille qui doit rester auprès de moi. Et si je change de région, ça va être compliqué. On se dit qu'on a plein de bons raisonnements tout à fait crédibles et intelligents pour rester au même endroit. Et si votre envie de changer vient d'un vrai appel intérieur et que vous le traitez comme un caprice, vous allez finir par ne plus vous croire vous-même. Et c'est bien ça le problème. Ce qu'on parle de manque de confiance en soi, c'est qu'à un moment donné, on se dit « Ouais, c'est bon, les lubies, les caprices, c'est bon, quoi » . Le coaching sert à arrêter de se tromper de problème. Deuxième chose, un accompagnement sert à sortir des fausses alternatives. On se pose des zéros ou un. On fait rester ou partir, continuer ou arrêter, sécurité ou liberté, tout quitter ou subir, être responsable ou être soi. Ces alternatives sont trop pauvres. Vous méritez mieux. Ça bloque. Parce que choisir entre deux pertes donne rarement envie d'avancer. Te quitter ou subir, wow ! Continuer ou arrêter, pareil, deux pertes. te donne rarement envie d'avancer. Alors on attend, on temporise. Nous sommes encore une fois des gens intelligents. Donc on explique, on rationalise. Et lui, le coach, il aide à créer une troisième voie. Quand il sait bien faire son travail, par une voie... Non pas par une voie magique, pas par une voie « Ah tiens, je vais vous expliquer une méthode, vous allez voir, ça marche du feu de Dieu. » Non, non, une voie praticable. Changer sans tout casser. Tester avant de décider. Réduire le risque sans réduire l'ambition. Protéger ce qui compte sans sacrifier ce qui vous appelle. Ce code, je vais vous aider à poser une limite avant de tout envoyer voler, tout détruire, tout casser. « Je me sépare, je m'en vais, je démissionne, je me barre » . Peut-être y réfléchir avant, peut-être des alternatives. Créer un projet pilote avant de fantasmer une nouvelle vie. Vous le savez, j'ai eu plein de vies différentes. Je ne vous parle pas ça avec arrogance. C'est la vie qui m'a proposé ça. J'ai créé plein de sociétés, plein de possibilités d'univers professionnels différents. Et oui, je peux vous le dire, il faut bien créer un projet pilote, bien y réfléchir. Et ça, je peux vous aider à le faire avant de fantasmer une nouvelle vie. Ne partez pas en larguant les amarres, en partant sur un pauvre radeau. parler avant de disparaître, agir avant d'être certain. Il faut se préparer. Une autre chose encore. Un accompagnement sert à produire des preuves. Oui, un accompagnement sert à produire des preuves. C'est même le point le plus important, parce que le changement ne devient réel qu'à partir du moment où il laisse une trace. Le changement ne devient réel qu'à partir du moment où il laisse une trace. Ça veut dire que quand vous dites « change de boulot » ou « tiens, je vais monter ce business-là » ou « tiens, je vais m'installer dans telle région » , tant qu'il n'y a rien qui a été fait, tant qu'il n'y a aucune trace, vous n'avez fait que fantasmer. C'est peut-être méchant. Vous y avez réfléchi fortement. Mais il faut que ça laisse une trace. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire une décision, un acte, une conversation, un engagement, une limite, un essai, un refus. Peut-être que vous allez vous planter dix fois un rendez-vous, une heure bloquée dans l'agenda, un mail envoyé. Il faut qu'il y ait une trace de ce changement. n'est pas un devis demandé, un premier client contacté, une formation, comparée sérieusement bien sûr, mais une formation. Moi, j'ai fait une formation au tout début quand j'ai commencé à... Non, pas au tout début d'ailleurs. J'en étais à mon 50e épisode de podcast. Et à un moment donné, j'ai senti que j'allais donner une formation. Je l'ai choisie avec attention. Je suis parti non pas au Canada, mais parce que c'était à distance. Mais je suis allé voir un Canadien qui s'appelle Marco... Marco, je ne sais plus comment il s'appelle. C'est l'Académie Podcast. Et j'ai demandé effectivement à être aidé. Parce qu'à un moment donné, j'avais besoin de nouveau d'avoir un regard extérieur, de savoir si mes décisions étaient bonnes, si ce que je faisais était bon. Et j'ai dû me remettre en question. Mais évidemment, j'ai quand même mis en place des traces de cette envie de changement. Vous voyez ce que je veux dire ? Quand on parle de traces, c'est, voilà, encore une fois, un mail envoyé, un budget posé, un cadre écrit. Si rien de tout cela n'existe, vous n'êtes peut-être pas en train de changer. Vous êtes en train d'imaginer votre changement. Et imaginer un changement, ben, peut faire du bien. Mais ce n'est pas changé. Un nombre de personnes que j'accompagne me disent « Moi, j'ai changé. Je change de vie. Ça y est, c'est parti. En fait, il n'y a rien qui a été fait. Rien du tout. Ils me parlent d'un projet, mais rien n'a été mis en place. Rien n'a été... Rien n'a bougé. Les lignes n'ont pas bougé. Et je ne me moque pas. Je me dis « Oh là là, vous êtes nuls. » Pas du tout. Pas du tout. Comment on peut faire pour justement mettre le premier... le premier relais ? Faire le premier pas ? Quel déclic ? Alors, quelle preuve pour en avoir ? C'est ici que je veux être direct. Si vous dites depuis Depuis des mois, je veux changer de vie. Très bien. Quelle preuve ? Quelle preuve vous avez ? Si vous dites, je ne veux plus vivre comme ça. Très bien. Quelle preuve vous avez mis en place qui vous permette de dire, ça y est, je commence à ne plus vivre comme ça ? Si vous vous dites, à la rentrée, je vais bouger. Vous levez la main vers le ciel et vous crachez au sol en disant à la rentrée je vais bouger. Ça y est j'ai compris, ça va, ça va, je ne suis pas complètement con non plus. Très bien. Mais quelle preuve aujourd'hui vous permet de dire qu'à la rentrée vous allez bouger ? Pas une pensée, pas une envie, pas une sensation vague. Une preuve. Quelque chose dans le réel. Pas que le réel ne ment pas, parce que le réel ne ment pas. Votre agenda dit souvent la vérité. Votre compte bancaire dit parfois la vérité aussi. Vos choix répétés disent la vérité. Vos limites non posées disent la vérité aussi. Eh oui, si vous dites je vais faire ça, mais que vous n'avez pas mis vos limites, ça dit aussi la vérité. Les choses qu'on ne fait pas, qu'on ne dit pas disent la vérité. Vos projets commencés puis abandonnés disent la vérité. Votre corps... Ben oui, il dit la vérité. Je suis en train de l'étudier. Quand on parle de digestion, quand on parle du deuxième cerveau pour le système digestif, ce n'est pas une connerie non plus. C'est très intéressant d'ailleurs. Je vous conseille d'être curieux par rapport à ça. Votre corps dit la vérité. Vos dimanches soirs disent la vérité quand vous vous sentez angoissé parce que le lundi va arriver. Ce que vous faites réellement avec votre temps dit la vérité. Et cette vérité, ça peut être inconfortable. Ben oui, ça peut faire mal, ça peut piquer. Mais c'est utile. Parce que ça vous évite de rester dans le roman intérieur du changement. Dieu sait si. Encore une fois, j'ai des personnes, des amis, qui me parlent du changement. Depuis des années et des années, ils sont en train d'étudier des plans, des choses qu'ils pourraient faire, des choses qu'ils pourraient mettre en place. Mais vraiment, c'est des pros du changement. Vraiment. Mais vraiment. Par contre, les preuves, elles ne sont pas là. Ils n'ont rien fait. Ils n'ont pas bougé. Si j'en pose question, je dis « Oui, si, si, j'ai mis ça en place » . « Ok, ça fait 4 ans que tu l'as mis en place. Peut-être que non ? » « Non, tu as autre chose ? » On s'est créé un roman intérieur du changement. Il y a des gens qui parlent de changer de vie pendant dix ans. Et ils ne mentent pas. Ils ne mentent pas. Ils souffrent vraiment. Ils sentent vraiment que quelque chose ne va pas. Ils veulent vraiment autre chose. Mais ils restent dans une préparation infinie, ce qu'on peut appeler la procrastination. Ils attendent le bon moment, le bon niveau d'énergie, le bon contexte, la bonne... Bonne certitude, la bonne situation, le bon alignement, le bon déclic. Et que sais-je encore ? Le bon quelque chose, voilà. Le bon moment. Et pendant ce temps, leur vie se stabilise autour de leur renoncement. L'inconscient se dit, si t'es bien comme ça, pourquoi on changerait ? Donc effectivement, l'inconscient joue contre vous. C'est dur à entendre. C'est dur à entendre. Mais c'est souvent vrai. Le danger n'est pas seulement de ne pas changer. Le danger, c'est de devenir quelqu'un qui s'est habitué à ne plus croire ses propres élans, à perdre, encore une fois, confiance en soi. Et c'est là que l'accompagnement devient important. Parce qu'il remet du réel, là, vous avez peut-être mis trop de mental. Et je vous l'ai dit tout à l'heure, vous êtes des personnes intelligentes, des personnes lucides. Mais parfois, c'est souvent vous qui êtes les plus bloqués. Parce que vous pensez, vous réflissez, vous murinez, vous ruminez. Pardon. Et vous êtes là, et vous dites, ah tiens, c'est bien ce podcast-là, j'aime bien cet épisode-là, il m'a fait réfléchir, ah ça m'a fait réfléchir, oh mon Dieu ça m'a fait réfléchir. Vous êtes passé à l'action ? Moi depuis des années et des années, je me dis, je ne comprends pas pourquoi je prends du poids, pourquoi j'ai mal au bide, pourquoi j'ai de l'acide dans l'estomac, pourquoi je... Ben oui, j'ai réfléchi, j'ai regardé, j'ai lu des bouquins, j'ai regardé des vidéos, et à un moment donné, ben... Vous savez quoi ? Je faisais la meilleure formation qui m'intéresse à une personne qui a l'air de parfaitement maîtriser le sujet, qui me convient. Et à un moment donné, je fais ce qu'il faut. Je me donne les moyens de mes envies. Parce que sinon, je vais rester bloqué toute ma vie. Et je suis resté bloqué toute ma vie à ne pas comprendre. Parce que je mentalisais. Ah oui, mais c'est parce qu'en fait, machin, je fais ci, je fais ça, et donc je vais faire ci. Alors j'avais des débuts de réponse, attention. J'avais des bonnes républiques. Oui, j'arrivais à me tenir. Mais je n'avais pas tout compris. Je ne m'étais pas posé les bonnes questions, parce qu'on ne m'avait pas posé les bonnes questions, et puis quand j'en parlais autour de moi, chacun avait son idée, régime kéto, encore une fois, jeûne intermittent, tout ça, c'était très bien, c'était pas forcément une mauvaise idée, mais au bout d'un moment, j'étais... J'ai perdu, perdu. Et du coup, je ne savais plus quoi faire. Et comme je ne savais plus quoi faire, je ne faisais plus rien. Ou pas grand-chose. Donc vous êtes dans cette catégorie de personnes pour qui le coaching peut être particulièrement utile. Quand vous réfléchissez comme moi et que vous dites je vais trouver les trucs par moi-même, vous sentez bien, si vous êtes honnête, vraiment honnête, que vous n'avancez pas. Vous êtes des personnes lucides, celles qui comprennent vite, celles qui voient les nuances, celles qui savent analyser, celles qui ont déjà lu, écouté, réfléchi, celles qui savent très bien expliquer leurs problèmes. qui sont honnêtes avec elles-mêmes, qui peuvent même aider d'autres personnes à voir plus clair, mais qui pour elles-mêmes restent coincées. Pareil pour le sport. J'étais très capable de faire un programme sportif pour ma femme, pour l'expliquer comment reprendre des muscles. Ah ça je savais le faire, mais pour moi, waouh, plus compliqué. Pourquoi ? Parce que l'intelligence devient parfois un système de protection. On trouve de bonnes raisons de ne pas bouger, et des raisons solides. « Raisonnable, respectable. Encore une fois, ce n'est pas le moment. Je dois d'abord sécuriser. Je dois réfléchir encore. Je ne veux pas faire n'importe quoi et c'est louable. Je dois être sûr. Je ne peux pas imposer ça aux autres. » Vous remarquez bien une chose, c'est que quand je vous donne cette liste, je dois d'abord sécuriser, je dois réfléchir encore, ça pourrait être le thème de chaque épisode, de nouvel épisode ou d'anciens épisodes de Minua Bali. C'est fou, hein ? Je ne peux pas imposer ça aux autres, ça pourrait être un épisode. Un titre. Je dois attendre que la situation soit plus claire. Certaines de ces raisons sont vraies. Mais certaines sont des peurs habillées en sagesse. Parce que vous êtes certainement des gens sages. Et seul, c'est super difficile de faire la différence. De ne pas vous enfumer. Parce que votre peur parle avec votre vocabulaire. Votre inconscient vous dit, non, non, non, pas tout de suite, pas tout de suite. Changez peut-être une bonne idée, mais restez encore un ou deux mois là-dedans. C'est plus raisonnable. Votre inconscient, il parle votre vocabulaire, il connaît vos valeurs, il connaît vos responsabilités, et il sait se faire passer pour de la prudence. Il sait même utiliser votre intelligence contre vous, et c'est pour cela qu'un coach ne ne sert pas seulement à encourager. Allez, vas-y, on va y arriver. Non, il sert souvent à poser la question que vous évitez. Alors bien sûr, ces personnes-là doivent vous parler, doivent vous comprendre, doivent vous poser les questions qui grattent, qui gênent, qui piquent. pique. Moi, je ne suis pas fait partie des coachs qui ne proposent que des questions ouvertes. Oui, non, oui, non, ça ne faut pas le faire. Il faut toujours poser des questions ouvertes en prenant peu de risques de mon côté. Non, non, je vais partager avec vous. Je partage avec vous. Je vous pose des questions qui, encore une fois, qui piquent. Parce qu'on a envie d'avancer, tout simplement. Et ce coach, il sert parfois à poser la question que vous avez envie d'éviter. Pas pour vous provoquer gratuitement, pour arrêter le brouillard, l'enfumage, comme j'aime bien le parler. Par exemple, qu'est-ce que vous appelez prudence ici ? Il faut que je sois prudent. Je ne sens pas le truc. Je vais partir. Il faut que je sois prudent. Ou alors, je prépare le changement. Je suis vraiment à fond dedans. Je donne un coup de main. Quelle preuve me montre que vous préparez vraiment ce changement ? Par exemple, une autre personne qui me dit « Bah oui, mais moi j'ai du mal à me décider, je ne déciderai pas tout de suite, ça va aller, ça va aller, peut-être que vous aussi pour ça je vous appelle, parce que j'ai un peu de mal à me décider, qu'est-ce que vous protégez en ne décidant pas ? » Quel risque vous prenez en restant ? Et si rien ne change dans six mois, qu'est-ce que vous aurez perdu ? Qu'est-ce que vous cherchez de la clarté ? Ou est-ce que vous cherchez une garantie ? C'est le type de questions que je peux avoir à vous poser. Mais ça peut être plus profond, peut-être plus précis, beaucoup plus personnel. Et cette question, la dernière question, je dis qu'est-ce que vous cherchez de la clarté ? Ou est-ce que vous cherchez une garantie ? Cette question est souvent décisive parce que beaucoup de gens ne cherchent pas vraiment la clarté. Ils cherchent une garantie contre l'inconfort. Et là, je vous le fais gratuitement, cette garantie, ça n'existe pas. Ça n'existe pas. La garantie contre l'inconfort, ça n'existe pas. Donc le coach, en revenant au sport, quand quelqu'un fait un mouvement avec une mauvaise posture, il ne le sent pas toujours, comme moi pour mon coup droit de paddle. Pour moi c'était normal, mon corps avait appris à compenser. Il a toujours fait comme ça pendant 3 mois, 4 mois, 6 mois, ça. Ça allait. Mais mon coach, moi, il voyait autre chose. Il voyait mon coude. Mon coude qui n'allait pas, qui rentrait. Il voyait mon genou en même temps qui rentrait. Mon dos qui s'arrondissait, que mes balles partaient beaucoup trop haut, que mon épaule remontait, que ma respiration était bloquée. Dans la vie, vos compensations ressemblent à ça. vous dites oui trop vite pour éviter l'attention vous vous rendez indispensable pour ne pas avoir à choisir vous reconnaissez vous vous rendez indispensable pour ne pas avoir à choisir vous vous aidez tout le monde pour ne pas regarder vos propres besoins celle là je dois la redire parce que c'est important, vous vous aidez tout le monde pour ne pas regarder vos propres besoins vous remplissez votre agenda pour ne pas sentir le vide vous actualisez je vais vous laisser actuellement. pour ne pas intégraliser. J'ai super du mal à le dire, pour ne pas agir. Bref, vous avez compris le principe. J'ai du mal à le dire, ce mot-dit-donc. Donc, qu'est-ce qu'on a encore ? Vous restez disponible pour ne pas poser de limites. Vous êtes toujours disponible. Au boulot, un peu jusqu'à 20h, ce n'est pas un problème. Le matin, levez à 6h, toujours un bon soldat, parce que si jamais le patron l'appelle, le boss appelle, ou les enfants, bien sûr, qui vont à l'école le matin, vous devez toujours être disponible, parce que votre mari, lui, il fait autre chose, il a d'autres missions beaucoup plus importantes. disponible parce que vous n'avez pas posé de limite. Et vous vous dites, je vais voir. Pour éviter de dire, j'ai la trouille. Vous appelez ça votre personnalité. C'est mon personnalité. C'est comme ça que je suis. Peut-être que c'est une compensation, en fait. Et à force de compenser, vous êtes fatigué. Vous êtes fatigué. Et un coach, normalement, ne vous demande pas de devenir quelqu'un d'autre. Vous savez, la meilleure version de soi-même. Non, non, il vous aide à voir ce que vous répétez sans arrêt. Et quand vous voyez ce que vous répétez, vous pouvez commencer à corriger des choses. Pas tout, pas d'un coup, mais un geste. Un vrai et un geste corrigé peut modifier une trajectoire. Vous allez me dire, mais pourquoi on parle de ça avant l'été ? Qu'est-ce qui nous casse les pieds avec son coaching et son accompagnement ? Cette fin de podcast aurait été difficile en termes d'allocution. J'aurais eu du mal. Donc je vous casse. les pieds parce que je vous casse aussi les pieds par rapport au podcast lui-même par rapport à ces épisodes je parle du changement parce que ce changement est important et que il se comprend au fur et à mesure ce n'est pas parce que vous avez écouté un épisode fût-ce deux fois ou trois fois qu'automatiquement vous allez comprendre, ou plutôt savoir, comprendre et agir. Vous savez que vous pouvez faire ci, ça, ça ou ça. Vous savez que vous pourriez changer ça, ça aussi dans votre travail. Est-ce que vous l'avez réellement compris ? Ça, c'est carrément autre chose. Est-ce que derrière, vous êtes passé à l'action ? Alors là... Vous me voyez dubitatif. Et c'est pas une critique, encore une fois, pas du tout. Mais je pense qu'on est entre nous et qu'on peut se le dire. Donc pourquoi parler de ça cet été, avant l'été ? Parce que l'été, c'est un moment parfait pour se refaire le scénario de ce qui s'est passé, se mentir gentiment et se dire qu'on va revenir différent. Mais personne ne revient différent seulement parce qu'il est parti 15 jours, 3 semaines. C'est honnête, non ? On revient reposé, bronzé, parfois. Mais différent ? Peut-être plus calme. Ok, plus calme. Mais différent ? Pas forcément. Ce qui vous rend différent, c'est pas la pause. C'est ce que vous décidez de ne plus répéter. C'est la limite que vous posez. C'est le rendez-vous que vous prenez. Le rendez-vous que vous prenez avec vous-même ou avec un coach. C'est le cadre que vous allez installer. C'est le test que vous allez lancer. C'est la conversation que vous cessez d'éviter. Avec votre patron, par exemple, avec votre belle-mère, avec votre voisin qui coupe les haies ou qui a coupé un arbre et que vous ne lisez pas lui dire. Là aussi, mon voisin à Bali me casse les pieds et il vient chez moi, il rentre dans le jardin. Maman. À un moment donné, j'ai dû prendre le taureau par les cornes et lui parler. Et puis demander à ma femme aussi de lui parler. C'est pas parce que c'était plus adapté, parce que j'ai eu peur de dire des choses qui auraient dépassé mes pensées. Mais à un moment donné, voilà, il faut arrêter de cesser d'éviter la conversation. C'est le premier acte qui contredit votre ancien fonctionnement. L'été peut ouvrir une fenêtre. C'est la raison pour laquelle j'ai écrit cet épisode. Une fenêtre ouverte ne vous fait pas changer de maison. C'est joli, ça. Une fenêtre ouverte ne vous fait pas changer de maison. Ça donne de l'air, c'est déjà bien, c'est un petit courant d'air. Mais si votre vie demande... Vous ment, l'air ne suffira pas. Il faudra un pas. Et souvent, ce pas a besoin d'un cadre. Parce que sans cadre, l'envie retombe. La rentrée avale tout. Vous retombez dans vos habitudes. On l'a vu dans un autre épisode. Les urgences reprennent la main. Et le changement retourne dans la catégorie plus tard. Parce que vous ne le méritez pas. Parce que ce n'est pas le moment. Parce que voilà, on ne peut pas tout faire dans la vie. Et c'est vous qui encaissez en finalité. Et ce que vous risquez à attendre encore, c'est attendre, mais ce n'est pas toujours une erreur. Il y a des moments où attendre, c'est juste, pour ne pas agir sur le coup de la fatigue, pour laisser mûrir, pour protéger un équilibre, pour éviter une décision impulsive, mais attendre pour aussi devenir une manière de se réveiller. manière très propre de renoncer. On vient de le voir. Et c'est là que ça devient dangereux. Parce que le renoncement ne se présente pas toujours comme un renoncement. Il se présente comme une responsabilité, comme une maturité, comme une prudence, comme une patience, comme ce n'est pas si grave. Vous voyez, le renoncement, ça se présente comme une responsabilité, comme quelque chose. « Ah, je suis un bonhomme. Je suis une femme mature qui a de la prudence, qui est patiente. » Puis un jour, vous savez plus depuis quand vous vous êtes éloigné de vous-même, de vos envies. C'est souvent le cas, d'ailleurs, avec des personnes qui voient leurs enfants grandir, qui ont... Les enfants commencent peut-être à quitter l'école, enfin à quitter la maison, en tout cas l'école peut-être, oui, d'ailleurs. Et puis là, vous dites « Merde ! » Vous vous trouvez face à vous-même. Vous dites « Mais waouh ! Mais je suis complètement à côté de moi-même. Je me suis éloigné de ce que je voulais faire. » Vous n'allez pas rater votre vie. sujet. Et vous sentez que vous ne l'habitez plus complètement. Vous faites ce qu'il faut, mais vous ne choisissez plus vraiment. Vous continuez en roue libre. Vous ne construisez plus. Vous êtes présent mais pas engagé. Et cette zone-là, elle est terrible parce qu'elle ne provoque pas toujours une urgence visible. Vous pouvez rester Il restait longtemps dans cette zone transitoire. Vous pouvez rester longtemps, très longtemps. Et c'est pour ça que l'accompagnement est important. Non pas pour faire une révolution, mais pour éviter l'anesthésie, la procrastination, pour éviter que votre vie devienne simplement juste, supportable. Pour éviter que votre envie de vivre autrement se transforme en une petite musique de fond que vous n'écoutez plus. Alors le coaching, ça ne vend pas le grand saut, c'est faux, c'est une erreur fréquente. On croit que se faire accompagner, c'est forcément préparer un grand bouleversement, quitter son travail, quitter ce pays, se reconvertir, tout recommencer. Oui, j'accompagne des personnes qui souhaitent quitter leur travail. Bien sûr, j'accompagne aussi des personnes dans l'expatriation, qui souhaitent se reconvertir, de recommencer. Mais le coaching, ce n'est pas que ça. Parfois, le coaching, ça évite justement le grand saut inutile parce qu'on n'est pas prêt, parce qu'il distingue l'envie de fuite, ce coach, vie de fuite du vrai besoin de changement. Ça permet de ne pas casser ce qui peut être ajusté, de ne pas confondre saturation et direction. Bon, bref, vous avez compris le principe du coaching. Le coaching, c'est pas de pousser au changement. Je suis pas là pour dire, oui, vous m'avez appelé, on va tout changer. C'est rendre le changement plus juste, plus proportionné, plus soutenable, plus incarné, moins spectaculaire peut-être, ok, mais plus réel. Alors, cet été, on fait un test. Allez. On fait un test qui va pas demander des heures. d'ailleurs je vous rassure, le test il est très simple, ça ne demande pas une heure, ça ne demande pas un tableau, ça ne demande pas une méthode, peut-être éventuellement une feuille, et vous écrivez une phrase toute bête. Le changement que je repousse depuis trop longtemps, c'est... Le changement que je repousse depuis trop longtemps, c'est... Et là il y a trois petits points, c'est à vous de le remplir. Une seule phrase. Pas un roman. Vous écrivez ensuite. Voilà. Si je préparais vraiment ce changement, la première peau libre serait ce Yonet. Le changement que je repousse depuis trop longtemps, c'est... Le changement, c'est par exemple mon travail, changer de résidence, changer de métier. Je viens de le lire. Mais voilà. Peut-être prendre une décision par rapport à votre belle famille. J'en parle de temps en temps. Mais ça me touche de près. Mais voilà. Vous pouvez... Complétez. Le changement que je repousse depuis trop longtemps, c'est ça. Et puis ensuite, une fois que vous avez identifié ce changement, le changement que je repousse depuis trop longtemps, c'est ça. Derrière, vous pouvez écrire, si je préparais vraiment ce changement, la première preuve visible serait. Vous voyez, identifier le changement que vous repoussez depuis trop longtemps, encore une fois, ça peut être un grand changement comme un petit changement. Et ensuite, derrière, vous écrivez la phrase. phrase qui est importante. Et si je préparais vraiment ce changement, la première preuve visible serait c'est du coaching gratuit. Et là, vous répondez, première preuve visible, ça serait soyez honnête, une preuve visible, pas une réflexion, pas une intention. Si je préparais vraiment ce changement, la première preuve visible, ça serait que je vais y penser. Déjà, y penser, c'est déjà une bonne chose. Non, c'est une réflexion, c'est une intention. D'ailleurs, je ne vois vraiment pas pourquoi j'ai donné cet accent-là. On va chercher une preuve. Un appel, un message, un rendez-vous, on l'a vu, une limite, un budget, une date. Vous voulez ce que je veux dire ? Quelque chose de concret, une conversation, une action dans votre agenda. Et si vous ne trouvez aucune preuve, ce n'est pas grave. Ce n'est pas grave, mais c'est une information. Ça veut dire que vous n'êtes peut-être pas encore en train de préparer votre changement. Vous êtes en train de le souhaiter. Et souhaiter un changement, on l'a vu, ce n'est pas mauvais, mais ce n'est pas suffisant. Voilà. Alors on l'a vu, pourquoi se faire accompagner ? On résume, vite fait, parce que vous pouvez être sincère et vous mentir quand même. je l'ai fait Parce que vous pouvez être intelligent et tourner en rond. Pensez à moi. Parce que vous êtes motivé et mal orienté. Je l'ai fait. Parce que vous pouvez être prudent et en réalité paralysé. J'ai aussi vécu. Parce que vous pouvez penser, préparer un changement, alors que vous protégez surtout votre ancien confort. Eh oui. Parce que vous pouvez avoir besoin d'un regard extérieur, non pas pour vous dire quoi faire, mais pour voir comment vous vous empêchez de faire. Se faire accompagner, ça sert à ça. Voir le geste, corriger le geste. Répéter autrement, produire. Des preuves, transformer une vie de changement en trajectoire. Ce n'est pas un discours, pas une promesse, ce n'est pas en euphorie d'été, en trajectoire. Alors cet été, ça servait à ça. Pas seulement à vous reposer, pas seulement à prendre du recul, pas seulement à dire qu'en septembre, ça sera différent entre nous. Ça n'a pas changé grand-chose. Mais à décider quelle preuve vous voulez créer avant la rentrée. Une seule, une seule preuve que vous voulez changer quelque chose. Pas 10, une preuve assez simple pour être faite, assez concrète pour être vérifiable. assez engageante pour votre vie comprenne que quelque chose commence à bouger. On peut passer des années à vouloir changer de vie sans jamais changer son geste. On peut écouter beaucoup, comprendre beaucoup, noter beaucoup, parler beaucoup, et continuer à vivre dans les mêmes peurs, les mêmes réflexes, les mêmes loyautés, les mêmes limites non posées. À un moment, la question n'est plus « qu'est-ce que je veux changer ? » Peut-être que oui. La question devient « est-ce que ma manière actuelle de vouloir changer me fait vraiment avancer ? » Et si la réponse est non, alors c'est peut-être pas un manque de volonté, peut-être un manque de cadre. Et c'est là qu'un coach peut servir, comme un coach sportif. Je rappelle cependant que contrairement à beaucoup de coachs qui conseillent, qui proposent une séance, une séance par une séance pour avancer, personnellement, je propose un minimum de trois séances. Parce qu'à un moment donné, il va falloir ancrer les choses. Il va falloir le faire sérieusement. Et que passer par un coach, ça veut dire un engagement aussi. Un engagement vis-à-vis de vous-même. Vous vous donnez les moyens de vos envies. Il s'agit de le faire sérieusement. Donc une séance de coaching, c'est un peu comme une séance chez le thérapeute, chez le psychologue. Ça ne sert à rien. Franchement, entre nous, il va falloir vous donner les moyens de vos envies. Voilà. C'est aussi une décision que vous pouvez prendre avant l'été pour la rentrée. Vous donner les moyens de vos envies et vous faire accompagner pour changer une partie de votre vie, pour passer à l'acte, pour faire les choses différemment. C'est un épisode particulièrement long. Je vais regarder combien j'ai mis. 52 minutes. Je ne sais même pas si vous allez écouter jusqu'au bout. C'est pas... Pas grave, je le laisse comme ça, je le tiens comme ça et je verrai si vous avez été nombreux à l'écouter. Je vous remercie mille fois d'avoir écouté ce long épisode. Je vous souhaite d'excellentes vacances. Il y aura d'autres épisodes certainement beaucoup moins longs pour cet été. Et on se retrouve très vite quand il sera minuit à Bali. Musique de générique