Speaker #0Il est minuit à Bali, l'heure de notre rendez-vous avec l'évolution naturelle. Un moment rien que pour vous, une pause, pour découvrir d'autres philosophies de vie, des modes de pensée différents. Minuit à Bali vous offre la possibilité d'explorer ce que nous sommes vraiment, de mieux comprendre ce qui nous anime, ce qui nous fait vibrer, aimer et avancer. Ce qui peut nous permettre d'être plus en équilibre, plus heureux. Je m'appelle David Mott, je suis accompagnateur en évolution naturelle, Master Coach certifié, mais je me définis plutôt comme un explorateur du vivant. Ce qui m'intéresse tout particulièrement, c'est le changement, celui qui nous prépare ou celui qui nous surprend. Ensemble, nous allons dépasser nos limites, réinventer notre vie ou la vivre autrement. Parce qu'il n'est jamais trop tard de devenir la personne que vous avez toujours voulu être. Et c'est maintenant, quand il est minuit. Avant de commencer ce podcast, je vais commencer par vous parler un petit peu de mon parcours et de mon rapport avec le changement de vie. M'installer à Bali, vivre en Indonésie n'a pas été mon premier changement de vie. Disons que tous les 5, 10, 12 ans maximum, j'ai changé de vie, de milieu professionnel, souvent de pays. J'ai commencé par faire des saisons entre la mer et la montagne, 6 mois au bord de la plage et le reste à la neige. Je suis resté un temps à Paris, j'ai monté une boîte de com' comme vous le savez peut-être si vous avez écouté les précédents épisodes. J'ai créé des spectacles, je suis passé par la case d'enseignement, mais j'ai eu besoin de changer de nouveau de vie et j'ai fini par poser mes balises à Bali. Je dis fini, mais ce n'est pas juste, car bien évidemment, je vais repartir un jour ou l'autre. Cette envie de changement, de vouloir changer de vie, a été tellement forte que j'ai décidé de l'étudier, de le mettre à l'épreuve, de le remettre en perspective, de lui donner un sens. On pourrait dire que je fuis quelque chose, ou moi-même, y voir une forme d'instabilité, mais c'est plus proche de l'ennui en fait. Une fois que je me suis installé quelque part, que j'ai compris comment ça marchait, j'ai envie d'aller voir ou de faire quelque chose d'autre. Ça m'appartient, c'est mon mode de fonctionnement. Une fois que j'ai appris un travail, j'ai découvert un univers, j'en découvre un autre. Je ne suis pas forcément bon dans tous, loin de là, mais au moins j'essaye. De fait, j'ai été menuisier puis charpentier. Dans les deux cas, j'étais particulièrement mauvais. J'étais maître nageur, pompier au service nautique de Bordeaux, sauveteur en mer puis instructeur. J'étais skiman aux arcs. Je ne sais pas si vous connaissez les arcs dans les Alpes. Puis aussi à la plagne, moniteur de ski, guide de rafting et d'hydrospeed. Oui, j'étais aussi brocanteur puis antiquaire, inspecteur dans les grands magasins pour aider les voleurs, sans grand succès d'ailleurs. Et j'ai été chef des sports, puis chef de village dans les clubs de vacances. Puis j'ai aussi été directeur artistique pour des boîtes de nuit. Et j'en passe. Qui vous dit tout ça, c'est pas pour faire genre. Genre j'ai tout fait. Non, non, vous avez certainement fait plus que moi. Mais avec le recul, j'aurais voulu faire peut-être plus encore. Mais soit je n'avais pas les capacités, le contenu scolaire, ou alors c'était trop long à préparer, ou c'était juste trop tard. Voilà, plus le temps, ou simplement l'envie. Bon, bien sûr. Vous le savez sans doute, mais j'ai maintenant une agence de voyage à Bali, j'accompagne ceux qui le souhaitent, de leur changement de vie. Mais au moins, ça c'est cohérent, en tout cas ça fait sens, et j'ai l'impression que c'est une suite logique, que je me suis fait parler pour ce changement, pour accompagner dans ce changement. Je me suis formé, j'ai suivi des cursus, j'ai étudié le changement, autant sa naissance que ses conséquences, et c'est ainsi qu'un jour, j'ai commencé à faire des podcasts pour vous raconter tout ça, et vous permettre, à votre tour, de changer de vie ou de la vivre. Autrement. Changer de vie, ça paraît facile pour certains, mais pour la majorité d'entre nous, c'est à la fois abstrait, irréalisable ou au minimum pas raisonnable. Vous êtes nombreux à vouloir changer de vie, mais en soi, nombreux ne veut rien dire. Alors parlons en chiffres un petit peu. Et voyons ce que nous apprennent des études menées auprès des actifs en âge de travailler, soit la cible des 25-55 ans, à peu près, 60 ans, entre 25 et 60 ans. Selon un sondage réalisé par Opinion Way pour le Figaro Magazine, 79% des Français souhaitent changer de vie. C'est plus concret. Ce qui représente environ 37 millions de personnes. Parmi ces aspirants au changement, 60% ont l'usage de vivre ailleurs et 35% souhaitent changer de métier. Cependant, seulement 23% des personnes qui souhaitent changer de vie passent réellement à l'action pour effectuer ce changement. En d'autres termes, moins d'une personne sur quatre qui rêve de changer de vie, réussit à franchir le cap de l'action. Environ 90% des actifs français ont déjà envisagé une reconversion professionnelle, selon une étude de NouvelleViePro.fr. Environ 17% des personnes qui envisagent une reconversion ont effectivement effectué le changement. Ça montre bien que beaucoup y pensent. Une proportion relativement plus faible passe à l'acte. Ce que nous pouvons aussi comprendre de ces différentes études, c'est qu'un grand nombre de personnes aspirent à un changement de vie, mais que peu franchissent le pas, nous venons de le voir, souvent à cause de contraintes pratiques. Par exemple, la contrainte financière, professionnelle, familiale, puis aussi bien sûr les peurs ou les incertitudes que cela peut représenter de changer de vie. Dans les accompagnements qui regroupent souvent la partie personnelle et professionnelle, c'est souvent lié, vous souhaitez déménager par exemple dans une autre ville ou à l'autre bout de la France ou à l'étranger, ça va impliquer, si ce n'est une reconversion professionnelle, tout au moins une autre façon de travailler. Et ça va générer un wagon de questions tout à fait légitime. Et comme nous allons le voir, ce sont l'eau de peur et l'incertitude. Ce qui amène en finalité procrastination, voire paralysie de la décision. En gros, je sais à peu près ce que je veux, mais je ne le fais pas. Vous connaissez ça peut-être, vous l'avez rencontré. Le changement de vie se prépare, il s'apprivoise, il s'organise. Et une envie ne suffit pas pour passer à l'action. Il va falloir développer des compétences. Et par compétence, je vous parle d'un ensemble de savoirs, de savoir-faire, de savoir-être, qui vont vous permettre d'accomplir ce changement de vie de manière efficace et appropriée, dans un contexte et un environnement donné. C'est ok jusque là ? Je sais, ça peut déjà vous paraître compliqué, mais ça ne l'est pas si on sait comment s'y prendre. C'est ce que nous allons voir dans cet épisode avec les 4 étapes, et puis les compétences. dont on aura besoin ces compétences à développer pour réussir son changement de vie. Et pour être parfaitement clair, ce changement de vie, il peut être petit ou grand. C'est vous qui estimez sa grandeur, pas les autres. Ce qui est important, c'est de l'aborder de la bonne façon au risque de se s'aborder. La première étape est d'abord de s'écouter, de se comprendre, d'identifier le besoin de changement, de lui donner une chance de s'exprimer dans sa globalité au lieu de l'étouffer dans l'œuf. Le côté pas raisonnable, le côté infaisable, on va le mettre de côté. Pour l'instant, on s'écoute et on essaie de comprendre ce besoin de changement. Vous avez envie, par exemple, de faire le tour du monde en voilier, pourquoi pas ? Ne bloquez pas par ce côté infaisable ou déraisonnable, mais plutôt sur l'origine de votre envie profonde. Projetez-vous, imaginez. Si tu le passes, ça vous passera très vite. Vous vous rendrez vite compte que vous n'êtes pas prêt à vous battre pour ça. Mais si peu à peu ça prend forme, que vous trouvez par vous-même de nouveaux mots pour parler de votre projet, que vous commencez à le vivre, vous êtes sur la bonne voie. Ça, c'est l'étape 1. On continue sur cette étape 1. Parce que sans parler de faisabilité, on n'en parle pas pour l'instant, d'organisation. Commencez par incarner votre changement de vie. Donnez-lui une chance d'exister par lui-même, de s'installer, de prendre forme, de prendre ses aises. Vous vous imaginez vivre en famille à l'autre bout du monde ? Ok, ce n'est ni stupide, ni réalisable. D'autres l'ont fait à votre place. Alors comment vous imaginez pourquoi cette envie particulière ? Ça peut être une autre envie, peu importe. mais sur une échelle de 1 à 10... À combien vous êtes ? 2 sur 10 ? C'était juste pour rigoler. 5 sur 10 ? C'est quelque chose à laquelle vous avez déjà pensé, mais franchement, ça vous semble trop tôt, trop tard. Vous trouvez autant d'arguments pour faire que d'objections pour ne pas faire. Ou alors peut-être que vous êtes à 8 sur 10. Et s'il vous manque si peu, passez à l'action. Vous êtes chaud bouillant. Et vous vous y voyez déjà. Ne vous limitez pas dans vos envies. Si vous avez des petites envies, vous aurez besoin de petits moyens. Mais si vous avez de grosses envies, alors il vous faudra des gros moyens. C'est ce que mon père m'a toujours dit. Mais si vous commencez par limiter vos choix ou vos options, il rêvera un temps où vous direz « c'est dommage, on aurait pu faire mieux, plus grand, plus loin, j'aurais pu rêver plus haut » comme on dit. On dit aussi « visez la lune et si vous la ratez, vous atteindrez les étoiles » et c'est beau déjà. Si la première étape va vous demander de tester votre niveau de motivation entre un changement de vie entre amis, à 2h du matin, une bière à la main en grand renfort de « Ah t'imagines, on se part tous de la boîte, on déménage et on s'installe tous dans le verre corps, on crée une fabrique de t-shirts responsables, on fait l'école aux enfants à la maison, on plante des arbres, des arbres fruitiers, tiens et on fait des compotes qu'on vend sur les marchés de la région. » Projet qui, au petit jour, ne se terminera pas. « Attends, c'était rigolo, mais tu sais quoi, on va retourner bosser. » Mais là aussi, il y a aussi, je pars en famille faire le tour du monde, c'est tout ce que j'ai voulu faire, mon mari, ma femme a le même rêve que moi, pourquoi ne pas aller plus loin ? J'ai vraiment envie de changer de vie, et demain ce sera pareil, la semaine prochaine aussi, le mois prochain, ce ne sera pas différent, j'ai envie de changer de vie. Mon envie a un sens, elle est importante pour vous, voire cruciale, et c'est là que nous allons passer à la deuxième étape. Donc vous voyez la différence entre... Ouais, un projet comme ça rigolo où on change le monde et le lendemain matin on revient à ce qu'on faisait avant. Et puis un projet qui là tient au corps. Il y a beaucoup, beaucoup de personnes qui ont déjà fait ce chemin, ce voyage d'aller faire le tour du monde avec les enfants par exemple, en famille. Et là ça tenait au cœur, ça tenait au ventre. Et là on s'est dit mais oui, oui, c'est vraiment ce que je veux faire. C'est parti, je suis prêt. Ah ouais, c'est ok. nous sommes Pas loin du côté « j'ai vraiment envie de changer de vie, ça fait sens avec mon quotidien, ce n'est pas un caprice, c'est quelque chose de profond, mais c'est bien de vouloir. Mais si je passais à l'action ? Si j'avançais ? » Et là, nous sommes à la deuxième étape. Eh oui, si vous essayez de faire le tour du monde en voilier, mais que la promiscuité ou la solitude vous fait peur, c'est peut-être pas une bonne idée. Ou alors, il va falloir travailler dessus. Parce qu'on peut s'imaginer vivre à l'étranger, par exemple, et s'apercevoir qu'on ne parle pas du tout anglais, on n'a pas envie d'apprendre la langue, et puis on est attaché à notre propre culture, donc on n'a pas envie de changer. L'idée était bonne à la base, et puis quand on se retrouve confronté à nous-mêmes dans la deuxième étape, comment... Quand on commence à réfléchir aux conséquences, à ce que ça va faire pour nous, on s'aperçoit que ce n'était pas forcément une bonne idée. Nous ne sommes pas dans la deuxième étape, dans la faisabilité, l'organisation, mais plutôt dans l'ancrage, en laissant cette envie de changer de vie arriver à maturité. Le changement exige de savoir s'ajuster à de nouvelles situations, apprendre à s'adapter et à accueillir l'incertitude, ce qui est crucial pour réussir sa transition ou son changement de vie. C'est là que rentre en compte notre rapport avec notre confiance en soi, notre sentiment d'être légitime ou pas. Nous l'avons vu d'ailleurs dans les épisodes précédents sur le côté usurpateur, si nous nous sentons ou pas dans notre poste, dans notre position, si nous nous sentons à l'aise, et si nous n'avons pas tout simplement le syndrome de l'imposteur. Je vous invite à écouter les épisodes précédents. Et donc nous allons, dans cette deuxième étape, pouvoir nous challenger. Ok ! Ok, très bien, c'est clair, j'ai envie de changer de vie. Il est temps de faire un point sur mes capacités, ce que je suis capable de faire, ce que j'ai déjà fait, ce que j'ai appris, quels sont les points que je dois travailler ou améliorer. Si vous commencez à avoir envie de partir, si vous avez envie de changer de vie mais vous ne vous sentez pas stable, que vous avez des craintes, des peurs, des angoisses, il va falloir commencer déjà à travailler dessus pour vous sentir en équilibre et être bien, être prêt. à changer de vie. Cette étape va vous permettre de vous préparer psychologiquement, de travailler votre mental. Elle vous prépare au changement de vie en affûtant votre réactivité, votre estime de soi. Vous allez en avoir besoin quand les frustrations ou les sentiments d'échec vont arriver. Et il y en aura, automatiquement. Nous allons donc travailler sur notre détermination, notre capacité à ne pas nous tirer une balle dans le pied, à nous dévaloriser. Oui, l'envie est là. Je veux changer ma vie, ou une partie de ma vie. Mais ce n'est pas que je ne suis pas motivé, non, non, mais c'est moi le problème. Eh bien ça, on va l'éviter. On va essayer de travailler dessus. Je sens que c'est trop gros pour moi. Mais là, non, non. On ne peut pas commencer à changer de vie si on commence à dire que c'est trop gros pour nous. Ou au contraire, je vais tout casser, je suis trop motivé, rien ne pourra m'arrêter. Bon, j'en fais un peu trop, mais pour moi, c'est déjà fait. au quai. Mais regardons d'abord, commençons par nous mettre sous la loupe et nous préparer tout simplement en étant honnêtes avec nous-mêmes sur nos points forts et nos points faibles. Il n'y a rien qui va nous freiner, rien qui nous empêche de changer de vie, mais simplement de se faire un petit bilan de compétences, tout simplement. Une fois que la motivation est là, que nous avons compris et accepté que nous serions à la hauteur, ça revient à la citation d'Armling-Konj, qu'on lui attribue en tout cas, qui dit « Donnez-moi six heures pour abattre un arbre et j'en prendrai quatre pour affûter ma hache » . Nous allons éviter la précipitation et nous sommes maintenant prêts à affronter la suite, à comprendre l'environnement qui nous attend, le contexte de notre changement. Donc première partie, on a rêvé, on a eu envie, on a déterminé nos envies, ensuite on s'est regardé par rapport à nos envies en disant ok c'est bon je suis prêt, je sens que je peux le faire, je sens que je peux apprendre, je sens que je peux évoluer. Et nous voici déjà à la troisième étape, la troisième étape qui donc concerne l'environnement. Suivant votre changement de vie, l'environnement va forcément être différent. Si vous voulez déménager à Bordeaux, il va être différent que si vous voulez vous installer à Dubaï ou à Marrakech. Si vous changez de travail mais gardez le même univers professionnel, le contexte ne sera pas le même que si vous changez totalement de métier, de profession. Bref, vous avez compris le principe. Chaque changement d'environnement va vous demander d'apprendre à la fois son histoire, son langage, Et cela ne se fait pas à légère, genre « tu sais quoi, on verra bien sur place » . Cette étape, cette étude de terrain, à elle seule, mériterait au moins 3 ou 4 épisodes, ou même un bouquin entier. Je vais donc résumer par ceci. Comprendre son environnement demande un mélange de perceptions actives, d'écoutes attentives, d'analyses réfléchies et d'interactions avec les autres. je pense que c'est Un bon résumé de cette étude de terrain, de cette étude de l'environnement. En prenant le temps d'observer, d'écouter, de recueillir des informations et d'utiliser des outils d'analyse, vous pourrez mieux cerner les dynamiques en jeu et naviguer plus efficacement dans votre environnement. Vous savez, parfois notre propre perception de l'environnement peut être biaisée. Il est important de prendre du recul et de réfléchir à la façon dont vos croyances et expériences personnelles, d'ailleurs, influent. sur votre vision de la situation. Je vais essayer de prendre un exemple, d'éclairer un peu le chemin, comme on dit. Si vous partez par exemple au Portugal, la moindre des choses, c'est de parler avec d'autres personnes qui y vivent déjà, pour avoir leur opinion, de leur poser de bonnes questions que vous avez préparées peut-être à l'avance, d'écouter leurs conseils tout en vous faisant votre propre avis, d'apprendre non seulement la langue du pays, mais également l'histoire de ce pays, de connaître son économie, d'échanger. avec des locaux, en posant là aussi les bonnes questions pour ne pas entendre des réponses qui vous arrangent. De lire, d'écouter, de vous renseigner, d'aller chercher plusieurs sources d'informations, ça c'est vous qui devez le faire. De connaître le coût de la vie, autant vis-à-vis des expatriés que des portugais eux-mêmes. De comprendre les coutumes, les traditions, les fêtes, autant national que dans le village qui vous a séduit, où vous avez envie d'habiter. De savoir ce qui est tabou, interdit, choquant, autant que ce qui est incontournable, typique d'apprendre les bonnes façons d'interagir. de se comporter, de s'adapter. Ça peut vous sembler too much, mais si vous voulez faire un changement de vie réussi, il va falloir, oui, parler le même langage, comprendre comment ça fonctionne, comprendre les règles du jeu. Si vous partez le faire autour du monde, envoyez, c'est la même chose. Je vous laisse libre de réfléchir à ce que vous devez connaître sur votre environnement pour, si ce n'est le maîtriser, tout au moins le comprendre. Dans le cadre du travail, si vous en changez... C'est un changement aussi. Il va falloir là aussi comprendre votre environnement. Vous risquez de vous faire dévouer tout cru. Surtout si vous cumulez changements de région ou de pays avec nouveaux postes ou nouvelles responsabilités. Vous pourrez par exemple utiliser la méthode SWOT. Je ne sais pas si vous connaissez la méthode SWOT. C'est S-W-O-T, force, faiblesse, opportunité, menace. C'est une méthode qui vous permet d'analyser un environnement en identifiant les forces et faiblesses internes, ainsi que les opportunités et menaces externes. Merci. qui est souvent utilisé dans les analyses stratégiques pour évaluer des situations professionnelles ou d'affaires. Vous avez aussi un outil qui s'appelle PESTEL. PESTEL pour Politique, Économique, Sociale, Technologique, Environnementale, Légale. PESTEL. C'est un outil qui vous permet d'analyser les facteurs externes influençant un environnement. C'est un outil souvent utilisé par des analyses de marché ou des environnements professionnels. Ça peut vous aider à mieux comprendre les forces externes qui façonnent l'environnement dans lequel vous évoluez. Cette troisième étape va donc vous permettre d'anticiper, d'éviter à la fois les erreurs les plus communes, d'ailleurs celles qui font qu'à Bali, 70% de ceux qui s'installent repartent deux ou trois ans après, si ce n'est bien avant d'ailleurs. Donc vous allez préparer le terrain, le comprendre, ne pas arriver en conquérant, ou en pensant savoir, mais plutôt avec un vrai respect. pour la culture locale, mais aussi la partie d'administration et autres. Cette étape va vous permettre, pour chaque information, chaque réponse, parfois même chaque conseil que l'on va vous donner, de mettre un prix dessus. Parfois c'est gratuit, ou presque, comme apprendre la langue du pays. Vous pouvez aller sur Internet et apprendre la langue du pays, mais souvent il y a des conséquences financières, entre le déménagement, l'achat ou l'allocation, les transports, l'école pour les enfants, l'administration du pays. autant sur celui que vous quittez que celui qui va vous accueillir, les visas, les assurances, les paris de travail, de conduire, les changements d'adresse, les taxes locales, les impôts de la région ou du pays. Cette troisième étape va donc vous permettre de réunir toutes les informations précieuses qui vont vous permettre de changer de vie dans les meilleures conditions. La quatrième étape, et c'est la dernière, nous dit voilà, déjà, ça y est, changement de vie. C'est de passer à l'action. Vous savez ce que vous voulez faire, vous savez ce que vous pouvez, vous savez que vous pouvez le faire, et vous savez comment le faire. Donc vous savez que vous voulez le faire, vous savez que vous pouvez le faire, et vous savez comment le faire. Et là, inutile de rentrer en mode procrastination, il est temps de le faire. de passer à l'action. Ok, vous ne maîtrisez pas tout, c'est certain, mais le fait de rentrer en action ouvrira la voie et vous permettra d'apprendre la suite tout en étant dans un élan du changement. Il est évident à cette étape qu'il y aura forcément des ralentissements, mais il est important de ne pas attendre de tout savoir ou de tout comprendre pour mettre en action. Car vous vous apercevrez très vite que les informations changent, que l'adaptation prend une place non négligeable et que si vous attendez de savoir absolument tout pour être rassuré, Vous ne passez tout simplement jamais à l'action et vous trouverez toujours une excuse pour repousser au lendemain. Cette quatrième étape comprend forcément une part d'incertitude, c'est inévitable, d'approximation. Vous ne pourrez pas tout maîtriser, tout anticiper, mais en vous étant préparé à l'avance et en comprenant votre environnement, tout cela sera plus fluide, plus facile. Vous allez apprendre, savoir, comprendre et agir. Vous connaissez le principe. vous allez devoir être à la fois prudent Mais aussi prendre des risques. Parfois, vous serez déçu, c'est vrai. Et souvent, vous serez surpris par la vie, par de magnifiques rencontres, par des nouveautés. Vous vous sentirez plus vivant que jamais. Vous avez changé de vie. Je vous l'ai dit, cette étape, comme les trois premières, mériterait qu'on y passe beaucoup plus de temps. Parce qu'on se retrouve confronté, encore une fois, par exemple, avec ce syndrome de l'imposteur, par exemple, avec ses freins, cette paralysie de la décision. C'est bon, on y va ? Non, je n'en sais pas encore assez. Attends, la semaine prochaine, j'attends un courrier, j'attends un mail. Oui, cette étape, à elle seule, pourrait être le sujet d'un livre. Mais ça vous donne au moins un résumé des quatre étapes essentielles pour réussir son changement de vie. Certaines étapes peuvent se chevaucher. Parfois, il peut arriver qu'à la troisième étape, on se rende compte qu'en finalité, ce n'est pas aussi bien qu'on l'avait imaginé. Il arrive que l'on revienne alors sur la première étape. On a envie d'un changement de vie, mais ce n'était pas forcément en finalité ce qu'on voulait. Mais tout va bien. On arrive, on revient à la première étape pour transformer son changement de vie, mais le principal, c'est le mouvement, l'envie. C'est alors que vous pourrez changer de vie ou la vivre autrement. À ce niveau de l'épisode, je me dois de rajouter un élément important. Nous voulons de le voir ensemble, nous pouvons organiser notre changement de vie pleinement, de le vivre pleinement, en acceptant à la fois les échecs et les victoires, car en finalité, au départ, nous l'avons imaginé, nous l'avons souhaité, voulu, et nous nous sommes préparés pour ensuite le vivre en mettant toutes les chances de notre côté pour réussir. Mais n'oublions pas cependant qu'il y a... Que s'il y a des petits changements de vie comme des grands, ce que nous venons de voir au début, que chaque changement nous appartient, que par exemple, vouloir un enfant, changer de pays ou de travail est en soi une façon de changer sa vie ou de la vivre autrement. Il y a aussi des changements qui ne sont pas prévus. On n'en parle pas beaucoup, on n'en parle pas souvent, mais c'est des changements qui ne sont pas prévus. Ce n'est pas forcément une route ou un chemin pavé d'or, des changements qui ne sont pas souhaités. qui nous plongent dans l'incertitude, parfois même dans l'angoisse d'ailleurs. Des changements de vie qui ne sont pas forcément une partie de plaisir, car nous écoutons nos envies, mais aussi des passages forcés, des claques, qui nous sont imposés par la vie et qui nous obligent à reconsidérer notre façon de vivre, notre relation avec les autres, de faire des choix corneliens, alors que nous n'avions pas l'intention d'en faire, et que nous n'étions même pas prêts à les faire d'ailleurs. Quand l'envie est là, c'est déjà un beau début. Bien sûr, ça peut venir de frustration, tout va bien, certes, mais nous ressentons le besoin de faire bouger les lignes, nous suivons un rêve. Une idée et ces quatre étapes peuvent nous permettre de confirmer nos choix et d'avancer plus sereinement. Mais ce changement va être plus difficile à aborder, à vivre, quand nous ne le souhaitions pas, mais que ça devient une obligation. Un deuil ? La rencontre avec la maladie ? La perte de sa mère qui va nous obliger à nous occuper de notre père en veillant sur lui H24 ? La fin d'une relation toxique qui va nous demander de bouleverser toutes nos habitudes, de changer de maison, peut-être même de région ? La démission, le licenciement qui va transformer notre quotidien, remettre en perspective nos priorités ? Oui, quand changer de vie ou la vivre autrement devient une souffrance, qu'elle ne nous laisse pas d'autre choix que de faire ce qu'on peut ? Du mieux qu'on peut, alors, il peut être difficile de commencer la première étape. Oui, ce n'est pas une envie ou une décision personnelle, mais cela nous a été imposé. A plus forte raison, la deuxième étape peut nous sembler inutile, content ou pas content, de toute façon capable ou pas, de toute façon l'envie n'est pas là. Et ce changement de vie, nous le savons, va être épuisant, voire douloureux. Nous n'avons pas le temps de faire un point sur nous-mêmes, mais in nominia paratus, nous parons en toute éventualité, en faisant bonne figure. Contra la troisième étape, qui consiste à comprendre son environnement. De toute façon, on le prend en pleine gueule. Donc, on n'a pas le temps de le comprendre, ou si peu. Entre le vouloir, l'appeler, ce changement de vie, ou le subir, la ligne est parfois fine. Il est impératif de vous poser les bonnes questions dès le départ, de prendre le temps d'identifier le ou les problèmes. Et quand je vous parle de prendre du temps, je ne vous parle pas de 10 minutes, quand vous êtes en voiture, « Ah tiens, je vais penser ! » Votre esprit part vers ses problèmes, comme ça, sans vraiment le vouloir. Non, je vous demande de prendre du temps pour vous, de vous dire « Ok, il est temps que je fasse une... » pause et vous la faites vraiment cette pause et que je réfléchis sur la situation que je suis en train de vivre ce que je veux vraiment ce que je peux faire ce que je suis capable de faire et comment je vais le faire ce qui m'appartient est ce qu'il m'appartient pas ce que je suis capable de porter d'accepter identifié l'aide que je peux avoir de moi et comment je vais la demander cette aide Et ce n'est pas évident. Prenez le temps de vous poser, pas 10 minutes, le temps qu'il faudra. Cette situation du changement de vie imposée, nous la verrons dans un autre épisode. Car, vous l'avez compris, il n'y a pas juste un changement de vie standard avec une organisation planifiable pour tout le monde, mais bien des situations particulières, des challenges qui se présentent à nous, et ce qui peut nous faire sens pour nous aujourd'hui n'aura peut-être pas au plus de sens d'ailleurs demain, car la situation aura changé. Car vous le savez, tout est en permanence. A nous de nous y préparer. Je vous rappelle cependant que même de façon qu'on indique sur les boîtes de médicaments qu'il vaut mieux passer par un professionnel et éviter l'automédication, si vous êtes face à des doutes, que vous ne vous sentez pas à l'aise avec l'idée à la hauteur d'organiser votre changement de vie, que vous ne savez pas très bien comment vous y prendre, que vous sentez que vous ne serez pas à l'aise, que vous perdez un petit peu pied, et bien... Avec une personne qui soit présente pour répondre aux questions, ça peut vous aider, qui vous donne des clés pour avancer. Vous pouvez bien sûr être accompagné sur chaque étape par un professionnel qui connaît lui-même les différents changements de vie, qui les a vécus dans sa chair, le changement de vie, des changements de vie, qui en connaît les méandres, les pièges, les doutes, et qui va vous permettre de vous poser les bonnes questions, peut-être de vous tranquilliser, de vous rassérener, vous aider à y voir plus clair, à ne pas vous tromper, vous-même, en vous percevant que vous n'êtes pas à la hauteur. de vous organiser, de réfléchir ensemble sur chaque décision avec un objectif commun, réussir votre changement de vie, qui va être là pour vous, avec vous, avec sa propre expérience, et qui va vous questionner, vous motiver, être à vos côtés. Vous n'êtes pas obligé de tout affronter seul, et suivant ce qui se présente à vous, une aide extérieure peut vous aider à y voir plus clair, à gagner du temps, à gagner du temps et même de l'argent. En tout cas, ça vous aidera à ne pas en perdre. de l'argent et du temps avec des choix hasardeux ou de mauvaises décisions qu'on opérait plus tard au prix fort. L'accompagnement n'est pas un monologue où il y a celui qui parle et celui qui écoute, étant donné qu'il fait un un, ouais, d'accord. mais bien une danse à deux, où la chorégraphie vous apporte une vision plus claire de ce qui est important pour vous, ou les reformulations de vos doutes ou de vos angoisses, qui donnent un sens, qui fait, oui, ça fait un sens, un vrai sens pour vous. Un miroir dont le reflet vous renvoie à ce que vous estimez être des échecs, pour les transformer en apprentissage, en force et en victoire. Nous venons de voir ensemble les quatre étapes pour réussir son changement de vie. J'espère que ça vous a aidé, ça vous a apporté... des informations utiles. On se rappelle, tout d'abord, on s'écoute, on s'autorise à rêver, on se projette, on s'imagine, sans limite, sans frustration. Puis ensuite, on va faire ça résonner avec nous-mêmes, nos capacités, nos compétences, identifier peut-être les parts d'ombre, autant que les transformations que peuvent apporter ce changement de vie. Et puis ensuite, nous allons passer à la partie... plus pratique, plus organisationnelle, qui va nous demander un sens pratique, une étude budgétaire, et d'obtenir des informations qui vont aller dans le sens de notre projet. Et pour terminer, nous allons passer à l'action, en acceptant de ne pas tout savoir. mais d'en comprendre l'essentiel. Merci d'avoir écouté cet épisode. Encore une fois, j'espère que ça vous a apporté quelque chose. Le but n'était pas de vous raconter ma vie et mes différentes activités et métiers, mais simplement de parler de changement de vie, notre rapport à ce changement de vie. Abonnez-vous bien évidemment, s'il n'est pas déjà fait comme ça, pour être au courant des prochains épisodes, parce qu'il m'arrive parfois de sortir deux, trois épisodes dans le mois ou quatre peut-être sur une inspiration en fait Allez sur Facebook, laissez des commentaires, bien sûr. Abonnez-vous, je viens de vous le dire, sur les différentes plateformes, que ce soit Spotify ou Apple Podcast. Et on se retrouve très bientôt, quand il sera minuit, à Bali.