- Speaker #0
Bienvenue mon cher mari.
- Speaker #1
Bonjour.
- Speaker #0
Le premier invité du podcast. C'est un grand honneur pour moi de t'accueillir. Et aujourd'hui, j'avais envie que tu sois là pour cette discussion. Parce que j'ai partagé plusieurs contenus ces derniers jours, humoristiques, sur les choses que tu pouvais faire et qui, avant, me rendaient folle, genre un meuble pas monté comme je le voulais ou des citrons posés sur un truc de peur. Et il se trouve que ça a énormément parlé aux gens. Donc tu es un peu une star, sache-le. Et ça a vraiment touché au sujet du... Dans le couple, la place de la femme et de l'homme, et comment, quand on a deux façons de fonctionner différentes, on arrive à cohabiter. Et j'ai trouvé ça chouette que ce ne soit pas une discussion que j'ai toute seule, mais que tu puisses témoigner. Alors peut-être, après coup, je vais censurer beaucoup de choses qu'il dira, je ne sais pas encore, ça dépendra.
- Speaker #1
#freemari.
- Speaker #0
Vous pouvez, dans les commentaires, être dans le Fri-Marie. Et donc, je voulais te demander, parce qu'en fait, ça a touché, ces contenus-là, ils touchaient de type de... Il y avait directement les femmes qui se reconnaissaient dans le « je passe après mon mari » , et un peu ce truc de « c'est lourd, il fait pas les choses comme je veux et c'est lourd pour moi » . Et il y avait aussi des hommes qui étaient à dire « non mais en fait, à quoi bon ? Est-ce que c'est vraiment grave ? Pourquoi nous casser les couilles ? » C'était un peu les deux paroles qui ont été portées. Et je voulais savoir toi. Moi, je considère que je suis moins comme ça. Peut-être qu'on va découvrir que pas du tout. Mais comment toi, tu as pu vivre ce truc-là quand j'avais besoin de tout contrôler, de tout faire absolument à ma façon et qu'il ne laissait pas vraiment de place pour toi ?
- Speaker #1
Au début, je pense que c'était la colère et surtout le « à quoi bon ? » . En fait, je suis là, je suis en couple avec toi, les tâches, on les partage, je suis tout à fait aussi capable que toi de faire le ménage, de faire la vaisselle, étendre le linge. Et c'était insupportable, insupportable parce que je fais des choses, je le fais de moi-même, j'attends pas de récompense, il faut le faire, je le fais, et derrière tu passes derrière, bah à quoi bon ? bon, voilà, la question, c'est à quoi bon je vais perdre du coup mon énergie, autant que j'aille faire autre chose, et toi, de toute façon, vu que tu vas passer derrière, bon, autant le faire soi-même, enfin, autant rationaliser les choses, et après, ça a été l'acceptation, entre guillemets, on va bien dire que je parle d'un deuil, mais non, juste j'accepte, du coup, si j'ai envie de faire la vaisselle, je fais la vaisselle, je sais que tu vas passer derrière, le résultat après c'est je fais quasiment plus la vaisselle parce que de toute façon tu vas passer derrière donc j'accepte ce qui se passe et tant pis, je vais me retrouver plutôt dans des tâches que je sais que moi je vais faire et que tu vas pas passer derrière moi, genre faire les vitres ça y'a que moi qui le fais donc au moins je sais que tu passes pas derrière moi et moi ça m'éclate de le faire donc voilà mais oui voilà c'est surtout maintenant l'acceptation et me dire bon bah tant pis alors oui t'as beaucoup pris sur toi quand même t'as beaucoup changé, t'as beaucoup évolué en ce point là mais je pense que tout le monde a ses tards entre guillemets et voilà je sais que le linge, sauf si je suis tout seul pendant une semaine où je vais faire ma lessive etc je ne vais pas toucher, je vais l'étendre un petit peu si c'est urgent et pour pas qu'elle prenne l'humidité etc mais si je sais que tu es là derrière non je vais pas te toucher à étonner de le linge, et c'est pas que je veux pas c'est juste, bah, rationnison l'énergie quoi au bout d'un moment, voilà
- Speaker #0
Ouais parce que je pense que je différencie deux situations. Effectivement la vaisselle, ça c'est vraiment, genre vraiment c'est manœuvreux. C'est-à-dire que si les trucs ne sont pas mis, parce que nous on a pas de, on fait la vaisselle nous-mêmes, on a pas de la vaisselle. Et du coup, moi j'ai un peu des tocs où vraiment j'ai une façon de la ranger pour que ça sèche, mais qui effectivement, à part les verres quand il n'y a pas d'air qui passe, qui n'apporte rien, je le sais. où c'est vraiment un toque où je me dis, quand je ne le vois pas commencer, je ne peux pas m'en empêcher et je vais repasser derrière. me doute, est très frustrant et très agaçant. Et par contre, le lingre, effectivement, il y a ce truc de, je sais que moi, s'il ne sèche pas correctement, il va avoir une odeur que je ne supporte pas, et comme c'est quelque chose qui m'est propre... Je trouve ça normal que je fasse en sorte que ce soit comme je veux, parce que toi, c'est une odeur que tu ne vas pas forcément sentir. Mais moi, c'est une odeur qui va me saouler et qui va vraiment me... Et du coup, de différencier les choses qui ne servent à rien et que je fais, ou je peux complètement lâcher en me disant, franchement, si les couverts sont posés comme ça pour sécher, ce n'est pas la fin du monde. Tu arrêtes, tu prends sur toi, tu vas respirer, tu vas faire un tour dehors et ça ira bien. Et effectivement, me dire, le linge, comme c'est important pour moi pour qu'il sèche bien et qu'il n'ait pas une mauvaise odeur, je m'en occupe parce que c'est un peu... Moi, ça me change quelque chose.
- Speaker #1
Oui, mais tu vois, quand tu as commencé à me dire ça, du coup, j'ai essayé et j'ai voulu apprendre comme tu fais pour ne pas justement malin et pour continuer à partager les tâches, évidemment. Mais en fait, même en apprenant, ça n'allait toujours pas. Donc, encore une fois, à quoi bon ? Je sais que ce n'est pas du tout méchant de ta part, que c'est une fixette ou que sais-je, comment tu l'appelles, ça ne me regarde pas à la limite, mais... Donc voilà la vaisselle on est donc d'accord que l'essentiel c'est qu'elle sèche et elle sèche alors si j'ai pas mis les petites assiettes devant et les grandes derrière si c'est un peu le bordel bah oui je l'ai fait au moment où ça vient donc en fait bon je mens que ça rentre et que ça sèche pour moi y'a pas trop de problème. problème, donc voilà, et après, le linge, voilà, oui, j'ai abandonné, j'ai abandonné, et même si j'ai fait, même si je prenais plus de temps à faire comme tu voulais, donc, c'est-à-dire mettre 5 minutes normalement à étendre le linge, je prenais 10 minutes, parce que justement, j'étais là, je me disais, attends, elle m'a dit quoi, ok, il faut que je le fasse comme ça, il faut que je prenne ça, il faut que je laisse un espace entre, il faut que je fasse ça, il faut que le jean soit étendu au milieu, parce que machin, et après, tu passes derrière. C'est comme si vraiment tu travaillais, on te disait ouais ouais t'as tout bon mais non en fait non t'as zéro quand même, c'est frustrant, encore une fois c'est pas attendre une récompense. mais juste dire bah ah putain t'as étendu comme je voulais ah c'est cool merci mais non en fait j'ai l'impression que même si je le faisais même si j'étais toi je suis sûr que toi même tu n'es pas d'accord avec toi même au bout d'un moment des fois donc c'est un peu compliqué autant ne pas le faire comme si quelque part le fait que ce soit toi qui le fasse c'est pas fait comme même si tu faisais exactement ce que je faisais moi je pense ça t'énerve ok peut-être le côté de c'est pas moi qui l'ai fait j'ai pas eu cette sensation d'avoir fait et donc du coup ça sera forcément pas bon je sais pas un peu si t'as vu euh... la vidéo à un moment donné d'un couple qui va au supermarché et le gars il prend des melons, il les sent il les tend à sa femme, sa femme les met de côté et il les remet devant elle sans qu'elle s'en rende compte elle reprend le même qu'elle a déposé, elle le sent et elle le met pour le prendre Je veux dire, cette vidéo a vraiment, même si c'est des tournées très humoristiques, ça a vraiment éclairé cette façon de faire, différente entre homme-femme, femme-femme, homme-homme, il n'y a pas de truc, c'est qu'on est chacun différent, on a chacun nos choses à faire, et au bout d'un moment, je pense que c'est à l'autre de dire, ok, je lâche l'affaire, par contre, admets et acceptes que de ce cas-là, je ne le fasse plus.
- Speaker #0
Oui, oui, parce que par contre, c'est vrai que... Je pense qu'il y a vraiment une histoire de place dans tout ça, et la place que je suis capable de faire, et sur quoi je suis capable de lâcher en regardant vraiment... Là, c'est une névreuse, et c'est un truc parce que j'ai besoin de faire moi, mais que t'es pas responsable de ce truc-là, et de faire de la place pour que toi, tu puisses effectivement faire les choses sans...
- Speaker #1
disons que moi dans ce cas là comme je t'ai dit je vais me décaler sur autre chose où je sais où c'est pas ton terrain entre guillemets ou alors je sais que tu vas être moins regardante entre guillemets ça veut pas dire que je vais mal faire les choses je sais que faire les vidéos, passer le balai etc t'es moins susceptible de passer derrière moi donc je sais que mon effort
- Speaker #0
Il n'est pas vain.
- Speaker #1
Et ça, c'est important, parce que des tâches, j'ai resté des tâches, donc c'est lourd pour tout le monde. On a tous envie de faire autre chose, mais à un moment donné, il faut s'y coller. Autant faire des choses que je sais que toi, tu ne vas pas faire, parce que ça te rajoute du travail aussi, toi aussi, mental. Moi, ça m'enlève mon travail, et toi, ça te le rajoute.
- Speaker #0
Des fois, c'est tellement obsessionnel que ça demande un effort de ne pas faire attention.
- Speaker #1
Voilà. Je peux comprendre. On a chacun sa façon de vivre. Ce n'est pas parce qu'on est ensemble qu'il faut qu'on soit en symbiose totale. On a chacun notre façon de vivre, notre façon de penser, notre façon d'appréhender le ménage, les tâches. de vivre dans un endroit c'est vrai on a pas tous les mêmes ou même le rangement là où moi je vais être content du rangement parce que pour moi ça va être pixel perfect toi tu vas arriver et tu te dis non mais tu veux pas plutôt le mettre de l'autre côté bon c'est tout ce qui commence à finir c'est moi qui vais le mettre de l'autre côté #freemari on rappelle après moi intrinsèquement je sais que ça va pas me déranger moi je vais te déplacer comme tu veux,
- Speaker #0
je vais oublier et toi je sais que tu vas oublier parce que ça va être comme tu veux ah oui mais du coup ce que tu dis c'est quand même c'est que de fait il y a plein de choses où toi naturellement tu ne vous aurais pas fait comme ça et au final tu lâches de la truc parce que pas envie d'un conflit, pas envie de machin que tu te dis ça vaut pas la peine c'est clairement ça vaut pas la peine,
- Speaker #1
moi ça va même rien me changer et en fait moi je vais tiquer par exemple sur autre chose par exemple je vais tiquer quand on va jouer aux jeux vidéo et que tu fais pas les choses comme il faut non mais tu vois je pense que chacun a son chance chacun a sa compétence chacun a son envie de plus ou moins bien faire quelque chose à un moment donné et Il faut juste simplement l'accepter et c'est pas, c'est pas, ça coûte, en fait ça coûte rien d'accepter, c'est pas un travail, c'est pas, écoute, si moi, de manière pratique ça me change rien, si de manière esthétique ça lui change à elle, autant le faire. Voilà. Par contre, oui, on va dire, je vais tomber dans le cliché et je vais dire l'homme va chercher la praticité et la femme va chercher l'esthétique. Et ce sont deux choses qui, techniquement, sont très compliquées à conjuguer ensemble. En fait, du moment que la praticité n'est pas touchée, ça peut être esthétique après, donc finalement, c'est ça, entre guillemets, la complétude de ce que je vais faire.
- Speaker #0
On ne met pas nos curseurs au même endroit.
- Speaker #1
On ne met pas nos curseurs au même endroit, mais ce n'est pas pour autant quelque chose qu'il faut absolument pointer du doigt et surtout reprocher à l'autre. Ça sert à rien de reprocher, c'est comme ça, c'est comme ça. Bon, si je déplace le cadre 3 cm à droite, ça lui fait plaisir. Moi, ça m'a rien coûté à ne pas recommencer, mais bon, ça c'est pas grave. Mais au moins, je sais qu'il n'y aura plus ça comme discussion, et c'est surtout... Tout le monde est content au final. Le cadre, il est là. Il remplit sa fonction d'être beau et à l'endroit où il doit être.
- Speaker #0
Oui, mais je ne suis pas d'accord parce que du coup, si le mécanisme, c'est un peu ce truc-là de se dire, toi, tu prends sur toi et moi, je l'ai toujours. toujours un peu mes névroses qui s'expriment à un point, ça fait qu'à un moment, c'est toujours toi qui prends sur toi et que ça va toujours se déporter sur autre chose.
- Speaker #1
Ce n'est pas vrai parce que là, on dirait que je suis la personne qui n'a pas de névrose, sauf que j'en ai moi aussi, mais ailleurs. Et donc en fait, là au moins, je vais prendre entre guillemets sur moi parce que ce n'est pas prendre sur soi, c'est juste vivre en couple. En fait, ça fait partie des choses qui sont normales. Toi, tu vas prendre sur toi. sur d'autres trucs que je fais moins. Et tu ne vas pas vouloir rentrer en conflit avec moi. Et tu vois, ça va être le même mécanisme. Tu vas dire, ouais, mais en fait, au bout d'un moment, il est comme ça, il fait les choses comme ça. Ça ne m'empêche pas de l'aimer. Oui,
- Speaker #0
oui, mais parce qu'effectivement, il y a nos peurs individuelles. Mais là, on parle sur des choses qui sont du commun. Et j'ai l'impression que ce qui touche au commun, en réalité, c'est... Alors, je vais faire le cliché des femmes, parce que moi, c'est comme ça que je me reconnais. Et qu'autour de moi, je vois aussi beaucoup de femmes. Et j'entends toi, ton discours chez beaucoup d'hommes. Donc, je fais un peu ce raccourci, mais ce n'est peut-être pas complètement vrai. La partie commune, c'est plus la femme qui continue de la garder parce que...
- Speaker #1
Parce qu'elle ne veut pas lâcher prise.
- Speaker #0
Oui, mais moi je suis d'accord. Pour l'avoir vécu et pour avoir été une vraie névrosée du contrôle, et aujourd'hui ça est mieux, même si je sais bien que des fois ça continue quand même. Et je vois que, parce que pour moi il y a une vraie blessure derrière, et c'est pour ça que je vois que tous les commentaires que j'ai eus par rapport à ça, à la fois de ces femmes qui sont épuisées de tout porter, mais qui en même temps n'arrivent pas à lâcher parce qu'elles ont ce truc-là, il n'y a que si c'est moi qui le fais que ça va être bien fait.
- Speaker #1
Mais il y a quand même un manque de confiance en fait. Au fond, parce que, entre guillemets, la société fait que, entre guillemets, encore aujourd'hui, on devait être la reine du ménage, entre guillemets, du ménage au sens foyer. Sauf que, de plus en plus, enfin moi, du moins, j'ai été élevé. Non, je participe aux tâches, je fais les tâches et j'ai été élevé comme ça. J'arrive avec toi et d'un coup, en fait, tout ce que je fais, c'est fini. C'est en mode, non, non, non, tu fais, au bout d'un moment, t'es pas ma mère. Moi, je fais les choses comme je peux, comme je veux aussi, entre guillemets, j'existe aussi. Et donc, c'est surtout, voilà, ça développe un petit manque de confiance envers moi. Parce que ça veut juste me montrer que moi, je ne sais pas tenir mon foyer. Alors que ma place, elle est tout autant là, à tes côtés.
- Speaker #0
Oui, en tant qu'équipe.
- Speaker #1
En tant qu'équipe, en tant que couple, pour faire ces tâches-là. Ces tâches ingrates, il faut qu'on les partage à deux. Oui, oui.
- Speaker #0
Et justement, trouver pour moi un terrain commun où ce n'est pas l'un qui forme l'autre, parce que ce n'est pas le but, en fait.
- Speaker #1
Non, après, on peut apprendre de l'autre. Ce n'est pas la question.
- Speaker #0
Oui, mais ce n'est pas une formation forcée. Tu peux t'intéresser et voir comment l'autre te fait et dire, ah tiens, de mon plein gré, je trouve ça pas mal, je vais faire pareil.
- Speaker #1
En fait, tu ne pourras jamais, enfin, consciencieusement, tu ne pourras jamais te dire, ah trop bien, aujourd'hui, je vais faire la poussière. Il y en a que si. D'accord, ok, c'est l'heure. Non, mais en vrai,
- Speaker #0
il y a des façons de faire où toi, tu optimises par flemme et je me dis, putain, c'est... c'est pas con ce qu'il fait en vrai.
- Speaker #1
Justement, je vais apprendre. Quand tu me dis, il vaut mieux... étant comme ça il vaut mieux quand tu nettoies je comprends s'il y a une logique derrière et s'il y a un fait avéré concret, un intérêt s'il y a vraiment l'optimisation comme tu dis, alors oui j'ai la flemme mais tout le monde a la flemme de faire ça donc autant trouver, si t'as des trucs à m'apprendre qui font que ça optimise ça va plus vite et c'est mieux fait je prends, faut pas être con donc là je t'écoute et je fais, mais par contre Si tu me... me dis un truc, que je le fais, que je l'applique et que derrière tu repasses derrière c'est que c'est pas une question de présentation et je pense qu'inversement moi si je te dis si tu fais ça pour laver ça comme ça, tu vas le retenir tu vas le faire, je vais passer derrière, ça va pas être fait comme ça, c'est pas grave au pire je te refais regarde tu aurais pu faire un peu mieux là mais je vais laisser le truc en place c'est fait c'est fait en fait, le travail il est fait c'est une constante amélioration pour tous les deux Mais je te fais confiance. Tu vois ce que je veux dire ? Je te fais entièrement confiance. Cette tenue, ça a été lavé. Certes, ce n'est peut-être pas parfait pour moi, mais on s'en fout. Le principe est là. Ça a été fait. Et du coup, la prochaine fois, c'est moi qui le prendrai. Je te dirai, tiens, regarde un peu plus. Et tu me diras, non, mais je m'en fous. Ce qui est ton droit.
- Speaker #0
Oui, je comprends.
- Speaker #1
Et après, la fois d'après, ça va être toi, parce que je ne suis pas là. Tu vas le faire, je vais rentrer, encore une fois, ça ne va pas être fait comme je voudrais, moi. Ce n'est pas grave, c'est fait. Il va juste y avoir un merci mon cœur de l'avoir fait.
- Speaker #0
Oui, bien sûr.
- Speaker #1
Et je ne vais pas surtout attendre qu'après, tu partes à la douche pour aller le faire en thread, comme j'ai pu entendre déjà. Qu'est-ce qu'elle fait celle-là encore ?
- Speaker #0
Je n'ai jamais caché que j'étais névrosée, attention. Mais... En fait, ce que je trouve compliqué dans ces situations-là, c'est qu'il y a quand même, pour moi vraiment, ce truc un peu féminin de ne pas réussir à lâcher le contrôle, qui fait qu'à un moment, comme c'est souvent le partenaire qui juste, à force d'entendre qu'il ne sait rien faire, il arrête de tout faire. Et j'ai l'impression que c'est dur, quand on est à cette place-là, de tout d'un coup retenter, et j'ai l'impression que c'est plutôt... de notre place à nous, à un moment, de se dire ok, là je suis prête à aller regarder que peut-être que c'est un peu mes névroses tout ça, et que peut-être même juste le dire et dire j'ai envie de faire plus de place à l'autre, et de sortir de ce truc de oui, moi je peux tout porter toute seule et je peux tout faire, mais en fait Quel est l'intérêt de faire tout et de tout porter toute seule si c'est pour à la fin être éreinté, fatigué, frustré que l'autre ne fasse rien mais parce qu'en fait on voudrait un double de soi mais peut-être que si c'était un double de nous on pourrait pas le saquer pour autant parce qu'il y a vraiment ce truc de c'est moi qui fait et qu'à un moment j'ai l'impression que ça peut venir que de nous de justement de poser cette parole, de se dire ok là je suis en train de voir qu'en fait c'est moi qui ne veux pas lâcher sur ce sujet là. j'ai envie de faire de la place à l'autre comment on essaie de faire de la place et comment tu vois pour initier un truc et que l'autre se dise peut-être que là on va pouvoir redevenir une équipe, parce que dans plein de coups moi ce que je vois c'est qu'à un moment le mec quand il a lâché il a vraiment lâché, c'est à dire que inconsciemment il entête qu'il y a plein de choses ça le concerne plus, c'est en fait un petit soldat qui va faire et alors qu'il y a cette parole un peu féminine de dire on veut plus avoir la charge mentale de vous dire quoi faire alors qu'à la base si vous vous êtes retrouvés à suivre les indications c'est parce qu'on vous disait, enfin quand vous faisiez par vous même c'était pas correct
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Après, c'est sûr que c'est compliqué de prendre des initiatives. C'est ça aussi pour nous, de prendre l'initiative de « je vais faire ça » . Alors après, il ne faut pas non plus tomber dans la réflexion stupide. Je pense qu'il faut simplement savoir identifier les points les plus sensibles et se dire « ok, là, je lâche sur ça » . Et surtout en discuter avec toi. Je dis, écoute, c'est simple, c'est trop sensible pour toi. Moi, vraiment, ça m'insupporte que tu repasses derrière. Donc, le linge, c'est fini. On est d'accord tous les deux. Par contre, le reste, je le ferai.
- Speaker #0
Oui, oui, ok.
- Speaker #1
Mais je ne veux rien entendre.
- Speaker #0
Oui, oui, bien sûr.
- Speaker #1
Et comme ça, en fait, c'est... C'est pas vraiment des... C'est pas spécialement des névroses ou des trucs. Je pense qu'on a tous des points bloquants. C'est normal. Et en fait, je trouve ça un peu trop dur de dire des névroses. Vraiment, c'est pas quelque chose d'incapacité.
- Speaker #0
Névrose, pour moi, c'est très banal.
- Speaker #1
J'entends. Mais moi, en fait, il faut... Moi, j'ai identifié ça. On l'identifie tous les deux. On est d'accord tous les deux sur ça. Donc ça, je touche pas. On est d'accord. parce que là c'est trop sensible etc peut-être que ça va évoluer avec le temps et un jour tu vas me dire écoute fais-le par contre je ne veux entendre aucun reproche pourquoi tu n'as pas pris l'initiative de ne pas le faire parce que ça on est d'accord en fait moi je veux juste que les choses soient claires et par contre le reste je vais le faire je vais le faire de moi-même alors peut-être pas aussi souvent que tu voudrais mais parce qu'encore une fois on n'a pas la même notion et puis il y a des choses que je vais me faire de moi-même que tu n'aurais jamais pensé aussi clairement et Et en fait, il faut juste trouver son terrain d'entente.
- Speaker #0
Oui, mais je pense que ça ne peut pas se faire sans dialogue.
- Speaker #1
Ah non, on est d'accord, il faut toujours parler et c'est l'expérience qui parle aussi. En fait, c'est l'expérience qui va nous faire parler. Tu vas me dire, ok, ça fait trois fois que je me fais rabâcher pour le linge.
- Speaker #0
Oui, et tu m'expliques que ça c'est trop... Bon,
- Speaker #1
ok, on se pose. gagnons tous du temps je ne fais plus le linge par contre je veux pas de reproche je vais l'étendre encore une fois si t'es pas là parce qu'il y aura des nécessités quand tu vas rentrer je sais que tu vas tout rebouger
- Speaker #0
Non, le linge, pas trop. En général, je te dis, tu laves juste ton linge.
- Speaker #1
Oui, mais ce que je veux dire, si tu es absente pendant plusieurs heures et qu'il faut sortir la machine pour ne pas qu'elle prenne l'odeur que tu ne veux pas, je vais le prendre, je vais le sortir, je vais l'étendre, tu vas rentrer, tu vas le rebouger. Je le sais, et je le sais, mais je le fais en acquis de conscience. Et on est d'accord tous les deux que tu ne vas pas me dire quoi que ce soit en rentrant. Si tu vas faire... Mais tu ne vas pas me le reprocher.
- Speaker #0
Non, je vais te dire merci de l'avoir fait parce qu'il y avait besoin de le faire. Et s'il y a un truc que je trouve qui n'est pas...
- Speaker #1
Et c'est tout. Et après, oui, tu vas le faire normalement. Mais l'accord commun, ça va être donc de dire qu'on s'est mis d'accord. Que ça, c'est point sensible. Donc je ne le fais pas.
- Speaker #0
Mais je ne peux pas te le reprocher derrière. Ça ne peut pas être un truc que je garde en frustration.
- Speaker #1
Mais dans tous les cas, oui, il faut en parler, il faut en discuter. Il faut savoir faire le constat des choses. Le constat qui est fait par l'expérience. On s'est pris la tête plusieurs fois dessus.
- Speaker #0
C'est un sujet sensible.
- Speaker #1
C'est un sujet donc sensible. Le but, ce n'est pas de l'édulcorer, ce n'est pas le truc. C'est que de dire, en fait, il n'y a rien à régler. Il faut juste partir de ce principe-là, il n'y a rien à régler. Ou du moins, ce n'est pas moi qui vais régler pour toi,
- Speaker #0
et toi qui vas régler pour moi.
- Speaker #1
Donc, on va se dire, tout simplement, est-ce qu'elle a le temps, l'énergie ou pas, d'aller dessus ? Entre guillemets, ce n'est pas mon problème. Elle le fera quand elle voudra, si elle estime que c'est nécessaire. Parce que c'est tout à fait ton droit de te dire, non mais ce n'est pas nécessaire, je vais garder ça, ça ne m'empêche pas de vivre, ça ne nous empêche pas de vivre. Oui, c'est vrai aussi. Donc ça, ça t'appartient à toi. En attendant, accord commun, on en discute. Je fais ce dont je suis sûr que tu ne vas pas repasser pour un gain de temps tous les deux.
- Speaker #0
ce que j'estime un gain de temps pour tous les deux parce qu'après encore une fois on n'a pas la même vision mais ça c'est encore autre chose et aussi ce dialogue il peut avoir lieu que si on est d'égal à égal et pas moi je me mets dans la place c'est moi qui sais et c'est Tora qui doit apprendre de moi parce
- Speaker #1
que si il y a cette espèce de place hiérarchique ça pourra pas marcher c'est sûr qu'il faut aussi savoir mettre de côté le côté maternisant qui est souvent pas voulu mais de fait Merci. Il n'est pas voulu et je pense que c'est un réflexe inconscient. Mais je suis ton mari. Je ne suis pas ton enfant.
- Speaker #0
Oui, bien sûr.
- Speaker #1
Tu auras tout le loisir de le faire un jour peut-être à nos enfants. Et est-ce qu'on peut appeler ça un loisir ? Je ne sais pas. Je ne leur souhaite pas de décoper les mêmes lébreuses. Mais voilà, on a chacun notre façon de vivre, d'appréhender, de voir les choses. Notre couple, c'est un plus un.
- Speaker #0
Oui, exactement.
- Speaker #1
Donc on est deux entités différentes.
- Speaker #0
Avec des fonctionnements différents.
- Speaker #1
Avec des fonctionnements différents.
- Speaker #0
Il n'y en a pas un qui prévoit l'autre.
- Speaker #1
Et ce n'est même pas une question de préjugés. Je pense que maintenant c'est fini. Ce n'est même pas une question de place de l'homme dans le couple, la place de la femme dans le couple.
- Speaker #0
Pour moi ça en fait partie.
- Speaker #1
Oui mais justement il faut savoir dépasser tout ça. Si on demande aux hommes de savoir aussi participer, il faut leur laisser la place de participer.
- Speaker #0
Il faut faire la place. Parce qu'il n'y a aucun intérêt à prendre de force. Parce qu'à un moment ça ne peut pas être un combat. Surtout quand c'est des choses au quotidien.
- Speaker #1
c'est pas un combat, c'est de l'aide c'est de l'entraide c'est se tenir la main face au corvée le quotidien qui est souvent pas le truc le plus fun autant tu vois au travail t'es dans une équipe, normalement t'es censé être soudé pour faire le travail le travail qui est une corvée au sens latin et grec du terme Donc, il faut qu'on soit soudés et faire en sorte que les choses se passent bien ensemble pour que ça aille plus vite et que ça passe mieux. Quand on rentre le soir et qu'il y a des choses à faire, c'est pareil. On se tient la main. entre guillemets, philosophiquement parlant, pour faire les choses, pour ensuite pouvoir passer au temps libre.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Entre guillemets.
- Speaker #0
Oui, parce que tu as raison sur le fait que ça nous fait tous chier.
- Speaker #1
Mais oui ! Enfin, si, oui, j'en suis sûr, il y a des gens, ça les passionne de passer... Après, moi,
- Speaker #0
ça veut dire que ranger, ça me détend. Moi, il y a des moments où ranger et prendre soin de l'appartement, c'est mon moment à moi et je...
- Speaker #1
Je le comprends. Comme moi, j'adore ranger mes cartes Pokémon. Non, mais, enfin, c'est pas pareil.
- Speaker #0
Même exemple.
- Speaker #1
Non mais c'est pas... apparaît, mais ça reste du rangement.
- Speaker #0
Oui, oui.
- Speaker #1
Dans la satisfaction d'avoir un truc clean, propre, etc. Donc oui, je n'aurais pas la même satisfaction. Je ne l'aurais pas.
- Speaker #0
En regardant l'appartement.
- Speaker #1
Et encore, j'aime bien. les poussettes là sur le téléviseur pour enlever la poussière etc je suis content parce que ça brille et c'est visuel quand je suis les vitres et que tout brille et qu'on voit parfaitement à travers je suis content Oui, ça a été de l'énergie. Mais c'est comme si je sors d'une séance de sport. Je suis transpirant, mais j'ai fait mon ménage.
- Speaker #0
Tu as de l'investissement, mais tu es satisfait.
- Speaker #1
Mais c'est clean. Et surtout, je sais que quand tu vas rentrer, tu vas dire, c'est bien et tout. Mais même, je ne m'attends pas. Ah, c'est bien.
- Speaker #0
C'est juste d'avoir vu et de dire, ah cool, tu as fait ça. Moi, ça m'aurait fait chier de le faire et j'ai vu que tu l'avais fait.
- Speaker #1
Oui, oui. Et encore une fois, c'est travail d'équipe. Et le but, c'est d'en discuter, d'arrêter de materner. Mais je comprends, encore une fois, je comprends. Mais je ne crois pas qu'il y ait une science du nettoyage.
- Speaker #0
C'est là où je pense que tu as raison. Et avant, je n'étais pas d'accord parce que moi, je me disais... disais, sincèrement, il y a encore des choses où je pense que je l'ai fait mieux.
- Speaker #1
Mais c'est possible, c'est même vrai.
- Speaker #0
Mais des fois, je me dis, à quoi... Enfin, pardon, mais optimiser le séchage d'une vaisselle, est-ce que l'investissement que ça me demande et la fatigue que ça me procure alors que t'aurais pu... pu le faire. Qu'est-ce qui est important ? Tu vois, à un moment, se poser la question, l'important c'est de se dire c'est moi qui l'ai fait et c'est parfait, ou c'est de se dire j'étais fatiguée et là j'ai pu laisser l'autre prendre le relais et faire sa part, et justement pouvoir me reposer. Mais c'est sûr, si t'es derrière son dos à regarder et que t'es encore plus vénère, machin, ça va pas marcher. À un moment, il faut vraiment lâcher le truc et se dire c'est pas si grave.
- Speaker #1
Non, c'est pas si grave. L'essentiel c'est que ça soit lavé.
- Speaker #0
Ouais, ouais. À un moment, de se dire l'intérêt commun, c'est que les choses soient faites.
- Speaker #1
Et de toute façon, les couverts, une fois qu'ils sont séchés, alors oui, il va peut-être y avoir une petite goutte de calcaire Merci. qui a séché. Bon, est-ce que ça va t'empoisonner quand on va le prendre ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
De toute façon, on va le réutiliser dans trois repas. Il va être relavé. Il va être relavé.
- Speaker #0
Effectivement.
- Speaker #1
Et il va resécher.
- Speaker #0
Non, non, c'est sûr.
- Speaker #1
Donc, oui, c'est, entre guillemets, c'est comme l'exemple du lit. Moi, je vais te dire pourquoi on fait son lit, sachant que le soir, on va se recoucher dedans. Bon, la réponse de ma mère, c'est normalement parce que ce n'est pas propre. Il faut que ça soit clean, il faut que ça soit toujours bien rangé, etc. Je dis, mais pourquoi ? Mais on ne sait jamais, mais on ne sait jamais quoi.
- Speaker #0
Si quelqu'un est la reine d'Angleterre, bon là, ça risque de m'en arriver.
- Speaker #1
Je lui ai répondu, mais ils ne vont pas venir dans ma chambre dans tous les cas. Oui, mais ça ne sera pas propre. Moi, je le sais. Ah ! Bon,
- Speaker #0
du coup,
- Speaker #1
moi, le C, c'est le machin, bon, bah, c'est point Godwin, c'est un mode, bon, bah, de toute façon, elle va avoir raison, il faut que je fasse les choses. Donc, je le fais. Mais la question, c'est pourquoi ? Après, oui, je suis d'accord, un lit fait, c'est toujours plus accueillant. qu'un lit pas fait, on est d'accord est-ce que c'est la fin du monde ?
- Speaker #0
je suis d'accord,
- Speaker #1
non non par contre je vois le truc là j'arrive à constater le fait que si le lit est fait, c'est mieux c'est mieux parce que c'est plus joli, c'est plus c'est plus rangé, c'est plus accueillant on a plus envie de s'y plonger le soir après. On le fait, on le défait, etc. Je comprends. Mais alors, vraiment, la vaisselle ? Non, vraiment, je comprends pas. Parce qu'il n'y a pas d'enjeu toxique, il n'y a pas d'enjeu de beauté, il n'y a pas d'enjeu de... quoi que ce soit du moment que ça a été lavé avec du produit ça a été désinfecté ça sèche, bon bah s'il y a une goutte de calcaire qui a séché, il y a une goutte de calcaire qui a séché ça ça remplit toujours sa fonction oui oui, puis c'est fait un lit fait, un lit défait je comprends que c'est un peu bizarre ne remplisse pas sa fonction j'arrive à le comprendre tu le comprends plus sur un truc,
- Speaker #0
alors que le lit techniquement c'est pas grave au pire c'est moins grave que la vaisselle Merci. bah t'as plus d'absence de vie aussi qu'il soit fait ou défait tu pourras dormir pareil dedans mais toi t'as la même vision c'est marrant ça va pas être pareil et chacun va avoir ses points bon c'est pas pour autant que je vais faire le lit on est d'accord ou alors je préfère on met juste une couette qu'on tire et c'est réglé après il y a aussi que le lit comme moi je travaille depuis ici toi tu le vois pas moi le voir
- Speaker #1
le lit défait toute la journée, j'ai l'impression que la maison n'est pas clean. Peut-être que si tu travaillais depuis ici, ça aurait plus d'impact sur toi parce que toi, tu pars le matin, tu rentres le soir.
- Speaker #0
Je le ferai, je pense, nonchalamment. Histoire de dire, c'est fait. Quand je reviens m'habiller, je tire la couette. C'est fait. mais c'est par habitude c'est par habitude parce que on m'a inculqué ça tout simplement mais ça va pas me traumatiser si je le fais pas de la journée tu vas pas penser ça en disant je vais rentrer le lit ou alors même si je suis là toute la journée ça va pas me traumatiser tu feras pas attention je vais le faire machinalement mais je vais pas y faire attention ok je comprends
- Speaker #1
et ça ne va pas me perturber ma journée pour autant ou alors à la limite je vais me dire putain j'ai envie de faire le lit bon c'est pas grave je me couche dedans je tire la couette mais c'est là je pense aussi c'est important de connaître ses propres besoins limités tout machin parce que moi je sais par rapport à mon environnement c'est quand même très particulier les choses qui me font péter un plomb des fois quand je suis fatiguée et tout alors que là où des choses toi tu ne vas pas voir et puis ça ce n'est pas des choses que c'est à toi de deviner mais tu vas comprendre mais à un moment c'est à moi de me dire quand je suis suis fatiguée, si je suis dans un appart qui est crade, ça va me faire péter une durée, donc c'est pour ça que moi souvent ça me fait du bien de m'en occuper, de le soigner et tout, mais ça techniquement c'est pas à toi de... parce que je sais qu'à une période je le faisais et ma façon de te montrer que ça me saoulait que tu le fasses pas, c'était de râler en le faisant, ce qui pour moi est la pire façon parce que c'est entre guillemets je le fais parce que je le fais pour moi, parce que ça me saoule mais j'attends secrètement que ce soit toi qui le fasses, alors qu'en réalité si tu l'avais fait je serais encore plus saoulée parce que ce serait pas fait comme je le fais Mais...
- Speaker #0
Mais il t'arrivait et je le faisais et tu me disais non mais dégage, tu vas pas le faire, c'est à moi de le faire.
- Speaker #1
Et parce que ce que je te disais c'est que t'as pas à le faire parce que je le fais. Ce qui est un peu le truc où t'as pas de...
- Speaker #0
Bah j'ai pas de contre-argument, mais c'est surtout que je comprends pas l'intérêt de cette phrase.
- Speaker #1
Parce qu'en fait c'est un peu ce fantasme de se dire... Il aurait fallu qu'au moment où moi c'est insupportable pour moi, que ce soit insupportable pour toi, ce qui est complètement débile.
- Speaker #0
Mais ça ne le sera pas.
- Speaker #1
Mais c'est surtout que oui, et c'est surtout qu'on n'a pas les mêmes besoins.
- Speaker #0
Moi ce qui va être insupportable pour moi c'est que tu râles, le simple pour me dire...
- Speaker #1
Est-ce que tu peux m'aider, je suis fatiguée et...
- Speaker #0
Même pas, viens faire la vaisselle.
- Speaker #1
Ah non mais pour moi par contre ça non.
- Speaker #0
Non mais entre guillemets c'est pas... j'exagère, mais que tu sois fatiguée ou pas... Aujourd'hui, tu as décidé de lâcher sur la vaisselle et que tu ne vas pas y aller dessus. Du coup, il peut la faire. Oui, Nounou vient faire la vaisselle. Je m'en fous. Je dis oui, dans cinq minutes, j'arrive, je le fais si je suis occupé. Mais je n'ai pas mal le prendre. Je n'ai jamais le mal de le prendre en fait. Parce que je sais que c'est un terrain normalement qui était réservé, qu'on a décidé qu'il était réservé. Là tu veux me lâcher du lait, tu préviens juste, aujourd'hui tu m'ouvres la porte en me disant tu peux le faire parce que pour expliquer la raison, je m'en fous en fait, tu sois fatigué, pas fatigué, que t'as envie de te poser sur le canapé, que t'as envie de faire autre chose ou pas, ou partir ailleurs, je m'en fous, juste me dire, tu pourras faire la vaisselle, voilà. Moi je te dis oui.
- Speaker #1
Après moi je pars du principe que j'ai même pas à le faire. C'est que les moments où tu vois que ça me saoule de faire un vaisselle parce que j'ai l'impression d'avoir fait que ça, je le fais pas et je sais qu'en fait à un moment tu vas la faire.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Je sais. Jamais je me suis retrouvée... C'est arrivé que les trucs traînent et qu'on est plus vaisselle. Moi aussi j'ai besoin de couverts pour manger, etc. Moi j'ai même pas à te le dire parce qu'à partir du moment où je suis pas là, je fais des trucs, je sais que tu le feras.
- Speaker #0
Oui. Mais le problème c'est que ça va pas être en temps et en heure pour toi.
- Speaker #1
Oui, mais comme en général, il n'y a pas d'impératif. Et puis, tu es le premier. Quand tu vois qu'il n'y a plus d'assiettes propres, tu vas... Oui,
- Speaker #0
Moi,
- Speaker #1
je pense que c'est la cause. Les constants, on va les faire en même temps qu'à un moment. Pour manger, on a besoin de... Oui,
- Speaker #0
mais pour ça, il faut avoir eu la même attention portée à ça au même moment. J'entends par là que si par exemple je suis pas allé dans la cuisine et que j'ai pas vu la vaisselle, je vais pas avoir l'idée de la faire. Alors que ça se trouve, toi t'es déjà passé depuis une heure et t'as déjà regardé dans la cuisine et t'as déjà constaté que... Mais moi si je suis pas rentré dans la cuisine, je peux pas savoir entre guillemets.
- Speaker #1
Oui mais toi tu vas constater quand tu vas vouloir bouffer qu'il n'y aura plus les assiettes pour le faire.
- Speaker #0
Voilà, donc ça va être une heure, deux heures après toi. Et toi t'aurais eu le temps de de rumeguer dans ton coin depuis 2h au lieu de me le dire parce que moi en fait je suis pas rentré dans la cuisine alors tu vas me dire oui non mais tu le sais très bien on a mangé hier non non mais je comprends que toi tu regardes pas ça pour moi ça va être des détails que je vais oublier parce que c'est pas important mais j'entends que ça soit important pour toi et ça c'est absolument pas un problème Maintenant, il y a aussi la question de temporalité. Oui,
- Speaker #1
souvent, c'est ça, d'ailleurs.
- Speaker #0
Et c'est encore plus dur. de se faire recrocher quelque chose qu'on n'a pas vu parce qu'on n'a pas eu le temps de le voir. Et là, en plus, tu demandes du coup de prendre une initiative sur quelque chose que je n'ai pas pu constater.
- Speaker #1
Oui, donc effectivement... Oui, je pense que c'est là où des fois, il y a un quiproquo entre... Est-ce que tu l'as vu et que tu as fait comme si de rien n'était ? Ou est-ce que tu... Je pense que souvent, on prête des attentions à l'autre alors qu'en fait...
- Speaker #0
Encore une fois, on veut tous les deux ne pas aller dans une porcherie. Enfin, non mais oui, c'est... C'est... Il y a des fois, oui, je ne peux pas dire le contraire, des fois je suis en train...
- Speaker #1
Mais moi aussi, c'est humain à un moment.
- Speaker #0
Vas-y, on fait plus tard où on commande et voilà.
- Speaker #1
Surtout qu'il faut savoir qu'on a un chat qui est très propre et quand le bac est trop sale, elle fait... et ses besoins sur le parterre. Et il est vrai que le matin, des fois, quand genre quatre fois de suite, c'est le cas, peut-être que ça a été vu et c'est laissé au suivant parce qu'à ce moment-là, on n'a pas le courage et la patience d'apprendre des trucs dès le matin. Je pense que c'est le seul... C'est le seul sujet où vraiment on peut des fois faire en mode « Oh,
- Speaker #0
j'ai rien fait ! » Mais pas sur le reste. Ça, je le conseille. Tu peux être coupable. Je peux être coupable et je le conseille.
- Speaker #1
Mais je comprends, on passe dès le matin comme ça.
- Speaker #0
Non, mais c'est pareil pour toi après. Quand tu te lèves après moi, c'est pareil pour toi. Oui,
- Speaker #1
mais à la limite, oui. Moi, j'ai le temps de me dire « Ok, je sais que ça, c'est là. J'ai le temps de le faire. » Alors que toi, sur les 30 minutes où tu as le matin à te préparer, où tu dois manger et machin, je peux comprendre que ça ne rentre pas toujours.
- Speaker #0
Oui, mais ça, je le conseille volontiers. Mais après, voilà, tout le reste. reste, non. Si je suis rentré, je suis peut-être allé direct dans le bureau, je suis peut-être allé dans le salon, je suis pas regardé la cuisine, bon, il y avait la vaisselle. Toi, ça fait deux heures que tu l'as déjà constaté, moi non.
- Speaker #1
Mais en vrai, comme de toute façon, la vaisselle, il y en a tout le temps régulièrement, moi, c'est plutôt de me dire quand j'ai le courage, je le fais comme ça s'est fait. Et surtout, faire en sorte que ça accumule pas trop. Et toi, par contre, tu t'en fous quand ça s'accumule, tu préfères la faire parce que tu... tu fais vite, ça te prend pas des plombes, alors que moi, avec mes manies, quand il y a beaucoup de vaisselle, c'est l'enfer. Je mets vraiment 20 minutes, 30 minutes.
- Speaker #0
Après, ça dépend. En plein mois d'été, si j'ai tendance à vouloir la faire plus souvent que...
- Speaker #1
Ils feront une petite douche en même temps.
- Speaker #0
Non, mais pour pas que ça...
- Speaker #1
Oui, bien sûr,
- Speaker #0
pour les odeurs et tout. Le but, c'est que ça soit dégueulasse. Donc, qu'il n'y ait pas d'odeurs, etc. Oui, moi, j'aime bien rassembler mon effort, faire d'un coup, et c'est réglé.
- Speaker #1
C'est efficace, oui.
- Speaker #0
Et c'est... Mais la technique du petit à petit ou même le faire directement après avoir mangé... Moi,
- Speaker #1
ça me déprime moins de faire ça.
- Speaker #0
Son temps aussi. Mais ça,
- Speaker #1
pour le coup, je sais que c'est mon fonctionnement et puis ça n'aurait aucun intérêt que tu le fasses parce que je sais, par contre, le moment où plein de petites fois, j'aurais eu la flemme, je sais que toi, naturellement, ça ne va rien te changer qu'il y ait 10 000 vaisselles ou un petit peu. Ou peut-être qu'un petit peu, tu vas moins avoir tendance à le faire parce que tu te dis que ce n'est pas urgent.
- Speaker #0
Oui, c'est pas nécessaire.
- Speaker #1
Ouais, voilà, ok.
- Speaker #0
C'est pas nécessaire. Après, encore une fois, chacun ses points de vue.
- Speaker #1
C'est des façons de fonctionner différentes.
- Speaker #0
Chacun sa façon de vivre, chacun sa façon de conceptualiser les choses. L'essentiel, c'est, voilà, c'est encore une fois, c'est de le constater.
- Speaker #1
Et puis d'apprendre ensemble. De parler. Parce que c'est clairement pas inné.
- Speaker #0
De parler et de ne pas reprocher.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Une fois qu'on s'est mis d'accord, c'est pas de reproche.
- Speaker #1
Ou alors, s'il y a la frustration derrière, c'est que les vraies choses n'ont pas été dites.
- Speaker #0
On est d'accord, mais dans ce cas-là, c'est que la première étape n'est pas remplie.
- Speaker #1
Mais quand on dit parler, c'est pas... Comment dire ? C'est pas un chef qui fait des briefings et qui balance. C'est vraiment une discussion de dire moi ça, c'est lourd pour moi. D'avoir une vraie discussion sur le sujet. Et je pense qu'il y a plein de gens pour qui ils pensent que vivre à deux, c'est évident. Et on nous vend beaucoup ces trucs de c'est évident. Mais je pense que déjà, il n'y a pas d'évident parce qu'on n'a pas tous les mêmes besoins. On n'a pas tous les mêmes limites.
- Speaker #0
Alors, je me rappelle plus cet humoriste qui disait ça, mais être en couple, c'est devoir résoudre des problèmes qu'on n'aurait jamais eu tout seul. Non, mais ça en fait partie.
- Speaker #1
Oui, mais à contrario, moi, je trouve qu'être à deux et vivre à deux, c'est la meilleure façon d'apprendre à se connaître. Oui, bien sûr. À condition d'aller regarder en soi au lieu de se dire, c'est lui, putain, qu'est-ce qu'il est insupportable quand il fait ça. Tu vois, de projeter le truc et d'être... En fait,
- Speaker #0
il t'en est. à ce niveau-là, t'es pas avec la bonne personne.
- Speaker #1
Non, moi je pense que c'est pas ça. Ah bah moi aussi. Ah non mais Loulou, tu te rends pas compte. Les fois où je te voyais faire des choses et j'étais là à m'asserrer dans ma tête à me dire mais enfin, c'est pas possible.
- Speaker #0
Tu te rends compte de me dire ça ?
- Speaker #1
on en est quasiment à la haine limite mais c'est pas de la haine mais en fait c'est de la projection c'est
- Speaker #0
100% projection et donc pour moi je maintiens c'est que t'as su dépasser ça t'as su aller de l'avant à calmer certaines ardeurs il y en a qui sont toujours là mais d'autres ont beaucoup été freinés et résolus mais Si t'en arrives à être toujours comme ça après autant de temps, c'est que t'es pas avec la bonne personne, c'est parce que t'as pas su poser les choses, t'as pas eu ton espace pour trouver la sérénité pour avancer jusque là. Parce que cette sérénité, il faut qu'elle soit aussi renvoyée par ton partenaire. Si ton partenaire ne te fait pas te sentir bien, ou aussi te mettre devant ton mur en te disant, ça c'est ton problème. Oui. Soit tu décides de travailler sur ton mur, soit tu ne travailles pas. Mais dans tous les cas, moi, ça va me passer au-dessus du ciboulot, parce que ça n'entache pas mon amour pour toi. Par contre...
- Speaker #1
Je ne vais pas porter pour toi. Je ne vais pas porter pour toi.
- Speaker #0
Et donc, tant que tu continueras comme ça, tu peux mettre toujours un mur, un mur gentil. Bien sûr, le but, ce n'est pas d'accabler la personne ou quoi que ce soit. Et d'arriver justement à cette fameuse constatation, discussion, résolution, on va dire, entre guillemets. Il faut... Il faut savoir aussi s'imposer des deux côtés, entre guillemets.
- Speaker #1
Qu'il y ait la place des deux, tout simplement, oui.
- Speaker #0
Il faut qu'il y ait la place pour les deux. Il faut que les deux s'expriment. Mais il faut que les deux aussi sachent leurs limites.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Parce que, pour en revenir en fait, tu peux ouvrir la place à l'homme ou à la femme qui t'accompagne que si... L'autre personne t'a montré tes limites, en fait. Et dire, ok, je suis allé trop loin, ou ça, ça m'appartient à moi, il faut que je lâche sur ça. Et si tu lâches sur ça, tu permets à l'autre d'arriver.
- Speaker #1
Oui, effectivement. Alors que si au contraire, tu le persécutes encore plus, c'est que lui accepte la place de vie. Là, je pense qu'après, tu es dans une boucle où tu ne peux pas vraiment t'en sortir.
- Speaker #0
Il y en a qui aiment ça, mais je ne pense pas que ça soit sain.
- Speaker #1
Et puis c'est surtout qu'une fois que c'est inculqué, c'est dur d'en sortir, je pense.
- Speaker #0
Oui, et après, tu vas être constamment dans le reproche.
- Speaker #1
Oui, parce que personne n'est à sa place, en fait.
- Speaker #0
Donc après, il y en a qui ont réussi à trouver leur stabilité comme ça.
- Speaker #1
Moi, je n'ai pas de contre-exemple de gens qui ont commencé comme ça. Moi, je sais que la chance que j'ai avec toi, c'est que tu n'es pas du tout sujet au truc de manipulation et d'emprise. Toi, dès que tu sens un truc un peu comme ça, de chantage affectif, c'est « Oh là là ! » Et ça, c'est le plus beau cadeau que tu aies pu me faire parce que les quelques fois où ça a pu être des comportements que j'ai commencé à avoir, je me suis pris un mur et en fait, ça me renvoyait juste face à moi de me dire « Qu'est-ce que tu fais là ? » Et je pense que c'est très simple parce que justement t'es pas sujet. Alors que si en face j'avais quelqu'un qui était sujet à ça, ça pourrait vite devenir compliqué.
- Speaker #0
Oui, et c'est du coup dur à la personne qui tente ça de se dire merde je suis allé trop loin. Il faut te dire, il faut en arriver là, et comme toi pour moi tu vas me dire à un moment tu déconnes ou tu vas trop loin, avec ta colère, elle est pas justifiée ou des choses comme ça, et dans ce cas là je vais te dire putain oui, ok, ben tu laisses l'autre, tu l'ouvres la porte à l'autre de faire, de venir.
- Speaker #1
D'abord ça le renvoie à lui, d'aller regarder ce qui se passe, et ensuite de justement...
- Speaker #0
Et de se dire, ah mais en fait il fait les choses.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
On en revient, tu peux dire, tu peux lui donner des conseils, mais au moins, tu vas le laisser venir l'autre, tu vas laisser l'autre faire. Et dans le meilleur des cas, tu vas te dire, putain, c'est pas si mal. Ok, c'est pas ce que je voulais.
- Speaker #1
Mais il prend sa place.
- Speaker #0
C'est pas pixel laser comme je voulais, mais il l'a fait.
- Speaker #1
Et de se laisser surprendre et de se dire, putain, mais en fait... Mais en fait,
- Speaker #0
il en est capable.
- Speaker #1
et puis sa façon de faire elle est pas si mauvaise oui bon ça c'est du bonheur sur le gâteau moi j'étais persuadée qu'il y avait une façon de faire et tout d'un coup d'ouvrir un petit peu et le plus beau c'est que c'est même pas une question de capacité parce que tout
- Speaker #0
le monde est capable à prendre avec des pincettes évidemment homme capable évidemment mais c'est juste Une volonté de laisser faire.
- Speaker #1
Oui, je suis d'accord.
- Speaker #0
C'est pas de la capacité, c'est toujours vouloir pouvoir.
- Speaker #1
Ouais, c'est un moment de...
- Speaker #0
Pouvoir, je suis constitué, j'ai deux bras, deux jambes comme toi, j'ai un cerveau comme toi, ils fonctionnent pas de la même façon, mais je suis donc capable de faire.
- Speaker #1
Oui, parce que tu veux, tu peux, mais si je laisse pas la place, tu ne pourras pas. Si tu ne veux pas, je ne peux pas.
- Speaker #0
C'est possible. Non mais...
- Speaker #1
Si tu ne veux pas, je ne peux pas.
- Speaker #0
Voilà. D'où ? Névrose, pas névrose, etc. Non, moi encore une fois, c'est savoir constater les choses, en discuter, mais pas en discuter pour montrer du doigt, montrer l'étard, c'est pas constructif.
- Speaker #1
Pour trouver un fonctionnement à deux.
- Speaker #0
Mais c'est pour trouver un fonctionnement à deux. En fait, le pareil est peut-être un peu bizarre, mais c'est un peu comme faire l'amour. Il faut qu'on s'entende, en fait. Sinon, il ne peut pas y avoir d'osmose.
- Speaker #1
Si on n'est pas à deux, ce n'est pas possible.
- Speaker #0
Il ne peut pas y avoir d'osmose. Et je ne vais pas dire que le ménage, c'est faire l'amour.
- Speaker #1
Si, je trouve ça très beau.
- Speaker #0
C'est faire l'amour, mais il faut qu'on trouve notre osmose aussi. Et trouver l'osmose, ça ne veut pas dire effacer les problèmes de l'autre.
- Speaker #1
Au contraire, c'est faire avec.
- Speaker #0
Non, c'est faire avec. Les comprendre.
- Speaker #1
Les accueillir. Les accepter en tout cas. Les accepter,
- Speaker #0
pas les accueillir.
- Speaker #1
C'est pas la même chose, je suis d'accord.
- Speaker #0
Parce que je ne vais pas accueillir... C'est pas à toi de faire ça. Non,
- Speaker #1
non, non. Mais accepter.
- Speaker #0
Mais accepter qu'ils sont là. Accepter que la personne est d'accord qu'ils sont là aussi. Parce que ça c'est très important. Et accepter la résolution commune. Et entre guillemets se tenir à cette résolution jusqu'à peut-être nouvelle discussion ou réajustement parce que comme j'ai laissé la porte, j'ai vu qu'il était capable de faire ça et que c'est vivant ou tout simplement,
- Speaker #1
non non,
- Speaker #0
j'ai essayé, j'ai laissé et j'arrive pas mais il faut le formaliser je ne suis pas dans ta tête et je comprends si tu me dis écoute Louis, là c'est pas possible là vraiment c'est pas contre toi mais j'ai vu que t'as fait les efforts c'est pas faire les efforts que t'as fait les choses mais vraiment ça me bouffe en moi que ça soit fait comme ça le fait plus ?
- Speaker #1
Moi, le seul cas de figure où ça pourrait être ça, c'est juste moi qui suis fatiguée et qu'à ce moment-là, c'est trop compliqué et qu'à la limite, je préfère garder mon truc de tout contrôler, mais je le sais. Donc je vais pas t'en vouloir après. Mais je sais que parce qu'en ce moment, ça va pas bien, ça ressort très très fort et c'est pas de ta faute. Pour le coup, c'est vraiment pas de ta faute, mais c'est moi qui vais un peu avoir ce truc-là. Et toi, tu sais que j'ai vu que c'était une question de période et comment je me sens. C'est pas moi qui reviens à me dire, non, c'est re-moi qui porte tout et puis toi, tu fais jamais les choses bien et puis machin.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. Après, il faut savoir aller de l'avant et simplement accepter son compagnon, sa compagne, comme elle est aussi.
- Speaker #1
Oui, parce que moi je pense que vraiment les personnes avec qui, surtout en couple, avec qui on est, avec qui on vit, consciemment ou inconsciemment... on les choisit pour une raison et je pense que souvent ça nous renvoie à beaucoup de choses en nous et qu'on va pas assez regarder parce qu'on préfère regarder comment l'autre est, sauf que pourquoi tu es avec cette personne là,
- Speaker #0
c'est un petit peu ton fait aussi ah oui bah c'est lui 50-50
- Speaker #1
et que c'est bien d'aller le regarder avant de dire à l'autre écoute ça tu peux pas faire machin et que vraiment pour le coup pour moi c'est un apprentissage être à deux c'est pas il n'y a pas de recette miracle personne d'autre que vous pourra vous dire qu'est-ce qui fonctionne parce que vous êtes deux humains uniques et que du coup votre relation elle pourra que se baser sur ce que vous êtes et ce que vous communiquez, ce que vous acceptez de partager.
- Speaker #0
La relation ne va se baser que sur l'intelligence de chaque personne qui compose le couple. Parce que rien ne sera... L'osmose à 100% du début à la fin n'existe pas. On ne peut pas être 100% raccord. C'est impossible.
- Speaker #1
C'est plutôt un apprentissage.
- Speaker #0
Et être avec quelqu'un, comme tu le dis... c'est apprendre de l'autre tout le long chaque jour etc dans les périodes où c'est difficile pour l'un pour l'autre et même surtout dans les périodes difficiles c'est apprendre à considérer l'autre mais aussi soi donc en fait être avec quelqu'un c'est aussi se découvrir soi c'est pas nouveau sous le soleil mais il faut savoir l'accepter il faut savoir avancer avec et surtout se dire Oui, je suis souvent en colère. Mais pourquoi ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Pourquoi j'ai cet truc ? Alors des fois, c'est justifié. On est d'accord. Des fois, c'est pas notre... Oui,
- Speaker #1
mais ça me renvoie à quoi ? Ça va taper sur quelle valeur ? C'est quel besoin ? Après, voilà.
- Speaker #0
Mais la conclusion peut être OK, c'est moi ou OK, c'est elle.
- Speaker #1
Oui, à un moment, on arrive à un constat d'a priori, on n'est pas compatibles du tout sur nos façons de faire. Tout à fait, le chat est d'accord. Sur nos façons de faire, on n'est pas compatibles. Ça peut être ça aussi. Parce que je pense qu'il y a des gens qui se mettent ensemble et des fois, on se dit... Je ne sais pas, peut-être le but, c'est de se rajouter un peu de choses compliquées au quotidien. Je ne sais pas.
- Speaker #0
Mais après, il faut savoir à quel degré... Après, c'est encore deux discussions et ça va plus loin, mais il faut savoir quel est ton seuil de tolérance à cette incompatibilité. Est-ce que pour toi, cette incompatibilité est tellement forte que c'est possible de rester ensemble ? Ou c'est une incompatibilité, mais comme il y en a plein dans un couple, mais ce n'est pas pour autant que je n'aime pas la personne, que je n'ai pas envie de vivre avec elle, etc. Il faut savoir aussi mesurer cette incompatibilité.
- Speaker #1
Et ça, ce n'est pas toujours proportionnel à l'importance dans les mots que ça peut prendre dans le discours par rapport aux autres. C'est ça,
- Speaker #0
d'où le fait, encore une fois, de communiquer. C'est compliqué, c'est dur. Et parfois, il faut s'y reprendre. Comme moi, je suis obligé de reprendre trois, quatre fois mes phrases pour que tu comprennes ce que je voulais dire. Parce qu'on n'a pas la même expertise des mots. On les entend tous de façon différente, les mots. La première phase va te faire rendre en colère. la deuxième atteur en ordre d'incompréhension. attention, la troisième va te faire ah peut-être que, et la quatrième, tu vas arriver au fait,
- Speaker #1
ah mais c'est ça que tu voulais dire pourquoi t'as pas commencé par là ?
- Speaker #0
parce que parler de soi, c'est toujours compliqué c'est pas une chose un exercice facile,
- Speaker #1
et que les mots nous renvoient pas tous les deux à la même chose donc constater,
- Speaker #0
parler Résoudre.
- Speaker #1
Voilà, ce sera le slogan. Et moi, je dirais que ça s'apprend. Et que si en ce moment, c'est la merde, ça peut être une très bonne chose. Je pense qu'on peut clôturer là-dessus. Merci, mon cher mari, d'avoir pris ce temps à mes côtés.
- Speaker #0
Je t'en prie.
- Speaker #1
Et peut-être à très bientôt.
- Speaker #0
Ah ouais.