- Flavien Douetteau
Mon podcast IMO.
- Baptiste Julien Blandet
Bonjour, bienvenue dans ce nouvel épisode de mon podcast IMMO, le podcast qui parle IMO en clair et sans blabla. Je suis Baptiste Julien Blandet, journaliste à MySuite IMO. Aujourd'hui, nous allons parler de gestion, de gestion locative, collective. Et pour ça, je reçois Flavien Douetteau de Ublo. Bonjour.
- Flavien Douetteau
Bonjour.
- Baptiste Julien Blandet
Alors, pour ceux qui peut-être rappelaient ce qu'est... Hublot aux personnes qui nous écoutent et puis de souligner aussi que l'an passé vous aviez reçu un prix à l'occasion du salon Rant.
- Flavien Douetteau
Oui, donc Hublot est un logiciel de gestion locative à destination des professionnels immobiliers, donc ça peut être des bailleurs privés ou publics. On accompagne aujourd'hui un peu plus de 350 clients et en effet l'an dernier on a eu le plaisir de recevoir un prix. Alors moi indirectement c'était à destination de ma cofondatrice parce que j'ai la chance d'avoir une cofondatrice à la tête d'Hublot et c'est vrai que c'est assez rare l'entrepreneuriat féminin et donc on avait été aussi... très content de recevoir ce prix qui avait amené une certaine visibilité.
- Baptiste Julien Blandet
Alors justement, depuis l'année dernière, qu'est-ce qui s'est passé pour vous ?
- Flavien Douetteau
Alors pas mal de nouveautés. On a fait une augmentation du capital qui fait rentrer au capital la caisse des dépôts. Donc ça permet aussi de pérenniser le projet. Donc on peut retirer le statut startup du boulot pour indiquer qu'on a une entreprise maintenant qui va rester. Et on a eu des évolutions aussi sur notre parc client. On a toujours le plaisir d'accompagner beaucoup d'acteurs de l'hébergement d'urgence et du logement accompagné. On a par exemple signé pas mal de SAMU sociaux, qui nous sont aujourd'hui clients du boulot, mais on a également toujours en client la ville de Paris, grands paraménagements, des hôpitaux. On a renforcé notre parc client à destination de grands comptes.
- Baptiste Julien Blandet
Prenons l'exemple de ces hébergements de personnes qui sont dans la rue, d'urgence. Ces structures-là, elles ont été sidues par quoi ? Par votre application ?
- Flavien Douetteau
Alors aujourd'hui, c'est des structures qui ont deux possibilités quand elles gèrent les hébergements. Soit elles font du Excel et du Word. Donc en clair, elles ont des trucs qu'elles essayent de tenir à jour et donc elles ne savent même pas la disponibilité du logement et donc ça crée des enjeux sur de la vacances. Et sinon, elles utilisent des outils qui sont plutôt agences immobilières et qui ne sont pas totalement adaptés. Un exemple tout bête, dans l'hébergement d'urgence, parfois je fais des factures à zéro parce qu'en fait je ne fais pas payer mon locataire. Ça, c'est très compliqué. Donc aujourd'hui, ce qu'on leur apporte, c'est centraliser l'information Merci. permettent d'avoir des choses qui sont un peu plus adaptées à leur activité. Et nous, de notre côté, ça nous permet d'avoir un léger impact, de proposer un outil qui permet en France d'avoir quelque chose qui permet d'avoir plus de logements disponibles à des gens en précarité.
- Baptiste Julien Blandet
Et donc, t'améliorer un suivi qualitatif et quantitatif de mon parc, à quel moment un bien va être disponible, n'est pas disponible, est-ce qu'il est occupé, pas occupé, c'est ces choses-là que vous permettez de rendre souple.
- Flavien Douetteau
Exactement. Un point aussi qui est souvent méconnu ou en tout cas pas intuitif, les gens en précarité sont plutôt connectés. Tout le monde a un smartphone. Et qu'est-ce qui est pire, je pense, pour tout le monde, c'est se retrouver avec des papiers dans tous les sens. Et donc, un truc bête, je suis une personne en précarité, je dois faire des demandes administratives, on va me demander ma quittance de loyer ou mon contrat. En fait, si je l'ai en format papier, ça va embêter. Si c'est en numérique, j'ai juste à le télécharger, je peux l'élément. Donc, il y a aussi une démarche d'autonomisation et de responsabilisation des personnes. Et en fait, un outil numérique, ça marche très bien pour des gens en précarité.
- Baptiste Julien Blandet
Vous nous disiez tout à l'heure, levé de fond, vous aviez la caisse des dépôts et consignations qui avaient participé au tour de table. Qu'est-ce qui les a séduits dans votre application ? Là, on peut déduire que c'est plutôt le côté logement social, les offices HLM. C'est ça, effectivement. J'ai un parc pléthorique de biens avec plein de profils.
- Flavien Douetteau
Alors il y a eu plusieurs enjeux dans leur décision. Il y a en effet la thématique sur le logement social, parce qu'il y a notamment une filiale qui s'appelle CDC Habitat qui est assez présente. Ce qui se passe aujourd'hui dans le logement social, mais c'est vrai dans d'autres segments, c'est qu'il y avait un peu un phénomène d'enfermement, une dépendance avec les éditeurs historiques. Donc leur thématique, c'était de proposer une alternative pour diminuer cette dépendance. Et ensuite, côté Caisse des dépôts, ils ont vu le potentiel de Hublot sur le lien avec l'ensemble des parties prenantes. Si je prends un exemple sur Paris, on accompagne. la ville de Paris, on va accompagner le bailleur social de Essonne-Yvelines qui s'appelle Les Résidences, on va accompagner Paris Sud Aménagement, Grand Paris Aménagement, donc on va pouvoir aussi et des associations, Cité Caritas entre autres, donc on va permettre aussi d'avoir une logique où on peut regrouper des informations patrimoine cohérentes et faire le lien entre différents acteurs. Et finalement, la Caisse des dépôts, ce qu'elle essaye de faire, c'est de créer sur le territoire une cohérence d'action pour à la fin, en l'occurrence avec Hublot, permettre... d'avoir une efficacité sur le logement ou dans la gestion des logements.
- Baptiste Julien Blandet
Si l'un des acteurs en question recherche un logement parce que son parc est à date pas disponible, mais qu'un autre à 2 km, 3 km parce qu'il faut juste franchir le périphérique, lui, il a le logement qui peut correspondre, alors qu'avant, il ne savait pas ou ça menait trop de temps avant de le savoir. Là, c'est fluide, tout le monde a la vision.
- Flavien Douetteau
Exactement, et par exemple, on a la chance d'accompagner le SAMU social de Guyane. Et en Guyane, un des énormes enjeux qu'ils ont aujourd'hui, c'est une absence de consolidation, de coordination de l'ensemble des places disponibles, qui peuvent être des places disponibles sur de l'hébergement d'urgence, mais il faut avoir en tête des places disponibles pour des logements de fonction. C'est un des énormes enjeux qu'on a en France, c'est d'avoir une centralisation de la donnée pour permettre de dire qu'il n'y a pas de concurrence dans le logement social ou dans l'hébergement d'urgence, mais il faut qu'il y ait un partage de la donnée. C'est un des enjeux dans l'immobilier. On est sur un secteur qui reste quand même un peu traditionnel dans la gestion.
- Baptiste Julien Blandet
Oui, et du coup là, ça a moyen de se structurer et de rendre transparent et de faciliter le dialogue, la communication. Là, ce sont quand même des acteurs très liés à la gestion locative XXL, on va dire. Une agence qui a une taille plus petite, un réseau. Et eux aussi ont été intéressés.
- Flavien Douetteau
Tout à fait. On a aussi des acteurs plus petits. Je dirais que Hublot, ça commence à partir d'une vingtaine de lots. Ça partait intéressant parce qu'il y a de l'automatisation. En dessous, je considère que vous pouvez considérer toujours du Excel ou faire des automatisations. Et oui, on accompagne aussi des acteurs plus réduits.
- Baptiste Julien Blandet
La mémoire humaine aussi fait que si on a 20 biens, on peut à peu près savoir quel est le bien disponible, pas disponible. Au-delà, ça peut être bien compliqué.
- Flavien Douetteau
Oui, et puis souvent au-delà, ça veut dire qu'on est plusieurs. Et donc, dès que c'est plusieurs, il vaut mieux avoir un outil. Donc, on les accompagne. On accompagne en effet des agences, on accompagne des administrateurs de biens et on va accompagner aussi des associations de plus petite taille. on va avoir des associations qui ont juste 20 ou 30 lots et là la même logique c'est quand même mieux d'avoir un outil qui centralise un truc tout bête dans la gestion locative c'est par exemple les indices de révision c'est à dire qu'il y a à revaloriser autant je peux me rappeler qu'il y a des locataires et des éléments mais se rappeler que je dois faire cet élément là et surtout que je dois prévenir mon locataire normalement à l'avance ça honnêtement si je n'ai pas automatisé c'est un peu embêtant
- Baptiste Julien Blandet
C'est accessible sur smartphone, sur PC, un peu les deux, c'est quoi ?
- Flavien Douetteau
Alors donc on a un logiciel SaaS en ligne, on est sous format qu'on appelle WebApp, ça veut dire qu'il suffit d'avoir un navigateur Internet, et je vais utiliser un dernier anglicisme, on est responsive, ça veut dire qu'on peut être utilisé sur ordinateur, tablette, téléphone, en fait vous avez juste à avoir un accès Internet et vous avez accès au logiciel.
- Baptiste Julien Blandet
C'est fluide et l'affichage s'adapte à la taille de l'écran.
- Flavien Douetteau
Exactement, c'est la définition exacte de responsive en effet.
- Baptiste Julien Blandet
Très bien. Merci beaucoup Flavien Douetteau. Je rappelle que vous êtes le cofondateur d'Ublo. Et quant à nous, on se retrouve très vite pour un nouvel épisode de mon podcast IMMO. À écouter tous les jours sur MySuite IMO et sur toutes les plateformes. Si cet épisode vous a plu, vous pouvez liker, commenter, partager, en parler autour de vous. Et bien sûr, vous pouvez nous laisser aussi des étoiles. On adore les 5 étoiles chez MySweetImmo.