- Vivien
Salut Amaury. Est-ce que tu peux commencer par te présenter ? Je ne vais rien dire d'autre, pas où est-ce qu'on est, pas ce que tu fais, rien du tout. Comme ça, suspense 100%, je te laisse tout nous dire.
- Amaury Gavaudan
Oui bien sûr, avec plaisir. Je suis Amaury, je m'occupe du développement commercial A l'échelle européenne, c'est une société qui s'appelle Carcutter, une société française, qui appartient à une scale-up diffusely, qui est spécialisée dans la photo. Et notre mission, c'est de permettre aux distributeurs automobiles, donc principalement des concessionnaires, en quelques mots, de photographier n'importe quel véhicule, n'importe où, par n'importe qui, et créer du contenu visuel impactant, professionnel. à moindre coût, de manière automatisée et fluidifiée. Et nous en tant que société française on essaie de s'inscrire dans une logique de grande qualité, et d'apporter cette valeur-là, cette valeur d'IA, je ne vais pas mentionner mais on s'appuie sur des IA maison, et apporter cette valeur à tout distributeur principalement sur leur activité VO.
- Vivien
Ok très clair. Forcément j'ai regardé un petit peu ta fiche LinkedIn, j'ai vu que tu avais un parcours très ancré dans l'automobile, Qu'est-ce qui t'a justement motivé à rejoindre cette aventure-là chez Carcutter en tant que Head of Sales ?
- Amaury Gavaudan
Oui, bien sûr. Alors, toujours travailler non seulement dans l'automobile, mais maintenant ce qu'on appelle, c'était un mot qui était assez récent par le passé, le remarketing, donc vraiment donner une deuxième vie aux véhicules d'occasion, toujours sur des business units VO. Et ce qui m'a vraiment plu chez Carcutter, c'est… le fait d'être vraiment une boîte tech, c'est-à-dire de proposer des solutions innovantes à un marché et à un business que j'affectionnais particulièrement, c'est-à-dire la vente de véhicules d'occasion, et vraiment d'avoir cette approche de société tech ultra poussée, ultra disruptive et innovante au service d'un marché qui est plutôt traditionnel, premièrement le marché automobile au sens large, Et ensuite, le deuxième volet, c'est le VO qui... Alors, ce n'est plus trop le cas désormais, mais qui historiquement était un peu délaissé au profit du VN. Je prends ça à horizon 10-15 ans. Et maintenant, de donner un peu ces lettres de noblesse au VO et de promouvoir ses produits, là où les distributeurs font des marges les plus intéressantes, avec des solutions qui sont tout aussi innovantes et qui apportent tout autant de valeur que sur les VN.
- Vivien
OK. Alors justement, comment tes précédentes... expérience ou influencer ton approche commerciale chez Carcuter ? Qu'est-ce que ça t'a apporté, en fait, tout le background avec lequel tu es venu ?
- Amaury Gavaudan
Là, premièrement, c'est un très bon point. C'est comprendre comment est-ce que, là, en l'occurrence, nos clients et partenaires fonctionnent, ce qui compte pour eux, où sont leurs, ce qu'on utilise un peu en anglais, leurs pains, donc leurs douleurs. En fait, comprendre de quoi est-ce qu'ils souffrent. Nous, on joue sur principalement trois volets. On y viendra plus tard, j'imagine. sur des volets opérationnels et ensuite sur des volets commerciaux et marketing. Donc, comprendre quelles sont leurs difficultés et travailler pour leur apporter de la valeur sur ces volets-là. Mais ça commence par comprendre comment est-ce qu'ils fonctionnent, comprendre ce qu'ils recherchent et comment leur apporter le plus de simplicité possible.
- Vivien
Ok. Donc, tu en as parlé un petit peu en intro de ce que faisait Carcuter, mais est-ce que tu peux nous dire un peu plus, voilà, la promesse justement sur les visuels percutants et homogènes pour vendre plus de voitures. Quelles sont les missions clés vraiment chez Carcutter ?
- Amaury Gavaudan
Notre mission c'est premièrement, alors je sais que toi tu es plutôt orienté marketing, mais on a un premier volet si on regarde la chaîne opérationnelle de vente d'un VO, une fois qu'il a été acquis, reconditionné, nettoyé, une fois qu'on est vraiment sur la partie commercialisation, il y a un premier volet qui est l'aspect opérationnel, c'est-à-dire il faut pouvoir photographier ce véhicule, Donc il faut pouvoir potentiellement avoir un espace dédié, cela peut impliquer des enjeux logistiques, cela peut impliquer d'investir dans des éléments notamment de luminosité ou d'environnement qui vont valoriser le véhicule. Cela peut également embaucher un photographe professionnel ou des investissements qu'on peut entendre de manière classique des plateaux tournants. Donc il y a tout cet enjeu opérationnel, nous qu'on décompose de, allez grosso modo avec quatre étapes, qui va être La capture des clichés, l'édition, parce qu'il faut souvent parfois appliquer un filtre, cacher une plaque d'immatriculation si on n'a pas de plate physique, etc. Ensuite, le téléchargement sur son logiciel de gestion. Donc on utilise tous des DMS ou IMS qu'on utilise. Et ensuite la publication. Donc ça, ce sont les quatre étapes qui sont très opérationnelles. Nous, notre but, c'est de prendre ces quatre étapes qui sont historiquement de plusieurs heures, voire plusieurs jours. La moyenne du marché est plutôt de plusieurs jours : 48-72 heures. et de complètement compresser ça, de grosso modo la rendre en deux heures maximum, parfois moins selon nos intégrations avec les DMS. Donc pouvoir photographier, éditer, publier le véhicule en moins de deux heures. Et ce, avec des coûts qui sont ultra optimisés. Donc ça c'est le premier volet opérationnel.
- Vivien
C'est du do it yourself en fait. Vous amenez la solution et le client se débrouille tout seul, il fait ses photos Il les met sur la plateforme et c'est prêt à être publié sur les annonces ou les sites ou tout ce qu'on veut.
- Amaury Gavaudan
Exactement. Alors nous, on leur fournit un outil mais il n'est pas tout seul. Premièrement, nous ce qu'on propose c'est de l'aide à la capture des clichés. C'est-à-dire qu'on a notre IA qui dans la capture des clichés, ce n'est pas simplement une application de caméra que tu pourrais retrouver en ouvrant n'importe quel smartphone. Dans notre produit, l'IA va détecter le positionnement de l'utilisateur il va lui dire est-ce qu'il est trop haut, est-ce qu'il est trop bas. Il va aussi lui fournir des recommandations. Il va détecter si les feux sont allumés, on recommande pour éviter tout type de reflets d'enlever les feux. Lorsque par exemple il va prendre dans des conditions notamment en été lorsqu'il y a beaucoup de soleil, notre IA va détecter lorsqu'il y a une surexposition. Il va dire ok est-ce que vous souhaitez reprendre le cliché ou avancer avec celui-là ? Et on vient aussi notamment pour les groupes qui ont énormément de sites et d'affaires standardiser, c'est-à-dire fournir une trame qui va être suivie par tout le monde. Et donc on a des clients sur lesquels c'est très intéressant parce que ça permet de confier l'outil entre les mains de différents opérateurs, de différents utilisateurs, et d'avoir la même qualité d'annonce peu importe ce qu'ils utilisent, peu importe la localisation de la personne. Et ça permet aussi quelque chose de plus en plus important : on a les marques, les constructeurs qui s'impliquent de plus en plus dans le VO Et qui lance des labels VO, donc Spotty, Carchester, Lantis, Renew chez Renault, enfin tout ce qu'on connaît. Et en fait, nous on vient permettre d'avoir un cahier des charges qui est compatible avec ces demandes des constructeurs. Donc ça permet pour un distributeur, un groupe de distribution, d'avoir à la fois son propre cahier des charges qui va diffuser sur son propre site et ensuite des annonces compatibles avec le label VO.
- Vivien
De respecter la cohérence des marques. Ok, très clair. Ok, ok. Donc tu parlais de 4 piliers en gros. Donc là on a parlé du premier.
- Amaury Gavaudan
Donc 3 piliers exactement. On a parlé d'aspect opérationnel. Donc on pourra parler aussi des KPIs. Donc ça c'est le temps moyen, le coût par véhicule, etc. Et ensuite des volets qui peuvent sûrement te parler plus, sales et marketing avec des KPIs les plus mesurables qui vont être le trafic, l'engagement, le temps passé sur les annonces, le taux de clic à ces questions-là et ensuite... des aspects qui sont plus qualitatifs. Donc, on vient aider à professionnaliser l'image de marque. On vient aider à uniformiser le catalogue. Et donc, en augmentant l'image de marque, en augmentant la professionnalisation du catalogue, on permet d'attirer plus de confiance de la part du client et aussi d'amener plus de trafic en concession parce que nous, notre but, ce n'est pas uniquement d'être sur du 100% Internet. Notre but, c'est aussi de créer du contenu qui va venir valoriser le trafic physique en concession et aussi de manière ultime de tirer les prix de vente vers le haut. Car on sait que les clichés, en fait entre deux voitures, si demain tu es sur la centrale ou le bon coin et à tarif plus ou moins équivalent, un véhicule qui est très bien positionné, valorisé par ces clichés et un véhicule qui est bâclé dans sa présentation visuelle, même si le véhicule est légèrement plus cher et qu'il a des meilleures images, tu vas sûrement te diriger vers celui-là. Donc ça permet aussi de tirer les prix de vente vers le haut.
- Vivien
Ok ! Donc pour toi, l'impact justement du visuel sur la vente, il est important. Parce que j'avais vu justement, tu vois, il n'y a pas longtemps, une étude qui est sortie du cabinet EY, donc Ernst & Young, où je crois que c'est 86 ou 88% des gens, en fait, le premier réflexe quand ils veulent acheter une voiture, c'est d'aller faire une recherche Google, en gros. Donc toi, comment tu mesures justement cet impact ? Il est important ça, je pense que tu vas aller dans mon sens. Mais comment vous le mesurez ? C'est parce que c'est un peu votre... je ne vais pas dire marque de fabrique, mais c'est un peu ça. En gros, nous on vous amène une solution clé en main, Comment est-ce que tu fais adhérer le client justement au produit, au visuel en lui disant mais vous n'avez pas le choix, aujourd'hui vous n'avez pas le choix ?
- Amaury Gavaudan
Non bien sûr. Et puis déjà il y a un positionnement qui est très sain dans ce que tu viens de dire, c'est que nous notre but ce n'est pas de vendre du superflu. Notamment lorsque je t'ai évoqué notre proposition de valeur sur les variables opérationnelles, marketing et commercial, je ne t'ai pas parlé de nos fonctionnalités. En fait ce n'est pas ça qui m'intéresse parce que les fonctionnalités on parle de détourage mais en fait on a plein de types de fonctionnalités. On a des hotspots cliquables sur la voiture, du 360, de la visite virtuelle. On a plein de choses. Ce n'est pas ça notre sujet. Nous, notre sujet, c'est d'apporter de la valeur et d'apporter une valeur qui est tangible. Donc, ça prend différentes mesures. Premièrement, ce que tu as évoqué avec cette enquête de EY, ce sont des analyses du marché qui sont fournies. Ça vient principalement des États-Unis. Et nous, en fait, on découle de GD Power, de Cox Automotive, qui ont fait beaucoup d'études sur la question, qui placent. Mais même si je dézoome par rapport à l'automobile, le e-commerce, l'importance de l'économie dans le e-commerce. Donc ça c'est indéniable, il y a une tonne de KPIs qui sont mesurés à l'échelle du marché. Ensuite sur nos partenaires et clients, il y a des choses qui sont notamment sur les plus petits parce que nous on est très universel dans les clients. Je ne sais pas si je t'ai mentionné l'exemple de groupes de distribution qui ont énormément de sites, mais il y a aussi des marchands de taille plus modeste Et très souvent, lorsqu'on déploie un compte test auprès d'eux, comme par hasard, les véhicules sur lesquels ils ont des meilleures images se vendent mieux. Et en fait, il y a une période de test d'une semaine, le gars dit, normalement je vends 1 VO pour les plus petits marchands, je vends 1 VO par semaine et là cette semaine grâce à vous j'en ai vendu 3. Ça n'a pas de légitimité scientifique parce que c'est du ultra micro,
- Vivien
mais il y a ça sur les vies.
- Amaury Gavaudan
Et ensuite, sur les plus gros acteurs, c'est de la data. Nous, on est une boîte technologique. tech, comme je te l'ai dit, et nos clients ont leurs datas. Les grands groupes de distribution ou les constructeurs ou les marketplaces, elles ont des services marketing, elles ont accès à de la data. Donc là, sur tous les KPIs que j'évoquais, il y a des impacts avant-après qui sont extrêmement visibles et c'est comme ça qu'on arrive à les faire adhérer. Et pour le coup, l'investissement en carcateur n'est plus du tout un coût. Bien au contraire, c'est un investissement au ROI positif et c'est comme ça qu'on arrive à les faire adhérer.
- Vivien
Et au niveau des types de véhicules, vous avez un positionnement particulier où ça va de l'accessible aux véhicules de luxe, à la camionnette, aux camions, aux bateaux ? Alors peut-être aussi, je ne sais pas, on parle voiture.
- Amaury Gavaudan
Sur le positionnement, il faut... On est quand même sur un podcast qui est automobile. Donc il faut qu'on soit cohérent par rapport aux produits qu'on vend. On a des clients avec qui ça fonctionne très bien sur de l'ultra luxe. Des paniers moyens très élevés, il y a plus de 6 chiffres. Ma recommandation dans ces cas-là, c'est quand même s'ils ont les moyens de passer par un photographe professionnel je le conseille simplement parce que le produit est valorisé Nous notre but, ce n'est pas de dire on a très bien conscience qu'on n'est pas au niveau de qualité d'un photographe professionnel Nous ce sur quoi on va jouer, contrairement aux photographes professionnels c'est sur la qualité des process, c'est l'automatisation des process qui fait qu'on vient complètement contre cette chaîne opérationnelle qu'on est intégré à leur DMS, qu'on vient automatiser tout ça donc on apporte du process Mais sur la valorisation du produit, notre ambition n'est pas d'atteindre le niveau d'un photographe professionnel. Au-delà de ça, on a tout type de clients, que ce soit en termes de taille, en termes de typologie, en termes de produits qu'ils commercialisent. On est sur une technologie, donc nos algorithmes de computer vision, nos algorithmes visuels ont été entraînés sur des voitures. C'est nos algorithmes propres, c'est pas une technologie standard généraliste du marché. C'est un algorithme propre. Donc ils sont entraînés sur un objet, et l'objet est l'automobile. On a d'excellents résultats sur utilitaire léger, et plus le véhicule va s'éloigner d'un modèle de véhicule habituel, plus notre intelligence artificielle va avoir du mal à le détourer. On a des clients qui... Pourtant on fait du camion, on fait même du bateau. On a un gros client aux Etats-Unis qui fait du bateau. Il y a aussi des remorques, ce type de choses. Et c'est un bon point parce que ça peut aussi mettre une transition pour le côté : OK, comment est-ce qu'on arrive à convaincre ces acteurs d'utiliser l'IA ? Nous chez Carcutter, on a toujours un filet de sécurité qui est avec des humains. Il y a toujours des humains dans la boucle. C'est-à-dire qu'on a, à la suite de nos algorithmes, un service de contrôle qualité qui va s'assurer que notamment on est sur du B2B, il faut qu'on soit parfait. Donc on délivre tous nos résultats parfaitement. on ne peut pas se permettre d'avoir une IA même qui échoue à 0,5% du temps. Donc on a toujours un contrôle qualité derrière, ce qui permet de rattraper, de détourer tout type de véhicules mais ce n'est pas notre cœur de métier. Ce qu'on fait aussi pour finir, De manière plus accessoire sur nos gros clients, c'est les motos. Parce qu'on a souvent des groupes de distribution qui ont un énorme flux de voitures, mais qui ont des plus petits flux de motos. Et sur des besoins ponctuels, on fait de la moto.
- Vivien
Ok, ok, ok. On l'a évoqué aussi légèrement tout à l'heure, le frein à l'adoption des outils digitaux. Parce que, alors, tu en as parlé aussi, le secteur, le marché automobile, je ne vais pas dire que c'est un marché qui est trop vieux et il faut tout casser et tout moderniser, mais c'est vrai qu'il y a... Il y a des process qui sont encore à l'ancienne, comme on dit. C'est quoi un peu les objections que tu peux avoir face à des prospects où ils te disent non, mais... On peut peut-être même avoir les mêmes. Moi, en tant qu'agence, c'est souvent j'ai quelqu'un qui fait des photos, j'ai un alternant, j'ai mon téléphone, j'ai mon... Comment tu gères ça et c'est quoi justement la plus-value de Carcuter ? Comment tu fais face à ça ?
- Amaury Gavaudan
En effet, les objections sont multiples. Alors, les objections d'aujourd'hui ne sont pas les mêmes que les objections d'il y a plusieurs années.
- Vivien
Bien sûr.
- Amaury Gavaudan
Et on l'a évoqué, on est présent à l'échelle européenne, mais aussi internationale. En tout cas, à mon échelle, c'est plutôt européen. Et les objections par marché ne sont pas les mêmes. C'est-à-dire que les objections d'un concessionnaire anglais ne vont pas être les mêmes que les objections d'un concessionnaire italien, par exemple. Donc, en général, plus on va vers le sud, plus ils sont sceptiques qu'italiens. de la valeur. C'est peut-être un business model qui est traditionnel historiquement, mais nos partenaires et clients, les distributeurs automobiles sont des personnes pragmatiques. Lorsqu'on leur apporte de la valeur, c'est-à-dire il y a trois volets de valeur, soit on vient réduire leurs coûts, soit on augmente leurs revenus, soit on augmente l'expérience client, l'expérience de leur client. Et nous, on arrive à jouer sur les trois. Donc lorsqu'on arrive à avoir un impact concret, tangible, réel sur ces trois volets, Il y a une adoption. Je ne pense pas que l'IA fait peur au sens large. Et la deuxième partie, c'est qu'on est une société française, on possède notre propre technologie, on a des serveurs en Europe, on est 100% compatible avec les agences RGPD. Ils n'envoient pas leurs photos sur une IA généraliste où on ne sait pas où sont les serveurs, on ne sait pas qui sont derrière, comment le contenu va être utilisé pour entraîner d'autres algorithmes qui peuvent être plus obscurs. Et enfin, on a toujours un humain dans la boucle qui va s'assurer qu'on délivre une qualité parfaite tout le temps.
- Vivien
Super important ça, parce qu'il y a justement une autre étude récente qui disait que 74% des concessionnaires craignent des erreurs liées à l'IA justement. D'où la nécessité de mettre quand même un contrôle humain sur 100% de ce que vous délivrez. Ok, on en a parlé plusieurs fois là de l'IA. Il y a quand même une question qui se pose, c'est que L'intelligence artificielle joue son rôle sur la création de contenu, etc. Tout ce qu'on veut. Donc vous, je caricature et je simplifie un petit peu le produit. Mais en gros, je prends mes photos avec mon smartphone. J'ai mon process. Je tourne autour de la voiture, en haut, à l'intérieur, etc. Tout ce qu'on veut. Je lance ça sur le logiciel. Je simplifie encore une fois. Je fais le detouring, l'exposition. Je peux tout retravailler. Mais est-ce que tu n'as pas peur, justement, comme on parle de VO, que ça fasse trop fake, comme on dit, et que par exemple, une micro-rayure soit effacée par l'IA ? Comment vous gérez tout ça ? Parce que c'est un peu justement le gros sujet de l'ADO, c'est qu'il y a des fois des désillusions où les gens voient les trucs en ligne, ils arrivent sur place et disent « Ah, mais en fait ce n'est pas ce que j'ai vu » .
- Amaury Gavaudan
Ça c'est absolument vrai. Et d'ailleurs, pour le coup, là je vais parler uniquement de carcateurs. Parce qu'il y a des solutions d'imagerie automobile qui vont recréer des choses sur les véhicules. Nous, notre limite, alors le mot est peut-être un peu fort, c'est la limite philosophique. Étant donné qu'on traite à plus de 95% de VO, on ne touche pas à l'état du véhicule. On ne touche jamais à l'état du véhicule. Notre but, c'est de valoriser au mieux ce véhicule-là, mais on ne touche jamais à son état. On a même une fonctionnalité additionnelle pour apporter plus de transparence, l'identification des dommages. Donc si un distributeur veut être parfaitement transparent avec ses clients et afficher les dommages, on a la possibilité de les mettre en valeur. Peut-être en valeur dommage, je ne sais pas. En tout cas, au moins de les afficher. Nous, on ne touche jamais à l'état du véhicule. Jamais ! On n'est pas sur de l'IA générative qui va venir créer en essayant d'interpréter ce qu'elle voit pour créer des éléments manquants. On ne touche jamais à l'état du véhicule.
- Vivien
Est-ce que tu peux juste nous parler de la VR, donc de la réalité virtuelle ?
- Amaury Gavaudan
La VR telle qu'elle est actuellement, elle nécessite un appareil supplémentaire, un équipement. Nous, notre but, tant que la VR n'a pas une pénétration de marché très forte, on ne veut pas la distribuer parce que notre but c'est d'apporter du process, de la simplicité à nos clients. Le jour où la VR sera ou si jamais elle se démocratise et devient la norme, évidemment qu'on fournira et D'ailleurs, technologiquement, on n'a aucune barrière à développer des outils VR actuellement. Simplement, on n'a pas le besoin de marcher et nous, on développe nos fonctionnalités qui servent à nos clients. Notre but, ce n'est pas d'accomplir des avancées technologiques juste pour les accomplir.
- Vivien
C'est un souci sur Apple.
- Amaury Gavaudan
On est des applications concrètes.
- Vivien
Concernant les annonces VOVN, si on se projette dans le futur, selon toi, à quoi pourrait ressembler une annonce idéale ? dans 5 ans par exemple, ou même plus tard dans 10 ans,
- Amaury Gavaudan
dans 15 ans si t'as déjà une idée alors ce qui est fou dans cette optique là, c'est que des choses qu'on pensait impossibles technologiquement je n'exagère même pas alors peut-être que j'ai un petit accent marseillais mais c'est le cas mais il y a 6 mois on a réussi à les résoudre, alors qu'on pensait il y a 6 mois qu'on était dans un goulet d'étranglement, qu'on était dans une impasse on a réussi à les résoudre, donc Dire très concrètement comment une annonce de véhicule d'occasion ressemble, à quoi ressemblera cette annonce dans cinq ans, c'est, je pense, impossible. Impossible. En revanche, nous, chez Carcutter, notre volonté, c'est de s'inscrire comme un partenaire business des distributeurs. Donc, c'est-à-dire travailler toujours plus dans cette automatisation, dans... apporter de la valeur sur leur image de marque et apporter de la transparence, de l'immersion sur leur annonce de véhicules d'occasion. Donc ça peut être n'importe quoi autour de la création de contenu. Donc on a parlé des hotspots cliquables, on est en train de travailler aussi sur des animations. Des animations par exemple à partir d'images statiques : une porte qui s'ouvre, rentrer dans le cockpit... On pourrait imaginer toutes sortes, on pourrait même imaginer du son. On pourrait imaginer enclencher le moteur si on arrive à avoir de la donnée et de la capture. On pourrait imaginer jouer avec le véhicule, que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur. On pourrait même imaginer faire rouler...
- Vivien
C'est extrêmement large.
- Amaury Gavaudan
L'enjeu qui va être, et ça je pense que c'est aussi... Désolé, je digresse un peu, mais c'est important parce que très souvent, tu as parlé du scepticisme par rapport à l'IA. On nous compare aux IA généralistes, Tchad, JPT, Jimena, etc., Ces GA généralistes, souvent elles fonctionnent très bien sur un cliché. C'est-à-dire que si tu mets dans ta GPT ou dans Gemini une image d'un véhicule et tu demandes de créer un showroom personnalisé avec quelque chose de très joli lié à ton image marque, ça va marcher pour une voiture. Pour une image d'une voiture. Nous notre but aussi, et ça c'est très important pour le futur, c'est créer des fonctionnalités extrêmement puissantes et innovantes mises à l'échelle. Lorsqu'on a un constructeur qui vient nous voir pour équiper son label VO ou un gros groupe de distribution, on ne parle pas d'une photo d'une voiture. On parle de 15 à 20 photos par voiture sur des milliers voire des dizaines de milliers de véhicules d'occasion par an. Et il faut qu'on ait des solutions qui soient rapides et qui soient déployables à l'échelle dans différents pays, dans différents contextes et environnements même de setup informatique. Et ça c'est vraiment notre cœur de métier de rendre la qualité déployable à l'échelle. On a beaucoup parlé ces dernières années du 360. Pourquoi ? Parce que le 360, ça vient notamment des États-Unis. C'est Carvana, historique vendeur de VO qui a vraiment changé la chaîne du VO aux États-Unis, qui a rendu le 360 obligatoire sur toutes ses annonces. Beaucoup d'acteurs d'imagerie ont, nous y compris, développé des 360, donc la possibilité de faire tourner le véhicule dans un environnement virtuel. En fait… le marché, les utilisateurs, les clients s'en fichent un petit peu. Donc parfois la course à l'innovation pour juste innover, elle n'a pas forcément de sens et nous je répète nos fonctionnalités vont être développées puis déployées en fonction des besoins business des distributeurs.
- Vivien
Et je te rejoins 200% surtout pour un VO parce qu'à la limite pour un VM tu dis bon… Je fais ma config, c'est de la modélisation 3D. Je veux voir à quoi ça va ressembler. Mais c'est vrai qu'un VN, en général, on sait déjà à quoi le véhicule ressemble. On n'y va pas au pif.
- Amaury Gavaudan
Tu parles des VN. Nous, on a des fonctionnalités qui n'ont pas l'effet « waouh » . Par exemple, on a une fonctionnalité qui permet de venir chercher ce qu'on appelle des images stock d'un véhicule. Enjeu business très simple. Je suis un distributeur automobile. J'achète un véhicule d'occasion. J'achète un véhicule d'occasion, soit sur une plateforme d'enchères, soit je l'importe à l'étranger, peu importe. Je n'ai pas encore les photos. et je n'ai pas encore le véhicule sur mon parc. L'enjeu business que je vais avoir, c'est pourquoi perdre ces jours de commercialisation ? Pourquoi attendre de recevoir le véhicule pour enfin le préparer, le photographier et le publier ? C'est des jours de trésorerie qui sont mobilisés, c'est un business que je ne fais pas. Nous, on va venir comme partenaire pour fournir une image stock, donc virtuelle, un peu comme on ferait sur un VN, l'apposer dans le même environnement virtuel avec la même qualité visuelle que CVO existant, comme une image temporaire pour permettre de diffuser le véhicule, de potentiellement réunir des leads et même le vendre. Et ensuite, remplacer ces images indicatives avec évidemment une description appropriée dans l'annonce pour que ce soit pertinent et qu'on gère bien les attentes du client, mais au moins pour anticiper ses enjeux business. Donc tu vois ? Sur cette fonctionnalité, ce n'est pas extrêmement innovant.
- Vivien
Oui, mais c'est un vrai sujet.
- Amaury Gavaudan
C'est un vrai sujet d'allocation de la trésorerie, de performance commerciale et de rotation du stock.
- Vivien
On le voit de plus en plus. Moi, je vois parmi mes clients et dans le marché en général, justement des annonces où il y a marqué livraison imminente. Voilà. Ou arrivage ou bientôt. C'est vrai que tu as entièrement raison.
- Amaury Gavaudan
Plutôt que d'avoir souvent si ce sont des images neutres, blanches avec une voiture, avec un rideau.
- Vivien
Oui. Oui.
- Amaury Gavaudan
Avec une bâche pesée dessus, en fait tu as réellement le véhicule. Ça n'a pas besoin d'être le véhicule parfait parce qu'on parle d'un VO. Au moins avoir la marque, le modèle, le niveau de finition et la couleur. Et d'avoir une description en disant visuel indicatif, photo réelle. Mais déjà au moins tu peux le diffuser, tu peux le vendre.
- Vivien
Oui c'est clair. Ok très bien. Pour finir sur une question un peu plus fun, imaginons que tu as une épave à vendre. un vieux Kangoo rouillé avec un siège déchiré et une portière enfoncée, tu choisirais quoi comme fond IH et carcateur pour le rendre sexy ?
- Amaury Gavaudan
Ça c'est vraiment la question. La question. Alors si j'étais un marchand ou un concessionnaire et que j'avais ce véhicule-là, soit je le reconditionnerais, soit je le vendrais à marchands. C'est pas un piège la question. Admettons que je vende un état. premièrement je choisirais comme pour tout un fond qui représente mon image de marque ça c'est le absolu et ensuite je le vendrais avec le plus de transparence possible donc je ne vais pas mentionner ces hotspots cliquables pour indiquer ce qu'il y a à faire sur ce véhicule pour le vendre en toute transparence, donc le valoriser le mieux possible avec toujours en toile de fond que on ne change pas l'état du véhicule donc on ne va pas le réparer virtuellement notre but C'est de le valoriser le mieux possible en toute transparence et surtout sur ce Kangoo-là, que l'exemple que tu as pris a porté le même impact de process. Photographier rapidement la voiture n'importe où sans avoir à la déplacer, rapidement uploader dans mon DMS et rapidement publier en ligne 100% automatisé sans que j'ai à faire quoi que ce soit. Parce qu'il n'y a rien de pire que d'allouer beaucoup de coûts à un véhicule sur lequel la rangée est faible.
- Vivien
On est d'accord. Et alors juste entre nous et les gens qui viennent écouter, est-ce que tu as déjà testé de détourer une voiture Lego, une miniature Hot Wheels, juste pour le fun ou pour épater quelqu'un ?
- Amaury Gavaudan
Alors voiture Hot Wheels, compliqué vu la taille. En revanche, nos algos étant entraînés sur des véhicules, tout ce qui ressemble à un véhicule fonctionne super bien. Donc que ce soit en démo client, en formation à distance ou sur les salons et conventions. on a des véhicules, on a des modèles 1/18ème et ça fonctionne parfaitement. Et c'est souvent le meilleur outil pour faire voir la solution si on n'a pas de véhicule réel sous la main.
- Vivien
Ok très clair. Donc pour conclure, s'il y a des gens qui nous écoutent, des pros de l'automobile qui nous écoutent et qui veulent avoir plus d'infos sur Carcuter, le site, les réseaux sociaux, comment ils font ?
- Amaury Gavaudan
Alors on est présent sur tous les réseaux sociaux : Carcuter, très simple, Cars comme une voiture, Et Cutter, C-U-T-E-R, tout attaché. Un site internet, carcutter.com. On a des équipes présentes, on est basé à Paris, on a des équipes présentes en France, mais aussi au Benelux, on est en Suisse et on est présent dans toute l'Europe, même aux États-Unis, au Canada, s'il n'y a jamais des francophones, on a même des Québécois, on a une équipe au Québec. Donc, on serait ravis de les accompagner, de comprendre leurs besoins et de voir comment on pourrait impacter positivement leur business VO.
- Vivien
Merci beaucoup pour cet échange, pour ton expérience. Longue vie à Carcuter. Plein de photos, plein de clients. Et puis peut-être à bientôt sur un salon, sur un autre événement.
- Amaury Gavaudan
Merci beaucoup Vivien. Merci d'être venu ici dans nos locaux à Paris. Bonne continuation à toi et aussi beaucoup de succès dans ta vie pro.
- Vivien
Merci. Salut. Ciao.