Speaker #0Certains voient l'activité physique comme un investissement pour leur santé et leur bien-être. Vous voulez en faire partie ? Bienvenue chez Mouvementale. Je m'appelle Magali Dubois et je m'adresse particulièrement aux non-sportifs et à tous ceux qui aimeraient enfin réussir à adopter un mode de vie actif dans la durée. C'est en vous partageant des connaissances, des expériences et des points de vue différents que j'ai l'intention de vous aider à bâtir l'état d'esprit et la motivation nécessaire pour le faire. Alors j'espère que ça vous aidera et que vous aurez envie d'en parler autour de vous. Tu as peut-être l'impression d'être sur un ring face à ton corps, prêt à l'affronter dans un duel, où l'objectif c'est de gagner contre lui, de te battre pour gagner contre lui. Si tu as cette sensation-là, franchement je pense que la suite de l'épisode va vraiment t'intéresser, parce que j'ai envie, à travers cet épisode, de t'aider à mieux vivre ta relation avec ton corps. de mieux vivre ta relation avec ton corps, pour que justement, derrière, tu te facilites la vie au niveau de tes comportements, et que ça puisse avoir une influence sur tes comportements, et donc sur les résultats de tes comportements. Et la grande question vraiment à laquelle j'ai envie d'amener quelque chose, c'est comment te sentir mieux dans ton corps ? Et je suis sûre que si je te posais cette question-là, comment te sentir mieux dans ton corps, et surtout si tu as dans un point de ta tête... une préoccupation par rapport à ton poids notamment, je suis sûre que ce que tu me répondrais, c'est qu'il faut que je perde du poids. Pour me sentir mieux dans mon corps, il faut que je perde du poids. Et ce n'est pas la première fois que j'entends ce genre de choses. C'est assez logique d'ailleurs de raisonner de cette manière-là. Mais j'ai envie de te montrer que ce n'est peut-être pas la solution avec un grand « la » majuscule. Il y a peut-être autre chose derrière, de beaucoup plus intéressant, qui va t'aider justement à faire évoluer un peu l'image que tu as de ton corps. pour ensuite faire évoluer tes comportements et derrière faire évoluer, j'espère, les résultats qui en découlent. Et pour la suite de l'épisode, je vais me baser sur une séance que j'ai réalisée récemment avec une personne, appelons-la Alex pour changer, c'est vraiment le prénom que j'utilise toujours, simplement pour anonymiser l'entretien. Et quand elle est venue me voir, Alex, elle m'avait noté, ce que j'aimerais, c'est améliorer la représentation que je me fais de mon corps. Et là déjà, ce qui est vachement intéressant et ce sur quoi j'aimerais mettre le doigt, c'est de montrer qu'elle a conscience que cette représentation qu'elle a de son corps, qu'elle se fait de son corps, peut évoluer. Elle a conscience de ça parce qu'elle m'a dit « j'aimerais améliorer la représentation » . Sous-entendu, je sais que je peux faire bouger la manière dont je me vois et j'aimerais bien faire bouger ça, est-ce que tu peux m'aider ? Déjà, ça c'est la première chose à intégrer, c'est d'avoir conscience qu'on peut se voir différemment. Parce que tant qu'on n'en a pas conscience, on ne va pas chercher à se voir différemment. Donc ça, c'est vraiment le premier truc, c'est déjà de prendre conscience de ça. Et un peu plus précisément, elle m'a dit, je me trouve moche quand je me vois sur une photo, je ne suis pas assez à l'écoute de mes sensations. Ça, c'est vraiment ses termes, j'ai repris ce qu'elle m'avait dit. Et là, tout de suite, la première chose que j'ai eu envie de faire avec elle pendant la séance, ce n'était pas de faire en sorte qu'à la fin de la séance, elle se kiffe, elle kiffe son physique, etc. C'était pas ça. Le but, c'était déjà d'explorer ce qui se passe, de faire un état des lieux de la relation pour qu'elle prenne conscience de ce qu'il en est et ensuite de permettre de rééquilibrer un petit peu tout ça. Mais déjà, de prendre conscience, de mettre les choses à plat sur, OK, là où on en est où, toi et moi, sous-entendu, on en est où, mon corps et moi. Et donc, c'est vers ça que je me suis vraiment concentrée. Donc, la première question que je lui ai posée, qui a été certainement la question qui lui a porté la plus grande prise de conscience pendant la séance, c'était si ton corps était une personne, quelle relation vous auriez ? Si ton corps c'était une personne, quelle relation tu aurais avec cette personne-là ? Et c'était hyper intéressant de se rendre compte qu'elle m'a répondu, en fait c'est une relation où il n'y a pas du tout de courtoisie. En fait mon corps là, dans cette relation, je lui parle comme si c'était un subalterne. C'est vraiment... comme de la maltraitance, quoi. Genre, il n'y a pas du tout de bonne relation, de relation saine entre mon corps et moi, entre cette personne et moi. Donc là, on se replonge, j'utilise cette image, c'est beaucoup plus aidant. Si son corps, c'était une relation, enfin, une personne, quelle relation ce serait ? Là, elle est en train de me dire qu'en fait, il n'y a pas de belle relation, il n'y a pas de connexion, là, c'est vraiment cette personne-là, je ne peux pas me la blairer, en gros, et à moi. Et on est vraiment sur... Il y a une grosse forme de distance entre les deux. entre son corps et elle. Et c'est intéressant déjà de prendre conscience de ça. Au moment où je lui ai posé cette question, elle m'a répondu, ben voilà, c'est pas du tout courtois comme relation, il n'y a pas de respect, etc. J'ai l'impression que c'est un peu comme un subalterne, c'est un peu comme, voilà, c'est mon esclave en quelque sorte. Enfin, il n'y a pas de respect. Et juste quand elle a pris conscience de ça, elle m'a dit déjà, waouh, ah oui, j'ai... Je suis en train de me rendre compte de ce que je suis en train de dire. Et c'est à la fois triste, mais à la fois super intéressant de se rendre compte de ça. Et c'est là qu'à partir du moment où on comprend cette relation, où on comprend, en tout cas, on arrive à mettre des mots dessus, on arrive à voir, à visualiser cette relation, déjà, ça met de la clarté sur ce qui se passe un petit peu plus. Et donc, dans cette relation, on se rend bien compte qu'elle a une position qui n'est pas du tout accueillante. vis-à-vis de cette personne. Cette personne, sous-entendu son corps, d'accord ? Elle a une relation, une position qui n'est pas du tout accueillante. Elle n'ouvre pas la porte. C'est comme si, en fait, elle était dans sa maison, qu'elle était sur le pied de la porte d'entrée, enfin, à la porte d'entrée, et que la personne était de l'autre côté de la porte et qu'en fait, elle n'ouvrait pas du tout la porte. Comme si elle ouvrait un tout petit peu la porte et qu'elle regardait, qu'elle lui parlait en mode « Tu veux quoi, toi, là, derrière la porte ? » Et c'est vraiment ça, la relation qu'elle m'a décrite. il y a une forme de distance. Et quand on est dans une... Si on s'imagine une relation comme ça, une relation avec quelqu'un où on se comporterait de cette manière-là, ça ne serait clairement pas une relation où on prendrait soin de l'autre, ça ne serait clairement pas une relation où on aurait envie d'écouter l'autre, où on serait prêt, où on écouterait l'autre, et on n'aurait tout simplement pas envie de la chérir, cette personne. Parce qu'en fait, si on n'estime pas cette personne, comment est-ce qu'on peut la chérir ? Donc si on n'estime pas notre corps, comment est-ce qu'on peut le chérir ? C'est la même chose. En tout cas, moi, si je voulais être sûre de faire foirer une relation, c'est comme ça que je me comporterais. C'est vraiment comme ça que je m'y prendrais. Alors, c'est rarement mon but et mon intention, je vous rassure là-dessus. Mais en tout cas, si j'étais sûre de vouloir faire foirer le truc, voilà quelques éléments qui me viennent en tête pour pouvoir faire foirer volontairement l'histoire. Donc, Alex, elle vit vraiment cette relation qui est froide avec son corps, qui est très distante. Comme si, finalement, son corps et sa tête, c'est deux choses différentes. C'est très dissocié. Ce n'est pas la même entité. Et peut-être que toi, tu te reconnais, en fait, quand je suis en train de dire ces mots. Je ne sais pas si tu es en train de te poser la même question. Et je t'invite vraiment à le faire. Mais c'est intéressant, en fait, de se rendre compte déjà là, t'en es où, toi ? T'en es où avec cette personne qui est ton corps ? Et une relation comme ça, qui est assez distante, si on voulait concrètement dire comment ça se traduit, Dans la vraie vie, ça se traduit par beaucoup de critiques, ça se traduit par peu de temps à lui accorder, on va camoufler notre corps, on ne va pas l'écouter, on ne va pas lui donner de douceur, on ne va pas l'écouter. D'ailleurs, dans ce qu'elle m'avait mis au départ en prenant son rendez-vous, elle m'avait dit « je n'écoute pas mes sensations, je suis passée à l'écoute de mes sensations » . C'est exactement ça. Comment est-ce qu'on peut être à l'écoute de nos sensations si en fait on ne peut pas se blairer notre corps, si c'est une... ou de personnes qu'on ne veut pas avoir à nos côtés. Là, il y a des liens, des connexions qui commencent à se faire et on commence à comprendre un petit peu plus ce qui se joue. Une fois qu'on a compris ça, là, on peut se dire, OK, qu'est-ce qu'on fait ? On a le choix entre être en mauvais terme avec cette personne, c'est-à-dire continuer d'être en mauvais terme avec cette personne, mais ce serait un peu comme rester dans une relation toxique ou une relation dans laquelle on... On ne se sent pas si bien que ça, une relation qui n'est pas si agréable que ça, qui ne nous convient pas, et juste de rester dans cette relation sans rien faire. C'est vraiment comme ça qu'il faut le voir. Sauf qu'il y a quand même un problème là-dedans. C'est qu'à la différence d'une relation avec un partenaire, où à la limite on peut dire ciao bye, là notre corps ne peut pas réellement faire ça. En fait, notre corps va nous suivre toute notre vie, et on ne peut pas lui dire ciao bye. Ça ne marche pas de cette manière-là. On ne peut pas s'en séparer parce qu'on va vivre notre vie avec jusqu'au bout. Donc, on a tout intérêt, je pense, à apprendre à créer une relation un peu différente, une relation un peu meilleure. On a intérêt à apprendre à mieux relationner, à créer peut-être un lien qui est différent en lui faisant un peu plus de place, en lui donnant un peu plus d'importance, en lui ouvrant un petit peu plus la porte, en étant un peu plus accueillant. Parce qu'en fait, une bonne relation, ça se nourrit, ça s'entretient, ça s'alimente. Ça se construit une relation. Si on la laisse comme ça un peu flotter, clairement, il ne se passe rien. Elle n'est pas animée, cette relation. Elle se laisse porter par le vent et au bout d'un moment, ça peut s'effriter. On ne sait pas ce qui peut se passer. Je vous laisse imaginer, vous pouvez reporter le truc dans la vraie vie avec des relations, avec différentes personnes que vous avez dans votre entourage, par exemple. Qu'est-ce qui se passe quand on entretient peu la relation ? il ne se passe pas forcément grand-chose et pas forcément grand-chose de bien non plus. Donc une relation, je pense que ça s'entretient, ça se crée, ça s'alimente, ça se construit, ça se nourrit. Et c'est ce qui va permettre ensuite, si on fait ça, de créer une connexion qui est un peu plus profonde. Ça va permettre de créer une forme de proximité, une confiance, de l'affection. de l'amour aussi, et en traduction, une meilleure appréciation de notre corps. Et pour autant là, d'ailleurs, petite parenthèse, qu'est-ce qui se passe si on en arrive à une meilleure appréciation de notre corps ? Certainement que nos comportements en face vont bouger. Je pense à différents types de comportements. Si je mets plus d'importance, si je donne plus d'importance à mon corps, du coup je vais peut-être lui donner plus, lui accorder plus de temps, donc je vais peut-être faire plus de sport, et si je fais plus de sport parce que j'ai envie, justement de l'entretenir, envie de le bichonner, etc. Peut-être que derrière, ça va m'amener des résultats différents. Aussi, un autre exemple qui me vient en tête, si je suis dans une meilleure relation avec mon corps, peut-être que je tomberai moins dans tout ce qui est grignotage un peu émotionnel. Alors, je ne vais pas non plus m'étaler sur le sujet, mais certainement que ça peut avoir un lien aussi avec ça. Je mets juste un point d'attention là-dessus. Mon but n'est pas d'aller plus que ça parler d'alimentation. Mais ayez ce truc-là en tête de, à votre avis, quel comportement pourrait un petit peu changer ? Et ensuite, ces comportements, quels résultats ils pourraient provoquer derrière ? Si déjà, on fait plus de sport, on peut s'imaginer un petit peu certains types de résultats aussi à la clé. Et pour autant, il ne s'agit pas du tout de fermer les yeux sur ce qui nous déplaît dans notre corps, si on n'aime pas notre ventre, si on n'aime pas nos bras, si on n'aime pas notre cou, etc. Le but, ce n'est pas de dire « non, mais tout va bien, j'aime tout » , etc. Ce n'est absolument pas ça. Et vraiment, je pense que ce serait un gros piège, et ce serait juste se mentir à soi-même et fermer les yeux sur la réalité de ce qu'on ressent. Et ce n'est pas du tout l'objectif, ça ne fonctionnera pas, parce qu'à un moment donné, ces choses-là qu'on étouffe, elles remonteront à la surface et elles crieront encore plus fort. Donc, ce n'est absolument pas le but. Le but, ce n'est pas justement de... c'est pas de minimiser en fait ce qu'on ressent c'est vraiment pas ça c'est déjà de prendre conscience de faire cet état là comme on vient de le faire et de comprendre en fait le sens aussi de l'autocritique, le sens de pourquoi est-ce qu'on critique comment est-ce qu'on peut décrypter ces jugements là qu'on porte sur soi et si j'avance un petit peu dans la séance sans vous dire tout ce qu'on a fait dans la séance mais je vous donne un peu les grandes étapes ou les faits un petit peu marquants à un moment donné je lui ai dit Alex mais « C'est quoi ? Si tu devais me parler de la partie de toi qui juge ton corps, elle serait comment cette partie-là ? En fait, décris-moi cette partie de toi qui juge ton corps. » Et c'est là qu'elle m'a répondu, « En fait, cette partie-là, c'est un peu comme une petite personne qui est malveillante. Une petite personne qui est malveillante, qui va dire des choses méchantes, qui ne va pas être sympa en fait, qui va être plutôt violente, cash, dure, etc. » Moi, je l'avais traduit dans ma tête pour rester un peu dans le côté imagé. Je l'avais traduit par un petit être maléfique. Et du coup, on avait cette conversation autour de ce petit être maléfique. Et c'est intéressant de se rendre compte qu'on a d'un côté cette personne-là qui est son corps, qui est derrière la porte et qui s'en prend plein la face par ce petit être maléfique, par cette personne qui est malveillante. Donc déjà, là, vous pouvez vous visualiser la scène et on commence à comprendre en fait pourquoi... on ne se sent pas très bien dans notre corps finalement. Et je lui ai dit, mais cette petite personne malveillante, c'est quoi son intérêt ? Parce qu'elle a forcément un intérêt à être malveillante. Vous voyez ce que je veux dire ? Tous nos comportements, ils ont un intérêt derrière. Ils viennent servir quelque chose. Et là, en l'occurrence, quel est l'intérêt de cette petite personne malveillante en étant méchante avec son corps ? Elle m'a répondu, en fait, que je ne reste pas comme ça, que je ne reste pas dans cet état-là. Parce qu'en fait, si... Si je faisais rien du tout, certainement que je prendrais encore plus de poids. Après, elle m'a dit que si cette petite personne malveillante n'était pas là pour faire ce travail, certainement que je partirais en live et que je ferais n'importe quoi, que je ferais tout le temps la fête, que je boirais, que je mangerais n'importe comment. Bref, elle m'a sorti vraiment tout un truc en mode « waouh, c'est pas ça que je veux non plus » . Et ce qu'on se rend compte, c'est que ça a du sens, en fait. de se juger dans ce contexte-là. Si le but, c'est justement de faire passer à l'action, c'est de se mettre en route et de ne pas rester dans cette situation-là, alors ça a du sens et ça permet de comprendre pourquoi on a cette partie-là qui juge. Donc ça, ça a été une autre prise de conscience de « Ah ouais, ok, en fait, ça a du sens que je me juge parce que c'est ça qui me donne envie de passer à l'action. » Sauf que... Et d'ailleurs, on est allé un peu plus loin. Je lui ai dit, mais OK, mais si jamais elle n'était pas là, cette personne malveillante, et c'est là que justement, elle m'a répondu, ça aurait plein de conséquences. Ça aurait plein de conséquences, ça serait la catastrophe, parce que justement, je ferais n'importe quoi. Donc, je ne vous avais pas parlé de cette question, mais c'est la question que j'avais posée après, pour qu'on arrive à se projeter dans, imagine, elle n'est pas là, imagine, il n'y a pas ça, il n'y a pas ce jugement, cette autocritique, qu'est-ce qui se passerait ? Il y aurait certainement des mauvais comportements. un total je m'en foutisme en quelque sorte et ça ne serait pas mieux en fait les faits. Donc l'objectif là c'est pas de l'éradiquer. Donc je me dis du coup on en fait quoi en fait ? Parce que moi là je ne suis pas à forcément dire quoi faire, c'est pas forcément mon but mais c'est déjà d'aider la personne à prendre ses décisions et de réfléchir et de essayer de rationaliser le truc parce que parfois c'est tellement émotionnel. Là, on a essayé de rationaliser le truc. Je lui ai dit, mais du coup, on en fait quoi de cette petite personne qui est malveillante ? Et elle m'a dit, on l'accepte et on la modère pour qu'elle ait toujours à passer à l'action, mais en étant plus bienveillante. Parce que sinon, c'est vrai que ce qui se passe quand il y a cette forme de critique et ce jugement qui est assez négatif, qui est assez dur, etc., ce qui peut se passer... C'est derrière que ça crée de la frustration, ça va mettre dans une forme de culpabilité, ça crée de la colère, de la peine, de la tristesse, de la déception. Tout un flot d'émotions qui sont douloureuses et parfois tellement d'émotions fortes comme ça que pas la force de faire quoi que ce soit, en fait, c'est bon, laisse tomber, à quoi bon ? Non mais de toute façon, ça ne bougera jamais, ça ne sert à rien, j'ai déjà essayé 50 fois. On peut vite tomber dans ce genre de discours et du coup, laisser tomber en fait, tout simplement. Laisser tomber et jeter l'éponge en fait. Et moi, quand j'ai des personnes qui viennent me voir et qui ont déjà tenté plein de trucs, ça s'entend souvent dans les discours. Avant même que je les accompagne, souvent ça se traduit par « Ouais, je ne suis pas bien sûre que ça puisse changer. J'ai déjà essayé ça, ça, ça. Je ne vois pas comment ça pourrait changer alors que ça n'a jamais marché. » Donc en fait, grosse... perte de confiance derrière, gros doute dans le fait que ça puisse évoluer et là c'est vraiment plus dur derrière de se mettre en action c'est d'ailleurs pour ça qu'il faut vous faire accompagner si vous sentez que vous avez essayé plein de trucs ou que ça fait tellement d'années que ça traîne que vous avez l'impression que ça restera toujours comme ça, faites-vous accompagner parce que c'est tellement compliqué de sortir de ça tout seul alors qu'on peut se faire aider et que ce soit beaucoup plus facile, qu'on soit soutenu qu'on évite justement les rechutes Et qu'on apprenne aussi à voir différemment cette relation à l'échec, cette relation à la réussite. Et donc, pour revenir à ce petit être maléfique, s'il est trop intense, il va apporter tout ce flot-là d'émotions et finalement, ça va être contre-productif derrière, parce qu'on va tout arrêter. D'ailleurs, ça me fait un peu penser à une analogie. C'est un peu comme parfois, dans le sport, il y a des entraîneurs qui vont hurler, qui vont crier sur leurs joueurs, ils vont dire... plein de trucs, ils vont les assommer de paroles assez violentes et souvent en face on se retrouve avec des joueurs qui sont complètement pétrifiés qui perdent leurs moyens, ils sont tellement sous pression que sur le terrain ça donne n'importe quoi donc en fait le but escompté n'est pas du tout là et on va avoir à côté des entraîneurs qui sont beaucoup plus pédagogues qui ont un discours qui est complètement différent avec des mots qui sont mieux choisis peut-être des encouragements enfin bref vraiment un ton différent ... Et ça, ça peut créer des changements, ça peut créer des déclics, ça peut créer de la motivation, de la confiance, qui derrière vont faire modifier, vont avoir un impact sur les performances des athlètes. Et juste ça, en fait, moi ça me fait penser un peu à cette petite voix maléfique, si elle est trop comme un entraîneur qui hurle et qui est vraiment violent, ça peut vraiment créer trop trop de pression à l'intérieur de soi, et ça me fait trop penser à ça. Donc voilà, pour ceux qui verront un peu de quoi je parle, ça vous permettra d'avoir une autre manière de voir, ça vous permettra de visualiser un petit peu ce que je suis en train de dire. Et donc dans la suite de la séance, ensemble, ce qu'on a fait, c'est qu'on a justement travaillé sur comment faire pour que cette petite personne malveillante devienne plus bienveillante, en fait, devienne un peu plus bienveillante. Quelle est toujours cette mission de faire passer à l'action ? et de faire bouger, de secouer un peu, mais de secouer avec plus de subtilité, avec plus de bienveillance, pour justement, derrière, qu'on ne tombe pas dans un lâcher total, qu'on n'abandonne pas, en fait, tout simplement. Et dans les faits, si tu apprends à faire ça en modérant un petit peu plus ta critique, tu verras que tu vas ouvrir un petit peu plus la porte, justement, à ton corps. Tu vas faire rentrer un petit peu plus cette personne qui est ton corps. Et progressivement, tu vas lui donner un peu plus d'importance, tu vas lui donner plus de temps, lui consacrer plus de temps. C'est ce que je disais tout à l'heure. Si tu lui consacres plus de temps, tu vas peut-être faire plus de sport, tu vas faire plus de soins, etc. Tu vas peut-être aller au spa, faire des trucs que tu n'as pas l'habitude de faire pour ton corps. Parce que d'habitude, tu dis, de toute façon, il ne mérite pas ça. Et là, tu vas être dans une autre manière d'agir vis-à-vis de ton corps. Tu vas apprendre à l'écouter. ciao apprendre à le connaître, tu vas apprendre à créer une relation qui est un peu différente et du coup ça va te donner envie d'avoir d'autres comportements. Et ces autres comportements vont certainement avoir d'autres répercussions. Parce que si je reprends vraiment l'histoire du sport, si tu te mets davantage au sport, que tu en fais un petit peu plus, etc., progressivement, tu vas gagner en condition physique, puis progressivement, tu vas te sculpter un petit peu plus, tu vas te raffermir, etc. Ou en tout cas, si ce n'est pas que dans le physique, parce que ce n'est pas toujours ça le but, c'est au moins à l'intérieur de toi, comment est-ce que tu vas te sentir dans ton corps, dans tes baskets ? Ne serait-ce que quand tu fermes les yeux, comment tu vas te sentir au fond de toi. Et ça, c'est quand même le plus important. C'est comment est-ce que tu te sens à l'intérieur de toi. Et ensuite, ça va peut-être t'amener à des résultats plus intéressants, sur de la perte de poids, sur d'autres choses. Mais voilà, là, le but n'est pas... Je n'ai pas fait une étude qui permette de prouver ça, mais c'est juste une forme de logique qui en découle. Et là, moi, je suis très curieuse de voir ce que ça donne par rapport à Alex. Cette séance qu'on a faite ensemble, parce qu'à la fin, franchement, elle avait les yeux qui brillaient alors qu'elle me disait « mais j'ai déjà testé plein de régimes, j'ai testé plein de trucs, j'allais voir plein de professionnels » . Et là, en fait, je me rends compte que j'ai du concret et je sais comment je vais pouvoir tester un petit peu plus les choses. Donc j'ai trouvé ça trop cool après, à voir effectivement ce que ça va donner. Mais juste déjà, qu'il y ait eu ces prises de conscience, c'est énorme en fait. Ces prises de conscience-là, on ne se rend pas compte à quel point ça te donne envie d'agir, ça te donne envie de faire autrement, ça te donne envie de faire de s'y intéresser un peu plus, mais avec un autre prisme. Et ça, je crois que ça fait vraiment du bien. Parce que franchement, ce n'est pas en étant en perpétuelle lutte avec votre corps que vous allez obtenir les résultats que vous voulez. Ce n'est pas possible. C'est un peu comme si, d'un côté, vous vouliez changer la personne. C'est un peu ça, comme dans une relation. C'est un peu comme si vous vouliez changer la personne, mais en même temps, vous n'êtes pas hyper cool avec elle. Bon, le but déjà n'est pas de changer la personne avant tout, mais plutôt de faire en sorte que la relation soit bien, que tout le monde soit bien dans cette relation et faire en sorte aussi de ramener votre corps un peu et votre tête sous une même entité, sous une seule forme et pas comme étant deux personnes complètement dissociées. Je pense que déjà, si on arrive à faire ça, on a gagné une grande portion de la partie et c'est vraiment ce que je vous souhaite le plus. Donc là maintenant, la question que vous pouvez vous poser, c'est si mon corps c'était une personne, si mon corps c'était une personne avec qui je voulais mieux relationner, qu'est-ce que je ferais de différent ? Si mon corps c'était une personne avec qui je voulais mieux m'entendre, ou avec qui je voulais développer une relation, comment est-ce que je m'y prendrais ? Comment je ferais peut-être pour lui ouvrir davantage la porte ? Comment je ferais pour être plus cool avec cette personne-là, pour apprendre à la connaître ? et me sentir mieux avec elle. Parce qu'on a tous une part de responsabilité dans les relations au sens large. Donc là, vous avez une part de responsabilité dans cette relation avec votre corps. Et j'aimerais que vous y intéressiez un petit peu plus. J'espère vraiment que cet épisode vous apporte une autre manière de voir le sujet, vous apporte peut-être des pistes de réflexion supplémentaires pour aller réfléchir un peu autrement, pour voir les choses autrement, pour continuer d'avancer. dans vos objectifs, justement, et surtout pour faire en sorte que vous vous sentiez mieux dans votre corps. C'est tout ce dont je vous souhaite et j'espère que cet épisode vous a rapporté tout ça. Si c'est le cas, et si ça vous a donné envie d'écouter aussi d'autres épisodes, foncez, mettez une bonne note au podcast. C'est comme ça que de plus en plus de personnes s'intéresseront à leur pratique de l'activité physique et auront envie de la faire évoluer pour Tout simplement que ça devienne plus simple et que ça fasse partie du quotidien sans se poser 40 000 questions à chaque fois. Je vous souhaite une très belle fin de journée. On se retrouve bientôt pour un prochain épisode. Ciao ! C'est tout pour aujourd'hui. Enfin, presque. Avant de partir, j'ai deux questions pour vous. La première, c'est quelle est la chose que vous pourriez retenir de cet épisode ? Et la deuxième, à qui vous pourriez la raconter ? En partageant ce podcast et en lui attribuant la meilleure note possible, vous inspirez d'autres personnes à être plus actives. Et comme votre avis compte beaucoup pour moi, n'hésitez pas à me faire part de vos réflexions, j'essaierai de vous répondre. A bientôt !