Speaker #0Certains voient l'activité physique comme un investissement pour leur santé et leur bien-être. Vous voulez en faire partie ? Bienvenue chez Mouvementale. Je m'appelle Magali Dubois et je m'adresse particulièrement aux non-sportifs et à tous ceux qui aimeraient enfin réussir à adopter un mode de vie actif dans la durée. C'est en vous partageant des connaissances, des expériences et des points de vue différents que j'ai l'intention de vous aider à bâtir l'état d'esprit et la motivation nécessaire pour le faire. Alors j'espère que ça vous aidera et que vous aurez envie d'en parler autour de vous. Comment profiter d'un voyage tout en restant actif ? Et comment peut-on apprendre de la manière dont les Australiens bougent ? C'est de ça dont j'ai envie de vous parler dans ce nouvel épisode, puisque j'ai eu l'occasion, l'opportunité même, de partir pendant trois semaines en Australie. Et forcément, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à vous, parce qu'en étant à l'autre bout du monde, j'ai eu une... qu'une envie ! C'est de... hacker l'état d'esprit des Australiens pour comprendre comment est-ce que eux intègrent le sport et l'activité physique dans leur paysage, comment est-ce qu'ils s'y prennent, est-ce que c'est facile pour eux d'en faire ou pas. Et justement, j'avais cette envie, j'avais de grandes ambitions pour vous, j'avais l'ambition d'interviewer des chercheurs australiens, j'avais un rendez-vous qui était planifié sur Adelaide, malheureusement, le jour même, on n'a pas réussi à... Enfin, bref, il s'est désisté, on n'a pas pu faire ce rendez-vous-là, donc j'étais... assez déçue, mais j'avais anticipé un petit peu les choses en allant notamment au musée du sport de Melbourne pour justement prendre des informations au-delà de ce que j'ai pu moi-même observer, tout simplement en y étant pendant plusieurs semaines. Donc dans cet épisode, j'ai envie de vous parler de plusieurs choses. Déjà, comment faire pour s'assurer que pendant nos vacances, qu'il faut savoir que les vacances, ça reste quelque chose qui va perturber notre quotidien. Ça nous sort de notre quotidien. Donc forcément, si ça nous sort de notre quotidien, c'est parfois plus compliqué de maintenir une habitude ou de maintenir un certain rythme, notamment par rapport à l'activité physique, bien que parfois, quand on va en vacances, on pratique encore plus d'activités physiques que d'habitude, où souvent on est moins sédentaire, mais ce n'est pas toujours le cas. Donc j'ai envie de parler de ça, de comment est-ce qu'on peut anticiper un petit peu les choses, comment est-ce qu'on peut faire pour justement... intégrer de l'activité physique pendant ces vacances, qu'on soit en solo ou accompagné, puisque j'ai vécu ces deux aspects pendant ces vacances-là. Et puis, je vais également vous parler de comment est-ce que le sport s'intègre justement en Australie et qu'est-ce qu'on peut peut-être en tirer comme belles leçons ou comme, on va dire, comme belles idées pour justement se faciliter un petit peu la vie chez nous. Dans un premier temps, je suis partie pendant... Une bonne semaine, voire même une dizaine de jours en solo, j'ai atterri à Melbourne. Et là, vous savez, enfin non, vous ne savez pas, mais justement, je vais vous le dire, j'avais prévu de partir en vacances, mais en même temps de travailler un petit peu parce que je suis partie un peu à la dernière minute et que ce n'était pas forcément possible de faire autrement. Et c'était OK aussi pour moi de faire ça, mais l'idée n'était pas non plus que le travail prenne le dessus et que je me retrouve à rien faire. Sauf qu'en étant solo, c'est ce qui aurait pu se produire. puisqu'on a vite fait de se faire appeler par le boulot, je n'ai pas besoin de vous l'expliquer ça, et on a vite fait d'être sédentaire quand on est au travail, notamment quand on bosse derrière un ordi. Donc pour moi, il y avait cette envie déjà d'aller chercher de l'information, d'en apprendre un petit peu plus, de m'imprégner de la culture, puisque j'adore quand je vais voyager, j'adore vraiment voyager, et quand je le fais, même si c'est en France, j'adore toujours m'imprégner de la culture locale, de l'endroit où je suis. comprendre comment les gens fonctionnent, comment leur mode de vie fonctionne, pour justement parfois en tirer des idées et s'inspirer autant que possible, quand c'est possible et quand surtout c'est intéressant de le faire. Et donc je suis partie dans cet état d'esprit, mais il y a eu des jours où il ne faisait pas forcément beau, et j'avais trouvé justement un Airbnb plutôt sympa pour vous enregistrer un bel épisode de podcast et enregistrer aussi d'autres vidéos. donc j'aurais pu, puis c'était un petit peu éloigné du centre, j'aurais pu passer plus de temps dans cet environnement et me dire, bon, allez, je sortirai demain, etc. Mais j'ai trouvé des astuces pour contourner un petit peu le truc. Moi, il y a eu ma visite au musée et puis après, j'ai visité plein d'autres choses. Et il y a ce jour-là où je me suis dit, « Tiens, comment est-ce que je peux faire pour… » pour faire peut-être plus d'activités physiques. Et je me suis lancé un petit peu ce défi en me disant, je vais au musée du sport, c'est quand même ballot d'aller au musée du sport en étant sédentaire, c'est-à-dire de m'asseoir dans un transport pour aller au musée du sport. J'ai eu cette petite réflexion un petit peu rigolote qui m'a fait me dire, bon, ok, vas-y Magali, aujourd'hui, tu vas faire tous tes déplacements de manière active et de manière un petit peu originale, parce que j'avais envie de ce truc qui sort un peu d'habitude plutôt que juste le truc de je prends le métro, Et après, je vais marcher 10 minutes, etc. Enfin, ces conseils-là, vous les connaissez. Ou je sors 10 minutes plus tôt, enfin un arrêt plus tôt de la station. Bref, je n'avais pas envie d'être dans ce truc un peu trop répétitif et pas très drôle, pas très fun, parce qu'on en entend toujours parler. Et j'avais envie de changer un peu les choses pour moi. Et donc, j'ai décidé de tout faire en courant ce jour-là, de tout faire, tous mes déplacements en courant. Et il ne s'agissait pas d'avoir un bon niveau de course à pied, puisqu'en fait, j'ai fait des petites, c'était des petites portions à chaque fois. La plus grande portion que j'ai faite, c'était peut-être 3 km, je crois. Donc oui, si vous n'avez absolument pas l'habitude de courir, ça peut paraître très très long. Mais encore que vous pourriez très bien marcher, courir, marcher, courir. C'est une possibilité. Mais sinon, c'était le côté un petit peu fun de chaque déplacement que je vais faire. Je vais le faire en courant. Et du coup, en termes d'effort et d'épuisement sur la journée, ce n'était pas si épuisant que ça. Parce qu'en fait, j'avais plein de pauses. Je faisais 1 km de course, après je visitais tel truc. du coup. où je me posais un petit peu, je regardais tel bâtiment, puis après je recourais 1,5 km, puis après c'était 500 mètres, et en fait c'était assez haché dans ma journée, donc pas forcément très fatigant, et en plus de ça, j'avais cette tranquillité d'esprit d'aller au musée du sport en étant active et en me sentant sportive, et je trouve que c'est assez agréable de sentir ça au fond de soi. Donc j'ai aimé ce côté un petit peu décalé, d'ailleurs ce jour-là j'ai fait une story ou deux pour en parler il me semble, et voilà, ça m'a amusée. et Pourquoi je vous parle de ça ? Parce qu'en fait, le côté fun et le côté amusement, c'est vraiment un truc que j'ai ressenti pleinement en Australie. C'est-à-dire qu'en Australie, le sport, oui, le sport fait partie intégrante du paysage australien. C'est-à-dire que ça fait partie du mode de vie des Australiens. Je vais vraiment faire des généralisations parce que bien sûr, il y a toujours des cas de figure, il y a toujours des exemples pour confirmer la règle, etc. Je vais vous faire des généralisations. D'autant plus que dans le musée du sport, c'est ce que j'ai aussi compris et appris, que le sport fait vraiment partie intégrante. Je suis allée à la bibliothèque et j'ai regardé un bouquin qui expliquait l'évolution du sport en Australie. C'est là que j'ai compris que ça faisait partie de leur quotidien. Ce n'est pas un truc qui se rajoute à leur vie quotidienne, mais c'est un truc qui fait déjà partie intégrante. Donc déjà, il n'y a plus la question de comment est-ce que je vais ajouter ça, puisqu'en fait, ça fait déjà partie et que c'est juste la norme d'en faire et qu'au contraire, ce n'est pas normal de ne pas en faire presque, pour en tout cas une certaine partie de la population. Et pas forcément des gens qui sont ultra sportifs. Là, je parle de personnes qui intègrent de l'activité physique dans leur quotidien. Désolée, je joue toujours un peu sur les mots. En utilisant le mot sport, je fais des raccourcis, mais je peux parler aussi d'activité physique. C'est de ça dont je veux parler. Et ce côté fun, je m'en suis imprégnée parce qu'en fait, déjà dans les sports les plus connus en Australie, les tops d'affiches, on va avoir le cricket, on va avoir l'équitation, on va avoir le soccer, le foot, et on va avoir le football australien. Le football australien qui est encore différent du football américain. Je ne connais pas forcément les règles, je ne vais pas vous en parler, ce n'est pas le but de l'épisode aujourd'hui. Et dans ces sports, il y a une petite anecdote qui m'a vraiment marquée, c'est notamment dans les courses hippiques. Et je pense à la Melbourne Cup, qui est une grande compétition en Australie, où au-delà de la dimension sportive, c'est-à-dire que les gens vont pour supporter leurs... Pardon, je ne trouve plus mes mots. Mais pour supporter leurs athlètes, leurs cavaliers. En fait, ils y vont pour bien d'autres raisons. Et une autre des raisons que j'ai trouvées assez fun, c'est ce côté fashion attitude. C'est-à-dire qu'il y a tout un... un écosystème autour du sport qui fait que, en fait, on n'y va pas que pour le sport, on y va pour plein d'autres raisons. Et là, en l'occurrence, dans les courses hippiques, la fashion attitude, c'est une raison. C'est-à-dire que les gens viennent en s'habillant super bien, en tout cas en montrant leur élégance, parce que derrière, ça montre aussi leur statut social. Enfin bref, il y a tout un truc autour de ça. Ça attire les médias. Et puis, il y a un côté un petit peu, pas compétition, mais un peu joueur entre celui qui s'habillera le mieux. mais toujours dans un esprit plutôt enfantin et dans un esprit bon ambiant. Enfin, bon ambiant, c'est ça que j'aime beaucoup dans ce que j'ai compris de la culture australienne à propos du sport. C'est ce côté toujours pour le fun et l'envie de se titiller, de se taquiner. Mais on fait ça pour rigoler, pour s'amuser. Et j'ai trouvé assez chouette de se dire, bon, OK, on va voir, par exemple, imaginons, on va voir un match de basket. En fait, on ne va pas que pour le match de basket, on y va pour d'autres choses. Et ça, je l'avais retrouvé aussi aux US, parce que j'ai habité un an aux US. Et j'ai eu l'occasion d'aller voir des matchs de baseball. Et pendant les matchs de baseball, en fait, ce qui dure d'ailleurs plusieurs heures, en fait, les gens ne viennent pas que pour le match de baseball, ils viennent pour tout ce qu'il y a autour du match de baseball. Passer un moment avec ses potes, aller boire un coup, se balader, parce qu'en fait, les stades sont tellement immenses qu'on peut marcher, prendre un truc à manger à un stand, puis marcher, prendre un truc à boire, tout en discutant, en rigolant, puis après, on revient quand on en a marre, on revient voir le match de baseball. Après, les plus grands fans, certainement, qui restent non-stop tout match de baseball, mais... En tout cas, moi, mes amis, il ne fonctionnait pas forcément comme ça. Et je voyais bien à quel point ça naviguait un peu dans tous les sens, qu'ils y allaient vraiment pour passer ce moment ensemble et partager ce truc-là ensemble autour d'une passion commune. Et ça, c'est vraiment un truc que j'ai ressenti aussi en Australie. C'est ce côté au-delà du sport qui est franchement, en France, parfois trop, je trouve, cadré, protocolisé, structuré. Ça a des avantages, ça a beaucoup de positifs, mais parfois ça perd un peu de son côté détente, un peu de son côté fun, plaisir, etc. Et c'est ça, en fait, que j'aimerais qu'on retrouve aussi chez nous. C'est ce côté pas toujours millimétré, cadré. La performance est très présente chez nous. Elle peut l'être aussi ailleurs, mais vraiment, chez nous, parfois, ça tourne trop performance sérieuse. C'est ça qui peut être un peu dérangeant. Et je trouve qu'il peut mettre des barrières à beaucoup de personnes. qui voudraient simplement pas trop se prendre la tête et y aller pour le plaisir et pour le fun. Donc ça, moi, ça m'a inspirée. Et je pense que demain, prédire un petit peu de ce mode de vie-là à l'australienne, c'est aussi ce qui m'a donné cette idée de tout faire un peu en courant ce jour-là, un peu le côté, comment je peux rendre ma journée un peu... qui sorte de l'ordinaire. Allez, tiens, je vais courir, je vais tout faire mes déplacements en courant. Donc il y a eu ce truc. D'autant plus que c'était une manière pour moi aussi de me bouger et de me donner envie de bouger. Un autre truc qui m'a marquée quand je suis allée au musée du sport, c'est que j'ai découvert qu'il y avait des compétitions de plein de trucs assez drôles. Il y a des compétitions de courses de chameaux. Oui, il y a des chameaux en Australie, moi je ne le savais pas non plus. Il y a des compétitions de grand billes. Si vous allez en Tasmanie, qui est une île et une région de l'Australie, il y a des courses de grand billes. C'est assez original. Il y a aussi des compétitions, je crois que c'est au nord de l'Australie, de coupes, de coupées, coupes de canne à sucre. Ce qui est assez fou, c'est intriguant, moi, ça donne envie de voir à quoi ça ressemble. Et j'ai trouvé ça drôle, et en même temps, c'est comment faire pour bouger d'une manière qui nous fait peut-être rire, qui nous amuse, etc. Et aussi, ils sont très créatifs dans le sens où... Vu qu'en Australie, il y a quand même énormément de plages, ça reste une île avant tout, il y a beaucoup de sable. Et comme il y a beaucoup de sable, il va falloir adapter aussi le sport en fonction de l'environnement dans lequel on est. Et donc, ils adaptent un maximum de disciplines sportives au sable. Il y a plein de sports qu'on ferait par exemple chez nous, qui se font là-bas aussi dans le sable. J'ai un exemple, c'est juste que je ne me rappelle pas forcément du nom de la discipline, parce que je ne connais pas ça, c'est du polo. Ils font de l'équitation, des courses. sur du sable, bref, façon polo. Vous irez voir mieux que moi à quoi ça ressemble. Je suis très nulle pour vous expliquer ça tout de suite et ce n'est pas l'objectif. Mais simplement pour montrer qu'en fait, ils adaptent tout en fonction de leur environnement. Et je crois qu'ils ont tout compris. C'est comment on peut faire pour intégrer le sport avec l'environnement dans lequel on est. Bon, après, ça ne veut pas dire que c'est si... Comment dire ? Ça ne veut pas dire que c'est tout beau, tout rose partout dans le sport en Australie. Parce que forcément, ils ont beaucoup de progrès à faire et notamment... encore sur le développement du sport féminin. Le sport féminin se développe de plus en plus, mais d'ailleurs chez nous c'est pareil, on a encore beaucoup de boulot à faire. Là-bas, il y a eu vraiment un grand bond en avant, notamment avec l'organisation de la Coupe du Monde de foot féminine qui a eu lieu en 2023, il y a eu la Coupe du Monde féminine de rugby qui a eu lieu en 2025. On voit qu'il y a quand même des choses qui se font à ce niveau et qui font parler forcément du sport féminin. dans les médias, et qui élève un petit peu le sport féminin progressivement, et on espère un jour à la même échelle que le sport masculin. Et autre chose qui est particulièrement à l'Australie, c'est justement au niveau des peuples autochtones, puisque en Australie, il y a beaucoup de peuples autochtones, et pour autant, l'inclusion n'est pas encore pleinement là, c'est-à-dire qu'il y a encore du boulot à faire, il y a encore beaucoup de discrimination, d'inégalité. Les autochtones sont sous-représentés dans les disciplines sportives, même si ça a tendance à évoluer dans le bon sens, il y a encore beaucoup de boulot à faire. Mais on a quand même des figures emblématiques comme Cathy Freeman, qui a gagné la médaille d'or aux Jeux Olympiques de Sydney en 2000. Donc il y a des figures emblématiques comme ça qui font bouger les lignes et qui symbolisent l'excellence chez les autochtones, mais il y a encore du boulot. Donc voilà, ça c'est aussi un peu l'envers du décor, les choses qui sont en train de progresser, mais qui ne sont pas encore pleinement, on va dire, positives et acquises. Mais grosso modo, déjà, là, je vous partage un peu ce que j'ai appris au musée du sport. Je trouvais ça intéressant de partager tout ça. Ce que j'ai pu voir de mes propres yeux, c'est quand même que, en fait, là-bas, en Australie, ils ont un mode de vie qui est différent d'une autre. Ils se lèvent beaucoup plus tôt et ils se couchent plus tôt. C'est-à-dire que c'est assez particulier, mais les magasins ferment super tôt. Si vous voulez sortir, après 21 heures, il n'y a plus grand-chose généralement. Donc, il faut s'adapter. Et il n'est pas rare de voir beaucoup de gens courir. à 5h du matin, voire même parfois un petit peu avant, et ça, moi, ça m'a complètement bluffée de voir tous ces gens-là courir au bord de l'eau très tôt le matin. Et on sent vraiment que ça fait partie de leur quotidien. C'est-à-dire, le matin, je sors, je vais courir, et après, je fonce au boulot, etc. Ça fait partie du truc. Alors que chez nous, je l'ai déjà fait à certaines périodes d'aller courir tôt le matin. En fait, quand on va courir tôt le matin, on se sent un peu comme un super-héros parce qu'il n'y a personne dans les rues. Et on se dit, il n'y a que moi qui arrive à faire ça. C'est assez bizarre et en même temps agréable d'une certaine manière de ressentir ça. Mais on sent quand même que ce n'est pas la norme. C'est-à-dire qu'il n'y a pas beaucoup de gens qui ont ce type-là de mode de vie. Alors qu'en Australie, on sent que ça fait partie de la vibe. Ça fait partie de l'énergie australienne. Et j'ai trouvé assez chouette de... de voir à quel point c'était intégré dans leur quotidien. On sent aussi que peut-être qu'ils se posent moins de questions, parce qu'en fait, de ce que j'ai compris aussi en me documentant, c'est qu'ils intègrent ça tellement tôt, et tellement comme quelque chose de normal, comme manger, boire, dormir, qu'en fait, c'est parfois pas un sujet, le sport, c'est parfois pas un sujet, et c'est justement plus normal, entre guillemets, d'en faire que de ne pas en faire. Donc, c'est sûr que ça... Cette culture, cette société-là, la société en elle-même favorise aussi. Et certainement que si vous avez vraiment du mal à faire de l'activité physique, il va falloir songer à aller en Australie. Je plaisante, mais en tout cas, ils ont peut-être sur certains aspects un petit peu plus de facilité. Pour en revenir au voyage global, j'ai commencé à voyager solo. Puis après, j'ai voyagé. J'ai retrouvé Ninatis, qui est préparatrice mentale, et notamment la préparatrice mentale de l'équipe de France féminine de beach volley. Elle y était, donc en Australie, à Adelaide pour la Coupe du Monde. Et du coup, j'ai eu cette chance de participer, d'aller voir en tout cas quelques matchs et de la retrouver là-bas pour ensuite enchaîner sur un voyage ensemble. Mais en fait, pourquoi je vous partage ça ? Parce que comme je disais, partir en voyage, ça perturbe notre quotidien, ça perturbe nos habitudes. Si on a l'habitude d'aller faire notre sport à telle heure, tel jour, dans telle structure, etc., on ne va plus pouvoir le faire de cette manière-là. Donc, ça demande de s'adapter. Sauf que quand on part en voyage, et qui plus est, avec quelqu'un d'autre ou avec d'autres personnes, il y a encore une autre complexité qui est qu'à un moment donné, on va avoir des rites, on va devoir trouver comment composer ensemble. Parce que si on part en vacances ensemble, le but, ce n'est pas de faire tout le voyage séparément. Mais pour ça, c'est important, vraiment, je pense, de se renseigner avant de partir sur le style de vacances que vous avez envie de faire. parce que si vous partez en vacances avec quelqu'un qui n'a absolument pas envie de faire du sport ou en tout cas de bouger. Si vous partez, là en l'occurrence, je savais très bien qu'on partait toutes les deux en vacances dans l'optique de... Notre idée n'était pas de faire des écrevisses sur la plage, on n'avait pas du tout envie de ça. On avait plutôt envie de découvrir, de faire de la rando, de bouger, etc. Donc je savais en amont, et je m'étais renseignée là-dessus, que les vacances que j'allais vivre correspondaient à ce à quoi je m'attendais et ce à quoi je voulais. Et ça, je pense que c'est super important. Ce n'est pas un détail que je suis en train de vous donner. C'est vraiment quelque chose de central. Et ça concerne là, en l'occurrence, les vacances. Mais ça peut se retrouver dans tout plein d'autres cas de figure. De vérifier en amont dans quelle dynamique vous êtes. Parce que si vous n'êtes pas dans la même dynamique, soit vous décidez de ne pas partir en vacances, soit vous décidez de faire autrement. Et par exemple, ok, toi, tu as envie plutôt de passer ton après-midi sur la plage. Moi, ce n'est pas mon cas. Donc, si tu veux, ce qu'on fera, c'est quand toi, tu auras envie d'aller à la plage, moi, j'irai faire tel ou tel truc. Mais en tout cas, de communiquer. Communiquer, c'est le meilleur moyen de ne pas se sentir frustrée pendant toutes les vacances. et je dis ça parce que j'ai déjà eu des personnes en entretien qui me disaient « Je sais que je vais partir avec ces personnes, mais je sais qu'elles vont avoir d'autres priorités et du coup, je ne sais pas comment je vais amener le sujet. » En fait, tout simplement, parlez de ce que vous avez envie ou pas de faire et discutez-en en amont plutôt que ça crée de la tension, des tensions, des frustrations pendant le voyage. Parce qu'une fois qu'il y a les tensions qui s'installent, c'est beaucoup plus simple d'amener la conversation. C'est pour ça que je mets juste ce petit point d'alerte là-dessus. Et je la connais très bien Nina sur cet angle-là, c'est-à-dire que je savais, enfin je sais que pour elle le sport ça fait partie intégrante de sa vie, que pour elle c'est important d'en faire, pour elle c'est important d'entretenir son corps pour se sentir bien et physiquement et moralement. donc ça je le savais en amont et c'est ce qui m'a aussi confortée dans le style de vacances et puis aussi je savais qu'elle intégrait déjà dans son quotidien du yoga sous la forme, un peu comme moi je le fais c'est à dire entre 10 et 20 minutes au quotidien. Et ça, du coup, on a pu le réimplémenter. Et ça permet aussi de se rendre compte que quand on part en vacances ou quand on change tout simplement d'environnement, c'est bien, je trouve, d'avoir des activités qui soient un peu transposables partout, sans se poser la question de « ouais, mais je pourrais pas parce qu'il faudra tel matériel » ou « il faudra que je sois dans telle salle » . Non, le yoga, c'est un truc que vous pouvez transposer partout. Il n'y a pas forcément besoin d'avoir un tapis ou d'être suréquipé d'un legging ou de jeûne, c'est trop quoi. Là, en l'occurrence, on trouvait un carré d'herbe, on mettait notre serviette et ça suffisait amplement pour faire nos 10, 15, 20 minutes de yoga. Et je trouve que c'est bien d'avoir toujours des activités un peu comme ça qu'on peut emporter dans notre sac facilement parce que les jours où on n'est pas dans un environnement où c'est possible de faire de la muscu par exemple ou de faire telle ou telle activité, au moins on a ça. Et nous, on avait toujours au moins ça dans notre journée. C'était le truc qui nous faisait d'ailleurs démarrer la journée et qu'on partageait ensemble, c'était hyper chouette. Et après, il y avait toutes les autres activités, notamment de rando qu'on a pu faire et sur lesquelles on était plutôt au clair avant même de se lancer dans le voyage. Donc, quand on part en voyage, en vacances, il y a plusieurs vigilances à avoir. C'est déjà, si vous partez avec des gens, assurez-vous, assurez un petit peu le coup avant, anticipez par rapport à ça pour ne pas être déçu et surtout pouvoir en tout cas... mener les vacances un minimum comme vous en avez envie. Je pense que ça fait partie aussi du bien-être que vous préoccuperiez les vacances. Si pendant les vacances, vous ne faites pas ce que vous avez envie, c'est quand même un petit peu dommage. Et après, l'autre chose, c'est aussi de se dire, OK, je vais être dans cet environnement-là, il va falloir que j'adapte ma pratique. Comment est-ce que je peux l'adapter ? Qu'est-ce que je peux faire ? L'environnement dans lequel on était, il y avait beaucoup de plages, beaucoup de sable, beaucoup de forêts. Du coup, on a... On a programmé des petites randos en forêt, sans dire d'en faire trois tonnes, on n'a pas du tout passé des journées entières à faire de la rando, mais en fait on a trouvé, on a adapté notre pratique sportive habituelle à l'environnement dans lequel on était. Ça peut paraître vraiment tout bête, on peut avoir l'impression que je donne aucun, qu'il n'y a pas de plus-value dans ce que je raconte, mais mine de rien, quand on ne se pose pas du tout ces questions-là et qu'on se laisse un petit peu porter, parfois ça ne se passe pas comme on l'avait prévu. Et surtout, ça nous fait dire quoi à la fin des vacances ? Et bah non, encore une fois, j'ai pas réussi à tenir ou j'ai pas réussi à faire le sport que je voulais. Et du coup, ça peut donner l'impression qu'il faut toujours recommencer après les vacances. Et en fait, les vacances, c'est un truc qui revient régulièrement. Donc à chaque fois, vous allez planter la graine de « en fait, j'y arrive pas, j'arrive pas à être régulier » . Et ça, c'est pas quelque chose qui va vous motiver ou vous donner envie de recommencer. Au contraire. Donc, ayez ces petites vigilances-là. Là, on arrive à la fin de l'épisode. Moi, en conclusion de ce voyage de trois semaines, alors j'aurais aimé vous apporter plus. J'avais cette ambition-là d'interviewer un chercheur. On était à deux doigts vraiment de se voir. On avait tout organisé et il a eu un contre-temps qui a fait qu'on n'a pas réussi à se voir. Puis en plus, moi, j'avais un timing un peu serré. Je n'ai pas réussi à trouver un autre créneau pour lui proposer. Mais j'aurais adoré hacker l'état d'esprit d'un Australien directement sur le sol australien. Je ne l'ai pas fait. Ce n'est que partie remise. J'espère pouvoir vous proposer. d'autres formats plus tard de contenu. En tout cas, échanger avec ces personnes-là et vous proposer ces contenus plus tard, c'est vraiment... une envie que j'ai. Mais en tout cas, ce voyage m'aura permis de me rendre compte de différentes choses qu'en solo ou à plusieurs, il y a toujours des possibilités. Ça ne sera pas les mêmes pratiques forcément, mais c'est important déjà de communiquer. C'est important vis-à-vis de soi-même aussi de se mettre à un certain cadre, en tout cas de savoir comment on envisage aussi ces vacances-là. Comment est-ce qu'on peut intégrer un peu de sport ou d'activité physique dans notre paysage vacancier ? Et au-delà de ça, deux... sentir qu'en Australie, moi, je me suis vraiment imprégnée de cette énergie, de ces good vibes, comme on peut dire, vraiment, c'est la surf attitude là-bas. Ça se ressent, je n'ai pas fait de surf, mais ça se ressent pleinement parce que quand je suis rentrée, que j'ai atterri à Paris, je peux vous dire que j'ai senti tout de suite la différence en termes d'énergie et d'état d'esprit. Là-bas, on est vraiment sur des personnes qui sont beaucoup plus détendues, qui sourient plus facilement, ça respire la joie de vivre. En France, je suis désolée, mais ce n'est pas forcément le cas. Et moi, je trouve que c'est ce qui manque. Alors, essayons de mettre un petit peu d'entrain, de dynamisme et de sourire dans nos quotidiens, simplement pour se faire du bien et pour se détendre un peu et tout simplement se faciliter la vie. Parce que quand on fait les choses avec beaucoup plus d'énergie et avec beaucoup plus de légèreté et de dynamisme, c'est tout simplement beaucoup plus facile. Donc moi, je me suis beaucoup imprégnée de ça. remettons vraiment au cœur de notre pratique le côté plaisir. Pensons aussi à tout l'environnement au-delà du sport, parce que quand on me dit « non mais moi je n'aime pas forcément le sport » , en fait, est-ce que c'est le sport, l'activité en elle-même que tu n'aimes pas ou pas ? Parce qu'en fait, le sport, ça va bien au-delà de l'activité en elle-même. Il faut prendre en compte tout ce qui se passe autour. Et moi, je vous invite vraiment à trouver un environnement qui vous convienne. L'environnement, ça passe par l'ambiance, par exemple, si vous allez dans un club sportif. L'ambiance, il faut qu'elle vous convienne. Moi, j'ai choisi ma salle de sport parce que je la trouve magnifique. Elle est belle, mais vraiment belle visuellement. Et ça, moi, c'est important pour moi. Courir là, je suis au bord de la mer. En fait, courir dans un endroit qui visuellement me satisfait, pour moi, c'est un pur plaisir. Et j'ai besoin de ces choses-là. Et je pense que ça va donc bien au-delà de l'activité en elle-même, des conditions qu'il y a autour. Trouver des personnes avec qui vous avez envie de pratiquer, envie de partager. j'ai trouvé... on va dire, un sens à votre pratique qui aille au-delà de la pratique elle-même. Et je pense qu'avec tout ça, ça vous donnera certainement... Enfin, ça vous apportera beaucoup plus de facilité pour l'intégrer pleinement dans votre vie. En tout cas, c'est ce que je vous souhaite. Et je vous souhaite également une excellente année 2026. J'espère que vous allez cette fois-ci tenir vos résolutions. D'ailleurs, j'ai un superbe épisode là-dessus. Allez écouter l'épisode 36 pour justement pas tomber dans le piège comme on tombe dans le piège chaque année. À chaque fois, on se lance des résolutions et à chaque fois, c'est la même chose qui se passe. On ne les tient pas. Donc, pour une fois, essayons de faire un petit peu autrement. Ne nous fixons pas 40 000 résolutions, mais juste une ou deux. Essayons de les tenir, mais surtout, allez voir l'épisode numéro 36 parce que vous allez apprendre plein de trucs sur des détails qui font vraiment la différence. Notamment, gardez à l'esprit que 2025, c'était hier et que toute votre vie n'a pas changé. Donc, si vous n'avez pas réussi à tenir et Donc, ce que vous vouliez en 2025, il va peut-être falloir aborder 2026 d'une autre manière. Donc, je vous invite à aller écouter l'épisode. Et puis aussi, remettez-vous un petit peu en tête cette histoire de cycle, de quand on fait du sport ou quand on intègre une activité physique dans notre quotidien. Eh bien, pour tenir dans la régularité, il ne s'agit pas de faire toujours la même chose tout le temps. Ça ne marche pas, puisqu'on vit des cycles. qui se répètent chaque année. Chaque année, il y a des vacances. Chaque année, il y a des fêtes de Noël. Chaque année, on tombe malade. Chaque année, il y a la rentrée scolaire. Donc, chaque année, il y a des choses qui viennent perturber notre quotidien. Tout ça, c'est à prendre en compte. Ce n'est pas du détail. Enfin, si, pardon, c'est du détail, mais c'est du détail qui compte et qui fait vraiment la différence. Donc, allez aussi écouter l'épisode n°61 pour en apprendre plus là-dessus et justement faire en sorte que votre pratique sportive en 2026 tienne de manière régulière et durable et surtout... Faites-vous plaisir, c'est tout ce dont je vous souhaite pour cette nouvelle année. Je vous retrouve bientôt pour un prochain épisode. Ciao ! C'est tout pour aujourd'hui, enfin presque. Avant de partir, j'ai deux questions pour vous. La première, c'est quelle est la chose que vous pourriez retenir de cet épisode ? Et la deuxième, à qui vous pourriez la raconter ? En partageant ce podcast et en lui attribuant la meilleure note possible, vous inspirez d'autres personnes à être plus actives. Et comme votre avis compte beaucoup pour moi, n'hésitez pas à me faire part de vos réflexions, j'essaierai de vous répondre. A bientôt !