Speaker #0Certains voient l'activité physique comme un investissement pour leur santé et leur bien-être. Vous voulez en faire partie ? Bienvenue chez Mouvementale. Je m'appelle Magali Dubois et je m'adresse particulièrement aux non-sportifs et à tous ceux qui aimeraient enfin réussir à adopter un mode de vie actif dans la durée. C'est en vous partageant des connaissances, des expériences et des points de vue différents que j'ai l'intention de vous aider à bâtir l'état d'esprit et la motivation nécessaire pour le faire. Alors j'espère que ça vous aidera et que vous aurez envie d'en parler autour de vous. Quand tu te sens rouillé, est-ce que tu crois vraiment qu'il n'y a rien à faire ? Et là je parle pas de faire disparaître la douleur. Je parle de ce qu'on fait ou pas justement quand le corps commence à nous envoyer des signaux et là, à la sortie des fêtes, j'ai repensé un petit peu justement à ce qui s'est passé pendant les fêtes, pendant ces repas de famille interminables, en tout cas je sais pas si c'était le cas pour vous mais dans ma famille ça dure très très longtemps. Et c'est l'occasion, bien évidemment, de partager des bons repas, les fêtes, mais c'est aussi l'occasion d'entendre le catalogue des bobos de chacun. Voilà, maman est asiatique, tante Germaine et sa douleur au poignet, tonton Simon et son genou en carton. Bref, on entend plein de trucs. Je ne sais pas si ça a été votre cas, mais particulièrement moi cette année, mon attention s'est focalisée là-dessus. Et je me suis rendue compte qu'en fait, bon déjà... Tout le monde a des pépins, plus ou moins graves bien évidemment, mais tout le monde a des douleurs par-ci par-là. Et en fait, ce qui m'a profondément marquée, c'est pas forcément les douleurs en question, mais c'est plus les discours qui accompagnaient ces douleurs-là, les discours qui englobaient ces douleurs-là. Parce que j'ai entendu des choses du style... Et ça, c'est une de mes tantes qui a prononcé ça. Non, mais de toute façon, l'asiatique a rien à faire. « Mon genou, ça fait 40 ans qu'il fait des siennes. » Et encore « J'ai fait la kiné pour mon poignet, mais bon, j'ai encore mal, donc c'est comme ça. » Et ces discours-là, mine de rien, moi je prête particulièrement attention justement à la manière dont on s'exprime, aux mots qu'on utilise, parce que la manière dont on s'exprime reflète notre manière de voir les choses, notre manière de percevoir et de nous représenter les choses, et tout simplement notre monde intérieur. Si dans ma tête je me dis "il n'y a rien à faire" ou si je me dis de toute manière c'est comme ça, en fait je suis cristallisée dans un état qui ne peut pas bouger. C'est-à-dire que si je veux aller d'un point A à un point B et que je pense de cette manière là, je n'arriverai jamais au point B. Puisqu'en fait si je pense de cette manière là et que je me dis "de toute façon il n'y a rien à faire", clairement je peux pas mettre en place quoi que ce soit pour que ça change. C'est juste impossible, en fait c'est juste contradictoire. C'est pour ça que je soulignais d'entrée de jeu le fait de prêter un peu attention à la manière dont on parle. Et cette manière-là dont on parle, non seulement elle reflète la manière dont on pense, mais aussi elle met en avant les connaissances qu'on peut avoir ou pas par rapport là en l'occurrence au corps. Et je vais y revenir un petit peu plus tard dans la suite de l'épisode. Et ces phrases-là que l'on dit, donc « ouais l'asiatique il n'y a rien à faire » , etc., C'est des choses qu'on prononce un peu sans y penser. Ça peut vraiment paraître banal et pour autant, c'est super puissant. C'est-à-dire que ça a une influence vraiment puissante sur la manière dont on va gérer derrière le problème en question. Je m'exprime un petit peu mieux parce que quand on pense qu'il n'y a rien à faire, quand on pense que c'est comme ça, derrière, on arrête tout simplement de chercher. En fait, on arrête d'essayer et du coup, on arrête complètement d'agir. On ne va pas... mettre en place des choses pour que ça bouge, puisque dans notre tête on est persuadé que c'est comme ça et qu'il n'y a rien à faire. Vous voyez un petit peu ? C'est pas de la paresse, c'est pas on va dire un manque de volonté, d'envie etc... C'est plus là en l'occurrence une forme de résignation. Et je vois très bien ce dont il s'agit parce que il y a 15 ans à peu près, je sais plus quel âge j'avais, autour de 13 ans, j'ai fait une grosse chute au basket. Je suis tombée sur le coccyx et Et à la suite de ça, j'ai eu des problèmes de dos pendant 15 ans. Et j'ai encore des choses, des fragilités. Mais surtout, j'ai eu beaucoup de problèmes de dos qui m'ont vraiment fait du mal au sens de... J'avais des sciatiques, j'avais des limbagos. Je me rappelle même d'une fois où c'était impossible de me lever. C'est-à-dire que j'ai dû crier dans la maison pour que mes parents viennent. Je ne pouvais absolument pas bouger. Et j'avais des douleurs qui étaient vraiment horribles. Bref, le but, ce n'est pas de me plaindre là. C'est juste... de parler de ça et de vous montrer qu'en fait, j'ai déjà vécu ce genre de choses. Ces douleurs chroniques, ça me parle beaucoup. Et j'ai déjà été dans ce discours-là. De toute façon, c'est comme ça. Toute ma vie, j'aurais mal. Toute ma vie, j'aurais ça. Sauf qu'en réalité, et j'ai vu du coup plein de kinés, plein d'ostéos, plein de rebouteux, de spécialistes. Donc forcément, au bout d'un moment, ce discours-là, il ressort parce que ça donne la sensation qu'en fait, il n'y a plus rien à faire et que je ne peux rien faire. Sauf que cette expérience-là de vie... que j'ai eu peut-être la chance, je vais le tourner comme ça, de le vivre assez tôt, pour me dire : "En fait toute ma vie, j'ai pas envie j'ai pas envie d'en rester là en fait, je peux pas tout simplement c'est pas vivable. Donc peut-être que ça m'a aidé justement à passer un peu plus à l'action de me dire que j'avais beaucoup d'années devant moi. Mais peu importe, en tout cas ça m'a permis de prendre conscience de certaines choses par rapport au corps et j'y reviendrai aussi un petit peu après. Mais là déjà ce qu'on peut souligner c'est que le problème c'est pas la douleur en elle-même. Alors oui bien évidemment que c'est un problème mais ça va au-delà de ça en fait. Le problème c'est... de croire qu'on ne peut plus rien faire. C'est de croire qu'il n'y a rien à faire. C'est là où ça devient un problème. Parce que comme je l'ai dit, quand on pense qu'il n'y a rien à faire, derrière, on ne peut pas mettre en place des comportements qui vont aller dans l'autre sens, qui vont aller nourrir le fait que peut-être qu'il y a quelque chose à faire, que c'est encore possible. Donc c'est juste logique en fait. Mais comment est-ce qu'on peut passer encore une fois d'un point A à un point B si on ne change rien ? Ce n'est pas possible tout simplement. Et si j'en reviens à mon expérience de vie, alors mon corps n'est pas réparé aujourd'hui, mais il est entretenu. Et il est entretenu d'une manière différente de ce que je faisais avant. Et c'est ce qui fait que le résultat, ce qu'il en découle, est différent de ce qui se passait avant. Tout à l'heure je disais attention à la manière dont on s'exprime parce que ça reflète notre monde intérieur. Ça reflète aussi nos connaissances à propos de notre corps. de penser qu'il n'y a rien à faire par rapport à une sciatique ou par rapport à une douleur x ou y, c'est aussi ne pas forcément avoir la connaissance que notre corps, il a des capacités qui sont juste énormes. Notre corps, il est incroyable. Et au même titre qu'il est incroyable, il est irremplaçable. Et j'ai envie de le répéter, notre corps, il est irremplaçable. Et c'est important d'en prendre conscience parce que autant quand on a un problème justement avec notre télétravail, Qu'est-ce qu'on va faire ? On va voir s'il y a une pièce à changer. On va potentiellement changer la télé. Autant, ce n'est pas possible de faire ça avec le corps. Alors oui, bien sûr, c'est possible d'aller se faire mettre une prothèse de genoux, une prothèse de hanche, etc., mais ça ne remplacera pas le corps. On ne peut pas aller au supermarché pour aller s'acheter un nouveau corps. D'ailleurs, ça serait ultra glauque. Heureusement que ce genre de supermarché n'existe pas. Mais en fait, ce n'est pas possible. Ce n'est pas possible d'aller commander sur Internet un nouveau corps. Et ça, je pense qu'on n'en a pas suffisamment conscience. Et ce qui est assez fou, c'est que notre corps, c'est le truc le plus irremplaçable. Et pour autant, c'est le truc dont on prend le moins soin en fait. On peut racheter une télé, on peut racheter une machine à laver, on peut commander une pièce sur Internet pour réparer tel ou tel truc. Notre corps, on ne peut pas faire ça en fait. Et c'est assez fou de se dire qu'on va prendre plus soin du reste que de prendre soin de notre corps. Pour la voiture, par exemple, si je prends l'image de la voiture. La voiture, on va aller faire la vidange, on va aller faire le contrôle technique, faire la révision. Parce qu'en fait, ce qu'on veut, c'est qu'elle puisse rouler le plus possible, le plus longtemps possible et dans les meilleures conditions possibles. Mais pourquoi on n'applique pas le même soin à notre corps ? C'est fou quand même. Quand on y pense, quand on prend un petit step de recul, je trouve que c'est assez dingue de ne pas considérer ça en fait, de ne pas le considérer autrement et de ne pas se rendre compte de cette valeur-là, de la valeur qu'il a en fait. Et pour en revenir aussi à la connaissance du corps, notre corps, je disais, il est incroyable. Il est incroyable pourquoi ? Parce qu'il a la capacité de s'adapter, de progresser, de se restructurer un petit peu différemment. Et ça, c'est génial. Ce qui n'est pas le cas pour une pièce de voiture, ce qui n'est pas le cas pour une télé. C'est pas possible. Notre corps, il a cette capacité-là. Et du coup... Ce qu'il faut comprendre, c'est que autant quand on tombe dans un cercle un peu vicieux où on est moins en forme, où on est déconditionné, parce que c'est ce qui se passe, quand on tombe dans le déconditionnement à l'effort, c'est-à-dire que progressivement, on a moins la condition physique. Comme on a moins la condition physique, on a moins les capacités qui vont avec. Comme on a moins les capacités, eh bien, on va moins faire de choses. Et si on fait moins de choses, on entretient moins de corps. Si on entretient moins de corps... etc. On a moins de conditions physiques et c'est un cercle vicieux, Ce cercle-là il tourne dans l'un sens, mais il peut tourner aussi dans l'autre sens, on peut inverser la tendance et c'est pour ça que je dis qu'il est vraiment incroyable notre corps, c'est qu'on peut regagner en capacité, si on regagne en capacité, en conditions physiques, on est capable de faire plus de choses, si on est capable de faire plus de choses, eh bien on continue de l'entretenir et ainsi de suite et on part dans un cercle plus vertueux. Et ça c'est super important parce que Si par exemple, on n'a pas une musculature qui est suffisante, qu'est-ce qui va se passer ? On va se blesser beaucoup plus facilement. Oui, peut-être que dans le quotidien on n'a pas besoin d'avoir une musculature surdimensionnée, enfin surdéveloppée. Et ce n'est même pas de ça dont je parle, ce n'est même pas d'une musculature surdéveloppée. Mais peut-être qu'on n'a pas besoin d'avoir une musculature développée plus que ça. Mais par contre, toutes les fois où on va en avoir besoin, on ne sera pas capable d'assumer les efforts puisque tout simplement notre corps n'aura pas cette capacité-là. Je vais m'expliquer un petit peu mieux. Si, je ne sais pas, vous décidez d'aller repeindre votre portail parce que c'est le moment de le repeindre. En fait, si vous n'avez pas le corps pour le repeindre, vous allez avoir du mal à le faire. Tout comme vous avez besoin de déménager certains meubles, vous allez vous mettre à pousser les meubles. En fait, vous n'êtes pas habitué à faire ça. Donc, votre corps va se dire « Waouh ! Qu'est-ce qui se passe ? » Et c'est là que vous risquez de vous blesser. On passe beaucoup de temps assis, ça c'est clair. On passe beaucoup de temps derrière les ordi. Donc, on a certains muscles qui… prennent moins l'habitude de fonctionner. Donc forcément, derrière, quand on en a le plus besoin, ils ne sont pas prêts, en fait. Ils ne sont pas capables. Et notre corps s'habitue à ce à quoi on le soumet. Notre corps prend ce qu'on lui donne et derrière, il nous rend au même niveau. Il ne nous rend pas plus, en fait. Donc si on ne le nourrit pas d'une certaine manière, et là je parle de nourrir au sens figuré, si on ne lui donne pas matière A, derrière, il ne va pas nous rendre plus. Donc tous les efforts dont je parle qui peuvent paraître un peu, vous allez dire mais oui, mais ce n'est pas tous les jours, c'est ponctuel. Mais en fait, dans notre vie, notre vie est faite de plein de moments ponctuels, plein de trucs comme ça où on va faire un déménagement, on va décider de bricoler tel truc, on va vouloir rattraper le bus en courant, on va vouloir monter à table l'autre jour pendant un repas de famille. On parlait de porter des caisses de champagne, c'est super lourd ça en fait. Donc, ce n'est pas quelque chose qu'on fait tous les jours, oui, mais le jour où on en a besoin, si on n'est pas capable de le faire ou si on se blesse parce que la majorité des blessures se font bêtement, c'est quand même un peu dommage puisque derrière, ça entraîne quand même des problématiques dans le reste de notre vie. On peut vite avoir des répercussions dans plein de domaines de vie si on se fait mal à tel ou tel endroit. Donc, c'est important de prendre conscience que si j'habitue mon corps et on ne l'habitue jamais assez, là, quand je parle d'habituer son corps... C'est de l'entraîner à faire, par exemple, du renforcement musculaire, de l'entraîner à faire du cardio. Et ça, on en fait rarement assez parce que ce n'est pas suffisant de simplement se dire « allez, je monte mes escaliers dans la journée » ou « allez, je vais faire mes courses à pied » . Ça, ce n'est pas suffisant. Ça, c'est le minimum requis pour justement pouvoir faire ces choses-là qu'on a l'habitude de faire au quotidien. Mais on a besoin d'un peu plus. pour justement avoir une musculature qui est un peu plus importante. Parce que ce qui se passe aussi, il faut bien en prendre conscience, c'est que si par exemple je tombe malade, et là je parle par exemple d'une maladie temporaire comme la grippe, si je tombe malade, que j'ai la grippe, et que j'ai une condition physique qui est plutôt bonne et que je suis plutôt en forme au quotidien, je vais beaucoup mieux le vivre que si de base je suis déjà fatiguée la majorité du temps. que si je ne suis pas très musclée. Parce qu'en fait, notre corps va avoir besoin dans ce contexte-là d'avoir la force nécessaire pour combattre le virus. Je prends un exemple complètement hardcore dans le sens où ça n'arrive pas à tout le monde et heureusement. J'ai travaillé en cancérologie pendant des années à accompagner des personnes à être actives physiquement pendant leur traitement. Parce que plus on est musclé, plus on est en bonne condition physique. et qu'en parallèle de ça on a un gros traitement comme une chimiothérapie, plus on va être capable de supporter ce gros traitement parce que ces traitements sont tellement violents, tellement forts, que si le corps en face n'est pas prêt à encaisser, ça va être très compliqué. Et le problème avec ça c'est que comme ces traitements forts vont avoir tendance à diminuer notre corps, si on part déjà de base avec un niveau qui est pas très haut, forcément ça va devenir de plus en plus compliqué. Et là où ça pose problème, c'est que plus on est déconditionné, moins on est capable de supporter des traitements forts. Si on n'est pas capable de supporter les traitements forts, on est donc peut-être plus capable de supporter la dose optimale qui nous permettrait de nous en sortir. Et donc peut-être que les doses de traitement vont diminuer et donc on diminue un petit peu nos chances que ça se passe mieux derrière. Bien sûr, ça ne fait pas tout, mais ça y contribue très fortement. Et à l'inverse, plus je suis en meilleure condition physique possible... Plus je vais être capable de supporter ces traitements lourds, et donc je vais augmenter aussi mes chances de déjà mieux vivre ce qui se passe et aussi de guérir en fait. Et ça, c'est un exemple assez fort comme je l'ai dit, mais pour autant qui illustre beaucoup de choses et qui illustre aussi tous les pépins de la vie auxquels on peut faire face. Si je me casse une jambe et que de base je n'ai pas beaucoup de muscles, vu que je ne vais pas utiliser ma jambe pendant un certain temps, je vais partir d'encore plus bas après. Donc c'est... Et on est tous, à un moment donné dans notre vie, confrontés à des problèmes de santé plus ou moins importants, plus ou moins graves. Mais on a tous besoin d'être capables de... justement, passer au-dessus de ces contraintes, passer au-dessus de ces obstacles-là. C'est pour ça que j'ai envie de vous faire prendre conscience dans cet épisode qu'il n'y a jamais rien à faire parce que le corps, encore une fois, il a cette capacité à gagner, il a cette capacité à progresser et toutes les douleurs chroniques auxquelles on peut faire face à un moment ou à un autre, elles ne sont pas du tout uniquement liées à l'usure naturelle de la vie, au fait qu'on vieillit, comme on pourrait le croire. Elles sont aussi beaucoup liées à la manière dont on entretient notre corps. Et d'ailleurs, on a tous un peu des exemples en tête ou déjà vu des personnes âgées faire un peu des prouesses au niveau physique. Mais pourquoi ? Parce que justement, elles ont compris qu'on peut faire quelque chose à l'usure naturelle du corps et on peut ralentir certaines choses. On peut gagner aussi, on peut améliorer. Et on peut, en l'occurrence, quand je repense aux fameuses douleurs de genoux, de poignets, de sciatique et tout le bazar, en fait, on peut améliorer ça. Parfois, on ne guérira pas tout et on n'enlèvera pas toute douleur, mais en tout cas, on peut la majorité du temps améliorer ce qui se passe en nous. Et si on améliore notre vécu, si on améliore notre qualité de vie, derrière, on améliore notre vie au sens large parce que là, je repense à mon exemple de toutes les douleurs que j'ai pu avoir. et que j'ai par moment, c'est-à-dire que je peux avoir des grosses tensions musculaires au point d'avoir des migraines. Si je ne fais rien là-dessus, ça me pourrit la vie. Ça me fatigue tellement que je ne suis pas capable de faire tout ce que j'ai à faire. Je ne peux pas mener mon travail comme je le souhaite. Je ne peux pas être bien côté perso. Et ça, ça a une influence, c'est-à-dire qu'après, je n'ai pas le moral. Et c'est toute une cascade de choses négatives qui se produisent. Donc, si on revient à ce discours... et je mets encore l'accent là-dessus puisque c'est vraiment ça dont il s'agit. La manière dont on va dire les choses et penser reflète notre monde intérieur. J'espère que là déjà, ça vous permet de comprendre qu'en fait le corps peut vous apporter bien plus que ce que vous pensez à partir du moment où vous y prêtez un peu plus attention et vous mettez l'accent aussi là-dessus. Plus on va avoir connaissance de notre corps, plus on va aussi bien s'en servir. Un peu comme une voiture. On a tous passé le permis à un moment ou à un autre. parce qu'on avait besoin d'apprendre à se servir de cette voiture. Le corps, on a un peu tous parti du principe en naissant que comme on est dans notre corps, on le connaît et qu'on sait comment s'en servir. Or, ce n'est pas forcément le cas. Et on a besoin d'apprendre des choses là-dessus parce que plus on apprend, mieux on fait. Mieux on fait, mieux on se protège et mieux on vit aussi. Et si j'en reviens à mon image de voiture, ne pas bouger, ou en tout cas ne pas bouger suffisamment, comme je l'ai dit tout à l'heure, bouger un petit peu dans son quotidien, faire le ménage et tout, c'est très bien. Mais c'est loin d'être suffisant pour avoir un corps qui fonctionne bien et qui est capable d'endurer toutes les contraintes de la vie. Mais ne pas bouger suffisamment, c'est un peu comme jamais faire la vidange ou la révision de sa voiture. Et puis un beau jour, s'étonner que la voiture fasse des drôles de bruits, des bruits bizarres. C'est la même chose en fait. Faire de l'activité physique, ce n'est pas aller au garage parce que tout est cassé. D'ailleurs, on a... Petite parenthèse, on a quand même tendance à faire ça, aller chez l'ostéo quand tout est cassé. Alors qu'en réalité, les ostéos nous poussent à y aller quand on est au meilleur de notre forme. Parce que justement, pour anticiper un peu les déséquilibres du corps, je ferme la parenthèse là-dessus. Mais du coup, faire de l'activité physique, c'est pas ça. C'est pas aller au garage une fois que c'est tout cassé. Je sais que ça nous pousse plus quand on est dans le mal. Clairement, moi, si j'avais pas vécu ce que j'ai vécu avec mon dos, je pense pas que j'en prendrais soin de la même manière. Mais c'est parce que je me suis retrouvée un peu au pied du mur à être confrontée à des douleurs vraiment trop intenses. Et en fait, j'avais plus le choix que de faire quelque chose, que je me suis mise à faire quelque chose. Mais j'aimerais bien que si vous n'êtes pas dans cette situation-là, c'est-à-dire que si vous n'êtes pas au pied du mur ou si vous n'avez pas des douleurs suffisamment intenses, n'attendez pas que ça arrive. Parce qu'une fois que ça arrive, c'est beaucoup plus dur de faire les choses. Surtout si de base, on n'est pas friand d'activité physique ou pas ultra motivé d'en faire. Imaginez si en plus, on doit le faire dans des conditions où c'est compliqué. Donc voilà, faire l'activité physique, comme je l'ai dit, ce n'est pas aller au garage une fois que tout est cassé. C'est un peu comme faire la vidange pour que ça continue de rouler le plus longtemps possible, pour que la voiture soit capable de faire des kilomètres et d'aller là où on a envie de l'amener. C'est la même chose en fait, faire de l'activité physique. C'est faire en sorte d'entretenir son corps d'une certaine manière pour qu'on puisse faire tout ce qu'on a envie de faire sans forcément se limiter et qu'on puisse aussi faire des choses... sans se blesser et du coup, sans payer le prix d'avoir eu envie de faire quelque chose d'un peu différent dans le quotidien. Pour revenir à mon histoire un peu perso, moi je sais que si je ne fais pas au quotidien un petit yoga de 10 à 20 minutes, j'ai 90 ans de réveil. Allez, 80 ans ! J'enlève une dizaine d'années, mais j'ai véritablement 80 ans en termes de sensation. C'est-à-dire que simplement de baisser la tête au réveil, ça me fait mal jusqu'en bas de la colonne et c'est très désagréable. Et là, je ne le dis pas pour me plaindre encore une fois. Ce n'est pas ça, c'est simplement pour vous montrer que si je ne fais pas ce petit yoga matinal, eh bien, je paye le prix. C'est-à-dire que je vais avoir des tensions musculaires et souvent même des migraines. Et ça, je ne veux plus. Je préfère largement investir un petit peu du temps là-dedans, même si je suis passée par des phases où ça me coûtait comme tout le monde, où je n'avais pas envie de le faire, où je me disais « Non mais de toute façon, est-ce que ça sert vraiment ? » Je suis passée par toutes ces phases-là. Mais je me suis bel et bien rendu compte à quel point ça faisait la différence. Et oui, parfois, j'ai pas envie de le faire. Mais je préfère largement faire ça plutôt que de payer derrière toutes les conséquences qui se produisent. Parce que je sais que même quand je fais pas pendant 2-3 jours mon yoga, je le paye assez vite en fait, malheureusement. Donc j'ai pas trop le choix que de le faire. Et en même temps, maintenant, j'ai trouvé des astuces pour rendre l'activité en elle-même... plus plaisante encore que simplement d'en faire pour ma santé et mon bien-être. Parce que ça, ce n'est pas ultra sexy dans la tête. Il faut des trucs qui sont un peu plus fun. Et moi, par exemple, maintenant, je me vois progresser. Donc, ça me donne envie de me challenger, de performer un peu plus dans le yoga, si je peux le dire comme ça. C'est ma manière de cultiver et d'entretenir cette routine. Et je vous parle vraiment de 10 à 20 minutes. C'est-à-dire que oui, si j'en faisais encore plus, je sais que ça m'aiderait plus. Mais je sais que pour tenir et le faire régulièrement, c'est un format qui me convient. Et d'ailleurs, ça me fait penser à une copine qui a fait du basket à haut niveau et qui était vraiment très, très raide, comme un bout de bois, quoi. Et qui avait aussi des douleurs de dos. Et un coup, je lui ai partagé mon petit type. Je lui ai dit « Bah voilà, moi, je sais que si la meilleure façon de ne pas avoir mal au dos et de ne pas avoir tous ces problèmes-là, c'est de faire mon petit yoga du matin. Ça ne me prend pas très longtemps. » Mais au moins, je sais que derrière, franchement, je vis tellement mieux ma vie que je ne peux plus m'en passer. Et je lui parle de ça. Donc c'est le yoga pour moi. Après, ça pourrait être autre chose pour d'autres personnes. Et je vais partager ce truc et elle s'y est mise en se disant « Bon, allez, de toute façon, je vais tester » . Et elle en fait pareil une 10-15 minutes le matin. Et peut-être deux ou trois semaines plus tard, elle m'a écrit en me disant « Mais en fait, c'est fou parce que j'ai bien moins mal au dos, voire même j'ai plus mal au dos » . Quand on y pense, ça change la vie de ne plus avoir ces douleurs-là ou d'avoir moins mal. Et là, c'est juste pour vous montrer qu'il n'y a pas besoin d'en faire pendant 10 ans pour qu'il y ait des bénéfices. En fait, d'en faire pendant quelques jours, quelques semaines, ça suffit pour commencer à ressentir les bénéfices. Une fois qu'on commence à ressentir les bénéfices, ça nous encourage à poursuivre et ça nous donne envie de persévérer un peu plus. On arrive à la fin de cet épisode. Il y a plusieurs idées que j'ai envie que vous reteniez. la manière dont on parle reflète ce qu'on pense et reflète aussi un peu un état de fatalité. Par exemple, si je me dis « il n'y a plus rien à faire » ou « il n'y a rien à faire » , clairement c'est assez fatal et je ne vais rien mettre en place derrière pour que ça change. Donc déjà, prenez conscience aussi des mots que vous utilisez, de la manière dont vous parlez. Ça permettra aussi de voir si vous êtes dans le bon mindset ou pas. Ensuite, deuxième chose, c'est d'avoir en tête que notre corps est irremplaçable. Il est irremplaçable, donc c'est nécessaire d'en prendre soin et de s'en occuper pour qu'il fonctionne le mieux possible et surtout qu'il nous rende des choses positives. Troisième élément aussi que j'ai envie que vous ayez en tête, c'est que c'est une incroyable machine notre corps, qu'il a cette capacité de s'adapter, de progresser, mais pour ça il va falloir lui donner à manger différemment au sens figuré bien évidemment. Mais il va falloir le nourrir un petit peu différemment et l'entraîner différemment si on veut que derrière les résultats soient différents. et qu'il soit capable de plus. Si on lui donne peu en termes d'efforts physiques, il va nous rendre peu en termes de capacité parce qu'il va considérer que tout simplement on n'en a pas besoin. Sauf que le jour où on en aura besoin, on ne sera pas capable et on va se blesser. Donc gardez ces idées-là en tête. J'espère que ça vous donne un peu d'élan pour tester des choses, pour vous remobiliser. Je n'ai absolument pas eu envie d'avoir un discours moralisateur parce que je suis passée aussi par là et j'ai des phases aussi... ou parfois je suis un peu fataliste dans ce que je peux penser, mais garder en fait l'idée qu'on peut faire évoluer tout ça. Et c'est génial d'avoir cet espoir-là. En tout cas, moi, je trouve que c'est plutôt moteur dans notre vie. Donc, je vous encourage vivement à mettre en place des petites choses et ça suffit même 10, 15, 20 minutes déjà pour commencer. Franchement, arrêtez de penser qu'une heure, c'est le minimum pour voir des résultats ou même une demi-heure. Même avec 10 minutes, vous pouvez déjà sentir une différence à partir du moment où vous mettez un peu plus de fréquence. Donc faites vos tests, n'hésitez pas à me poser des questions aussi si vous en avez, si vous voulez aller plus loin sur le sujet. Ça me fera vraiment très plaisir de pouvoir vous répondre, voire même de faire un prochain épisode là-dessus. Je vous souhaite une très belle journée. On se retrouve bientôt pour un prochain épisode. Ciao ! C'est tout pour aujourd'hui. Enfin, presque. Avant de partir, j'ai deux questions pour vous. La première, c'est... quelle est la chose que vous pourriez retenir de cet épisode, et la deuxième, à qui vous pourriez la raconter. En partageant ce podcast et en lui attribuant la meilleure note possible, vous inspirez d'autres personnes à être plus actives. Et comme votre avis compte beaucoup pour moi, n'hésitez pas à me faire part de vos réflexions, j'essaierai de vous répondre. À bientôt !