- Speaker #0
certains voient l'activité physique comme un investissement pour leur santé et leur bien-être vous voulez en faire partie bienvenue chez mouvementale je m'appelle magali dubois je m'adresse particulièrement aux non sportifs et à tous ceux qui aimeraient enfin réussir à adopter un mode de vie active dans la durée c'est en partageant des connaissances des expériences et des points de vue différents que j'ai l'intention de vous aider à bâtir l'état d'esprit et la motivation nécessaire pour le faire Alors j'espère que ça vous aidera et que vous aurez envie d'en parler autour de vous. Comment savoir si on respire bien dans notre quotidien, si on respire bien dans nos efforts physiques ? C'est des questions qu'on peut se poser régulièrement et moi je m'intéresse particulièrement à ce sujet en ce moment puisque je me suis rendu compte que... La respiration, en tout cas la qualité de notre respiration, influence très fortement la qualité de notre vie. Et aujourd'hui, pour ce nouvel épisode du podcast Mouvementale, j'ai le plaisir d'accueillir Aymeric Allard, qui est kinésithérapeute, qui est ancien kiné de l'équipe de France d'apnée, mais surtout spécialiste de la respiration. Donc je suis ravie de t'avoir à mes côtés, Aymeric. Et avant que tu nous en dises un petit peu plus sur toi, tu vois moi j'aime bien donner un petit euh une petite info sur la rencontre que j'ai avec mes invités. Et nous, on se connaît depuis très peu de temps. Finalement, ça fait quoi ? 15 jours peut-être, à peu près. Mais ce que j'ai particulièrement aimé dans nos premiers échanges, c'est ce côté très pragmatique, ce côté très bon sens, concret. C'est là-dessus que je pense qu'on se rejoint énormément. Et je pense qu'à travers l'épisode qu'on va vivre ensemble aujourd'hui, c'est ce genre de réflexion et de raisonnement qu'on va essayer d'amener pour vous aider. à vous approprier peut-être la respiration un peu différemment et surtout de la vivre différemment. Donc bienvenue à toi, Emeric. Merci d'être à mes côtés.
- Speaker #1
Merci. Merci pour cette présentation. Ça fait exactement 13 jours et 2 heures qu'on s'est vus. Non, je déconne. Mais la respiration, c'est ça. Toi, je commence par ça parce qu'en fait, je ne sais pas la respiration, mais le rire, le muscle du rire, c'est la respiration. et quand on a on s'est aperçu que les enfants auraient respiré, rigolé 200 fois plus que nous parce que peut-être qu'ils ont un diaphragme libéré. Et la respiration, c'est vrai que les gens, en fait, sans le savoir, ils savent que c'est important. Je suis sûr que toi, quand quelqu'un était énervé, tu lui as dit, vas-y, souffle, respire.
- Speaker #0
Ou comme quand je t'ai dit, tu me gonfles hier, quoi.
- Speaker #1
Exactement, tu me gonfles. Mais tu peux aussi te dire, je suis gonflé d'énergie. Et toi, tu fais souvent, tu gonfles d'énergie. Et aussi, je suis à bout de souffle. Toutes ces expressions, les gens, je leur dis, en fait, je ne vais rien vous apprendre. Parce que vous le savez déjà. Inconsciemment, on sait que c'est puissant. Mais, en fait, on n'a pas pris conscience. Et moi, en fait, tout mon travail, c'est de faire prendre conscience. Déjà, les gens, quand je parle avec eux, en fait, c'est tellement réflexe et naturel que les gens, ils ne pensent pas que ça se travaille. Toi, si tu as un muscle, tu es faible, tu te dis, je vais faire de la muscu, je vais muscler. Et les gens, déjà... Ah mais ça se travaille ! Parce que le diaphragme, c'est un muscle. Et comme tout muscle, ça se travaille, ça s'étire, et donc c'est possible de l'améliorer. Mais nous, on respire naturellement, donc souvent les gens pensent que la capacité pulmonaire, elle est figée, je suis comme ça, j'ai toujours respiré comme ça, j'ai toujours respiré inversé. Ben oui, mais c'est pas parce qu'on a toujours respiré comme ça qu'on ne peut pas le changer, exactement.
- Speaker #0
Mais ce qui est dur, c'est que le diaphragme, mine de rien, c'est un muscle qu'on ne voit pas comme on voit le bicep. Donc, ce n'est pas évident de se dire tout de suite, OK, je n'arrive pas à respirer, il faut que je gère mon diaphragme. Il faut que j'aille travailler mon diaphragme. Ça veut dire qu'il faut quand même avoir une certaine connaissance de comment ça fonctionne, mine de rien, la respiration.
- Speaker #1
C'est très marrant ce que tu dis. Tu viens de faire prendre conscience que non seulement les gens savent que c'est important, mais je ne peux pas leur dire, tu vas prendre, si pendre. que toi, tu ne bois pas assez. Tu te dis, je bois un litre d'eau, je vais te dire, essaye d'augmenter à deux litres, je te donne une mesure. Mais là, je ne vais pas dire, prends trois bouffées d'oxygène. Donc, c'est difficilement quantifiable. Et comme tu dis, en plus, le muscle, on ne le voit pas. Donc, tout est quelque chose qui n'est pas visuel.
- Speaker #0
C'est de la sensation.
- Speaker #1
C'est de la sensation, exactement. Et tu vois, donc, on ne sait pas où c'est, on a une vague idée. Et en même temps, on sait que c'est important. et tout ça.
- Speaker #0
Et pourquoi toi t'en as fait carrément ton sujet central dans ta vie tu vois ?
- Speaker #1
Alors moi j'en ai fait carrément mon sujet central parce qu'en fait j'ai eu un événement à 20 ans où j'ai eu un cancer. Et du coup je me suis posé beaucoup de questions déjà sur le pourquoi du comment. Moi je vais toujours creuser pourquoi ça m'arrive et tout ça. Donc j'ai remis en beaucoup de choses, comment je pouvais être acteur de ma guérison, mettre des choses en place. Donc j'ai d'ailleurs fait un documentaire là-dessus sur mon association La Vie d'abord qui est en streaming gratuit. Je suis en train de faire justement un autre documentaire sur la respiration. Et en fait, après m'être intéressé à la maladie, la guérison et tout, je suis tombé sur un appareil respiratoire, et qui a été magique pour moi. Et moi, je faisais des arts martiaux, et on faisait beaucoup de respiration. J'avais des dents déformées. Mon premier contact avec la respiration, c'était un appareil de dentiste, où il fallait faire des exercices tous les soirs. Et moi, j'avais toujours le nez bouché. Et en faisant ces exercices, j'ai réappris à respirer par le nez. Donc c'était ma première connexion à la respiration. La deuxième, c'était les arts martiaux, où on faisait beaucoup de respiration. Et en fait, quelque chose que je faisais en deux heures, après je le faisais en une demi-heure, parce que j'arrivais mieux. Moi j'étais un hyper actif, je pense que je ne pouvais pas rester... Je me battais beaucoup, j'avais beaucoup de colère. Et en fait, après je me suis dit, mais c'est vrai que de partout, sans savoir, tu vas faire du yoga, la respiration, tu vas faire de la méditation, la respiration. Même quelqu'un qui ne connaît rien, vas-y, respire. Le souffle, c'est la première connexion quand quelqu'un est énervé. Même ceux qui n'ont jamais fait de respiration, je suis sûr que s'ils vont à un entretien, ils se disent « bon allez, je respire » . Je suis sûr, moi je me promène, une fois je vois une femme qui dit à son fils en vélo « arrête-toi, respire » . En fait, on le sait tous que c'est important, mais on a un outil qui est magique et je suis allé creuser, comme moi ça m'a apporté énormément de choses. Je suis allé expérimenter auprès de mes patients, auprès de sportifs de haut niveau, c'est comme ça que je suis devenu kiné de l'équipe de France d'Apnée, mais après j'ai fait des profs de Jiu-Jitsu, j'étais kiné de l'équipe de France de Hockey Sabakwati, je suis allé voir les sportifs parce que eux, c'est leur performance, les patients parce que eux, c'est le bien-être, c'est la santé, d'abord moi, et donc j'ai expérimenté sur plein de choses et j'ai vu les résultats qui sont impressionnants, donc moi ça fait 25 ans.
- Speaker #0
que je travaille dessus,
- Speaker #1
j'essaye de comprendre le mécanisme et tout ça. Et justement, je ne donne pas des... Souvent, les gens disent « Bon, alors comment, Aymeric, il faut respirer ? »
- Speaker #0
Oui, c'est ça, tu ne donnes pas une recette. Alors, tu commences par ça, puis tu fais ça. C'est souvent ce qu'on va faire. Typiquement, tu vois, si on fait de la cohérence cardiaque, OK, tu inspires sur 30 secondes, tu maintiens ta respiration, tu expires, etc. Et on a besoin de ça parce que c'est concret et c'est simple d'avoir une notice. Exactement. Ce n'est pas comme ça que ça fonctionne.
- Speaker #1
En fait, ça peut... La courante cardiaque, je dis... Moi, je ne dis pas c'est bien ou pas bien. C'est qu'en fait, la respiration, soit ça peut vous exciter, soit ça peut vous calmer. On a un outil qui peut nous booster. Par exemple, le AK, au rugby, c'est un exercice de respiration, en fait, pour stimuler l'énergie. Et eux, ils sont gonflés à bloc. Et ils vont se gonfler d'énergie pour dire « Allez, on va jouer au rugby » . Par contre, quelqu'un qui veut s'apaiser, les apnéistes... Eux, ils ne vont pas faire ça. Ils ont besoin d'être détendus, calmes. Et eux, ils vont travailler plutôt ce qu'on appelle le parasympathique, qui calme. Quand j'ai formé l'équipe de France de ski, eux, ça dépend. Il y en a, avant d'aller skier, ils ont besoin de s'exciter, d'écouter de la musique, au kibalboa, et d'autres, au contraire, ils ont besoin de se calmer. Je ne donne pas des recettes, en fait. Et souvent, j'ai formé aussi des profs de yoga et tout, qui disent « Ah, mais en fait, j'explique le pourquoi du comment, comment ça agit, comment ça impacte le corps. » comment ça fonctionne pour que les gens deviennent acteurs de leur respiration. Et se disent, là, j'ai besoin de m'exciter. Là, j'ai besoin de me calmer. Et souvent, les gens me disent, bon alors Aymeric, si tu as un exercice. Non. Je leur dis non, je ne vous donnerai pas un exercice parce que justement...
- Speaker #0
Tu n'as déjà pas compris.
- Speaker #1
Voilà, la cohérence cardiaque, typiquement, c'est bien sur certains points, mais c'est vachement enfermant. Moi, quand j'ai fait la formation, je dis, en fait, c'était un truc que je ne comprends pas. On inspire sur 5, parce qu'au début, c'était on inspire sur 5, on souffle sur 5. J'ai mis... Tu dis ça à un enfant de 8 ans et à un rugby mat de 2 mètres, tu dis aussi ça. Moi, c'est hyper enfermant. En fait, la respiration...
- Speaker #0
Parce que ce n'est pas la même recette pour tout le monde, mine de rien.
- Speaker #1
Mais exactement. Souvent, les gens, ils veulent des recettes parce que c'est facile, je fais ça.
- Speaker #0
Parce que tu suis et puis tu ne réfléchis pas au final.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Mais c'est ça que j'aime bien dans ta manière d'aborder le sujet, c'est d'amener d'abord la personne à comprendre, à donner un sens en fait, pour qu'ensuite, elle puisse adapter. sa respiration aussi en fonction du contexte, du besoin. Et ça, ça fait toute la différence parce que la respiration ne peut pas être toujours la même. On ne peut pas respirer toujours de la même manière selon les événements.
- Speaker #1
Exactement. Et puis toi qui es dans le sport, qu'est-ce qu'on fait ? Quand on fait du sport, on respire plus. Donc en fait, la respiration, c'est l'adaptation. Donc quand on est stressé, on va avoir une respiration saccadée. Quand on fait du sport, on va faire des respirations plus longues. Quand on veut se calmer, quand on a marre, on souffle. Donc en fait, la respiration, elle est vraiment adaptable et c'est ce qui nous permet de... plus d'adaptation. C'est-à-dire que si je te demande de diminuer ton rythme cardiaque, tu vas agir sur la respiration. Et comme je dis, quelqu'un qui n'a jamais fait de respiration, quelqu'un qui est énervé, il dit « Bon, tu vas te calmer, tu respires, tu souffles. » Et puis, pourtant, la personne ne connaît rien, mais instinctivement, elle le dit. Et moi, j'explique que ces mots, il y a une réalité physique sur notre corps, sur notre physiologie, sur notre émotionnel, et comme par hasard, il y a vraiment ce lien. Et le fait de donner du sens, les gens, ils sont plus là, aimerait-il qu'on respire par le nez ou par la boue ? C'est la grosse question, tu vois. C'est par le nez ou par la boue ? C'est quoi la bonne ? Il n'y a pas de bonne. Qu'est-ce que tu vas en faire ? C'est comme quand on me dit, c'est quoi le meilleur sport ? Le meilleur sport, c'est le sport que tu aimes. C'est quoi le meilleur travail ? C'est celui que tu aimes. On n'est pas fait pour faire le même travail. On n'est pas fait pour... La respiration, il n'y a pas la bonne. Donc les gens, comme ils veulent des remèdes magiques, hop, on va balancer à droite, fais ci, fais ça. Et puis il y en a... ça va convenir et d'autres ça va pas convenir. Alors que moi, en fait, je partage justement ma connaissance et je suis très très pragmatique. Je donne des choses simples, cohérentes, j'apprends de façon ludique et voilà, le fait d'avoir fait le tour, pas simpliste justement, mais simple, je vais à l'essentiel parce que la respiration, on parle vraiment de la première inspiration et du dernier souffle et entre la naissance Et la mort, il y a la respiration. Et les yogis disent qu'on vit comment on utilise notre respiration. Si on n'utilise que 30% de notre respiration, on vit à 30% de notre potentiel.
- Speaker #0
Et tu sais ce qui m'avait marqué, c'est quand tu nous avais dit, pour mettre un peu de contexte, moi je suis une formation sur le coaching par le froid, où tu as intervenu, où tu as pu nous parler de respiration, etc. Et à un moment donné, tu nous avais dit, C'est quand même fou parce qu'on peut... ne pas manger pendant plusieurs semaines, on peut ne pas boire pendant plusieurs jours, mais on ne peut pas se retenir de respirer pendant plus de trois minutes, si je n'ai pas de bêtises, un truc comme ça. Et pour autant, c'est le truc auquel on prête le moins attention, auquel on fait le moins... Finalement, on prend le moins soin.
- Speaker #1
Comme tu dis, en fait, le muscle, on ne le voit pas. Alors que le biceps, on le voit. Le muscle, on ne le voit pas. L'air, on ne l'évalue pas. Je vais juste te donner une prise de conscience, parce que moi, j'aime faire des prises de conscience et donner du sens. Je leur dis, en fait, de façon sans y penser, on respire à peu près 20 000 fois. C'est une moyenne. 20 000 fois par jour.
- Speaker #0
Donc, c'est-à-dire que le muscle,
- Speaker #1
il fait 20 000 fois son mouvement. On respire à peu près 0,5 litre d'air à chaque fois. Pareil, c'est une estimation, plus ou moins. Donc, 20 000 fois par 0,5 litre. On respire 10 000 litres d'air par jour. Quand tu bois un ou deux litres d'eau, tu dis un litre, deux litres, trois litres. Là, 10 000 litres d'air passent dans nos doutes par jour. C'est le premier des aliments. Et si t'en manques, on dit trois minutes, mais les apnéistes tiennent beaucoup plus longtemps. Ça montre qu'on peut travailler. Mais il y en a, si je leur demande de faire une apnée, au bout de 15 secondes... Tu vois ? Mais on sait que, regarde, tout ce qui est AVC... Dès qu'il y a des caillots, dès que les gens ne respirent plus, le cerveau, boum, hémiplégie, tout de suite mort. C'est pour ça que la respiration, c'est elle qui nous stabilise. Parce que dès qu'il y a un problème, tout de suite, on panique, on stresse. Au début, si on manque d'oxygène, on stresse, après on angoisse et après on meurt.
- Speaker #0
C'est elle qui régule en fait, en grande partie.
- Speaker #1
Qui, comme tu dis, c'est vraiment la clé de voûte. Mais comme on a du mal à l'évaluer, on ne sait pas comment faire. Alors que le biceps, tu vas dire, tiens, prends un poids d'un kilo, fais des muscles. Tu as une visualisation. Alors que la respiration, 20 000 litres d'air. Puis je dis aux gens, vous voyez, on ne va pas boire la même eau, on ne va pas manger dans votre assiette. Par contre, là, si dans cette pièce, il y a quelqu'un qui fume la cigarette électronique, on va la sentir. Ça veut dire que lui, il a inspiré l'air, c'est passé dans son corps et il a rejeté. Et ça veut dire que nous, même à 30 mètres, Tu vas sentir, c'est-à-dire que tu respires l'air qui est passé dans le corps de l'autre.
- Speaker #0
Ça,
- Speaker #1
c'est trop fou,
- Speaker #0
je trouve. Et ça,
- Speaker #1
tu respires l'air de chacun. C'est pour ça que la respiration...
- Speaker #0
On est lié par la respiration.
- Speaker #1
Ce qui nous lie, c'est ce qui nous lie à nous, déjà, parce que si on ne respire pas, on meurt. Et c'est pour ça qu'avoir une mauvaise respiration, on est en survie et plus en vie. Et le fait d'apprendre à bien respirer, ça nous permet d'être en vie. Mais moi, je parle toujours du lien corps et esprit. Le secret, c'est le lien entre le mental et le corps, c'est le diaphragme. C'est ce que ça a été ma découverte. Mais avec toi, aujourd'hui, j'ai mangé de ton air et tu as mangé de mon air, alors que tu n'as pas bu la même eau que moi. Et aujourd'hui, il y a ça, mais entre nous, mais entre la nature. Aujourd'hui, on dit que les gens sont déconnectés, parce qu'ils arrivent. Comme on a une mauvaise respiration, on n'est pas ouvert aux autres. Pourquoi les animaux ressentent les choses ? Aujourd'hui, on est coupé de notre ressenti, parce que déjà, on a une mauvaise respiration. Et du coup, quand on arrive dans un endroit, on... Ce qui nous lie aux autres, au règne animal, à tout, c'est notre respiration. C'est comment on respire. Donc, c'est vraiment la base de la vie.
- Speaker #0
Et comment, en fait, pour tous ceux qui écoutent, comment savoir si on respire correctement ou pas ? C'est quoi un peu le truc qui peut nous faire dire ? Parce que quand on a intériorisé une forme de respiration depuis 20, 30, 40 ans, etc., C'est devenu tellement notre habitude qu'on ne sait même pas si c'est une bonne ou une mauvaise respiration. Parce que du coup, on est coupé des sensations et qu'on n'a pas cette conscience-là. Donc, peut-être que tu peux donner des repères là-dessus pour se poser les questions permettant de vérifier si on a besoin d'aller s'y intéresser différemment.
- Speaker #1
Alors, je vais t'en donner des repères, même si je n'aime pas bien, parce que tu as vu dans ma formation, j'explique déjà comment ça fonctionne et les gens derrière, direct, ils comprennent pourquoi C'est bien, c'est pas bien d'avoir une respiration plutôt ventrale, plutôt thoracique. Bon, pour faire simple, la respiration la plus régénérative et la plus libre, parce qu'en fait, le problème de notre respiration, on va la bloquer. Si tu regardes un enfant, un bébé, il va respirer par le ventre. Et nous, en fait, qu'est-ce qu'on dit ? J'ai envie de le souffler, le couper. Au boulot, je suis en apnée. D'un coup, tu vas être en apnée et tu vas prendre conscience que t'as arrêté. À force d'arrêter notre diaphragme, qui fonctionne comme un piston, il va se bloquer. Et du coup, on va avoir une respiration en mode survie. Plus petite d'amplitude et en mode survie. Et le fait d'avoir cette amplitude plus petite, on va avoir une respiration haute thoracique. Et souvent, on croit que le sport apprend à respirer. C'est archi faux. Il y a une étude qui a montré que sur 2000 sportifs, 90% ne savaient pas respirer.
- Speaker #0
Donc, ils respirent plus en termes de fréquence ? Merci. Mais ça ne veut pas dire qu'il respire bien dans la manière.
- Speaker #1
Parce qu'en fait, je partage, comme je dis, moi je n'explique plus, parce que tous les jours, j'apprends sur la respiration. Il y a la respiration pulmonaire et il y a la respiration cellulaire. Et le sport développe la respiration cellulaire, les mitochondries, pour une meilleure fixation de l'oxygène. Mais ça ne veut pas dire que la première, c'est la respiration des poumons.
- Speaker #0
Donc au niveau mécanique. Au niveau mécanique, voilà.
- Speaker #1
Et justement, c'est ce que j'ai appris des sportifs de Nio, tout d'un coup, ah ouais, ah purée, mais Aymeric ! « Purée, je suis plus fatigué ! » J'avais un prof de jujitsu qui était complètement bloqué. « Eh, Marique, maintenant, j'enchaîne les combats, je suis plus fatigué ! » « Ah ouais ? Pas possible ! »
- Speaker #0
Et tiens, tu peux l'expliquer, ça ? Parce que je pense que ce n'est pas forcément, tu vois, tout de suite censé pour tout le monde, ce lien entre respiration et fatigue.
- Speaker #1
Eh bien, c'est très simple. La première chose que regarde un sportif, ça va être sa fréquence cardiaque ou la VO2 max. Le volume. maximale d'oxygène. Parce que quand tu travailles, tu utilises d'abord tes muscles aérobiques avec oxygène et on sait qu'à un moment, un seuil, tu vas être dans un muscle anaérobique. Mais ça, ça va créer des déchets. Donc en fait, tu vas être très vite limité. Donc tous les sportifs veulent augmenter ce seuil aérobique. Le fait d'augmenter le seuil d'oxygène, c'est très simple. C'est-à-dire que en fait, ils permettent d'avoir hum beaucoup plus d'endurance, de tenir beaucoup plus, d'être moins fatigué. Parce que quand on arrive à ce seuil, le corps commence à souffrir, à être moins performant. Donc eux, ils veulent monter ce seuil. Et c'est quoi ? C'est le volume d'oxygène. Donc en fait...
- Speaker #0
Donc la capacité, c'est relié à la capacité respiratoire.
- Speaker #1
Et c'est relié, ce volume d'oxygène, c'est comment on respire. Et en fait, la respiration, ce qui permet l'entrée d'air et la sortie d'air, c'est le diaphragme. Et ça, ça se travaille. Souvent, les gens pensent que ça ne se travaille pas. Et du coup, moi, j'ai formé des... Alors, c'est marrant, on est à Nice. J'ai formé des boxeurs à Nice. Je leur dis, quand vous tapez, vous soufflez. Le sport où on voit qu'on gagne en puissance en souffle, c'est le tennis. Alors, quand ils tapent, parce qu'ils savent qu'en soufflant, ils vont mettre. Et un coup, c'est pareil. Un boxeur, normalement, il souffle. Et je leur expliquais, mais quand vous tapez, soufflez, soufflez. Et il y avait un coach, il me dit, à la fin, il me dit, mais oui, je ne suis pas fatigué. Alors que normalement, chaque fois que je fais des entraînements, je me suis dit, mais pourtant, c'est la base. Moi, je me suis dit, tiens, je ne vais rien leur apprendre. Ben si, ils étaient surpris. En fait, on leur apprend la technique, mais pas de coordonner. En fait, s'ils coordonnent avec la respiration, ils vont gagner en puissance. C'est ce que j'explique. Ils vont gagner en puissance, en endurance, en récupération. Moi, ça me paraît tellement logique, mais en fait, non. Et là, je leur dis, mais juste quand tu tapes, souffle. Ah ouais, je sens que ça part, je sens que ça part. Il y a une patiente là, qui n'est pas du tout boxeuse. Elle me dit, elle vient, parce que je lui fais cet appareil respiratoire. Je veux dire, quels sont les effets sur ton émotionnel, tout ça ? Elle dit, bon, ça va, mais surtout, en fait, je fais de la boxe. Et ma collègue, elle dit, purée, mais maintenant, tu me mets des coups, ça me fait mal. Parce qu'avant, elle était là. Alors que là, Elle dit, ça m'a gagné en puissance. Et elle n'est pas du tout boxeuse. Donc, ça m'a fait rire parce que même elle, elle voit que, voilà, directement l'impact.
- Speaker #0
Donc, c'est intéressant de donner des exemples concrets comme ça. Après, je pense que c'est toutes les personnes qui se mettent un peu plus dans le mouvement, dans l'activité physique, qui parfois ont envie de se mettre à la course à pied. Et la question qui revient tout le temps, c'est... Déjà, la réflexion qui revient tout le temps, c'est « je ne sais pas respirer » . Et après, la question, c'est « mais comment faut-je faire pour bien respirer ? Est-ce que je respire sur trois temps ? Sur deux temps ? » On me pose toujours ce genre de questions. Et moi, je sais qu'il n'y a pas une réponse toute faite. mais Mais toi, comment tu répondrais à ça ? Qu'est-ce que tu aurais envie de donner un peu comme conseil par rapport à une respiration pendant un effort physique ?
- Speaker #1
En fait, c'est le problème, c'est que les gens, ils ne coordonnent pas leur respiration avec leur effort. Et ça me fait penser à un patient qui a 80 ans, qui a un problème pulmonaire. Et donc, je lui fais l'appareil que je fais dans mon cabinet et il me dit, mais Eric, maintenant, je monte les escaliers. Je suis plus fatigué. Son rêve, c'était de refaire du ski. Il me dit, mon rêve, c'est de refaire du ski sans être essoufflé et tout. Et là, il me dit, je refais du ski, mes copains sont fatigués, je suis plus fatigué. Il me dit, avant, j'avais super mal aux jambes, mais là, je n'ai plus mal aux jambes. Comment ça fait ? Je dis, mais c'est normal. Vos jambes, elles arrivaient en acidose, donc manque d'oxygène, donc ça brûlait. Et là, comme il y a de l'oxygène, ils ne saturent plus.
- Speaker #0
Ça circule.
- Speaker #1
Ça circule et ils sont nourris, parce que c'est la première nourriture du muscle, c'est l'oxygène. On sait très bien à l'hôpital qu'au début, après, t'as de l'oxygène. Après, à Nairobi, tu crées des déchets. Et après, c'est quoi les escarres ? Les escarres, c'est quand on comprime, quand le muscle n'est plus oxygéné, il se nécrose, il meurt. Un escarre, c'est que les gens, on sait que si on appuie et qu'on reste comme ça, le muscle ne va plus être oxygéné, il va mourir. Donc au début, il devient blanc. Et c'est pour ça que chez les malades...
- Speaker #0
Il faut les tourner pour que le muscle respire.
- Speaker #1
Tout doit respirer, toi. Donc, il me dit, j'ai en effet des kinés américains. Je faisais du rentraînement à l'effort, parce que moi, j'ai fait six ans de rentraînement à l'effort. Donc, ça m'a toujours choqué. Oui, c'est bien de faire du sport, mais la respiration, c'est extrêmement important de la coordonner avec le sport.
- Speaker #0
Et comment on fait justement pour la coordonner ? Déjà, qu'est-ce que tu entends par...
- Speaker #1
coordonner la respiration à l'effort ? Je donne toujours l'exemple, le muscle qui coordonne le plus, c'est la nage. La nage, on est obligé d'inspirer, souffler dans l'eau. Donc on est obligé d'avoir un rythme. Et on dit quoi ? Être gaulé comme un nageur. En V. Tu vois jamais un nageur comme ça. Ils sont tous. Parce que justement, même les dentistes disent que la respiration développe la cage thoracique. cavité buccale, ça a une action sur notre développement osseux. Moi, l'appareil que je fais, c'est quelqu'un qui a créé ça il y a 100 ans. Tu vois les jeunes avant et après, ils sont complètement ouverts. Donc la nage, en fait, ça oblige à coordonner. Mais tu peux courir, comme tu dis, ou tu peux courir.
- Speaker #0
Déjà en cherchant à calmer.
- Speaker #1
Moi,
- Speaker #0
je dis souvent ça.
- Speaker #1
À calmer, mais surtout, en fait, ce que je donne aussi des fausses croyances, c'est que... C'est pas aussi qu'un problème de respiration, c'est un problème de fixation. C'est comme si toi, tu manques de calcium, tu prends 10 grammes de calcium mais t'en fixes qu'un gramme. autant en prendre 2 grammes et en fixer 2 grammes. Donc ce n'est pas un problème de quantité, c'est aussi un problème de fixation. Et on fixe, on respire sur l'expiration. Et quand les gens, je leur dis, en fait, comme nous on est construit dans la peur, l'homme est construit dans la peur, quand tu as peur, tu fais... Tu ne fais jamais... On se bloque. Et en fait, parce qu'on est construit en mode survie, quand on prend le cerveau reptilien, donc on est dans la survie, on se protège. Donc on ouvre tout. Mais en fait, la vie, elle commence justement, et en plus on parle toujours de lâche prise et tout, d'expiration. Les bouddhistes, eux, ils travaillent toujours l'expiration. Est-ce qu'un bouddhiste est violent ? Je n'en connais pas une armée de bouddhistes, je pense qu'ils sont plutôt dans la paix. Entre une armée de jia et une armée de bouddhistes.
- Speaker #0
Ce n'est pas la même guerre.
- Speaker #1
Un bouddhiste, tu vas lui demander de respirer. Lui, qu'est-ce qu'il va faire ? La première chose, il va souffler. parce qu'il comprend que pour avoir, il faut d'abord vider tout ce qu'on a en nous. On vide et après, on re-remplit. Alors que nous, les orientaux, qu'est-ce qu'on fait ? On prend, on prend. On a peur du vide.
- Speaker #0
On croit souvent qu'on manque d'air.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
En fait, on en a trop. Il faut la faire sortir.
- Speaker #1
En fait, on la garde, on la garde. Mais en fait, on s'est mal utilisé. En fait, c'est comme un soufflé. Quand tu vides, derrière, tu reprends de l'air nouveau. Donc, comme c'est chez toi, quand c'est le bordel, déjà vide, et là tu dis, enfin on respire ici. Ton corps, c'est pareil. Il y a des émotions, il y a du stress, il y a du truc. Au lieu de faire des techniques, fais ça, fais encore, faire, faire. Non, déjà vide, nettoie, souffle, expire. Et en fait, on respire sur l'expiration. Donc ça, j'explique avec, voilà, vraiment... comment ça fonctionne. Et une fois qu'on a du sens, parce que moi, j'aime donner du sens. Aujourd'hui, on voit très bien la perte de sens dans tout. Et quand t'as pas de sens, en fait, tu fais pas les choses.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Et j'aime donner du sens. Et je dis, après, les gens disent, ah, donc je fais ça. Et les gens, ils s'autonomisent. Moi, ce que j'aime rendre, c'est les gens qui soient autonomes. Pas des, je fais ça, je leur dis, ah ouais, pourquoi tu fais ça ? Parce qu'on me l'a dit. Non, moi en tout cas, je ne suis pas là pour donner ça. C'est pour ça qu'on me dit, donne-moi l'exercice. Non, parce que ça prend du temps, un peu plus de temps. Mais derrière, moi que je gérais des groupes, je te disais, en trainant à aller fort, et tous les remplaçants, ils me disaient, quand je viens, tout est patient, ils arrivent, ils prennent la saturation, ils font tout tout seul. Parce que je leur explique la saturation, ça reflète votre état, je leur explique tout, ça prend votre cœur. Et une fois qu'ils ont compris, ils sont autonomes. Mais si on ne leur explique pas, ils font bête et méchant, ils ne comprennent pas. Et en fait, on peut faire des séances de réentraînement, ils n'ont rien appris, ils ne vont rien changer dans leur vie. Moi, ce que je veux, c'est qu'ils changent leur façon dans leur vie et qu'ils disent, ah bah tiens, là, j'augmente tout seul. Alors que sinon, bon, je monte, je ne monte pas.
- Speaker #0
Oui, c'est ça, ils dépendent toujours après sinon de...
- Speaker #1
Et ça, d'ailleurs, c'est valable pour les patients, comme pour l'éducation des enfants, comme pour tout, en fait. C'est que moi, j'aime...
- Speaker #0
En fait, moi, ça me fait penser à ce que tu dis, à se recentrer aussi sur soi. Parce que quand tu comprends, tu es un peu plus tourné à un moment donné vers l'intérieur. Quand tu dépends de l'autre, est-ce que je dois faire ça ou faire ça ? Tu es plus centré sur toi et tes sensations. Tu es centré sur le regard de l'autre, l'avis de l'autre. Et tu t'oublies, mine de rien, un peu dans le truc.
- Speaker #1
Et même toi, avec mes patients, souvent, je leur dis, moi, je ne sais pas, pour un mal de taux, je vais vous faire dix approches différentes.
- Speaker #0
Je dis, mais c'est vous qui savez. Non, moi, je ne sais pas. Je dis, il y en a, on est tous des êtres humains, mais il y en a, ils aiment la mer, d'autres la montagne, il y en a, ils aiment le froid, d'autres le chaud. Je dis, même si on est tous des êtres humains, on a des choses communes, mais on a des fonctionnements différents. Donc, il y en a, ils préfèrent les étirements, d'autres, ils préfèrent telle chose, telle chose. Donc, je dis, on va travailler ensemble. Et les gens, ils n'ont plus l'habitude, parce qu'ils aiment donner ça à l'autre. Lui, c'est pour moi.
- Speaker #1
Se dévester de Dieu.
- Speaker #0
De dévester. Alors que moi, en fait, j'aime rendre les gens actifs. acteurs de leurs soins, de leurs guérisons, et c'est ce qui me plaît. Et l'appareil que j'ai fait pour moi, pourquoi je le partage et je veux le faire pour les patients, parce que les gens pourront travailler tout seuls et se rendre autonomes tout seuls. Et c'est ce que j'aime bien, c'est rendre les gens autonomes, rendre les gens acteurs de leurs soins, de leurs guérisons, et ça passe par être acteur de sa respiration.
- Speaker #1
Est-ce que tu peux expliquer un petit peu, parce que tu parles depuis le début de ton appareil, mais je pense que c'est hyper abstrait. La première fois que tu m'as parlé de ça, je me disais, un appareil, c'est quoi ? C'est une machine ? C'est quelque chose de physique ? C'est quoi ce truc ? Est-ce que tu peux un peu expliquer ce que c'est ?
- Speaker #0
Alors, c'est un appareil tout bête, en fait. Tu souffles contre résistance. Donc, les gens me disent, oui, mais Amérique, des applis sur la respiration, il y en a, et tout. Je dis, ouais, mais par exemple, la cohérence cardiaque, elle va dire, ben, t'inspires sur 5, tu souffles sur 5, ou alors, en yoga, on va dire, t'inspires, tu souffles. Mais je peux faire mille fois ça, je vais pas être musclé. Et comme on a dit... le diaphragme, c'est un muscle. Là, tu souffles contre une résistance. Tu prends un poids, un kilo. Si tu veux être musclé, tu prends du poids. Donc là, tu souffles contre une résistance à un certain débit. Le fait d'avoir un débit constant, je peux comparer ton temps avec mon temps, avec les normes, et je peux te donner des protocoles de rééducation. En fait, cet appareil était magique, mais déjà, il est sorti trop tôt. Il avait juste 60 ans d'avance. Il était sorti en 1933, breveté. Et en 45, les gens, c'était la consommation, ils n'étaient pas du tout. Je pense que là, aujourd'hui, les gens, ils sont plutôt à bout de souffle, ils sont épuisés, ils ont besoin de se recentrer. Et du coup, on va travailler contre... Et donc, la difficulté de ça, c'était son utilisation. Je l'ai simplifié avec une application. Donc, je fais une sorte d'évaluation et à partir de là, on fait des protocoles. Et ça amène...
- Speaker #1
Tiens, quand on s'entraîne avec cet outil-là... Ça nous amène à quoi ? Tu as parlé un peu de respiration, réflexe, ce genre de choses.
- Speaker #0
Voilà, la grosse différence avec les autres, c'est que moi, je suis un fainéant. On est tous fainéants.
- Speaker #1
On est tous, mais on ne se l'avoue pas.
- Speaker #0
Mais moi, je suis le master de la fainéantise.
- Speaker #1
Je l'ai remarqué, mais je ne te l'ai pas dit.
- Speaker #0
Et en même temps, ce que tu as remarqué aussi, c'est que quand il y a quelque chose qui me saoule, je vais trouver direct une solution.
- Speaker #1
Oui, carrément. Et pas plus tard que tout à l'heure, avec l'ampoule. Voilà. Oui, parce qu'on s'est retrouvés à se prendre un luminaire dans la tête parce qu'il n'était pas assez haut.
- Speaker #0
On vous partage une petite...
- Speaker #1
C'est juste pour illustrer.
- Speaker #0
Voilà, le luminaire, il me tape dans la tête. Deux fois, troisième fois, je dis bon, qu'est-ce que je vais faire pour le relever ? Bam, bam, j'ai trouvé une solution, clac, et c'est fini. Moi, je ne peux pas, je fais tout pour me simplifier la vie. Et moi, je...
- Speaker #1
Et bien la vivre ! Parce que tu vois, moi, je me simplifie la vie dans plein de trucs. Mais le luminaire, j'aurais pu me le prendre 150 fois parce que ça me coûtait plus d'aller le soulever.
- Speaker #0
Voilà. T'es fainéante.
- Speaker #1
Dans ce genre de situation, en tout cas.
- Speaker #0
Alors que moi, je veux tellement avoir du temps pour autre chose que les petits problèmes de la vie. Tout ce qui est... Voilà, pour te dire, j'avais un aquarium. Mon amie, ma copine de l'époque, tous les matins, elle se levait, elle appuyait. Je suis là, non, non, attends, on va mettre un truc électronique qui gère automatiquement l'allumage et tout. Je ne vais pas faire ça. Et du coup, la respiration, j'ai fait un DU de méditation, j'ai fait un DU de cardio-pneumaux, j'ai fait beaucoup, beaucoup de formations. J'ai aussi testé le yoga, beaucoup de choses. Et il y en a, ils disent, bon, c'est un rituel d'une heure et tout. Je dis, ah non, non, mais moi, je ne vais pas faire...
- Speaker #1
Ne commence pas avec la contrainte, s'il te plaît.
- Speaker #0
Ah ouais, ouais. Je veux bien me faire un rituel d'une heure, si dans six mois, j'arrête.
- Speaker #1
Oui, c'est un sens. Voilà.
- Speaker #0
Et d'ailleurs, cet appareil, je l'ai fait pendant un an. Et en fait, il y a donc la respiration volontaire. Et moi, celle qui m'intéresse, c'est la respiration réflexe. Celle que tu ne penses pas.
- Speaker #1
Celle qui se fait naturellement.
- Speaker #0
Dès que tu oublies... Celle que tu as dans la nuit, celle que tu as dans la journée. Et c'est elle qui est régénérative. C'est elle qui va te ressourcer. Et tu peux avoir une très bonne respiration consciente. Les gens disent, ah oui, ben là, je respire bien. Je leur dis aux gens, respirez. Donc là, ils font une très belle respiration. Et puis après, boum, on parle et tout. Et là, je dis, ah ! Regarde, parce qu'en fait, dès qu'on a switché le volontaire, la réflexe, elle revient mauvaise. Donc en fait, cet appareil, c'est un peu le tapis roulant. Pour donner, déjà, t'arrives, je regarde, je regarde comment le débloquer. Je donne toujours l'exemple de la cheville. T'as eu un plâtre, déjà, quand on enlève le plâtre, on va retrouver les amplitudes. Si ton diaphragme est bloqué, on va déjà l'étirer. Et après, t'as enlevé le plâtre, tu peux marcher. Je te demande de marcher consciemment, tu marches bien. Puis quand tu repars, tu vas reboiter parce que ton cerveau, ça fait trois mois que tu as le plâtre. Donc lui, il a toujours enregistré que tu as le plâtre. Mais dans la réalité, tu peux. Et bien cet appareil, en fait, c'est le tapis roulant pour reconnecter, réapprendre le réflexe. Et le fait de le faire, Et bien, en fait, moi, justement, c'est pour retransformer ce réflexe. Et parce que justement, moi, cet appareil, typiquement, je l'ai fait peut-être pendant un an, un an et demi. Alors moi, c'était une question du goût de mort, donc j'étais hyper motivé, d'où l'important de trouver du sens, parce qu'il y en a, ils ont perdu, mon père, il me dit, mais j'ai perdu 12 kilos avec ça. Une amie, elle a perdu 22 kilos, parce qu'en fait, la respiration, c'est ce qui nous permet de brûler. C'est pour ça qu'on pourrait parler des heures et des heures, mais il y en a, ça va être pour perdre du poids, il y en a d'autres, ça va être pour, ils sont stressés, d'autres. Moi, c'était pour vivre, parce que vraiment, sans oxygène, comme je te dis, on meurt, donc forcément. Le système immunitaire, c'est l'oxygénation. Et j'étais prêt à mettre du temps parce que j'en ai fait pendant un an et demi. Et ça fait 22 ans, ça fait 30 ans que je n'ai plus touché. Alors que la méditation, c'est tous les jours. Oh non, j'ai autre chose à faire. Si c'est me lever à 6 heures, faire une heure de méditation. Donc, c'est ce que j'aime bien dans cet appareil. C'est vraiment une rééducation qui est dans un temps donné. Et après... Après, une fois que tu as compris aussi comment ça se bloque, je donne aussi comment le débloquer tout de suite. Allez ! Donc, j'explique tout ça pour que les gens viennent autonomes de leur respiration, mais du coup, de leur santé, de leur guérison et de leur vie. Et voilà. L'histoire de ça, pareil, c'est... Contrairement... Tu vas avoir plein d'exercices, comme je te dis, de cohérence cardiaque, les profs de yoga qui font des mouvements...
- Speaker #1
C'est plus des pansements, en fait, souvent. Tu vois, il y a des moments où... C'est comme un peu avec la préparation mentale, tu vas aller travailler en profondeur, machin, etc. Puis il y a des moments où c'est aigu là, tu n'as pas le temps de te poser 40 000 questions. Et du coup, boum, tu as besoin de t'apaiser, de te détendre parce que là, tu n'arrives plus à gérer tes émotions. Cohérence cardiaque, ça va faire baisser un peu, mais c'est temporaire. Ce n'est pas le truc qui va régler tout le problème de fond, puis aussi qui va... Il faudrait limite faire de la cohérence cardiaque en permanence, tu vois.
- Speaker #0
C'est ça. En fait, cet appareil, c'est exactement ça. Il va t'apprendre à respirer de façon harmonieuse et apaisante. Sauf que, comme tu dis, la coulance cardiaque, en fait, comme tu fais ça, je vais faire ça 10 000 fois, je ne vais rien muscler. Et en plus, tu as du mal à l'évaluer. Tu ne sais pas, à un moment, tu vas avoir une perte de sens. Bref, ça me fait un effet, mais tu ne sais pas trop. Là, avec l'application, tu peux voir tes... progression, tant d'évaluation.
- Speaker #1
T'as un feedback en fait.
- Speaker #0
Et lui, il le faisait aussi pour encore plus actuellement, parce que lui, c'était la rééducation cardio-pulmonaire, comment entraîner des sportifs de haut niveau à zéro d'altitude, alors qu'ils étaient à 800. Donc le fait de mettre une résistance, c'est comme si tu fais un entraînement à haute altitude. Et en plus, c'est plus ce que je voulais dire, parce que c'est ça. Comment je parle dans les pensées ?
- Speaker #1
Je ne sais plus, mais en tout cas, moi, ce que je voulais aussi te partager, parce que la respiration, tu sais, moi, je ne m'y intéressais pas du tout avant. Et c'était même un truc qui me stressait, tu vois, de parler de respiration, parce que, tu vois, on a tous un peu en tête le truc où tu vas faire une séance de relaxation, on t'amène à respirer, à te concentrer sur ta respiration d'une certaine manière, et quand tu n'y arrives pas, c'est hyper... anxiogène comme ça. C'est très stressant, je trouve. Et en fait, tu t'énerves parce que tu n'y arrives pas. Tu es censé apprendre à être dans un truc un peu de détente, puis toi, tu n'y arrives pas. Donc, tu es en lutte contre le truc. Moi, pendant longtemps, ça a été un peu ça. Et je me rends compte que beaucoup de personnes aussi partagent ce point de vue en discutant. Mais ce que je voulais dire, c'est qu'il y a aussi quand même pas mal de croyances autour de la respiration. Il y a un truc qui m'avait marqué, respiration et effort physique. C'est... Donc, j'ai travaillé en cancérologie pendant plusieurs années. Et puis, je discutais avec une personne qui me disait « Ouais, moi, je marche. » Donc, je lui disais « Ouais, vous marchez d'un bon pas. » « Je marche d'un bon pas, mais j'essaye de ne pas être essoufflée. » Ou c'était souvent la question... J'ai leur demandé souvent « Est-ce que vous êtes essoufflée ? » « Ah non, non, non, je ne suis pas essoufflée quand je marche. » Déjà, il y a ce petit a priori par rapport à l'essoufflement où il ne faut pas que j'aille me mettre dans un essoufflement, c'est mal.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et en l'occurrence, quand je travaillais en cancérologie, il y a une personne un jour qui m'avait dit, ça fait quoi si vous êtes un peu essoufflée ? Ah bah peut-être que ça signifie que j'ai un problème, ou que mon cancer revient, ou que ça empire. Et il y a quand même des grosses barrières à ce niveau, par rapport à la respiration, et là en l'occurrence à l'essoufflement, de crainte d'aller dans un essoufflement. Sauf que quand on fait un effort physique, si on ne va jamais dans un essoufflement, tu le sais autant que moi, la capacité respiratoire, elle ne se développe pas des masses. Un peu comme tu dis, tu travailles tes biceps mais tu ne mets pas de poids, tu as beau faire le mouvement, il ne se passera rien. Et du coup, je trouve ça intéressant d'évoquer le sujet de l'essoufflement. Et surtout, je ne sais pas déjà ce que tu en penses, si tu avais déjà entendu un peu ce genre de remarques, mais pendant un effort physique, on est obligé de passer par un peu d'essoufflement. Mais en même temps, là, on est en train de parler de comment respirer, d'un peu le raisonnement à avoir pour justement avoir une respiration qui...
- Speaker #0
Alors toi, ce qui est très marrant dans ce que tu dis, je ne l'avais pas vu. Sous cet angle-là, les gens ont peur d'être resoufflés parce que tu sais que dans les études, le VEMS, volume expiratoire mesuré par seconde, quand tu souffles sur une bougie, on appelle le... Tu souffles sur une bougie. Eh bien ça, ça te donne, dans les études, ça c'est le plus performant signe de ton état de santé, de ton état de bonne santé physique et physiologique. Et plus que les... Les problèmes cardiaques, le cholestérol et tout ça. Donc, en fonction de ton VEMS, on peut voir ton état de santé. T'imagines ? Et les études, le VEMS, c'est un impact énorme. Donc, inconsciemment, elle sait que si elle est essoufflée, ça veut dire qu'elle n'est pas en bonne santé. C'est ce que tu es en train de me dire. Je ne suis pas essoufflée. Parce que si je suis essoufflée, ça veut dire... Sans rien savoir, elle sait que... Le VMS détermine ton état de santé. Et du coup,
- Speaker #1
c'est le serpent qui se mord la queue, parce qu'on veut éviter d'être essoufflé, parce que du coup, on considère que c'est un mauvais signe. Mais en réalité, on est obligé de passer par une phase d'essoufflement.
- Speaker #0
C'est le principe avant. Avant, t'étais asthmatique, faites pas de sport et tout. Maintenant, t'es asthmatique, fais du sport, fais du sport, parce qu'on a compris que t'as un problème de respiration. Au contraire, faut la développer. Et moi, les gens me disent « Amérique, j'ai marché deux heures avec une copine, c'est bien. » Je dis « Bah ouais, vous êtes aéré, vous avez marché. » Mais si vous voulez muscler, on a tous les sports pour se nettoyer, toi qui es dans le sport, on va dans le rouge. C'est pour ça que si tu dis que ton rythme cardiaque, ça veut rien dire. Si tu es en rythme cardiaque, en pleine puissance de RPM, on parlait de vélo à 140, c'est normal. L'important, c'est quand tu prends ton rythme cardiaque. Donc, en fait, comme tu dis, ben... Pour se muscler, pour nettoyer, il faut forcer le cœur, dans le réentraînement, il est fort, c'est ça, et forcer la respiration. Parce que si tu ne la forces pas, tu la gardes en petit. C'est comme quand les gens reprennent le sport, ils me disent, ah non, mais on m'a dit que le sport c'était bon, j'ai mal de partout, j'en peux plus. Je leur dis, ça veut dire, continuez. En fait, vous êtes tellement raide que le fait de rebouger, ben oui, vous dérédissez, donc ça fait mal, mais ça veut dire que vous en êtes beaucoup, beaucoup besoin.
- Speaker #1
On a du mal à le croire souvent, parce que le cerveau, il dit, si ça me fait mal et ça me fait souffrir, c'est pas bien, faut pas y aller, tu vois.
- Speaker #0
D'où l'importance dans tout, que ce soit dans la respiration, dans le sport, de donner du sens, de dire, c'est normal, de rassurer, pourquoi c'est normal, pourquoi il faut être resoufflé, pourquoi il faut là-dedans. Et les gens, quand ils n'ont pas de sens, dès qu'ils sortent du truc, ils restent dans la zone de confort. Au moins, là, il n'y a rien qui bouge. Alors qu'en fait, il faut aller dans la zone d'inconfort. Tous les sportifs de Nio, ils te diront tous, j'en pouvais plus, mais j'ai continué. C'est la zone d'inconfort qui nous permet d'un bien-être.
- Speaker #1
Ça me fait penser à un exemple, pas plus tard que le week-end dernier, où j'étais avec des amis de mes parents. Et puis... Puis le gars disait, en fait, j'ai arrêté de faire de la marche nordique parce que j'étais dans un groupe et il y a une personne qui s'est cassé la jambe, double fracture, juste en marchant. Et du coup, comme on était un peu sur un terrain instable, maintenant, je vais marcher sur un terrain stable. Je marche sur du goudron, comme ça, au moins, je suis tranquille et j'évite un peu le truc. Je dis OK, bon, écoute, c'est un choix. mais je lui dis mais quand tu fais ça tu prépares jamais ton corps à une forme d'instabilité je sais pas tu vas visiter une ville et il y a que des pavés en fait le jour où tu décides de faire ça ou alors tu visites plus jamais rien parce qu'en fait ton corps il sera pas habitué et puis tu risques de te faire mal donc c'est un peu, c'est comme les gens qui prennent jamais les escaliers parce que justement ils sont essoufflés et ils prennent que l'ascenseur mais du coup le jour où il n'y a pas le choix que de prendre les escaliers ou il n'y a pas le choix que de faire un effort physique il n'y a plus personne en fait et là
- Speaker #0
On se met en protection, tu vois. En fait, mais c'est pas... Parce qu'en fait, justement, il faut aller encore au-delà de la respiration. On n'aime pas l'inconfort. On aime bien s'asseoir sur un canapé confortable, mais on sait que ce n'est pas bon pour le dos. On sait que justement, ne pas faire de sport, on sait que ce n'est pas bon pour la santé. On sait que rester assis, tous les problèmes de télétravail, tout ça, ce n'est pas bon. Donc en fait, on est des êtres fainéants et on recherche toujours le bien-être. Mais en fait, le bien-être, ça nous... Une personne âgée, qu'est-ce qu'ils font ? Ils chutent. Ils n'arrivent plus à marcher. Donc, ils ne marchent plus. Et après, fauteuil roulant. Et après, fauteuil roulant, allitement. En fait, les gens, il faut les pousser. Ça fait mal, ça fait mal. Eh bien, c'est là, nous, les kinés, allez, ça fait mal. Ou toi aussi, tu es là-dedans et c'est génial. Tu remets quelqu'un qui n'a pas envie. Moi, j'ai fait du rentraînement à l'effort en post-cancérologie. Les gens, ils disaient... Ah mais ça me fait un bien fou, je dors mieux, je suis mieux. Oui, parce qu'il découvrait le bienfait du sport.
- Speaker #1
Mais parce que c'est contre-intuitif de dire, pour arriver au bien-être, t'es obligé de passer par un truc d'inconfort. C'est ça qui est un peu contre-intuitif finalement, dans le fond. Le bien-être, s'il te reste toujours dans ton confort, le bien-être, tu peux pas le toucher éternellement.
- Speaker #0
Non, et puis même dans tout. C'est-à-dire, tu vas en cours, t'apprends, c'est inconfortable, tu sais pas. Je dis, vous apprenez, vous ne savez pas. Donc, c'est inconfortable. Tu vas apprendre de la danse. Au début, tu ne sais pas. Et c'est au bout d'un moment où après, tu maîtrises. Tu es plus à l'aise et tout ça. Mais les gens, comme on n'aime pas l'inconfort, parce qu'on aime notre zone de confort, mais en fait, qui est une zone de mort pour moi. La zone de confort, c'est la zone de mort. Il y a plein de situations. On reste, on se fait chier, on s'ennuie, mais on connaît. C'est rassurant. Et en fait, la vie commence. quand on va dans l'inconfort. Ça, on le dit tous, il faut sortir de notre zone de confort. La vie commence là, et la vie commence dans « oh purée, je souffle » et tout. « Ah, mais après, qu'est-ce que j'ai un bonheur ? » Et puis aussi, ça construit notre mental, notre confiance en nous. « Je peux y arriver, j'y suis allé. » Tu vois ?
- Speaker #1
Oui, c'est clair. Je suis tellement d'accord avec ça. Et si tu pouvais nous partager peut-être un dernier conseil, vraiment là, pour des personnes qui se remettent au sport. qui n'ont pas forcément conscience, ou en tout cas avant l'épisode, parce que maintenant, ça fait en même temps qu'on écoute ce genre d'épisodes, on réfléchit, etc., on se pose des questions, mais qui n'ont pas forcément pleinement conscience de leur respiration, qu'est-ce que tu aurais envie de partager, peut-être comme conseil, pour quelqu'un qui veut s'intéresser un peu plus à la respiration, et d'autant plus qu'il se remet, tu vois...
- Speaker #0
C'est vrai que moi, quand je faisais du entraînement, les gens me disaient « Ah, c'est génial, parce que j'apprenais à coordonner. » On parlait de ça. J'inspire. Et les gens, quand ils coordonnent, ou il y a une copine, je suis de Grenoble, on monte la Bastille, je pense à une chose, tu souffles, Oh, je suis plus fatigué.
- Speaker #1
Déjà de penser à souffler.
- Speaker #0
Juste souffler déjà, c'est le cadeau. Vous pensez juste à vider et tout ça. Et après, une fois de plus, je ne suis pas contre les remèdes magiques. Par contre, les gens qui ont envie d'être accompagnés, et j'allais dire de venir voir Magali. Parce que maintenant que tu sais comment expliquer, donner les détails, et bien tu as ton mouvement, et en plus tu boostes les gens avec la coordination. Et ça, ça prend en fait un moment, il faut arrêter. Je dis aux gens, si vous voulez apprendre à faire de la danse, vous allez voir un prof. Si vous voulez apprendre à faire du marketing, vous allez voir un prof. Et bien la santé, ça demande d'aller voir des gens qui s'y connaissent. Alors on peut le travailler tout seul si on a envie.
- Speaker #1
Mais ça prend juste plus de temps. Plus de temps,
- Speaker #0
et des fois on n'arrivera jamais. Moi en fait... Je réussis beaucoup de choses parce que quand je ne sais pas, je vais demander de l'aide.
- Speaker #1
Tu vas te faire aider, oui.
- Speaker #0
Donc, toi tu es spécialiste, les gens, j'ai envie de leur dire le conseil, investissez dans votre santé. La personne qui va rester avec vous toute votre vie jusqu'à votre mort, c'est vous. Et les gens, ils investissent zéro. Je dis combien de temps vous avez passé sur vous ? Combien d'argent vous avez passé sur vos fonctionnements ? Sur vous ? Moi, j'ai passé des sommes monstrueuses. Je ne suis pas matérialiste. Par contre... Comme dirait Gandhi, l'important, ce n'est pas de faire mille fois le tour de la Terre, c'est de faire une fois le tour de soi-même. Donc, mon conseil, c'est de venir voir Magali, qui vous remettra dans le mouvement, qui, en plus, coordonne la respiration. Et puis, comme ça, ils investissent en eux. Et c'est ça, moi, aujourd'hui, qui est important, c'est que les gens, ils reprennent, ils redeviennent acteurs de leur santé. S'ils veulent des remèdes, des choses, des petits exercices qui, pour moi, ne feront rien avancer en profondeur, Allez sur internet, il y a plein de choses, faire de la coïncidence cardiaque, mais ce n'est pas ça qui changera.
- Speaker #1
Ce ne sera pas suffisant.
- Speaker #0
Suffisant pour devenir acteur de votre vie. Donc on se fait aider et la vraie force, moi les gens me disent, mais Aymeric, ta vraie force c'est d'aller demander de l'aide. Et c'est vrai que quand je ne fais pas, moi je vais demander. Et je pense qu'aller demander à des gens qui s'y connaissent.
- Speaker #1
Écoute, je te remercie. Et moi, je rajouterais un petit truc. Déjà, de prendre conscience de comment on respire. C'est-à-dire, dans les jours qui viennent, après avoir écouté l'épisode, peut-être mettre un petit peu plus de vigilance ou de focus sur la manière dont on respire. Simplement, déjà, un état de fait. OK, qu'est-ce qui se passe ? Si je me connecte un petit peu à mon corps, qu'est-ce que je ressens ? Est-ce que j'ai l'impression d'avoir une respiration saccadée ? Est-ce que je me bloque ? Enfin, tu vois, juste déjà... de prendre conscience, je pense que c'est aussi un premier pas indispensable pour ensuite aller en faire quelque chose de différent si c'est nécessaire.
- Speaker #0
Alors, la première chose, c'est la prise de conscience. Dans le processus du deuil, là je parle aussi de mon cancer et tout ça, et tu le sais très bien, c'est se dire j'ai un problème. Parce que comme je dis, les gens, mais ça se travaille, déjà prendre conscience, comme tu dis, déjà regarder comment vous respirez. Et tiens, Hup ! Ah oui, purée, là, quand je leur dis, ça vous parle, un email, ah ouais, ça me parle. Et là, quand ils vont le faire, tiens, je prends conscience que j'arrête de respirer. Tiens, je prends conscience que ça fait dix minutes que je suis là, et d'un coup, je suis en apnée. Première chose, c'est de se dire, tiens, déjà, qu'est-ce qui se passe ? Ah oui, purée, tiens, je n'y avais pas pensé, je vais prendre conscience. C'est le premier truc. Parce que tant qu'on ne se dit pas qu'il y a un problème, il n'y a rien à faire.
- Speaker #1
Ah mais bon, la respiration,
- Speaker #0
la respiration, ça va, bah ouais. Tu fais 10 pas, t'es essoufflé, tout va bien. Donc, ce que tu dis, c'est déjà de prendre conscience et après, expérimenter juste le fait de souffler. Vous allez voir, vous allez être moins essoufflé.
- Speaker #1
Je suis complètement d'accord avec toi. C'est le souffle, Et puis après, comme tu disais, de se faire accompagner, je pense que c'est indispensable parce que malgré tout, on a besoin d'apprendre des choses. Et oui, on peut apprendre sur Internet, on peut apprendre partout, mais on peut aussi passer des heures et des années à apprendre. Mais on peut aussi se faire aider par des personnes qui connaissent.
- Speaker #0
Ça va plus vite, en fait. Je reviens au même truc. C'est en définiant.
- Speaker #1
Pourquoi on s'en va très vite ?
- Speaker #0
Comme tout à l'heure. En fait, moi, je ne sais pas. Je vais voir quelqu'un qui direct va m'apprendre plutôt que de passer trois ans à le faire tout seul. Non, moi, j'ai envie que ça va vite. Par contre, j'ai envie de des gens qui me donnent, qui me... me fasse quelque chose que j'apprends et que je puisse être autonome. Moi, dans tout ce que je fais, je donne des choses pratiques pour que les gens puissent être autonomes, ne pas les garder, mais dire, tiens, là, et c'est ça qui m'intéresse.
- Speaker #1
En tout cas, merci, Émeric, d'avoir partagé tout ce que tu nous as partagé et donné, en fait, ton point de vue sur le sujet, qui est un point de vue qui est certes très décalé de ce qu'on entend, tu vois, dans les réseaux, etc., mais qui est beaucoup plus, on en revient au pragmatisme, à du concret, à du bon sens, et... Et je pense que c'est ça qu'on a besoin aussi de développer. C'est une manière de raisonner qui colle davantage à la réalité, qui s'adapte avec notre vie, avec le mouvement, avec tout ça. En tout cas, moi, j'ai adoré. Donc, merci pour tout. Je pense qu'on aura certainement une autre occasion pour en reparler. En tout cas, déjà, prenez conscience de tout ça, réécoutez si vous avez besoin. Et puis, je vais mettre dans la description le lien de ton... de ta vidéo. Et puis, merci encore. et à bientôt.
- Speaker #0
Avec plaisir.
- Speaker #1
C'est tout pour aujourd'hui. Enfin, presque. Avant de partir, j'ai deux questions pour vous. La première, c'est quelle est la chose que vous pourriez retenir de cet épisode ? Et la deuxième, à qui vous pourriez la raconter ? En partageant ce podcast et en lui attribuant la meilleure note possible, vous inspirez d'autres personnes à être plus actives. Et comme votre avis compte beaucoup pour moi, N'hésitez pas à me faire part de vos réflexions, j'essaierai de vous répondre. A bientôt !