Speaker #0Certains voient l'activité physique comme un investissement pour leur santé et leur bien-être. Vous voulez en faire partie ? Bienvenue chez Mouvementale. Je m'appelle Magali Dubois et je m'adresse particulièrement aux non-sportifs et à tous ceux qui aimeraient enfin réussir à adopter un mode de vie actif dans la durée. C'est en vous partageant des connaissances, des expériences et des points de vue différents que j'ai l'intention de vous aider à bâtir l'état d'esprit et la motivation nécessaire pour le faire. Alors j'espère que ça vous aidera et que vous aurez envie d'en parler autour de vous. Et si tu abordais ta reprise sportive avec un état d'esprit d'explorateur ? Aujourd'hui j'enregistre ce nouvel épisode dans un environnement bien particulier. Pour ceux qui visionnent l'épisode sur YouTube, vous saurez de quoi je parle. Pour les autres, je suis tout simplement dans le bureau d'Indiana Jones. Il y a un globe à côté de moi, il y a des espèces de lampes à huile, il y a des bouquins, il y a des plantes, il y a une mallette, il y a des chapeaux, d'ailleurs j'ai oublié de mettre mon chapeau. Il y a quoi d'autre ? Il y a un vieux téléphone. Bref, il y a plein de trucs qui font penser à l'univers d'Indiana Jones et c'est d'ailleurs pour ça que j'ai envie de vous parler d'aventure. Forcément, ça ne peut que me stimuler pour vous parler de ce sujet-là. Et pour vous parler d'un style d'aventure particulier, le genre d'aventure où on se lance dans un truc sans vraiment savoir ce qui va se passer. Alors peut-être que pour certains, ce n'est pas dans vos habitudes, mais je vais vous aider à voir en quoi cet état d'esprit d'explorateur peut vraiment vous aider à appréhender votre reprise sportive autrement et pourquoi pas vous aider à l'apporter bien mieux que les autres fois, bien mieux que d'habitude. Est-ce que j'ai envie de... De mettre en avant, déjà pour commencer, c'est un peu une problématique dans laquelle on tombe tous, un panneau dans lequel on tombe tous, qui est qu'en étant adulte, on se fait quand même plein de films. C'est-à-dire qu'on imagine, on anticipe, on projette, on est super fort pour faire tout ça. Et c'est ce qui se passe aussi avec le sport. Alors parfois, c'est plus ou moins conscient, parce qu'on a une certaine représentation du sport qui fait qu'il y a des choses, on ne se rend même pas compte en fait, par moment, de ce qu'on se dit à ce propos. Mais souvent, on va imaginer la reprise sportive comme quelque chose de difficile. On va se rappeler de certaines de nos expériences qui n'ont pas forcément fonctionné. Et du coup, on va se dire, ouais, mais ça ne marche pas forcément à chaque fois, ou ça n'a jamais marché par le passé, donc pourquoi est-ce que j'y arriverais ? Donc on est en train de se dire, ouais, allez, il faut que cette fois-ci, ce soit la bonne, il faut que ça tienne dans le temps. J'ai envie que ce soit régulier, j'ai envie que ce soit durable. Donc on est en train de se mettre une pression monstre là-dessus, tout en ayant aussi en tête nos expériences négatives du passé à ce sujet. Et donc ce qui fait qu'on a comme une forme de motivation au départ, mais on va la court-circuiter avec tout plein de scénarios qui vont nous rappeler qu'on n'est pas forcément bonne, que ce n'est pas forcément fait pour nous, qu'on ne va pas forcément y arriver, qu'on a déjà échoué, etc. Et en résultat, ce qui se passe, c'est que... Soit on va se pointer une séance de sport avec un groupe, et du coup, avant d'y aller, on se disait « ouais, bon, est-ce que je vais être à la hauteur ? » Du coup, on se pointe. Forcément, on n'en a pas fait depuis longtemps, donc c'est difficile, on n'y arrive pas forcément bien parce qu'on n'a pas l'habitude. Et du coup, on vient valider cette croyance de départ. « Non, mais en fait, finalement, ce n'est pas fait pour moi » ou « de toute façon, je ne suis pas bonne à ça, ça ne me correspond pas » , etc. Ou alors, le résultat, ça peut être aussi qu'avec tous ces scénarios qu'on se fait, On va procrastiner, on ne va pas y aller, on va attendre les conditions parfaites, on va attendre la bonne saison, on va attendre la bonne forme, on va attendre je ne sais trop quoi, mais on va attendre quelque chose pour nous faire commencer. On va attendre les résolutions, on va attendre le début de l'été. Et on se retrouve vraiment finalement, comme je l'ai dit, ce n'est pas un manque de motivation, mais c'est plus un excès de scénarios qui viennent court-circuiter cette petite flamme. du démarrage ou du redémarrage. Et l'état d'esprit dont j'ai envie de vous parler dans l'épisode, je vais l'illustrer déjà avec un exemple que je vis très souvent, moi avec la course à pied notamment, avec d'autres activités, mais la course à pied, c'est ce qui me marque le plus parce que c'est ce que je fais le plus en ce moment, en tout cas. Ce n'est pas forcément un sport que je fais tout le temps, mais en ce moment, c'est ce que je fais le plus. Et en fait, ce que j'adore quand je vais courir, surtout en ce moment, Je n'ai pas forcément un objectif de performance bien précis, mais souvent, ce que je fais, c'est que je sors de chez moi. Et je ne prévois pas de plan, c'est-à-dire que je ne sais pas forcément où je vais aller. Je ne sais pas. En fait, je pars comme ça, je sors, je pars. Et en faisant ça, ce qui se passe, c'est qu'au lieu de me projeter à l'avance sur un potentiel itinéraire et du coup de me dire, OK, je vais passer par là, au lieu d'anticiper un petit peu le truc, je me retrouve à dérouler le film en même temps que je suis en train de courir. Parce qu'en même temps que je suis en train de courir, je vais me dire, OK, là, j'arrive. à un croisement où il y a deux sentiers, je prends lequel ? Je prends celui qui monte ou celui qui va tout droit, plat ? Et je vais me poser des questions un petit peu comme ça en cours de route, parce que je n'ai pas fait tout le chemin dans ma tête avant d'y aller, je ne l'ai pas non plus mis sur mon téléphone. Vraiment, là, j'y vais avec déjà cet état d'esprit d'explorateur. Et ce qui se passe, c'est que ça m'amène déjà à adapter un peu ma séance au fur et à mesure. Par exemple, c'est hyper cardio, je suis super essoufflée. À un moment donné, j'arrive à un croisement où là, il y a un chemin qui monte, un chemin qui va à plat. Peut-être que je vais pouvoir me poser la question, OK, là, est-ce que je continue un peu dans le dur ou est-ce que je me fais un petit bout de chemin plus plat ? Et du coup, en fonction, j'adapte mon parcours. Et puis aussi, ça me permet d'adapter, mais après, ça me permet aussi de me dire, tiens, mais qu'est-ce qui va se passer ? Qu'est-ce que je vais découvrir ? Et là, vous pourriez vous dire, mais si tu cours à côté de chez toi, tu connais. Oui et non, parce que là, en l'occurrence, ça ne fait pas si longtemps que ça que je suis sur Nice. Et même si je vais souvent courir dans les mêmes endroits, il y a tellement de chemins différents. Et parfois, je les fais, il commence à faire nuit ou il fait nuit ou deux jours, machin. Donc, je ne me rappelle pas tout à fait de la même manière quand il fait jour ou nuit. Donc, ça altère un petit peu mes souvenirs. Et donc, non, je ne connais pas par cœur. Je connais tous les chemins, c'est-à-dire que je les ai tous pris à un moment ou à un autre, je pense. Il y en a sûrement des nouveaux qu'il faudrait que je découvre. Mais je ne me rappelle pas forcément lequel va où, lequel aboutit à tel ou tel endroit, lequel va sur telle vue. Alors, il y en a que je commence à bien connaître parce que j'y retourne souvent et que je les aime particulièrement. Mais ce n'est pas toujours le cas. Et du coup, je suis vraiment plongée dans ce truc. OK, qu'est-ce qui va se passer si je prends ce chemin ? Qu'est-ce que je vais découvrir si je prends ce chemin-là ? Et d'ailleurs, en pensant à ça, pour vous montrer ce que je veux... exprimer, parce que quand je suis dans ce mood-là, moi, ça fait vraiment monter de l'excitation à l'intérieur de moi. Ce truc de « Ah, je ne sais pas ce qui va se passer, mais ça se trouve, ça va être incroyable ! » Et je ne suis pas en train de mal le vivre, parce qu'on pourrait se dire « Ouais, mais parfois, quand c'est inconnu, ça fait peur, donc on n'y va pas, etc. » Oui, ça, c'est vrai, si on anticipe le truc, c'est-à-dire si on anticipe tout le scénario avant. Mais en fait, comme je suis dedans... et que le film, je suis en train de le créer en même temps que je cours, je n'ai pas le temps de me rendre compte de tout ça. Donc non, je ne suis pas dans cette peur-là. Je suis plutôt branchée sur une forme d'excitation. Et d'ailleurs aussi, ce qui se passe, c'est que parfois, je pars en me disant « Ok, là, j'ai vraiment besoin de me défouler à fond. J'ai besoin d'aller dans du cardio parce que moi, ça, ça m'aide beaucoup. » Notamment en fin de journée, parfois pour complètement couper avec le boulot. J'ai besoin d'un truc qui m'empêche de penser au boulot. Donc il faut que je fasse un truc qui me demande tellement d'attention pour gérer mon essoufflement. Bref, je me mets dans un effort cardio. Parfois, je suis un peu branchée perf dans le sens où je me dis « Ok, là, pour arriver à tel endroit, j'aimerais bien mettre... » Je ne me pose pas vraiment la question comme ça, mais je regarde de temps en temps ma montre pour voir le chrono. Et puis après, il y a un moment où j'arrive à un point de vue et là, je m'arrête. Et en fait, je commence à m'asseoir et à me dire « Ok, attends, prends le temps de regarder parce que c'est juste trop beau. Il y a le coucher de soleil. Il y a tel truc. » Enfin bref, je commence à regarder. Et en fait... Ma montre, elle continue de défiler. Et moi, je ne suis plus du tout branchée là-dessus. Je suis branchée sur, OK, là, je suis en train de vivre cette exploration. Je suis en train de vivre mon film du moment. Je suis en train de vivre le film que j'ai construit là au fur et à mesure. Donc, je m'arrête un peu sur l'image. C'est un peu ça. Je fais un arrêt sur l'image et j'observe, je regarde. Bref, je suis un peu là-dedans et j'adore ça. Et c'est pour montrer que ce n'est pas incompatible d'avoir ce côté un peu performance. où on programme certains trucs, et le côté un petit peu plus, je laisse la place à l'exploration. Alors pour ceux qui veulent absolument travailler un objectif très précis, vous allez me dire, ouais, c'est quand même pas ultra efficace son entraînement, puisque là tu cours, machin, puis après tu t'arrêtes pendant 20 minutes. Ok, là je ne suis pas en train de parler de préparation d'objectifs très précis, je suis en train de plutôt vous amener à vous brancher sur une forme d'état d'esprit que vous n'avez peut-être pas l'habitude de côtoyer. C'est complètement différent. Et quand je suis en train de construire mon chemin comme ça au fur et à mesure, pour vous donner un peu la sensation que ça peut faire... Je ne sais pas si vous avez l'habitude de voyager ou pas, mais je pense qu'on a peut-être déjà tous vécu ça au moins une fois, de se dire, ok, là, je marche, je n'ai pas forcément de plan, je suis en train de marcher, peut-être je découvre une ville. Ah tiens, il y a une petite ruelle, là, elle a l'air sympa. Je vais aller voir, je vais aller voir ce qu'il y a. Et on commence à prendre la ruelle, et là, on découvre des trucs cools. On découvre, elle est jolie, on découvre peut-être une sculpture, un graphe particulier sur les murs. des fleurs, des plantes ou je ne sais pas quoi. Et on se dit, ah ouais, j'ai bien fait d'y aller quand même. Et bien, c'est ça dont je vous parle. C'est de cet état d'esprit-là où on se dit, OK, je ne sais pas ce qui va se passer, mais j'ai envie d'aller voir. Je ne sais pas ce que je vais trouver, mais j'ai envie d'aller voir, j'ai envie de découvrir. C'est exactement la même chose. Quand on est focus sur Google Maps ou sur Waze, quand on est branché sur un GPS ou un plan, en fait, on s'empêche un peu de faire ça. Quand on a un truc qui est tout tracé, tout carré. Moi, j'ai vraiment envie que vous testiez ce truc. Et ça s'applique pour tout. Là, je parle vraiment de marcher ou de courir. En fait, ça s'applique pour tout. Aller, je ne sais pas, à la salle de sport et de se dire, OK, je ne sais pas trop, je ne connais pas cet environnement, ce n'est pas un environnement qui m'est forcément familier ou ça l'a été, mais ça ne l'est plus. Ou j'ai connu ça comme ci, comme ça, mais là, ce n'est pas la même salle. Qu'est-ce qui va se passer ? Qu'est-ce que je vais découvrir ? Plutôt que d'être branchée sur est-ce que... je vais y arriver ? Est-ce que je vais être à la hauteur ? Est-ce que je vais être bonne ? Toutes ces questions-là un peu fermées, qui sont un peu des questions de validation, de vérification. Parce que ce qui se passe quand on est dans « est-ce que ça va bien se passer ? » ou « est-ce que je vais être bonne ? » On arrive dans la séance, on fait la séance et il suffit qu'il y ait un petit truc qui n'aille pas dans le schmilblick pour qu'on vienne valider cette question par « ah bah non, ça se passe pas bien » ou « bah oui, effectivement, je suis pas bonne » . Or, quand on se branche plutôt sur cet état d'esprit d'aventurier, de curiosité, d'explorateur, on est plutôt sur qu'est-ce qui va se passer. Et le qu'est-ce qui va se passer, il ne vient pas valider, confirmer ou infirmer quelque chose. Il vient plutôt ouvrir le champ des possibles sur ce qui peut se passer et ce qu'on va apprendre, ce qu'on va explorer, expérimenter. Et ça n'a rien à voir en termes de... d'une part d'état d'esprit, mais aussi en termes de résultat. Quand je parle de résultat, je ne parle pas de résultat à un objectif très précis, mais en termes de vécu de la situation, le résultat de comment j'ai vécu la situation. Et pour être branchée sur ce mode-là, ça vient quand même nous ramener un petit peu dans l'enfance. Notre âme d'enfant, quand on est des enfants, on n'a pas toute cette capacité à raisonner, réfléchir, interpréter. On n'a pas non plus... suffisamment d'expérience pour se rendre compte des choses, pour anticiper, projeter, tout ça. On ne peut pas faire ça, en fait, par rapport à nous, étant adultes, où là, on a vécu plein de trucs. Du coup, on a ancré des choses en nous, des souvenirs. On a des points de comparaison. Et oui, ça nous aide pour plein de choses, mais ça nous dessert aussi pour beaucoup d'autres. Parce que du coup, on est tout le temps en train d'anticiper, de projeter, et on tire vite des conclusions hâtives. Un enfant, je ne sais pas moi, qui va tester le vélo, en fait, il fait quoi ? Il prend son vélo, il monte dessus, il tombe, il pleure ou il rigole et il recommence. Et ainsi de suite. Et puis, il le fait plein de fois. Il n'est pas à se dire, OK, est-ce que là, c'est le bon moment pour que j'essaye ? Ou est-ce que je vais y arriver du premier coup ? Ou combien de séances est-ce qu'il va me falloir pour que j'y arrive ? Il n'est pas en train de se poser mille et une questions comme nous. Non, il est en train de se dire, ben ouais, je vais voir. Je vais voir si ça marche, ça marche pas. Mais il est dans ce truc d'expérimentation. Et c'est vraiment à ça que j'ai envie qu'on se reconnecte. D'ailleurs, quand est-ce qu'on a perdu ça ? C'est dur de répondre à cette question. Je sais pas. Quand est-ce qu'on a perdu notre âme d'enfant ? Notre faculté à oser aussi facilement ? Il y en a sûrement qui seront mieux calés que moi là-dessus pour dire oui à de tel âge, à tel âge. machin, de tel âge à tel âge, on commence à avoir la notion de peur et de risque et à faire attention. Enfin bref, moi, je ne sais pas ça, tout simplement, donc je ne vais pas m'embarquer là-dedans. Mais c'est juste qu'on est toujours, nous, à anticiper les pires scénarios. Oui, pour peut-être nous mettre en sécurité, mais parfois, c'est de la sursécurité, j'ai envie de dire. Quand je parlais tout à l'heure de mon exemple d'aller courir ou de faire quelque chose sans forcément tout anticiper, je ne parle pas non plus d'aller se mettre dans un truc extrêmement dangereux. Ce n'est pas le but. Et d'ailleurs, si vous sortez comme ça un peu dans la nature, moi, j'ai toujours un téléphone sur moi. Enfin, j'ai toujours mon téléphone sur moi. Je sais toujours, même si je prends des chemins un peu différents. J'arrive toujours à prendre des points de repère et à me dire, OK, là, je suis plutôt à tel endroit, je visualise un peu par rapport à d'où je suis partie. Donc, ça ne veut pas dire être complètement inconscient, ce n'est pas ça que je veux dire. Mais c'est retrouver peut-être un peu une forme d'inconscience, retrouver cette âme d'enfant où on n'est pas à vérifier des trucs, on est plutôt à tester et à se dire, OK, en fait, l'enfant, il n'est pas à se dire, j'ai raté. il a à se dire... « Oh, ça n'a pas marché, je réessaye. Je suis tombée, mais je recommence. » Peut-être que pour certaines choses, ce n'est pas le cas. Effectivement, quand il y a des grosses blessures, il ne va peut-être pas recommencer, mais les grosses blessures, ce n'est pas systématique non plus. Donc l'enfant, en fait, il ne rate pas. Il découvre ce qui marche ou il découvre ce qui ne marche pas encore. Et c'est ça qui est assez cool. C'est pour ça que d'ailleurs, quand on est enfant, on apprend plein, plein de choses. parce qu'en fait, on est sans cesse après tester, recommencer, retester, recommencer, retester, etc. Quand on est adulte, on y va un petit peu plus avec des pincettes. Donc, on essaye moins. Et du coup, ça me fait une transition parfaite sur le fait d'oser. On ose moins parce que tout de suite, on a envie d'éviter ce qui est inconfortable. On a envie de vivre que des trucs qui font du bien parce qu'il y a tellement plein de choses quand on est adulte qui... qui peuvent être un peu désagréables, inconfortables, on a plus de responsabilités, il y a plein de trucs qui ne sont pas forcément agréables, donc on veut éviter l'inconfort aussi. Et d'ailleurs, ça me fait penser au challenge que j'organise, qui s'appelle le challenge osé, où la thématique principale, c'est vraiment rendre l'inconfortable plus confortable. Parce qu'à force de ne pas vouloir aller dans l'inconfort, parce qu'on interprète l'inconfort comme un signal d'alarme, comme quelque chose de négatif, on passe à côté de plein de choses. Et à force, le moindre truc paraît inconfortable. Exemple, je me mets à faire un effort physique, je commence à ressentir de l'essoufflement, ça commence à être un peu inconfortable. Je lève un peu le pied, parce que du coup, c'est inconfortable, signal d'alerte. Or, c'est justement là où on a besoin d'être, c'est justement ça qu'on a besoin de travailler. Si je m'arrête à l'inconfort, enfin, entre guillemets, au premier inconfort, je ne peux pas progresser là-dessus. Quand moi, je cours et que je suis essoufflée, ben oui, ça m'arrive d'être essoufflée, même si je fais plein de sports. Oui, il y a plein de moments où je suis essoufflée. C'est juste que pour arriver à l'essoufflement, il va peut-être m'en falloir un peu plus. Parce que je vais rester un peu dans l'essoufflement quand j'y suis confrontée. Parce que quand je suis essoufflée, je ne vais pas être en train de me dire « Ah, je n'ai pas une bonne condition physique, ce n'est pas fait pour moi. » Non, mais... « Ah, c'est pas bon là, ça va pas, il faut que je ralentisse. » « Attention, fais attention. » Je ne suis pas là-dessus. Je suis plutôt à me dire « Ok, là, mon corps, il est en train de s'adapter. Il est en train de travailler sa capacité respiratoire. Il a moins l'habitude de ça. Donc, c'est normal, il est en train de s'entraîner. » Pour ensuite être capable de fournir le même type d'effort avec plus de capacité, parce qu'il emmagasine de l'expérience. Comme ça que le corps, il fonctionne. Et donc le problème, quand l'inconfort est un signal d'alarme, on va se dire « c'est dur, donc ce n'est pas fait pour moi. C'est difficile, donc c'est que je suis nulle. C'est dur, donc je n'y arriverai jamais. » En fait, on va tirer, comme je disais tout à l'heure, des conclusions hâtives. Et au lieu de se dire par exemple « c'est dur, ok, peut-être que j'ai besoin de m'entraîner un peu plus. C'est dur, et si c'était le moment de demander de l'aide ? » me faire accompagner, par exemple. C'est dur, ça me renseigne. Effectivement, c'est dur parce que je n'ai pas fait ça, je n'ai jamais fait ça de ma vie ou je n'ai pas fait ça depuis longtemps. C'est normal que ce soit dur. C'est un passage un peu obligé, je suis en train d'apprendre. Là, c'est accoler une manière, une interprétation, une manière de voir les choses différente à une information qui, à la base, est la même. C'est difficile. Et pour moi, le fait d'oser, c'est oser un petit peu cet inconfort. oser repousser un peu les portes de l'inconfort. Parce que la frontière, elle est très fine entre l'inconfortable et l'excitation. Tout à l'heure, je vous parlais de moi, comment je vis le truc quand je cours et que je ne sais pas où je vais. Je n'ai pas anticipé. Oui, ça peut être un peu inconfortable par moments un peu difficiles. Mais il y a cette excitation qui prend le dessus parce que je me dis qu'est-ce qui va se passer ? Qu'est-ce que je vais découvrir ? Qu'est-ce que je vais apprendre ? Je suis branchée sur ça. Si je reste branchée sur l'inconfort, je vais être en train de me questionner. Est-ce que je vais vraiment y arriver ? Est-ce que je vais réussir à progresser un jour ? Et je vais être branchée sur ces questions un peu de vérification, ces questions qui mettent du doute et qui m'empêchent finalement d'avancer. Donc l'inconfort et l'excitation, ça part à vrai dire du même endroit. C'est juste que c'est le regard qu'on porte dessus qui fait toute la différence, qui change tout. Donc là, moi tout de suite, ce que j'ai envie de faire, c'est de t'inviter cette semaine à faire quelque chose que tu n'as pas l'habitude de faire. Faire quelque chose. que tu n'oses pas faire habituellement ou que tu repousses depuis longtemps. Peut-être c'est te lancer dans une nouvelle activité, peut-être que c'est aller tester quelque chose que tu n'as pas l'habitude de faire et d'y aller, de le prendre un peu comme un petit challenge pour oser et te poser la question « qu'est-ce qui m'attend ? » « Qu'est-ce que je vais découvrir ? » plutôt que « est-ce que je vais être bonne ? » ou plutôt que « est-ce que je vais y arriver ? » Est-ce que cette fois-ci, ça va être la bonne ? Est-ce que, tu vois, plutôt que toutes ces questions-là, branche ton cerveau sur ce mode d'explorateur qui est « qu'est-ce qui m'attend ? » Qu'est-ce que je vais découvrir ? Qu'est-ce que je vais apprendre ? Qu'est-ce que je vais vivre ? Ça, ça va vraiment faire toute la différence. Et je t'invite vraiment à tester ce truc-là. À tester et partage-le-moi, s'il te plaît. Parce que j'ai envie de savoir comment tu vis la différence entre les deux. Et le but pour moi, ce n'est pas de te pousser à bout. C'est en fait de te montrer que tu es capable de bien plus que ce que ton scénario initial te raconte. Tu es capable de bien plus que ce que tu t'imagines, que les histoires que tu te racontes. C'est juste que tu n'es pas branché sur le bon truc. C'est juste que tu es dans l'anticipation, dans la projection. Et ça, ça met des grosses barrières à ta reprise sportive. Et ça met, même si tu n'es pas en train de reprendre le sport et que tu es en train d'en faire régulièrement, mais que parfois c'est compliqué, Sache que là, branche ton cerveau sur ce mode-là et tu verras toute la différence. Et si tu sens que pour toi, c'est le moment de partir à l'aventure, tu peux commencer directement en cliquant sur le lien qui est dans la description, le petit test « Mieux me comprendre pour aborder le sport autrement » . Déjà, ça te permettra de faire un peu le point sur tout ça. Et ça sera déjà une première façon pour toi de te lancer, d'oser faire un premier step. Et ensuite, te dire « Ok, qu'est-ce qui va se passer après ça ? » Il y a des personnes ici à Nice qui viennent tester le concept MoveNC chaque semaine. Donc, c'est un concept que j'ai mis en place dans lequel il y a de la préparation mentale, il y a des exercices physiques, il y a de la respiration, il y a de l'immersion dans l'eau. Bref, il y a plein de trucs. Et le but, c'est vraiment, je les branche tous sur cette curiosité, je les branche vraiment sur ce mode d'exploration pour en fait ressortir de cette expérience avec des nouvelles choses, avec des... des choses auxquelles on n'aurait pas pensé au départ. Je t'invite peut-être à aller tester de ton côté certaines choses. Et si tu sens que c'est le bon moment, comme j'ai dit, complète le questionnaire ou bien viens me contacter, ce sera avec grand plaisir. Moi, j'adore partir à l'aventure, quoi qu'il arrive, que ce soit dans mes programmes individuels, dans mes programmes collectifs, que ce soit à travers le Challenge Osé ou le Concept MoveNC, j'adore, Et ça fait partie, moi, de mon mode de vie. C'est ce qui m'anime le plus, je pense, et ce qui m'aide, en fait, à me faciliter la vie par rapport à ma pratique sportive, même quand je n'ai pas d'objectif particulier. Donc, j'aimerais bien t'aider à explorer cet angle-là. Et je vais te souhaiter une très belle fin de journée. Je te retrouve bientôt pour un prochain épisode. Ciao ! C'est tout pour aujourd'hui. Enfin, presque. Avant de partir, j'ai deux questions pour vous. La première, c'est quelle est la chose que vous pourriez retenir de cet épisode ? Et la deuxième, à qui vous pourriez la raconter ? En partageant ce podcast et en lui attribuant la meilleure note possible, vous inspirez d'autres personnes à être plus actives. Et comme votre avis compte beaucoup pour moi, n'hésitez pas à me faire part de vos réflexions, j'essaierai de vous répondre. A bientôt !