- Speaker #0
Bonjour à tous et bienvenue sur Murmure de joie. Nous sommes en tout début d'année 2026 donc je vous souhaite tout d'abord une très belle année alors on est dans une on est dans une période où on se met beaucoup de défis pour cette nouvelle année, on se fait beaucoup de promesses ce que je vous propose c'est que là on prenne plutôt un espace pour ralentir, pour s'écouter, pour se connecter à de belles vibrations et aujourd'hui j'ai l'immense plaisir de converser avec Brigitte Laé Brigitte est animatrice radio, auteure et conférencière. Elle est aussi actrice, comédienne. Elle a été actrice et comédienne. Je ne sais pas si on en parlera, si vous continuez toujours à tourner. Depuis de nombreuses années, elle ouvre un espace de parole autour de l'intime, de la relation de couple, de la relation tout simplement, du corps, du désir avec une exigence rare de justesse, de responsabilité et de bienveillance. elle accueille également de nombreux invités, des experts, des médecins, des thérapeutes, des psychologues, des sexologues, elle-même est sexologue également, qui viennent éclairer ces sujets avec beaucoup d'humanité, de rigueur et de profondeur. Bonjour Brigitte !
- Speaker #1
Bonjour, merci de me recevoir.
- Speaker #0
Merci à vous d'avoir accepté mon invitation et merci de m'accueillir chez vous. Alors je voulais commencer par l'année 2026 justement. Je sais que vous êtes passionnée d'astrologie et il paraît qu'il y a une énergie particulière sur cette année 2026. Est-ce que vous pouvez nous en parler ?
- Speaker #1
Alors, c'est une passion l'astrologie mais je ne suis pas astrologue. Je crois surtout que déjà on est en année 1, 2026 c'est une année 1 et ça c'est toujours intéressant parce que ce sont des nouveaux départs. l'année 2025 c'était une année neuve, c'est une année un peu lourde quand même. Alors après sur le plan astrologique il y a la rentrée de Pluton en Verseau qui quitte donc le Capricorne, je pense que ça va alléger parce que c'est un signe d'air le Verseau alors que le Capricorne est un signe de terre conservateur. Et puis ensuite on a ce qui est quand même intéressant mais qui peut-être pas si facile, on a cette conjonction Neptune Saturne La dernière fois c'était il y a 35-36 ans, je ne sais plus exactement mais c'était l'année où il y a eu le mur de Berlin qui est tombé. Donc c'était aussi un peu la fin du communisme. Il faut savoir que Saturne c'est un peu la rigueur, la dureté. Neptune c'est un peu l'illusion. Alors la rencontre des deux c'est toujours un peu compliqué. Moi ce que je pourrais dire c'est qu'à mon avis 2026 va demander à chacun de trouver le juste équilibre entre ces désirs peut-être un peu fous et ces capacités.
- Speaker #0
Ok, très intéressant. Merci pour cet éclairage. Je voulais parler un peu de ce que je perçois de vous parce que moi je vous écoute depuis 13 ans et je percevais déjà de par vos émissions une puissance intérieure qui se confirme par votre présence, le fait qu'on soit là dans la même pièce Ça se confirme, je vois vraiment une femme libre qui se connaît et qui chemine encore vers elle-même et qui ouvre aux autres des espaces d'écoute, de paroles vraies et de sécurité. Vous êtes d'ailleurs sur une radio où on se proclame... On parle vrai. Vous parlez vrai, voilà. Donc j'ai eu du mal à choisir un thème précis pour cet échange. Et donc on va parler de corps, on va parler de sexualité, on va parler de l'amour de soi, de liberté d'être surtout, de liberté d'être et bien sûr de joie parce qu'on est sur Murmure de Joie. Comment vous vous sentez-vous ?
- Speaker #1
Bien, très bien même. Moi je me sens très apaisée. J'ai arrêté l'émission le jour de Noël, le 24 décembre et je reprends la vie. semaine prochaine et j'avais besoin de souffler. Donc, j'ai passé beaucoup de temps toute seule, tranquille, à passer un peu les quatre dernières années qui étaient des années un peu difficiles sur différents plans. Et là, je me sens prête à repartir pour cette année.
- Speaker #0
Ok, super. Je vais parler de l'enfance. Souvent, je commence cette émission par l'enfance. Quand vous repensez à votre enfance, quelles sensations, quelles émotions arrivent en premier ? Est-ce que vous étiez plutôt un enfant intérieur ou plutôt extraverti, sensible ?
- Speaker #1
Alors c'est très compliqué parce que je n'ai pas beaucoup de souvenirs de mon enfance. Alors j'ai les souvenirs évidemment que m'a raconté ma mère. Je crois que j'étais dans les premières années une enfant assez gaie, joyeuse et ensuite peut-être beaucoup plus introvertie. Et je pense, puisque j'ai quand même appris à me connaître depuis tant d'années, je pense que je ne me suis pas sentie très... très comprise en fait par mes parents et je me suis beaucoup isolée justement dans mon univers à moi.
- Speaker #0
Qui était plutôt, parce que je sais que tout ce qui est symbolisme c'est important pour vous, est-ce que c'est un univers imaginaire avec...
- Speaker #1
J'avais un imaginaire en effet très très fort, j'ai pas eu une enfance malheureuse du tout, j'ai des parents tout suffisamment bon pour reprendre une expression bien connue. J'ai été sécurisée, j'ai été aimée, j'ai manqué de rien. Mais je ne me suis pas sentie comprise. Peut-être parce que justement j'avais tellement de désir, d'envie de vivre que forcément il a fallu un peu me restreindre. Oui,
- Speaker #0
canaliser. Et ça a continué jusqu'à l'adolescence ?
- Speaker #1
L'adolescence n'est pas un souvenir très agréable pour moi. Je ne peux pas dire que j'ai eu une adolescence heureuse. Je n'arrivais pas à me trouver en fait. C'était assez compliqué. Mais en fait, j'ai vraiment commencé à me comprendre et à travailler sur mon âme. mon introspection, si je puis dire, bien plus tard après 30 ans. Donc je suis arrivée au moment de l'adolescence avec sans doute une très forte libido, une très forte envie de vivre, mais sans être du tout consciente de qui j'étais vraiment, de ce que j'avais envie, j'ai un petit peu été, enfin j'ai un peu brûlé mes ailes en quelque sorte.
- Speaker #0
D'accord. Vous faites là le lien dans ce que vous dites entre libido et envie de vivre ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr, c'est la même chose.
- Speaker #0
c'est la même chose pour vous ? Oui,
- Speaker #1
je pense que le terme libido est un terme assez complexe. Et j'aime mieux le terme élan vital qui pour moi représente vraiment ce qu'est la libido au sens du corps. En fait, je pense que quand on arrive au monde, il faut une force incroyable pour sortir du ventre de sa mère.
- Speaker #0
Ça doit être dur cette période.
- Speaker #1
Et c'est déjà là que beaucoup de choses se jouent. Alors évidemment on ne s'en souvient pas, mais moi par exemple justement, puisque je parlais d'astrologie tout à l'heure, je me souviens de quelqu'un qui est né avec le cordon ombilical autour du cou. Et déjà ça, ça marque une vie parce qu'il y a déjà un moment difficile au moment de sortir. Et c'est pas... On parle toujours de la mort, mais je crois que la naissance c'est déjà la mort. C'est une sorte de mort puisqu'on part d'un endroit paradisiaque pour affronter le monde extérieur. Il faut respirer, on a froid, on a faim. Et donc voilà, je pense que l'élan vital c'est dès ce moment-là. qu'ils se dessinent et puis ensuite évidemment ça dépend du caractère, ça va dépendre de l'éducation qu'on a des parents, ça va dépendre des tuteurs qu'on va rencontrer. Et puis il y a des gens qui ont un très fort élan vital et c'est sûr que j'ai un très fort élan vital parce que sinon je serais pas, enfin j'aurais pas pu surmonter tout ce qu'il a fallu surmonter dans ma carrière.
- Speaker #0
En parlant d'ailleurs de votre carrière on a donc aujourd'hui vous êtes principalement À la radio, vous faites cette émission sur la sexualité, sur le couple comme je le disais tout à l'heure. Qu'est-ce qui vous a amené à faire cette émission ? Est-ce que c'est un concours de circonstances ? Ou vraiment vous aviez cette envie déjà de pouvoir accompagner les personnes dans leur développement notamment lié au couple et à la sexualité ?
- Speaker #1
En fait vers les années 90 à peu près J'ai commencé à vraiment m'intéresser à la sexologie, à la psychanalyse, à l'astrologie, à la spiritualité etc. Et je me suis beaucoup formée à tout ça et parallèlement je travaillais notamment sur mon 3615 LAE et en audiothèle, où je pouvais comme ça gagner ma vie, ce qui m'évitait de faire des choses que j'avais pas envie de faire, comme par exemple de la télé-réalité ou etc. Et j'attendais mon heure. En fait moi j'ai toujours eu foi En mon avenir, j'ai toujours su que j'allais y arriver, je ne savais pas comment, mais je savais que j'allais y arriver. Et au départ, j'ai cru que je voulais être comédienne, ça n'a pas spécialement bien marché. Ensuite, je ne savais pas trop ce que j'allais faire, mais je savais que ça allait aller. Et donc quand RMC vient me chercher en 2001, j'étais vraiment prête. J'avais animé sur une chaîne du câble, j'avais à un moment donné travaillé pour une chaîne sur le web. Enfin, j'étais prête, j'étais prête pour animer cette émission sur une radio grand public et ça a tout de suite marché.
- Speaker #0
En tout cas, c'est une émission pour moi qui devrait être financée même par la sécu. Parce que vous apportez beaucoup aux gens.
- Speaker #1
Oui, mais je suis très fière de ce que j'apporte aux gens et je suis très fière. Et je dirais même que c'est une reconnaissance qui pour moi n'a pas de prix parce que c'est extraordinaire de temps en temps d'avoir quelqu'un qui vient et qui me dit grâce à vous. Et je crois quand même... que transmettre, arriver à un certain moment de sa carrière. Moi je viens d'avoir 70 ans, ma carrière...
- Speaker #0
Il faudra que vous nous parlez de votre secret avant la fin de l'épisode.
- Speaker #1
Non mais ma carrière, normalement à cet âge-là elle est plutôt derrière soi et savoir aujourd'hui que j'ai encore peut-être 10 ans de travail avec du succès c'est extraordinaire.
- Speaker #0
Oui, moi je peux vous dire merci au nom de toutes les personnes à qui vous avez apporté. Pendant toutes ces années, moi j'ai commencé à vous écouter personnellement, je le disais en 2012. Donc c'était RMC déjà ? Oui,
- Speaker #1
2012, oui. Oui, c'était RMC.
- Speaker #0
Après, je vous ai suivi sur Sud Radio. Et en effet, en fait, alors moi c'était souvent un décalé en podcast. Et oui, on apprend énormément de choses. Ça apporte aussi de la sérénité parce que souvent on peut être incompris sur des sujets et que vous abordez et donc ça donne une nouvelle perspective. Vous nous réconciliez avec nous-mêmes, avec notre corps. Voilà donc merci pour ça.
- Speaker #1
Je prends.
- Speaker #0
Et d'ailleurs il y a... je voulais évoquer un sujet sur... on parle du corps. J'ai pas la statistique mais j'ai aussi entendu sur une de vos émissions où les femmes, il y a beaucoup de femmes qui ne s'aiment pas.
- Speaker #1
Qui n'aiment pas leur corps.
- Speaker #0
Qui n'aiment pas leur corps.
- Speaker #1
Absolument. Plus de la moitié.
- Speaker #0
Donc ça c'est terrible je pense. J'aimerais qu'on prenne un peu de temps sur ce sujet. Est-ce que vous, déjà, à un moment de votre vie, vous n'avez pas aimé votre corps ? Si oui, comment vous avez passé ce cap-là ?
- Speaker #1
Alors moi je ne me trouvais pas spécialement belle quand j'étais adolescente. Je ne me trouvais pas spécialement belle mais je ne peux pas dire que je me trouvais laide. En revanche, j'étais très complexée par mes seins, à qui je dois beaucoup aujourd'hui, je le reconnais aujourd'hui. parce que c'était la mode des petites poitrines et j'avais une forte poitrine et entre filles on se fait pas de cadeaux mais mais je peux pas dire que je n'aimais pas mon corps ok j'étais dans mon corps j'étais bien dans mon corps et ça c'est quelque chose déjà qui est très rare les femmes sont pas bien dans leur corps parce que beaucoup ont des règles douloureuses beaucoup ont des problèmes de poids elle se trouve trop trop grosse, trop maigre. Je crois que ça vient beaucoup d'une société qui valorise trop le physique des femmes. Mais le physique des femmes sur un plan d'esthétique et pas de beauté. Pour moi une femme belle c'est une femme qui est bien dans son corps. aiment les femmes qui sont bien dans leur corps, ils ne cherchent pas des mannequins ou des super top-models. Et ça, ça vient autant des femmes que des hommes. Je dirais même que c'est presque plus les femmes, parce que quand on regarde les magazines féminins, comment elles traitent le corps des femmes, moi je ne comprends pas. Enfin, je veux dire, un magazine féminin, ça devrait être favorable aux femmes, alors que c'est un diktat sur le corps des femmes qui est insupportable.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. D'ailleurs, à l'approche de l'été, souvent le printemps, on a des articles... De régime. De régime, oui. Rentrez dans votre bikini, voici le régime à faire. Donc c'est vrai que ça ne nous aide pas. Et souvent, c'est dans des magazines féminins.
- Speaker #1
Et puis après, il y a encore aujourd'hui, même si ça descend un petit peu, c'est un petit peu moins qu'avant, mais... Et encore aujourd'hui, ce culte de la jeunesse. Comme s'il faut absolument passer par la chirurgie esthétique pour rester jeune.
- Speaker #0
Gommé ses rides, pourtant qui représentent aussi notre vécu. Et puis c'est beau.
- Speaker #1
De toute façon, on ne peut pas faire illusion. C'est un pari perdu d'avance. L'âge, de toute façon...
- Speaker #0
On y passe tous et de toute façon, il vaut mieux accepter. Prendre soin de soi mais ne pas être malheureux parce qu'on prend de l'âge.
- Speaker #1
Absolument, mais parce que je crois qu'on est encore en tant que femme dans l'idée qu'on va plaire pour l'apparence extérieure. Alors moi je crois beaucoup à la beauté intérieure et ce qui plaît le plus chez un homme c'est une femme qui s'ouvre, qui s'offre. Ce n'est pas une femme qui est maquillée jusqu'au bout des ongles.
- Speaker #0
Tout à fait. Et quand on n'aime pas son corps, est-ce qu'on peut s'aimer soi-même ?
- Speaker #1
Quand on n'aime pas son corps, ça va poser un problème déjà sur le rapport intime. Parce que comment on peut être à l'aise totalement dans sa sexualité si on n'aime pas son corps ? suffisamment charmel, le plaisir va permettre de dépasser ce fait qu'on n'aime pas son corps. Mais dans un premier temps c'est toujours compliqué et d'ailleurs on voit bien pour la la plupart des femmes, leur sexualité commence à être épanouissante rarement avant 30 ans.
- Speaker #0
Parce qu'elles s'acceptent plus ?
- Speaker #1
Oui parce qu'elles ont découvert ce qu'elles aimaient et ce qu'elles n'aimaient pas. Et quand on a 15-20 ans c'est très compliqué de savoir ce qu'on aime et ce qu'on n'aime pas en tant que femme. Pour les hommes c'est plus simple parce qu'ils ont un pénis qui reste réagit au quart de tour et qui donc les emmène là où il voudrait même parfois pas aller d'ailleurs.
- Speaker #0
Ok, ok, ok. Alors on est entouré un peu d'animaux, de chiens en tout cas.
- Speaker #1
On est très entouré de chiens oui.
- Speaker #0
Très beau, très belle parce que c'est des femelles toutes.
- Speaker #1
Donc vous
- Speaker #0
Vous aimez les animaux, vous aimez les chevaux aussi.
- Speaker #1
J'ai beaucoup eu de chevaux, oui.
- Speaker #0
Voilà. D'où vient cet amour pour les animaux ? Est-ce que ça a commencé dès l'enfance ou c'est venu avec le temps ?
- Speaker #1
Alors, toute petite, j'étais déjà très attirée par les chiens. puisque dès qu'il y avait un chien, je me jetais dessus et ma mère m'a retrouvée plusieurs fois dans des niches de chiens méchants. Je ne me suis jamais fait mordre. Donc, je pense qu'il y a un rapport très fort à l'animal. Et ça, je pense que ça vient de ma difficulté enfant à me sentir comprise par l'humain.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et avec l'animal, et notamment particulièrement avec le chien, mais également avec le cheval, peut-être moins avec le chat, avec le chien il y a une compréhension. en Sion immédiate qui moi me fait m'apaise et je pense que j'ai même besoin d'avoir des chiens c'est une façon pour moi d'être... d'être en paix. Je suis quelqu'un qui aime bien la solitude, qui a besoin d'être seule aussi. Il faut dire que quand on fait un travail comme je le fais, on a besoin aussi de se ressourcer. j'aime ma solitude aussi parce que je suis entourée de cette affection canine et qui est à la fois très joyeuse et très reposante. Parce que le chien, il est capable d'être très joyeux. tout le monde était là prêt à vous accueillir et en même temps la seconde d'après, elles sont particulièrement paisibles. Et puis il y a quelque chose de très fusionnel dans l'amour qu'on a pour son chien et que le chien a pour son maître. C'est une fusion totale. Il n'y a pas la moindre petite note de haine.
- Speaker #0
C'est une fusion vraie.
- Speaker #1
Oui, qui n'existent pas entre humains.
- Speaker #0
Compliqués oui.
- Speaker #1
Et moi j'ai besoin de cet amour total.
- Speaker #0
Et donc il vous apporte beaucoup de joie parce qu'on est sur Murmure de
- Speaker #1
Joie, on va parler un peu de joie.
- Speaker #0
prendre la tête pour se faire pardonner souvent quand ils font des bêtises.
- Speaker #1
Oui, et puis c'est... Enfin je veux dire ce n'est pas des bêtises pour nous faire du mal.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Il n'y a pas de calcul chez l'animal. Donc non, ça m'apporte beaucoup de joie parce que si vous vous mettez à chanter, danser, ils vont être joyeux avec vous. Et puis moi, tous les matins, je vais me promener avec mes chiens. Est-ce que j'irai à me promener toute seule, je ne suis pas sûre. Donc il nous emmène aussi dans la joie de faire bouger son corps.
- Speaker #0
Toujours en parlant de joie, est-ce qu'il y a une joie dans la sexualité ?
- Speaker #1
J'espère !
- Speaker #0
Et est-ce que, disons pour vous, quelle serait la différence entre la joie et le plaisir ? Parce qu'il y a du plaisir dans la sexualité. Ma question : est-ce qu'il y a de la joie dans la sexualité ? J'ai ma réponse mais j'aimerais bien avoir la vôtre. Et puis voilà, quelle est pour vous la réponse, la différence entre le plaisir et la joie ?
- Speaker #1
Ben moi je crois que déjà, joie à jouir on n'est pas loin.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #1
Donc il faut bien comprendre que quand on dit "je jouis de la vie", ça veut dire qu'on est joyeux, donc forcément dans la sexualité il devrait y avoir que de la joie. Ce n'est pas le cas évidemment. Maintenant le plaisir j'ai presque envie de dire qu'il faut aller le chercher et la joie arrive.
- Speaker #0
C'est vrai, la joie elle nous tombe dessus.
- Speaker #1
Voilà mais la première particulièrement pour les femmes Je crois que la première chose à dire si on veut parler de sexualité, je fais bien la différence entre sexualité et sexe, si on veut aller vers la sexualité il faut aller chercher le plaisir. Et pour aller chercher le plaisir il faut ressentir, il faut laisser le corps ressentir. et c'est toute la difficulté si on est trop dans la cérébralité donc à partir de ce moment là si on n'aime pas son corps par exemple on va avoir plus de mal à être dans le ressenti de son corps si on veut vraiment plaire parce qu'on est follement amoureuse on va avoir peur de ne pas faire ce qu'il faut, etc. du coup on va être moins dans le ressenti donc je crois qu'il faut vraiment aller vers le plaisir et donc ça c'est un acte un petit peu volontaire après je pense que la joie elle arrive si on est dans le plaisir la joie elle arrive alors après elle va arriver jusqu'à jusqu'à l'orgasme ou pas ça c'est pas grave ça moi ce que ce que je dis souvent c'est que d'abord les chiffres sont éloquents toutes les femmes n'arrivent pas systématiquement à l'orgasme lors d'un rapport sexuel mais ce qui est important c'est d'être dans la joie et dans la jouissance en fait et puis après si l'orgasme est là tant mieux c'est un plus mais s'il n'est pas là c'est pas très grave il y aura eu de toute façon un moment de partage de joie tout à fait souvent les les femmes bon il ya des livres là dessus mais la
- Speaker #0
sexualité elle a quand même vécu comme une contrainte comme quelque chose de forcé ce qui est un petit peu dommage je trouve parce que euh Une personne qui est bien dans sa sexualité, alors on parle de sexualité consentante, consentie, voilà, on parle de la sexualité, on va dire, pas forcée. C'est vraiment vécu assez souvent, même quand j'entends les gens qui vous appellent, comme une contrainte un petit peu, comme quelque chose où ils se sentent un peu forcés. Vous savez, vous pensez que ça vient de quoi ça en général ? Alors, il y a beaucoup de sexophiles, comme on le dit dans votre émission,
- Speaker #1
parce que quand on vous écoute,
- Speaker #0
c'est qu'on s'intéresse au sujet. Mais moi, je ressens quand même que la plupart des gens, même quand je parle avec les personnes autour de moi, les femmes, elles ne se sentent pas... On ne sent pas un plaisir ou une joie d'aller vers une sexualité joyeuse, quoi.
- Speaker #1
C'est compliqué parce que très souvent, en tant que femme, on va... un petit peu quand même subir les assauts de l'homme qui lui... Moi j'aime bien rappeler que l'homme il est dans la pulsion sexuelle, la femme est dans le désir sexuel. Donc nous on est dans le désir, donc le désir de quoi ? Désir de plaire, désir de séduire, désir de faire plaisir, désir d'avoir du plaisir. On voit bien comment c'est complexe pour une femme d'arriver à être dans sa sexualité. Et ça, moi je... J'ai connu toutes ces étapes. Moi quand je fais du porno, évidemment je ne suis pas dans mon plaisir, je suis dans le désir de séduire, le désir de plaire. Après j'ai comme beaucoup de femmes et c'est pas grave été dans le désir de l'autre. Et puis à un moment donné, à force de ne pas être dans son désir, on peut se couper de la sexualité. Parce que surtout, je pense surtout avec la manière dont la société parle de la sexualité. Alors il y a eu une époque où une femme honnête, il ne fallait pas trop qu'elle soit une femme libre de son corps et dans la sexualité. Aujourd'hui, avec cette question du consentement qu'on nous rabâche sans arrêt les oreilles, et avec toutes ces questions où soi-disant on aurait été abusé, je trouve ça stupide de dire aux femmes qu'il ne faut faire l'amour que si on en a vraiment envie. Parce que ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on n'est pas capable de démarrer des caresses avec l'homme qu'on aime, avec l'homme avec qui on est bien, Et puis peut-être que ça peut aller jusqu'au plaisir et à la jouissance. Et sinon... Si ça n'a pas été désagréable et si on n'a pas eu mal, on aura de toute façon passé un bon moment. Donc je pense qu'il y a tout ce discours aujourd'hui qui va aussi à l'encontre de ce qui peut aider les femmes à se libérer. Moi j'ai réellement l'impression qu'on n'a toujours pas compris comment on peut libérer les femmes et à mon avis je ne pense pas que les femmes aient envie d'être libérées.
- Speaker #0
Les femmes se mettent beaucoup de pression aussi et puis je trouve que c'est très bien les MeToo, voilà tout c'est... Bien sûr, MeToo a été indispensable. Mais là on est entre, je trouve, c'est mon avis qu'on passe... en tout cas souvent on est sur une étape je fais attention parce qu'on ne peut pas dire grand chose aujourd'hui moi je peux le dire qu'être victime finalement je pense vraiment à toutes les victimes et je sais de quoi je parle donc il n'y a pas de sujet là-dessus, mais j'ai l'impression que c'est devenu un statut voilà un peu à la mode et c'est dommage parce que ça dessert finalement.
- Speaker #1
Mais c'est toute la question de est-ce que les femmes ont envie d'être libres puisqu'aujourd'hui elles se posent en victime, on ne peut pas être libre et être victime. Moi quand j'arrête le porno si je m'en suis sortie c'est parce que je ne me suis pas posée en victime, j'aurais pu me victimiser, ce n'était pas de ma faute, c'était ma soeur, c'était ci, c'était ça et Et je pense que je ne m'en serais pas sortie. J'aurais eu un moment où on m'aurait portée au nu, victime, machin, etc. Mais pour être libre, il faut se sortir de son rôle de victime.
- Speaker #0
Je partage complètement.
- Speaker #1
Et à partir du moment où on nous dit qu'on est victime et qu'on nous rabâche que si on avait un peu bu et que le mec a abusé de nous, on est une victime. Non ! Ça veut dire que les femmes ne sont pas capables de savoir quand elles ont bu si elles ont envie ou pas d'avoir un acte sexuel. Donc moi, je sais que j'ai j'ai un discours qui est assez insupportable pour beaucoup de femmes, mais je pense que la seule manière d'être libre, c'est de se sortir de son rôle de victime. Et puisqu'aujourd'hui, on a intérêt à être une femme victime, ça veut bien dire qu'elles n'ont pas envie d'être libres.
- Speaker #0
Bon, j'espère en tout cas que ça, ça va changer et que les femmes vont plus s'assumer et bien sûr, on reconnaît les vraies victimes dans ce qu'on est en train de dire. Et même quand quand on est une vraie victime, il faut en fait aller de l'avant. Alors toutes les victimes... Et ne pas se morfondre.
- Speaker #1
Tout le monde ne peut pas aller de l'avant. Il y a des victimes qui sont vraiment... Qui restent à terre. Mais c'est là où il faut les aider. Mais je pense qu'on est dans un pays où quand même on peut être aidé quand on a du mal à grandir. Puis on a quand même beaucoup de pistes qui permettent aux femmes de s'en sortir. Mais je crois quand même que la question aujourd'hui se pose vraiment de... Je ne vais pas dire d'une guerre des sexes, mais quand même d'une relation complexe entre les hommes et les femmes. Parce qu'on voit aussi beaucoup de courants masculinistes qui prennent de plus en plus d'ampleur. Je pense qu'on va aller... encore pendant quelques années dans une difficulté entre les sexes. Mais il y aura un moment où ça va se réconcilier. Mais j'espère, parce que c'est quand même... Il faut rester dans la joie.
- Speaker #0
C'est quand même une perspective plus heureuse. Mais en effet, je suis sympa 100% d'accord qu'on voit vraiment plus de féministes radicales et beaucoup de masculinistes, même si le mouvement est plus récent, radicals aussi. Ou radicaux plutôt. Et donc oui, j'espère en tout cas que les hommes et les femmes vont se retrouver parce que c'est tellement beau de s'unir, de s'aimer. Et de grandir ensemble.
- Speaker #1
Oui, et puis je crois surtout qu'on est très complémentaires. Alors, on est très différents, ça c'est sûr. On est très différents. Un homme et une femme, ce n'est pas la même chose, contrairement à ce que croient certaines féministes d'ailleurs. Mais en même temps, on est très complémentaires. Moi, je ne serais pas la femme que je suis si je n'avais pas rencontré tous ces hommes qui m'ont apporté confiance en moi. qui m'ont nourrie dans mon narcissisme. Il n'y a rien de plus extraordinaire pour une femme de se sentir aimée, désirée par un homme. Mais vous voyez, par exemple, récemment, Brigitte Bardot nous a quittés et elle avait un discours assez chouette sur justement ce que c'est qu'une femme. Une femme, au fond, a besoin de se sentir... je ne vais pas dire sécurisée au sens total du terme, mais moi je trouve que c'est extraordinaire de sentir un homme qui nous prend dans ses bras et cette force qui rejaillit sur nous, comme on lui apporte notre féminité, notre douceur.
- Speaker #0
C'est cette complémentarité aussi d'énergie.
- Speaker #1
Oui, oui, oui, absolument. C'est vraiment la rencontre du yin et du yang, comme on dit. Et puis, il y a une chose aussi qui m'énerve beaucoup, c'est cette critique sans cesse du patriarcat. Mais sans le patriarcat, l'humanité n'existerait plus. À un moment donné, il fallait des hommes qui allaient mourir à la guerre pour défendre le territoire, et il fallait des femmes qui mettent au monde des enfants parce qu'il fallait... D'abord, il y avait une mortalité infantile terrible. Il fallait des enfants pour labourer. Il fallait des enfants. Enfin, c'était une... Et les rôles étaient bien distribués. Et est-ce qu'en 14-18, les femmes auraient préféré être dans les tranchées ? Je ne crois pas. Moi, je préférais travailler dans les champs et éventuellement être enceinte. Donc, je crois qu'on oublie un petit peu... tout ce qui a fait l'humanité. Et aujourd'hui, je crois, et moi c'est ce qui me fait un peu peur, je crois que les femmes n'ont plus envie des hommes. Elles ont l'impression, et cette toute-puissance pour moi me paraît très dangereuse pour elles parce que quand on se croit toute-puissante, on n'a pas besoin d'un homme, on n'a pas besoin des hommes plus exactement, et bien c'est qu'on n'a rien compris à ce qu'on est.
- Speaker #0
On a besoin les uns des autres.
- Speaker #1
Oui, je pense qu'une femme se construit mieux dans sa relation aux hommes. Pas obligée d'avoir autant d'amants que j'en ai eu, c'est ce que je veux dire. Mais voilà, après on peut bien sûr avoir une relation... lesbiennes, entre femmes, mais à ce moment-là il y aura toujours une qui sera le yang, le masculin et c'est comme ça qu'elle se construit et comme chez les gays, il y a souvent
- Speaker #0
Oui, il y a besoin de cette polarité dans tous les cas,
- Speaker #1
que ce soit des couples homosexuels ou homosexuels Pour l'instant, on n'a pas encore de recul, mais il est certain que tous ces enfants qui auront été élevés trop par des femmes seules Parce que moi, je n'ai pas de problème qu'une femme élève seule son enfant, à condition qu'il y ait autour des images d'hommes. Comme on sait qu'il n'y a pratiquement que des femmes dans l'éducation nationale, si en plus la femme élève seule son enfant sans homme autour, ça risque de faire une société différente. Alors peut-être que ce sera mieux, je n'en sais rien. Mais il faut une figure. Mais à mon avis... On le voit d'ailleurs dans les entreprises où il y a une complémentarité homme-femme. Il y a toujours des entreprises qui vont mieux. La femme apporte quelque chose de plus harmonieux dans le travail. Elle travaille plus dans l'avenir de la société pour que la société perdure bien. L'homme, lui, va plus travailler sur la recette immédiate. Et les deux sont complémentaires.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. Bon, mais intéressant. Et on parle vrai comme dans votre émission. Je reviens toujours sur l'espace du couple. Est-ce que vous pensez que l'espace du couple peut être un espace où la joie intérieure des uns et des autres se construit ? On parlait de complémentarité. Là, je parle de couple, que ce soit un couple homo ou hétéro. Mais est-ce que vous pensez que... Ensemble, on peut créer un espace de joie intérieure vraiment à deux.
- Speaker #1
Oui, moi je crois beaucoup au couple. J'ai tendance à dire que le couple, c'est comme la démocratie, c'est le moins pire des systèmes. Parce que c'est vrai que la vie à deux a aussi des inconvénients, il y a des compromis à faire, etc. Mais vous voyez, si je pense à la joie dans le couple, moi quand j'étais mariée, j'ai été très heureuse pendant au moins 15 ans. Quand j'avais une bonne nouvelle, ma première envie, c'était d'appeler mon mari pour partager avec lui cette joie. Et ça, c'est le couple. Ça, c'est la joie dans le couple. On n'est jamais seul, que ce soit dans les moments difficiles ou dans les moments joyeux. Et ça, c'est vraiment cette lumière-là que le couple apporte. Après, s'il n'y a pas cette lumière-là, c'est que le couple fonctionne mal, évidemment.
- Speaker #0
Comment on peut cultiver la joie dans le couple ? Alors là, je parle vraiment de la joie, on va dire, comme sentiment.
- Speaker #1
Je pense que pour cultiver la joie dans le couple, il faut éviter le plus possible les reproches. Si on a des reproches à faire, il faut arriver à les formuler autrement que par des reproches. Et il faut avoir beaucoup de bienveillance, l'un pour l'autre. Parce qu'on est des êtres humains avec des défauts, et forcément on va s'accrocher. Mais la plupart du temps, on s'accrochera sur des choses qui ne sont pas réellement le problème du couple. Si on s'accroche, c'est qu'il n'y a peut-être plus assez d'intimité. Quand je dis d'intimité, ce n'est pas forcément de sexualité. Mais en tout cas, de cette fusion des corps, de ton braille, de toucher, de plaisir juste d'être ensemble et de partager des moments de joie.
- Speaker #0
Donc, l'intimité permet de cultiver. C'est un cocon,
- Speaker #1
le couple. Je parlais tout à l'heure de ma relation avec les chiens. Normalement, il doit y avoir ça dans le couple. C'est pour ça que je dis souvent, c'est important dans son couple de respecter des moments où on ne doit pas se mélanger. Moi, je suis assez contre, par exemple, les couples qui vont se laver ensemble dans la salle de bain. je pense que ça c'est des moments qui se brossent les dents je ne parlerai même pas de la porte ouverte des toilettes il y a des petites choses comme ça à respecter évidemment si il y en a un des deux qui est malade là on fait l'impasse sur tout ça parce que c'est ça aussi qui traite dans le couple mais sinon quand on va bien moi je pense qu'il faut faire l'effort qu'on ferait avec un invité d'ailleurs Merci. préserver une certaine intimité de soi en fait c'est c'est un bon point parce que je pense qu'il ya beaucoup de couples qui qui font plus attention à ces choses là c'est ça on devient un meuble l'autre et moi moi je pense que ça a été d'ailleurs un des problèmes dans mon couple je reconnais que quand je voyais mon mari la journée avec sa salopette parce qu'il adorait Faire des bricolages ou jardiner et que le soir pour manger il restait dans sa salopette, pour moi ça ne m'allait pas. Je considérais que si on avait reçu des amis, ce serait changé. Donc pourquoi pour moi il ne se changeait pas. Donc je crois que ça c'est des choses qui sont importantes à maintenir dans un couple. Mais c'est compliqué parce que ça demande...
- Speaker #0
Ça demande de continuer à avoir envie de séduire en fait et de considérer que l'autre n'est pas complètement acquis pour toujours.
- Speaker #1
Il n'est jamais acquis pour toujours de toute façon l'autre. Bien sûr. Donc c'est ça qui est important. Mais c'est pour ça que la vie à deux, la routine, s'en détue l'amour. Moi j'aime bien quand on peut avoir chacun un peu quand même son espace. Et ces couples-là s'en sortent mieux en général.
- Speaker #0
Donc chacun chez soi si on peut, mais si on vit dans la même maison ou le même appartement, que chacun puisse avoir quand même son...
- Speaker #1
Un peu son jardin secret, un peu son espace à soi.
- Speaker #0
Ok, très intéressant. Je vais parler de joie intérieure encore. Pour vous, vous m'avez parlé de la différence entre le plaisir et la joie. Et la joie, quand j'en parle, souvent les gens confondent avec le plaisir ou la joie comme émotion un peu foufou parce qu'on a appris une bonne nouvelle et qu'on est tout content. Et moi, quand je parle de joie intérieure, on en a parlé un petit peu en off avant de commencer l'enregistrement. C'est vraiment ce talent vital. que vous avez nommé. Est-ce que pour vous, c'est cette définition-là ? Est-ce qu'il y en a une autre ? Ou est-ce que vous voulez compléter ? Moi,
- Speaker #1
je pense que ce que je mettrais dans la joie intérieure, c'est la dimension spirituelle. C'est-à-dire ce sentiment d'exister et de savoir pourquoi on existe. Je crois qu'on ne peut pas... J'ai parfois échangé avec des personnes qui étaient très athées. qui n'avait donc aucune croyance en rien, et il manque cette joie intérieure, ce qui irradie de la personne. Je pense que pour moi, ce serait ça, la joie intérieure, ce sentiment d'exister pas pour rien. Alors après, on peut avoir la joie intérieure d'exister parce qu'on a des enfants, parce que... Je ne sais pas moi, on est jardinier.
- Speaker #0
On a réalisé, je ne sais pas, on a une association. Oui,
- Speaker #1
la joie. Après, chacun met sa joie intérieure là où il veut. Mais si on a un sentiment que la vie n'a aucun sens, ne vaut rien, qu'on est là par hasard et que de toute façon tout va mal finir, je ne pense pas qu'on puisse être dans la joie intérieure.
- Speaker #0
Donc ça passe par croire en tout cas que ça soit... Dieu ou l'univers.
- Speaker #1
Croire et avoir des rêves ou des ambitions ou des désirs. Parce que regardez les enfants, les jeunes enfants, ils ont cette joie intérieure parce qu'ils sont ouverts au monde et ils croient qu'ils vont enfin, à part malheureusement, on voit bien d'ailleurs, pour moi, c'est un des premiers signes qu'un enfant va mal, c'est quand il n'a plus cette joie intérieure. C'est parce que c'est maltraité, abusé, battu. ou très malade, et encore, quand vous regardez certains enfants qui sont atteints de leucémie, cette joie quand même intérieure qui irradie, qui est extraordinaire d'ailleurs.
- Speaker #0
Et vous, vous savez où elle est située, votre joie intérieure ? Vous savez ce qu'il a ? Alors la joie, on dit que c'est une grâce, que ça nous tombe dessus, et c'est vrai, parce que parfois on peut se réveiller le matin avec une joie, mais sans savoir d'où ça vient d'ailleurs exactement. Et vous, est-ce que vous savez la situer, votre joie ?
- Speaker #1
Moi, ma joie intérieure, elle vient sans doute de ma première passion qui était l'astrologie. Et dans un thème astral, vous avez le sens qu'il faut donner à sa vie. Et donc, ça a été mon premier guide, ma première lumière qui m'a indiqué le chemin qu'il fallait que je prenne.
- Speaker #0
D'accord, donc le fait d'avoir fait votre thème astral assez tôt, c'est à quel âge ? D'avoir étudié mon thème astral,
- Speaker #1
de m'être intéressée à l'astrologie, oui. Et c'est quelque chose que je vois souvent quand je fais le thème de quelqu'un. Alors je ne le fais que pour des amis parce que je n'ai pas l'intention.
- Speaker #0
Vous avez bien pu rajouter ça parce que j'allais vous demander de faire mon thème.
- Speaker #1
J'aime bien voir justement comment la personne par rapport à son potentiel, parce qu'en fait le thème astral ça donne le potentiel. Comment la personne, avec son potentiel, a dirigé sa vie et souvent, qu'est-ce qu'elle peut améliorer pour être encore plus dans le bon chemin ? Mais il n'y a pas de destinée, ce n'est pas non plus une destinée l'astrologie, on a son libre arbitre. Mais il est évident que si vous avez un terrain où il faut planter des palmiers et que vous essayez de... planter des boulots qui vivent plutôt dans les pays froids, ça va être compliqué. Vous réussirez moins bien votre vie. Mais après tout, c'est votre choix.
- Speaker #0
Ok. Très bien. Est-ce que vous avez, vous souhaitez aborder un sujet pour nos auditeurs ? Un sujet que je n'aurais pas... On a un beau rayon de soleil là. C'est la joie.
- Speaker #1
C'est un signe.
- Speaker #0
Est-ce que vous souhaitez aborder un sujet que je n'ai pas évoqué ?
- Speaker #1
Ce que je pourrais dire pour conclure, parce que j'entends tout le temps des gens avec qui j'essaie toujours de leur donner du positif. Ça fait partie vraiment de ma force de vie. J'aime donner toujours aux gens du positif et j'aime toujours leur donner des solutions. Je crois qu'il faut toujours essayer. Et moi, ça m'agace beaucoup quand je les entends, quand je leur dis, et qu'ils me répondent, qu'ils me répondent, pardon, oui, mais... Non, il n'y a pas de oui, mais. il faut y aller et puis parfois on n'y arrive pas mais au moins on aura essayé et ça je crois que c'est même nos erreurs, même nos échecs ça nous apporte quelque chose alors que rester et ne pas oser c'est ne pas aller toucher la joue super,
- Speaker #0
et bien c'est une très bonne conclusion, merci beaucoup Brigitte Laé de m'avoir reçu et merci pour cette conversation merci à vous de nous avoir écouté si cette conversation a résonné pour vous n'hésitez pas à la partager autour de vous à vous abonner à Murmure de Joie sur toutes les plateformes d'écoute à laisser un commentaire une note, voilà, toute réaction que vous souhaitez vos retours font vivre ce podcast et permettent à toutes ces belles paroles de continuer à circuler merci