- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans Murmure de joie. C'est avec une grande joie donc que je vous propose aujourd'hui cette conversation avec Julien Perron.
- Speaker #1
Merci d'avoir accepté mon invitation,
- Speaker #0
Julien.
- Speaker #1
Avec plaisir. Ça fait quelques années que je vous suis, donc c'est un grand plaisir de vous avoir enfin avec moi pour faire cet échange. Donc, Julien, vous vous définissez comme un chef d'entreprise intuitif. Vous êtes… Vous êtes le créateur d'Innovation en éducation et de C'est quoi le bonheur pour vous ? Donc, qui s'incarne sous plusieurs formes. Donc, un projet, donc un film vu par plus de 2 millions de spectateurs. Podcast, un livre, un jeu de cartes, si on peut l'appeler comme ça. Il y a aussi le congrès que vous avez créé et toute une communauté qui se retrouve autour de vous, autour des valeurs que vous partagez, en tout cas avec eux. On vous connaît notamment. pour ce long voyage à travers 25 pays et plus de 1500 rencontres qui a donné naissance à votre documentaire, on en parlera. Et depuis plus de 20 ans, vous multipliez les initiatives autour de l'éducation, j'en ai cité quelques-unes, autour de la connaissance de soi, du voyage, avec toujours la même intention, c'est de semer des graines qui inspirent. Et donc moi, vous m'avez inspirée, c'est pour ça que je vous invite aujourd'hui aussi dans mon podcast. Donc avant de commencer cette conversation, je voulais qu'on prenne... un petit peu de temps, peut-être trois secondes, juste pour se poser et habiter cet espace-là. On a eu des petits soucis techniques avant de commencer le podcast, donc ça va nous permettre de descendre un petit peu, en tout cas moi, puis on va juste donner trois secondes de silence et on démarre si ça vous va.
- Speaker #0
Avec plaisir.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Avec plaisir.
- Speaker #1
Alors, ma première question, elle est vraiment d'une facilité, donc vous me pardonnerez pour ça. C'est tout simplement, c'est quoi le bonheur ? pour vous, Julien ?
- Speaker #0
Ça me fait sourire parce que comme je dis très souvent, on m'a posé beaucoup de fois la question, c'est quoi le bonheur pour moi ? En fait, le film que j'ai réalisé, donc C'est quoi le bonheur pour vous, il est sorti en 2017. Donc là, ça fait déjà quasiment un peu plus de 8 ans maintenant qu'il est sorti. Et quand je réalisais le film, ça a commencé en 2013. J'avais déjà interviewé quelques milliers de personnes et c'est vrai que souvent, les... Les personnes que j'interviewais me disaient « Julien, vous allez devenir le spécialiste en bonheur. On va vous appeler Monsieur Bonheur. C'est quoi le bonheur pour vous ? » C'est vrai qu'on m'a posé la question plein de fois. Je ne vais pas spoiler le film. D'ailleurs, pour les gens qui aimeraient voir le film, il est sur YouTube. Maintenant, il est en accès gratuit depuis quelques années. On tape « C'est quoi le bonheur pour vous ? » sur YouTube et on tombe sur le film. À la fin du film, il y a ce qu'on appelle le générique de fin. Là, je donne ma définition du bonheur. pendant quelques minutes. Et en fait, alors si ça ne te dérange pas du tout, moi, je vais plutôt te tutoyer que vous voyez.
- Speaker #1
Ok, très bien.
- Speaker #0
Je suis à l'aise avec ça. En fait, si tu veux, quand j'ai commencé à créer mon entreprise donc il y a 25 ans en arrière, je me suis posé plein de questions et notamment, je me suis posé la question de c'est quoi mes besoins. Moi, là, j'ai 46 ans et à l'époque, quand je l'ai créé, j'avais 23 ans et j'ai réfléchi notamment à c'est quoi mes besoins en fait, j'ai besoin de quoi moi dans ma vie de tous les jours pour être bien pour être heureux, pour tendre vers le bonheur, en fait, tout simplement. Et mes besoins n'ont pas trop évolué, en réalité, depuis que je me suis posé cette question. C'est un peu comme des réservoirs d'énergie qui sont très importants dans ma vie, que j'essaye de remplir du mieux que je peux. Et parmi ces réservoirs d'énergie, mes besoins, moi, je me considère comme quelqu'un d'épicurien. Donc, j'aime bien prendre le temps, notamment chez moi, de cuisiner des bons plats qui m'apportent de l'énergie, de la vitalité, avec des jolies couleurs. Le voyage est quelque chose de très important aussi dans ma vie, notamment pour la découverte que ça amène au niveau de la culture et plein de choses, des paysages. Le contact avec les gens est très important aussi pour moi. Malgré que je me considère comme un loup solitaire, j'ai vraiment besoin aussi de rencontrer des gens et de les découvrir. Je suis passionné de l'être humain. Il y a l'amour aussi, l'amitié. Et puis la nature, parce que je passe beaucoup de temps dans la nature dans l'année. Il y a à peu près six mois de l'année, on va dire, où je suis en pleine nature. Donc ça, c'est mes besoins hyper importants qui me permettent justement de tendre vers le bonheur. Donc c'est quelque part, c'est un peu répondre à la question, c'est quoi le bonheur pour moi ?
- Speaker #1
Ok, c'est très clair. Donc la nature, les rencontres, le partage, la découverte.
- Speaker #0
Le voyage, le côté épicurien. Épicurien de l'avenir, oui, épicurien de... C'est vrai que j'aime bien que mon père ait été chef gérant de... pendant toute sa carrière, de plein de restaurants à Paris. Je crois qu'on nous a transmis ça.
- Speaker #1
Ok, très bien. Justement, vous parlez de votre père, on va parler de l'enfance. Si vous êtes d'accord, bien sûr, vous nous partagez ce que vous avez envie de nous partager là-dessus. Mais j'aime bien parler de l'enfance de mes invités parce que... C'est vraiment le moment où on est nous-mêmes, en fait, avant d'être un petit peu conditionnés par la société, notre éducation et notre entourage. Donc, je serais intéressée par savoir quel enfant tu étais, Julien. Qu'est-ce que l'enfant s'est posé en toi, qui est encore là, fortement entré aussi ?
- Speaker #0
J'allais te dire, il faudrait demander à mes parents. Moi, je me considère... Déjà, ce qu'il faut peut-être comprendre, c'est que... Je suis ce qu'on appelle maintenant, parce qu'à l'époque, il n'y avait pas cette étiquette. Je suis quelqu'un de neuroatypique. Moi, je suis dyslexique et dysorthographique. Et je suis aussi HPE, HPI et hypersensible. Donc, ça fait beaucoup d'étiquettes. Mais c'est vrai qu'à l'époque, moi, je suis en 78. Comme moi. Ah ben voilà. On ne maîtrisait pas beaucoup ces notions, et notamment les enseignants, les profs. faisaient comme ils pouvaient, je pense, pour accompagner les enfants un peu différents. J'étais le seul de ma classe à être différent. Donc déjà, c'est important d'avoir cette info-là, parce que ça veut dire que, comme je suis neuroatypique, ça veut dire que j'utilise mon cerveau pour une manière très synthétique, j'utilise mon cerveau de manière très différente de la moyenne. Et donc, ce qui veut dire que j'ai un regard sur la vie, sur les gens, une créativité sur le monde qui est très différente de beaucoup d'entre nous. Moi, de mon prisme, c'est pour ça que je disais qu'il faudrait en parler à mes parents. Donc moi, de mon regard, j'ai une enfance plutôt joyeuse, même si le système scolaire, c'était très compliqué pour moi. Donc j'ai perdu confiance en moi très tôt. Donc ça, c'était le côté un peu négatif, on va dire, de mon enfance. Oui, j'ai perdu totalement confiance en moi parce que j'avais l'impression d'être nul, que je ne servirais à rien dans la société parce que... Je fournissais énormément d'efforts, je mettais beaucoup d'énergie pour faire comme tout le monde. Et puis, en fait, je n'y arrivais pas, j'avais des notes catastrophiques. Donc, tu te dévalorises très rapidement. Et en plus, le système scolaire, c'est en plus que certains enseignants rajoutent, tu sais, parfois des petites jokes, des petites blagues pour faire rire tout le monde quand on te remet les notes. Et toi, ça t'enfonce encore plus. Donc, ça, ça a été compliqué. Mais j'ai eu de la chance quelque part parce qu'assez tôt, j'ai découvert le kung fu. Et ça m'a permis de retrouver confiance en moi parce que d'un coup, j'avais un adulte qui croyait en moi et qui m'a attiré vers l'autre, très clairement. Donc, ça m'a amené à être champion de France en 1999, puis après, d'Île-de-France. Et donc, cette confiance que j'ai perdue à l'école, je l'ai retrouvée dans les arts martiaux. Donc, c'est venu un peu équilibré. Ce qui veut dire qu'après, moi, sur une grande partie de mes études, j'allais à l'école pour m'amuser, en fait, pour me retrouver avec mes potes et passer un bon moment. plus que pour... que pour apprendre, parce que le format de l'éducation nationale ne correspondait pas à ma méthodologie d'apprentissage. Donc j'étais un enfant joyeux, assez turbulent, mais pas turbulent à ennuyer tout le monde, plutôt turbulent dans le sens où j'avais un trop-plein d'énergie et j'avais du mal à canaliser cette énergie, donc je faisais comme je pouvais. Et puis oui, une enfance aussi vraiment top. Ma mère nous a fait découvrir la montagne. Donc, maintenant, je suis passionné de randonnée. J'accompagne des gens sur Compostelle. J'ai tellement eu cette transmission. Mon père, lui, est sportif. Donc, il a fait 42 marathons. Donc, il nous a amenés aussi dans toute cette dimension à prendre soin de nous et faire attention à notre alimentation, etc. Donc, voilà. Moi, j'ai grandi, je trouve, dans un environnement qui est un peu particulier. Tu sais, nous, on était Avenue Montaigne à Paris. Avenue Montaigne, c'est une des plus belles avenues à Paris. Puis, je crois aussi dans le monde. Mais en même temps, on était gardien d'immeuble. Donc, on vivait à quatre dans un 40 mètres carrés. Donc, c'est tout petit. Donc, il y avait un grand manque de liberté, ce qui veut dire qu'une grande partie de mon enfance, moi, j'étais dehors parce que c'était trop petit chez nous. Donc, j'étais très souvent dehors, en fait, en train de m'amuser dans les parcs, d'aller chez des potes, etc. Donc, j'ai eu une enfance, je pense, qui était d'un côté privée de liberté par un espace qui est très confiné. Et d'un autre côté, je gagnais en liberté parce que j'étais très souvent dehors. Donc il y avait encore une notion d'équilibre. Et puis voilà ce que je peux dire. Je suis plutôt très content de mon enfance en réalité. Malgré le contexte, je pense que beaucoup auraient posé un regard un peu négatif sur ce que j'ai pu vivre. Mais moi, j'en garde quelque chose de très positif. Tu vois, mon frère qui a cinq ans de plus que moi, il a un point de vue totalement différent.
- Speaker #1
Oui, pas la même perception surtout. La perception finalement, c'est très important.
- Speaker #0
Oui, je pense.
- Speaker #1
Et peut-être aussi que, je ne sais pas, je me permets, mais tu avais peut-être une vie intérieure. assez riche pour permettre de te réfugier là-dedans et puis les amis tu parlais du partage qui est important pour toi donc retrouver aussi tes amis aller à l'extérieur en fait j'avais beaucoup beaucoup beaucoup de potes mais vraiment beaucoup
- Speaker #0
d'univers divers et variés. C'est vrai qu'en parallèle de ça, pour compléter, j'ai fait aussi beaucoup de skateboard. J'ai même hésité à un moment donné à faire de la compétition. J'ai fait au moins 13-14 ans de skateboard, souvent dehors forcément pour faire du skate. Et là, tu fais beaucoup de rencontres aussi. Tu rencontres beaucoup de monde quand tu es à l'extérieur. Donc oui, tout à fait. Le regard est important.
- Speaker #1
Le regard est important. On va un peu parler de joie parce qu'on est dans Murmure de joie. Donc tu disais tout à l'heure qu'il y a des gens qui t'appellent Monsieur Bonheur et c'est vrai que voilà, moi je t'ai connu un peu par ce biais-là pendant le confinement, donc ça m'a beaucoup aidé. Et donc je voulais savoir pour toi, est-ce qu'il y a une différence entre le bonheur et la joie, mais la joie intérieure, la joie de vivre. Donc on ne parle pas de plaisir ici, on parle vraiment de joie intérieure. Est-ce qu'il y a une différence ou est-ce que c'est pareil ?
- Speaker #0
Déjà, je trouve qu'il y a la réponse dans ta question, parce que tu parles de joie intérieure. Le bonheur, tu vois, de ce que j'ai vu dans la réalisation de mon film, sur 1500 personnes, chacun avait une définition différente du bonheur. Et j'en étais arrivé à une conclusion en me disant, à l'époque, on était 7 milliards d'individus sur la planète, et je m'étais dit, si on est 7 milliards, on a 7 milliards de définitions en réalité. Et c'est notamment aussi pour ça que je me suis arrêté au bout de 4 ans, parce que je me disais, plus je vais continuer, plus je vais avoir de définitions différentes.
- Speaker #1
C'est pas mal déjà,
- Speaker #0
Catherine. Oui, c'est normal. Même si c'était très intéressant, évidemment, d'échanger, mais voilà, il faudrait que c'était sans fin. Alors que la joie intérieure, enfin, si on devait faire une différence entre le bonheur et la joie, effectivement, moi, je parlerais peut-être plus de joie intérieure. Pour moi, cette joie, elle est très alignée avec ce que j'appelle, moi, des fondamentaux que j'ai mis en place dans ma vie et qui est la résultante, d'ailleurs, des deux livres que j'ai écrits, qui s'appellent aussi « C'est quoi le bonheur pour vous ? » où j'ai voulu transmettre que j'estime avoir eu la chance d'avoir vécu très tôt. En fait, moi, je suis né quand même dans une famille où très tôt, on parlait de connaissances de soi et de développement personnel. Et ma mère me dit que c'est vers l'âge de 6 ans que j'ai commencé à cheminer en réalité. Tu vois, à me poser des questions existentielles et essayer de comprendre plein de choses. C'est très jeune. Et donc, oui, au bout de 40 ans, tu vois, j'ai vu qu'il y avait des fondamentaux, en tout cas dans mon système de croyance. Je ne dis pas que je détiens la réalité et la vérité, mais... dans ce que j'ai vu moi dans mon histoire de vie, il y a des fondamentaux. Et ces fondamentaux, pour moi, c'est très basique. En fait, c'est l'alimentation, le sport, le sommeil, la nature, la relaxation. Et ça, moi, c'est complètement implémenté dans ma vie, ce qui veut dire que j'ai comme une hygiène de vie, une habitude de vie qui fait que je me fais passer en priorité tous les jours avant mon entreprise, avant ma compagne, avant tout le reste. Et donc, j'ai pris parti d'avoir des habitudes de vie qui me permettent d'être bien dans ma vie tous les jours. d'être bien dans ma tête et d'être bien dans mon corps. Donc, ça passe par le sport, l'alimentation, le sommeil, la nature et la relaxation. Et ça, en fait, c'est à chacun, à mon sens, de trouver ce qui lui convient en termes de sport, en termes de sommeil, en termes d'alimentation, en termes de nature et en termes de relaxation. Et une fois que tu as intégré ça dans ta vie, au même titre que tu te brosses les dents, tu vas prendre une douche parce que c'est devenu un mécanisme, je peux te certifier à 100%, si tu fais ça quotidiennement, donc vraiment tous les jours, comme tu te brosses les dents en fait, ta vie, elle change. Pourquoi ? Parce que tu es juste bien, en fait. Tu es bien dans ta tête et tu es bien dans ton corps. Donc, potentiellement, oui, tu es habité par la joie parce que tu es bien, tout simplement. Et c'est ce que j'essaie de transmettre dans l'ensemble de mes activités, c'est de faire prendre conscience aux gens que si on se remettait sur les fondamentaux qui sont là, en fait, dans notre vie de tous les jours, mais auxquels on ne passe pas de temps, je pense qu'on serait dans une société qui serait très différente. Et tu vois, c'est assez basique parce que ça ne demande pas d'argent.
- Speaker #1
C'est ce que j'étais en train de me dire. Je me disais, voilà, ce que tu dis, c'est vraiment déconnecté complètement de notre société de consommation.
- Speaker #0
Complètement. C'est juste du temps et de l'énergie à se consacrer. Alors, j'ai bien conscience que ce n'est pas forcément évident pour tout le monde. Mais ce que je dis, c'est que je ne dis pas qu'il faut, par exemple, consacrer deux heures de ton temps à toi tous les jours. Pas du tout. Ce que je dis, c'est chacun à notre niveau. On peut faire attention à ce qu'on mange. donc tu vas trouver vraiment des aliments qui sont bons pour toi, ça c'est accessible à tout le monde. Chacun peut faire attention à son sommeil, c'est pareil, c'est accessible aussi à tout le monde, c'est une question de volonté, d'énergie et de temps, et c'est pareil pour tout le reste, la relaxation, la nature, etc. Et vraiment, déjà moi je trouve que je suis un bon exemple, parce que je le vis moi dans ma vie de tous les jours, et je vois en fait ce que ça m'apporte, et l'impact que j'ai sur les gens autour de moi, parce que c'est ça en fait qui est énorme, c'est que non seulement c'est bon pour moi, Parce que moi, du coup, je suis bien et je suis en joie, parce qu'on parlait de joie. Mais en plus, je vois que ça a un impact sur les gens avec qui je travaille et sur les gens qui m'entourent, c'est-à-dire mes amis, ma famille, etc. Et c'est ça aussi pour moi qui est important de comprendre, c'est que plus je prends soin de moi, plus en réalité je prends soin du collectif. Et ça, c'est une vraie démarche qu'il faut mettre en place dans sa vie de tous les jours pour le comprendre, parce que c'est plus par l'expérience qu'on peut le comprendre. Quand je dis le comprendre, évidemment, les gens vont comprendre ce que je dis, j'imagine, intellectuellement. Mais tant que tu ne le vis pas vraiment dans l'expérience et dans ton corps, ce n'est pas palpable. Tu le mesures différemment. Et donc voilà, la joie pour moi, elle est très associée à ça.
- Speaker #1
Ok, super. Merci pour cette réponse. Ma prochaine question, je pense que tu as répondu en partie parce que je voulais te demander à quels instants tu sens ce frétillement dans ton cœur qui, pour moi, correspond à la joie. Là, tu as donné plein de comportements, peut-être adoptifs. ou de choses à intégrer dans notre vie. Oui, oui. Voilà, pour s'aligner, s'aligner, voilà, et vivre sa vie sainement parce qu'on a parlé de nourriture, on a parlé de sport. Tu dis, ce que tu expliques aussi, c'est que tu transmets, en étant dans cette façon de faire et dans cette posture, tu transmets aussi aux autres. Peut-être aussi les autres, les autres te suivent aussi par mimétisme, justement, parce qu'ils voient l'impact positif sur qui tu es. Moi, clairement, c'est vrai que quand je te suivais sur Facebook, tu partageais beaucoup tes voyages, tes activités. Et oui, ça inspire, tu te dis, voilà, ah oui, je peux aller à cet endroit-là. C'est très beau, c'est très joli. Je peux aller me connecter à la nature dans ce lieu que je ne connaissais pas. Donc, pour revenir à ma question, parce que là, je pars un peu dans tous les sens, mais à quels instants précis, toi, tu sens vraiment au-delà des choses que tu as citées ? Tu sens vraiment cette joie qui, finalement, nous tombe dessus. C'est vrai.
- Speaker #0
Il y en a plein. Il y en a vraiment beaucoup. Alors là, ce qui me vient à l'esprit, il n'y a pas d'ordre, mais ce qui me vient à l'esprit, c'est que je passe beaucoup de temps dans la nature, donc souvent seul, parce que c'est vraiment un élément qui me permet de me sentir extrêmement vivant. En fait, je me sens très, très vivant quand je suis en pleine nature, donc en connexion avec le vivant. Et là, j'ai plein d'instants de bonheur et de joie, vraiment. Parce que le fait de me retrouver seul, d'être très souvent dans des environnements qui sont beaux. Moi, j'ai besoin d'horizon, donc très souvent, on va me retrouver tout en haut d'une montagne. Parce que j'adore l'horizon. Et là, quand je me retrouve dans ces moments-là, c'est même parfois, je trouve indescriptible, cette sensation de paix, de tranquillité, de joie aussi en même temps. Donc ça, c'est une évidence tous les jours. Tous les jours, je reçois des messages de personnes qui me suivent dans mes activités, qui ont lu mes livres, qui ont regardé mes films, qui ont participé à nos événements, qui ont vu passer un post sur les réseaux sociaux et qui me disent, je ne sais pas, il y a tellement de choses. Merci, Julien, en fait, tu as changé ma vie,
- Speaker #1
par exemple.
- Speaker #0
Je trouve ça énorme de recevoir ce genre de messages quotidiennement. Parce que, tu sais, c'est peut-être curieux à dire, mais... Bon, ça fait 25 ans quand même que je développe mes activités, mais encore moi, à l'heure d'aujourd'hui, j'hallucine encore un petit peu quand même de tout ce que je fais. Tu vois, je suis réaliste et je vois et je me rends bien compte, évidemment, qu'on a un impact qui est assez important. Et en même temps, je suis très ancré et je me dis, vous m'auriez connu il y a 25 ans en arrière, les amis, vous auriez vu que je suis exactement le même. et je trouve que comme je n'ai pas changé Je suis resté qui je suis depuis mon adolescence. Évidemment, j'ai pris en sagesse, j'ai des cheveux blancs, j'ai une perception de la vie qui a évolué, etc. Mais ce que je suis dans mon état d'être le plus pur n'a pas changé. Il y a 25 ans en arrière, il n'y avait personne qui me disait « Julien, merci d'être situé et de m'inspirer » , alors que j'étais déjà en train de semer des graines autour de moi. Déjà, moi, ça me fait beaucoup de bien de recevoir ces messages parce que je me sens très utile. dans notre société. Donc ça, c'est systématiquement des instants de joie quand je reçois des messages, je me dis « Ah, mais qu'est-ce que c'est bon, en fait, de se sentir utile, de sentir que tu participes à quelque chose de positif dans la société. » Moi, c'est mon moteur, en fait. C'est vraiment important. Et après, tous les moments de joie, c'est avec ma famille, avec mes amis. Je ne sais pas, il y a une autre image qui me vient à l'esprit parce que tous les mercredis, on se retrouve ici, chez moi, avec des potes. Et on fait des jeux de société. Et ça, c'est vraiment un pur moment de joie. Parce que voilà, en fait, c'est un bon prétexte, tu vois, entre potes pour se retrouver. Mais la liste est longue. Tous les soirs, quand je pars faire du vélo, je vis des purs moments de joie aussi. Quand je me retrouve au bord de la mer ou... Ne serait-ce que quand je ressens les bienfaits de ce que me procure l'activité physique. Ça, c'est quand même assez indescriptible quand tu ne l'as pas vécu. Tu vois, je sais que quand je pars avant faire du vélo et quand je reviens, c'est comme si j'étais deux personnes différentes en termes d'énergie. Et ça, en fait, cette joie que ça te procure, je trouve ça énorme. Franchement, la liste, elle est très, très longue.
- Speaker #1
Oui, c'est super. Alors, tu parlais du fait que tu as le même depuis que tu es adolescent. Moi, ma définition du bonheur personnellement, alors j'ai plusieurs, mais il y a un point qui, pour moi, moi je me sens heureuse quand je suis pleinement moi-même en fait, quand je suis dans un environnement où je suis moi en fait, c'est ma personne qui se déploie et c'est vraiment des moments où je suis très heureuse, je ne parle pas forcément de joie, mais je suis très heureuse parce que c'est juste ce que je suis que je suis en train de donner et qui passe et qui… est fluide et qui transmet, qui passe en fait. Donc quand je t'écoute, je me dis, en fait, t'es un homme heureux. Voilà. Précisément, je me suis dit, t'es un homme heureux parce que si t'es le même depuis que t'es adolescent, c'est ce que tu donnes au monde et qui rend heureux d'autres personnes et t'as un retour positif par rapport à ça. Dans ma définition du bonheur, t'es un homme heureux.
- Speaker #0
C'est chouette ce que tu dis parce que tu sais, quand j'accompagne les gens sur Compostelle, Là, ça fait 60 personnes que j'accompagne. Et systématiquement, toutes les personnes disent qu'est-ce que ça fait du bien d'être soi. C'est fou quand même. C'est comme s'ils s'autorisaient sur Compostelle pour des raisons multifactorielles. Justement, qu'ils s'autorisaient à être eux-mêmes. Et vraiment, c'est tout le temps. Tout le temps, tout le temps, ils disent ça. Et c'est fort ce que tu dis, parce que ça laisse sous-entendre que dans notre vie de tous les jours, les gens ne sont pas totalement eux-mêmes. Ce qui est quand même assez dingue.
- Speaker #1
Oui, souvent les gens portent quand même des masques pour convenir à des contextes, que ce soit professionnels, familiaux. Donc oui, très souvent, malheureusement, les gens ne sont pas eux-mêmes.
- Speaker #0
Tout à fait. On a des masques.
- Speaker #1
J'aimerais passer sur un sujet qui est peut-être un peu triste ou pas d'ailleurs, c'est votre chemin de vie, mais moi ça m'a fait écho. En fait, vous avez dit beaucoup de choses qui ont fait écho à mon parcours personnel. Vous avez évoqué dans un podcast que vous avez été sans domicile fixe.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Donc, c'est un témoignage qui m'a touchée. Et donc, j'aimerais qu'on revienne un petit peu là-dessus, voir comment vous avez traversé cette période. Est-ce que vous vous êtes sentie par moment en joie pendant cette période ou pas ? Est-ce que la joie a joué un rôle ? Ou c'était complètement triste ? Ou comment vous l'avez traversée ?
- Speaker #0
Triste, non. Je n'ai pas de souvenir en tout cas que c'était triste. Alors dur, oui, ça l'était par moments. En plus, c'était en plein hiver à Paris. Donc oui, des fois, il faisait quand même froid. Donc à ce niveau-là, c'était dur. Ça, c'est sûr. Mais en même temps, comme je te disais, tu sais, comme j'ai mis en place une hygiène de vie, une habitude de vie très tôt, en fait, dans ma jeunesse, même dans cette période-là, je continuais, en fait, à faire du sport, essayer de prendre soin de moi. En fait, j'allais méditer auprès d'un arbre au bois de Boulogne. Tu vois, même, en fait, dans ces périodes-là, je voyais bien et je sentais bien par l'expérience que c'était important pour moi et que ça me permettait aussi de sortir un peu la tête de l'eau. Et surtout, un point qui m'aidait beaucoup à continuer à faire ça, c'est que je voyais dans la tête des autres, dans les yeux des autres qui vivaient la même situation que moi, je voyais en fait qu'il n'y avait plus de lumière, tu sais, comme si tout était éteint, en fait, que les gens étaient résignés, très clairement. Moi, je crois que j'ai un avantage, c'est que je suis optimiste de nature. Écoutez, ma mère, j'ai toujours été optimiste. je disais que je n'arrêtais pas même de l'aider entre guillemets quand elle n'allait pas très bien je lui disais mais non regarde maman en fait tu peux voir les choses aussi comme ça donc je crois que j'ai ce truc là je pense de nature qui aide aussi à mon avis beaucoup dans ce genre d'événement alors
- Speaker #1
ce que tu appelles ce truc moi je l'appelle la joie intérieure aussi ou la joie intérieure vraiment je l'appelle moi comme ça mais ça peut être ça effectivement
- Speaker #0
Oui, d'autres vont l'appeler l'optimisme. Oui, c'est la même chose. Et donc ça, ça m'a beaucoup aidé. Et puis après, je crois que je suis quelqu'un de débrouillard aussi. Donc il y a eu toujours, alors c'est peut-être rattaché à l'optimisme, mais il y avait toujours quelque chose en moi, en fait, qui me disait que j'allais trouver une solution. Et puis tu vois, en fait, quasiment tous les jours, je trouvais des solutions aussi pour manger, pour prendre une douche. C'était un peu l'aventure en réalité, tu vois. Donc il y a ça aussi, à mon avis, qui joue beaucoup. Cette foi en la vie, en fait. Je crois que j'ai toujours eu la foi en la vie aussi. Donc, c'est rattaché à l'optimisme. À me dire, voilà, je trouverai toujours... Il y aura une solution. À un moment donné, en fait, je vais sortir de là. Ce n'est pas possible. Ça ne peut pas durer toute ma vie. Ce n'est pas possible. Et donc, effectivement, oui, au bout de six mois, j'ai trouvé... C'est plutôt ma mère, par la manière du job qu'elle avait, qui a trouvé une chambre de bonne de 10 mètres carrés au sixième étage, sans ascenseur, à Paris. Et voilà. et puis en fait, je me rappelle très bien l'avoir... rentrer dans cette chambre et me dire « Waouh, c'est petit quand même ! » Et me dire « J'espère que je ne vais pas y rester longtemps. » Et j'y suis resté dix ans quand même. Donc, c'était petit, mais bon, j'étais bien dans cette chambre. Je m'étais arrangé pour faire en sorte que quand j'ouvre la porte, je me sente bien dans cette petite superficie.
- Speaker #1
D'accord, ok. Merci d'avoir partagé ça avec nous. Et c'est à la suite de ça que vous avez créé votre activité ou vous avez travaillé en temps ? D'un coup, il y a travaillé, je vais y arriver.
- Speaker #0
je crois que c'est tout en fait je me suis retrouvé donc là j'avais 23 ans dans cette chambre de bonne je sortais donc du coup de cette période et en fait j'ai dit très rapidement à mes amis, à ma famille que j'avais envie de créer une entreprise et bon ben voilà ils m'ont tous dit mais t'es fou Julien essaie d'aller trouver un boulot t'as pas de diplôme, t'as pas d'argent t'es dyslexique etc et je leur ai dit non non mais et ça c'est quand même dingue Je ne sais pas si ça te parle, mais en fait, j'avais une intuition tellement forte, mais totalement irrationnelle, qui me disait qu'il fallait que je contribue à quelque chose qui me dépasse, que je mette à contribution mes compétences que je suis pour quelque chose qui me dépasse. Et va expliquer ça à 23 ans, quand tu sors d'une période comme ça, ta famille, tes amis, de ceux qui te veulent du bien, ils ne comprenaient pas. Mais bon, je leur ai dit, faites-moi confiance, je sens qu'il faut que je le fasse. Et puis voilà, j'ai écouté cette petite voix. J'étais au bout de cette intuition et 25 ans après, je discute avec toi.
- Speaker #1
Voilà, c'est super. C'est bien de suivre son intuition parfois, même s'il y a la peur qui n'est jamais trop loin. Mais il faut avoir le courage d'aller au-delà de cette peur. Oui,
- Speaker #0
et ce qu'il faut aussi rappeler, c'est que là, je résume en disant 25 ans après, je discute avec toi.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Mais ce qu'il faut voir, c'est que bien évidemment, il y a… plein de moments où j'ai mis le genou à terre, tu vois, où c'était compliqué, il a fallu que je me relève. Il y a plein de fois où je pensais même que j'allais arrêter, en fait, mes activités parce que ça ne fonctionnait pas ou parce que parfois on a lancé des projets où on s'est complètement planté, tu vois. Mais je pense, moi, ce qui m'aide encore dans mon quotidien, c'est cette hygiène de vie dont je te parlais, ces fameux fondamentaux. Et c'est notamment, en fait, cette faculté à pouvoir rebondir dans des situations où peut-être d'autres personnes seraient effondrées. Mais... Pour arriver à ça, vraiment, il faut vraiment prendre soin de soi. C'est vraiment, c'est, ouais, on ne peut pas faire l'impasse. Et je ne suis pas le seul à te dire, je n'invente rien. Les grands chefs d'entreprise de notre société font exactement la même chose.
- Speaker #1
Oui, mais moi, je partage complètement, Julien. En fait, là, je suis, bon, je te connaissais sur les réseaux, mais je ne connaissais pas ton histoire sur ce plan-là, en tout cas. Et quand j'ai commencé à... à travailler sur cette interview, j'ai découvert pas mal de choses. Et en fait, vraiment, nos chemins se ressemblent énormément, que ce soit cette enfance un peu singulière, en tout cas cette personnalité d'enfant un peu singulière qui a du mal à se positionner, notamment à l'école, mais qui tient quand même debout parce qu'il y a quelque chose qui est là à l'intérieur et qui fait que... On a cette joie de vivre et qu'on va vers les autres. Donc ça, ça me parle énormément. Ce que tu as traversé à 21 avec ta maman, ça me parle beaucoup parce que je l'ai traversé, mais moi, en étant maman avec mon petit garçon, qui a aussi un profil atypique. Et c'est pour ça que je me suis abonnée à ce magazine, même si j'étais déjà presque adulte. Mais ce que j'ai traversé avec lui... m'a donné envie de te suivre et de lire Innovation en éducation parce que ça répondait à pas mal de questions, des réponses que j'aurais voulu avoir quand lui était petit et qui m'auraient beaucoup aidé. C'était juste pour te dire qu'il y a vraiment plein de sujets qu'on partage et le fait de ne pas s'effondrer quand on traverse ces moments-là et d'être sûr qu'il y a quelque chose au bout qui est très positif.
- Speaker #0
Et qu'on a quelque chose à apporter, même si c'est à son enfant ou au plus grand nombre, mais d'avoir cette conviction, en tout cas, qu'on a quelque chose à apporter au monde et que ce sentiment-là nous porte et nous permet de ne pas rester à terre. Ça me parle vraiment. Et surtout, quand on a les genoux à terre, en fait, oui, ça fait partie du chemin. Il faut se relever, il faut avancer, il faut y croire. je suis en phase à 100% avec ce que tu racontes. Voilà. Et ce n'est pas forcément que des parcours d'entrepreneurs, en fait, même des personnes.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Donc, vraiment, merci d'avoir accepté parce que ça me donne des petits frissons, là,
- Speaker #1
de t'entendre.
- Speaker #0
Et je me dis que il y a une raison pour laquelle je suis allée vers toi pour ce podcast et même pour te suivre depuis ces années-là. Merci. Je voulais peut-être qu'on parle un peu de ton actualité.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tu as plein de projets. J'ai entendu, alors je ne sais plus, j'ai écouté un podcast il y a longtemps que tu avais fait, il y a quelques semaines, où tu disais que tu avais, je ne sais pas combien de projets écrits sur un papier. Oui, c'est vrai. Au fur et à mesure, donc, t'en es où en ce moment ?
- Speaker #1
Alors, oui, c'est vrai que là, on est en train d'en mettre un certain nombre. Là, le... Ce qui arrive le plus court, puisqu'on est au mois de novembre, le 21 et le 22 février, à Nîmes, on organise le 7e congrès Innovation en éducation. Donc là, en fait, il y a beaucoup d'enseignants et de parents qui viennent à ce congrès. On va être à peu près 800 sur place. Il y a encore des places disponibles pour ceux qui veulent venir. C'est le congrès Innovation en éducation. Sinon, moi, je suis en train d'écrire un troisième livre en ce moment autour de l'amour. On va réaliser un troisième film aussi avec David Tan et Maxime et Émilie autour de comment bien vieillir et surtout vieillir en bonne santé. Très inspiré de ce qui se passe notamment dans les zones bleues. Et puis les autres projets, pour le moment, ils restent encore sur ma liste. Mais ça m'occupe déjà de beaucoup de mon temps. Enfin si, je peux te le dire maintenant parce qu'on va bientôt le mettre en ligne. On va organiser notre premier congrès autour de l'amour qui s'appelle « C'est quoi l'amour pour vous ? » . On va l'organiser le 25 et le 26 octobre 2026 à Antibes. C'est un sujet, l'amour, qui est très important pour moi. Et on avait envie, avec mes équipes, de créer un événement autour de cette notion qui me paraît fondamentale. D'accord.
- Speaker #0
Il y a plein de super projets à venir dans ce cas. Donc, on va indiquer tout ça, je pense, dans les commentaires aussi. de l'épisode pour les personnes qui souhaitent en savoir plus ou participer.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Parfait. Je voulais rajouter un petit moment ludique avant qu'on se quitte. Déjà, merci pour ta bienveillance sur les problèmes techniques qu'on a eus. Ceux qui nous écoutent n'ont pas suivi. Donc, tant pis pour moi, ça me grignote un petit peu de temps, mais ce n'est pas grave du tout. Alors là, j'ai ton jeu de cartes.
- Speaker #1
Ah, génial.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Il fait plein ?
- Speaker #0
Que j'amène partout quand il y a des rencontres avec mes amis ou la famille, que je sors quand j'ai des dîners à la maison, voilà. C'est un truc magique que je sors. Ah,
- Speaker #1
merci.
- Speaker #0
Donc là, j'ai fait plein de tas. J'ai cinq tas. Un, deux, trois, quatre, cinq. Donc déjà, si tu peux choisir un chiffre entre un et cinq.
- Speaker #1
Eh bien, le deux.
- Speaker #0
Le deux, donc ça va être celui-là. Et donc dans ce tas, parce qu'il y a beaucoup de cartes, du coup, je ne peux pas compter. Dans ce tas, j'en fais trois. Tu dois choisir entre 1 et 3.
- Speaker #1
Le
- Speaker #0
1. OK, c'est celui-là. Et donc, je vais compter dans ce sens. Dis-moi quelle carte je choisis entre 1 et je ne sais pas combien il y en a. 7. 7, OK. 1,
- Speaker #1
2,
- Speaker #0
3, 4, 7.
- Speaker #1
Donc, c'est tiré du jeu de cartes, c'est comme le monopole.
- Speaker #0
Oui, voilà, c'est ça. Donc, c'est moment de partage. Dans quel domaine êtes-vous doué ? Et je sais que ça, c'est un sujet pour toi en plus, le fait d'expliquer aux gens qu'on a tous un don, quelque chose qui semble très, très compliqué pour quelqu'un, mais pour nous, c'est simple ou vice-versa. Donc, ça va me permettre d'aller là-dessus. Je vais juste lire rapidement. Le saviez-vous ? Il existe huit types d'intelligence. Linguistique, interpersonnelle, infrapersonnelle, logico-mathématique, kinesthétique, musicale, naturaliste. et visio-spatiale.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Voilà, il nous reste six minutes parce que je sais que tu dois partir et que tu as beaucoup de choses à faire, mais si tu veux juste nous en parler deux minutes de ce concept.
- Speaker #1
Tu veux que je parle quoi, du jeu de cartes ou en quoi je suis doué ?
- Speaker #0
En quoi tu es doué ? Et on finira par le jeu de cartes peut-être ?
- Speaker #1
Moi, en fait, j'ai découvert assez tôt justement, parce que comme j'ai commencé tôt sur le chemin de la connaissance de soi, j'ai découvert tôt, enfin tôt aussi, quand même, vers l'âge de 20 ans. Mais là où je suis bon naturellement, alors que je voyais bien pour d'autres personnes autour de moi, quand tu disais, c'était plus compliqué. Moi, j'ai une facilité à fédérer les gens autour de moi. Je vois que c'est simple. Et surtout, en fait, ça me met en joie. Donc, c'est une notion qui est hyper importante. dans les talents qui sont innés. Je suis plutôt un homme de communication, donc je vois bien que, pareil, moi, la communication, c'est quelque chose qui me met en joie, et j'adore communiquer. Moi, tu me mets sur un plateau télé ou sur un plateau radio, je suis comme un enfant, tu vois, j'adore ça. Alors qu'il y a d'autres personnes, elles vont être hyper intimidées ou très stressées. Moi, je pense que je pourrais facilement animer une émission radio ou télé, tu vois, j'adore ça. Et puis... Oui, j'ai une facilité. C'est à peu près la même chose, mais j'ai une facilité à rentrer en contact avec les gens. C'est quelque chose qui est très simple pour moi. Tu me mets dans un environnement, tu sais, où il y a plein de personnes que je ne connais pas. C'est simple pour moi, en fait, de rentrer en contact avec les gens. Ça, je crois que je le dois à mon père, parce que mon père, pour ça, c'est Yoda. Tu vois, si tu connais Star Wars.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est le Yoda de l'homme de la communication. Je ne sais pas comment... Il est très, très fort, quoi. Vraiment, c'est impressionnant. Et je pense que... En l'observant, à mon avis, j'ai dû apprendre en l'observant de cette manière naturelle. Parce que c'est pareil, tu le mets n'importe où, il connaît les prénoms de tout le monde, les histoires de tout le monde. C'est assez drôle. Je dirais que c'est ça, mais on a des palettes de talents qui sont beaucoup plus importantes. Ça, c'est celle qui me vient à l'esprit. Et puis, pour répondre à la question du jeu de cartes, le jeu de cartes, c'est quoi le bonheur pour vous ? On l'a créé à l'époque parce que le film, c'est quoi le bonheur pour vous ? C'est un jeu cartonné. dans le sens où c'était dingue. On avait 60 à 70 demandes par jour de cinéma qui voulaient organiser les projections du film. Et donc, moi, je rappelle aux gens qui nous écoutent ou qui nous regardent que moi, ce n'est pas mon métier d'être réalisateur ni producteur de films. J'ai fait ça, en fait, sur mon parcours de vie de manière totalement, j'allais dire innocente. C'était fait avec le cœur, mais je ne pensais pas que ce film-là allait avoir du succès.
- Speaker #0
Mais tu avais une production ? Tu avais une production ?
- Speaker #1
J'ai tout produit, en fait. J'ai tout fait tout seul. En fait, il y a... J'ai réalisé le film, donc toutes les interviews, je les ai faites tout seul. La production, c'est moi qui les produis. Et la réalisation et le montage, je l'ai fait avec Laurent Quérat, qui était un jeune homme à l'époque qui avait, je crois, la vingtaine et qui avait déjà beaucoup d'expérience dans le monde du cinéma, malgré son jeune âge, et qui m'a aidé, en fait, à monter le film. Et puis après, voilà, on a communiqué. Et donc, en deux ans, j'ai fait 400 salles de cinéma. Tu vois, ça, c'était énorme. J'ai passé vraiment deux ans sur les routes, à aller dans des salles de cinéma. Et je continue encore maintenant, c'est assez dingue. Et donc, en voyant toutes ces personnes, en voyant les salles pleines, en voyant toutes les discussions que je pouvais avoir avec les personnes autour de cette notion du bonheur, et en les revoyant partir chez eux, assez rapidement, il y avait quelque chose qui trottait tout le temps dans ma tête et qui me disait, mais en fait, les gens, quand ils vont rentrer chez eux, il y a quasiment tout qui va disparaître. Ils vont retrouver leur famille, leurs amis, leur travail. Et ce bon moment qu'on a passé, qui était hyper joyeux, avec plein de déclics, tout ça, ça va se dissiper. Et donc, je me suis dit, comment on pourrait faire en sorte de préserver cette graine qui a été semée et qu'ils puissent l'arroser quotidiennement, tous les jours. Et à l'époque, il y avait des stagiaires ici. Il y a une jeune fille qui a adoré le film « C'est quoi le bonheur pour vous ? » et qui nous a dit, écoutez, moi, j'ai une idée. Je trouve que ce serait super si on faisait un jeu de société autour du film « C'est quoi le bonheur pour vous ? » Et nous, on était en… plein dans l'organisation du festival pour l'école de la vie à Montpellier qui ramenait 15 000 personnes pendant 5 ans, donc c'était une grosse organisation, et donc on lui dit écoute, c'est une super idée mais nous on va pas pouvoir te filer un coup de main si tu veux, vas-y, tu t'en occupes et donc elle était super contente, elle a dit ok pas de soucis, je m'en occupe, et en fait elle a été ultra proactive elle a commencé à nous montrer, tu sais, les idées de cartes qu'elle avait, etc. et là elle nous a embarqués très rapidement avec elle puisqu'on a trouvé son idée géniale Elle m'a trouvé l'implication qu'elle avait, qui était vraiment top. Et puis voilà, en fait, du coup, on s'est tous unis à lui filer un coup de main. Et pendant deux ans, on a construit le jeu de cartes. Donc avec cette idée motrice derrière, que les gens apprennent à se connaître, qu'ils apprennent à connaître les gens avec lesquels ils vont jouer, tout en passant un bon moment et en faisant en sorte que, du coup, cette graine qu'on sème dans un jeu puisse se préserver dans le temps, parce qu'après, tu peux rejouer au jeu. Et puis voilà, après, de fil en aiguille... On s'est dit, maintenant, peut-être que ça serait bien qu'on crée un podcast. C'est quoi le bonheur pour vous ? pour que les gens qui ne sont peut-être pas fans de jeux, ni trop fans de films... puissent entendre des informations hyper intéressantes et que ça puisse les aider dans leur parcours de vie. Donc, on a créé le podcast C'est quoi le bonheur pour vous ? Après, on a créé le congrès C'est quoi le bonheur pour vous ? qui a eu arcachon tous les deux ans. Donc là, on s'est dit, en fait, il y a des gens, ils préfèrent venir dans des événements comme au festival. Donc, on a créé ce congrès. Et puis, on a créé le week-end immersif C'est quoi le bonheur pour vous ? pour des gens qui veulent vivre vraiment quelque chose de très immersif en huit lots. et là on reste pendant deux jours au Hameau de l'Étoile, proche de Montpellier. Et on est sans personne. Et là, il y a beaucoup d'ateliers, en fait, pour aider et accompagner les gens après pour qu'ils soient totalement autonomes, on va dire, dans leur vie, pour générer des déclics assez rapidement.
- Speaker #0
Et ce dernier, il est le prochain et quand, alors, ce dernier mois de juillet ?
- Speaker #1
Le week-end immersif, c'est quoi le bon an pour vous ? Là, ce sera au mois de juillet de l'année prochaine. Et ça sera fin juillet. En fait, c'est très généralement le dernier week-end de juillet. C'est à cheval entre le dernier week-end de juillet puis août.
- Speaker #0
OK, super. On arrive au bout de cet entretien, de cette conversation. Moi, je voulais juste, en fait, ça c'est sur la durée de mon abonnement, parce que je pense qu'il y en a d'autres qui sont intéressants. Mais ce magazine sur les meilleures idées éducatives autour du monde, c'est vraiment mon préféré. Il est tout le temps sur mon bureau ou dans mon canapé. Je l'adore parce qu'on voit d'autres choses, en fait. Il y a de la diversité. On a des exemples des Pays-Bas, de la Bolivie, de plein de pays. Je l'adore celui-là. Je voulais juste...
- Speaker #1
C'est le numéro combien ?
- Speaker #0
C'est le numéro
- Speaker #1
9. T'imagines, on est déjà au numéro 30.
- Speaker #0
Ah oui, c'est le 9. J'aime beaucoup celui-là. J'en ai d'autres.
- Speaker #1
Merci beaucoup. On est très contents de ce magazine. C'est pareil, ça nous demande beaucoup de boulot, mais on est très contents de mettre toute cette énergie pour toujours continuer à éclairer les parents, les enseignants. Parce que comme tu peux le voir dans ce magazine, dans ce numéro, il y a tellement d'idées, il y a tellement d'outils, il y a tellement de professionnels qui se bougent qu'on essaie du mieux qu'on peut d'éclairer.
- Speaker #0
Merci pour ça. Merci beaucoup. Merci pour ton temps, Julien. Ça m'a fait vraiment plaisir. Et je pense que ceux qui vont nous écouter seront très inspirés par tout ce que tu racontes, par ton parcours, par ta personnalité, ta joie et tout ce que tu nous as transmis pendant cet échange.
- Speaker #1
Merci beaucoup. Je te remercie. Merci.
- Speaker #0
Et à bientôt.
- Speaker #1
À bientôt.
- Speaker #0
Au revoir. Merci. Merci à vous d'avoir pris le temps d'écouter cet épisode de Murmure de joie. Si cette conversation vous a touché, nourri, ou tout simplement si elle vous a fait du bien, je vous invite à la partager autour de vous, à laisser un commentaire, un like, quelques étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée. Vos retours font vivre le podcast et permettent à Murmure de joie de continuer à faire circuler La joie. À très bientôt pour un nouvel épisode. Merci.