- Speaker #0
Bonjour, bienvenue dans Murmure de Joie, un espace pour ralentir et écouter. Je suis Bintou Mariko, ici on explore la joie intérieure, une joie juste, lucide, une joie qui nous guide. Aujourd'hui je suis très heureuse de converser avec Catherine Barba, entrepreneur, investisseuse et une des pionnières du e-commerce en France. Elle a fondé et revendu plusieurs entreprises. avant d'accompagner de nombreuses start-up. Aujourd'hui, avec son école de vente Envie, qu'elle définit comme le collectif d'entrepreneurs qui remet la vente au milieu du village, elle accompagne avec son équipe aussi bien des entrepreneurs indépendants que des entreprises. Et ceci dans une dynamique d'entraide. Bonne écoute ! Bonjour Catherine !
- Speaker #1
Bonjour Bintou !
- Speaker #0
Merci d'être là, je suis super contente ! C'est nous qui sommes chez toi, mais merci d'être dans Murmure de Joie ! Je suis ravie, ravie. En plus, on a un soleil magnifique, il fait beau. C'est tout nous, ça. Voilà, et toujours lumineuse.
- Speaker #1
Je te retourne le compliment.
- Speaker #0
Merci, merci. Alors, je vais commencer par une citation qui est au milieu de l'hiver. J'ai enfin appris ou j'apprenais enfin que j'ai en moi un été invincible. Albert Camus. Voilà, Albert Camus. Et je voulais savoir, pour commencer cet épisode, ce que ça évoque pour toi, cette citation. Qu'est-ce que ça a ?
- Speaker #1
Au milieu de l'hiver, j'ai découvert qu'il y avait en moi un invincible été. Pour moi, c'est pour toujours Olivier Gouin. C'est cet entrepreneur qui a la maladie de Charcot depuis cinq ans, qui est pour moi un modèle de courage, d'abnégation, de force. De lumière, oui. C'est vrai que dans ses yeux... On n'imagine pas ce qu'il traverse, ni sa famille. Pour autant... Tout ce qu'il fait me ramène à l'humilité et à l'envie d'agir. Donc merci Olivier, énorme respect. Et puis ça me fait penser à Camus, dont je suis très fan puisque je suis littéraire et comme toi. Et donc j'aime beaucoup la littérature d'Albert Camus.
- Speaker #0
C'est vrai que c'est un exemple de... Extraordinaire. Extraordinaire de résilience. C'est un respect infini pour lui. On pense à lui.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et je voulais qu'on parle un peu de l'enfance, parce que souvent, d'un murmure de joie, on remonte à l'enfance. Et donc, ce chemin d'entrepreneur, est-ce que ça vient de l'enfance ou de l'adolescence ? Qu'est-ce qui te mettait déjà en mouvement à ces âges-là ?
- Speaker #1
Oui, mais sûrement ! D'ailleurs, j'ai eu une enfance très joyeuse. J'avais des parents aimants et je suis fille unique. Et je pense que ce sont eux qui m'ont transmis l'envie d'entreprendre, bien sûr. ils m'ont donné la Ils m'ont donné la confiance, ils m'ont donné la curiosité, l'amour inconditionnel. J'étais vernie. Et donc, probablement que ça a créé les conditions de l'audace, du faire. C'est l'énergie, l'amour, la confiance qui m'a été donnée et qui a fait de moi quelqu'un qui pense que tout est possible.
- Speaker #0
Ils étaient aussi entrepreneurs ?
- Speaker #1
Pas du tout. Alors, pas du tout. Je ne savais même pas que c'était... Je n'avais pas de modèle d'entrepreneuriat dans ma famille.
- Speaker #0
Donc c'est vraiment la confiance et l'amour qui t'ont donné. Oui. Finalement.
- Speaker #1
Et la curiosité. Et la curiosité. Ils m'ont poussée à l'étranger dès que j'avais 10 ans. J'allais dans des familles en Allemagne pendant deux mois.
- Speaker #0
Donc ils étaient ouverts aussi. Bien sûr. Ils n'étaient pas dans la peur. Parce qu'on peut avoir peur d'envoyer... Non,
- Speaker #1
pas du tout. Ils m'encourageaient à faire. Tu vois, et ça c'est une chance. Oui. Parce que c'était aussi ma façon de les remercier. Et de les rendre fiers de moi que d'oser faire des choses nouvelles. Et ça ne m'a jamais quitté.
- Speaker #0
Et donc, ce choix vers l'entrepreneuriat, ça a commencé à quel âge ? Quand est-ce que tu as lancé ton premier projet ? Parce que tu es quand même très créative, on en parle.
- Speaker #1
Non, mais il y a un truc que j'ai... Je vais partager sur LinkedIn, tu sais, j'avais une rédaction qui date de CM2. J'ai 10 ans, tu regarderas, j'ai 10 ans, en 1983, car oui, je suis jeune depuis très longtemps. Et en 83, je faisais une rédaction qui disait « Quand je serai grande, je voudrais créer et diriger une société d'informatique. »
- Speaker #0
Ah, d'informatique, c'était précis !
- Speaker #1
Parce que c'est nouveau l'informatique, ça va changer la vie des gens. Non mais d'où ça sort ça ?
- Speaker #0
Tu avais déjà cette vision. Mais je ne sais pas. Incroyable.
- Speaker #1
Je pense que ça venait des discussions avec mes parents pendant les dîners. Ils avaient dû parler de Bill Gates. Ils avaient dû m'expliquer qu'un gars avait inventé des ordinateurs. Et que ça... Enfin, je devais trouver ça génial.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et donc j'avais dit ça. D'accord. C'est drôle. Mais après, l'envie était enfouie. J'ai dû oublier. J'ai fait des études. D'abord, je voulais être prof. C'est pour ça que je préparais Normal Sup. Et puis, comme j'ai raté Normal, après, je me suis retrouvée en école de commerce. Et là, je ne savais pas. Les années passées, je me disais mais qu'est-ce que je vais faire comme boulot ? Moi, je n'avais pas d'idée. Les entreprises ne m'attiraient pas tant que cela. Jusqu'au jour où j'ai croisé la route d'entrepreneur. Donc, c'est toujours la même chose. Pour répondre à ta question, et c'est probablement pareil pour toi, je te demanderais volontiers, c'est la chance des rencontres. la chance des gens que tu croises et qui t'amènent là où tu ne pensais jamais aller.
- Speaker #0
Tout à fait. Non, parce que ce que ça m'évoque, quand tu dis qu'à 10 ans, tu voulais faire de l'informatique déjà, moi, ce qui me fascinait, c'était quand, dans les films, je voyais qu'ils décodaient un code. C'est quelqu'un qui est sur un ordinateur et finalement, il arrive à déchiffrer le truc et il rentre dans le système. C'est ça, les hackers. Voilà, ça, ça m'impressionnait, mais je ne me suis jamais dit, par contre, que ça serait mon boulot. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui avec le digital, je me rapproche un petit peu de ça. Bien sûr,
- Speaker #1
tu t'en rapproches, mais on a des rêves quand on est enfant et c'est merveilleux de pouvoir en réaliser quelques-uns.
- Speaker #0
Ravie que tu sois proche en tout cas de l'informatique, très très proche. Tu en as fait et donc tu as créé cette école d'ailleurs Envie.
- Speaker #1
Oui, qui est ma quatrième entreprise.
- Speaker #0
Qui est ta quatrième entreprise. Est-ce que tu peux nous parler... très rapidement des autres, des trois précédentes.
- Speaker #1
Alors, les précédentes, c'était tout autour de l'e-commerce et de la transformation numérique des entreprises. J'ai fait une première boîte qui était un site de cashback début des années 2000. C'était tout neuf, le cashback. J'achète en ligne, je gagne non pas des points, mais du cash parce que je me disais que ça va être un super moyen d'encourager les Français à acheter en ligne. Et puis j'avais vu ça, vous étiez... Là,
- Speaker #0
on se parle de
- Speaker #1
1900... Oui, en fait, j'ai lancé en 2003 ma première boîte.
- Speaker #0
2003,
- Speaker #1
ok. Donc ça, c'est ma première boîte que j'ai revendue six ans après. Après, je suis passée sur le B2B. Ma deuxième boîte s'appelait Malinéa et elle faisait des stratégies social media, puis fabriquait des sites e-commerce. Oui, oui. À une époque où il n'y avait pas de... C'était le tout, tout début. Et donc, j'avais plein de clients, des marques traditionnelles, des pure players. Et ça, je l'ai revendu à Vipi. Et après, je suis partie aux États-Unis. J'ai créé un observatoire sur la transformation numérique. Là, j'étais plutôt en freelance, soit autant les précédentes entreprises. J'avais des salariés jusqu'à 30, 40. Et puis, j'avais revendu tout cela. Alors que là, aux États-Unis, j'étais juste moi. D'accord. Et j'avais créé mon observatoire. Comment se transforment les entreprises aux Etats-Unis ? Qu'est-ce qui fait qu'une boîte serait à vendre plus vite qu'une autre ? À quoi ça tient ? Est-ce que ça tient au mindset du dirigeant, à l'organisation, aux investissements, à l'écosystème ? Donc j'avais fait ma petite enquête. Et tout ça, je le partageais avec des entreprises françaises, des comex, quand je rentrais, jusqu'au jour où j'étais appelée par Renault pour rejoindre le board. Donc j'ai fait 8 ans comme administratrice du groupe. Alors que je ne conduis pas, je dois le préciser. Toujours pas ? Pour l'humanité, on est reconnaissante. et donc tout ça m'a menée à ma dernière entreprise que tu connais bien, qui est Envie que j'ai co-fondée il y a 3 ans un peu plus maintenant avec 2 amis très chers et c'est une école de vente c'est une école de vente,
- Speaker #0
donc c'est passé de l'école des entrepreneurs des indépendants,
- Speaker #1
moi je l'ai connue comme ça à école de vente mais oui parce que c'est génial ce que tu évoques là parce qu'on s'est effectivement repositionnée il y a quelques mois je me suis rendue compte que Dans le paysage de l'accompagnement des entrepreneurs, ce qui faisait notre selle et notre spécificité, c'est qu'il faut toujours avoir un élément saillant dans son offre. Au fond, c'était la vente. Moi, ce que je sais bien faire et bien partager, c'est comment est-ce que tu vas chercher des clients, comment tu communiques bien. Et donc, ce savoir, on a rétréci la promesse, à école des indépendants, la vente, on a qualifié ce que l'on partageait comme savoir-faire et on a élargi la cible, puisqu'aujourd'hui... les indépendants, ça représente moins de la moitié de notre chiffre d'affaires. Et aujourd'hui, on travaille beaucoup avec des ETI, des grands comptes, parce qu'ils ont... Tout autant, je ne sais pas si tu le ressens, mais besoin de muscler leur esprit de conquête, leur capacité à générer du chiffre autrement, à former des commerçants. Oui, c'est ça, tu vois, et donc l'expertise, ça ne nourrit pas, même quand on est un grand... en groupe. Et puis, il faut toujours se remettre en question, aller chercher des business adjacents. Donc, on travaille avec les équipes RH, avec les sales, avec les managers. Mais moi, j'adore.
- Speaker #0
Oui, et puis, c'est un réseau incroyable, le réseau Envie. C'est sympa. Non,
- Speaker #1
mais c'est surtout très efficace.
- Speaker #0
Et je viens aussi de comprendre que maintenant que vous êtes positionnée école de la vente, que vous travaillez aussi avec des entreprises et pas que des indépendants.
- Speaker #1
Bien sûr, et ça c'est formidable. Et oui, donc on travaille avec BNP Paribas, avec L'Oréal, avec des ETI qui font 500 millions d'euros de chiffre d'affaires, comme IAD Group qui est un groupe immobilier, enfin avec des big... fort, avec Renaud. C'est génial. C'est incroyable parce que je me rends compte d'une chose, c'est que quelle que soit la taille de ton entreprise, qu'elle soit toute petite parce que tu es solo entrepreneur ou bien un groupe coté de plus de 100 000 personnes, cette nécessité d'avoir en soi la niaque entrepreneuriale, cet état d'esprit d'audace, de conquête, ça aide dans l'environnement qui est le nôtre. Oui,
- Speaker #0
tout à fait. On va parler un peu de... connaissance de soi et d'introspection je suppose que c'est un travail que tu as déjà fait, que tu continues de faire, je voulais savoir en fait pour un entrepreneur est-ce que la connaissance de soi est primordiale ou est-ce que c'est bien de se connaître mais c'est pas forcément indispensable j'ai changé d'avis là-dessus j'ai
- Speaker #1
longtemps considéré que c'était superflu
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
deux raisons en fait une c'était je me disais je pensais bien me connaître aussi bien mes travers que mes qualités et que c'était une espèce de spéléologie un peu inutile quoi il ya d'autres priorités en fait et peut-être les autres plutôt que moi et puis moi tu sais ma foi à une grande place dans ma vie et donc je voyais pas bien l'intérêt de faire cette spéléologie sans une présence aimante je vois tu vois comme je voyais pas bien l'intérêt de la méditation, je vois pas très bien l'intérêt, en fait je trouve ça vide et moi le silence il est habité par Dieu donc je trouvais ça pour toutes ces raisons je voyais pas bien l'intérêt j'ai compris que j'étais un piètre manager j'embarque les gens à l'énergie par l'exemplarité si tu travailles avec moi tu peux me copier sur certaines choses il y a beaucoup de gens qui ont bossé avec moi qui sont devenus entrepreneurs ou qui ont été recrutés chez Google à des grands postes, c'est génial mais je réalise aujourd'hui que je ne suis pas un bon manager et je pense que c'est parce que je ne me connais pas assez et du coup à la faveur d'événements personnels pas forcément très heureux j'ai été amenée à avoir une psy et je réalise à quel point c'est contre nature pour moi d'aller comme ça à l'intérieur et pourquoi je fais ci et pourquoi je fonctionne comme ça ça me coûte beaucoup parce que ça me fait partir dans le passé alors que je suis quelqu'un profondément ancré dans le... le présent, mais pour autant j'ai l'impression que ça m'aide à prendre de meilleures décisions ça m'aide à être plus à l'écoute ce qui n'était pas du tout ma grande qualité donc oui, j'ai découvert très tardivement qu'il fallait se connaître et je développe une nouvelle passion pour ce sujet toi tu en connais plus que moi merci de te confier comme ça,
- Speaker #0
parce qu'avec cette humilité de nous expliquer ton parcours c'est presque touchant et donc ça veut dire que t'as fait des choix profétiques sans forcément, en tout cas entrepreneurial, sans forcément te dire ça correspond à qui je suis, à ce qui m'anime. À l'intérieur.
- Speaker #1
Non, parce que je crois profondément en notre capacité d'action.
- Speaker #0
Oui, toi, tu es vraiment dans le mouvement.
- Speaker #1
Et je me dis toujours, si mon choix n'est pas bon, rien n'est irréversible. Ce n'est pas grave.
- Speaker #0
Ce n'est pas grave.
- Speaker #1
Je vais prendre une voie. Si les indicateurs sont plutôt rouges pour plein de raisons extrinsèques, intrinsèques, je change de voie. Mais oui. C'est pas très grave, en fait. Non, je suis d'accord. Rien n'est grave. Ça, c'est un peu ma phrase fétiche. Donc, j'ai fait des choix. J'ai fait beaucoup de... de bons choix,
- Speaker #0
j'ai fait beaucoup de mauvais choix mais au fond c'est moi ça fait des choix à l'instinct ou intuitifs c'est quoi ton mode j'aimerais comprendre ce qui en toi en fait te fait partir vers un projet et bien c'est,
- Speaker #1
non il y a probablement de l'intuition mais il y a aussi beaucoup d'analyse Ce qui fait qu'un projet marche, c'est qu'il répond mieux qu'un autre aux besoins des clients. Donc chaque projet vers lequel je suis allée, c'est j'ai regardé qui étaient les clients, j'ai regardé quels étaient leurs besoins, est-ce que c'était un besoin adressé ou pas adressé ou mal adressé ? Est-ce qu'il restait une brèche pour que je m'y mette ? Parce que s'il y a déjà des millions de gens qui font ce boulot, y aller pourquoi pas, mais t'as sacrément intérêt à avoir quelque chose de différent, parce que sinon je vois pas pourquoi on te donnerait l'argent à toi et pas aux autres. et donc si toutes ces une fois que tu as identifié tout ça c'est ça qui m'anime dans un projet c'est de comprendre tu le sais, tu connais en vie quelle est ma cible, quel est son besoin et moi, quelle est ma capacité à y répondre dans tout ce que je sais faire aujourd'hui dans la somme de mes compétences et de mes relations à moi et plus d'autres à quel pourcentage on est capable de répondre aux besoins du projet et s'il y a un modèle économique
- Speaker #0
on fonce donc là aussi c'est un choix hyper ancré tu disais que tu as quelqu'un d'ancré c'est rationnel et c'est ancré c'est bien aussi de le dire parce qu'il y a beaucoup de gens de plus en plus depuis le Covid qui se lancent dans l'entrepreneuriat qui n'ont pas en amont analysé le marché savoir comment ils vont générer des revenus et moi je connais vraiment pas mal de personnes qui se sont retrouvées en situation de précarité parce qu'ils ont voulu développer un projet de coeur c'est fou parce que tu vois
- Speaker #1
Je parlais à Go Entrepreneur il y a quelques temps avec une jeune femme. Elle me disait, mais moi, j'ai un projet d'impact. Et je lui disais, c'est super, mais comment vous gagnez de l'argent ? Elle me regardait en me disant, non mais attendez, madame, gagner de l'argent, ce n'est pas mon sujet. Moi, je fais de l'impact. Je dis, mais vous avez gagné au loto ? Non, parce que c'est bien l'impact. Mais il faut manger, je veux dire.
- Speaker #0
Il faut se nourrir. Non, mais très basiquement.
- Speaker #1
Donc, c'est quand même... Oui, la liberté d'entreprendre, c'est celle de travailler 20 heures sur 24 sans gagner d'argent, si on n'a pas des fondamentaux solides. Donc c'est ça la vocation d'envie aussi, tu le sais, c'est comment je t'aide à ne pas aller dans le mur. Et ça, pour le coup, des projets, c'est l'avantage de mon grand âge, c'est que j'en ai vu plein. Et entre les qualités personnelles de la personne, du porteur ou de la porteuse de projet, son environnement, ses ressources, sa confiance, et puis après les éléments tangibles de sa boîte. Je pense pouvoir aujourd'hui dire, sans trop me tromper, si ça va dans la bonne direction ou la mauvaise. Ça ne veut pas dire que ça ne marchera jamais pour la personne. Je ne suis personne pour te dire que tu n'es pas fait pour ça. Est-ce que c'est le bon moment pour toi ? Et surtout, est-ce que la façon dont ça s'en manche, ça va vers quelque chose qui peut marcher ou pas ? Si tu n'as pas la bonne cible ou tu ne la connais pas très bien, bon. Si c'est une cible qui n'a pas d'argent, bon. Si ton offre, elle n'a rien de distinctif, ben non. Si ton pricing est trop bas, ça veut dire qu'il va falloir faire trop de clients pour arriver à ton chiffre. T'as pas calculé tes objectifs, il y a quand même un certain nombre d'indicateurs. Si tu les as cochés, il n'y a pas... plutôt des chances pour que ça marche ton projet. Et c'est ça qu'on fait chez Envie. C'est ce que vous faites chez Envie.
- Speaker #0
Et on peut y aller à tout moment aussi.
- Speaker #1
Mais venez, on vous accueille comme des rois et des reines.
- Speaker #0
C'est vrai qu'on peut se dire, bon, je ne sais pas, il y a des gens qui peuvent se dire, je ne sais pas, j'ai 55 ans, ça fait 10 ans que je suis entrepreneur, je n'ai pas forcément besoin d'aller dans une école de vente.
- Speaker #1
Si ça roule et que les clients tombent du ciel, ne viens pas. Si en revanche, tu t'interroges sur la transformation de ton marché, L'impact de l'IA sur ton marché et sur ton offre, sur la transformation des besoins de tes clients, est-ce que ton prix est le bon ? Peut-être que tu veux juste accélérer ou tu veux pivoter. Et ça, si tu n'as pas un ping-pong intellectuel avec lequel tu te frottes, parce que c'est que dans les frottements qu'on innove. Quand on est tout seul dans sa roue de hamster, on est souvent d'accord avec soi-même. Alors que quelqu'un qui vient un peu t'aiguillonner, c'est bon ça, c'est toujours bon en fait.
- Speaker #0
Et là en plus, non seulement il y a l'équipe Envie, mais il y a aussi tous les autres autour, toute la communauté.
- Speaker #1
Tous les entrepreneurs de tous les secteurs, de toutes les régions. Et puis il y a plutôt un bon état d'esprit de partage en fait. Donc ça j'espère qu'on le gardera à mesure qu'on va grandir. Car on va grandir, c'est le but.
- Speaker #0
Mais oui, mais moi je n'ai aucun doute que ça va se maintenir. Parce que je pense que c'est ça qui fait l'âme aussi d'Envie. Bon, allez, j'arrête de parler d'envie, sinon on va... Je suis trop chaude,
- Speaker #1
pardon, messieurs dames. On va me dire,
- Speaker #0
mais l'émission, l'épisode est sponsorisé par envie.
- Speaker #1
Je vois.
- Speaker #0
Alors, on va parler de joie. On est sur le mur de joie.
- Speaker #1
Ça, c'est bien. Alors,
- Speaker #0
Catherine, je t'ai invitée parce que pour moi, tu évoques vraiment la joie. En fait, tu es hyper lumineuse, tu es souriante. Tu es gentille. Non, mais c'est vrai.
- Speaker #1
On fait comme on a dit Bintou pour le chèque.
- Speaker #0
Et je ne suis pas du tout payée.
- Speaker #1
Mais non, je plaisante. Et voilà, tu vois,
- Speaker #0
donc je tenais vraiment à t'avoir sur ce podcast. Et j'aimerais savoir quelle est la place de la joie dans ta vie et elle est où ta joie ? Cette question qui paraît futile, mais j'aimerais savoir où est ta joie.
- Speaker #1
C'est mon deuxième prénom, la joie. Non, mais tu sais, j'ai lu un livre un jour qui m'a beaucoup marquée, qui disait, si tu prends un pot de peinture noire... et que tu le jettes en l'air, la peinture va retomber et elle ne va pas colorer l'air. Et j'ai l'impression que l'adversité et les épreuves de ma vie, c'est un peu comme cette peinture et moi je serai l'air. C'est-à-dire que la peinture noire est là, et les choses moches me touchent et j'ai plein d'épreuves dans ma vie, comme tout le monde, comme toi, comme nous tous, mais ça ne vient jamais entamer ma joie profonde ou alors jamais durablement. C'est fou. Et je ne sais pas, c'est là, ça se génère. C'est en toi. Ça se génère, c'est une sorte de puissance de vie, probablement. Tu vois, c'est de la vitalité. Et puis, c'est une espèce d'espérance que rien, même le monde tout moche et les douleurs de nos vies ne viennent pas entamer. Parce qu'au fond de moi, il y a vraiment cette invinciblité.
- Speaker #0
Oui, c'est ça, on retombe sur cet extrait. Qu'est-ce qui te met le plus, qu'est-ce qui active le plus cette joie qui est en toi, à l'intérieur de toi ? Et tout à l'heure tu parlais de foi, est-ce que tu penses que le fait que tu aies la foi t'aide aussi à être dans cette joie intérieure, cette espérance ?
- Speaker #1
Mais en fait c'est pas ma foi qui m'aide, c'est que c'est mon moteur de joie, tu vois ? C'est qu'en fait ce qui nourrit ma joie c'est... C'est de me savoir infiniment aimer, c'est un truc de fou. C'est que...
- Speaker #0
Par le plus grand.
- Speaker #1
Le big boss là-haut. Et je me dis,
- Speaker #0
j'ai tellement de chance.
- Speaker #1
C'est pas qu'il ne peut rien m'arriver, parce que si, il m'arrive des choses, mais je ne suis pas seule pour traverser les épreuves. Tu vois, et il y a des épreuves terribles qui se passent autour de moi, et il y a le scandale du mal, bien sûr, de la maladie, de la perte. j'ai pas d'explication à ça mais je sais ma foi c'est pas que ça m'aide c'est que c'est mon moteur de joie c'est la source qui empêche mon coeur de sécher c'est un truc de dingue j'aimerais témoigner pardon je suis désolée on est en train de faire après envie on fait la pub de dieu ah non pas du tout alors là on est complètement alignés je le fais pas par prosélytisme je veux convertir personne mais je pense que il y a une aspiration à une vie intérieure entre chacun de nous et à vivre quelque chose de plus grand que soi. Moi, j'ai trouvé cette lumière, tu vois. Et je la nourris parce que je prie beaucoup. Si on va sur le registre des bons dieuseries, on va y aller. Parce que c'est la question que j'allais te poser,
- Speaker #0
c'est est-ce que tu la nourris, tu la cultives ? Si oui, comment ?
- Speaker #1
Alors, je vais te dire, on est parti. Donc déjà, tous les matins, quand je me réveille, je ne sais pas toi, quel est ton rituel au moment où tu ouvres les yeux ? Pour moi, d'abord, chaque matin, c'est comme... Moi, c'est merci. Oui.
- Speaker #0
Merci au boss.
- Speaker #1
Ah oui, tu vois, chaque matin, c'est comme une nouvelle vie qui commence. Vraiment, c'est chaque... Quelle que soit la difficulté de la veille ou de la nuit, le matin, c'est comme une vie entière. Et je me dis, tu as une vie entière pour tout reset à zéro. Donc, vas-y, profite. Tu vois, tu es en bonne santé, mais qu'est-ce que tu vas faire du trésor qui est entre tes mains aujourd'hui ? Et donc je commence par lire Eh bien, un miracolo ogni giorno C'est un miracle chaque jour Je me fais la petite coquetterie de le lire en italien Et c'est comme ça que j'ai appris l'italien d'ailleurs D'accord, à travers ce livre C'est une newsletter quotidienne De Eric Sellerier Qui est en toutes les langues Mais moi, tu peux la lire et l'écouter Donc je la lis en italien et je l'écoute Ça fait genre dix ans que je fais ça Donc adesso posso parlare italiano Alors que je ne l'ai jamais appris à l'école C'est assez marrant Donc je lis ça, et c'est des petits textes très courts, mais waouh, moi ça me nourrit.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y en a un qui te vient ou pas ?
- Speaker #1
Non mais ça, ce sont des commentaires de l'évangile, c'est un sujet sur si ta vie aujourd'hui est difficile et tu te dis, mais sérieux, quand est-ce que je vais sortir de cette lessiveuse ? Il te sort une petite phrase, il prie avec toi, il te dit merci d'exister. Moi, ça me fait du bien. Je fais ça, je lis évangiles au quotidien. C'est les textes du jour. Je lis une minute avec Marie. Et puis après, dans la journée, souvent, je prie. Quand j'attends le bus, avant une réunion, par exemple, avant notre podcast, j'ai confié ce podcast.
- Speaker #0
La fille va vraiment finir. Je vais mal finir, moi. Non,
- Speaker #1
pas du tout. Ça va mal finir, cette affaire. Mais ça a une grande place dans ma vie. Et ça fait que je pense que c'est vraiment ça mon moteur de joie. ton moteur de joie c'est ta force je me dis mais la chance mais pincez moi mais tu te rends compte de te dire ce truc il est là en fait il coûte rien il est en toi qui sommes nous petite chose pour que celui qui est tout amour soit venu chez nous ici pour nous sauver je me dis c'est précieux la vie ça me donne conscience de la valeur humaine que j'ai et que les autres ont ça fait pas de moi une meilleure personne,
- Speaker #0
je ne suis pas une humaine exemplaire mais en tout cas j'ai un modèle et quel modèle j'ai envie de parler aussi de joie de satisfaction et de réussite parce que souvent dans le business ces trois sont souvent liés joie, satisfaction, réussite est-ce que pour toi c'est la même chose ou quelle est la différence selon toi c'est pas les mêmes registres en fait
- Speaker #1
La réussite, c'est être très codifié socialement. Tu demandes à tout le monde, la réussite, c'est une belle voiture, de l'argent, un bel appartement. Donc, c'est plutôt des signes extérieurs de possession. Mais on ne se limite pas à ce qu'on possède, à ce qu'on consomme. Donc, la réussite, pour moi, la réussite, c'est est-ce que je peux ne pas penser à combien il y a sur mon compte en banque. Ce n'est pas un sujet, c'est un luxe, ça. Ce n'est même plus que la réussite, c'est un luxe. donc c'est plutôt sans aller trop loin c'est un certain confort matériel la réussite c'est ça pour moi, la satisfaction c'est le plaisir que je tire de ce que je fais avec les autres, avec mon boulot à mes clients contents un truc que j'ai appris donc ça c'est plutôt le premier c'était plutôt matériel pour moi c'est plutôt intellectuel c'est une satisfaction ça descend un peu sur le... le cœur, mais on est quand même, je suis satisfaite parce que les chiffres sont bons, parce que voilà.
- Speaker #0
Je comprends aussi que la connaissance au sens large...
- Speaker #1
Alors la connaissance elle me procure plutôt de la joie. Tu vois là, si je devais approfondir. En fait, je vais du plus superficiel au plus profond. La réussite c'est superficiel, parce qu'en plus elle peut tourner du jour au lendemain et puis ce qu'on voit dans la réussite des autres sur les réseaux sociaux c'est du vent, ce n'est pas vrai, c'est de la com, et ça il faut le savoir mais ça donne signe extérieure de richesse, la satisfaction c'est profondément habité du plaisir de rendre service à tes clients le travail bien fait t'as un objectif, tu l'as atteint ça c'est satisfaisant, mais la joie c'est encore d'un autre geste, c'est beaucoup plus profond c'est un truc qui t'habite au loin indépendamment du succès ou de la satisfaction, sans cause extérieure il n'y a pas de cause extérieure c'est la différence entre l'espérance et l'espoir l'espoir c'est, ah je croise les doigts l'espérance, quoi qu'il arrive
- Speaker #0
je sais qu'on est sauvés et la joie de l'amitié parce que je sais que tu travailles avec tes amis notamment avec Karine et Charlotte et donc quelle est la place de l'amitié dans ta vie ?
- Speaker #1
déjà elle me supporte dans tous les sens du terme mais merci les filles, merci non parce que ça doit pas être simple de travailler avec moi mais en tout cas c'est un baume l'amitié c'est vraiment à un boom de tous les jours et c'est le fait de c'est un ami, c'est quelqu'un qui te connait bien et qui t'aime quand même ça veut dire que tu connais ses travers mais au final t'as envie de faire le chemin avec parce que c'est quelqu'un qui compte pour toi, qui te prend avec toutes tes parts à qui tu peux tout dire et ça l'amitié ça ça se rapproche de l'amour inconditionnel que on peut avoir pour ses enfants ou que... On peut ressentir de Dieu. Donc, c'est vraiment hyper puissant.
- Speaker #0
Et donc, vous avez décidé toutes les trois de créer Envie ? C'est votre premier projet ensemble ? C'est moi qui suis allée chercher. D'accord. Et vous vous connaissez depuis longtemps ? Je suis curieuse. Oui, bien sûr. 18, 28,
- Speaker #1
38, 48. Ça fait 35 ans que je connais Charlotte. Puisqu'on était en Hippocagne ensemble, on étudiait après le bac. Et on s'est rencontrées et on ne s'est pas quittées. si à un moment quand on est habité d'une et l'autre à l'étranger mais on a toujours été amis mais on n'avait jamais travaillé ensemble et karine je les rencontrais il ya dix ans à new york on travaillait ensemble on organisait un gros événement sur la le wind forum un événement sur les femmes leaders les femmes entrepreneurs d'un truc de fou j'arrive à new york et enfin les américains t'ont pas attendu quand même ils ont un peu tu vas y avait tout fait il avait un peu d'avancé sur nous à l'époque encore Et c'était l'époque où il faisait bon vivre aux Etats-Unis. Et en fait, je m'étais dit, à Paris, j'avais organisé un événement sur les femmes. Et là, je m'étais dit, je vais faire la même chose à New York. Donc, j'ai regardé, mais toujours la même histoire. J'ai regardé qu'est-ce qui se faisait en matière d'événements sur les femmes. Et je me suis rendu compte que c'était très vertical. Les femmes dans la pub, les femmes dans la finance, les femmes dans je ne sais pas quoi. Et moi, je me suis dit, moi, je vais faire un truc transverse et avec des hommes. On n'est pas dans un... Ce n'est pas un entre-soi qui, au fond, ne fait pas toujours grandir. mais je veux un truc ouvert et... qui rendent tout le monde meilleur. Et donc, on s'est mis à créer ça à deux avec Karine. Et on l'a fait pendant cinq ans. Et il y avait mille personnes à New York avec des sponsors de dingue, des speakers de dingue. Mais Karine, elle...
- Speaker #0
Cette femme n'est pas humaine, je pense qu'elles sont dix à l'intérieur. Ah oui, il y a dix personnes chez Karine.
- Speaker #1
Alors, on arrive presque à la fin de l'épisode, de notre conversation. J'ai encore quelques petites questions à te poser. S'il y avait trois mots-clés qui définissent ton chemin de vie, ça serait ? Bon, on en a parlé, il y a Dieu, c'est sûr, le coche, la case.
- Speaker #0
Il y a entrepreneur, ça me caractérise bien, le fait d'entreprendre sa vie, de piloter sa vie à défaut de sa voiture.
- Speaker #1
Oui, donc entrepreneur vraiment au sens large. Oui,
- Speaker #0
entrepreneur plutôt, ça peut être action. Acteur de sa vie. Voilà, action, entrepreneur. Et puis après, c'est probablement joie, énergie, ce sont les deux faces d'une même pièce chez moi.
- Speaker #1
J'avais pensé à Action. Quand j'écrivais, je préparais l'épisode. Je me suis dit, je pense que Action et Joie, ça va probablement ressortir.
- Speaker #0
En tout cas, c'est ça.
- Speaker #1
Donc, Dieu, Action, et Joie. C'est pas mal comme trio.
- Speaker #0
N'est-ce pas ? Je me reconnais bien.
- Speaker #1
On est dans quelque chose de juste.
- Speaker #0
Et toi, c'est quoi tes trois mots ?
- Speaker #1
Je ne m'attendais pas à cette question. Joie, forcément. Joie, mouvement.
- Speaker #0
Et amour. Oh, si beau ! C'est des what else, je dirais, à un moment.
- Speaker #1
Et pour moi, la joie et le mouvement vont ensemble.
- Speaker #0
Mais moi, Dieu et la joie vont ensemble, entreprendre et la joie vont ensemble. En fait, c'est vrai qu'il y a une cohérence au bout d'un moment. Tout à fait,
- Speaker #1
oui.
- Speaker #0
Parce que si on est trop écartelé, tu sais, moi je ne fais pas de yoga, je ne sais pas si tu en fais, mais j'ai découvert que quand tu fais un mouvement... Genre le guerrier assis à droite, il faut le faire à gauche. Toujours, c'est toujours très équilibré. Et donc, je pense qu'il faut arriver à trouver ce stretch.
- Speaker #1
De même que la balance,
- Speaker #0
à mesure que le monde va vers l'IA et qu'on est tous habité d'IA, il faut aussi remettre le poids du corps sur l'esprit critique, l'humain, la nuance, comment je nourris mon esprit critique. Moi, ça, c'est un vrai sujet. qu'est-ce que la vérité, qu'est-ce que le jugement ? Il faut donner des cours de philo aux enfants.
- Speaker #1
En fait, oui. Tu parles de cours de philo aux enfants, c'est-à-dire la Fondation SEV qui donne des cours de philo aux enfants, qui a été créée par Frédéric Lenoir.
- Speaker #0
C'est génial.
- Speaker #1
Et j'ai un projet, je t'en parlerai après aussi, qui est autour de ça, ce que tu dis, en fait, sur la réflexion philosophique.
- Speaker #0
C'est génial. L'esprit critique, c'est effectivement la philo qui peut te la donner. Ça me rappelle, tu vois... la caverne de Platon avec la projection des ombres, là, nos petits cours de terminale. Oh, pardon.
- Speaker #1
Pas de souci, ça fait partie du truc. On ne coupera pas, on garde. Je vais dire que je la rappelle. C'est génial parce que je suis... Tu sais, dans la vie, il faut demander. Si tu demandes rien, tu n'as rien.
- Speaker #0
Non, mais c'est important de demander parce que, tu vois, on n'ose pas souvent demander. Je fais cette petite incise, mais je trouve que... Ça, on garde, par contre. Non, mais on n'ose pas demander dans la vie parce que... On a l'impression que ça nous dévalorise, qu'on est là à quémander comme une pauvresse. Mais en fait, d'abord, moi, j'ai appris que les gens sont beaucoup plus enclins à aider qu'on ne pense. Et que c'est hyper valorisant pour quelqu'un. Moi, quand quelqu'un vient me dire, est-ce que tu pourrais aider ma fille ? Ou est-ce que tu peux, j'ai un conseil à te donner. Hier, il y a une Américaine que je n'avais pas vue depuis longtemps qui m'a envoyé un SMS en disant, j'ai une décision importante à prendre. C'est une des rages d'un grand groupe aux Etats-Unis. Est-ce que je peux t'en parler ? J'ai trouvé ça vachement... valorisant qu'elle me demande. Donc évidemment, j'ai trouvé du temps pour elle. Donc il faut demander parce que les gens ont envie d'aider. Tout n'est pas foutu, les amis. C'est vrai,
- Speaker #1
oser demander de l'aide. Oui, c'est vrai que souvent, les gens ne demandent pas.
- Speaker #0
Et puis, on n'est pas à l'abri que ça marche. Donc moi, si je n'avais pas osé là, si je m'étais tortillée pour cette salle, le Grand Prix de Paris serait... Donc j'ai hâte de savoir ce qu'elle va me dire.
- Speaker #1
Et c'est quand ?
- Speaker #0
C'est en octobre.
- Speaker #1
On n'a pas encore la date,
- Speaker #0
mais justement, ça dépendra de la disponibilité de la salle et ça va être génial.
- Speaker #1
Je suivrai ça de près.
- Speaker #0
T'as intérêt.
- Speaker #1
Donc là, on a parlé des trois mots-clés qui guident la vie. Donc, on a parlé de Dieu.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
On a parlé de l'action.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et on a parlé de joie.
- Speaker #0
Mais oui, on a tout dit.
- Speaker #1
Maintenant, est-ce que tu peux nous conseiller un film à voir absolument ? Ah,
- Speaker #0
super. Eh bien, c'est un film de Capra qui s'appelle La vie est belle.
- Speaker #1
Ah.
- Speaker #0
C'est pas le Bénini et la vie taille belle, c'est un autre. C'est un film en noir et blanc que j'aime beaucoup, qui te plairait beaucoup si tu ne l'as pas vu. La vie est belle de Capra.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
C'est un classique. Un homme qui le sort de Noël, il a tout foiré et il a envie de se suicider. Et en fait, il se passe quelque chose et il y a un ange qui le sauve. Et il voit sa vie autrement. Tout ce qui... si la vie n'avait pas suivi les chemins, tu sais, à chaque moment de ta vie, c'est droite ou gauche. Et puis, si sa vie avait suivi un autre chemin, en fait, tout autour de lui serait bien moins bien. Il réalise à quel point ? Il a généré sans le savoir du bien autour de lui, du bon, du beau. Et donc, tout ça le ramène au moment où il ne veut plus sauter. La vie est belle. Et c'est un super beau film que j'adore. Après, dans un autre registre, mais c'est parce que j'aime beaucoup Renoir. C'est La règle du jeu de Renoir, qui est un film aussi en noir et blanc sur les relations de caste entre l'aristocratie et les gens. Ça se passe dans l'entre-deux-guerres. Et c'est un drame social qui est assez édifiant sur la nature humaine. C'est pas drôle, on n'est pas dans la joie, mais c'est un chef-d'oeuvre. La règle du jeu de Renoir.
- Speaker #1
Ok, merci pour ces deux recommandations.
- Speaker #0
Et toi, ça serait quoi ton film ?
- Speaker #1
J'en ai pas. J'ai pas de film préféré. En fait, je suis très... Il y a quelqu'un qui m'a demandé l'autre jour qui était mon écrivain préféré. Je lui ai dit, j'en ai pas. Tu vois, j'ai pas de préférence. J'ai pas ce sens un peu de fan de quelque chose. Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Mais c'est parce que tu es très curieuse. Je me demande,
- Speaker #1
parfois je suis même un peu gênée. Non, non.
- Speaker #0
En revanche, ce que tu peux dire, je n'ai pas de préférence, mais en ce moment, c'est ce que j'aime.
- Speaker #1
Alors, en ce moment, j'aime une série très utile qui s'appelle Virgin River. Je ne sais pas si tu connais. Qui se regarde gentiment. C'est une histoire d'amour. Parfait. Un de tes trois mots. De l'ac.
- Speaker #0
Non, mais j'adore.
- Speaker #1
Et si tu avais une expérience à nous recommander, une expérience vraiment à vivre, ça peut être un voyage, une expérience.
- Speaker #0
Eh bien, ça ne te surprendra pas, c'est aller faire une retraite.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Une retraite, tu vois, dans un lieu, même si on n'est pas religieux ou croyant, c'est une vraie expérience. Par exemple, tu pars deux jours, donc c'est des retraites silencieuses. Souvent, c'est dans un couvent ou un bel endroit. Ça sonne maintenant, tout va bien. C'est vivant ce podcast. Oui, c'est un podcast plein de vie et de bruit. Super. Donc une retraite, c'est un moment hors du temps où on se redécouvre dans le silence. Généralement, c'est un beau lieu, tu entends des chants qui te transportent, même si ça veut... Encore une fois, ce n'est pas grave si tu n'as pas une vie intérieure, peu importe. C'est un moment, en fait, ça te remplit de quelque chose. Moi, je pense que c'est à vivre. Une retraite, alors pourquoi pas... chez les frères Carma à Avon, à côté de Fontainebleau. Sinon, t'as aux îles de l'Hérin, c'est au bord, au large de Nice, sur une île, c'est un truc de fou. T'as plein d'endroits, des abbayes incroyables dans la montagne. Moi, je pense qu'il faut faire au moins une petite retraite silencieuse. C'est un voyage au bout de soi-même. Et on découvre qu'on n'est peut-être pas tout seul.
- Speaker #1
Et donc, il faut partir seul. Ah bah non mais moi j'en ai fait avec Charlotte des retraites j'en fais bien pour une d'ailleurs je les rembarque mes copines j'aime bien ça moi les amis moi ce que j'adore c'est de pouvoir à la fois faire la fête jusqu'au bout de la nuit se
- Speaker #0
marrer puis aussi faire des retraites ensemble alors là c'est complet quoi t'as coché toutes les cases j'ai un livre d'ailleurs sur les lieux de retraite en France mais voilà faut que je retrouve le nom je vais le mettre dans l'épisode mais mets le franchement c'est Déjà, ça fait du bien de se couper du monde, de se couper du portable, pour se reconnecter à soi. Et puis, on le mérite parce qu'on a une grande valeur.
- Speaker #1
Eh bien, on va s'arrêter sur ces belles paroles.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
Merci beaucoup, Catherine. Merci de nous avoir accueillies. Bravo, je t'applaudis. Oh, moi aussi, je t'applaudis. Merci vraiment. C'était un bon moment. Je sais que tu as... Quelque chose de très important dans quelques minutes. Oui,
- Speaker #0
tout à fait.
- Speaker #1
Et voilà, donc on va te laisser partir. Merci d'être venue,
- Speaker #0
Bintou. Merci beaucoup. Merci Catherine. Merci Léo. C'est trop chouette.
- Speaker #1
Merci Léo.