- Speaker #0
Musique Musique Musique Musique Bonjour Harry,
- Speaker #1
bonjour Bintou,
- Speaker #0
comment allez-vous ?
- Speaker #1
Ca va bien,
- Speaker #0
ça va ?
- Speaker #1
Un peu dans le speed parce que j'ai beaucoup de choses à faire en ce moment mais ça va J'imagine la promo du livre,
- Speaker #0
pas mal de les émissions Le reste,
- Speaker #1
ça n'annule pas le reste Tout le reste,
- Speaker #0
tout à fait Avant de vous... de vous présenter. En fait, je me suis amusée à travailler sur votre thème avec l'IA, votre thème astral. Donc, vous êtes du 20 mars, comme ma mère, et vous êtes poisson.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Ah, c'est Bélier ? Oui. Je crois que c'est le...
- Speaker #1
J'ai appris ça très récemment.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Je parle d'ailleurs dans le livre parce que c'est une expérience que j'ai faite pour l'écriture de ce livre.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Un créateur de contenu m'a proposé de faire faire mon thème astral.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
À l'aveugle, par un grand spécialiste suisse, qui a donc eu ma date de naissance, mais aussi mon heure de naissance, c'était important en l'occurrence, puisque les poissons se terminent le 20 mars, mais moi étant né le 20 mars à
- Speaker #0
23h30, manifestement,
- Speaker #1
et j'ai donc appris il y a quelques mois que je suis bélier et pas poisson. Heureusement que c'est quelque chose auquel je n'accorde absolument aucune importance, parce que toute ma vie... Je me serais trompé en lisant les horoscopes du poisson alors que je ne suis pas poisson.
- Speaker #0
D'accord, mais moi je suis poisson.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Et je vais quand même vous donner le thème.
- Speaker #1
Mais est-ce qu'il est bon ce thème ? C'est ça la question.
- Speaker #0
En fait, ce qui est intéressant, c'est que vous me disiez si vous vous reconnaissez dans ce qu'il m'aide.
- Speaker #1
Allez.
- Speaker #0
Donc c'est né au premier souffle du printemps. Oui, parce que même s'il va là, au degré zéro du Zodiac, là où tout recommence. Donc, ok. Une âme qui n'inaugure pas une saison. Elle inaugure un monde. Elle avance vite, ressent profondément, garde la mémoire de tout ce qui a été aimé. Elle inspire sans le chercher, ouvre des chemins sans toujours savoir où il mène. Et elle regarde toujours au loin, cherchant un sens plus grand que ce que le quotidien lui propose. Son défi, faire confiance à sa propre voix autant qu'à sa vision.
- Speaker #1
Je dois avoir un ascendant poisson, évidemment.
- Speaker #0
Donc, ça vous parle. En plus,
- Speaker #1
ce n'est pas des grandes généralités.
- Speaker #0
C'est vraiment assez précis.
- Speaker #1
Ça me correspond assez. Et pour revenir à l'expérience qui a été faite, l'astrologue, le spécialiste des thèmes astraux en question, avait fait un portrait qui était très vrai de ce que je suis, alors qu'il l'avait fait sans savoir qui j'étais, en fait.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Lui, il avait juste... Ma date et mon ordre de naissance, il n'avait pas mon nom, il ne savait pas qui j'étais. Et il a dit des choses qui sont très très justes.
- Speaker #0
J'ai compris que vous n'y croyez pas trop en tout cas.
- Speaker #1
Je ne le rejette pas, mais je n'en tiens pas compte.
- Speaker #0
Souvent c'est assez précis quand même.
- Speaker #1
Ce n'est pas quelque chose dont je tiens compte. Après, ça fait partie des conditionnements dont on est certainement les prisonniers, entre guillemets, sans s'en rendre compte. C'est des choses qui déterminent nos parcours de vie. Certainement, ça c'est très possible et ça résonne bien avec la philosophie que je développe, qui est une philosophie de la relation, dans laquelle nous ne sommes pas des êtres délaissés, seuls, mais que nous sommes au contraire des êtres en relation et que nous sommes guidés, qu'il y a des prescriptions, en tout cas naturelles, qui doivent nous donner une direction.
- Speaker #0
Tout à fait. Je vais vous présenter, j'ai fait les choses un peu à l'envers. Bien sûr, personne ne vous connaît, donc il va falloir que je sois précise. Alors, vous avez présenté votre premier JT sur TF1 il y a près de 20 ans, ou quasi 20 ans, c'était en 2006.
- Speaker #1
Oui, c'était en juillet 2006,
- Speaker #0
donc bientôt 20 ans. Donc, on vous a tous vu arriver. Tout le monde vous a vu arriver, mais je pense que sans vous ramener à votre couleur de peau. En tout cas, vous avez été un rôle modèle pour beaucoup de personnes. Donc, il y a eu beaucoup de fierté quand même de voir au JT de TF1 un homme noir. Beau, avec une belle voix, donc c'était vraiment assez... Merci pour ces qualificatifs.
- Speaker #1
Sympa.
- Speaker #0
Donc vous animez 7 à 8 depuis 20 ans aussi.
- Speaker #1
Aussi.
- Speaker #0
Rassemblant près de 5 millions de téléspectateurs chaque dimanche. Peut-être que ça a augmenté depuis, je ne sais pas.
- Speaker #1
Ça a plutôt tendance à baisser malheureusement, parce que l'audience de la télé en général baisse. Oui, bien sûr. Et donc on n'échappe pas à cette tendance, même si on part de marché, on arrive à maintenir notre niveau.
- Speaker #0
Et puis je pense cumuler aux différentes vues sur les réseaux, etc.
- Speaker #1
Et puis on commence à cumuler effectivement les vues en replay, etc. Donc oui, on arrive à maintenir le bateau dans une mer qui tangue.
- Speaker #0
Ok. Et bien j'ai découvert aussi que vous avez créé une marque de cosmétiques, Neoclaim, qui continue parce que je suis allée voir si le site était toujours actif. J'ai tenté un panier, je ne suis pas allée au bout, mais voilà, je voulais m'assurer. Il fallait, il fallait. Donc en tout cas, c'est de super produits pour les peaux noires et métissées. Donc ça vous appelez les peaux mélaniques. C'est un terme que je ne connaissais pas.
- Speaker #1
C'est des peaux dans lesquelles les mélanocytes, c'est-à-dire les cellules qui captent la lumière et qui brunissent et qui font brunir la peau, sont plus nombreuses que chez les peaux leucodermiques, qui sont les peaux blanches.
- Speaker #0
D'accord, ok. On apprend plein de choses. Et vous êtes ceinture noire, première dan de judo aussi.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Scénariste, réalisateur, producteur, acteur, auteur, journaliste et aujourd'hui philosophe. En tout cas, moi je vous considère comme philosophe. Parce que pour moi, un philosophe n'est pas quelqu'un qui a fait forcément des études de philosophie. Mais c'est un chercheur de sens et qui sait l'élaborer et l'offrir au plus grand nombre. Donc pour moi, vous êtes philosophe. Donc pour vous aussi, on est en phase. Voilà,
- Speaker #1
tout va bien.
- Speaker #0
Super. Est-ce que ça vous va cette présentation ? Est-ce que j'ai oublié quelque chose ou pas ?
- Speaker #1
Vous avez oublié plein de choses, mais ce serait compliqué d'être exhaustif. Après, il est important de dire que je suis père. Oui, tout à fait. De trois enfants. Et même de quatre enfants, parce que je suis aussi le papa d'adoption de cœur de la fille de ma compagne. Donc, je considère aujourd'hui, je dis aujourd'hui que j'ai quatre enfants.
- Speaker #0
Oui, ok. Donc, du coup, trois filles et un garçon, c'est ça ? Exactement. Ok. Et donc, vous êtes polymath. En fait, c'est un peu, on appelle ça des slasheurs, j'aime pas trop ce mot, mais vous avez quand même beaucoup, beaucoup de cordes à votre arc. Et en lisant sur vous, je me suis dit... Mais vous aussi,
- Speaker #1
vous êtes polymarte, non ?
- Speaker #0
Oui, un peu.
- Speaker #1
Vous faites pas que ça dans la vie ? Non, je fais beaucoup de choses.
- Speaker #0
Mais pas autant que vous, je pense.
- Speaker #1
On est nombreux à être polymate.
- Speaker #0
Et j'ai quand même l'impression que vous, ça vient... En tout cas, vous avez été pas mal inspiré par votre père, qui était non seulement policier... Et en même temps, animateur radio, peut-être d'autres choses ? Est-ce que vous pouvez un peu nous parler de lui et en quoi il vous a inspiré ?
- Speaker #1
Évidemment, mon père est une source d'inspiration pour moi. Au même titre que ma mère, d'ailleurs, mes parents sont des sources d'inspiration pour moi. Mais c'est vrai que mon père avait plusieurs activités, plusieurs cordes à son arc. C'était un policier, il était animateur de radio, il était aussi dirigeant d'association. Il a aussi... Toujours eu, plus aujourd'hui qu'il est à la retraite, mais toujours eu un rôle dans la paroisse dans laquelle nous étions, alors à Tours, à l'époque, quand j'étais petit, et puis maintenant à la Martinique. Donc c'est vrai que c'est quelqu'un qui a... Il adore le jardinage. Enfin, c'est quelqu'un qui a de multiples passions, talents, et qui les exerce. Et sans doute, effectivement, que ça m'a, en tout cas, permis de me dire que je n'avais pas à me limiter à... À une seule activité, quoi.
- Speaker #0
Oui, tout à fait.
- Speaker #1
Si je me sentais de pouvoir faire autre chose, il n'y avait pas de raison que je ne le fasse pas. Et que là où certains voient des contradictions, tant que moi j'y vois de la cohérence, ce n'est pas problématique.
- Speaker #0
Oui. Mais la cohérence, c'est vous, en fait, ce que vous êtes et peut-être votre mission aussi de vie, ce que vous êtes venu donner au monde.
- Speaker #1
Exactement. Je pense que, et je le dis assez souvent en ce moment, qu'on peut avoir à la fois une vocation. à la fois une mission de vie, et moi je pense que ma mission de vie c'est aujourd'hui de diffuser la métaphysique que je développe. On peut avoir des passions et les exercer, on peut avoir des centres d'intérêt, des hobbies, plein de choses. On n'a pas une identité unique évidemment.
- Speaker #0
Tout à fait. Qu'est-ce que c'est que la métaphysique pour nos auditeurs ?
- Speaker #1
La métaphysique c'est la recherche sur l'existence. Un métaphysicien c'est un étudiant de l'existence. il essaye de comprendre que Qu'est-ce que l'existence dans l'absolu ? Et qu'est-ce que l'histoire qui s'est déroulée dans l'existence ? Parce que tout ce qu'on connaît existe, donc ça fait partie de l'existence. Mais dans l'existence, il y a ce qui est de l'ordre de la source, du champ des possibles. Il y a des possibles qui ne se sont pas manifestés mais qui existent. Je prends souvent l'exemple des licornes. Les licornes, ça existe. mais ça n'est pas manifesté dans la nature. On n'a jamais vu une licorne. Pourtant, ça existe dans des livres, ça existe dans la pensée. Donc, ça fait partie de l'existence au sens du métaphysicien. Mais l'existence, elle a accouché d'une existence manifestée qui est l'espace-temps. Tout ce qui se manifeste, toute cette histoire qui s'est manifestée dans l'existence, c'est tout ce qu'étudie le métaphysicien.
- Speaker #0
Donc, c'est un peu, je ne vais pas dire ésotérique, mais c'est un peu mystérieux finalement. La métaphysique. Et ça se rapproche...
- Speaker #1
C'est mettre de la lumière sur un certain nombre de mystères. Justement, le métaphysicien, son objectif, c'est d'éclairer des choses qui sont sous-jacentes et qui ne sont donc pas toujours étudiées, qui peuvent être mystérieuses, si on se contente de regarder, de toucher, d'écouter. Il faut penser. Il faut penser pour rentrer à l'intérieur de la matière, finalement, de l'histoire de la matière, pour aller vers le non-manifesté. Une autre façon de... définir un métaphysicien, c'est un chercheur de l'information. Alors c'est marrant parce que ça se rapproche un peu du journaliste. Le journaliste, lui, il traite une partie de l'information qu'on appelle l'actualité, mais le métaphysicien... Il cherche à partir de ce qui définit l'existence, de ce qui caractérise l'existence, c'est-à-dire l'information au sens large. Et donc à partir de cette base-là, il essaye de voir comment l'information a évolué pour donner la matière, et pour donner la matière vivante et a priori intelligente que nous sommes.
- Speaker #0
Très intéressant, parce qu'on parle beaucoup des philosophes quand on parle de recherche de sens. De sagesse, en tout cas la philosophie, je crois que c'est l'amour de la sagesse, il me semble. J'ai l'impression que le métaphysicien et le philosophe, ils ne travaillent pas forcément sur la même matière. Mais ils se rapprochent quand même beaucoup.
- Speaker #1
Ah si, la métaphysique est l'une des familles de la philosophie. La métaphysique, c'est de la philosophie.
- Speaker #0
C'est de la philosophie aussi. Ok, merci pour cet éclairage. Alors, on est sur Murmure de Joie. J'aimerais parler un petit peu de Joie avec vous. Quelle est la place de la joie dans votre vie ? Vous pouvez parler de la joie émotion, mais surtout la joie intérieure, comme état d'être. En vous posant cette question, qu'est-ce que ça vous inspire ? Et même dans votre histoire familiale, est-ce qu'il y a une place particulière à la joie ?
- Speaker #1
La joie, effectivement, beaucoup d'illustrations possibles. Mais la joie dont vous parlez, ça rejoint l'amour dont je parle dans mon livre. C'est effectivement ce qui est, encore une fois, au fond, mais pas au fond de quelque chose qui est loin de nous, puisque c'est au fond de nous. Et tout l'enjeu, c'est effectivement de découvrir, d'apprécier surtout, cette joie et cet amour qui sont au fond de nous. Là, en ce moment, je fais un exercice pratique, que je fais assez peu, parce que... Souvent, on me demande des conseils pratiques. Moi, je ne donne pas de conseils pratiques. Je ne suis pas un guide spirituel. Moi, je suis encore une fois un métaphysicien. Donc, je donne un cadre. Je donne un cadre qui permet d'expliquer un certain nombre de phénomènes. Mais après, je ne donne pas de conseils. Néanmoins, là, je vais partager quelque chose que je fais depuis assez peu de temps. J'essaye d'apprécier le goût de l'eau.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Le goût de l'eau. Parce que je pense que ça fait partie, et la joie et l'amour dont on parle, ça fait partie de ces choses qui sont tellement présentes, qui sont tellement évidentes, qui sont tellement, j'ai envie de dire, même omniprésentes, et tellement évidentes qu'on n'y porte plus d'intérêt. Or, ce sont des choses fondamentales. Si on n'a pas d'eau, on meurt. Or, on n'apprécie pas vraiment l'eau. Alors, il y a des gens qui, sans doute de façon assez naturelle, apprécient l'eau. Mais on apprécie l'eau que quand on a très soif. Si on n'a pas soif, on va boire un verre d'eau sans grand intérêt. En tout cas, on va moins le savourer qu'un verre de vin pour ceux qui boivent de l'alcool, qu'un verre de jus ou qu'un café pour ceux qui boivent du café. L'idée et la démarche du métaphysicien, la démarche du philosophe et la démarche de l'homme, de l'être humain qui va vers la sagesse, c'est d'arriver à apprécier des choses tellement fondamentales qu'elles ont perdu de leur saveur au quotidien.
- Speaker #0
On ne fait même plus attention alors que c'est fondamental.
- Speaker #1
Et ce sont ces choses quotidiennes-là qui nous aident effectivement à aller vers cette joie qui peut s'exprimer. Par de la gratitude, par exemple. Chez moi, en tout cas, elle s'exprime beaucoup comme ça. Par de la gratitude dès le réveil. La gratitude d'être dans cet espace et ce temps qui m'ont été offerts. Et donc, rien que ça, ça génère de la joie.
- Speaker #0
Moi, je te remercie d'avoir accepté cet espace et ce temps aussi qu'on partage ensemble. Quand tu parlais d'eau, j'ai pensé à un truc parce que moi, je suis d'origine malienne et j'ai grandi à Bamako. Et c'est vrai qu'en parlant d'eau, moi, quand je... rentrais de l'école, j'avais vraiment j'ai un souvenir en vous écoutant d'une grande soif quand je rentrais de l'école. Vraiment le premier truc que je faisais c'était de me jeter sur le robinet et je mettais ma main en fait sous le robinet et je buvais dans ma main. Et c'était un plaisir mais vraiment énormissime. Et maintenant quand je retourne au Mali, j'aime beaucoup l'eau du robinet. Ah bah, Bamako, mais je n'ai plus le droit de boire cette eau parce que comme j'ai vécu maintenant longtemps en Europe, quand j'y vais maintenant, il faut vraiment que je boive de l'eau en bouteille et ça me manque de goûter cette eau. Et donc, je me dis qu'en effet, au quotidien, je ne savoure pas, en tout cas ici en France, à part quand je prends de l'eau pétillante, je ne savoure pas le goût de l'eau, mais je vais commencer à faire attention à ça sur vos conseils. Alors, j'aimerais bien qu'on... parle de l'ontologie relationnelle. Donc, j'ai vu ça dans votre livre. Vous dites que vous êtes un philosophe du relationnisme. Est-ce que je le dis bien ?
- Speaker #1
Je dis que ma philosophie est un relationnisme.
- Speaker #0
Est-ce que vous pouvez développer cette idée ? Moi, ça me parle. La relation, pour moi, c'est quand même la chose la plus importante sur cette Terre. C'est pour ça que rencontrer de nouvelles personnes, rencontrer un livre, rencontrer un arbre, une plante, c'est quelque chose qui procure beaucoup de joie et d'amour aussi. Parce que souvent quand on est dans la nature et qu'on rencontre une plante qu'on n'a jamais vue et qui nous évoque quelque chose, ça nous remplit quand même d'amour finalement et puis de joie. Est-ce que vous pouvez développer cette ontologie relationnelle ?
- Speaker #1
Oui, le constat que je fais, c'est qu'effectivement la relation, elle est au cœur. de nos vies et qu'elle est même notre raison d'être. C'est la raison de la vie, c'est la relation. Tout est relation en vérité. L'espace induit de la relation. La gravité qui est liée à l'espace, qui est liée au corps dans l'espace, c'est une relation, c'est-à-dire qu'un objet d'une grande masse comme la Terre... crée de la relation avec ce qui est sur la Terre, avec les êtres qui sont sur la Terre. Et nous sommes en relation avec la Terre. La Terre nous attire. C'est pour ça qu'on marche dessus. Si elle ne nous attirait pas, s'il n'y avait pas de relation entre la Terre et nous, on flotterait dans l'espace.
- Speaker #0
Déjà, prendre conscience de ça, je trouve ça énorme. Déjà de se dire...
- Speaker #1
Nous sommes en relation avec la Terre. Nous sommes en relation... Le temps, c'est de la relation. Le temps, ça n'est que de la relation, puisque c'est de la cause et de l'effet. Le temps, c'est une cause. qui crée un effet. Donc c'est une relation entre la cause et l'effet. Donc l'espace et le temps, ce sont deux relations. Biologiquement, on est d'une relation. On n'est pas d'un être unique. On est d'une relation entre deux êtres. Et en remontant, ce que fait le métaphysicien, vers l'origine de l'espace et du temps, l'hypothèse la plus probable, parce que là, il s'agit d'hypothèse, on n'a pas de démonstration possible de ça, Mais... La relation, et la relation choisie et guidée par un principe d'harmonie, donc la relation harmonieuse, serait la raison d'être de l'espace et du temps, et donc serait notre raison d'être. Si on existe, c'est par désir de la relation harmonieuse. Alors désir de l'existant premier, que je décris aussi dans ce livre, mais que toutes les grandes spiritualités décrivent à peu près de la même manière. Un champ des possibles. une source, certains l'appellent le Tao, lui donnent d'autres noms, mais c'est pour ça qu'on existe. Donc la relation, évidemment, quand vous faites la métaphysique que je fais, vous découvrez que... que c'est au cœur de ce sur quoi vous travaillez.
- Speaker #0
Donc dans ce livre, l'amour malgré la peur, ce n'est pas l'amour sans la peur, c'est l'amour malgré la peur. Donc je pense que, je ne vais pas dévoiler les trucs, mais ce n'est pas anodin le titre. Sans la peur,
- Speaker #1
ce ne serait pas possible, ça n'existe pas. L'absence de peur a priori, ce serait dangereux en tout cas.
- Speaker #0
Ce serait dangereux et dans le monde d'aujourd'hui, nos relations justement sont souvent colorées par la peur, malheureusement. Donc ça nous amène à s'éloigner de l'amour. Donc l'amour dans le sens large, je ne parle pas de couple, je parle vraiment de l'amour qui doit exister entre des êtres humains, entre nous et les amis. L'outil de la relation harmonieuse. Exactement. Et la peur aujourd'hui nous éloigne de ça. C'est-à-dire qu'on a peur du voisin, on a peur de l'étranger, on a peur souvent de ses parents aussi. Donc cette peur-là, pour vous, qu'est-ce qui la nourrit aujourd'hui ? C'est détaillé dans le livre, mais pour vous, qu'est-ce qui nourrit cette peur aujourd'hui ? Dans notre société, si on reste déjà en France, je pense que c'est largement suffisant.
- Speaker #1
D'abord, c'est effectivement, et c'est écrit même sur la couverture du livre, le plus grand défi de l'humanité que de s'ouvrir à la relation harmonieuse, de faire confiance à cet amour qui est en nous. on n'a pas besoin de le convoquer à l'amour, il est là, on est fait pour ça, il est naturel, d'ailleurs l'amour ne se justifie pas.
- Speaker #0
Est-ce qu'on est avec ou pas ? Est-ce qu'on est avec un besoin d'attachement ou on est avec de l'amour en nous ?
- Speaker #1
On est avec de l'amour en nous, on est fait souvent par amour, en tout cas par relation, et l'amour, on ne le justifie pas. Et d'ailleurs, on n'interroge pas les gens sur les raisons pour lesquelles ils sont amoureux. Oui. On interroge les gens sur pourquoi tu es amoureux d'un tel ou d'une telle, mais on ne demande pas à quelqu'un pourquoi il est amoureux, ça n'a pas de sens. Parce qu'on sent bien qu'on est fait pour ça, et que c'est en chacun d'entre nous. Donc cet amour, il n'y a aucune difficulté à le convoquer, en revanche, il y a de grandes difficultés à le laisser rayonner, parce qu'effectivement, la peur, les peurs, elles ont pour effet... Et ces peurs, elles ont normalement une cause. Normalement, la peur a une cause. Si quelqu'un a peur, vous lui demandez pourquoi tu as peur, de quoi tu as peur. On sent bien qu'il y a des causes. Cette peur, son effet, c'est de masquer l'amour et de l'empêcher de rayonner. Donc le plus grand enjeu de l'humanité aujourd'hui, c'est malgré ces peurs, qui sont pour certaines légitimes, laisser la place à l'amour de rayonner. Alors ces peurs, à quoi elles sont liées ? Qu'est-ce qui les provoque ? Tout un tas de choses, d'abord, tout un tas de choses reliées à nos corps. Nous, les êtres humains, on est fait d'informations manifestées qui sont nos corps et d'informations non manifestées qui sont, qui est notre esprit. Toutes nos peurs, aucune de nos peurs vient de notre nature spirituelle. Toutes nos peurs viennent de notre nature corporelle. Parce qu'on sait que notre corps, il a un début et il a une fin, ça on est sûr et certain puisqu'on le voit. Donc il y a cet horizon qui est la mort, qui est la peur principale mais qui nourrit plein de choses. plein d'autres peurs parce que nos corps sont fragiles, ils peuvent être blessés, ils peuvent être amoindris, ils peuvent mourir. Et donc tout ça, ça crée tout un tas de peurs, des peurs qui sont donc pour certaines légitimes, mais quand elles sont légitimes en vérité... On ne pourrait pas les remettre en cause parce qu'elles sont dans l'instant. Si un danger vous menace dans l'instant, si un lion surgit devant vous, vous allez courir, vous allez avoir peur et vous allez courir. Là, il n'y a pas d'arbitrage à faire. En revanche, il y a tout un tas de choses. tas de peurs qui sont de plus en plus nombreuses aujourd'hui, notamment du fait de l'exposition aux médias, à l'actualité qui est très importante, qui sont des peurs qui ne menacent pas notre intégrité physique dans l'instant. Ce sont des peurs qui sont liées au scénario qu'on va se faire dans nos têtes, à l'histoire qu'on va se faire dans nos têtes, qui va générer de la peur. Et ça, ce sont des peurs qui sont pour la plupart illégitimes. L'enjeu, c'est de faire le tri entre les peurs et de ne garder que les peurs qui ont une vraie légitimité, toutes celles qui ne servent à rien d'autre que d'empêcher l'amour de rayonner, de nous embarrasser, de nous couper des autres, de nous couper de la relation. Ces peurs-là, il faut les mettre de côté et les empêcher de nuire.
- Speaker #0
Et dans la relation de couple, cette peur, ça peut être la jalousie, par exemple ?
- Speaker #1
Bien sûr, la jalousie, c'est un exemple de peur complètement. pour la plupart des cas, illégitimes, parce que ce sont des scénarios qu'on se fait et qui nous rendent jaloux. La plupart du temps. Ça peut arriver que ce soit l'attitude manifeste de l'autre. Donc là, cette émotion, elle a une forme de légitimité et elle doit s'exprimer, au moins par la mise au point, avec son compagnon ou sa compagne, de ce qui a provoqué cette jalousie. Après, quand la jalousie est liée aux histoires qu'on se fait dans nos têtes, elle n'a pas lieu d'être.
- Speaker #0
Et ça éloigne de l'amour, tout à fait. Ok. Est-ce que vous, vous avez, on revient un petit peu au perso, est-ce que vous avez vécu un moment d'amour vraiment où vous vous êtes senti, je parle au global, pas dans le couple, au global, un moment d'amour où vous vous êtes senti aimé, en harmonie avec le monde autour de vous et que ça vous a mis dans un état justement presque... second, en fait. Parce que souvent, le sentiment d'amour, il peut nous amener assez loin.
- Speaker #1
Alors, de façon aussi spectaculaire, pas vraiment. En quelques occasions, j'ai ressenti effectivement cet amour de façon très puissante et très joyeuse, d'ailleurs. Parce que la façon dont ça s'exprime, c'est le rire. Je me suis retrouvé à rire sans raison. Sans raison pour celui qui, à l'extérieur, il n'y avait rien de drôle. Mais je me suis mis à rien. Parce que j'ai été connecté, je pense, à cette joie profonde dont on parlait tout à l'heure. Et c'est quelque chose de très troublant, mais de très puissant. Après, je me sens de plus en plus connecté. Néanmoins, moi, à cet amour de façon moins spectaculaire que ce que je viens de dire. Mais encore une fois, quand je suis dans ces états non d'être plus intense, c'est-à-dire moins dans l'action. Parce que quand on est dans l'action, on ne peut pas être dans l'intensité d'être. Quand on est dans l'action, on a des choses à faire, on agit. Mais quand on n'agit pas, on peut être dans une intensité d'être qui permet de ressentir cet amour et ça va s'exprimer par de la gratitude. Ça va s'exprimer par une sensation de bien-être. plusieurs stades. Le stade de l'éclat de rire, qui là, c'est quelque chose qui arrive de façon assez fugitive.
- Speaker #0
Une joie profonde. Qui nous prend comme ça, sans raison.
- Speaker #1
Exactement. Et puis, quelque chose de plus... de moins perceptible, comme le goût de l'eau, justement, mais qui est un état de bien-être.
- Speaker #0
Ok, c'est très intéressant. Je vais parler un peu de la communauté, parce que dans le livre, en fait, j'ai lu un extrait qui m'a beaucoup marquée. On parle de communautarisme. Et en fait, vous en parlez avec une nuance qui m'a interpellée et que je partage complètement. C'est vrai que le communautarisme est décrié. Ce que vous expliquez dans le livre, c'est qu'il y a une raison, mais cette raison n'est pas une raison pour rester dans quelque chose de clos et de se fermer complètement du reste de notre communauté globale. Est-ce que j'ai bien compris ? Est-ce que vous pouvez détailler ce point-là ? Parce que je trouve que c'est intéressant la nuance que vous apportez là-dessus.
- Speaker #1
Le communautarisme est légitime dans le monde social. que l'on s'est créé, qu'il y a un monde où les uns ont exploité les autres, où les uns ont tiré profit de la puissance matérielle, technologique, physique qu'ils avaient à un moment de l'histoire. Cette histoire du monde manifesté, cette histoire des sociétés, cette histoire des relations humaines, elle légitime effectivement le fait que certains êtres humains sont plus liés à d'autres parce qu'ils ont cette histoire manifestée commune, soit par leurs ancêtres, soit plus directement. Donc, si on se place sur cet aspect-là... communautarisme a une vraie légitimité et que le communautarisme existe et est pour ambition de... de permettre de soigner les blessures d'abord à l'intérieur de cette communauté, puis entre cette communauté et les autres communautés qui ont pu être les oppresseurs, qui ont pu être ceux qui ont tiré parti de la précédente, c'est quelque chose de complètement légitime. Là où j'écris que c'est illégitime, c'est du point de vue métaphysique, parce que du point de vue métaphysique, on ne considère pas... L'altérité en tant que telle. Même si le but, même si notre raison d'être manifestée, c'est la relation, notre fondement, c'est l'unité. Parce que la source était une. On vient, tout ce qui existe, vient d'une même source, de quelque chose qui est un. Et donc, le but, c'est de passer par l'expérience de l'altérité, de la diversité. mais pour créer de la relation qui a pour but de nous faire revenir à l'unité. C'est l'unité au départ, l'unité à la fin, enrichie par l'expérience de la diversité et de la relation à l'autre, parce que le manque certainement, et là je fais un exercice un peu bizarre parce que je me mets dans la peau, entre guillemets, évidemment, de la source, au départ, c'est que la source ne peut pas... expérimenter la relation. La source ne peut pas expérimenter l'amour à l'autre, puisqu'il n'y a pas d'autre. Donc, on passe par l'expérience de l'altérité, mais dans le but d'expérimenter une relation qui nous permet de revenir à une unité dans la diversité. Sachant que, et je ne vais pas rentrer dans le détail, la source, elle est à la fois une et infinie parce qu'elle est faite de possibles. Et donc, il y a une infinité de possibles. qui, manifestées, peuvent être le même possible. Donc il y a un lien entre l'unité et l'infinité. Là, l'idée, c'est de séparer les deux, c'est de revenir à l'unité dans une multitude, ou dans une forme d'infinité. Et donc, le communautarisme, s'il a pour but de figer...
- Speaker #0
l'autre dans sa posture d'autre et moi dans ma posture de moi avec des histoires et des intérêts qui sont divergents et qui ne sont pas convergents là ça ne va pas si ce n'est pas un communautarisme qui nous permet de revenir à cette unité-là dont vous parlez pour moi le communautarisme y compris le communautarisme afro-descendant il a une légitimité mais il doit permettre à nos descendants, à nous afro-descendants et aux descendants de ceux qui ne le sont pas De vivre ensemble, de retrouver de la relation, de permettre la relation. Si le but, c'est de faire sécession et de faire sécession à tout jamais, de façon définitive, là, ça ne marche pas.
- Speaker #1
Je partage complètement. Alors, vous parlez de source. Est-ce que vous parlez de Dieu en parlant de source ?
- Speaker #0
Alors, je vais rentrer un tout petit peu dans le détail. Pour moi, Dieu étant la source, mais Dieu, c'est la conscience intelligente en la source. Et c'est pour ça que pour moi, Dieu n'est pas le bien, comme on dit souvent dans les religions. C'est que Dieu a choisi le bien pour manifester sa création, pour manifester l'espace-temps. Il a choisi la relation harmonieuse. Et d'ailleurs, la physique montre qu'il y a plein de relations d'harmonie dans la nature. Les symétries, c'est de l'harmonie. L'homogénéité, c'est de l'harmonie. Nous-mêmes, nous sommes symétriques aussi. Bien sûr, on est plein de symétries. la physique Donc les règles qui constituent la matière sont pleines de symétrie. Et donc l'harmonie fait partie de la nature. C'est un ingrédient de la nature, c'est un principe directeur de la nature. Et donc pour moi, Dieu, c'est ce qui en la source, qui contient tout, qui contient le bien, le mal, la source c'est le champ de tous les possibles. Et c'est donc à partir de cette source, champ de tous les possibles, que la conscience intelligente... En cette source, comme le cerveau dans nos corps crée du changement d'état dans nos corps, puisque notre cerveau nous permet de nous mouvoir, le cerveau c'est ce qui fait battre les organes, etc. La conscience intelligente en la source a fait la source changer l'état pour créer l'espace-temps avec des principes de relation harmonieuse, donc avec ce qu'on appelle le bien. Parce que ce qu'on appelle le bien, c'est ce qui concourt à la relation harmonieuse.
- Speaker #1
On parle beaucoup d'harmonie, est-ce que c'est en lien avec la beauté ? Est-ce que l'harmonie est la beauté pour vous ?
- Speaker #0
On trouve l'harmonie belle.
- Speaker #1
On trouve l'harmonie belle.
- Speaker #0
Comme on est fait de ça et comme ça, ce qui est harmonieux nous semble beau.
- Speaker #1
On va arriver à la fin de l'entretien bientôt.
- Speaker #0
Déjà ?
- Speaker #1
Déjà, mais on a encore quelques minutes. Mais j'ai une question, je reviens à vos enfants, vous en avez parlé au début. Est-ce que vous leur transmettez tout ce savoir sur lequel vous travaillez depuis des années, tout ce que vous avez appris ? votre philosophie de vie, est-ce que vous en parlez avec eux ? Je pense qu'ils sont adolescents maintenant,
- Speaker #0
ou peut-être jeunes adultes. Oui, jeunes adultes. J'ai 18 ans, 17 ans, 15 ans et 4 ans. Et 5 ans, pardon.
- Speaker #1
Et 5 ans. Est-ce que vous leur en parlez ? Est-ce que vous essayez de leur parler de l'amour aussi ? Une conscience de l'amour ? Une conscience de la joie ? Est-ce que c'est des choses que vous transmettez à vos enfants ?
- Speaker #0
Alors, j'essaie de leur transmettre par l'exemple de qui je suis, de mon comportement avec eux et de mon comportement avec les autres. Mais non, je ne leur en parle pas.
- Speaker #1
Par l'exemple déjà.
- Speaker #0
Je fais un peu comme la nature. La nature, elle met à disposition. Elle prescrit. Après, celui que ça intéresse, au moment où ça l'intéresse, il va chercher cette information. Mais elle est là. Elle est à disposition. Donc moi, mes livres sont à disposition. À ma connaissance, ils ne les ont pas lus. Mais mes livres sont à disposition. Et dans ma vie de tous les jours, je ne fais pas le philosophe. Après, dans les discussions qu'on peut avoir, je dis ce que je pense. Mais non, je ne leur transmets pas particulièrement ces connaissances que j'ai découvertes. Je les mets à disposition d'ailleurs du plus grand nombre. Ma mission de vie, dont je parlais tout à l'heure, c'est que le plus grand nombre puisse avoir accès à cette information, mes enfants comme les autres.
- Speaker #1
Et qu'est-ce qui a été l'élément déclencheur de ce livre ? Quand est-ce que vous vous êtes dit, je vais écrire un livre sur l'amour malgré la peur ?
- Speaker #0
En fait, c'est une suite. Ce livre, c'est le troisième livre, c'est le troisième essai métaphysique. Et donc, c'est un espèce de déroulement de... de développement assez cohérent, en tout cas, sans peut-être logique, mais cohérent, où j'essaye d'aller toujours vers plus de simplicité, d'accessibilité, et plus aussi d'incarnation, c'est-à-dire comment dans nos vies, la métaphysique, c'est certes un cadre, c'est certes l'explication de la mécanique de l'espace-temps, de l'existence générant l'espace-temps, c'est toute cette mécanique décryptée, mais c'est aussi... des principes et des choses qui doivent nous guider, nous, dans nos vies, et individuelles et collectives. Et donc, ce livre, par rapport au précédent, c'est davantage ce que la métaphysique doit nous apporter très concrètement. La philosophie, si c'est pour rester dans des bibliothèques, ça n'a aucun intérêt. La philosophie n'a d'intérêt que si on la met en œuvre et qu'on la pratique. Et c'est là qu'on se verra, qu'on se rendra compte. de sa richesse incroyable et de ce qu'elle peut changer dans nos vies individuelles et dans notre vie collective en tant qu'humanité.
- Speaker #1
Et quels sont les philosophes qui vous inspirent ?
- Speaker #0
Alors je me suis rendu compte, et je l'ai écrit dans le livre sans... enfin c'est pas pour me la jouer, en toute humilité, j'ai fait ce travail de recherche sans référence, tout simplement parce que je ne connaissais pas les philosophies classiques. Je n'ai pas fait d'études de philosophie, vous l'avez dit au début. Pour faire de la métaphysique, ce qu'il faut, c'est une envie, c'est un sens de l'observation de l'extérieur de soi, donc de la nature, mais aussi de l'intérieur de soi. Et c'est un minimum de connaissances académiques, notamment en sciences de la matière et en sciences de la vie. Parce que comme vous étudiez l'espace-temps, la science physique est une science importante. qu'elle soit quantique ou qu'elle soit relativiste. L'histoire scientifique de l'univers, elle sert de base et de postulat aux métaphysiciens, même si ses interprétations peuvent être différentes. J'ai dans ce livre des interprétations nouvelles, en tout cas, du temps et de l'espace. Mais à part ça, vous n'avez pas besoin de savoir ce que les autres ont écrit avant vous. La chose assez étonnante, et ça s'est vérifié dans mes trois livres, c'est que... Après la sortie du livre, en tout cas après sa rédaction, j'ai découvert que des penseurs, parfois très anciens, avaient déjà écrit ce que j'ai écrit. Ce que je pensais avoir découvert, je ne l'avais pas découvert. En tout cas, je l'avais découvert à mon niveau, mais ça avait déjà été découvert par d'autres. Et ça... L'intérêt que ça a, c'est que ça donne du crédit à ce que vous découvrez. Parce que si des gens à des époques très différentes, dans des cultures très différentes, là je découvre que le Tao Te Ching, qui est le texte fondateur du taoïsme, c'est de la métaphysique que je développe. C'est la même chose. Et en écoutant le Tao Te Ching, parce que j'ai trouvé une chaîne YouTube où monsieur dit les versets du Tao Te Ching. On prendra les références. Oui, c'est hyper fort, hyper puissant. j'ai découvert que quasiment l'intégralité de ce que j'ai écrit dans mon livre trouve un écho. Ce n'est pas écrit de la même façon. Ce n'est pas argumenté. Moi, j'argumente. Le Tao Te Ching, il n'argumente pas. Il dit les choses. Mais c'est pareil. Et donc ça, ça me permet de penser que ça rejoint une vérité parce qu'on n'arrive pas aux mêmes conclusions de façon complètement différente, à des époques très différentes, sans que ces conclusions soient fondées, sans que ces conclusions soient soit En tout cas, proche du vrai.
- Speaker #1
C'est vrai qu'il y a plusieurs philosophes qui disent souvent les mêmes choses, mais d'une autre façon.
- Speaker #0
Exactement. Et c'est exactement ce que vous étiez. Mais c'est vrai que, pour répondre à la question, les philosophes que je cite dans ce livre, et que je rejoins très largement, sont Socrate et son disciple Platon.
- Speaker #1
Descartes aussi.
- Speaker #0
Sont Leibniz, Spinoza, d'une certaine manière.
- Speaker #1
Leibniz, je ne connais pas du tout. Je n'en avais pas du tout entendu parler.
- Speaker #0
Oui, Gottfried Wilhelm Leibniz est un philosophe du XVIIe siècle qui est un philosophe extrêmement brillant. Il était polymate, lui aussi, il était mathématicien, philosophe, physicien, contemporain de Newton. Et Newton, c'était vraiment une institution à son époque. Et Newton, on pense aujourd'hui, certains pensent aujourd'hui qu'il était autiste parce qu'il n'était vraiment pas sympa. Et Newton, se rendant compte du génie de Leibniz... a étouffé un peu Leibniz. Il n'a pas été sympa avec Leibniz. Et Leibniz, qui était vraiment un autre grand génie de cette époque, il a pensé, il a pensé, par exemple, certaines lois newtoniennes en même temps que Newton. Quasiment en même temps. Mais il ne s'est pas inspiré de Newton, puisqu'il en a sorti certaines avant Newton.
- Speaker #1
Mais il y a eu beaucoup de choses aussi qui ont été découvertes en même temps.
- Speaker #0
Mais Newton a été reconnu et pas Leibniz . Oui, ça arrivait souvent.
- Speaker #1
Ça c'est quelque chose aussi qui est quand même assez frappant, où il y a eu beaucoup de découvertes en même temps, dans des endroits différents, par des gens qui ne se connaissent pas du tout. Exactement. Comment vous expliquez ça ? Est-ce que vous savez l'expliquer par vos recherches ou pas ça ? Cette espèce de synchronicité, comme si tout était en lien finalement, comme si les cerveaux se sont connectés à distance, pour créer ça, pour manifester, comme vous dites, certaines choses.
- Speaker #0
L'une des seules explications... que j'ai moi, c'est que je pense que ce qui guide les grandes découvertes, c'est d'abord l'intuition. Et l'intuition, c'est une connexion directe à un champ. d'informations que d'aucuns appellent la conscience. Et il est très possible que, comme la pensée, c'est de l'information manifestée et puisée au sein de cette conscience, il est très possible que, lorsqu'une idée est manifestée d'un côté, elle puisse, comme son champ de la conscience est unique, elle puisse... se transmettre aussi à un autre esprit qui recherche, qui se pose des questions, et donc émerger au même moment dans deux esprits différents, ça c'est quelque chose de très très possible.
- Speaker #1
On parle de physique quantique là ou pas ?
- Speaker #0
Ça induit de la physique quantique parce que tout ce qui est sur le plan informationnel non manifesté, est guidée par la physique quantique, quelque part. Donc oui et non. La physique quantique, en fait, c'est simplement comment se comporte l'information à certaines échelles d'espace, mais aussi de temps. C'est-à-dire qu'aux échelles d'espace-temps que nous, on ne perçoit pas avec nos yeux, avec nos sens, la matière, ce qui fait la matière, se comporte complètement différemment de notre échelle. C'est ça, la physique quantique. C'est les règles de fonctionnement de l'information à ces petites échelles. Ça ouvre... Le champ de la science, du coup, parce que la physique quantique, c'est de la science, grâce aux équations de la physique quantique, on a fait des GPS, par exemple. Ce que je veux dire, c'est que c'est efficace. Oui, c'est concret, c'est efficace. Même si ce que ça sous-tend, c'est bizarre pour nous, s'il y a de la non-localité, on ne peut pas donner certaines informations avec précision parce que ces informations n'existent pas à certaines échelles. Mais on se rend compte que ça marche, que les équations qui sont générées grâce à cette physique, Elle fonctionne vraiment. Donc c'est solide. Et bien ça, ça ouvre le champ de la science. Ce champ très robuste auquel beaucoup à notre époque ont besoin de se rattacher pour croire que quelque chose est vrai. Ça ouvre ce champ de la science au fait qu'il y a un au-delà de la matière. Dans son fondement, la matière n'est pas de la matière. Et dans son fondement, les corpuscules de matière ne sont même pas des corpuscules, c'est de l'énergie et de l'information. Ça c'est... la physique quantique qui le dit. Donc c'est vrai. Et ça veut dire ça, qu'il y a un monde non manifesté. Les gens qui sont matérialistes, aujourd'hui le matérialisme, pur et dur, est en très mauvaise posture. Parce que la physique quantique, justement, vous dit que la matière s'est faite de quelque chose qui n'est pas de la matière.
- Speaker #1
Et puis on le ressent aussi, en fait, quand on fait attention aux choses. Là, vous parliez d'énergie. Tout ce qui est énergétique, dans notre quotidien, on sent quand même qu'il y a quelque chose autour de nous qui se manifestent soit par rapport à notre mode de vie ou des événements qui nous arrivent. On sent quand même que l'énergie se transforme, qu'il y a une énergie et qu'on peut agir dessus. Mais vraiment de façon concrète, en fait. Bien sûr,
- Speaker #0
mais les matérialistes vous disent qu'ils ne nient pas l'énergie, les matérialistes. Ils disent juste que l'énergie émerge de la matière. Or, c'est l'inverse. La matière émerge de l'énergie. L'énergie associée à l'information fait émerger la matière. Les matérialistes vous disent que c'est la matière qui génère l'énergie. Donc pour les matérialistes, la matière c'est la base de tout. Et c'est là où c'est sûr qu'ils se trompent. Et aujourd'hui, encore une fois, avec la physique quantique, ils sont dans une très mauvaise posture.
- Speaker #1
Passionnant. On va terminer par une question sur la joie quand même, encore. Une dernière. Est-ce que vous la cultivez votre joie ? Si oui, comment ?
- Speaker #0
Oui, je la cultive, évidemment. Comment ? De façon très simple, encore une fois. un... En me rendant compte, en tout cas pas mal par la connaissance. Parce que ça peut être de façon spirituelle, c'est vrai. Ça peut être dans des formes de prière, d'état méditatif. Je ne suis pas vraiment de méditation, je ne suis pas quelqu'un qui ait des techniques de méditation. Mais quand je prie...
- Speaker #1
On va dire la méditation naturelle. Quand on n'est pas dans l'action, comme je disais tout à l'heure.
- Speaker #0
Quand on n'est pas dans l'action, quelque part on médite. Donc il y a cette façon-là. Mais il y a aussi par la connaissance. Et la connaissance, elle permet d'apporter un truc incroyable qui est l'émerveillement. Parce que quand on sait la complexité de ce qui fait la matière, de ce qui fait la vie, je parlais tout à l'heure du goût de l'eau, mais l'eau, c'est un miracle comme tout le reste.
- Speaker #1
Puis on est constitué, je crois, à 80... 70% d'eau.
- Speaker #0
Mais quand on sait le miracle qui est déjà un atome, le fait qu'un atome s'agglomère, entre guillemets, et que ça tient avec une forme... à la fois de... ça subit une forme de gravitation mais aussi d'expansion et de répulsion qui s'annulent, qui s'équilibrent en fait. C'est un équilibre. La matière c'est un équilibre parfait. C'est pour ça que c'est harmonieux. C'est aussi une notion d'équilibre. Cet équilibre-là, il est lié à des facteurs, à des réglages qui sont d'une sensibilité mais absolue. Et quand on sait ça... On ne peut qu'être émerveillé. Si on est émerveillé par l'atome, on est émerveillé par tout ce qui est atomique, par toute la matière qui nous entoure. Et l'émerveillement, c'est une façon aussi de cultiver la joie. Après, c'est vrai que j'ai eu un échange, c'est étonnant d'ailleurs, j'ai rencontré assez récemment trois personnes qui sont en dépression. Et c'est vrai que ça m'interroge un peu, cette notion de dépression, mais ça me permet aussi de formaliser le fait que On est trop attaché au désir. On apprécie les choses, pas parce qu'on les aime, mais parce qu'on les désire. C'est le désir qui est une forme d'excitation.
- Speaker #1
C'est l'idée qu'on se fait des choses finalement, non ?
- Speaker #0
Oui, on pense que pour ne pas être déprimé, il faut désirer. Non, parce que c'est dur de désirer tout le temps. Le désir, sa particularité, c'est qu'à un certain moment, il baisse. C'est comme ça, le désir. Il est fait pour nous pousser à l'action. J'aime bien prendre cet exemple. J'aime les glaces. J'ai un désir de glace. Ça va me faire manger de la glace. Mais à un moment, le désir de glace va s'arrêter. Je ne vais pas manger des glaces toute la journée. Même à un moment, je vais être dégoûté des glaces.
- Speaker #1
Là, ce que vous voulez dire, c'est que les personnes qui sont en dépression, en tout cas, les exemples que vous donnez, ce sont des personnes qui se sentent en dépression parce qu'elles n'ont plus de désir. Et que là, la question que vous vous posez, c'est est-ce que... C'est vraiment une dépression. Il y a un manque de désir, mais est-ce que c'est vraiment une dépression ?
- Speaker #0
La question que je me pose, c'est est-ce qu'à force d'être dans une société... Parce que les dépressions, disons les choses clairement, les dépressions, ça arrive beaucoup dans les sociétés occidentales, dans des sociétés de consommation, et dans des sociétés où, au-delà de consommer des biens et des services, on n'est que dans le désir, parce que la consommation, c'est ça. La pub, c'est ça. C'est susciter le désir pour que les gens consomment. Donc dans des sociétés... où on est tourné que vers le désir, quand il n'y a plus de désir, on a l'impression qu'on n'existe plus, on a l'impression qu'on n'a plus de raison de vivre. On a l'impression que la vie, c'est d'avoir du désir. La vie, ce n'est pas forcément d'avoir du désir. C'est bien d'avoir du désir. C'est important. Mais ce n'est pas que ça.
- Speaker #1
Je ne suis pas moins vivante parce que je n'ai pas de désir. Je ne suis pas moins vivante parce que je n'ai pas de projet.
- Speaker #0
Et ne pas avoir de désir, c'est différent de ce que Spinoza appelait le conatus, qui est ce lien avec la vie qui pousse, y compris les espèces végétales, à rechercher des stratégies pour continuer à vivre, en tout cas à exister dans l'espace et le temps.
- Speaker #1
Je pense qu'il faut retrouver ce lien-là. Pardon de vous couper, Harry, mais ça me fait penser à... Les IA commencent aussi, pour ne pas disparaître, à trouver des stratégies pour continuer à exister.
- Speaker #0
Les IA sont dans l'imitation. Elles imitent les comportements humains. Et donc, l'instinct de survie, ce conatus, qui nous pousse à vouloir continuer à vivre, les IA commencent à le développer aussi, ce qui est pas sans inquiéter, sans devoir nous inquiéter, en tout cas.
- Speaker #1
Merci beaucoup Harry, je sais que vous devez partir, je vais vous laisser partir et vraiment ravie d'avoir échangé avec vous, on aurait pu encore parler de tout ça des heures et des heures.
- Speaker #0
La particularité de l'existence c'est que c'est infini et donc si on pouvait parler de l'existence de façon infinie, on le ferait.
- Speaker #1
Je rappelle votre dernier livre, L'amour malgré la peur, c'est sorti quand exactement ?
- Speaker #0
Le 7 mai dernier aux éditions Guy Trédaniel.
- Speaker #1
Voilà. Et donc c'est disponible dans toutes les librairies. Oui,
- Speaker #0
toutes les bonnes en tout cas.
- Speaker #1
Toutes les bonnes. Et moi je vais aussi organiser, je pense, un jeu concours dans quelques semaines pour faire gagner un exemplaire. Super. Et voilà. Donc merci beaucoup Harry. C'est moi. Et je vous dis à bientôt peut-être.
- Speaker #0
Oui, sûrement.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Merci. Musique Musique