Speaker #0Bienvenue dans Murmure Atypique, je suis Adeline, femme neuroatypique et maman. Ici, seule ou avec des invités inspirants, on brise le silence autour du TDAH, de l'autisme, de la parentalité et de la santé mentale. À travers mes partages et des témoignages sans tabou, on parle vrai pour mieux comprendre votre fonctionnement et nourrir votre quête de sens. Un souffle de bienveillance dans un espace intime pour se reconnaître, s'inspirer et enfin ne plus se sentir seule. Bonjour à tous ! Je suis retournée en forêt pour enregistrer un épisode sans filtre. Cette fois-ci je vais essayer de marcher doucement. C'est pas facile pour l'hyperactive que je suis mais ça m'évitera d'être essoufflée et d'avoir trop de montage à faire n'est-ce pas ? Donc vous l'aurez compris on part aujourd'hui sur un épisode sans filtre. donc sans préparation. Et aujourd'hui, j'ai envie de vous parler d'un sujet qui me tient à cœur et qui n'est pas souvent évoqué, c'est le fait de ne pas aimer être enceinte. Avant de débuter cet épisode, j'ai évidemment une pensée toute particulière à ces femmes qui n'arrivent pas à avoir un enfant ou qui ont perdu un enfant. Vraiment, là je vais parler de mon expérience personnelle. J'ai bien conscience que c'est une chance. d'avoir pu être maman, j'en ai d'autant plus conscience que j'ai été de celle à qui on a dit que ce ne serait pas possible. Ce n'est pas parce que je n'ai pas aimé l'état de grossesse que je n'étais pas heureuse d'avoir cet enfant qui grandit à l'intérieur de moi. Je pense que ça c'est une des choses les plus importantes pour moi à exprimer parce que tout simplement je pense qu'on a tendance à confondre un peu les deux. Je m'étais déjà un peu exprimée sur les réseaux sociaux à ce sujet justement au sujet de de subir ma grossesse. Et dans cet épisode, je vais vous expliquer vraiment en détail pourquoi ça a été compliqué et comment je pense que la neuroatypie a influencé justement ma vision des choses. Alors déjà, pour vous remettre les choses dans le contexte, on m'avait dit que j'aurais beaucoup de mal à avoir un enfant, voire que j'allais peut-être devoir passer par une PMA si ça ne venait pas naturellement assez rapidement. La raison est simple, j'ai visiblement une malformation mentale Au niveau de ma trompe gauche, ça semblait être un cas un peu d'étude, en tout cas dans l'hôpital dans lequel j'étais. Et ils n'avaient vraiment pas connaissance de l'impact que ça pouvait réellement avoir. Et ils pensaient réellement qu'il y aurait un impact sur la capacité à pouvoir tomber enceinte naturellement. Et du coup, j'avais quand même cette épée d'amoclase au-dessus de moi, au-dessus de ma tête. Surtout qu'on me disait qu'il ne fallait pas trop tarder. Comme ça au moins, vu que ça peut mettre du temps, vu qu'en plus il faudrait peut-être faire un parcours PMA, allez allez, faut s'y mettre quoi. Sauf que moi à ce moment là j'étais pas du tout prête. Et ça m'a fait traverser une période très difficile, vraiment de déprime, parce que je le vivais très mal, j'ai pas été bien accompagnée. Je l'ai d'ailleurs probablement déjà évoqué dans mon épisode sur mon souhait de ne pas vouloir de deuxième enfant. À un moment donné on est prêt et finalement la grossesse arrive. Très vite. C'est évidemment une chance et aussi une énorme surprise parce que là où on me disait que j'allais vraiment galérer, finalement il s'avère que ce n'était pas le cas. Donc déjà mes plans sont un peu bousculés mais ok, je suis contente, je suis heureuse. C'est juste que je sors d'une période d'anémie assez longue et je suis déjà très fatiguée donc bon, je pense que j'étais aussi en burn-in pour être honnête. Dès le début de grossesse, j'ai mon ventre qui crie contracte assez souvent, dès que je reste un peu trop longtemps debout, dès que je bouge de trop, ça contracte. C'est pas terrible quand ça arrive, surtout en début de grossesse. Surtout c'était douloureux. Et s'ajoute à ça des douleurs ligamentaires. Je sais pas si vous avez déjà eu des douleurs ligamentaires. Ma meilleure amie en avait eu, elle m'en avait parlé. Donc je savais ce que c'était. Et franchement, c'était horrible. Et ces douleurs ligamentaires, elles sont apparues dès vraiment le début. Je me souviens très bien partir avec une copine dans le sud de la France. Et il y avait des moments où j'avais tellement mal. J'avais tellement mal, mais j'ai pris sur moi. Et puis je sais que j'ai... Je crois que j'ai pu être désagréable à certains moments parce que j'avais vraiment trop mal et je ne savais pas vraiment pourquoi, d'où ça sortait. Je me doutais que c'était la grossesse, mais quand même. Et bref, à cela s'ajoutaient évidemment les nausées du premier trimestre qui étaient clairement contrôlées, on va dire, parce que déjà, je n'avais pas de vomissements, bien que je pense que parfois j'aurais préféré. Là encore, ma meilleure amie m'avait servi d'exemple et... Elle a eu, elle, des grosses nausées et en fait, elle me disait « il ne faut jamais avoir le ventre vide » . Du coup, j'avais toujours mes petits encas sur moi, ce qui de base est très bien pour moi parce que j'ai vraiment des difficultés à supporter la sensation de faim. Ça me fait vraiment mal. Aujourd'hui, je sais que ça peut être lié justement à mon TSA. C'est vraiment sensoriel, quoi. Du coup, voilà, j'essayais toujours d'avoir quelque chose sur moi pour vraiment maîtriser les nausées. Donc on va dire que je savais que ça faisait partie du lot. Ce n'était pas agréable, mais bon. Ça s'est arrêté, je crois, au quatrième mois. Donc quelque chose d'assez classique. Par contre, les douleurs ligamentaires ne m'ont jamais quittée. Et ça a été dur dans le sens où ça m'empêchait de vivre normalement. Alors je mets des grosses guillemets là-dessus parce que clairement, évidemment qu'il y a pire. Je dis ça parce que... Vous savez, je l'ai tellement entendu. Il y a pire comme situation, il ne faut pas se plaindre, etc. Mais pour moi qui suis hyperactive, diagnostiquée, n'est-ce pas ? Eh bien ça me mettait clairement des bâtons dans les roues. J'ai dû, dès les premiers mois de grossesse, parce qu'en plus j'étais énormément fatiguée comme beaucoup de femmes au premier trimestre, eh bien j'ai dû lever le pied au travail et ça me rendait vraiment malheureuse. Surtout qu'en plus, pour être honnête, même si j'ai levé le pied, par rapport à ce que j'ai dû faire... Quand j'étais en burn-out, c'était vraiment pas de la même intensité. Je sais que c'est durant mes rendez-vous neuropsychiatres. Je faisais une thérapie TCC avec une neuropsychiatre. Naomi, si tu passes par là. Et c'est quelque chose que j'évoquais beaucoup. Me sentir handicapée par cette grossesse. C'était vraiment ambivalent comme sentiment parce qu'autant j'étais heureuse de savoir qu'un bébé grandissait en moi, même si je crois que je ne réalisais pas vraiment. Mais autant l'état de grossesse en lui-même... Ouais ! vraiment je l'ai mal vécu, ça a vraiment atteint mon moral et en fait j'ai eu très peu de répit parce que ces douleurs ligamentaires ont pourri ma grossesse, soyons honnêtes, c'est comme ça que j'ai vécu jusqu'à la fin. Au point parfois de ne pas pouvoir faire le tour du pâté de maison tellement j'avais mal. Heureusement j'ai eu la chance d'avoir une ostéo géniale qui m'aidait vraiment à soulager ces douleurs. Malheureusement c'était pas durable dans le temps donc il fallait que j'y aille entre guillemets régulièrement, et puis les séances d'ostéopathie ne sont pas nécessairement remboursées. Ce qui, de mon point de vue, devrait l'être, surtout dans le cadre d'une grossesse, parce que ça peut être vraiment aidant si et seulement si on est bien accompagné évidemment. Mais c'est vrai que malgré ça, ça me faisait trop mal en fait. Il y a un moment donné où je me souviens que j'ai commencé à sortir et j'ai commencé à marcher peu. Et je n'y arrivais pas en fait, je n'y arrivais tout simplement pas. Ça ne peut paraître rien parce que beaucoup de personnes vivent ça en fin de grossesse Et du coup, beaucoup de personnes ont le souvenir de vivre ça. Mais déjà, les douleurs ne sont pas forcément les mêmes d'une personne à l'autre. Et en plus de ça, quand ça dure 9 mois, c'est chaud quoi ! J'avais eu un sentiment de répit durant 3 semaines à peu près, 3 semaines 1 mois. C'est la période à laquelle on est parti avec Sam pour un dernier voyage en amoureux à deux, avant en tout cas l'arrivée d'Alice. On est parti à Venise et en Autriche. Et je vous dis que j'ai eu du répit, mais en réalité je finissais mes journées ça me devait obligatoirement m'aider à me lever. Mais ça arrivait en fait en fin de journée. Ouais, c'était pas toute la journée où à chaque fois que je me levais, je galérais quoi. J'avais vraiment du mal à rester assise sur les chaises. Et je sais que ça, vraiment beaucoup de femmes le vivent en fin de grossesse. Mais moi, c'était pas que le dernier mois quoi. Par contre ouais, le dernier mois c'était affreux. C'était affreux. J'avais tellement mal au dos, ça me tirait vraiment dans les ligaments. Ouais, c'était dur, Bien sûr, il n'y a pas eu que du négatif. J'ai pas fait de diabète gesta. Évidemment que je voyais que dans ma malchance j'avais de la chance et que ça pouvait être bien pire, mais... Ouais vraiment ça m'handicapait au quotidien et comme je contractais très rapidement, ce qui était clairement un signe de ma fille, de ma fille et de mon corps, qui me disaient : "Mais pose-toi, repose-toi ! Ton corps il est en train de créer la vie, c'est vraiment ça ton job là maintenant ! " Et c'est vrai que moi j'avais l'impression justement parce qu'eux aussi je sortais d'une période d'anémie où j'avais été pas mal alitée, où j'avais dû aussi vraiment lever le pied côté boulot, alors que j'étais en pleine préparation de mon deuxième livre de recettes. Donc clairement, c'était pas le moment et en même temps, c'est jamais le moment je crois. C'est vrai que de repartir là-dedans sur une longue période, c'était dur quoi. C'était dur parce que quand on est hyperactive et qu'on a un TDAH, ok le corps il est posé parce qu'il n'a pas le choix, mais la tête en fait elle continue de tourner. Non seulement ça nous envoie des idées tout le temps, des pensées tout le temps, mais en plus de ça, on ne peut pas forcément solutionner, on ne peut pas forcément les couper, ça ne marche pas. Ça peut nous faire culpabiliser parce que ça peut nous envoyer aussi des pensées du type « Non mais tu te rends compte ? Franchement là, qu'est-ce que tu fais ? Tu ne fais rien ! » Alors que ton bébé il va naître bientôt et que possiblement tu ne pourras pas forcément travailler de la même manière, là c'est le moment de bosser ! Allez, vas-y ! Mais ton corps il ne veut pas quoi. Et d'un côté je me sens hyper reconnaissante. que ça se soit passé comme ça parce que même si j'ai pas aimé cette grossesse, en tout cas cet état de grossesse, je ne me serais pas posée, je n'aurais pas réussi à me poser de la même manière en fait si mon corps ne m'avait pas dit stop. C'est ce que j'ai vécu aussi. Au cadre du burn-out, que j'ai déjà évoqué ici, si mon corps ne m'avait pas envoyé ce signal fort, j'aurais continué. Enfin non, je n'aurais pas pu. Et c'est vrai que dans le cas de ma grossesse, si ce signal n'avait pas été aussi fort, je ne me serais pas posée. On ne va pas se mentir, quand on arrive à un accouchement, si on n'est pas un minimum reposé, en fonction de comment ça se passe, plus le postpartum, ça peut être compliqué. Surtout quand on a une neuroatypie, qui fait que... clairement, on peut être sujet à une fatigue mentale et physique assez facilement en fonction de l'environnement dans lequel on vit, des stimulations externes, etc. Ouais, vraiment mauvais plan de s'épuiser jusqu'à l'accouchement, quoi. Et à côté de ça, j'adorais aller aux échos, j'adorais... Alors, j'aimais bien, ça me rassurait, et j'aimais bien la sentir bouger, mais j'avoue que ça faisait aussi super mal. En tout cas, moi, quand elle bougeait, ça faisait mal. Et puis, elle bougeait beaucoup comme souffle, comme beaucoup de bébés, je crois, mais quand j'étais... au repos et comme ça faisait mal, c'était vraiment pas agréable. Elle bougeait aussi la nuit, ça m'empêchait un peu de dormir. En fait on me disait mais... Ah t'as mal dormi ? Attends, tu sais, prépare-toi parce que là au moins tu dors. Quand tu seras en postpartum, tu ne dormiras plus, le bébé il ne dormira pas. On me disait aussi des trucs du genre Ah là t'es contente de faire tes petites machines de vêtements de bébé. Tu verras quand tu devras en faire une par jour ça sera moins drôle. Alors on ne me le disait pas exactement dans ses mots mais on me le disait quand même un peu sur... De cette manière-là, on va dire. C'était dur pour moi, ça engendrait de l'anxiété. Alors qu'à contrario, justement, j'ai ressenti que durant la grossesse, je me sentais plus zen, plus apaisée, moins impulsive, avec des émotions un peu plus gérables. Je pense qu'il y avait vraiment un côté hormonal parce que moi qui pensais naïvement que c'était le travail sur moi, les thérapies, etc., les autres. qui payait enfin et ben en fait non parce que alors probablement un peu mais je pense qu'il y avait vraiment une question hormonale parce que en postpartum c'était pas la même et mais ouais c'était vraiment pas simple et si j'en parle aujourd'hui c'est parce que si on n'a pas vécu quelque chose de médicalement en tout cas médicalement reconnu très difficile souvent c'est pas très bien reçu qu'on dise qu'on a pas aimé être enceinte c'est comme si chaque femme devait se sentir belle devait adoré ce ventre qui s'arrondit, devait... Ouais, adorer être enceinte. Alors qu'au final, je pense que, oui, il y a des personnes qui adorent être enceintes, mais je pense aussi qu'il y a des personnes qui n'ont pas aimé cet état de grossesse. Et c'est ok, en fait. Si j'apporte mon témoignage, c'est aussi pour rassurer ces personnes-là, leur dire d'être pas seule. Parce que, moi, je pense que je me suis sentie seule. Je me suis sentie à part. Je me suis sentie en marge. Moi, par exemple, ce ventre qui s'arrondissait parce que J'avais pris beaucoup de poids, j'avais pris 20 kilos durant ma grossesse, pourtant je n'ai pas fait des gros excès. Alors oui, forcément, j'étais plus immobilisée puisque j'avais ces douleurs ligamentaires qui ne me permettaient pas même de marcher. Moi qui adore marcher, en tout cas qui adore les randos, etc. Et je me souvenais même d'une femme qu'on avait vue en Nouvelle-Zélande qui me disait... Enfin, qui ne me disait pas que je constatais qu'elle était enceinte, je crois qu'elle était au 7ème mois, quelque chose comme ça. Et elle faisait encore des randonnées de fou ! Je me disais, mais toi t'arrives même pas à faire le tour du pâté de maison. Et à un moment donné, il y a un problème ma fille. Et puis surtout les kilos que je prenais, moi ça me ramenait à mes TCA, ça me ramenait à l'hyperphagie, ça me ramenait à cette peur de la balance quand j'allais chez la sage-femme. Et en même temps j'avais besoin de connaître mon poids, alors que j'ai plus de balance chez moi depuis 15 ans. Mais de l'autre, le savoir ça me mettait un coup au moral. Et heureusement j'ai cette amie extraordinaire, Laura, avec qui j'ai d'ailleurs enregistré un épisode sur l'hyperphagie boulimique. qui me disait, mais en fait, les kilos que tu prends, c'est pour lui laisser la place. C'est qu'elle a besoin de place et laisse-lui cette place. Et j'avoue que ça m'a vraiment fait du bien parce que j'arrivais un peu plus à visualiser que ces kilos-là, ce n'était pas du gras, ce n'était pas un boulet, mais c'était vraiment un espace que j'offrais à ma fille pour qu'elle puisse se développer. Et ça, j'avoue, j'ai trouvé ça fascinant même si je ne réalisais pas du tout de savoir que je créais la vie. Je pense que c'est aussi quelque chose qu'il est important de dire, c'est que Peu importe la situation dans laquelle on est, quand on est enceinte, si on se retrouve à l'arrêt pour quelque raison que ce soit, c'est de se rappeler qu'on ne fait pas rien, on crée la vie. On me l'a quand même souvent répété et ça m'a fait du bien de l'entendre parce qu'on oublie qu'on a vraiment quelque chose d'incroyable qui est en train de se mettre en place et que ça demande beaucoup d'énergie à notre corps. Donc avoir moins d'énergie pour le reste, c'est ok, même si ce n'est clairement pas raccord avec ce que la société attend de nous parce que sans vouloir rentrer dans un débat politique ou sociétal. On attend plutôt de nous d'être productives coûte que coûte, mais en fait ce n'est pas toujours possible. Et ce n'est pas facile d'être raccord avec ces choses-là parce qu'on se retrouve un peu en marge de ce qu'on attend de nous, de ce qu'on nous apprend, de toutes les injonctions qu'on entend. Ce n'est pas simple, mais c'est important de s'en souvenir du coup. Le message que j'aimerais porter aussi, c'est que vous aurez peut-être à côtoyer Justement une femme qui n'aimera pas être enceinte et en fait on n'a pas toujours besoin d'être "rassurée" entre guillemets mais parfois on a juste besoin d'être écouté et en fait d'exprimer ce que nous on ressent même si c'est parfois pas compréhensible de l'extérieur quand on n'a pas forcément vécu la même chose et c'est ok mais je pense que c'est important de ne pas minimiser ce que l'autre ressent et c'est valable vraiment dans tous les domaines. Je pense que tant qu'on n'a jamais été, et c'est pas possible en fait de l'être, mais dans la même situation ou au même moment avec le même vécu et En fait, chacun est unique et forcément du coup, on a des ressentis qui vont être différents. Et c'est important de juste accepter le ressenti de l'autre sans le juger. Moi, j'ai peu entendu des femmes s'exprimer sur le fait qu'elles n'ont pas aimé être enceintes. Et je pense que c'est un peu tabou. Et j'aurais eu besoin d'entendre ces témoignages. J'en ai entendu quelques-uns. On m'avait transféré un épisode de podcast justement d'une femme qui l'exprimait très clairement, qu'elle n'avait pas aimé être enceinte. et ça m'avait fait beaucoup de bien, je me suis sentie moins seule. Je pense que l'objectif aussi ici c'est de lever ce tabou et qu'en fait c'est pas parce que nous on aime pas être enceinte, en tout cas cet état de grossesse, parce que pour moi il y a vraiment la distinction à faire. Parce que j'ai aimé être enceinte, j'ai aimé porter la vie, j'ai aimé que ma fille fasse son cocon, vraiment j'ai aimé tout ça. Mais j'ai pas aimé les inconvénients qui prenaient trop de place dans ma vie, les douleurs qui étaient associées, le rythme qui m'a été imposé. Mais dans chaque situation qu'on vit, on peut en tirer des leçons et on peut voir par après, parce que souvent quand on est en plein dedans c'est dur de le voir mais je pense qu'on peut voir que en effet ça a pu nous apporter quelque chose malgré tout, mais c'est pas parce qu'on n'aime pas être enceinte qu'on n'a pas conscience de la chance qu'on a de pouvoir l'être. Je pense que ça conclut bien ce que je voulais vous transmettre aujourd'hui, j'espère que cet épisode vous a plu, si c'est le cas n'hésitez pas à laisser un commentaire un avis 5 étoiles, à m'écrire en MP, en message sur mon compte Instagram, Murmure Atypique. Vous le faites parfois et je suis vraiment très heureuse de vous lire à chaque fois. Donc soit quand vous avez des questions à poser, soit juste pour me dire que vous m'avez écoutée et que ça a résonné en vous. Parce que ça me montre que ce que je fais c'est utile et c'est important pour moi que ça le soit. Je vous souhaite une très belle journée, matinée, soirée. Prenez soin de vous et à très bientôt pour de nouvelles réflexions atypiques.