- Speaker #0
Voilà, c'est bon, ça suffit.
- Speaker #1
Il fait mourir.
- Speaker #0
Je crois qu'on va essayer d'éviter d'éditer ce podcast pour vous laisser quelque chose de brut. Le silence qu'on vient de faire s'appelle en technique audio une room tone, c'est-à-dire prendre le son de la pièce. Room, c'est... Voilà, et le tone, c'est le son. Le son de la pièce, c'est tout ce qui est ventilation, climatisation ou quoi que ce soit. Et vous savez, il y a des traitements aujourd'hui qui permettent Bon, enlevez cela pour votre plus grand confort, histoire que vous puissiez vous concentrer sur nos moindres paroles. Ce podcast est réalisé avec Sophie Vitali. Bonsoir à toi.
- Speaker #1
Bonsoir, je voudrais rajouter que moi je n'aurais appelé pas ça un roomtop, mais plutôt un Jean-Marc Barre.
- Speaker #0
Pourquoi tu dis ça ?
- Speaker #1
Parce que Jean-Marc Barre, il avait joué dans le Grand Blu. C'est le champion du monde de Daphné, Jacques Mayol.
- Speaker #0
Ah d'accord, oui, d'accord. Je vois maintenant qui c'est. Alors, la thématique, on va vous la donner tout à l'heure, mais ce podcast va se faire en deux temps. Je vais d'abord faire un petit édito. Simplement, il y a deux types de personnes, ceux qui font et ceux qui ne font pas. Donc, cessez de croire qu'il y a douze types de personnes, il n'y en a que deux, ceux qui font et ceux qui ne font pas. Je fais une déprime ou quoi, là, en direct ?
- Speaker #1
Non, on n'est pas déprimé.
- Speaker #0
Non, pas du tout.
- Speaker #1
On rigole tous les jours.
- Speaker #0
C'est vrai, c'est vrai.
- Speaker #1
On fait tous les cimetières de la Drôme. On est dans une ambiance folle.
- Speaker #0
En fait, c'est toujours pareil. Il y a des personnes qui vont se dire mais en fait, Sophie Thalys, elle est aussi attirée par les cimetières. C'est peut-être parce qu'elle est un peu comme Mercredi, de la famille Adams. Tu as une affiliation avec eux ou quoi ?
- Speaker #1
Non, mais j'ai toujours été fan de la famille Adams, mais non. Non, non. Moi, j'aime l'art funéraire. Et c'est vrai que pour le coup, on a été servi.
- Speaker #0
C'est vrai. Tu as travaillé dans...
- Speaker #1
En plus.
- Speaker #0
En ayant un beau poste à responsabilité dans ce domaine-là.
- Speaker #1
Exactement. J'adore ça, moi. Ce n'est pas quelque chose qui est morbide, l'art funéraire. D'ailleurs, il y a des guides qui sont spécialisés là-dedans, qui montrent les épitaphes. Pour moi, un cimetière, c'est un lieu qui est vivant. Sauf certains cimetières qui sont à l'abandon, évidemment. ou là par contre C'est vrai qu'on peut ressentir de la tristesse, mais sinon... Dernièrement, j'avais reçu Guillaume Bertrand pour une émission spéciale sur le Père Lachaise. Il a expliqué, la plupart des personnes connaissent cette histoire, mais le cimetière du Père Lachaise, avant, était un jardin où les personnes venaient se rencontrer. Et ensuite, il y a eu quelques défunts, et c'est pour ça qu'aujourd'hui, il y a des célébrités. Les personnalités du cinéma, de la musique, du théâtre qui se font inhumer là-bas. Et c'est très feuille, il y a beaucoup d'arbres, c'est très apaisant. Moi, je n'ai aucun problème avec ça, vraiment.
- Speaker #0
En tout cas, pour ceux qui habitent en face d'un cimetière, ce ne sont vraiment pas des voisins qui sont pénibles.
- Speaker #1
J'ai habité plus jeune près du cimetière de Bastia. Je dois avouer que pour la Toussaint, toutes ces bougies rouges, c'est quand même bizarre. Moi, je l'avais vu sur le cimetière. C'est vrai que le cimetière devient tout rouge. C'est un peu bizarre. Mais non, je ne pense pas que ce soit effectivement les voisins les plus... Les plus gênants. Ils ne doivent pas faire beaucoup de bruit.
- Speaker #0
Non, non, vous n'aurez pas de rave party ou de techno de soirée trop spécifique à cela. Alors, on va venir à la thématique. Mais juste avant la thématique, c'est... Voilà, aucune éducation n'est parfaite. C'est vrai que je pense que dans les repas, en famille, entre amis, quel que soit le type de conversation que l'on peut avoir, les personnes ne trouvent plus vraiment de repères aujourd'hui, où on se dit que les valeurs foutent le camp, qu'il n'y a plus de respect, que les anciens n'ont plus leur place, que la jeunesse ne respecte plus rien. Il n'y a rien de plus faux de tout ça, il y a vraiment de tout. Et on parlait avec Sophie tout à l'heure, en se disant que finalement, on a l'impression, quand auparavant, il y avait une fracture. franches entre les générations. Et chaque nouvelle génération est détestée par la précédente parce qu'ils viennent bousculer un ordre établi, changer des fondements, changer des bases, changer des fondations auxquelles on tient. Parce que c'est toucher à une société que l'on connaît bien, sur laquelle on a été préparé, bâti, et d'un coup la nouvelle génération dit non mais nous on s'en fout, ils mettent un gros coup de pied dans la fourmilière, ils rasent comme ça d'un revers de main, bousculent tous les chiquiers, et redistribuent les cartes. Et on n'est forcément pas d'accord avec ça, parce qu'on a envie de garder ce repère-là. Seulement, il y a une différence avec cette époque que Sophie, sans le vouloir, a pointé du doigt et a vu très juste. C'est qu'auparavant, c'était la jeunesse nouvelle génération vs l'ancienne. Et aujourd'hui, il y a quelque chose de très, très curieux. Vous apercevez que lorsqu'il y a une évolution, une idée progressiste sur la nouvelle génération, ça déteint sur toutes les précédentes générations qui sont en accord avec leurs enfants et qui disent « c'est vrai, il est temps que ça change » . Et ça, c'est assez nouveau.
- Speaker #1
Mais des fois, ce n'est pas pour le mieux.
- Speaker #0
Ce n'est pas forcément pour le mieux.
- Speaker #1
Les exemples que j'ai choisis n'étaient pas pour le mieux.
- Speaker #0
Non, c'est vrai. Par exemple, pour le wokisme, on a vu un général qui avait favorisé, en tout cas, l'entrée de personnes transgenres, mais en masquant dans l'administration le fait qu'ils étaient trans. Alors que pour le dossier militaire, c'était vital. Ça a été découvert, il a été relevé de ses fonctions, mais un général, quand même.
- Speaker #1
Je trouve ça bien.
- Speaker #0
Je ne suis pas contre, ce n'est pas le problème. On ne juge pas. Tu fais bien de faire ça, on va mettre un disclaimer. Il n'y a pas de jugement, il n'y a pas de transphobie, d'homophobie ou quoi que ce soit là-dedans. C'est juste que ce général-là avait quelque chose comme 64 ou 68 ans, on aurait pu croire que sa pensée sur cette idée-là n'était pas du tout progressiste. Oui, mais enfin,
- Speaker #1
tu l'as dit, il avait 65, 68 ans, mais peut-être que dans toute sa carrière, il a rencontré des personnes qui étaient en souffrance par rapport à ça.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
dans l'armée, parce qu'on le sait, dans l'armée, quand tu es intégré dans n'importe quel corps d'armée, et je ne pense pas que ça ait changé, tu ne peux pas avoir de relation avec... Non, mais une femme ne peut pas avoir de relation.
- Speaker #0
Tu ne peux pas.
- Speaker #1
Non, tu ne peux pas. Et peut-être que justement, après une longue carrière comme ça, ils se sont rendus compte qu'il y avait des personnes... Moi, je dis que ça, c'est des bons changements.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Moi,
- Speaker #1
quand je parle d'éducation, je ne parle pas de ça. Évidemment... Tout le monde va se dire, elle va parler de Montezori. Mais il n'y a pas que ça. Il y a tout ce qui en découle, parce que du coup, ça a créé des gangs. Alors, on l'avait évoqué dans le podcast, je ne sais plus si c'est... On a changé l'histoire ? Est-ce qu'on aurait changé l'histoire ? Enfin, je ne me souviens plus.
- Speaker #0
Eh bien, on vous renvoie vers les autres podcasts. Voilà,
- Speaker #1
je crois que c'est ça. Non, mais si on avait changé l'histoire, ou on avait fait une brève aparté dessus... Aujourd'hui, l'enfant est roi. Mais auparavant, dans certaines ethnies, il l'a été aussi. Notamment en Méditerranée. Aujourd'hui, je veux dire, t'arrives à un stade où un enfant qui se jette par terre, on dit, oh laisse. Tu veux pas dire bonjour, il a pas envie aujourd'hui. Oh là là, il est comme ça. Je veux dire, j'ai 47, bientôt 47 ans. J'aurais pas dit bonjour. Je me prenais la savate, le volet de la maison, je me prenais tout dessus. Parce que c'était comme ça, il fallait dire bonjour, ça faisait partie de l'éducation. Ce qui est gênant aujourd'hui, ce n'est pas cette nouvelle forme d'éducation, c'est les adultes que ça va produire.
- Speaker #0
Régénéré, oui. Les enfants ne restent pas enfants éternellement.
- Speaker #1
Exactement. On va arriver à quoi ? Ah non, je n'ai pas envie de vous dire bonjour aujourd'hui. Je n'ai pas envie, je suis en pleine tempête émotionnelle. Vous allez appeler pour votre forfait de téléphone. Ah non, c'est bon. Je suis en pleine tempête. émotionnel, et tempête émotionnelle.
- Speaker #0
Je n'ai pas le swag aujourd'hui pour vous répondre à votre question, débrouillez-vous.
- Speaker #1
Oui, débrouillante, tu t'imagines.
- Speaker #0
Non mais j'entends, j'entends.
- Speaker #1
Je vais vous répondre.
- Speaker #0
Voilà, tu vois, là tu poses la problématique, c'est-à-dire qu'on a affaire à des personnes qui, j'espère, vont sortir de cette bêtise qui, j'espère, sera provisoire, et dans leur évolution, vont finir par grandir. Mais j'ai l'impression que l'humanité ne grandit plus.
- Speaker #1
Non, mais ce n'est même pas ça. C'est que là, une idée me traverse l'esprit. Je me dis, justement, cette nouvelle génération, comme eux, ils vont avoir souvent des tempêtes émotionnelles. Peut-être que ça va devenir normal de ne plus dire bonjour aux gens. Comme ça, voilà. Personne ne sait, parce qu'il va falloir garder une neutralité, quand même, sur la tempête émotionnelle. Donc, plus personne ne se dit bonjour, plus personne ne se dit merci, parce que remercier qui ? Pourquoi ? Non, on n'a pas à remercier les gens. Dans ce concept complètement fou. Parce que là, aujourd'hui, on parle de cette... de cette... pas de technique, mais... Aide-moi Didier.
- Speaker #0
Éducation ?
- Speaker #1
Oui, non, mais de cette façon d'éduquer les enfants. Mais demain matin, il y en aura une autre. Parce que ça a créé des gangs. Il y a ceux qui sont pour et ceux qui sont contre. Et après, on nous montre des vidéos. Il y en a plein. Il y a un monsieur d'ailleurs qui me fait beaucoup rire. POV. Ton père est emmené à l'école. On est milieu des années 80, il est emmené à l'école. On voit les fenêtres fermées, il ne fumait pas possible. La clope au bec, le gosse qui ne se sent pas bien, il le roule deux coups. Je veux dire, c'était nous, ça. On ne nous attachait pas. Et puis nous, on n'avait pas intérêt d'avoir une tempête émotionnelle. La tempête, elle était intérieure de nous. Même pas, on pleurait.
- Speaker #0
La crise d'adolescence s'était vite calmée.
- Speaker #1
On n'aimait pas manger. C'était pas notre... Quoi ? On n'aimait pas moi, j'ai failli finir la 7 quand même. Et puis alors, ce n'était pas en nous demandant ce qu'on voulait manger.
- Speaker #0
Et puis avec toute la culpabilité, c'est, tu ne te rends pas compte, mais regarde en Éthiopie, ils donneraient 100 fois la chance que tu as d'avoir cet acier.
- Speaker #1
Et à cette même période, je ne sais pas si vous vous rappelez, mais ils donnaient à l'arc. Le type, il est parti avec la caisse.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. En ce moment, on rit jaune, ne vous inquiétez pas.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
On n'est pas...
- Speaker #1
Parce que voilà, nous, on est ces enfants-là.
- Speaker #0
C'est vrai, on a vécu cela. c'est-à-dire... On ne va pas dire qu'on a été élevé avec l'Iliot, les Tigres, et qu'on s'en est sorti un peu comme Mowgli dans la jungle, mais presque. Il y a un peu de ça. Mais je vais quand même revenir à la base, si tu veux, par exemple à ce général-là. Effectivement, peut-être qu'il a connu, comme tu l'as pointé du doigt si bien, le fait qu'il a peut-être connu des personnes qui ne pouvaient pas rentrer à l'armée par rapport à des critères qui étaient, et qu'il s'est dit, allez, on va jouer l'agitateur. C'est l'inverse. Oui.
- Speaker #1
Peut-être que les personnes à l'intérieur des corps d'armée ne pouvaient pas être eux-mêmes, et qu'à un moment ils se faisaient griller. Peut-être.
- Speaker #0
Espérons qu'il a fait avancer les choses, dans le bon sens, mais ce qui est curieux, et ce que je mets en avant dans cet exemple-là, précisément, il n'y a pas que lui, il y en a d'autres, mais c'est cette volonté de voir que ce n'est pas la jeunesse qui fait vouloir. Là, ce n'est pas un jeune général, c'est quelqu'un qui est... qui est proche de... Il a presque 70 balais, le gars, et il a des idées ultra-progressistes.
- Speaker #1
Il faut évoluer.
- Speaker #0
Oui, il faut évoluer.
- Speaker #1
On est obligé d'évoluer. Oui, mais avant,
- Speaker #0
c'était des jeunes qui faisaient évoluer. Et les anciens étaient contre. C'était les jeunes contre les anciens. Aujourd'hui, t'as l'impression que les jeunes arrivent à instiller, à distiller, à infuser, comme une tisane, leur idée à travers toutes les générations. Ça, c'est nouveau, c'est ce que je te dis. C'est vraiment, pour moi, le...
- Speaker #1
Je pense qu'on est à un moment où l'humanité est en train de changer. Toutes les générations sont en train de changer.
- Speaker #0
Exact, c'est ça.
- Speaker #1
En même temps. Parce que tu prends des personnes qui ont 80 ans, elles ont tout connu. Le franc, nous aussi. Mais elles ont connu vraiment... Je veux dire, le grand changement, ça a été à partir des années 1900. Même 1900, bah oui, début 1900, où il y a eu les premières lois, la loi Combes, ça on en parle souvent dans nos reportages, mais en 1904... Ça a été un grand changement. Ensuite, il y a eu... La laïcité, tout ça, en 1905. Il y a eu la libération de la femme. En 1968, la révolution. Voilà, la loi pour l'avortement. Il y a eu Woodstock, qui n'a rien à voir, mais qui, au final, a été un mouvement quand même... Voilà, le mouvement hippie.
- Speaker #0
Le flower power.
- Speaker #1
Ouais, c'est ça. Et toutes les... Alors, c'est la conversation que j'ai eue avec mon fils. Donc, mon fils m'abataille. Non, ça c'est Pouille, le chat de Didier. Non, je parle de mon fils. J'ai trois enfants, donc le plus âgé, celui qui a 21 ans. Et quand il y a eu l'affaire de Crans-Montana, et je lui ai dit quand même, j'ai dit j'espère que dans 20 ans je serai morte. Il m'a dit mais tu rigoles ou quoi ? Il m'a dit mais attends. J'ai dit oui, parce qu'il me dit mais pourquoi tu dis ça ? J'ai dit parce que moi je n'ai pas envie de voir tout ça, je n'ai pas envie de voir le monde changer en ce sens. il m'a dit mais attends Vous, vous aviez vos problèmes dans les années 80. Vous buviez plein de trucs chimiques. Vous avez dû voir des vidéos, certainement. C'est vrai,
- Speaker #0
c'est vrai. Des bancos, des...
- Speaker #1
Le tang.
- Speaker #0
Le tang, ah oui, le tang.
- Speaker #1
C'était une bombe à retardement, le machin.
- Speaker #0
Tu veux savoir pourquoi ? Il y a quelqu'un qui a analysé ça, qui a donné une vue très juste en disant oui, c'était chimique, oui, c'était pourri, oui, c'était très mauvais pour la santé, mais n'empêche qu'on était, les alchimistes, on pouvait, si on voulait plus de goût, on mettait plus, on contrôlait la chose, voilà. On devenait des chimistes, quelque part. C'est ça qui plaisait aux gamins. Voilà, c'était juste une petite parenthèse.
- Speaker #1
Oui, bon, après, c'est vrai qu'ils ont quand même fait le Sunny Delight, qui ressemble à l'air.
- Speaker #0
Oui, beaucoup.
- Speaker #1
Voilà, chargé en sucre, en produits explosifs, enfin, il y avait de tout dedans, on pouvait faire sauter la maternelle.
- Speaker #0
Et surtout, extrait d'agrumes, et en fait, les analyses ont donné que pour le tank, notamment, il n'y avait aucun fruit dedans, aucun extrait, rien. Tout était synthétique.
- Speaker #1
Plus que du chimique. Mais tu imagines à quoi on a survécu ? Pas de siège auto. Pas de ceinture, les parents qui fumaient comme dans le cercle de minuit.
- Speaker #0
Et la ceinture, pas obligatoire, pas bouclée forcément.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
D'où le grand nombre de morts, il y en a toujours autant.
- Speaker #1
Pas d'airbag.
- Speaker #0
Exact.
- Speaker #1
On faisait du skate sans protection, on rentrait comme les choumfles dès qu'il faisait nuit, pas de portable. On se faisait mal, on ne disait rien. Moi d'ailleurs, je m'étais fait une grave infection au genou, je m'étais infectée. Je vais dire parce que sinon on s'en prenait une, parce qu'on s'était fait mal.
- Speaker #0
Mais est-ce que c'était pour autant mieux avant ? Est-ce qu'on va avoir un discours de vieux relax ? Alors justement,
- Speaker #1
c'est la conversation que j'ai eue avec mon fils. Il m'a dit oui, mais c'était une autre période. Nous, on est bien dans cette période. Je ne pourrais pas dire que vous êtes bien dans cette période. Il m'a dit oui, mais chaque époque a eu ses difficultés. Je l'ai déjà dit. Mais quand même, là tu vois bien qu'il y a un problème. Vous n'avez plus de boîte de nuit. Comment vous faites ? Tous mes enfants, ils sont célibataires, sauf le dernier qui a 16 ans. Il lui est assez bel et vert.
- Speaker #0
C'est une génération qui a décidé de ne plus faire enfanter non plus.
- Speaker #1
Au final, je me rends compte que le plus jeune, c'est celui qui est le mieux intégré dans la société actuelle. Mais dans cette perte de repère, on voit bien qu'il y a une perte de repère. Mais par contre, là où je te rejoins, c'est qu'on voit des personnes de 40-50 ans se ridiculiser sur les réseaux sociaux en rile des femmes. qui apparaissent comme ça, on ne sait pas pourquoi, je suis célibataire, machin, en culotte, tranquille. Mais à n'importe quel... Je veux dire, pas forcément des top models ou des gens qui en met des filtres. Enfin, je veux dire, c'est devenu normal, je suis célibataire, je me vends, comme à la Forte de Paris, quoi.
- Speaker #0
Oui, elles se mettent en vitrine, t'as l'improvis.
- Speaker #1
C'est le salon de l'agriculture, le truc, allez, on y va.
- Speaker #0
On n'a pas dit que c'était vache, ce qu'on dit.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
On n'ira pas jusque-là.
- Speaker #1
Évidemment, il fallait un jeu de mots. Mais voilà, tout ça pour dire qu'on a parlé d'éducation.
- Speaker #0
On est sadique.
- Speaker #1
On est tous parents. Quand on a eu cette discussion précédemment, c'est vrai que quand même, les enfants sont ingrats. Moi, je vais dire la vérité parce que je ne vais pas me retenir. Je ne vais pas pouvoir parler avec un filtre. Attention,
- Speaker #0
avant de dire non, tu n'as pas sonné tes blessures, tu n'as pas compris. Moi, je suis une maman qui a travaillé sur moi, j'ai fait 20 ans de yoga. Non, moi, je n'ai jamais fait yoga de ma vie. Je sais que j'étais cléopâtre dans une ancienne vie. Alors, tu sais, je sais maintenant comment il faut faire.
- Speaker #1
Oui, elle fait partie des 4000, 5000, 7000, 7000 millions de cléopâtres. Parce que cléopâtre, elle s'est réincarnée un paquet de fois. Et en plus, cléopâtre, attention, ce n'était pas une femme de vertu. Donc, bon, je ne sais pas si c'est vraiment une référence. Mais enfin, peu importe, ce n'est pas ça. Et en fait, je vais le dire, les enfants sont ingrats. Vous demandez à n'importe quel parent, aucun parent ne peut dire que la relation a été idyllique. Certes, il y a le problème lié à l'adolescence. Si à cela, on rajoute le fait que les enfants ont le droit de faire ce qu'ils veulent, moi, je ne sais pas comment ils vont s'en sortir, ces parents, qui leur laissent faire les tempêtes émotionnelles. Parce que là, ils font les malins parce que leurs enfants, ils ont 4-5 ans, 6 ans, 7 ans. Mais à l'adolescence, ils font tous des tempêtes émotionnelles. Et puis, ce n'est pas les petites. Qu'est-ce qui va se passer ? Il va y avoir des fugues. Ils vont dire, on veut un appartement, d'accord, on va te payer un appartement. Non mais je veux dire, c'est...
- Speaker #0
La lubie aujourd'hui, ce qu'il y a... Et en plus,
- Speaker #1
ce n'est pas ce permis à 17 ans, je ne sais pas si vous vous rendez compte, en pleine tempête émotionnelle.
- Speaker #0
Alors justement, nous, si on aurait eu des portables, c'est pour rapporter faux, juste rappeler en fait le contexte et ramener les choses. Tu sais, à chaque fois, on dit que la valeur des choses, avec l'augmentation de la vie, ce qui coûtait avant 30 euros reviendrait aujourd'hui à quelque chose comme 150 bahts Il y a toutes ces équivalences-là. Il faut s'imaginer qu'aujourd'hui, un portable, seuls les adultes auraient pu avoir accès à quelque chose de technologique. Tu le méritais à 25 ou 30 ans comme un cadeau. Aujourd'hui, les gamins ont un portable qui est un ordinateur surpuissant entre les mains, avec un accès au monde, ils l'ont déjà d'emblée. Je veux dire, c'est... C'est sûr que non. C'est pas que tout, tu vois.
- Speaker #1
Le premier qu'on a eu, c'était Itineri, c'était le Bebop. Le gros machin, on était contents.
- Speaker #0
C'était un énorme takiwashi.
- Speaker #1
Avant qu'il sonne, ça faisait... Télé, télé, télé. Toute la maison était au courant. On faisait attention de ne pas envoyer trop de lettres dans les SMS, parce qu'on payait...
- Speaker #0
Oui, c'était cher.
- Speaker #1
Et après, ils avaient sorti... SFR avait sorti le forfait Millenium. On s'appelait tous comme des malades, parce qu'on pouvait appeler que le soir en illimité.
- Speaker #0
Exact, les week-ends, ouais.
- Speaker #1
Non, le soir aussi. Ça, je pense que c'est bien. Donc là, aujourd'hui, évidemment, on ne peut pas les couper du monde. Moi ça me fait bien rigoler. Les parents qui disent, oui, moi, le mien, il n'aura pas d'écran. Non, non, ils feront comme tout le monde. Parce qu'après, les enfants vont être largués à l'école.
- Speaker #0
On ne peut pas être technophobe.
- Speaker #1
Attention, je ne parle pas des réseaux sociaux. Mais par exemple, il y a des chaînes dédiées pour les enfants. Là, ils disent, moi, je ne veux pas qu'ils regardent. Non, ils feront comme les autres. Sinon, l'enfant, il va être exclu. Parce qu'aujourd'hui, dans les conversations, évidemment, les enfants, nous, à 7 ans, on est en train de se mettre un doigt dans l'œil et essayer de comprendre pourquoi. À 7 ans, ils savent déjà beaucoup de choses.
- Speaker #0
Ce qu'on appelle l'égalité numérique.
- Speaker #1
On n'avait pas les mêmes dessins animés.
- Speaker #0
Non, mais nous, on avait d'autres guerres, d'autres défis. Ce qu'on nous reprochait, c'était, je crois qu'il y avait un procès d'intention qui était des débats télévisés contre Dorothée parce qu'elle avait importé Goldorak et que Goldorak, c'était violent. Il n'y en avait pas compris que les mangas sont faits par des Japonais, que le Japon... C'était pour adultes. Même si ce n'était pas pour adultes... Oh,
- Speaker #1
écoute, le survivant, il éclatait des têtes pendant deux heures. Nous, on était là, tranquille. C'était violent.
- Speaker #0
Est-ce que ça nous a détraqué pour autant ? Est-ce qu'aujourd'hui, on est des sociopathes ?
- Speaker #1
Il y avait aussi beaucoup de dessins animés, les Nickelarsons, tout ça, qui étaient quand même des mangas un peu sexy.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et en fait, moi, ça me fait toujours rire quand on parle de ça, parce que j'imagine le mec chez AB qui a dit, vas-y, c'est bon. Il n'y a personne. En fait, il mettait les trucs, il ne les regardait pas.
- Speaker #0
Oui, il n'y avait pas de commission d'acceptation de surveillance.
- Speaker #1
C'est une qui surveillait, et après ils mettaient la pub. Ils devaient mettre le réveil, l'autre devait revenir mettre la pub. Mais je veux dire, ils n'ont pas vu quand même qu'il y avait un problème. Ils s'en sont rendus compte des années après.
- Speaker #0
Alors justement, si tu pointes du doigt, entre guillemets, ces manquements, ce manque de surveillance, de conscience qu'il pouvait y avoir dans ces programmations-là, qui sont passées au travers sans filtre, sans tabi ni rien, et regarde, on s'en est bien sorti, on peut espérer la même chose si des gamins qui se roulent par terre aujourd'hui... connaissent aucune frustration, aucune limite. Ces enfants rois qui sont bientôt empereurs et puis bientôt dictateurs, ils pourraient aussi s'en sortir tout aussi bien. C'est confiant quand même. C'est une bonne chose. Si nous, on s'en est sortis, pourquoi pas eux ? C'est une question.
- Speaker #1
Oui, non. Alors, si on va par là, mais enfin, eux, les enfants d'aujourd'hui, ils ont accès à Internet. Nous, on n'avait pas Internet.
- Speaker #0
Non, c'est clair.
- Speaker #1
Nous, on avait accès à Pif et Hercule. Tu vois, avec le gadget du machin.
- Speaker #0
Les cadeaux Bonix.
- Speaker #1
D'accord, mais on n'était pas des Lumières,
- Speaker #0
quand même.
- Speaker #1
Je veux dire, chaque chose en son temps. À 12 ans, on jouait encore la poupée.
- Speaker #0
Oui, mais alors là, je me permets de mettre un veto sur ce que tu es en train de dire. Ils ont accès à Internet, et ce n'est pas des prix Nobel pour autant. Non, ça,
- Speaker #1
c'est sûr.
- Speaker #0
C'est même pire. Il y a une certaine paresse intellectuelle à ne pas rechercher. Je veux dire, nous, quand on cherchait à aller au téléphone, on prenait le bottin. Eux, aujourd'hui, ils vont sur Internet. Je ne sais pas comment ils font. Non,
- Speaker #1
ils vont sur Snapchat.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Ils n'ont pas besoin d'avoir un numéro de téléphone, ils sont connectés sur Snapchat.
- Speaker #0
Voilà, les réseaux,
- Speaker #1
bravo. Moi, mon fils, des fois, je reçois des photos noires. Il me dit, c'est pour ne pas qu'on perde les flammes. Je suis qu'à 16 ans, je lui dis, mais tu ne peux pas m'envoyer une vraie photo. Non, il m'envoie une photo noire. Il dit, comme ça, on garde les flammes.
- Speaker #0
Là, j'ai du mal à accrocher, je suis sûr que je ne suis pas le seul. C'est quoi un photo noir pour garder les flammes ? Non,
- Speaker #1
ce n'est pas ça. Il faut entretenir les conversations. Et quand tu échanges beaucoup de messages, tu as des flammes. Et tu as des scores, en fait, sur Snapchat.
- Speaker #0
Ah, les flammes, c'est les followers, c'est ça ?
- Speaker #1
Non, non, c'est le nombre de messages échangés, la fréquence, qui fait que tu as des flammes. Moi,
- Speaker #0
je suis déjà largué.
- Speaker #1
Et en fait, vous allez vous dire, elle a des flammes avec son fils, ce n'est pas normal. Non, mais je suis très proche de mes enfants. Pardon, excusez-moi, je ne suis toujours pas sortie de Maghrib. Et puis là, on parle beaucoup. Mais non, non, il m'envoie des photos. En fait, pour ne pas m'envoyer quelque chose, il va le poser et il va prendre une photo. Donc, il n'y a pas de photo, quoi.
- Speaker #0
Il n'y a pas de photo, ok.
- Speaker #1
Ça sert à quoi ?
- Speaker #0
C'est histoire de garder le lien, d'entretenir la flamme. D'accord, ok, je viens de comprendre.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
J'ai oublié le pouvoir de la relation.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Voilà, très bien. Donc, tu es toujours son... Alors, les parents étaient les maîtres Jedi, et puis les enfants étaient les padawans. Est-ce qu'aujourd'hui, c'est maître à élève, ou aujourd'hui, ce sont plutôt les enfants qui deviennent nos Jedi à nous, et nous, nous sommes les padawans pour faire le lien sur un monde technologique qu'on ne comprend plus ?
- Speaker #1
Ça dépend dans quel domaine, parce que si c'est la musique, non merci. L'informatique, nous, quand même, c'est notre métier.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #1
ils n'ont rien à nous apprendre.
- Speaker #0
D'ailleurs, ils nous demandent conseils, souvent.
- Speaker #1
exactement,
- Speaker #0
mais après pour le reste la charge est pétée parce qu'ils vont tous dessus oui alors justement il y a aussi pareil on parle de cette paresse Psychologique. Alors, je résume simplement. Beaucoup de sociologues aujourd'hui et de personnes qui projettent sur l'avenir l'option démographique, comment l'humain va évoluer de manière mondiale et pas forcément géographique sur le plan français-américain, puisque le monde est touché par ce phénomène. On parle de l'IAG, l'intelligence artificielle générale, qui sera une autre génération encore beaucoup plus intelligente que l'intelligence artificielle actuelle. Et certaines personnes se disent que soit ça va nous abétir complètement, mais certains sociologues font une analogie par rapport au fait que le cerveau serait comme un muscle, et un muscle qui ne travaille plus finit par s'atrophier. Il n'y a qu'à voir quand une personne est paraplégique et n'utilise plus ses jambes, il a des cuisses aussi fines que des baguettes de pain. Donc ça c'est un petit peu inquiétant. Donc si vous vous mettez l'idée que le cerveau se met à fondre, On va voir des... Peut-être une humanité avec un cerveau de pois chiche. Est-ce que ça, ça te fait peur ?
- Speaker #1
Bien sûr. C'est pour ça que j'ai dit que j'espère être morte dans 20 ans. Non, mais je pense que oui. Après, il n'y a plus. Regarde, il y a beaucoup de choses qui peuvent disparaître. Par exemple, maintenant, tu as plein d'applis de cuisine. Tu as même, avec l'intelligence artificielle, tu prends en photo ton frigo et il te fait une recette.
- Speaker #0
Il te dit, avec ce que je vois là, tu peux faire ça, ça, ça, ça.
- Speaker #1
Tu peux, rien qu'en prenant une photo, il peut te dire, on met ta calorie dans ton assiette. Mais vraiment, la calorie est prête. Tu peux décorer chez toi, rien qu'en prenant une photo. Il y a des IA pour tout, pour tout, des applications pour tout. Alors qu'avant, tu vois, tu aurais acheté un livre, tu aurais dit, attends, si je parle le meilleur de cette couleur, est-ce que, machin, la colorimétrie ? Là, non. On te le fait pour toi. Il faut faire ça, ça, ça et ça. Certainement, parce qu'ils vont dire, il faut ripollin, il faut ce que tu veux. Et puis après, voilà.
- Speaker #0
Oui, la couleur râle, 0,0.
- Speaker #1
Certainement qu'on va acheter les meubles pareils. Qui te dit que justement, ça ne va pas être connecté par la suite, ça me traverse comme ça. Et que pour tel salon, machin, tu pourras commander le meuble et le meuble, il sera créé pour toi.
- Speaker #0
Oui, c'est probablement ce qui va se passer pour le futur.
- Speaker #1
Exactement, il n'y aura plus de stock.
- Speaker #0
Mais tout le monde aura les mêmes idées, donc une sorte d'homogénéité. En même temps, tu sais, je te ramenais encore en arrière, je suis désolé, on ne va faire que des allers-retours comme ça. Mais tu sais, la montre géante qui était accrochée au mur, ça servit quand même d'horloge qui était le seul même à une époque. Je m'en souviens,
- Speaker #1
tous mes parents aussi l'ont eu.
- Speaker #0
Je l'ai eu. Tout le monde l'a eu, mais c'est qui tue quand on pense.
- Speaker #1
et la vaisselle de chez vous. Elle est assez noire. C'est la même période, elle. C'est noir. Tout le monde allait faire les sangs chez vous. Donc tu vois,
- Speaker #0
ce que tu projettes dans le futur, il va y avoir des suggestions de personnes qui ont déjà, voilà, les réalisations qui ont déjà été faites en donnant, évidemment parce qu'on a coché la case, vous acceptez les conditions générales de vente, ce qui veut dire on prend vos données et toutes vos idées, on les expose comme exemple de... si vous avez bénéficié de nos services...
- Speaker #1
Il n'y aura plus d'ingénieurs ?
- Speaker #0
Mais c'est ça, plus de créativité. Je crois que la recherche, que ce soit de bon goût, de tester le rouge, est-ce que ça se marie bien avec le bleu ou quoi que ce soit, c'est une question de recherche, d'essai et d'erreur. Si on ne fait plus d'erreur, si tout nous est proposé, on va arrêter de réfléchir. Est-ce qu'on aura encore une génération où des humains vont encore réfléchir ? Comment tu vois la suite ?
- Speaker #1
Non, moi je pense qu'il n'y aura plus besoin de réfléchir. Tu vois, hier, on s'est posé la question, là, tu parlais de... On parlait d'ingénierie. On a visité un lieu pour un reportage et on s'est dit, mais enfin, ce bâtiment, il n'a même pas 200 ans. Non, il a 200 ans, il est complètement délabré. On a été à la Tour de Gré, 11e siècle, nickel. Les murs 3 mètres, enfin, une construction incroyable. C'est là où je t'avais fait la remarque,
- Speaker #0
durant le reportage, en disant, c'est incroyable, parce qu'il y a des pyramides. sont encore debout, et là, un bâtiment d'à peine deux siècles n'est plus... C'est ça. ...est en train de s'effondrer. Preuve qu'avec le temps, on s'abétit, ou on sait moins faire que nos aînés. Il y a un problème, quand même.
- Speaker #1
Non, là, non, c'est plus parce que beaucoup de bâtiments sont laissés à l'abandon, ils ne font pas les travaux, les différents propriétaires, évidemment, après, ça prend l'eau, et voilà.
- Speaker #0
Alors, ce n'est pas des monuments pour du reçu.
- Speaker #1
Par contre, je pense que, voilà, tout ce qui est... Tout ce qu'il y a d'ingénieur, par exemple pour des véhicules. Il y a un ingénieur pour les phares, il y a un ingénieur pour le capot. Et là, tu imagines un peu le temps qu'ils gagnent avec l'intelligence artificielle ?
- Speaker #0
Alors, je vais faire ce que j'avais dit déjà dans un précédent podcast. Je ne vais pas citer la société. pour qu'on n'ait pas un procès ou quoi que ce soit, parce que ça risque d'être gros, mais je vous le dis de source sûre, une société qui est dans l'ingénierie aéronautique, je n'en dirai pas plus, et qui a abandonné, il y avait un problème, une malfaçon d'un défaut de conception, et la personne avait, je crois, 80 ingénieurs pour plancher sur comment résoudre le problème, créer une modification pour que toutes les flottes de ces avions-là soient modifiés, afin de prévenir d'un accident éventuel. Tu imagines, une catastrophe aérienne, ça ferait vraiment mauvaise presse. Donc tout le monde réfléchissait. Et un jeune stagiaire qui était là a proposé : "Et si on soumettait le problème à l'IA ? " Et l'IA a proposé une solution qu'aucun des 80 ingénieurs qui étaient grassement payés n'avait trouvé. La rage et la colère du chef de projet a été telle qu'il a viré la majorité des ingénieurs en les traitant d'incapables. Il faut que ce soit un jeune stagiaire, donc qui est juste payé par aussi bien qu'eux, qui donne une solution qui se trouve que l'intelligence artificielle a donné une solution vraiment viable et vraiment pas mal du tout. Donc, si les ingénieurs cessent d'être ingénieux, vers quoi on tend ?
- Speaker #1
Il y a des métiers qui vont disparaître, il y en a d'autres qui vont apparaître. Est-ce que justement la tendance pourrait s'inverser ? C'est à dire que maintenant on privilégie le fait de faire des études pour accéder... Est ce que là peut être qu'il y aura plus d'agriculteurs ?
- Speaker #0
Ah oui ! Tu veux dire un retour aux sources ?
- Speaker #1
Ouais un retour aux sources ! Parce que ça l'IA pourra jamais le faire !
- Speaker #0
Alors c'est Philippe Bobola, physicien, biologiste, psychanalyste, anthropologue, oui, et sociologue aussi, il fait de l'ingénierie sociale, tout ce que tu veux. On a une tronche, quelqu'un que j'aime beaucoup, que j'apprécie énormément et qui a dit ceci : la seule façon de lutter contre les ordinateurs, ça sera l'intuition. Il n'y a que l'intuition si vous vous connectez à votre... on peut parler d'Anna Lakashic, des choses comme ça, si on se connecte tout de suite à la source, on peut avoir une solution plus rapidement qu'un ordinateur. Parce qu'on est battu si on réfléchit avec notre mental, si on lutte contre une machine, on est battu. Et donc peut-être qu'à ce moment là, dans une des choses qui reviendra à l'essentiel, tu parlais des agriculteurs, mais c'est peut-être comme ça que tout le monde va se reconnecter à son moi profond, ou le surmoi, enfin, le génie, si tu veux, des archives de l'univers sur lesquelles toutes les connaissances se trouvent, passées, présentes et futures. Est-ce que tu y crois, ça, ce médium ?
- Speaker #1
Alors, ça m'a fait penser à ce que tu racontais, je t'en ai parlé d'ailleurs. Récemment, j'ai reçu un mail où on proposait l'achat d'un site de voyance. On ne dévoilait pas le nom de domaine. D'abord, il fallait rentrer en négociation à un site qui est ouvert depuis 2023.
- Speaker #0
Je vous dis, c'est la Warner Bros qui était en vente.
- Speaker #1
Mais là où 50 000 euros avec déjà un bon portefeuille client, ce n'est que de l'IA. Des voyants IA, tout est IA. Ah oui, c'est vrai,
- Speaker #0
tu me l'avais dit.
- Speaker #1
Ah oui, je suis outré. J'ai gardé le mail, donc je l'ai mis dans le dossier Upad parce que je sens qu'on va en avoir besoin. Tu te rends compte ? Ça veut dire qu'il y a un portefeuille client, ça veut dire que ces personnes-là ne se sont pas rendues compte qu'elles parlaient avec des IA.
- Speaker #0
Elles ne sont pas informées ?
- Speaker #1
Apparemment non, qui paierait pour parler à des IA en voyance ?
- Speaker #0
Moi le premier non, je ne le ferais pas non, c'est clair.
- Speaker #1
Bien sûr que non, ça veut dire que maintenant on n'arrive plus à faire la différence. Il y a des voies humaines, donc on n'arrive plus à faire la différence. Et régulièrement moi je reçois des mails où on me dit que pour un finitacorps de voyance, une secrétaire qui ne dort jamais, en fait si tu veux c'est leur technique d'approche, Donc voilà. Alors moi j'utilise une IA, pour ceux qui vont sur mon site, mais c'est... C'est une IA qui vous permet de naviguer dans le site comme c'est un grand site, il y a la carte aux mains cible, ils peuvent vous expliquer les cartes, l'association des cartes... Vous donner des renseignements sur les services proposés par le site mais ils ne font pas de la voyance. Et en plus c'est indiqué. "Angelo", je l'ai appelé. Angelo c'est l'intelligence artificielle de Sophie Vitani. Donc voilà, il n'y a pas de tromperie parce que ça aussi
- Speaker #0
Angélone est là que pour guider ceux qui sont perdus sur comment fonctionne le site. Voilà,
- Speaker #1
pour avoir peut-être les services audio hôtels ou peu importe parce que c'est bien aussi d'avoir ce type de question. Ça répond immédiatement. Si on envoie pour ce type de question un mail au service client, déjà ça dépasse la planète mais enfin peu importe. Et évidemment, la réponse humaine ne peut pas arriver aussi vite.
- Speaker #0
C'est pour une immédiateté de la réponse.
- Speaker #1
Tous les gros sites, ils ont un bot. C'est comme ça, c'est pour naviguer sur le site.
- Speaker #0
Un bot, c'est un robot, pour ceux qui n'ont pas la culture, qui est programmé pour répondre aux questions les plus évidentes. À suite, effectivement, si le robot n'arrive pas à répondre, à satisfaire le client, là, il y a de l'humain qui prend le relais. Voilà,
- Speaker #1
voilà, c'est vraiment une problématique, mais en fait, voilà, il est à même de pouvoir répondre. En aucun cas,
- Speaker #0
ton bot ne permet de dire où vous arrivez, ceci ou cela. Il ne fait pas de la réponse. Non, jamais. Voilà.
- Speaker #1
Jamais.
- Speaker #0
Le bot n'est là que pour la structure, dire voilà, pour tel service, tel endroit. Oui,
- Speaker #1
pour prendre rendez-vous, vous devez aller là pour le trouver. Et là,
- Speaker #0
le site dont tu parles, dont on t'a proposé la reprise quelque part, là en fait était totalement déshumanisé.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
On est d'accord.
- Speaker #1
C'est ça. Mais ils ne m'ont pas donné le nom de domaine. Ils ne veulent pas. Ils veulent être sûrs que la personne est intéressée. Vous vous rendez compte, depuis 2023, on est en 2026. Et apparemment c'est un site très connu de ce qu'ils disent dans le mail.
- Speaker #0
Qui fonctionne. Donc ça veut dire qu'on alimente des serveurs, on ne paye personne parce qu'on va quand même parler d'Infinite Accords, mais comme dans n'importe quelle entreprise, quelle que soit la prestation de service, il y a plusieurs personnes qui travaillent sur ta plateforme et donc tous ces voyants médiums qui opèrent, qui sont de vrais humains, je précise encore... qui répondent vraiment, tout ne va pas dans la caisse d'Infinita Corsos. Ils ont leur part à eux, c'est normal. Ah oui,
- Speaker #1
c'est vrai que tu m'as posé des questions là-dessus. Non, alors quand on a une passeforme de voyance par téléphone, je vais vous la faire simple. On a un opérateur de mise en relation qui lui est de paiement. Donc lui déjà il prend la moitié. Une fois que vous avez récupéré la moitié, vous devez 20%. Parce qu'on est sur de la prestation de service. Donc TVA, 20%. Et ensuite, vous devez payer le médium.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
ça part. Donc voilà, moi je vais parler en toute transparence. Sur l'audiotel, moi c'est 40 centimes. Sur le numéro, hormis les forfaits qui sont à 30 centimes. Eh bien voilà, 24 euros, ça ferait 2 l'heure pour une personne qui appelle. 24 euros TTC. Tu enlèves 20% et ensuite tu enlèves encore la moitié. Et à cette moitié-là, donc il reste 12 euros, même pas, et il faut encore payer le médium. Vous voyez ?
- Speaker #0
Et après,
- Speaker #1
il y en a encore qui osent dire, parce que c'est la plateforme qui trouve les clients, qui développe ses sites, enfin c'est vraiment beaucoup, beaucoup de travail. Voilà, parce que, après, ça dépend comment on se positionne par rapport à ces médiums. Là,
- Speaker #0
ce n'est pas fini. Il faut payer après l'hébergement, il faut payer la technique, il faut payer les développeurs, et puis il y a les impôts sur la société aussi qui vont se servir au passage.
- Speaker #1
L'Urssaf, tout. Les voyants sont autour d'entrepreneurs.
- Speaker #0
Donc eux, ils prennent leur part. Mais de ceux qui restent pour la plateforme, finalement, ça ne fait pas baisère. C'est ça,
- Speaker #1
exactement. Et dans le temps de redire qu'on s'en met plein les poches, alors évidemment, il y a des plateformes qui sont malhonnêtes. C'est pour ça qu'une consultation qui va coûter 300 balles, ce n'est pas normal.
- Speaker #0
Alors si on revient sur cette plateforme totalement automatisée, le but est comme beaucoup d'autres entreprises qui sont dans cette déshumanisation, c'est de maximiser les profits. Un humain, un employé, dès qu'il coûte quelque chose, il coûte déjà trop cher. Donc si on l'élimine, si on arrive à le court-circuiter, merci LIA, si elle arrive à se faire passer humainement, vocalement, parce qu'aujourd'hui on peut avoir une IA au téléphone qui va vous parler et à un moment donné va vous donner un ratio et un rapport presque humain. Vas-y pose moi la question par exemple, tu me poses une question et je vais jouer l'IA
- Speaker #1
En fait on s'en rend compte quand même parce que l'IA est très très polie, trop polie il a une formulation qui n'est pas normale, qui est trop donc voilà voilà Donc comme ça, tu peux apprécier le fameux mail que je n'ai pas mis en réunion à l'UPAD.
- Speaker #0
Alors, nous sommes entêtés pour trouver un repreneur au site de voyance entièrement basé sur l'IA, entièrement automatisé. Oui, donc voilà, je vois là déjà dans cet email-là, dans cette proposition, le fait en gros, ça veut dire, le signal c'est, il n'y aura pas de charge, ce que vous payez déjà à vos voyants médiums, là il n'y aura plus rien. Donc ça sera
- Speaker #1
100%. Voilà, avec tout un suspense et avec un chiffre d'affaires qui n'est quand même pas très élevé par rapport au prix de vente. Moi, j'ai remarqué ça. Donc voilà, moins d'être une bille et de l'acheter.
- Speaker #0
Alors là, le danger, je vais te dire une chose qui va peut-être te choquer Sophie. Mais finalement, est-ce qu'il y a peut-être des personnes qui vont répondre en commentaire en dessous de ce podcast en disant « Écoute, moi Sophie, ça ne me dérange pas que ce soit une IA du moment qu'elle voit juste » .
- Speaker #1
Mais c'est impossible.
- Speaker #0
Non, mais après, par calcul. Ce que je veux dire par là, j'avais parlé à un moment donné qu'une IA, si tu lui poses des questions en ligne, elle a accès à ton historique de navigation. Oui,
- Speaker #1
mais si tu lui poses la question dans ton historique.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Mais maintenant, tu vois, tu m'as dit, tu as déjà demandé à HGPT, c'était hier, je crois. Oui, on a demandé à la... Qui était Sophie Vitali ?
- Speaker #0
Voilà, j'ai dit, tiens, mets-nous le nom pour voir. J'ai dit,
- Speaker #1
mais moi je ne peux pas le faire parce que c'est moi Sophie Vitali.
- Speaker #0
Oui, sur ton compte, Chateau Petit, il te connaît quoi.
- Speaker #1
Il me connaît.
- Speaker #0
Donc tu as posé la question pour moi.
- Speaker #1
Mais il y a beaucoup trop d'erreurs. Enfin, pas pour toi, oui, c'était juste.
- Speaker #0
Voilà. Moi je vous dis ce qui a été bien, c'est un des hommes les plus beaux de ce monde, magnifique, les plus parfaits aussi. J'ai adoré ce que tu as dit sur moi.
- Speaker #1
Par contre là où on a été surpris, c'est quand tu l'as dit avec sa vieille vitalie. Nous on est les tic et tac de l'espace. Les tics et tacs de la spiritualité du YouTube. On en sont associés en permanence. Ça il a repéré, ce qui est normal puisque nous travaillons ensemble et souvent. Donc ça voilà.
- Speaker #0
Alors pour éviter justement ces dérives, est-ce que tu penses que le thème de ce podcast était « Aucune éducation n'est parfaite » ? Le discernement et peut-être le fait de savoir apprécier entre guillemets toujours le vrai du faux. Est-ce que tu penses qu'à un moment donné l'IA prendra par exemple... On projette sur une dystopie totalement débile mais imaginons que les voyants médiums disparaissent totalement au profit de l'IA qui par calcul empathique... par rapport à des micro-exceptions, micro-détections de micro-expressions, vont déceler de manière comportementale au niveau de la voix, au niveau de la dilatation du public. Ah, l'anxiété ! Voilà. Ils vont décoder un peu comme des mentalistes et vont être aussi justes...
- Speaker #1
Tu parles de l'effet Barnum.
- Speaker #0
Oui, mais l'effet de Barnum, oui. Si ça fonctionne, à un moment donné, en imaginant que ça devienne le prochain marché dominant... Mais ça,
- Speaker #1
il y a déjà des pseudo-voyants qui l'utilisent. C'est-à-dire que si la personne... Ils ont l'habitude, ils récitent des textes. Il y a eu un scandale il y a des années de ça. Ils adaptent. Si une femme elle appelle parce qu'elle veut savoir si son mec qui est marié va quitter sa femme, il va lui dire « Ah mais vous êtes beaucoup trop gentil, c'est ça le problème, vous acceptez beaucoup trop de choses » . Ah oui, c'est vrai, c'est vrai. Des banalités. Des banalités. On est plus dans la psychologie qu'autre chose. Voilà, qui ont du sens par rapport à la configuration et qui ont du sens pour tout le monde parce que nous ne sommes que des humains. Maintenant, pour voir tout… Pour prédire certaines choses, une IA ne pourra jamais le faire. Par contre, je veux bien croire, et ça j'ai vu, il y a même un médecin américain qui en parlait il n'y a pas longtemps, il y avait eu une espèce de colloque, que l'intelligence artificielle va remplacer les médecins, ça je pense oui. Et que ce sera beaucoup plus précis et qu'il y aura moins de pourcentage de facteurs humains. Donc là, pour le coup, le facteur humain est un danger.
- Speaker #0
Alors, est-ce que... Tu vois on est allé voir faire un reportage, on s'est tourné en cours de montage, mais Saint Antoine par exemple, on est allé à l'abbaye de Saint Antoine, et je t'ai expliqué qu'il y avait des nuits médiévales. Donc on retournait, c'était un voyage dans le temps, est-ce que finalement, dans ce futur là, si il n'y a plus de médecin et que cette médecine intégrative qui utilise la technologie LIA, il y aura de temps en temps des salons...
- Speaker #1
Mais il y aura toujours des gens pour les machines, tu crois pas que tu vas le faire depuis chez toi ? Quoi que c'est possible.
- Speaker #0
Oui mais imagine-toi un salon où il y aura des vrais médecins à côté vintage pour revivre les consultations d'antan. Bien sûr,
- Speaker #1
c'est comme les barbiers de Séville, c'est pareil, on verra des gens. Ça je sais pas, moi j'espère ne plus être là pour voir ça et malheureusement je pense que c'est pas si éloigné que ça le coup des médecins.
- Speaker #0
Pourtant t'es en train de dire... Oui, non mais ça, ça va être très rapide, je suis d'accord avec toi. J'ai envie de te dire qu'avec toi le "qui vivra verra" ça marche pas quoi parce que tu veux partir à l'envers.
- Speaker #1
Déjà avec 4GPT, par exemple tu as, je sais pas moi, de l'eczéma ou peu importe, moi j'ai déjà fait l'été dernier. J'ai dit : "Oh là là, j'ai pas le temps d'aller chez le médecin, c'est que l'été je suis guide." J'ai pris un photo et il m'a dit : "Vous avez ça, ça, ça et ça, vous devez faire ci et là." Et c'était vrai. Avec une photo, il a analysé, il a dit voilà, ça ressemble à ça. Je lui ai dit mais sur quoi tu te bases ? Il m'a sorti plein de photos et il a dit voilà, c'est la même chose.
- Speaker #0
Mais imagine-toi le mec qui dit je trouve pas de meuf, comment je fais ? Il se prend en photo et il se dit non mais avec la tranche que t'as, le dégât des os est trop important, il faut refaire la baraque.
- Speaker #1
J'ai vu... Alors que je ne dise pas de bêtises...
- Speaker #0
J'ai remarqué que les blagues font des bides à chaque fois avec Sophie.
- Speaker #1
Non, parce que je suis concentrée, j'essaie de me souvenir. J'ai vu une série, il n'y a pas longtemps, qui traitait de ça justement. Où on pouvait se rencontrer. Ils avaient créé une espèce d'appli où en fait le monde entier... Je ne sais plus ce que c'était, enfin bon bref, le nom de la série je ne m'en souviens plus. Et en fait, tu faisais le test, ils appelaient ça. trouver la personne qui te correspondait. Et en fait, toute la série, donc il y avait plusieurs épisodes, c'était à chaque fois par rapport à ce concept, une histoire différente. C'est-à-dire qu'il y avait des gens qui étaient ensemble, il y en avait un, il disait non, on le fait pas, on le fait pas, il s'aimait, hein. Ils faisaient le test et en fait leur âme soeur, elle était peut-être, je sais pas moi, au Pérou, et là c'était la fin de leur histoire et en fait avec l'âme soeur tu peux pas résister. En gros c'était ça. Comment s'appelle cette série ? Je sais pas, j'ai vu il y a pas longtemps, je pense que c'était sur Netflix.
- Speaker #0
Alors, on est allé voir ensemble Avatar, ça me rappelle, donc je reste sur ce que tu viens de dire, mais on a vu des bandes annonces avant de voir le film, et il y a notamment un film avec Chris Pratt. Ah,
- Speaker #1
Reconnu Coupable.
- Speaker #0
Reconnu Coupable, et en fait c'est dans un futur où il n'y a plus assez de juges, on confie de juger les affaires à des juges d'intelligence artificielle qui sont humanisés avec de la vidéo, etc., totalement en full 3D, photoréaliste. Et elle juge des affaires et donc la sentence respectée aussi gravement que si c'était un juge humain ou une juge humaine. Donc là aussi on remplace les médecins, on remplace l'organe judiciaire.
- Speaker #1
Oui parce que peut-être justement il n'y a pas le facteur humain. C'est ce que je te dis, en fait c'est le facteur humain qui va l'éliminer. Alors peut-être en médecine parce qu'il y a le pourcentage... Quand je parle de facteur humain, c'est le pourcentage de non réussite, d'échec.
- Speaker #0
Tu parles de l'erreur humaine.
- Speaker #1
Oui, le facteur humain, le médecin qui est fatigué, qui passe à côté et ainsi de suite. Et pour ce qui est de la justice, c'est pareil. Parce qu'imagine quelqu'un qui est jugé pour viol alors que la juge se fait violer. Elle n'aura pas la même... tu vois, elle peut peut-être dire oui c'est lui alors que ce n'est pas lui.
- Speaker #0
Trop d'implication.
- Speaker #1
Exactement, on a toujours de l'implication et toujours des sujets qui nous touche. c'est ça le facteur humain et on l'a vu il y a des gens qui ont été jugés à tort par exemple comme Ceznek qui a été très médiatisé à l'époque, il y en a d'autres évidemment même un membre de ma famille, enfin bon bref mon grand-père qui a été à Cayenne pour le coup. Et j'ai tous les documents enfin je veux dire une histoire incroyable que je raconterai peut-être un jour mais qui a été jugé à tort après Travaux à perpète pour meurtre, à 22 ans. Enfin je veux dire, c'était du racisme de l'époque. Je viens d'une famille espagnole et là pour le coup c'était le bandit espagnol. Ils avaient trouvé quelqu'un et puis... Et justement il y a ce facteur humain, là on parle de racisme. Mais voilà, il y en a des tas d'autres. Et peut-être que là ce serait une belle avancée. Parce que peut-être que ceux qui sont dehors aujourd'hui, qui ont vraiment fait... qui ont vraiment tué ou violé des enfants, enfin peu importe. Peut-être que là, l'intelligence artificielle...
- Speaker #0
- Va être peut-être plus efficace.
- Speaker #1
- Ouais exactement par rapport aux relevés, par rapport aux empreintes. Alors ça par contre voilà, peut-être que justement...
- Speaker #0
- Sans référer juste au fait, ils vont avoir une décision impartiale mais beaucoup peut-être plus tranchante ?
- Speaker #1
- Non plus technique parce que du coup voilà les photos ne seraient pas pareilles, tout ce qu'il y a autour, enfin je pense que ça, Par contre, pour le coup, ça peut être une très bonne chose.
- Speaker #0
Alors si on veut s'armer ou armer les enfants qui vont vivre dans ce monde-là souvent, ça veut dire que le poids de la responsabilité des parents actuels est énorme. Ça veut dire qu'ils ont pour mission de mieux préparer les prochains adultes qui vivront dans ce monde totalement, je ne dirais pas détraqué, mais très technologique.
- Speaker #1
Oui, mais alors justement, comme c'est déjà très technologique... Les personnes qui ont la soixantaine aujourd'hui, on le sait, il y a des gens, aujourd'hui l'être humain a des enfants de plus en plus tard. Avant c'était dans la vingtaine, aujourd'hui c'est dans la quarantaine.
- Speaker #0
Exact.
- Speaker #1
Mais comment tu veux qu'ils puissent tenir la distance ? Les enfants, ils ont beaucoup plus de connaissances de ce que c'est.
- Speaker #0
Quand le gamin a 20 ans, le parent lui en a 60, il est déjà déconnecté. Oui,
- Speaker #1
ou pas d'ailleurs, mais enfin il y a des personnes qui ne s'intéressent pas forcément à la technologie. Pas tous les métiers tournent autour de la technologie. Que nous on soit dedans, c'est normal, c'est notre métier. On est créateur de contenu, enfin je veux dire, on travaille avec des sites web, on s'y intéresse et c'est normal, c'est notre métier. Mais il y a des personnes qui s'en fichent royalement.
- Speaker #0
Exact.
- Speaker #1
Et aujourd'hui tout est fait pour que la technologie continue d'avancer et en fait c'est peut-être ça la barrière technologique. Mais au-delà de ça, l'éducation, comment tu veux faire ? Tu es obligé. Je veux dire, il faut qu'on accepte que nous ne soyons plus dans la même mer que la nôtre. C'est fini. On voit bien les enfants, enfin même les jeunes, même un peu plus âgés, déjà il n'y a plus de boîte de nuit. Et j'ai vu quelqu'un ce matin, ça m'a fait rire je crois sur Youtube, Il y a un monsieur qui va ouvrir une boîte de nuit, il a dit : "Moi je remets que de la musique des années 80, je remets les slow." Je pense que le monsieur est célibataire et qu'il en a plein les fouilles, comment dire ?
- Speaker #0
Oui, mais il prend de gros risques parce que je ne sais pas comment ça va aller. Peut-être rétro tu vois, je parlais justement d'une rétrospective avec un salon comme pour vivre à l'époque médiévale comme Saint Antoine, l'Abbaye de Saint Antoine. Et là on retrouverait peut-être des salons du bien-être avec des voyants comme à l'ancienne. des vrais voyants, des vrais médiums qui vont consulter. Mais ça sera des salons vintage. Comment au XXe siècle, on consultait avec des vrais médecins qui feront des véritables consultations, des vrais juges qui vont vous condamner pour des affaires, pour deux fois évidemment.
- Speaker #1
J'ai les jouets pour enfants parce que nous, moi j'avais la mallette d'infirmière de l'époque. Avec la fosse qui piqûre là. La fosse vaisselle avec les Ausha, le cadeau de la mairie. Tu avais le truc ? Et là, imagine les jouets. Les jouets, c'est pas possible ! Qu'est-ce qui va rester ? Pas de patrouille. Que même les télétubbies se sont rendus compte que c'était une aberration.
- Speaker #0
Je ne sais pas mais en tout cas l'éducation est la base de tout et je fais toujours cette analogie par rapport au fait que si tu tires et tu vises une cible à 100 mètres plus loin, le millimètre de décalage se traduit par à mettre à côté de la cible, sans mettre plus loin. Donc tu vois, la moindre déviance à la base de ce que tu pourrais transmettre en termes d'éducation se transforme après sur les filtres et les traumas de l'enfant qui évolue, qui grandit avec ses propres blessures et ses propres lunettes, on va dire, émotionnelles, risque de transformer en quelque chose qui... où tu t'es dit : "Mais je t'ai pas levé comme ça, je te rappelle."
- Speaker #1
Non mais attends, je viens d'avoir une vision d'horreur ! J'attendais que tu termines ton allocation présidentielle pour t'en parler, parce que du coup on se projette, surtout nous les médiums. Et là je me suis dit : "Mon Dieu, mais quand je vais être grand-mère..." Tu imagines les gosses ! Tempête émotionnelle, moi je vais être mamie larguée ! Ah oui Le gosse à 2 ans, il t'expliquait comment tu... Tu vois ? Tu leur repassais ton permis, tu sais ! Parce que du coup ce sera plus pareil ! Et en fait je me dis mais...
- Speaker #0
- Bah déjà...
- Speaker #1
- Honnêtement, je suis pas suicidaire, mais j'ai pas envie de voir ça !
- Speaker #0
Alors moi c'est juste pour vous donner une idée hein !
- Speaker #1
C'est parce que c'est ce manque d'humanité qui me dérange. Et on s'en rend compte déjà aujourd'hui. Qui peut dire aujourd'hui qu'il a des amis sincères avec qui il n'a pas besoin de se voiler la face ?
- Speaker #0
Honnêtement ! - Très peu, très peu, en effet.
- Speaker #1
- Qui peut le dire ? On se fait toujours poignarder machin parce que là c'est la course à la réussite Et moins ceci et moins cela. Et souvent ça vient des réseaux sociaux. Parce que les gens n'osent pas vous le dire en face. Mais c'est pour tout le monde pareil. Alors qu'au final, déjà là eux, ils ont eu l'éducation avec les parents qui fumaient dans la voiture. Effectivement, ils ont eu cette éducation. Là aujourd'hui il y a d'autres éducations. Est-ce que justement peut-être que les jeunes qui regardent les vidéos, ils sont peut-être plus conscients des dangers ? Parce que nous on était vraiment des bénis. Nous c'était les crados sans folie. On ne savait rien du tout. C'est ce que je disais. Le premier rapport sexuel qu'avaient des jeunes à l'époque, c'était à 18 ans. 17 et 18 ans. C'était la norme. Là, on voit sur les réseaux sociaux des jeunes filles de 13 ans habillées comme si elles avaient 25 ans, enceintes. Je ne suis plus à l'école, j'ai mon premier enfant. Mais comment c'est possible ? Comment c'est possible ? Donc, au final... Qu'est-ce qui est bon ? Avant, ce n'était pas mieux. Certes, elles accouchaient les pauvres, elles les abandonnaient, elles n'avaient aucun soutien. Mais il y avait quand même cette politesse, ce respect. On ne l'étalait pas tout. On avait notre jardin secret.
- Speaker #0
Aucune éducation n'est parfaite, c'est bien le titre.
- Speaker #1
C'est ça, mais regarde, tu vois bien, les animaux qui ont la quarantaine, la cinquantaine, voire même la soixantaine, mais il faut voir les rilles qu'on peut voir. Les gens, ils ont pété un câble. Justement, ça rejoint ce que tu disais au début. Oui,
- Speaker #0
ça a un fusil de partout. Parce que les gens,
- Speaker #1
ils ne peuvent pas s'en empêcher. Tu vois ce que je veux dire ? Et après, ils donnent raison à leurs enfants. « Tu as envie d'être un tempête émotionnel ? » Alors moi, j'ai été martyrisé. Tout ça parce qu'on l'a puni, elle a écrit sans ligne la personne. Nous, à l'époque, au village, l'instituteur, nous c'était les classes uniques. Il y avait les grandes règles jaunes. Eh bien, on l'a tous goûté, la règle jaune.
- Speaker #0
Écoute, tu vois, auparavant j'aurais pensé différemment. Et tu vois, il y a un changement comportemental qui est assez agaçant. Le mérite ne va pas forcément au plus méritant. Auparavant on faisait des études pour avoir un bon salaire, pour ensuite avoir une bonne situation. Cette situation nous permettait d'avoir une vie plus ou moins avec tout ce que ça concerne comme problématique que l'on traverse. Et puis quand on arrive à la retraite on se dit on va enfin vivre pour soi et ce qu'on a pu mettre de côté, on se payait un tour du monde. Aujourd'hui on inverse les valeurs et tu as souvent des gamins qui aujourd'hui font... des études, de hautes études, et quand ils les ont finies c'est : « Maman, Papa, vous ne pouvez pas me payer un tour du monde parce que je sais que j'aurai pas de retraite et que je ne vais pas pouvoir en profiter comme vous, vous en avez profité. » Et moi je disais au départ que j'avais cette idée un peu sous-connue que c'était des sadgois, c'est qu'ils voulaient profiter de la vie avant même d'avoir fait le moindre effort. Finalement ils n'ont peut-être pas si tort que ça, parce qu'il est probable que les prochaines générations n'auront même pas de retraite, il faudra se la constituer eux-mêmes, Et j'ai vu autour de moi des personnes, j'ai notamment un frère qui est extrêmement malade, qui est tombé gravement malade juste après avoir été à la retraite. Je suis désolé. Mais ça me...
- Speaker #1
- Mais ça malheureusement tu as remarqué que c'est beaucoup beaucoup de personnes aujourd'hui hein ?
- Speaker #0
- Oui non mais c'est vrai...
- Speaker #1
- Et en plus la retraite elle est reculée, tu peux l'apprendre. Ou à 64, ou à 67. Et aujourd'hui, on se rend compte qu'il y a des personnes qui ont 72. Là, j'ai vu un coiffeur. J'ai vu un Rhin. Un coiffeur. Il a 74 ans. Il a dit « Moi, je travaille toute ma vie » . Il travaille toujours dans son salon. Il a dit « Je n'ai que 900 euros de retraite. Donc, je suis obligé de continuer à travailler » .
- Speaker #0
Mais c'est ça. Donc, quand tu vois ce genre d'exemple-là... Je veux dire que nous,
- Speaker #1
la retraite, on va peut-être... Voilà.
- Speaker #0
Oui, on va peut-être s'asseoir dessus. Mais ce que je veux dire par là, ils ont...
- Speaker #1
On fera des podcasts les amis de Vos Inquietudes.
- Speaker #0
Ouais, à 94 ans, vous entendrez toujours la même chose. J'ai 94 ans aujourd'hui.
- Speaker #1
Comment se sera vieux à l'heure de 90 ans ? On aura perdu la boule, on va se répéter en boucle.
- Speaker #0
Est-ce que je l'ai déjà dit ça ? Non, je ne sais plus. Tant pis.
- Speaker #1
Toujours avec la même blague pourrie de Didier toutes les 20 minutes.
- Speaker #0
C'est un enfer. Je ne comprends pas pourquoi ils sont plus autant écoutés qu'avant mes podcasts. Bref. Tout ça pour vous dire que finalement, quand on voit ces personnes qui arrivaient à l'automne de leur vie qui puissent enfin en profiter et n'en profitent pas pour des raisons de maladie de démence ou autre finalement, ces jeunes qui ont traité de jeunes petits cons sont peut-être plus sages si tu veux, de dire, allez, profitons pendant qu'on est encore jeunes, profitons de faire le tour du monde. Maintenant qu'on a la force de l'âge, etc. Peut-être avec moins de maturité, mais peu importe. Ils en auront des souvenirs plein la tête et quand je vois... Voilà, la mort peut venir frapper n'importe qui à n'importe quand.
- Speaker #1
Non mais ça c'est de tout temps. Avant, je vais te dire... L'espérance de vie, c'était 28 ou 30 ans. Donc ça faut arrêter. Moi mon fils ou ma fille, enfin un de mes fils me dit : "Maman il faut absolument que tu me payes un tour du monde." Parce que je suis dans ma best life avant de rentrer dans un truc. Je veux dire, on n'est pas chez les mormons hein ! Tu sais qu'ils font le tour des trucs dès qu'ils ont fini leurs études avant de rentrer dans des... parce que c'est des multinationales hein, pour les parents. C'est des parents très fortunés, faut le savoir. Euh franchement ? Non je veux dire bah écoute quand t'auras travaillé tu te paieras. Moi je suis pas là pour te payer ça. Ah non moi je veux... Non non non non non no way no way no way ! Ah non je peux... Pas que je sois radine mais enfin chacun pour soi et Dieu pour tous. Et qu'après, tu vois, il y a des parents qui vont se saigner, qui vont garder les mêmes draps pendant 40 ans. Oui, il faut faire ça sacrifier pour autant. Pour payer une maison au fils et à la bonne femme, par exemple, ou inversement. Et tu te dis, mais attends, est-ce que le fils ferait ça pour son enfant ? Sauf sûrement pas en plus.
- Speaker #0
Écoute, ça me rappelle juste l'incident que je t'ai dit tout à l'heure en voiture cet après-midi. Cristal m'a mis au courant d'une TikTokueuse, je crois, ou un Instagrammeuse qui avait critiqué le fait qu'un enfant... avait porté plainte contre ses parents parce que ses parents étaient, et par la loi, les parents étaient condamnés. Il a porté plainte contre ses parents pour le fait de financer, parce qu'il refusait de financer ses études. Et il y a obligation. Je ne savais pas, tu as confirmé que les parents sont obligés ?
- Speaker #1
Oui, on est obligés de souvenir, oui, par rapport aux études aussi.
- Speaker #0
Ce qui est surprenant, ce n'est pas qu'on remet surtout pas en cause la décision de justice ou quoi que ce soit, les lois en place, on ne va pas débattre là-dessus. C'est simplement qu'au niveau moral, est-ce que cet enfant d'être allé jusque là... Voilà, donc il y a quelque chose à réfléchir au niveau de l'éducation, comment a-t-il été éduqué. Il y a déjà ça, mais surtout le fait que derrière, il se plaignait en disant « Je ne comprends pas, depuis que mes parents ont été condamnés, aujourd'hui ils ne veulent plus me voir » et en refusait même, le gamin en pleurant, en disant « Quand vous vous rendez compte, ils ne veulent plus me revoir pour Noël quand même ! »
- Speaker #1
Tu te souviens de ce que je t'ai répondu ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Je t'ai dit que forcément il y avait une influence extérieure. Moi je pense qu'il y a des gens, là tu vois par exemple souvent c'est le cas, par exemple une belle-sœur qui ne peut pas voir l'autre belle-sœur et qui se mêle de ce qu'elle ne regarde pas.
- Speaker #0
C'est un moyen, il contrôle un enfant, parce qu'à 18 ans, c'est toujours des enfants. En fait,
- Speaker #1
tu es en train de dire qu'il est instrumentalisé, le gamin.
- Speaker #0
Non, ce n'est pas ça. On lui a dit, tu sais que c'est obligatoire, tu n'as qu'à porter plainte. Alors, c'est très facile aujourd'hui. Il a dû dire oui, c'est pour ça qu'il ne comprend pas que ses parents... Tu vois ce que je veux dire ? Nous, on n'aurait jamais fait ça. Ils nous tuaient, nos parents. Je ne veux pas comprendre. Mais par contre, c'est vrai qu'aujourd'hui, avec l'accès à l'information, je ne sais pas, Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise éducation. Moi, je ne les ai pas élevés à Montessori, bien au contraire. Mais ils ont toujours quelque chose à me reprocher. Il y a deux mois de ça, je dis à mon fils, le dernier, sa chambre, vraiment, c'était une porcherie, je vous le dis franchement. Et donc, je lui dis, range ta chambre. Il ne voulait pas. Je m'énerve. Là, il m'a dit à quel point j'avais été une mauvaise mère toute ma vie. J'ai fait, on se calme. Il m'a dit à quel point j'avais été une mauvaise mère.
- Speaker #1
Non, mais ce qu'il t'a reproché, sans aller dans les détails... C'est facile aujourd'hui, mais tu serais vu dire ça à ta mère. de t'être battu pour tout leur apporter. C'est-à-dire que ce qu'ils voulaient, ce n'était pas forcément le confort matériel ou financier que tu as pu apporter comme sécurité, mais c'était ta présence. Est-ce que c'est bien résumé ? Oui,
- Speaker #0
c'était ça, d'accord. Mais enfin, on ne mange pas le crépi. Moi, j'ai répondu. Je veux dire, comment on pouvait faire ? Pour ceux qui ont lu mon livre, je suis parti faire la saison. Il fallait bien... Je venais de divorcer, j'étais seule avec trois enfants, je ne savais pas ce que j'allais faire. Je n'avais pas de travail en Corse, dans le funéraire. On allait faire quoi ? On allait manger ? ce qu'on trouvait sur les arbres. Je vais te dire, à un moment, ça ne marche pas. Donc non, c'est parce que maintenant, c'est facile.
- Speaker #1
Donc tu as eu droit à ton procès, comme tous les parents ont leur procès.
- Speaker #0
Mais oui, mais regardez aussi les plateformes de streaming. Ils doivent voir des histoires pas possibles. Ils se disent, après tout, moi aussi, j'étais martyrisé. Tu veux dire que là, c'est la comparaison. Oui, on les empêchait de sortir. Ils se disaient, moi, je suis blanche neige. Ça va, je te demande trois fois de laver la vaisselle dans ta vie. moi je suis engrignante moi je devais faire le WC mais tu l'as fait trois fois et ça aussi pareil et après ils font le comparatif entre eux donc est-ce qu'il y a une bonne ou une mauvaise éducation je ne crois pas je crois que non il n'y en a pas par contre bon vous avez tous bien compris moi j'étais contre la tempête émotionnelle moi je veux dire la tempête émotionnelle je leur fais passer en deux secondes je vous le dis franchement que la tempête émotionnelle ça traverse deux fois l'esprit Oui. Moi, j'aurais dit, c'est simple, s'il y en a un qui se prend pour un canapé ou une lampe de chevet, il se tait à jamais.
- Speaker #1
Je m'en fous, je suis un grippin.
- Speaker #0
Voilà, toi, tu es un grippin. Mais moi, j'aurais dit, alors ça, là, ce n'est pas possible. Bon, ils étaient morts de rire, évidemment. Mais tout ça pour dire qu'aujourd'hui, il y a des parents qui vont devoir composer avec ça. Et pourtant, ces parents-là, ça ne fait pas partie de leur éducation. Je ne pense pas que c'est l'éducation qui influence. L'enfant, le jeune adulte,
- Speaker #1
à devenir un homme d'une chaise,
- Speaker #0
un balai pour les toilettes.
- Speaker #1
Quand tu vois, il y a les parents qui te disent, écoute, je suis une femme, quand je suis tombé enceinte, mon compagnon de l'époque n'a pas voulu assumer. Derrière, je n'ai pas trouvé vraiment quelqu'un qui soit capable d'assurer un cachou. Et en travaillant toute seule, en menant de franc un double travail pour pouvoir joindre les deux bouts, payer le loyer, etc., et garantir une sécurité financière et matérielle à mon enfant, c'était un choix. C'est vrai que j'étais moins présente, mais n'empêche que je n'ai pas pu faire autrement. Je pense que ces personnes-là, fatiguées, tu sais, il y a ce côté « je rentre à la maison » . Je sais que je suis fatigué, je suis crevé. La facilité, le gamin braille, je lui donne la tablette, il se calme. Je sais qu'il faut éviter cela, mais comment veux-tu ? On l'a tous fait, voilà. Donc là, on peut jeter la pire à personne, c'est ça qui est dramatique.
- Speaker #0
Et en plus, toi et moi, nos enfants, ils ont vécu la période d'enfermement de trois ans. De trois ans, c'est quoi ?
- Speaker #1
Moi,
- Speaker #0
ça m'a paru une éternité, c'est pour ça que je dis ça, de trois mois.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
De trois ans.
- Speaker #1
C'est long, trois ans.
- Speaker #0
Oui, ça fait un peu long. Donc bon, on peut comprendre qu'on leur a donné PlayStation, on leur a tout donné. Mais il y a eu ce paramètre aussi. Là, comment faire ? Moi, je travaillais. Ils prenaient les cours à distance et en plus, tout le monde pompait. À l'époque, la plateforme Netflix envoyait de ces bandes passantes, ils n'avaient pas réduit. Après, quand même, la France leur a demandé de baisser parce qu'on ne pouvait plus travailler avec Internet. Enfin, moi, je veux dire, on avait été un enfer. À l'époque, j'allais mettre des émissions sur Mystique Radio, donc je ne pouvais plus pomper. Il ne se passait plus rien. Tout le monde était sur Netflix. Mais il y avait des vrais gens comme nous qui travaillions. Moi, je n'ai jamais autant travaillé pendant cette période. Et une fois les cours faits, qu'est-ce que vous voulez faire ? Vous allez leur dire quoi ? En plus, on ne pouvait même pas aller en librairie pour en acheter des livres. Même si on en avait déjà. Moi, ma fille, c'est quelqu'un qui achète beaucoup de livres, qui lit beaucoup, mais elle les avait lus, ces livres. Vous allez faire quoi ? Elle va lui dire, non, non, tu ne regardes pas Netflix ? Non, tu regardes le Mur toute la journée. Déjà que ce n'était pas facile, ils étaient coupés de leurs amis.
- Speaker #1
Non, ce n'est pas simple. Aujourd'hui, les couples sont majoritairement monoparentaux. Et jouer les gendarmes et les voleurs en même temps, ça ne marche pas. Le bon et le mauvais flic.
- Speaker #0
Ah, ça, c'est toujours un moyen de pression. Tu dis, papa, il m'a acheté ça. Eh bien, tant mieux pour lui. Ah, je ne sais pas, je peux manger autant de cochonneries que je veux. Moi, mes enfants, ils disaient ça. Je dis, écoute...
- Speaker #1
Ils font jouer la concurrence. Ils négocient, ils négocient.
- Speaker #0
Moi, dès que les gosses arrivaient là-bas, je mangeais que du chimique. Il n'est pas préparé. Alors que moi, pas du tout. Mais ils l'ont reconnu, d'ailleurs, par la suite. Et je veux dire, voilà. Et j'avais dit, ils disaient, non, mais moi, on me dit que les enfants ne doivent manger que des pommes de terre. Je suis sûre. Moi, j'avais dit, non, non, les enfants doivent manger des légumes aussi. Et là, tout le monde disait que je voulais en faire des lapins. Parce que j'avais dit ça, vous voyez, tous les propos sont déformés. Tout est bon. Mais alors, imagine. Alors là, je prends les mêmes paramètres. Les parents. Montessori qui se sépare et que l'autre finalement il rencontre quelqu'un, la femme elle n'est pas du tout Montessori par exemple. Et là c'est une éducation normale, elle a déjà des enfants. C'est quoi ? C'est la guerre de la tempête émotionnelle, c'est-à-dire que tu imagines l'enfant comme il est perturbé ?
- Speaker #1
On est là dans un...
- Speaker #0
Il arrive chez le père, il grille et il se moque.
- Speaker #1
Ah bah oui là, on est d'un côté... Alors c'est marrant parce que c'est une... Alors je vais la citer, c'est Noémie Théodoreau, la petite sœur. spirituelle dont je te parle souvent, on avait eu une conversation par message interposé WhatsApp où je disais finalement le fait d'avoir deux types de richesses. Ça, pour les enfants, c'est pas mal. S'ils vivent par exemple avec des parents ultra-écolos, tu sais, les vraiment écolos avec panneaux solaires sur le toit, les éoliennes, qui vont ensuite tout composter, y compris leur matière fécale, c'est-à-dire toilettes sèches. tout ce qu'il faut. Bref, ils font pousser leurs propres légumes sur une pute. Donc voilà, ils cultivent la permanence, etc. Tout est bio, tout est bon, tout n'est pas cher, tout est issu au maximum de leurs produits avec une empreinte carbone minimale. Et d'un autre côté, quand ils vont chez papa ou chez maman, peu importe dans quel sens ça s'est fait le divorce, c'est l'inverse où le papa ou la maman a réussi dans les affaires, ultra riche, ultra connecté avec toutes les consoles, que ce soit Nintendo X. Xbox, Sony, tout ce que tu veux. Tous les jeux possibles. Connexion même dans les WC. Tu parles, tu as Alexa qui t'écoute. Mets-moi de la musique, s'il te plaît. Lorsque je tire à la chasse d'eau, personne n'entend que ça soit fait en discussion. Ça,
- Speaker #0
ça ne coûte pas cher. Alexa, aujourd'hui, c'est pas tout le monde. Pour un peu que tu aies une prime, on est bon.
- Speaker #1
On est à l'opposé. Je me dis que finalement, ce grand écart technologique que peuvent vivre les enfants entre deux habitations et deux choix de vie de sociétés totalement différentes, Je ne vais pas dire que les écolos sont des pauvres et le technophile est riche, mais il y a deux formes de richesse extrêmement bien, c'est que le gamin pourra se démerder d'un côté avec trois fois rien,
- Speaker #0
ça va être Mike Giver avec un propre de tien et des pétales grosses. Est-ce que l'on ne peut pas accepter de faire un mois à Beverly Hills et un mois à Dakar ?
- Speaker #1
A moins que c'est Charling Gals et Beverly. Voilà, on va dire ça.
- Speaker #0
C'est ce que je veux dire.
- Speaker #1
Ce grand écart-là, il appartiendra à chaque enfant de faire le choix soit de cultiver les deux, d'avoir connu ses deux extrêmes.
- Speaker #0
Justement, ça ne peut pas léser l'autre parent. C'est-à-dire celui qui a moins de moyens, l'enfant va dire, non, moi je vais trop m'ennuyer là. Parce que l'enfant est égoïste, il ne faut pas l'oublier. C'est plus tard, quand il devient parent, en général, qu'il a la révélation. Mais avant ça... Prends-moi. Tu es toujours le pire des parents. Mon fils, la dernière fois, je lui ai dit, tu vois, le dernier, qui est vraiment un phénomène. Et je lui ai dit, tu vois, toi, tu aurais eu les deux exemples. Ton père qui se met avec la première venue jusqu'à ce que ça lâche et se mange les murs. Et puis ta mère qui n'a jamais personne et qui ne va pas avec n'importe qui et qui préfère rester seule.
- Speaker #1
Là aussi, on est dans deux formes de richesse.
- Speaker #0
Non, mais attends, écoute ce qu'il m'a répondu, le gosse. Il a... Donc on discutait, mais on n'était pas dans la même pièce. Moi, j'étais dans mon bureau et lui était un peu plus loin. Il m'a dit, je ne sais pas quel est le pire des deux. Je ne sais pas, n'importe qui. Voilà. Il n'y a personne qui, depuis des années... Oui,
- Speaker #1
mais je pense que celui qui avait...
- Speaker #0
Il m'a toujours connu seule.
- Speaker #1
La médiane dans l'histoire, c'est que l'enfant qui connaît Beverly Hills ou Charlene Gals, ou un papa qui collectionne des aventures et une mère qui sélectionne... Non,
- Speaker #0
une mère qui est proche du couvent.
- Speaker #1
Proche du couvent, proche des ordres.
- Speaker #0
Qui a besoin de prendre le voile.
- Speaker #1
Peut-être qu'il prendra la voie du milieu en disant, je ne vais pas être aussi sélectif de ma mère, elle n'est pas aussi volatile que mon père, mais peut-être à un moment donné... réfléchir à une médiane, se dire bon, il y a quelquefois, et c'est ce que tu défendais, ce que tu as toujours défendu, des personnes qui cherchent une relation pour la vie, et pas pour une nuit, ok, il y a peut-être l'entre-deux, ça peut durer quelques mois, quelques années, mais ce sont des relations intermédiaires nécessaires pour vous préparer peut-être à la rencontre de votre vie. Il n'y a pas de relation inutile, même si ça ne dure pas longtemps. Elles vous font toujours avancer, elles vous apprennent toujours à rencontrer l'autre, à reconnaître certaines choses, certainement. à visiter certaines parts de vos ombres à vous. Quand quelqu'un vous pose un problème, souvent, si vous voyez un problème chez quelqu'un, c'est qu'il révèle un problème aussi chez vous. Ou l'inverse de ce que vous voudriez. Il y a une drôle de jalousie, d'égo ou quoi que ce soit. Donc, peut-être que ton fils, oui, plus tard, ça va lui servir. Moi, je pense.
- Speaker #0
Je ne veux surtout pas être comme elle.
- Speaker #1
Et je ne veux surtout pas être comme mon père non plus.
- Speaker #0
Je ne sais pas.
- Speaker #1
Le meilleur des deux,
- Speaker #0
c'est ce mélange. La plupart des gens font ça. Ils attendent le dernier. Tu as bien fait de me mettre le machin.
- Speaker #1
Elle n'arrête pas de buter le...
- Speaker #0
Contre le micro. Parce que vous savez que je parle avec les mains. Je ne veux pas dire pas d'image, mais je suis prête au cas où. S'il y a une caméra qui s'allume, on est bon. Vous savez, la prochaine vignette, je voudrais qu'on prenne nos pieds en photo.
- Speaker #1
Ah, c'est pas mal. Ça sera le podcast.
- Speaker #0
Je ne vous dis rien, mais vous verrez.
- Speaker #1
Et ça sera, ça va être le pied.
- Speaker #0
Ouais, pour voir ça, parce que vous, vous ne voyez pas. Moi, je lui ai dit, je pense qu'on devrait faire tous nos podcasts en slip.
- Speaker #1
En slip. Ah ben écoutez, à pieds nus déjà, ça sera bien. Ça sera une belle progression. Sophie, je te remercie. On pourra en parler encore des heures, des semaines. C'est un sujet inépuisable, comme tous les sujets.
- Speaker #0
Après, je sais que vous allez mettre des commentaires, qui vont dire, mais pas du tout, mais machin. Mais en fait, c'est une projection, c'est des réflexions. C'est des réflexions seulement, ce qu'on fait.
- Speaker #1
C'est des idées. Il n'y a rien à poser dans l'histoire.
- Speaker #0
Non, il n'y a rien à me poser. Et nous, ça nous fait toujours plaisir. Et c'est vrai qu'on en a discuté aujourd'hui. Et c'est quand même un sujet qui est récurrent. Enfin, pas entre nous, évidemment.
- Speaker #1
L'éducation, c'est central. C'est ce qui va créer les hommes et les femmes de demain qui vont piloter le monde. Donc, je pense qu'à la base, je te dis, l'analogie entre la flèche qui dévie d'un millimètre à la base... C'est l'éducation des enfants, la flèche étant les enfants, peut se traduire par une déviance de plusieurs mètres à côté de la cible, donc c'est important.
- Speaker #0
Et après, oui, je pense que si on refait ce podcast dans 20 ans, ce sera nos voix... Non, mais ce sera très compliqué, ça l'est déjà.
- Speaker #1
On aura peut-être disparu, on sera plus de ce monde, et là... La version IA du cerveau de Sophie Vitalier et de Didier Santiago, uploadée, vous répond et continue à travers la mort. Qu'aurait-il dit 20 ans plus tard après leur décès ?
- Speaker #0
Et en plus, comme on change l'histoire, d'ici là, ils auront inventé d'autres personnages, basés sur les informations qu'il y a sur Internet. Vous voyez, comme je dis tout le temps qu'il a une coupe de pas possible. Ils vont lui rajouter des cheveux, ils vont lui mettre une moustache aussi peut-être. Oui,
- Speaker #1
c'est moins amélioré ou en imperfectude.
- Speaker #0
Oui, parce que les informations restent à vie sur Google. Donc l'IA ne récupère que les informations.
- Speaker #1
Mais que du data.
- Speaker #0
Et tu sais, là, ce sera ma dernière réflexion sur le sujet de ce soir. C'est que je me dis, est-ce qu'il y a des gens qui sont tellement largués qui demandent à l'IA ce qu'ils doivent faire quand un enfant fait ça ? Il y a des gens qui demandent à l'IA pourquoi leur partenaire se présente comme ça. En général, l'IA dit que l'autre est pervers, narcissique. Mais peu importe, parce que l'autre, bien sûr, il ne va pas donner les meilleurs côtés de la personne. Il va dire qu'elle me ment, qu'elle me cache des choses. Pour l'instant, l'IA, non. Pour l'instant, l'IA, et d'ailleurs, il y a un débordement avec une mise à jour, après ils l'ont modifiée, elle est tout le temps dans l'autre sens. Moi, j'ai eu l'IA quand je lui parlais, je lui disais oui. Oh, quelle idée fantastique ! C'était un truc complètement débile.
- Speaker #1
Elle n'est pas là pour te froisser, quoi.
- Speaker #0
Oui, elle était là pour dire à quel point j'étais quelqu'un de formidable. Et après, ils ont refilmé ça.
- Speaker #1
Ce n'est pas un peu ce que les parents font aujourd'hui avec leurs enfants ?
- Speaker #0
Mais bien sûr. Mais le culte de l'enfant roi, il y a toujours été. C'est ça le danger, c'est qu'aujourd'hui, maintenant, il y a des écoles d'enfants rois, c'est ça qui est surprenant.
- Speaker #1
Et aujourd'hui, il y a des parents qui le savent, ils connaissent ce défaut, mais ils ne peuvent pas s'empêcher. C'est émotionnel, c'est... Ouais, ben écoute, c'est comme ça, on verra bien plus tard. Moi, en attendant...
- Speaker #0
Je ne comprends pas comment on en est arrivé là.
- Speaker #1
Alors, je t'ai dit tout à l'heure, et là, je vais te donner quelque chose d'être très franc, qui va peut-être pas...
- Speaker #0
On allait mettre un terme à ce podcast, c'est reparti pour une heure, les amis. Non, non, non. Vous pensez qu'elle ne va pas refaire la pause pipi ? Ben non ! Ou alors allez-y avec le casque.
- Speaker #1
Non, non, c'est simplement, j'explique une fois un concept, après il m'appartient, et je comprends que tout le monde ne sera pas forcément d'accord, mais je te l'ai exposé tout à l'heure, c'est qu'avant les grandes familles étaient monnaie courante. Donc s'il y avait un enfant qui avait entre guillemets, et encore une fois ne vous attachez pas au mot, comprenez bien que je l'utilise de manière archotique, très archotique, et c'est juste au niveau expressif, mais étant donné que les grandes familles étaient monnaie courante, entre 3 minimum enfants jusqu'à 8 enfants, et c'était quelque chose de... très courant après la seconde guerre mondiale, s'il y avait, entre guillemets, un gamin qui avait un défaut de fabrication, une fois les autres rattrapaient le truc. Maintenant, étant donné qu'on fait des enfants de plus en plus tard, et on n'en fait souvent qu'un, voire deux, histoire de dire qu'on n'en a pas fait qu'un seul, mais si on n'a qu'un gamin et qu'en plus il est con comme un balai...
- Speaker #0
Faites-en un balai !
- Speaker #1
C'est pas mal, j'adore ta réponse. Mais il y a cette volonté aujourd'hui de dire, bon, ok... il est inadapté à ce monde, donc faisons en sorte que ce monde s'adapte à lui. Et ça, c'est dramatique. C'est vraiment la vision que j'ai. C'est-à-dire, mon gamin est tordu, j'en ai fait qu'un, c'est pas un jeu vidéo, je peux pas recommencer, appuyer, ressortir le CD-ROM, puis le remettre, de dire, allez, je vais retravailler pour aller sur le boss final, et cette fois, je vais le massacrer, parce que comme ça, au moins, j'aurai gagné et fini le jeu correctement, en beauté. Là, on peut pas. Le gamin, il est là, vous pouvez pas le recommencer. et si à un moment donné une décussion a été faite Et qu'à un moment donné, ce n'est pas qu'elle a été mal faite, vous l'avez faite avec les connaissances du moment. Parce qu'il n'y a pas d'école pour apprendre à être parent. On apprend à être parent en même temps qu'on anecdote son enfant. C'est comme ça, la vérité. Et donc, le fait de ne pas pouvoir recommencer, il y a de plus en plus, et moi, tu me poses la question, c'est ma réponse à moi, c'est celle que je t'apporte à toi. Comment en étant arrivé là ? Eh bien, la réduction du nombre d'enfants pour un tas de raisons. Parce que les choses ont évolué, les femmes ont pris le contrôle de leur corps en disant ... Je veux faire des enfants, mais pas autant qu'avant. Aujourd'hui, il y a la possibilité de contrôler sa grossesse, de tomber enceinte quand on veut, avec qui on veut, comment on veut. Il n'y a pas de souci. Je n'ai pas de problème avec ça. Mais le fait d'en faire qu'un, d'en faire très peu, fait qu'on mise tous les oeufs sur le même panier. Et tu sais ce que ça donne. Quand l'œuf en question n'est pas très prolifique, on va faire en sorte que ce soit le plus beau du monde, même si c'est le plus moche du monde. C'est ça le problème. Je pense qu'on en est arrivé là, parce qu'il n'y a pas de variété. il n'y a pas assez de diversification Le manque de diversification, le fait d'avoir des enfants monoparentaux et d'avoir un seul enfant, voire deux enfants, ça donne très peu de choix, et ce peu de choix fait qu'on les Ausha souvent, beaucoup trop, pour finalement en arriver à les gâter pourris, ça vient de ça.
- Speaker #0
Alors moi je pense que là où vraiment il y a un danger, c'est que justement comme tu dis, ils sont fils ou filles uniques, qu'on leur apprend qu'il n'y a qu'eux qui comptent, donc je ne vous explique pas le monde. individualistes, parce qu'ils n'ont aucune empathie. Ils pensent qu'à eux. Donc, au final, qu'est-ce que ça va donner ? Des robots dans la rue, quelqu'un va tomber, une grand-mère va tomber, c'est pas grave, c'est pas mon problème. Moi, je suis en pleine tempête émotionnelle parce que mon patron m'a dit que j'avais écrit une lettre de plus, parce qu'il y a ça aussi, une société complètement inadaptée qui, en plus, eux, comme ils ont été élevés comme ça. Ils ne s'occuperont pas de leurs parents.
- Speaker #1
Oui, c'est tout à fait.
- Speaker #0
Ils vont vite oublier.
- Speaker #1
Mais leurs parents vont vouloir faire en sorte que la société se torde. Au défaut, se calque sur les ambigües de leur montée.
- Speaker #0
Parce que dans un microcosme, au final, leur fils est unique. Tu penses bien qu'on se comporte comme ça. Alors si elle en rencontre une, fils unique ou fille unique, ça marche pour les deux, qu'elle rencontre sa moitié, pareil, qu'elle est élevée sous l'égide de Montessori. L'alter-ego, c'est la même chose. Je vous explique les Noëls. Ils n'auront pas d'enfants parce qu'ils sont tout le temps en tempête émotionnelle. Le moindre truc, ils vont se séparer. Ou le moindre truc, ils vont s'aimer. Dans une journée, autant, ils peuvent se séparer 50 fois. Et je ne comprends pas comment on en est arrivé à appliquer ces préceptes d'un autre temps d'une femme qui n'a pas élevé d'enfants. C'est quand même aberrant. Moi, je ne sais pas ce qui est le plus aberrant. Les parents qui appliquent ça, ces théories-là, ou les personnes qui ont mis en place ces théories à grande échelle. jusqu'à ouvrir des écoles. Les enfants qui se jettent par terre, ils ne sont pas assis, mais c'est normal. Mais à quel moment on va leur dire de s'asseoir ? Quand ils auront 40 ans ?
- Speaker #1
C'est la rejointe que j'avais dit. Aujourd'hui, on ne crée plus aucune frustration chez les enfants. Et le problème, c'est qu'on n'est pas préparé au monde. Parce que dans le monde, une fois quitté au-delà du nid familial, il y aura des frustrations. Et si on n'apprend pas à nos enfants... à vivre ces frustrations et à les gérer, ils vont croire que la Terre entière ne les aime pas. Et donc, ça va donner des maniocos dépressifs. Je suis désolé, Sophie, on va peut-être arrêter là. Je vais juste, pour terminer, peut-être pour conclure, vraiment, là-dessus, juste une information. Il y a une expérience totalement scientifique avec, je ne sais pas si c'est le MIT aux Etats-Unis, je crois que c'est le MIT, Massachusetts Institute of Technology, avec un grand compositeur chino-américain, violoncelliste, qui se dit que c'est vraiment dommage, il en parle à un collègue, un chercheur là-bas aux Etats-Unis, en disant que c'est vraiment dommage que Beethoven ait été sourd parce qu'il y a des partitions inajouées de ce grand maître, de ce grand compositeur, de ce génie de la musique. C'est vraiment dommage. Et puis le chercheur a regardé, tu sais qu'avec l'IA, on peut essayer de rassembler toutes les partitions. mettre ça un peu dans le mélangeur, en gros, et voir dans les algorithmes, lui poser la question, tiens, Alia, qu'aurait-il inventé ? Quelles sont ses bribes ? Si je te fournis les bribes, est-ce que tu serais capable de terminer ce que Beethoven avait commencé ? Et là, c'est vraiment intéressant, parce que figure-toi que le personnage qui était à l'origine de cette conversation, le chinois-américain, ce grand musicien violoncelliste, qui a émis l'idée... à ce chercheur, dit « Eh bien, je vais vous faire écouter ce qui en est ressorti. » D'œuvres inajouées que l'IA s'est permis de terminer en ayant analysé toutes les œuvres en disant « Ben voilà ce qu'il aurait probablement composé. » J'écoutais la musique. Je ne suis pas un grand amateur, je ne suis pas un spécialiste de Beethoven et encore moins de la musique classique. Mais j'aime en écouter comme celui qui écoute de manière... certains oeuvres classiques de Mozart, j'apprécie, comme beaucoup de gens. Je ne sais pas, il y avait quelque chose qui n'allait pas. Je n'ai pas osé dire, parce que, étant donné que ce n'est pas ma tasse de thé, tu m'aurais parlé de funk, de rock, de pop, oui, mais là, le classique, c'est compliqué pour moi. Et à la fin, j'attends, dans les ressorties, du musicien lui-même. Il a dit que c'était propre, c'était bien, c'était du Beethoven, mais il n'y avait aucune âme. C'est ça. C'était une composition qui manquait de vie, qui manquait d'audace, qui était effectivement, ça ressemblait à du Beethoven, ça avait l'odeur du Beethoven, mais en aucun cas, quand tu goûtais à cette musique, mes oreilles n'avalaient pas du Beethoven. Il n'y avait pas la saveur. La saveur n'y était pas. L'odeur, tout, tout y était, mais pas la saveur.
- Speaker #0
J'imagine alors, dans 40 ans, ils font pareil avec le Jou. On a retrouvé dans son grenier des trucs, qu'est-ce qu'il aurait fait ? J'imagine, elle n'aime plus.
- Speaker #1
Dans 40 ans, si vous avez des podcasts de Sophie Vitady numérisés, de son esprit et de moi-même, ça n'aura pas la même saveur, du tout.
- Speaker #0
Non, mais peut-être que si, pourquoi pas ? On sera vintage et ils diront comment ? Pourquoi dans les années 80, ils fumaient des cloques ? Ils fumaient, les gens, les cloques. Est-ce qu'ils fumaient ? En plus, ils frappaient leurs enfants avec des règles jaunes. Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Ah, qu'est-ce que c'est ? C'était peut-être une pièce de théâtre. Ah oui, c'était une pièce de théâtre. Allez, je vous laisse, je suis en tempête.
- Speaker #1
C'est là-dessus qu'on va se laisser. Merci. Et j'espère que dans votre esprit, c'est pas la tempête, mais en tout cas la joie, du bonheur, du soleil, et surtout un vent de printemps qui arrivera je pense dans deux mois. C'est normal,
- Speaker #0
c'est ça.
- Speaker #1
C'est dans deux mois, mais que le soleil va briller dans vos cœurs. Merci à vous tous. Merci à toi, Sophie, pour cet échange.
- Speaker #0
Merci à tous. N'hésitez pas à liker. partager ce podcast pour le faire voyager. Nous laisser un petit commentaire parce qu'on les regarde, vos commentaires. Didier a décidé de ne pas répondre, mais moi, je réponds, donc vous pouvez y aller.
- Speaker #1
Merci à vous tous.
- Speaker #0
Merci à tous. Bonne soirée.
- Speaker #1
Au revoir.
- Speaker #0
Au revoir.