- Speaker #0
Bonsoir à toi, Sophie.
- Speaker #1
Bonsoir Didier.
- Speaker #0
Donc voilà on va le dire on n'est pas très en forme.
- Speaker #1
Non c'est vrai.
- Speaker #0
On sent que tu es prise du nez et forcément tu vas me refiler aussi ta saloperie. Parce que tu es venue de Corse avec cette grippe corse. Il y avait la grippe espagnole qui a failli d'ailleurs coûter, qui a fait une épidémie dans l'Europe un truc de fou. On va parler aujourd'hui... On avait depuis pas mal de temps envie de parler des vies, parce qu'on parle souvent des mi-expériences de mort imminente, et j'avais envie de parler d'expériences de vie imminente. En mettant pas la vie en rose, mais la vie en bleu, parce que j'avais trouvé des lunettes en étoile qui faisaient voir la vie en bleu, quand on regarde un bout de ciel, on a toujours cette impression que le ciel est infini. Pour la petite histoire, il faut savoir qu'avant, le bleu était pour les filles quand elles naissaient, les roses qui en fait étaient rouges pour les garçons. Alors pourquoi ? Déjà pour commencer parce que le rouge était pour les garçons, parce que les garçons partaient en guerre donc c'était le sang, c'est des guerriers et le bleu était pour les filles. Pourquoi ? Parce que le bleu est le ciel étant donné qu'elles ont la capacité de procréer, étant donné que Dieu se trouve dans le ciel, Dieu crée, Dieu a tout fait, a tout créé et la femme avait cette capacité, cette matrice pour reproduire un être humain. Voilà pour la petite histoire, et les premiers phénomènes de l'histoire ont dit « Y'en a marre, ça serait bien de renverser la vapeur » . De ce fait, maintenant on fait des chambres où les garçons c'est la couleur bleue, d'accord, on a inversé, et pour les filles on trouvait que le rouge était un peu trop violent, donc on l'a dilué, ce sont quand même pas des meurtrières, à donner la vie. Voilà, vous le savez, maintenant, il n'est pas question de revenir en arrière pour réinverser les choses, mais allez-vous savoir. Alors, ces... Cette expérience de mort imminente en tant que médium, est-ce qu'on t'en a parlé ? Est-ce que tu as eu beaucoup de gens qui t'ont demandé une validation ? Est-ce que j'ai vécu ? Est-ce que j'ai vu de l'autre côté ? Est-ce que c'est vrai ? Est-ce qu'on t'a demandé déjà ?
- Speaker #1
Oui, on m'a déjà posé la question. Tout le monde sait que je connais très bien Vanina Cherensky, qui d'ailleurs a participé à l'écriture de mon livre. Parce que moi-même, je suis décédée plusieurs fois, mais je n'ai pas souvenir d'avoir été de l'autre côté. Et elle m'a expliqué, c'est inscrit dans le livre, qu'on n'est pas obligé de s'en souvenir. Par contre, notre âme s'en souvient. Moi, je n'ai pas envie d'inventer ce que j'ai vu. Je me souviens d'avoir été réanimée et de me sentir re-rentrée dans mon corps, mais par l'arrière, alors que j'étais au sol. Ça, je m'en souviens très bien. Je n'ai pas vu de tunnel. Mais je connais des tas de personnes qui ont vécu ça. Ma propre mère, d'ailleurs, avait eu un grave accident. Elle a vu le bras sectionné, donc elle avait perdu beaucoup de temps. beaucoup de sang dans un parc aquatique. Et elle disait avoir vu un tunnel de lumière. Ma maman de cœur, pareil. Il y a des tas de personnes qui ont vécu des expériences différentes, qui au final sont quand même similaires. Mais après je pense que justement ta question en fait c'est aussi une réponse. C'est-à-dire que tout le monde cherche des réponses et tout le monde se fie à ce qui peut être dit à ce qu'il convient de dire.
- Speaker #0
- Mais comme un modèle à suivre.
- Speaker #1
- Exactement.
- Speaker #0
- Une espèce de modèle à suivre. Alors moi, si je donne cette introduction, Sophie, c'est juste parce que beaucoup de gens se concentrent sur l'émis, l'expérience de mort imminente, alors qu'en fait on devrait plus s'intéresser à la vie qu'à la fin. Parce que le meilleur moyen de préparer... Certains philosophes disent : "Finalement, on passe sa vie à préparer sa mort". D'une certaine manière. Donc une évie, c'est une expérience de vie imminente Ça c'est ce que vivent les bébés, mais chaque instant est une résurrection. À chaque fois je veux dire aujourd'hui... Voilà ça se dit pas, ça se demande là pas à l'agenda, mais ce que je veux dire par là : tu as eu 20 ans comme tout le monde, à 30 ans tu pensais pas pareil qu'à 20 ans. Donc on peut dire que c'est pas la même Sophie. Donc tu renais à chaque fois, à chaque nouvelle expérience, même qu'elle soit douloureuse, il y a une renaissance de toi, une autre Sophie, t'as la phénix qui renaît sans cesse de ses cendres, et ça c'est tout à chacun, c'est pas propre à toi, mais tout le monde. cet évi là, que l'on vit beaucoup plus souvent qu'une émi. Une émi est exceptionnelle alors qu'une évi pour moi est quelque chose que l'on vit quasiment au quotidien dès qu'on a une expérience qu'elle soit douloureuse ou heureuse et ça nous change, ça change un homme, ça change une femme on a des étapes par exemple où la fille devient la fillette devient une fille la fille devient une pré-ado l'ado devient une ado puis l'ado devient une jeune femme puis la jeune femme une femme ensuite elle devient mère, etc et grand-mère, etc. Toutes ces étapes là sont pour moi des étapes clés qui sont des nouvelles vies, expériences de vie imminente à chaque fois. Et c'est une nouvelle vie. Donc, étant donné que les évis sont plus nombreuses que les émis, est-ce qu'on ne devrait pas mieux s'intéresser aux évis, expériences de vie imminente, que les morts ?
- Speaker #1
Mais en fait, tout est dans ce que tu as dit. C'est-à-dire que justement... En fait, la seule certitude qu'a l'être humain, c'est qu'il va mourir. La seule certitude que tu as dans la vie, c'est que tu es né et que tu vas mourir. Et c'est ce qui exerce une réelle fascination. Si tu regardes en Égypte, ça a été les premiers à inventer justement l'embaumement, à avoir fait des chapelles funéraires incroyables, à vénérer les défunts, vraiment dans un culte bien particulier. d'état d'ethnie aussi, parce que justement tu l'as dit, la personne est préparée à mourir. Sauf qu'aujourd'hui, les gens ne sont plus préparés à vivre, ils sont préparés à survivre. Et c'est pas pessimiste ce que je suis en train de dire. Je pense être réaliste par des blocages, par l'influence de la société, parce qu'il faut pas faire ci, il faut pas faire ça, parce qu'on on nous dit que nous ne sommes pas légitimes d'être ceci ou d'être cela.
- Speaker #0
Je suis d'accord avec toi, je suis tout à fait d'accord avec toi. Donc il y a même l'effet inverse. Alors l'effet pervers que ça a, c'est qu'aujourd'hui, bon le temps, tu sais comment on l'appelle, on l'appelle chronos, le maître du temps, c'est chronos. Et bizarrement, j'ai quand même une furieuse impression, et j'aimerais avoir ton point de vue à ce sujet, qu'on lutte contre chronos, contre lequel il n'y a pas eu de gagnant. C'est-à-dire que S'il y a un ennemi invincible, c'est bien le temps. Le temps a dépassé tout, il a même eu raison, il a raison même de planètes, même d'étoiles qui vivent des milliards d'années et qui à un moment donné, tout naît, vit et meurt. Même une étoile. Donc notre étoile vit à peu près, c'est une étoile de type G2 qui vit en moyenne 10 milliards d'années. Il y a des étoiles qui ont une végie plus courte et d'autres plus longue. Cronos est toujours là. Il a été là avant, il sera là après. Et bizarrement, notre expérience de vie imminente fait que, ce qui est curieux, c'est que non seulement on ne se prépare pas à notre mort, comme je l'ai dit tout à l'heure, mais c'est même pire que ça. Combien on voit de personnes qui, de plus en plus jeunes, passent sous le bistouri pour garder l'illusion de la jeunesse alors que nos artères, elles, vieillissent ? C'est curieux.
- Speaker #1
Non, mais les jeunes personnes qui passent sous le bistouri, elles veulent ressembler à une image déformée qu'elles ont d'elles-mêmes liée à des filtres.
- Speaker #0
C'est TikTok tout ça ?
- Speaker #1
Exactement ! En fait, c'est plus ça. Parce que l'inverse. Avant, les personnes qui passaient sur le bistouri, on avait quelques ratages quand même. La femme chat, enfin bon bref. Personnes qui se sont décédées cette année, l'année dernière plutôt. Mais là, c'était vraiment aller contre le temps. Aujourd'hui, non. C'est aller vers des envies irréalistes.
- Speaker #0
Oui, mais c'est en fait comme si ces personnes-là refusaient la mort. Je vais lutter contre la mort en restant jeune.
- Speaker #1
Tu parles des personnes qui ont 35 ans, qui se disent, mon Dieu, le temps, à partir de 35 ans, il y a tout qui va se relâcher. Toi, tu m'as en face de toi. Moi, personnellement, tu me connais. Aujourd'hui, on peut dire qu'on se connaît très bien dans tous nos travers. Je veux dire, moi, je ne suis pas une femme comme ça.
- Speaker #0
Je m'en fiche.
- Speaker #1
Voilà, toi, tu m'as vu dans des états pas possibles, entre guillemets. Et là, effectivement...
- Speaker #0
Je t'ai vu peinture nature.
- Speaker #1
Oui, mais c'est ça. Mais en plus, là, au moment où je parle, j'ai été me mettre en pyjama. J'ai mon chouchou sur la tête, j'ai des cernes énormes parce que bon, pour la petite histoire, je suis arrivé ici avec ma voiture, donc j'ai pris le bateau, tempête, alors qu'aucun bateau ne devait partir. Mon commandant, c'était un fou furieux apparemment. On en a rigolé, j'ai fait une vidéo, j'ai fait un direct qui est arrivé bien après, mais j'explique tout ça. Évidemment, aujourd'hui, je ne suis pas au top de ma forme. Je suis malade. On a monté la tour de Cray, 52 mètres quand même. Oui, c'est un reportage qu'on prépare et qu'on vous montre. C'est un reportage qu'on a fait cet après-midi. Pour autant, déjà vu, je ne me suis pas débigné.
- Speaker #0
Non, c'est vrai. En fait, tu n'as même pas voulu que je te ménage. C'est fou quand même.
- Speaker #1
Non, c'est ça. À part me dire que j'avais une tête déclatée. Hier soir, il m'a dit, non, t'en peux plus. Ce soir, il m'a dit, tu as une tête, c'est encore pire qu'hier. Je vous rappelle quand même que nous avons testé le Lidl de... à la caisse, il me regarde et dit ah mais tu es quand même éclaté voilà ce qu'il me disait non mais vous voyez un peu tout ça pour dire, ça ne veut pas dire qu'un jour je ne ferai pas quelque chose, dans la vie on ne peut pas savoir moi je m'en fiche je suis comme je suis je m'en fiche et pour preuve d'ailleurs la vignette de cette émission on est en pyjama tous les deux, mais il faut le savoir tous les deux il n'y a pas que moi c'est plus flagrant Mais DJ aussi est en pyjama.
- Speaker #0
Alors là aussi, il y a le mythe, tu sais, j'appelle ça moi le mythe de la licorne. C'est vrai que les femmes tiennent beaucoup à leur apparence, et surtout qu'on les voit... Je plaisante souvent, je dis telle que tu es belle, blonde, maquillée, tout ça grande, et puis quand tu te couches et que tu te lèves, c'est pareil. Évidemment, c'est une boutade. Mais à travers cette plaisanterie, ce que j'essaie de dire, c'est qu'il y a énormément de personnes qui tiennent à maintenir comme un mythe. Voilà, tu sais, je vais aller jusqu'au duo, au fait qu'une femme est toujours parfumée. À la limite, j'oserais dire, ça pète des paillettes, mais pas autre chose. Il y a presque ce mensonge qui est maintenu. Est-ce que ça, à un moment donné, ce mythe ne doit-il pas tomber définitivement pour mettre tout le monde sur un même piédestal, histoire de partir ?
- Speaker #1
Alors là... J'y ai repensé dernièrement, comme vous le savez, il y a quelques années de ça. Quand j'étais beaucoup plus jeune que j'ai dû partir de chez mes parents en catastrophe, de chez mon père, il fallait faire quelque chose, j'ai arrêté mes études et j'ai entrepris un apprentissage de coiffure. Et donc c'était le milieu des années 90. Et je me souviens que j'avais rencontré une dame qui devait déjà avoir la bonne soixantaine, qui me racontait que, donc c'était un salon pour dames, Que son mari ne l'avait jamais vu démaquillée. C'est-à-dire que cette femme, elle était mère au foyer. Elle se levait tout le temps avant son mari. Son mari ne l'avait jamais vue démaquillée. Sérieusement. Il ne l'avait jamais... Moi, j'avais posé la question. Du coup, j'étais jeune. J'avais 18 ou 19 ans. Et elle disait que... Je lui ai dit, mais comment c'est possible ? Elle se levait tout le temps avant le travail. Avant qu'il se lève pour le travail. Le dimanche, pareil. Il ne l'avait jamais vue démaquillée.
- Speaker #0
Donc, elle est petite. tirés à quatre épingles à chaque fois.
- Speaker #1
Exactement. Mais il y avait des femmes comme ça, où c'était comme ça, regarde. À l'époque, dans la royauté, où des gens qui étaient un peu « develop » , entre guillemets, ils se vouvoyaient, ils ne dormaient pas ensemble. Donc, je veux dire, tout était possible.
- Speaker #0
Ils rentraient dans la chambre de la nuptiale par une porte dérobée, c'était volontaire.
- Speaker #1
Exactement ça, et puis c'était prévu. Mais même sans parler des rois et des reines...
- Speaker #0
Est-ce que tu penses qu'il y avait une volonté peut-être de maintenir le désir, un désir qui s'effondre très rapidement ? D'ailleurs on dit que l'amour dure trois ans. Donc ça aussi, est-ce que finalement il n'y aurait pas une espèce de best-of de prendre ce qu'il y avait avant pour l'amener aujourd'hui dans une modernité histoire de réécrire et inventer l'amour ? Ça serait une façon de... On n'arrête pas de dire qu'on ne peut plus vivre en couple comme auparavant. Donc là aussi, il faudrait peut-être le mettre.
- Speaker #1
Je pense que déjà, c'est pas réellement le problème. Le véritable problème, c'est le fait que les gens ne se rencontrent pas. Parce que beaucoup de personnes sont dans des blocages. On l'a souvent évoqué par rapport aux photos qu'ils peuvent voir sur Instagram, sur Snapchat, avec tous ces filtres. Évidemment, quelqu'un qui est sur un appelé de rencontre, qui utilise tous ces superfuges. Comment vous voulez que la personne assume de se montrer réellement ? Là, je ne parle pas d'une différence de 50 kilos. Je parle de quelqu'un qui s'est mis tellement de filtre, qui a les yeux arrondis alors que ce n'est pas le cas. Comment tu veux que la personne, elle assume ? Mais elle, elle a envie d'être ce qu'elle voit. Il faut savoir qu'en plus, on ne se voit pas tel que l'on est. Et il y a aussi ce facteur-là à prendre en compte. Et je pense qu'il y a beaucoup de gens, par exemple, qui ne vont pas aller à la piscine parce que la fille va dire « Oui, mais moi, je suis grosse » . J'ai de la cellulite.
- Speaker #0
J'ai des pommes d'amour.
- Speaker #1
Je me sens... Non, ça c'est pas des pommes d'amour, c'est des poignées d'amour. Mais voilà, qui vont se bloquer et qui ne vont pas vivre. Tu vois, tu parles d'expérience de vie imminente. Le problème, je pense que tout ce qu'on peut voir 80% est fake, la personne se crée des barrières. C'est encore une fois comme ce que je disais au début. Le fait d'être légitime ou non. Il y a des gens qui sont toujours là pour te dire que tu ne l'es pas.
- Speaker #0
Je vais te poser peut-être un cas de conscience, mais il y a quelquefois la génétique qui est à l'avantage de quelqu'un. Quand tu vois franchement un mec qui est grand, beau, riche, dans la bonne famille, qui a une superbe situation et en plus intelligent, réussi dans tout le monde des études, t'as de la même manière une femme qui est plantureuse, qui est grande, qui est blonde, qui a les yeux bleus, qui en plus est plus qu'intelligente, naissante dans une belle famille, dans une bonne famille. On a l'impression quand même qu'il y a des destinées qui sont quand même beaucoup plus favorisées. Et quand on dit que tous les hommes et les femmes naissent égaux, on a l'impression que c'est vraiment pas faux et que déjà, il y a un cheat code un petit peu dans l'aiguillage du ciel. Au moment des naissances, il y a des personnes qui disent « Je suis quand même né sous une mauvaise étoile » . Qu'est-ce qu'on peut répondre à ces personnes-là qui se disent « Je pense qu'il y en a un paquet d'auditeurs qui se reconnaissent » qui disent « Ah bon, non, c'est sûr, je connais d'autres qui s'en aient avec tout et d'autres avec rien, moi j'ai rien eu » . Donc ces personnes-là sont obligées de corriger.
- Speaker #1
Non, c'est une question de point de vue que nous n'avons rien eu.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Parce que justement tu peux être issu d'un milieu défavorisé ou avoir une enfance difficile et déployer les ressources nécessaires pour t'en sortir. Une fille qui est en surpoids, tu peux très bien faire un régime. Si c'est ça vraiment le problème. Le problème, ce n'est même pas ça. C'est qu'après il y aura autre chose. Tout le monde s'empêche de vivre. Au final, il ne faut pas manger parce que ça fait grossir. Alors que l'être humain, il adore manger. Je ne connais personne qui n'aime pas manger.
- Speaker #0
Oui, c'est la vie. Ça fait plaisir en l'entendant.
- Speaker #1
Manger, boire un bon verre de vin. Bon, pas se saouler, ce n'est pas ça que je suis en train de dire. Mais voilà, il ne faut pas manger, il ne faut pas fumer. Il ne faut pas sortir parce que si on boit un verre de vin, on se fait arrêter, donc ça peut limiter le truc. Il ne faut pas... trop la ramener sur un sujet parce qu'on estime qu'on n'est pas légitime de pouvoir le dire parce qu'on se dit « Oui, mais attends, si je dis ça, même si ça fait 30 ans que je planche le sujet, moi j'ai pas écrit de livre, moi j'ai pas fait ceci. » Et je pense que c'est vraiment les barrières qu'on se crée. Personnellement, tu le sais, je fais partie des gens, j'en ai rien à faire. Mais alors rien à faire, je ne suis pas quelqu'un qui est superficiel, je ne suis pas dans les apparences. Je n'ai pas de sac à mâchonner, je m'en fous au royal. J'ai pas non plus... Voilà, je m'en fous en royal.
- Speaker #0
Alors là parce que t'es clair avec toi, alors, je peux entendre ce que tu viens de dire. Donc c'est la première chose, c'est d'être clair avec le fait de s'accepter tel qu'on est. D'ailleurs, je vous invite à faire un exercice tout bête. On déteste sa voix dans le répondant, on ne s'écoute pas. J'ai horreur de mon temps pour ma voix. Déjà, apprenez à aimer votre voix. Je vous le dis en tant que voix off, au départ, on parle et votre voix, vous l'aurez jusqu'à la fin de vos jours. Ça fait partie des peu de choses qui évoluent très très peu. Un timbre de voix, à partir de l'âge adulte jusqu'à votre mort, en général vous l'avez. Donc vous avez tout intérêt à l'épouser votre voix et à l'aimer. Donc déjà, c'est apprendre par cela, à s'écouter soi-même et s'aimer écouter sa voix. Déjà c'est quelque chose, je referme la parenthèse. Alors une fois qu'on a réglé le problème, à s'aimer soi-même. À être au clair comme tu viens de dire. Il y a aussi le regard des autres. Je vais donner un exemple tout simple. Tu connais Carrie Fisher ? Carrie Fisher est l'actrice qui jouait la princesse Leila, qui est décédée de Star Wars.
- Speaker #1
- Ma mère spirituelle quoi !
- Speaker #0
- Ta mère spirituelle tout à fait !
- Speaker #1
- Tous les matins !
- Speaker #0
- Alors vous comprendrez pourquoi si vous me suivez.
- Speaker #1
- Non mais ça sera sur la vignette ?
- Speaker #0
- Ça sera sur la vignette.
- Speaker #1
- Vous allez comprendre !
- Speaker #0
- Alors ce qui se passe avec Carrie Fisher c'est qu'elle faisait une espèce de talk show entre temps parce que Star Wars c'est bien mais elle n'a pas fait que ça et dans son talk show Elle a été critiquée justement pour sa prise de poids et le fait qu'elle a pris des rides. Et en riant, en tournant ça en ridicule, elle a dit « Je ne savais pas que j'avais signé un contrat à vie pour une beauté éternelle » . Le public a réagi. Bon, moi je n'ai pas le swag pour le dire comme elle le disait et pas les termes américains de la manière où il y avait le contexte, etc. Donc c'est vrai que les gens étaient hilars. Le public était hilar en l'air de dire « Oui, c'est impossible, on ne peut pas avoir une vie éternelle, une beauté comme ça » . Alors que là, elle était comme toi, claire avec son âge. avec sa position, avec ses rides et le fait que ça fasse partie de la vie. Le regard des autres, là il faut lutter. Donc une fois que tu t'es combattu toi-même, il y a le combat des autres. Et là, le regard des autres, c'est encore autre chose. Comment on fait là ? Parce que ça, tu ne comprends pas. Oui,
- Speaker #1
mais je pense qu'il y a aussi l'entourage des personnes. Il y a peut-être des personnes qui font des remarques. « Ouais, mais tu as vu, tu as quand même des rides, machin » . Je pense qu'il y a des gens qui aiment déstabiliser les autres aussi, qui ne sont pas là pour les encourager. Je ne pense pas qu'on soit dans un monde qui est bienveillant au final. Il est très difficile, on en parlait tout à l'heure pendant qu'on dînait, de rencontrer des personnes où on peut se montrer tel que nous sommes. Et des fois ça passe ou ça casse. Personnellement, moi j'ai des amis, on peut les compter sur les deux doigts de la main. En qui j'ai réellement confiance. Ça ne me dérange absolument pas qu'ils me voient avec mon pyjama dépareillé ou peu importe. Je n'ai aucun problème avec ça. Mes voisins te diront qu'ils me voient des fois déambuler en pyjama pour aller jusqu'à la boîte aux lettres, qui est vraiment très très loin pour le coup. Je ne suis pas quelqu'un qui va s'arranger pour aller sortir les poubelles. Je m'en fiche. Je suis comme je suis. Je vais faire mes courses, je ne suis pas maquillée. Des fois j'arrive à Henri Crac avant une émission. Ils me connaissent. Enfin, voilà, ça ne me gêne pas. Il n'y a que des hommes, d'ailleurs, qui travaillent dans ce magasin. Est-ce que justement, ça dépend comment on se positionne. Est-ce qu'on veut être bien pour séduire ? Mais séduire qui ? Dans quel but ? Ou est-ce qu'on a envie d'être bien pour soi-même ? Déjà, il y a une nuance. Ça dépend pourquoi. On peut très bien être habillé comme une bombasse pour sortir sans forcément avoir envie de pécho, comme ils disent les jeunes, mais parce qu'on a envie de se faire plaisir, de se trouver belle, de se trouver beau. Ça, c'est autre chose. Si on élimine toutes ces barrières, qu'on fait ce qu'on a envie de faire. Déjà, on accède à autre chose. On a une confiance en soi. Le fait de s'en foutre royalement, déjà, on se sent libéré. Et ça, souvent, quand tu es jeune, tu as tendance à faire plus attention. Tu as des complexes. Je pense que c'est la nature humaine qui est comme ça.
- Speaker #0
Il faut faire partie d'une tribu.
- Speaker #1
Oui, mais regarde, quand tu es une femme qui a 40 ans, soit... Tu es quelqu'un de superficiel et tu penses qu'à l'esthétique, tu regardes, ta passion c'est HDL. Tu regardes toutes les pubs, parce que ça c'est des journaux, Et tu te dis « oui, oui, oui, il faut que je mette ça » parce que telle actrice a mis ça, à l'époque c'était Sharon Stone, Et au final on se retrouve comme ça, pris dans une spirale. Mais à partir du moment où tu acceptes de vieillir, tu t'empêches de rien. Je veux dire, voilà, tu t'empêches de rien. Moi, toute ma vie, depuis que j'ai l'âge de 8 ans, je m'intéresse au paranormal. J'ai vu le fameux film Ghostbusters, je me suis dit « Ah ouais, c'est ce que je veux faire moi plus tard ! » Non mais vraiment ! Alors que d'autres, je sais pas, ils auraient rêvé d'être une princesse, peu importe. Et d'ailleurs, tu le sais, j'ai l'affiche du film dans mon salon, de Ghostbusters, le premier volume. J'ai tout le temps baigné là-dedans, je crois. Je suis quelqu'un qui a toujours beaucoup lu. Je me suis intéressé depuis mon plus jeune âge. Et je sais qu'il y a des personnes qui vont penser que je ne suis pas légitime. J'ai écrit des centaines d'articles. J'ai été invité dans les médias pour en parler, même si ça ne convient pas à certaines personnes.
- Speaker #0
Et même à la télé, oui.
- Speaker #1
Voilà. D'ailleurs, c'est visible sur ma chaîne YouTube. Et aussi dans des magazines spécialisés. Mais peu importe. Et ça, voilà, vous voyez, si quelqu'un est un peu faible... Je peux se dire, voilà, je ne suis pas légitime.
- Speaker #0
Malgré toutes les preuves, même malgré ça, donc il y a un saboteur qui va vouloir s'auto-défendre avant les autres ?
- Speaker #1
Non, c'est quelqu'un d'autre. En fait, tu vois, c'est toujours une influence extérieure qui fait que tu n'as pas confiance en toi. Ça peut être la façon dont tu as été élevé, ça peut être ton entourage qui au final, comme je disais tout à l'heure, n'est pas forcément bienveillant, va te casser de temps en temps, tu vois, dès qu'il peut. Et après... Tout ça, ça laisse des traces, des blessures émotionnelles qui font que la personne ne peut pas avancer. Tu vois, c'est malheureux. Mais par exemple, je vais prendre cet exemple. Nous faisons des reportages. On a fait le reportage sur Marthe Roubin, qui était un reportage journalistique. D'accord ? C'est comme si, là, quelqu'un qui est journaliste, parce que pour avoir la carte de journaliste, je vais vous expliquer comment ça marche. C'est très simple. Il suffit que ce soit votre activité principale et que vous travaillez pour un média. Beaucoup de personnes, ma fille a fait l'école de journalisme de Paris, mais je lui ai dit tu ne l'aurais pas fait, ça ne changerait rien, tu pourrais être journaliste quand même. C'est comme si demain, moi je connais beaucoup de journalistes qui ne se sont pas permis au contraire de me faire la réflexion. Donc vous voyez, il n'y a personne qui me l'a faite. On vient, on nous dit vous n'êtes pas légitime de faire ça, vous n'êtes pas journaliste. Et quand on se dit « ah oui c'est vrai » , alors on arrête. Alors on arrête. C'est exactement ça. C'est s'empêcher de vivre parce qu'on t'a dit ou parce qu'on ne devrait pas ou parce que c'est mieux comme ça, parce que la jalousie de l'un... Parce que quand on s'intéresse à la vie de quelqu'un et qu'on veut le saboter, c'est que quelque part il y a de l'envie. C'est où l'autre n'ose pas le faire ou alors c'est que la personne est en échec tout court, est en échec. Elle-même.
- Speaker #0
Donc elle cherche à te mettre en échec ce qu'elle n'a pas pu, elle, oser faire, ce que tu oses.
- Speaker #1
Voilà, ou ce qu'elle ne peut plus faire. Parce que le monde évolue tellement vite, qu'aujourd'hui on le sait, je vais pas te l'apprendre, ça fait plus de 10 ans que tu as ta chaîne, que tu es créateur de contenu. Je veux dire, après tu as choisi cette voie-là. Mais après tu te diversifies aussi depuis ces derniers mois. Et c'est très bien aussi. Pourquoi tu ne serais pas légitime ? Chacun est libre de faire ce qu'il a envie de faire. Ton savoir, tu as un grand savoir ? Personne ne peut dire : "Tu n'es pas légitime, tu n'as pas écrit de livre sur le sujet." Mais on s'en fiche. Aujourd'hui quand on voit le nombre de bouquins qui sortent et qui sont écrits par l'intelligence artificielle...
- Speaker #0
Ah oui, il y en a beaucoup, bien sûr.
- Speaker #1
Je veux dire, qui est légitime alors ? Qui ? L'intelligence artificielle ? Gemini ? Ou un auteur qui lui a écrit un livre qui n'a peut-être pas eu autant de succès mais qui lui a étudié ça pendant 40 ans ? Pendant 20 ans ? Pendant 10 ans ?
- Speaker #0
Il y a des perles comme ça qui restent inconnues alors que ce sont des trésors.
- Speaker #1
Et bien souvent, ces personnes-là vont arrêter parce que justement, elles n'ont pas eu le succès. Quand on leur a dit « tu vois, t'as fait un flop » , on t'avait prévenu. Avec toute ma bienveillance, je t'avais prévenu quand même. Ça, ça peut empêcher les gens de vivre et ça vaut pour toutes les situations.
- Speaker #0
Tu sais comment on appelle ça ? On appelle ça de la bienveillance toxique. Quand quelqu'un te dit « t'as vu, je t'avais prévenu » .
- Speaker #1
Non, en plus souvent ils se réjouissent quand je te le dis, tu vois qu'ils sont contents.
- Speaker #0
Heureusement qu'il a échoué, ça veut dire que j'ai bien fait de ne pas essayer, je n'ai pas perdu mon temps quoi.
- Speaker #1
Non, ça veut dire s'il a échoué, moi j'ai rien entrepris mais par contre je ne suis pas en échec.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Moi je ne me suis pas pris un tollé devant tout le monde.
- Speaker #0
Ah c'est la fierté de ne pas... ah oui oui d'accord ok.
- Speaker #1
C'est plus ça, c'est toujours le regard des autres. Ok. Alors que quand tu es je m'en foutiste comme je le suis, moi j'ai essayé plein de choses. J'ai essayé plein de concepts et d'émissions. J'ai essayé plein de choses. Forcément il y a des choses qui vont fonctionner. D'autres qui ne vont pas fonctionner. Mais voilà, je reste pas là-dessus. Je me dis ouais, j'en rigole moi-même. Je me dis là c'est vrai que j'avais été trop loin quand même. Ce concept bon, c'était vraiment bon. C'était peut-être que dans 20 ans ça fonctionnera tu vois. Mais je veux dire, je me suis pas dit ah ouais je suis en échec. ou l'un ?
- Speaker #0
Alors, l'échec aux États-Unis valorisé comme une expérience en disant, voilà, quand on a failli une fois, on sait ce qu'il ne faut pas faire pour recommencer cette erreur-là. Alors qu'en France, en général, quand on a échoué, on a vraiment échoué et on vous enfonce la tête dans le loisir. Juste une anecdote que j'ai dit plus d'une fois, mais tu sais, il y a un journaliste qui a demandé à Thomas Edison, l'inventeur de la poule, de l'ampoule, de la L'œuf et la poule ! Un journaliste lui a demandé, parce qu'il avait son cabinet, il est devenu très riche, et voulait continuer à créer. Et un journaliste lui a dit : "Comment vous recrutez vos ingénieurs ? " Tu sais ce qu'il a répondu ? Il a dit : "Je regarde le nombre d'échecs qu'ils ont eu." Il a dit : "Mais vous, vous avez réussi l'ampoule." Il a fait : "Oui, j'ai réussi l'ampoule au bout de 3000 essais infructueux." Donc, on ne mesure pas la grandeur de normes à ces réussites, mais à ces nombres d'échecs. Et moi, j'ai échoué 3000 fois avant de créer l'ampoule. Et là, ça a été une leçon magistrale pour l'entrepreneuriat au niveau du monde, car les gestes ont été inspirants. Enfin bref, il y a beaucoup de choses à ce sujet-là. Donc c'est bien, je voulais juste mettre un point là-dessus, un point d'honneur par rapport au fait d'appuyer le fait qu'effectivement, les échecs ne font que nous grandir. Merci déjà pour ça. On va peut-être maintenant voir un volet... Si tu veux, au niveau des animaux, dès que les animaux ont la différence qu'ils ont entre nous, c'est qu'eux ils n'ont pas de mental. Pour rester recentré peut-être, on revient, on a fait une circonvolution sur la vie, sur la manière dont on est perçu, la manière dont on a peur d'être perçu par les autres, on l'a vu, mais par exemple les animaux eux se foutent royalement d'être perçus, c'est à dire qu'un chat ne se pose pas la question s'il aimait ou pas ses maîtres. J'ai jamais vu un chat ou un chien douter de sa valeur auprès de ces humains. C'est curieux quand même, ça. Il n'y a que l'humain qui a cette spécificité de dire « Peut-être qu'elle ne m'aime pas, peut-être que mon père ne m'aime pas, peut-être que mon frère, je ne sais pas pourquoi, il me déteste, etc. » Est-ce que ça, c'est un trait propre à l'humain ? Est-ce que c'est notre mental qui nous pourrit tout ça ?
- Speaker #1
Je pense, oui, que c'est notre mental. C'est vrai ce que tu dis pour les animaux. Bon, moi, on le sait, je suis la mère Michel, mais... Je ne pense pas que mes animaux se posent cette question. Qu'il y ait une rivalité entre eux, oui. Parce qu'ils veulent tous dormir avec leur mamie. Mais c'est vrai qu'il n'y a pas tout ça. Et encore une fois, je pense que c'est pareil. C'est une influence extérieure pour l'humain. Parce que si tu es issu d'une fratrie,
- Speaker #0
Déjà rien que deux, imagine, il y a deux frères. Il y en a un qui est le préféré de l'autre. Déjà l'autre n'a plus confiance en lui. Il y en a un qui réussit son bac et pas l'autre. L'autre sera un échec puissant et là il est conditionné. Ou alors tu sais ce précepte d'avance, si tu n'as pas le bac tu ne trouveras jamais de travail. Si tu n'as pas ceci, tu ne feras jamais rien, tu seras une cloche toute ta vie. Moi mon père m'avait dit ça, tu seras une cloche toute ta vie. Ben oui j'ai fait la cloche toute ma vie ! Voilà où j'en suis, à monter dans des tours de 52 mètres, alors qu'il neige, il y a des coups de vent et j'ai 42 fièvres. Enfin je veux dire, c'est vraiment lunaire.
- Speaker #1
Un tour de créa, le fait de l'avoir vu.
- Speaker #0
Oui voilà, c'est ça.
- Speaker #1
On peut aller plus loin, on peut même aller plus loin. Je veux dire, non seulement ils n'ont pas de mental, mais on sait quelque chose, enfin on se doute, je ne sais pas si c'est exact, mais les animaux n'ont pas conscience de leur propre finitude. On sait qu'un chat vit... un peu moins de 15 ans. Moi,
- Speaker #0
je ne suis pas d'accord avec toi. Parce que moi, mon chat Balthazar, il a 17 ans. C'est le chat le plus intelligent que j'ai pu avoir. C'est le fameux... J'en parlais d'ailleurs quand j'avais reçu Aurore Pramil pour les animaux totem et la communication animale. Il a eu des problèmes de santé. Je m'excuse si vous entendez que je parle d'une parce que je vous assure, j'ai défoncé toutes les boîtes de mouchoirs de DJ Santégo depuis que je suis là, donc depuis hier matin. En fait, mon chat, il le sait. qui va mourir. Il le sait qu'il a la faute de sa vie. Alors,
- Speaker #1
à l'approche de la mort, oui, mais...
- Speaker #0
Mais il n'est pas malade, mais il le sait qu'il est vieux, et je pense qu'ils en ont conscience. Vraiment. Je m'en rends compte, parce que je lui dis à un vieil poule, quand il marche à deux à l'heure, il me regarde comme pour dire « Tu rigoles, tu rigoles, toi aussi ça va t'arriver » . Mais il le sait qu'il est vieux. Moi, je pense qu'il s'en rende compte. Je pense qu'il le sabe. On a souvent vu des vidéos, et je l'ai vue en vrai, un chat qui... dans une petite rouche, dans une résidence. Et donc il y a des petits chemins. Et il y avait un chat qui s'était fait percuter et il y avait l'autre chat qui regardait. Ils ont conscience de la mort, ils savent ce qu'est la mort.
- Speaker #1
D'accord. Ils comprennent qu'il peut y avoir une fin soudaine.
- Speaker #0
Oui, mais ils le savent. J'en suis persuadé. Persuadé. Ils connaissent la mort parce qu'ils ont vu d'autres animaux mourir. Par exemple, là, il y a quelques mois, ma voisine que j'aimais beaucoup, beaucoup un mari qui est décédé. Ma chatte, Nala, elle avait l'habitude d'y aller tout le temps. Et 14 mois auparavant, son mari est décédé. Et elle allait tout le temps voir ce couple. Et quand un mari est décédé, la chatte, la mienne, a mis du temps à s'en rendre compte. Et mon bureau donne sur la maison de la défunte donc. Et pourtant, quand elle est décédée, enfin je veux dire, elle devait certainement se trouver là, Nala. peu importe, parce qu'elle est décédée chez elle subitement. Mais je me suis rendu compte qu'un matin, donc c'était peut-être une semaine, un peu moins d'une semaine après, elle a été sur la fenêtre et elle hurlait à la mort, la chatte.
- Speaker #1
C'est l'annonciateur.
- Speaker #0
Non, elle était déjà décédée.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
Mais je veux dire, elle hurlait avec une voix rouque, la chatte. Elle s'est rendue compte qu'elle était décédée. Je t'assure, ça faisait mal au cœur. Il y avait ses enfants dans la maison en plus.
- Speaker #1
C'est ce que je te dis, c'est l'annonciateur, elle n'avait pas... Elle, la nouvelle, toi tu l'as reçue en gros par... quelqu'un te l'a dit mais personne n'est allé faire en langage miaou-miaou. Elle est décédée. C'est ça.
- Speaker #0
Elle s'en est rendue compte et en fait elle hurlait à la mort. Mais quelques jours plus tard. Donc c'est qu'ils ont conscience que les choses s'arrêtent.
- Speaker #1
Alors, on va encore aller un peu plus profondément. On sait que les animaux, on va partir du postulat parce qu'il faut bien partir sur... je sais qu'avec des siens on referait un monde mais... On peut partir du postulat, tu vas me dire si t'es d'accord. Les humains doutent d'être aimés ou de s'aimer des choses soi-même, ça dépend des êtres humains, on a un travail à faire dessus, alors que les animaux, eux, d'emblée, ne doutent pas. Mais maintenant, on va essayer de savoir pourquoi. Peut-être que leur génétique et leur esprit, leur âme est incarnée de telle manière que, vu la courtesse de leur vie, tu vois bien que les animaux vivent beaucoup moins longtemps que nous, il est rare qu'une espèce animale soit aussi, une longévité aussi exceptionnelle que l'humain, c'est assez rare. Et donc il y a urgence à vivre la vie intensément. Donc finalement, vie courte mais amour intense, vie longue et cheminement compliqué et tortueux. Est-ce que ça se résume à ça ?
- Speaker #0
Ça dépend de ce qu'on appelle par ligne de temps. Parce que là, dernièrement je discutais, j'ai même lu sur ce sujet... Le temps se serait accéléré.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai. Beaucoup de gens en parlent.
- Speaker #0
Mais on dit que quand on prend de l'âge... Mais même mes enfants, je me rends compte, j'en dis, c'est vrai, ça passe vachement vite. Tu vois qu'avant nous on n'avait pas, c'est vrai, toute cette technologie, je dirais pas qu'on était les bénés mais enfin c'était exactement ça. Et ça dépend de ce qu'on appelle le partant qui passe vite. Est-ce que justement, voilà, les 20 premières années de notre vie, on le sait, ces 20 années-là sont des années de construction et de préparation aux professionnels. Parce que dans ce monde-là, on est conditionné. On doit travailler pour payer. Pour payer, donc on travaille 8 heures, sachant que l'être humain ne peut être concentré que 4 heures. Donc 8 heures, après ces 8 heures-là, t'as plus envie de rien. Tu rentres, tu fais le ménage, tu fais à manger, tu te couches. Et après c'est reparti mon kiki jusqu'au vendredi. Voilà, ou après t'es en week-end. Après t'es trop mort, tu te reposes et ainsi de suite. Le temps passe très vite. Mais est-ce que... C'est une question de point de vue. Personnellement, tous les deux, on travaille tous les jours.
- Speaker #1
Tout le temps, oui.
- Speaker #0
Tout le temps. Des fois tu me dis, tu sais qu'il paraît que le dimanche, on ne doit pas travailler. Non mais il faut voir ça, des réunions de fous le dimanche matin, rien ne change pour nous. On ne sait même plus quel jour nous sommes.
- Speaker #1
C'est vrai, on s'en fout royalement. Enfin moi personnellement,
- Speaker #0
Mais moi aussi, pareil. On travaille tout le temps.
- Speaker #1
Quand quelqu'un me dit c'est dimanche, je dis oui alors. Je dois bosser.
- Speaker #0
Oui voilà, on n'a pas le choix. Je veux dire, c'est comme ça. à côté de ça, on ne s'empêche pas de vivre quand même. Toi tu te fais plaisir, ton plaisir c'est de faire des podcasts.
- Speaker #1
C'est ça. Donc nous on a un travail loisir et parce que ça nous plaît, on ne compte pas.
- Speaker #0
Oui mais enfin c'est un travail quand même.
- Speaker #1
Oui c'est un boulot à ras-en-combre, oui oui, c'est d'autant plus qu'une passion finit par te dévorer, toujours.
- Speaker #0
Regarde la preuve, on est crevé. Donc je vais dire au bout d'un moment, on met beaucoup d'énergie dedans.
- Speaker #1
On est malade, il est tard, on vient de trapahuter.
- Speaker #0
C'est ça, en plus Didier ce matin, je l'ai coincé, il arrivait de son sport.
- Speaker #1
Oui c'est vrai.
- Speaker #0
Voilà, et bam, bim, c'est reparti mon kiki. Non mais c'est pas ça, oui on a la chance de pouvoir faire ce qu'on aime, mais c'est très prenant, mais c'est aussi très fatigant. Parce que là j'ai dit bon demain, on va où en reportage ? Parce que vous pensez bien que j'ai préparé 50 destinations ? Didier l'a dit, c'est bon alors on verra demain. Voilà, je sais que demain on va aller quelque part mais le problème c'est que le temps est contre nous. Je parle du temps de la météo.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai.
- Speaker #0
Parce qu'après quand on part en reportage, on ne regarde pas une seule fois la montre.
- Speaker #1
Il a plu, il faisait, il neigeait en haut de la tour.
- Speaker #0
Oui, en haut de la tour et quand je suis arrivé à l'accueil, la femme elle a dit, ah en haut de la tour c'est normal avec le froid qui fait. Alors il va neiger en haut de la tour mais pas au milieu de la tour. Oh là là, c'est vrai que ça a été pénible. Moi j'ai pas pu enlever mes chaussures pendant plus d'une heure. J'ai dû mettre mes chaussons fourris sur le radiateur. Parce que pour savoir une chose, c'est que je suis comme les Ausha de Didier. Moi je ne campe pas l'étage de chez Didier. Donc voilà. Et donc là je viens de les mettre parce que voilà. Mais vraiment c'était très physique. Mais c'est très plaisant. C'était passionnant.
- Speaker #1
Oui, visite passionnante.
- Speaker #0
On peut, on va dans des endroits. Alors j'ai prévu d'autres endroits que j'ai déjà visités mais qui sont très connus. Et je lui ai dit : "Ah Didier, c'est fou ! T'as jamais été là ? T'as jamais fait ça ? " Il faut absolument qu'on le fasse. Je lui ai dit : "Faudrait montrer ça aux abonnés parce que ça vaut le coup d'œil."
- Speaker #1
Il faut qu'une personne vienne de Corse pour me faire découvrir ma propre région. Et franchement, à la Tour de Cré, on a voyagé à travers le temps. Ça a été une capsule temporelle. On était plongés vraiment de manière immersive dans le temps.
- Speaker #0
Ouais enfin, à un moment on s'est retrouvé vraiment dans un endroit bizarroïde. En fait, il fallait passer en diagonale parce que c'était tellement serré. Les marches faisaient presque 80 centimètres de haut. Vraiment à l'époque, parce que bon, je ne vais pas vous faire le reportage pour vous situer. La tour a été construite au XIIe siècle. Donc vous pensez bien qu'à l'époque les marches ce n'était pas trop... Ce n'est pas leur priorité. Par contre, je pense, j'espère pour eux qu'ils n'étaient pas petits de taille certains. Parce que vraiment, il faut voir ça. Pendant que je suis grande, je me suis suspendu. À mon avis,
- Speaker #1
ils ont construit ces marches pour éviter d'être envoyés par les lillipussiers. Les mini-pouces.
- Speaker #0
Avant, on avait tout juste ça, c'était pour les mini-pouces. Ils les mettaient dedans et disaient allez. Mais oui, on a cette chance. Et après, vous voyez, je vais m'adresser directement aux personnes qui vont nous écouter. Est-ce qu'on se dit... Moi déjà, j'ai une tête, vous allez voir. On dirait une entité. On a été pour des phénomènes paranormaux, c'était moi le phénomène paranormal. Mais en plus après on nous avait mis des casques, j'ai dit non là c'est trop, j'entends plus rien, ça me dérange.
- Speaker #1
Il faut qu'on explique, les casques c'était des casques qu'on distribue à l'entrée et qui déclenchent dans des zones carrément une histoire, un audio guide, on appelle ça un audio guide. Nous ça nous a gonflé.
- Speaker #0
Alors moi j'ai tenu 30 secondes juste le temps de... voilà. Il y a eu un truc au début, ça nous a fait rigoler.
- Speaker #1
Tu as dit, je reprends tes termes, c'était trop théâtrale. Il y avait de la musique.
- Speaker #0
Oui, voilà, c'était du théâtre. Il y avait quelqu'un qui nous parlait comme un acteur. Ça m'a dérangé parce que j'aime l'histoire et que j'ai envie de m'imprégner du lieu. Mais là, c'est comme si justement on se disait, on va publier, mettre en ligne ce reportage. Que vont penser les gens ?
- Speaker #1
Certainement, vouloir eux-mêmes vivre l'expérience.
- Speaker #0
Oui, parce que ça, toi, tu pars d'un point de vue positif. Oui. Je vais reprendre. Quand on a fait le teaser, là, cette semaine, la semaine prochaine, on va passer le reportage de Valence.
- Speaker #1
Le cimetière de Valence, je précise.
- Speaker #0
Voilà, le reportage sur le cimetière de Valence. Et si vous voulez, pour vous faire patienter... Parce que voilà, on avait envie de rire aussi. Parce que vous savez très bien que Didier Santiago et Sophie Vitali, on est des clowns. On est comme ça, des poissons-clowns. Ils ont dit, allez, bim, ce sera eu. Mais au-delà de ça, donc on a fait un teaser. Et dans ce teaser, on me voit chanter. Sauf que quand on me voit chanter, nous ne sommes pas encore dans le cimetière. On est à l'extérieur. Et si on fait bien attention à la caméra, on voit qu'il y a le panneau. On voit qu'on est dans la rue. Il y a le panneau qui indique... la route.
- Speaker #1
Bon. On a un minimum de respect et de déférence.
- Speaker #0
Voilà, c'est exactement ça.
- Speaker #1
C'est vrai que les gens jugent sur, je crois que le teaser, la bande-annonce dure à peine une minute trente, et c'est un chutier où quelquefois on a pris du fouet. J'aimerais juste, tu vois, pour appuyer tes propos, qui n'a pas eu un fou rire incontrôlé au moment d'un interment ? C'est terrible. Et ce fou rire-là qui te prend, à un moment donné, tu te dis... C'est une façon d'évacuer aussi...
- Speaker #0
Je veux dire, c'est... J'ai vu des choses, mais incroyables. Non là on manque pas de respect. Qu'après on ait... que j'ai pris le micro parce qu'on essayait le matériel et que j'ai fait mal un carré, je vois pas où je manque de respect.
- Speaker #1
Au lieu de faire 1-2-1-2 tu vas chanter une musique. Oui voilà,
- Speaker #0
ou de faire même une bibobu. Bon je préférais faire ça en plus, c'était juste avant Noël, on était contents en plus parce qu'on s'entend très très bien.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Donc voilà.
- Speaker #1
Et puis c'était une première pour nous.
- Speaker #0
Ouais c'était une première. Et après, il y a eu d'autres passages. Mais je veux dire, c'est rien du tout. Je parle de clochettes, mais je faisais référence à un événement qui nous était arrivé il n'y a pas longtemps. Donc, j'ai eu un fou rire. On entend Christine qui tient la caméra aussi, morte de rire. Donc voilà, vous n'avez pas tous les rêves. Quand je vais, je dis, voilà, il y a des croquettes pour Ausha, pour les Ausha qui sont mises. Parce que juste auparavant, voilà, donc là, encore sorti du contexte, je dis à Didier... Dans tous les cimetières où je suis intervenu, dans tous les cimetières il y a toujours des gens qui donnent à manger Ausha. Et ils mettent des croquettes. Mais évidemment pour pas que ce soit mouillé, ils les mettent dans des sublutures, soit qu'elles sont ouvertes parce qu'elles ne sont pas entretenues. Et quand on me voit, donc c'est une chapelle. Les corps ne sont pas là, ils sont en dessous. Donc c'est une vieille tombe. Et en fait, effectivement, il y a des gens qui mettent à manger, ce qui est normal. Il y a toujours des Ausha dans les cimetières.
- Speaker #1
À la limite, pour la famille, c'est même rassurant en disant, voilà, j'ai des défunts sur cette tombe. Quand on n'est pas là, il y a quand même de l'aliment. Je ne pense pas que ce soit les familles. Non,
- Speaker #0
ce ne sont pas les familles qui font ça. Ce sont des tombes qui sont abandonnées. Et encore une fois, il faut que ce soit ouvert parce qu'il ne faut pas que ça prenne de l'eau. Sinon, les croquettes seraient pleines d'eau. Et ça se fait dans tous les cimetières du monde. Même au Père Lachaise et de partout. J'ai toujours vu ça, toujours. Au cimetière Saint-Pierre de Marseille, pareil. Et donc, ce que je te dis, là on est en train de dire qu'on manque de respect parce qu'on n'a pas le masque de gens qui sont défigurés. Déjà, je vais vous dire une chose. Et fort heureusement, on l'avait évoqué dans le Cercle Spirit, le premier épisode.
- Speaker #1
Imaginons avec, on rappelle avec Gwenaëlle Le Tourneur et Soraya
- Speaker #0
Dullorme. Et donc, c'était sur la vie après la mort. Imaginez que quand on meurt, on reste à côté de sa tombe. Vous imaginez un peu quel enfer ! Donc en fait, on n'est pas là. Mais peu importe. Est-ce que le fait de tourner un reportage dans un cimetière est un manque de respect ? Alors déjà, avant de se prononcer, il vaut mieux regarder l'état du cimetière de Valence.
- Speaker #1
C'est vrai, c'est évocateur quand même.
- Speaker #0
Oui, le cimetière Saint-Lazare, c'est vraiment... C'est un vieux cimetière. Et on voit que les tombes ne sont plus entretenues. Donc, ça veut dire qu'ils n'ont plus de visiteurs et que tout le monde s'en fiche. Et ça, ça nous a attristé par contre. Et je ne sais pas si on le dit dans le reportage pour le coup.
- Speaker #1
Oui, on le fait comprendre. Voilà,
- Speaker #0
ça m'a attristé vraiment. D'autant plus qu'il y a de nouvelles personnes qui se font inhumer. Donc, on a vu, il y a des carrés. Il y a le carré musulman, le carré juif. Il y a des tas de carrés qui sont beaucoup plus colorés et beaucoup plus vivants, notamment le carré musulman et le carré juif. Et donc il y a toutes ces vieilles tombes, c'est un très vieux cimetière, qui ne sont pas entretenues, qui sont mangées par la moisissure.
- Speaker #1
Avec carrément des dalles qui sont carrément brisées.
- Speaker #0
Alors qui manque le plus de respect ? Ces familles qui n'ont pas entretenu et qui sont tenues à entretenir et qui ne répondent pas à la mairie. Parce que moi les procédures, je les connais. On avait plusieurs panneaux qui disaient que la concession, si personne ne se manifestait, ils allaient la reprendre. Ça veut dire que les personnes qui sont à l'intérieur, qui ont été énumées, vont partir à la fosse commune, à l'ossuaire. Ou des personnes qui font des reportages dans des lieux bien spécifiques. Parce qu'au final, toi tu m'as vu le faire plusieurs fois, quand je vois qu'il y a des pots de fleurs qui sont par terre, je les ramasse.
- Speaker #1
C'est vrai, pour les remplacer.
- Speaker #0
Je range. Alors que d'autres peut-être ne le feraient pas, tu vois. Donc est-ce qu'on est obligé de rentrer dans un cimetière en pleurant ? Je suis pas sûr.
- Speaker #1
Non, je pense pas. Alors... Justement, on parle d'expérience de vie imminente. Pour tous ceux qui en font une émise, moi j'ai toujours entendu ça. Je ne vais pas dire que c'est 100%, mais un très très fort pourcentage de personnes qui ont frôlé la mort disent que lorsqu'ils sont passés de l'autre côté, cette fameuse, tu sais, toujours ce modus operantis qui est identique, lumière blanche accompagnée avec quelqu'un qui dit « c'est pas le moment » , Le temps n'existe pas, ils te racontent un récit alors que la mort clinique a été mesurée de quelques secondes, voire une minute trente. Et pour eux, ils te racontent quelque chose qui mériterait des années de livre. C'est le cas notamment de Nicole Dron, que j'ai interviewé plusieurs reprises, et son livre c'est « 45 secondes d'éternité » . Ça porte très bien son titre. Ce que je veux dire par là, c'est que la majorité de ces personnes disent une chose qui moi m'a toujours fait tiquer. dans le bon sens du terme, c'est « Je ne me suis jamais senti aussi vivant que lorsque j'étais mort. » Alors ça, finalement, est-ce qu'on ne devrait pas rebaptiser une émie une évie ? À un moment donné, prendre conscience de la préciosité de la vie et de savoir que finalement la mort n'est qu'une continuité. C'est juste qu'on change de véhicule, on laisse un corps. Est-ce que c'est ça une véritable évie au fond, philosophiquement parlant ?
- Speaker #0
Moi je pense qu'une véritable évie C'est de vivre ce qu'on a envie de vivre. Je ne parle pas de moyens, c'est d'être ce que l'on est véritablement. On s'en fiche de savoir ce que pensent les autres. Oser être soi-même. Et là, ce n'est pas une histoire de classe sociale, d'argent, de ceci et de cela. On n'a pas besoin, ça ne se monnaie pas.
- Speaker #1
Il n'y a pas de caste là.
- Speaker #0
Non, ça ne se monnaie pas. On est ce que l'on est. Et ça rejoint ce que je te disais, il y a des personnes qui vont vivre que pour s'acheter des sacs à main Chanel. Ou pour avoir, je ne sais pas, les derniers gadgets. On en avait parlé dans un précédent podcast. Non, je pense qu'aujourd'hui, il faut vivre sa vie. Et effectivement, comme tu dis, il y a des gens quand ils... Alors c'est malheureux, je vais faire une brève aparté là-dessus. Il y a des personnes qui se sont rendues compte que des jeunes pouvaient décéder quand il y a eu le drame de Kranz-Montal en Suisse. Parce que tout le monde s'est dit, mon Dieu, mais c'est vrai, mon fils pourrait mourir.
- Speaker #1
C'est la faute de lui qui a brûlé là.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça. Moi-même, j'ai des enfants, mon fils il a 16 ans. On a vu des horreurs sur Internet de gens qui se sont permis de juger. Je ne dirais pas ce que j'en pense parce qu'on n'est pas là pour ça. Mais je veux dire, ce n'est pas la faute des enfants. Voilà, c'est tout. Mais oui, justement, on se dit à quel point la vie peut être précieuse. Peut-être qu'il y a des gens qui se sont rendus compte qu'ils ne regardaient pas leurs enfants grandir et que peut-être leur fils ou leur fille auraient pu se trouver à cet endroit-là. Ça pourrait se reproduire parce qu'on a vu dans l'histoire. Et ce qui est le plus fou, c'est que le dernier week-end où j'étais ici, quand on a fait l'émission Je ne sais plus laquelle, pas sur Marthe Robin, donc la semaine d'après, j'ai dit à Christine, tu sais, d'un coup ça me... Je parlais du Vercors et je me souviens, il y avait une boîte de nuit, j'y avais été, qui s'appelle le 5-7. Ils sont tous morts à l'intérieur, 146 décès, il reste le tourniquet. Et bien juste là, c'est quelque chose qui est revenu sur le devant de la scène, plus personne n'en avait jamais parlé. Et je lui dis, là j'ai eu une série qui s'appelle « Tous les jours la même nuit » sur Netflix, tirée de l'incendie qu'il y avait eu en boîte de nuit au Brésil. Il me semble que c'était le Brésil ou l'Argentine, mais le Brésil je crois. Et donc là, tout le monde s'est rendu compte qu'on pouvait perdre ses enfants. C'est à chaque fois qu'il y a un drame que les gens se rendent compte.
- Speaker #1
Oui, de voir finalement l'urgence de vivre sa vie pleinement.
- Speaker #0
C'est ça, je ne parle pas seulement des décès, je parle de ces personnes qui ont été brûlées. Et à chaque fois qu'il y a un drame, remarque bien, les gens, ça les secoue parce qu'ils s'identifient. Il faut toujours qu'il y ait un drame pour qu'il y ait une prise de conscience. S'il n'y a pas de drame, il n'y a pas de prise de conscience. Ce n'est pas parce qu'on ne peut pas emmener ses enfants dans des voyages fabuleux à New York parce qu'on n'a pas les moyens, ceci, cela. Non, c'est de passer du temps avec, c'est de dîner, c'est de regarder un film avec. C'est des choses simples en fait. Oui voilà, c'est ça. C'est ça en fait qu'ils vont retenir. Ce n'est pas le fait que leur copain est allé à New York et pas le vôtre.
- Speaker #1
En fait, il ne faut pas chercher l'extraordinaire, mais justement les moments ordinaires les rendre joyeux. Voilà, tout simplement. Et là, en profiter au maximum.
- Speaker #0
Exactement, ce n'est pas attendre. Et ça vaut pour toute chose, sans péché de vie, parce qu'on se trouve qu'on a 5 kilos, on n'ose pas sortir, c'est aberrant. Moi je connais quelqu'un comme ça. Je lui proposais tout le temps de... Tu viens, on va sortir, machin. Non, non, j'ai rien à me mettre. Mais pas une femme, un homme. Oh non, j'ai rien... Non, je ne suis pas à l'aise dans mon corps. Je ne lui propose plus rien. Parce qu'à chaque fois, c'est pareil.
- Speaker #1
Et la procrastination ? Non,
- Speaker #0
ce n'est même pas ça. Après, chacun se traverse. Je veux dire, à un moment, ça se prend en main. Et après, c'est les mêmes qui ne comprennent pas pourquoi ils ne rencontrent pas quelqu'un ou qu'ils ne s'invitent pas d'amitié.
- Speaker #1
Ça porte sur le mot-là. Oui,
- Speaker #0
alors qu'en fait, c'est lui seul, le regard qu'il a sur lui, mais pas le regard qu'ont les autres. Les autres s'en fichent complètement. Parce que n'oubliez pas une chose, c'est que l'être humain, il est tellement centré sur lui-même qu'il ne remarque pas tout ça. Vous avez remarqué que... C'est bête ce que je vais dire, mais pour vous dire à quel point on a une vision déformée de soi, de son image. Par exemple, moi je me rends compte que quand je suis sur les vignettes, j'ai l'habitude d'être comme ça par exemple, un profil plus mis en avant que l'autre. Si on inverse la photo... avec le canevas, j'ai l'impression que c'est plus bon.
- Speaker #1
La symétrie n'est pas la même. Oui, oui, oui.
- Speaker #0
Et en fait, ça a été reconnu, il y a eu des études là-dessus. On ne se voit pas tel que l'on est. Voilà, on ne se voit pas. Moi, là, je ne sais pas. En fait, on ne sait pas à quoi on ressemble. Didier, il ne sait pas. Il ressemble à Léonique Noir. Chaque fois, je lui dis, là, il a les cheveux longs. Chaque fois, tu vois ? C'est pour ça que l'autre soir, il ne voulait pas prendre l'antenne parce qu'il n'était pas coiffé. Maintenant, je me dis, voilà, je me suis moqué de lui. Mais au final, il avait raison. Là, on a été acheter de la laque. C'est pour ça qu'on a été faire les congestions. On a mis de la laque volume. Il y a tout qui va tenir. On n'aura plus de problème. Au cas où je n'ai plus de micro, tu peux prendre l'antenne en deux lieux. Parce que si la casquette est en rayon, on ne sait pas où elle est. Enfin là, devant moi, je vois qu'il y a un bonnet. Tu m'as pris vraiment pour une idiote. Tu avais quand même le bonnet. Bon, mais voilà. Parce que Didier, il n'assume pas. Quand il a ses cheveux trop longs, il ne veut pas vous montrer. Et je vous l'ai dit, moi en plus j'ai vu des photos de Didier Jeune. Il fallait voir ça, le bébé. Les cheveux longs, la barbe et tout.
- Speaker #1
Ah bah oui, j'ai mes périodes, boucle, moustache... On essaye un tas de choses, je pense qu'on se cherche tous. Alors tu vois, parce que le podcast va faire bientôt une heure, il est temps de conclure. Alors on va juste simplement dire une chose, je sais, je vais faire une analogie. Une fois, il y a eu une discussion profonde sur l'amour et le fait qu'à un moment donné... Mais c'est simplement une femme avec beaucoup de... Je ne saurais pas te faire retranscrire la sagesse qu'elle avait. Alors que cette femme n'était pas âgée, elle était même très jeune mais elle était d'aplomb. Et à un moment donné, l'animateur disait « C'est marrant parce que vous semblez aimer les mauvais garçons. Quand il y a un bon garçon que vous pouvez avoir tout de suite et vous mariez, non, vous testez d'abord des mauvais. » Et malheureusement, les bons qui vous voulaient avant n'ont pas bénéficié de ce traitement de faveur que vous avez fait. Elle a répondu simplement, elle dit, quand on a envie de se caser avec quelqu'un, ça se décide simplement. Ce n'est pas tellement le choix du garçon, parce qu'on a du choix. Et à un moment donné, c'était sa façon à elle d'expliquer les choses. Elle était très jolie, très belle, donc je pense que ça se bousculait au portillon pour elle. Mais ce qu'elle veut, ce qu'elle voulait dire par là, c'est que Quand une femme se sent dans la maturité, et là je dois dire « Allez, je m'arrête maintenant sur ce bonhomme-là, que ce soit le bon ou le mauvais. » Elle ne le sait pas, mais elle décide à un moment donné « C'est avec lui que je vais faire un bout de chemin. Il durera ce qui durera, peu importe. » Ce que je veux dire par là, c'est qu'elle a dit « On décide à un moment donné de faire notre vie. On arrête de jeter notre gourme et de devoir faire des tests. » Donc là, est-ce qu'on ne doit pas être exactement dans le même état d'esprit ? Est-ce qu'être heureux, s'accepter et enfin vivre une vie, c'est-à-dire une expérience de vie imminente, est-ce que ça se décide ?
- Speaker #0
Oui. La preuve, c'est s'accepter tel qu'on en est. C'est s'en ficher réellement de ce que pensent les autres. Parce qu'encore une fois, ça c'est mon point de vue. Vous me direz en commentaire ce que vous en pensez, mais je pense que c'est l'influence des autres. La personne qui a peur... Je ne sais pas moi de se lancer, je ne sais pas moi d'écrire un livre.
- Speaker #1
C'est le compte directeur pour toi alors ?
- Speaker #0
Oui, qu'ils se disent oui mais après on va dire que ceci, que je suis mauvais. La peur de l'échec, parce qu'on est dans une société comme tu l'as dit aux Etats-Unis, c'est quelque chose qui est glorifié, mais en France ça ne l'est pas. Tout comme en France on ne supporte pas que les gens gagnent. Quand tu vois qu'aujourd'hui les personnes qui sont des stars sont des influenceurs, qui franchement des fois mangent que des trompe-l'œil, parce que moi je les vois ils ont beaucoup de vidéos et ils mangent que des gâteaux en forme de banane, de fraise, de ce que tu veux, de mangue d'ailleurs. Donc je veux dire, et en fait ils misent tout sur leur physique, tu vois qu'ils ont plein de filtres. Mais bon, voilà. Alors imagine, cette personne rencontre quelqu'un et dit « Oui, tu sais, c'est moi qui mange les bananes sur... » Et là, tu vas lui dire « Mais attends, mais je t'ai déjà vu, mais enfin bon, là, c'était il y a longtemps, non ? Parce que là, on dirait que... Je veux dire, ça s'est passé ! »
- Speaker #1
Mais t'as fait un rafale-banc à ça, du coup ? Mais non,
- Speaker #0
mais justement, au contraire, tout est délabré. Il s'est passé quelque chose. Et en fait, non. Et je crois que ça, vraiment, les gens de peur, de peur, hein, d'être jugé, c'est toujours la peur du jugement.
- Speaker #1
Il ne faut pas tricher.
- Speaker #0
Oui mais d'accord, je vais reprendre mon exemple, parce que ça va être plus simple que de désigner quelqu'un d'autre. Je veux dire, moi je pars avec tellement de handicap, je suis Sophie Vitelli, il n'y a rien qui va. Il n'y a rien qui va dans le fond puisque regarde, ma passion c'est le paranormal, j'écris sur ces sujets, je suis quand même médium, je fais aussi de la voyance quand il faut le faire, je n'ai aucun problème à m'afficher, Mais qui a envie de supporter ça ? Et en plus, j'ai un avis sur tout. On est bien d'accord ? Et je me prends pour Sébastien Loeb. Comment tu veux que je m'en sorte ? Et là, on pourrait se dire le regard des autres. Alors, ceux qui connaissent mon parcours savent très bien que j'ai coupé.
- Speaker #1
Oui, mais tu ne triches pas.
- Speaker #0
Avec ma famille. Oui, d'accord, mais moi, par exemple, quelqu'un qui me fait une grâce, je ne le pleure pas, tu le sais. C'est-à-dire que son chemin n'était pas fait pour m'accompagner. Je n'ai pas de regrets. Je me dis qu'on met des vraies personnes, effectivement. Tu m'as bien cerné. Je suis quelqu'un d'entier. Quelqu'un d'entier, je m'en fiche. Je m'en fiche de ce qu'on peut dire. Tu le sais d'ailleurs, ça me fait rire. Voilà, ça me fait rire. Même ceux qui peuvent dire du mal sur YouTube ou des choses comme ça. Voilà.
- Speaker #1
Tu passes par-dessus.
- Speaker #0
Je m'en fous qu'on pense que je ne sois pas légitime parce que je suis médium à diriger une association. de lutte contre le harcèlement en ligne, si je pense que justement je suis à même de pouvoir comprendre la problématique des gens.
- Speaker #1
Tu l'as été toi-même aussi, dénigré, donc tu connais le problème. Bien sûr,
- Speaker #0
mais même au-delà de ça, je pense que... Voilà, c'est tout bête ce que je vais dire, mais imagine qu'à la tête d'un syndicat, d'une association de protection, des boulangers, ils aient mis un garagiste ! Tu vois ce que je veux dire ? Comment tu veux que la personne...
- Speaker #1
La foi de cohérents.
- Speaker #0
Il faut être cohérent. Il faut être cohérent parce que sinon, c'est pas possible.
- Speaker #1
C'est pour avoir la protection des arts divinatoires et d'un ésotérisme éthique. Si on n'est pas dedans, ça sert à rien.
- Speaker #0
Après, il faut être juste. Il faut être juste. Mon plus grand combat, on le sait, c'est que je ne supporte pas l'escroquerie. Ça veut pas dire que je suis là, et ça je l'ai souvent dit, Même si ça m'est reproché encore aujourd'hui, je vais le redire encore, je vais en profiter. Je ne suis pas là, je l'ai dit d'ailleurs même la dernière fois, j'ai été invité par Julie Détouche, je ne suis pas là pour dire qu'il y a un bon ou un mauvais médium. Ce n'est pas du tout ça, je dis qu'il y a des règles à respecter, des règles de bien-séance. de comportement voilà mais je me dis pas une chose qui est exacte jamais je n'ai avancé de 2 jamais vous m'avez entendu dire ça vous regardez sur internet le pardon vous regarderez n'importe quelle vidéo jamais j'ai dit un tel et ceci un tel et cela toutes les affaires que je traite c'est celle des mener à bien c'est que j'ai des preuves c'est qu'elle est personne comporte plainte et pour l'instant je n'ai même pas fait encore d'affaire comme ça qui ont été remis en avant rue contre un médium Ça a été des affaires de harcèlement en ligne.
- Speaker #1
Essentiellement, oui.
- Speaker #0
Donc on a eu des affaires comme Tesolia, là qui vraiment escroque tout le monde. C'est une société basée à Dubaï. Donc vous voyez, ça veut dire que là on essaie de me déstabiliser en disant oui, elle n'est pas légitime. Mais moi je m'en fiche complètement. Parce que je sais que je fais les choses avec justesse.
- Speaker #1
Mais tu sais ce que tu vaux. Exactement.
- Speaker #0
Je ne me dis pas voilà. Et là, je pourrais être freiné. Mais au contraire. De savoir ça, ça me motive encore plus. Parce que les personnes qui font ce type de remarques sont des personnes qui arnaquent des petites vieilles. La plupart du temps, remarque bien, les seules réflexions qu'on a eues sur la structure elle-même ou sur le fait que je sois présidente, ce sont des personnes qui agissent très très mal ou qui font de la manipulation de masse ou qui envoient des courriers avec des bracelets magiques. Ce ne sont pas des personnes qui respectent le milieu ou qui ont envie d'avoir une profession apaisée. A chaque fois, remarquez bien, et ça vaut pour tout le monde, ça ne vaut pas seulement pour ma part, je prends mon exemple, parce que je ne peux pas prendre votre exemple, mais si vous remarquez, les personnes qui essaient de vous déstabiliser, même au travail, sont souvent des personnes qui eux voudraient avoir le poste. Vous êtes en concurrence, qui va dire « Oui mais toi, ça fait que deux ans que tu es là, de toute façon toi t'as été pistonné. » Ils sont prêts à tous les coups bas pour faire en sorte que vous ne soyez plus assez sûr de vous pour accéder à cette place. Parce qu'on veut cette place. On veut cette légitimité.
- Speaker #1
Oui, on élimine la concurrence potentielle.
- Speaker #0
Exactement. Et là tout le monde est en train de se dire « Mais c'est vrai ! » . Donc moi ce que je vous conseille pour conclure, pour ma part, c'est... de vous détacher du matériel, bon pas trop quand même, on n'est pas obligé de sortir avec des guenilles comme ceux qui étaient en bas de la tour de cri. Non, ce n'est pas ça que je suis en train de dire. Mais voilà, de ne pas se dire « oui voilà, je suis trop gros, je suis trop gros, je ne peux pas aller à la piscine, je ne peux pas rencontrer quelqu'un, et j'ai les dents tordues, et j'ai ceci, et j'ai cela, et puis mes cheveux, je n'en ai pas beaucoup, voilà, là j'ai ça » . Il faut sortir de ça, parce que dites-vous bien que les autres personnes ne le voient pas. Tout le monde a des complexes. Moi-même j'ai des complexes évidemment. Je me dis mais là je suis en train de... Et en tout cas en train de dégringoler. Je vais avoir 50 ans, je suis célibataire et puis je me dis... Et puis tant pis, on peut pas lutter. Qu'est-ce que je vais faire ? Je vais partir en Tunisie ou en Turquie ? Je vais me faire ramaler complètement. Que Didier quand la prochaine fois que je viens il va me dire... Bonjour madame. Vous êtes qui ?
- Speaker #1
Il m'a même changé.
- Speaker #0
C'est moi !
- Speaker #1
Mais t'as été complètement refait. T'as fait ça où ?
- Speaker #0
Pas du tout. Alors là, je ne comprends pas. Avec la bouche en poule.
- Speaker #1
Le mot d'ordre. Est-ce qu'on peut résumer ? Est-ce que tu m'autorises à dire que finalement, c'est déjà prendre conscience de ses propres valeurs et les valoriser ? Moi,
- Speaker #0
je pense que toutes les personnes qui sont de bonnes personnes...
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Je pense qu'on participe tous à la création d'un monde du monde, tout court, meilleur, j'espère. Parce que bon, on n'est pas dans un monde en ce moment qui...
- Speaker #1
C'est pas parfait.
- Speaker #0
Mais par contre, une vie, elle mérite d'être vécue. Il n'y a personne qui doit vous dire ce que vous devez faire. Ni vos parents qui vous ont dit à quel point vous étiez nul, ni ceux qui ont dit à quel point vous étiez formidable, vous méritiez d'être le président de la République. Au final... Vous vous retrouvez chef caissier chez Monop. Peu importe, peu importe. On a tous des parcours qui sont différents. Aussi ne pas se victimiser parce que ça je l'entends souvent. Oui mais moi quand j'étais jeune j'ai été violenté et ceci cela. Mais prenez votre revanche sur la vie. Je veux dire osez être vous. Ne restez pas en contact avec des personnes qui vous rabaissent. Vous savez cette fausse bienveillance, les amis d'enfance qui au final sont là. « Eh oui, mais toi tu es comme ci, toi tu es comme ça. » Et en fait, vous vous rendez compte que cette relation, elle a toujours été dans cette dynamique. Il faut arrêter avec ça. Il faut avoir le courage. De toute façon, aujourd'hui on le sait, on ne peut compter que sur soi-même. Il faut s'assumer et se dire « Ouf, qu'est-ce que j'en ai à faire ? » Encore sans être sérieux, « Qu'est-ce que j'en ai à foutre ? » Mais c'est exactement ça. c'est-à-dire voilà, ça lui convient pas, c'est pas grave, il y a d'autres personnes que c'est... Voilà.
- Speaker #1
- Et c'est marrant parce qu'on avait créé la vignette avant de danser sur le podcast, et on en a rien à foutre des apparences.
- Speaker #0
- Ouais ! Ah oui, c'est ça ! - C'est ça le sous-titre.
- Speaker #1
On avait mis ça donc quelque part c'était précurseur et... Et voilà, c'est un dénominateur commun, je crois que c'est une bonne conclusion pour dire voilà, rien à foutre du reste, du moment où vous êtes bien et que ça vous plait, faites-le. - C'est ça,
- Speaker #0
arrêtez de faire des apparences, soyez vous-même, on s'en fiche de voir Tartuffe ou Goldorak.
- Speaker #1
Les comparaisons ont toujours fait souffrir.
- Speaker #0
Sur Instagram, moi-même je scrolle, je les vois. Mais enfin, je veux dire, c'est ridicule. C'est ridicule. Et vous vous dites, attends... Et après dans la vraie vie, vous vous promenez en ville et là vous voyez des gens avec qui vous étiez à l'école et vous vous dites, qu'est-ce qu'elle a mouffé ? Parce que ça, on se fait tous la réflexion.
- Speaker #1
Je te dis pas le montant des travaux.
- Speaker #0
Ouais mais après tu attends. Et après tu dis, bah attends, on est amis sur Facebook. Attends, on est connectés à Instagram, fais voir sa tête. Ah ouais, non mais c'est pas la même. Parce que tout le monde a envie de se mettre un petit filtre. Ce qui est normal, nous-mêmes on en met.
- Speaker #1
C'est humain, oui.
- Speaker #0
Après je veux dire, on nous reconnaît dans les émissions, vous dites pas qu'ils sont si chants. Tu vois, vous savez qui est le mec avec Sophie Vitalis ? Ah mais c'est Didier Santiago ! Ah non, il n'est pas comme ça. Il n'a pas des redlocks, je crois. Le mec, ça fait des années qu'il vous fait croire qu'il n'a pas de cheveux, vous vous rendez compte ? Non, mais voilà, ce qu'il faut retenir, c'est ça. Et je sais que souvent, enfin, je vois vos commentaires dans le chat, mais même sous les vidéos, vous dites, ah, mais Sophie, alors tout comme Didier, mais vous me redonnez de l'espoir. Mais en fait... Soyez vous-même, soyez comme nous. Oui.
- Speaker #1
C'est le principal nom, il y a le chat qui dort, c'est pour ça. C'est le chat qui dort.
- Speaker #0
J'avais pas vu qu'on avait le lynx.
- Speaker #1
Le lynx qui vient de se dormir. Allez, cette question va se laisser. Donc si vous voulez commencer une vie, une expérience de vie imminente, eh bien ça se décide et c'est à vous de le décider. Vous pouvez le décider dès maintenant, juste après ce podcast, et dire allez, je m'accepte tel que je suis, je m'aime tel que je suis. On est dans le Ho'oponno, tout ce que vous voulez. Peu importe la manière dont vous allez prendre le pli pour vous accepter. Mais voilà, aimez-vous, valorisez-vous, arrêtez la procrastination et puis vous allez expérimenter ce que c'est une vie. Votre vie commence maintenant parce que vous l'avez décidée.
- Speaker #0
C'est exactement ça, soyez vous-même. Et ne faites pas des Jean-Michel à peu près, je vous en prie.
- Speaker #1
Merci à vous.
- Speaker #0
Merci, bonne soirée.
- Speaker #1
Au revoir.
- Speaker #0
A bientôt, au revoir.