- Speaker #0
Quoi, c'est intéressant quand on vit à l'étranger d'investir dans ce type de produit ?
- Speaker #1
Il y a plein de raisons. La première, je pense qu'il faut faire un très gros parallèle entre un Français résident en France qui a passé sa carrière intégralement en France et un expatrié. Un Français qui a passé l'intégralité de sa carrière en France va se baser pour sa retraite sur la retraite par répartition française pour laquelle il a cotisé toutes ses... Un expatrié, finalement, plus il est parti jeune en tant qu'expatrié... moins il a cotisé à cette retraite. Donc, il va avoir besoin de se créer une retraite par capitalisation. Et le private equity fait partie des très bons leviers, des très beaux leviers très intéressants pour développer un capital pour la retraite qui soit très rapidement convertible en une rente au moment où on décide de prendre sa retraite. Donc dire j'ai amassé, tant d'épargne grâce à différents produits, grâce à de l'immobilier, à autre, peu importe, et avoir cette capacité de convertir un risque qui était plutôt élevé en private equity, si on investissait sur le marché action très dynamique, en une rente qui sera plus sécurisée, dont on attendra moins de rendement, mais qui nous permettra d'avoir un revenu passif de retraite. une retraite de façon passive grâce à ces capitaux. Donc la grosse différence, elle se fait là. Un Français qui vit à l'étranger peut investir dans les mêmes fins qu'un Français qui vit en France sur tous ses fonds français qui sont de très bonne qualité pour plusieurs raisons. Et la première, c'est que l'autorité des marchés financiers est très protectrice des investisseurs. Donc il y a beaucoup de contraintes pour les fins. Donc ça, c'est très sécuritaire pour les investisseurs et très intéressant.
- Speaker #0
Du coup, c'est intéressant d'investir dans le private equity quand on vit à l'étranger pour atteindre un objectif à long terme. Tu mentionnes la retraite, j'imagine que ça peut aussi être... Je viens juste d'avoir des enfants, je vais pouvoir financer leurs études aux États-Unis. Ça va coûter beaucoup d'argent et je veux pouvoir anticiper ça. J'ai la liquidité aujourd'hui pour le faire.
- Speaker #1
Tout à fait. Ça va permettre de dynamiser l'épargne afin d'atteindre l'objectif finalement plus vite et avec beaucoup... beaucoup moins d'aléas. On peut parler de l'aléa des crashs boursiers du côté, qui eux ne vont pas exister en private equity, puisque justement on n'est pas dans l'univers du côté. Donc on n'a pas de valorisation journalière. On va avoir des résultats trimestriels qui vont influencer grandement sur la valorisation boursière de la société. Dans le long côté, finalement, c'est le gérant ou le fonds qui va, les propriétaires de la société, qui vont contribuer quantifier le travail fourni et finalement, avec d'autres paramètres, on a eu tant de chiffres d'affaires, on a vendu tant, on a combien de stocks, combien est valorisé la société. On a réussi à prendre tant de parts de marché, etc. Donc finalement, dans quelque chose de beaucoup plus tangible que simplement l'humeur du marché qui est content ou pas content des résultats trimestriels d'une société. Donc dans le private equity, on va avoir du temps long, on va être illiquide, oui, mais on va beaucoup moins fluctuer. Donc, on n'aura pas ce rollercoaster émotionnel de l'annonce du droit de douane de février de Donald Trump. Ça n'existera pas en private equity et ce qui est plutôt sympa, surtout quand on s'intéresse énormément à la bourse.
- Speaker #0
Quand on vit à l'étranger, est-ce que tu peux avoir accès à des opportunités dans ton pays d'accueil, dans un pays tiers peut-être ?
- Speaker #1
Oui et non. Dans certains pays, ça va être très facile, on va pouvoir avoir des opportunités du du pays d'accueil, puisqu'on répondra aux critères de l'autorité de tutelle financière des fonds pour investir dans son pays d'accueil. Et là encore une fois, tout va dépendre du pays d'accueil. Les conditions ne sont pas les mêmes. Dans un pays tiers, oui, on va pouvoir y avoir accès. Un Français qui vit en France, qui répondrait aux critères d'accredit-investor qui souhaiterait investir à Singapour pourrait le faire. Ça n'aurait pas forcément d'utilité plus que ça, puisque sa résidence fiscale resterait en France. Mais sur le papier, il pourrait le faire.
- Speaker #0
Et c'est quoi un accredited investor à Singapour ?
- Speaker #1
Un accredited investor à Singapour, c'est quelqu'un qui va répondre à l'un des trois critères suivants. Le premier critère, c'est d'avoir gagné 330 000 dollars singapouriens sur les 12 derniers mois. Le second critère, c'est d'avoir 1 million d'actifs financiers. Et le troisième critère, c'est d'avoir 2 millions d'immobilier avec au maximum 1 million de valorisation pour la résidence principale. 1 million de résidence principale, 1 million d'immobilier de rendement locatif, sous toutes ses formes possibles et imaginables.
- Speaker #0
Pourquoi c'est intéressant d'être accredited investor à Singapour ?
- Speaker #1
Parce que justement ça permet d'investir à Singapour sur des produits comme le private equity. Avant d'être accredited investor à Singapour, on n'aurait pas le droit d'investir sur ce type de produit. En France, pour investir dans certains fonds il y a quelques années, c'était forcément 100 000 euros et c'était la barrière. À Singapour, la barrière n'est pas de 100 000 euros, elle est sur 10%. des revenus et des possessions que nous ayons. À Hong Kong, la barrière c'est un million de dollars en produits financiers.
- Speaker #0
Et j'ai plusieurs questions là-dessus. La première c'est tu me parles de certains types d'investissements. Est-ce que tu as un exemple vraiment concret qui permet d'illustrer cette différence entre j'ai investi via un fonds classique et j'ai investi via un fonds à Singapour ?
- Speaker #1
Oui tout à fait. J'ai un exemple très parlant notamment qui va contrecarrer certaines problématique du private equity. Je suis accredited investor à Singapour, donc ce n'est pas un statut qu'on demande, c'est un statut qu'on a ou qu'on n'a pas. Est-ce que je réponds à l'un des trois critères que j'ai cités précédemment ? Oui ou non ? Si oui, j'ai accès à des fonds qui sont à Singapour. Le gros avantage de Singapour, c'est que ça bouge un petit peu plus vite qu'en Europe, même au niveau de Monetarity Authority of Singapour, qui est l'organisme de tutelle financière. À Singapour, il y a déjà des fonds qui sont lancés qui s'appelle des fonds Evergreen de Private Equity, qui sont en train de se lancer en Europe aussi, bien évidemment, mais avec un léger temps de retard de presque un an et demi, deux ans. Et ces fonds Evergreen, ce sont des fonds de Private Equity, dits semi-liquides, c'est-à-dire qu'il y a des fenêtres de sortie sans pénalité tous les semestres. Ce qui est très intéressant, notamment quand on veut mettre le pied à l'étrier dans le private equity aussi. Pour la simple et bonne raison que 10 années où nos fonds sont bloqués, c'est très long. Il peut se passer énormément de choses en 10 ans et cette illiquidité est peut-être un des freins majeurs qu'on peut retrouver sur le private equity. Sur un fonds evergreen, il y aura aussi ce sujet d'illiquidité puisqu'on est quand même sur du private equity avec les risques inhérents. de cette catégorie d'actifs. Et donc, en théorie, j'ai une liquidité, mais les fonds en règle générale sont constitués comme ça. Il y a une poche de liquidité qui correspond à 10%. Donc si personne ne souhaite sortir à ce semestre et que moi je souhaite sortir, je récupère l'intégralité de mon investissement assez facilement. En revanche, si au semestre 100% des investisseurs veulent sortir, on récupère tous seulement 10%.
- Speaker #0
Ok, mais ça fait quand même une grande différence par rapport aux fonds classiques. Bien sûr. Ces événements de vie que tu mentionnes arrivent et on ne peut pas les contrôler. C'est aussi pour ça qu'il faut vraiment en avoir conscience avant d'investir dans un fonds, qu'on ne pourra pas les récupérer. Mais finalement, si c'est un fonds Evergreen semi-liquide, ça permet d'avoir un juste milieu entre je bloque la totalité de la somme sur 10 ans et finalement, je pourrais quand même récupérer une partie si à un moment donné j'en ai besoin.
- Speaker #1
Alors ? Alors oui, mais je pense que là, il faut qu'on rentre réellement dans une spécificité technique que je vais essayer d'expliquer le plus simplement possible, qui est de dire quelle est la différence majeure entre un fonds Evergreen et un fonds classique, peu importe où il se situe. Un fonds classique, quand je vais souscrire à mon ticket d'entrée de 100 000 euros, ça va être un commitment. Donc je signe et je dis que je vais investir 100 000 euros dans ce fonds. En revanche, sur un fonds classique... Mes 100 000 euros ne vont pas être appelés à J1 une fois que j'ai signé. Ils peuvent être appelés sur 4 ou 5 ans. Donc, sur 5 ans, 20 % par an, sur 4 ans, 25 % par an. C'est un exemple, ça ne fonctionne pas toujours comme ça à chaque fonds spécifique. Mais l'idée, c'est de dire que je n'ai pas besoin de mobiliser 100 000 en instantané. Sur un fonds Evergreen, ce n'est pas de commitment, si j'investis 100 000, c'est 100 000 qui sont à investir immédiatement. au jour 1 de mon investissement. Un fonds Evergreen va avoir un taux de rendement interne d'opération entre 9 et 12% quand sur un fonds classique, sur la partie de mon capital qui est investi, donc qui a été appelé par le fonds, je peux attendre que ce soit plutôt entre 15 et 22%. À terme, un fonds Evergreen est quand même très intéressant puisque quand il m'appelle, c'est Au détail près, ce n'est pas grave. C'est 100% de mon capital qui est mis au travail. Bien que ce travail, sur le papier, rapporte moins. Sur du long terme, ça reste très intéressant. Il est très compliqué pour un fonds classique, de faire beaucoup mieux qu'un fonds Evergreen sur du long terme. Sur du court terme, ça peut être sur une dizaine d'années, un fonds classique va pouvoir faire bien mieux qu'un fonds Evergreen.
- Speaker #0
Si je comprends bien, si j'investis dans un fonds classique, je vais être appelée tous les ans une somme sur les 100 000 euros que je me suis engagée à investir. Et au bout de ces cinq années, j'aurai investi mes 100 000 euros ? Ça veut dire qu'en fait, les 100 000 euros ne travaillent pas à l'année 1. Mais ça veut aussi dire que si je n'ai pas la totalité des liquidités à l'année 1, je peux commencer à investir.
- Speaker #1
C'est un pari risqué. C'est un pari risqué,
- Speaker #0
d'accord. Encore une fois... Encore, ça ne m'aide pas, ça.
- Speaker #1
Gilles, prenons un cas fictif d'un fonds classique où tu as signé ton commitment de 100 000. Tu disposes de 60 000 de cash actuellement et tu espères... deux gros bonus sur les deux années à suivre. Très bien. La première année, on t'appelle 20 000. Donc, tu as encore 40 000 qui étaient prévus pour ça. Tu es sur un compte que tu essaies de faire travailler sur un livret un peu quand même pour pas que ça dorme parce que tu as compris que l'argent sur un compte courant, c'est ce qu'il y a de pire. Très bien. En revanche, tout ne se passe pas comme prévu. En année 2, tu n'as pas ton bonus. Et le fonds, lui, a trouvé des opportunités magnifiques et dit en année 2, moi, au lieu d'appeler 20 000, je vais appeler 60 000. Donc en fait, sur les deux premières années, il t'aurait pris 80 000. Et ça peut arriver. Donc ça veut dire que le fonds aurait de très belles opportunités. Ce ne serait pas forcément inintéressant pour les investisseurs. Mais donc, il faut quand même avoir ce capital disponible plutôt vite pour pouvoir répondre à l'appel de fonds. Je trouve qu'il est très risqué quand on est à 40 % de la somme du commitment ou de jouer à ça. Ce n'est pas l'objectif. Nous, on va toujours conseiller nos clients de ne pas le faire. L'objectif, ce n'est pas de jouer avec l'épargne de nos clients, mais c'est surtout de ne pas les mettre dans une situation où ils seraient obligés de vendre à prix décoté leur part de fonds puisqu'ils ne pourraient pas répondre à cet appel. Et ça, ça deviendrait très dérangeant.
- Speaker #0
Ça, c'est un point très important que tu mentionnes parce que du coup, il faut vraiment être sûr d'avoir déjà cette somme avant d'envisager d'y aller. Que ce soit sur... le fonds classique, où en fait tu peux penser que si tu n'as pas la somme, je l'aurai l'année prochaine, l'année d'après, ça va bien se passer. Ça ne sera pas le cas. Par contre, le fonds Evergreen, tu es obligé d'avoir la somme complète dans la totalité avant même de regarder ce qui se passe, parce que de toute façon on va te demander l'argent. Et le point positif de ça, c'est qu'au jour 1, ton argent commence à travailler. Et donc si tu compares les deux types de fonds, finalement, est-ce que la performance est meilleure ? sur un fonds Evergreen à 10 ans que sur un fonds classique si on lisse la performance ?
- Speaker #1
Si on lisse la performance, tout va dépendre des fonds. Un fonds Evergreen qui va faire du 9% par an, il va falloir qu'un fonds classique pour être équivalent et un multiple de 1,7, 1,8, où là on sera assez équivalent. Donc finalement, sur une dizaine d'années, un fonds Evergreen à 9, c'est équivalent à un fonds de fin qui fait x 1,8. Un fonds Evergreen qui fait 12, là il va falloir trouver un fonds de fonds qui va faire entre 2,4 et 2,5 pour être comparable. Donc la bonne stratégie finalement et intrinsèquement si on peut le faire puisqu'on répond aux critères des deux côtés. Donc d'un côté, on peut avoir le commitment de 100 000 sur un fonds classique. De l'autre, on est accredited investor, on a accès à ce type de fonds qui sont déjà des fonds de très bonne qualité puisque développés depuis quelques années en Asie. C'est aussi pour ça que c'est intéressant d'être accrédité d'investeur. L'idée, c'était de se dire, je prends mon commitment de 100 000 où j'ai mes 20 % qui vont tourner à entre 15 et 20 % de rendement annuel, ce qui est très bien sur la partie appelée. Et si je peux le faire, essayer de mettre les 80 000 sur un fond Evergreen qui tournerait peut-être à 8-9 % en prévoyant. évidemment de faire des retraites sur fonds Evergreen pour investir sur fonds classiques. Avoir deux stratégies imbriquées pour avoir la plus grosse masse de capital de ce commitment qui travaille et qui travaille avec un rendement très intéressant. Et pourquoi un rendement très intéressant ? Parce que ce soit sur les 5, 10, 15 ou 25 dernières années, le bas du premier quartier de private equity a toujours surperformé les marchés financier coté, donc la bourse. Donc c'est intéressant d'avoir une partie de son patrimoine là-dessus qui va travailler avec un fort rendement.
- Speaker #0
Quelle partie du patrimoine tu conseilles de mettre en private equity ?
- Speaker #1
Question très difficile pour la simple et bonne raison personne n'a le même patrimoine et si j'avais le même patrimoine que toi, je n'aurais pas forcément le même profil investisseur. Donc la même appétence à prendre des risques, à me dire « Je suis capable de bloquer mon argent réellement pendant 10 ans sur un fonds classique où je n'en ai pas besoin. » Cette notion, elle est très personnelle. Si on prend un cas un peu classique, bateau, mais qui ne sera pas forcément bon justement à cause des différents plans que je viens d'évoquer, se dire qu'on peut mettre entre 15 et 20% de son patrimoine financé sur du private equity, ce n'est pas aberrant. Finalement, plus on a un patrimoine conséquent, plus on va pouvoir investir en private equity puisqu'en fait, on va avoir une poche de liquidité qui va être suffisamment costaud pour subvenir à tous nos besoins même en cas de crash énorme finalement. Un exemple d'un family office qui gère les fortunes de très grandes familles, notamment historiquement de familles industrielles. Ces family offices peuvent monter parfois jusqu'à 80% de private equity, mais parce qu'on est sur des montants qui sont énormes. Donc en fait la poche de liquidité de 20%, elle représente déjà des millions d'euros liquides. Donc il y a moins de sujets. Finalement plus notre capital et notre surface d'investissement financière est faible, plus il faudrait que l'exposition au private equity le soit aussi, puisque encore une fois, le très gros risque du private equity est son illiquidité. Et donc si j'ai même une grosse appétence à prendre des risques, mais que j'ai un capital qui n'est pas colossal, il faut prendre en compte les soucis de la vie, les tuiles qui tombent et en règle générale arrivent tout en même temps, et que j'ai suffisamment de liquidités pour pouvoir m'en sortir sans que ça change. Ma vie familiale m'entraîne, je dis que je puisse peut-être relancer une société si j'étais entrepreneur ou que sais-je. Il faut avoir réellement conscience de cette illiquidité du private equity qui permet d'accéder à ces très beaux rendements, mais qui est aussi un frein et l'un des plus gros dangers. Enfin, un frein pour certains et l'un des plus gros dangers.
- Speaker #0
Ça, c'est bien à noter que même si on parle dans cet épisode de différents types de private equity, des différents types de fonds, des endroits où on peut investir en France, dans son pays d'accueil, si on a de belles opportunités ou à Singapour. En fait, il y a surtout cette grosse partie risque qu'il faut bien avoir compris avant de placer son argent sur ce type de produit.
- Speaker #1
Et oui, les fonds Evergreen dit semi-liquide, encore une fois c'est du semi-liquide. C'est une liquidité qui est théorique et donc on est sur la classe d'actifs de private equity. il faut aussi prendre en compte ce risque de liquidité. Donc, il faut réfléchir assez finement sur la façon dont on va placer ses actifs afin de pouvoir pallier justement à tous ces cas de vie qui arrivent.
- Speaker #0
Si je me dis, j'écoute cet épisode aujourd'hui avec Guillaume et j'ai envie de le faire, à partir de quel moment dans ta vie c'est intéressant de commencer à regarder ce type de produit ?
- Speaker #1
Alors, quand on est expatrié... Plusieurs options, je pense qu'un bon âge médian pour commencer le private equity c'est une quarantaine d'années. Parce qu'on a déjà construit un capital financier, on a déjà démarré dans la vie, on sait où on va. Il n'y a pas trop de sujets. Si on peut commencer plus tôt c'est très bien parce qu'en fait ce qui est très intéressant avec le private equity c'est de se laisser le temps d'avoir cette prime d'illiquidité dont on parlait, donc ce risque, pour que son capital grimpe. mécaniquement assez vite et avec une partie de risque pour ce capital. 40 ans, ça permet de se dire qu'on a 25 ans devant nous avant de prendre notre retraite. Pour 25 et 30 ans, en fonction de si on est à la pénibilité de son travail, évidemment, entre 20 et 30 ans. Et 20 et 30 ans, c'est très bien parce qu'on peut faire de très belles choses avec du private equity en 20 à 30 ans tout à fait. 40 ans, c'est bien. Si on peut commencer autour de 30, c'est mieux. 40 ans, c'est bien. On commence à avoir une situation qui normalement est...
- Speaker #0
Et pour quel type de profil tu penses que ce n'est pas du tout le bon produit ?
- Speaker #1
Je pense que le private equity n'est pas du tout bon produit pour des personnes qui ne vont pas être capables de considérer cette illiquidité comme étant gravée dans le marbre. Donc en se disant, mon investissement est réellement bloqué dix ans. Pour moi c'est rédhibitoire et ce sont des profils qui ne devraient absolument pas aller sur du private equity parce que c'est le plus gros risque. donc encore une fois cette illiquidité soit les rendements sont très très beaux mais même il y a un peu Ou alors pour des profils investisseurs qui seraient très sécuritaires. Donc le private equity est une très bonne façon de diversifier son patrimoine et d'aller chercher du rendement. Mais si mon client ou mon prospect a un profil d'investisseur qui est très sécuritaire où il ne peut absolument pas subir de pertes sur son capital, le private equity au même niveau que les marchés cotés ne seront pas pour lui. Historiquement, il n'y a jamais eu de fonds de private equity qui sous-performent et où les 100 000 euros disparaissent. Ce qui s'est passé dans le passé ne présage pas ce qui pourrait se passer plus tard. Un très mauvais fonds de private equity ne va pas du tout faire la performance qu'il a annoncé. En règle générale, on récupère ses 100 000 euros. Mais encore une fois, en général, il faut être capable d'investir sur cette classe d'actifs qui est risquée et donc de dire que je peux subir des pertes sur mon investissement. Ce qui est beaucoup plus rare quand on fait du fonds euro, puisque ce n'est pas possible, notamment en assurances françaises, ou quand on va aller sur des fonds monétaires très sécures qui vont faire du 2-3%. La perte en capital est très limitée et on est sur une échelle de risque qui est très basse. Quelqu'un qui aurait des millions d'euros à investir et qui serait très sécuritaire, j'essaierais probablement de la convaincre quand même de dynamiser une partie de son épargne, disons qu'elle mette 5% de son épargne en private equity, si elle a des millions d'euros et que ça fasse 100 000, 5% de son épargne avec le reste en très sécuritaire, globalement, le risque de son portefeuille serait extrêmement bas. Mais pour autant, si elle est réfractaire à la perte en capital, ce ne sera pas forcément le produit qui lui convient. Juste, il faudra que cette personne ait conscience qu'elle ne peut pas attendre de son épargne qu'elle tourne à 10% de rendement par an, si elle ne prend pas de risque. Et en règle générale, elle sera tout à fait alignée avec ça. Si elle ne l'est pas, il y a peut-être un travail de fond à faire sur de l'éducation financière pour bien comprendre où on met les pieds. Et encore une fois, c'est ce qu'on essaye de faire tous à notre échelle en tant que conseillers en investissement financier, c'est de rendre accessibles et le plus simple possible des produits qui, historiquement, n'étaient pas plus compliqués, mais qui n'étaient pas disponibles pour le grand public.
- Speaker #0
Est-ce que tu penses que si tu n'as jamais investi dans rien ? Tu as fait de l'épargne, tu as beaucoup d'épargne et tu peux mettre ces 100 000 euros. Est-ce que tu conseillerais à quelqu'un de commencer par ça ?
- Speaker #1
Peut-être. En revanche, j'aimerais et je souhaiterais que ce soit plutôt un résident fiscal en Asie, qu'il soit plutôt vers Singapour et que pour lui mettre le pied à l'étrier, je puisse lui conseiller d'investir dans un fonds Evergreen semi-liquide qui pourra probablement casser un peu cette barrière de liquidité qui peut faire très peur. et qui est totalement compréhensible. Et puis surtout, le gros avantage de ça, c'est que ce sera un commitment direct. Aujourd'hui, j'investis tout et il n'y aurait pas... On pourrait voir les résultats finalement assez vite en se disant mon épargne a tourné à temps et j'ai une valorisation dont je peux sortir et ce serait peut-être la façon la plus simple. Pour autant, ce serait peut-être le seul cas où je le ferais. Je pense qu'il faut... monter graduellement en compétence sur les différentes classes d'actifs et de leurs risques. Je n'ai jamais investi nulle part. En fait, si j'ai déjà investi parce que je suis propriétaire de ma résidence principale, donc j'ai déjà fait le meilleur achat immobilier possible si je suis résident fiscal français. C'est de moins en moins vrai avec les nouvelles lois, mais c'était vrai historiquement. Qu'est-ce que j'ai fait d'autre ? J'ai des livrets bancaires qui sont pleins à craquer. C'est déjà pas mal, je me prémunis un peu contre l'inflation. Est-ce que... Je ne commencerai pas plutôt par investir de façon très diversifiée en bourse, où là je peux suivre mon investissement au jour le jour, dû à cette valorisation journalière, c'est-à-dire peut-être trimestrielle, etc. Et derrière, passer sur quelque chose de plus long, où il faut être beaucoup plus patient. En fait, on pourrait comparer le marché coté pour cette personne en disant que le marché coté, c'est comme si on était dans une démocratie et que tous les trimestres, il y avait une nouvelle élection dans cette démocratie. Donc, il faut des résultats très rapides. Donc, de la spéculation boursière. En revanche, en private equity, on est sur du temps plus long, 5 à 10 ans, mais disons 5 parce que ça fonctionne bien. Et donc là, j'ai un vrai quinquennat où j'ai le temps de faire mon investissement et j'ai aussi le temps d'attendre mon résultat. En essayant de l'expliquer le simplicio maximum comme ça, si c'est quelqu'un qui a énormément d'épargne, théorie, Il peut bloquer une partie de son épargne sur un quinquennat et voir ce que ça va donner, et se laisser le temps d'avoir ce rendement et de ce retour sur investissement.
- Speaker #0
Je pense que là, on a quand même compris plusieurs choses. On a compris que si on habite à l'étranger, ça peut être un produit intéressant si on a un objectif à long terme, la retraite par exemple. Si on veut aller chercher des belles performances tout en toujours prenant en compte le risque qui peut être attaché à cette performance. qu'on peut investir dans un fonds français, un fonds dans son pays de résidence s'il y en a un ou à Singapour et que dans tous les cas, il faut que ce soit inscrit dans sa stratégie de diversification de son portefeuille si on peut le faire à un moment donné où on pourra bloquer cette somme sur une longue période.
- Speaker #1
Bien sûr. Et petit point quand même pour Singapour. Oui, à bien vérifier qu'en fonction d'où on réside, que ce soit possible, il y a encore des spécificités là-dessus. Il faudra de toute façon être accrédité d'investor et des critères dont on a parlé tout à l'heure, mais bien vérifier la spécificité en fonction de son pays de résidence fiscale, ça peut être proscrit ou pas.
- Speaker #0
J'aimerais bien qu'on parle justement de ces particularités quand on vit à l'étranger, de la fiscalité que tu mentionnes, on va peut-être commencer par ça. On parle beaucoup de résidence fiscale dans presque tous les épisodes Si c'est une notion que vous avez besoin de retravailler, on avait fait un super épisode avec Cécile Marté qui reprenait vraiment tout de la base et tous les critères de la résidence fiscale. Donc n'hésitez pas à l'écouter si vous en avez besoin. Guillaume, est-ce que la résidence fiscale va avoir un impact sur ma sortie ? C'est-à-dire si j'habite à l'étranger et que j'ai investi dans un fonds français, comment ça va se passer ?
- Speaker #1
Alors oui, ta résidence fiscale va avoir un impact sur la sortie. puisque le fonds sera fiscalisé de la façon dont un pays de résidence fiscale valorise les plus-values mobilières, puisqu'on va être considéré comme plus-value mobilière. Prenons deux cas concrets. Un Français qui s'est investi dans un fonds français et un Français résident fiscal à Singapour qui s'est investi dans un fonds français. Le français... Contraint et forcé sur la plus-value, il aura la flat tax à la sortie. Donc le résident fiscal français aura la flat tax à la sortie, 30% pour l'instant, un peu plus l'année prochaine probablement. Le français résident à Singapour, il va sortir du fonds, mais son pays de résidence fiscale c'est Singapour où il n'y a pas d'impôt sur la plus-value immobilière. Donc un investissement équivalent après la sortie, il aura 30% de plus. Donc oui. le pays de résidence fiscale influe sur la sortie.
- Speaker #0
Sur ce montant de 30% de plus à Singapour, parce qu'il y a une convention fiscale entre la France et Singapour sur les produits financiers, comment ça se passe là-dessus ?
- Speaker #1
Tout à fait, c'est une convention bilatérale qui stipule dans la plupart des cas, mais je n'ai pas envie de faire de généralité, on est imposé sur les valeurs mobilières dans son pays de résidence fiscale. Donc, dans mon exemple, à Singapour, où il n'y a pas d'impôt sur la plus-value mobilière. D'où le fait de profiter dans... un certain nombre de cas, de son expatriation pour faire des produits à forte plus-value, notamment le private equity, tout en prenant en considération, encore une fois, et j'y reviens encore et toujours, du fait que 10 ans c'est long. Et donc j'enclenche mon private equity en étant en Asie où il est très faiblement fiscalisé, voire pas du tout à la sortie. Malheureusement, une contrainte familiale, peu importe, que sais-je, Je dois rentrer en France. Au moment de la sortie, je serai imposé en France puisque ma nouvelle résidence fiscale, ce sera la France.
- Speaker #0
Et aussi, c'est important de noter que finalement, la fiscalité va aussi avoir un impact sur ta performance totale si on ne prend pas évidemment en compte les événements de la vie qui font que tu vas rentrer plus vite que prévu, surtout si tu es en Asie et qu'il y a une fiscalité beaucoup plus intéressante sur les plus-values mobilières.
- Speaker #1
L'impact sera le même que tu sois sur du private equity ou sur du marché coté. Quand tu es en France et que tu sors de ton compte-titre, sur ton compte-titre, tu as une imposition qui est aussi la flat tax.
- Speaker #0
Sur la plus-value. Finalement, un des bons moyens de se prémunir, d'être imposé tous les ans à la flat tax, c'est l'assurance vie en France. Ça fonctionne plutôt bien à ce niveau-là. C'est un autre sujet.
- Speaker #1
Ok. Donc ça, sur la fiscalité, on a compris qu'il faudra quand même bien regarder ce qui va nous impacter en fonction du pays. On habite à l'instant T où on peut investir et potentiellement, si on déménage tous les 3 ou 4 ans, qu'est-ce que ça va pouvoir donner ? Mais il y a quand même une question de fiscalité. Sur la plus-value à anticiper...
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Est-ce qu'il y a d'autres choses qui sont spécifiques aux Français de l'étranger, par exemple les KYC ?
- Speaker #0
Alors, au niveau des KYC, il va y avoir assez peu de différence sur le papier. Encore une fois, il va y avoir des spécificités en fonction des pays, en fonction de la facilité dont on peut avoir... Ça va plutôt être une notion de transférer son argent de pays à pays en fonction d'où on souhaite investir. Évidemment, dans certains pays... On a besoin d'avoir une très bonne traçabilité des fonds, notamment toutes les lois qui sont anti-blanchiment d'argent, anti-terrorisme, etc. et qui nous demandent à nous d'avoir une traçabilité des fonds qui soit absolument impeccable. Donc fonction du pays, c'est plus ou moins simple. Après, si on prend un expatrié au sens strict du terme, qui a un contrat d'expatrié d'une société occidentale qui... travaillent pour eux depuis dix ans avec un très gros salaire et qui vivent dans un pays qui serait considéré par les GAFI d'un très bon oeil, il n'y aurait pas forcément de sujet. En revanche, un résident fiscal de ce même pays qui serait entrepreneur, qui ne serait pas forcément audité tous les ans dans sa société, ses comptes, etc., là oui, il y aurait peut-être plus de sujets. À nous de faire notre due diligence là-dessus et d'être bien convaincus aussi que... que nos clients ont une traçabilité des fonds qui soit parfaite. On va faire un premier screening, une première due diligence, mais les fonds, que ce soit un fond français, que ce soit un fond peu importe où il est dans le monde, vont avoir une obligation légale de refaire cette due diligence et d'avoir cette traçabilité de fonds. Donc en termes de KYC, ça ne va pas changer grand-chose. Je pense que ce qu'il est important de rappeler en termes de KYC, ce qui intéresse tous les... Les conseillers en investissement, les CGP, etc., c'est d'abord plutôt les informations les plus claires possibles pour pouvoir bien conseiller les clients. C'est-à-dire le KYC le plus complet a commencé par la situation civile exacte et précise ainsi que les lois applicables en fonction des pays de résidence de nos prospects et clients afin de pouvoir les conseiller au mieux. À nous d'aiguiller dans certains cas nos clients vers... ce qu'il faut faire. Mais finalement, il est aussi important de bien comprendre que quand on vit à l'étranger, on n'est pas forcément sous le même droit que le droit français et donc il est important de regarder toutes ces problématiques de KYC sur lesquelles ils nous arrivent très fréquemment de revenir parce que nos prospects clients n'ont pas conscience forcément des tenants y aboutissant de même ce qui peut être la loi applicable du pays de résidence fiscale dans lequel ils sont. Donc au niveau du KYC, non, très peu de... enfin, beaucoup de sujets mais finalement très similaires
- Speaker #1
Oui, très similaire à ce qu'on a déjà mentionné dans plusieurs épisodes sur l'investissement en immobilier par exemple, enfin l'accès aux prêts, sur la gestion de patrimoine en général où de toute façon les professionnels ont une obligation de s'assurer que tout est en ordre. Donc n'hésitez pas si vous voulez qu'on fasse un épisode là-dessus, sur trac fin, sur les lois anti-blanchiment d'argent etc.
- Speaker #0
Oui et puis ça ce sera super, tu pourras faire un épisode tous les ans parce que tous les ans l'autorité des marchés financiers rajoute une branche.
- Speaker #1
Ce sera bien pour avoir une mise à jour régulière.
- Speaker #0
Rapide mais efficace, je pense que c'est très intéressant et que ça peut intéresser aussi un certain nombre de professionnels du secteur.
- Speaker #1
Est-ce que tu as en tête une erreur particulière que font les expatriés sur ce type d'investissement ?
- Speaker #0
Considérer que 10 ans, c'est court, c'est une des très grosses erreurs des expatriés. Comme tu le disais si bien tout à l'heure, on change tous les 2-3 ans quand on est expatrié, on ne sait pas forcément... Quand est-ce qu'on nie où on sera dans dix ans ? Et pour revenir sur cette grosse erreur, finalement qui est une erreur fiscale et qui peut coûter assez cher, c'est se dire « je vais rester dans un pseudo paradis fiscal qui a de très jolies conventions bilatérales avec la France, donc je suis bien. » Et finalement, le souci du private equity n'est pas au moment où je fais mon commitment, mais au moment où je veux récupérer mon investissement et où j'en récupère la plus-value. Et la grosse erreur, c'est de finir par se retrouver en France et de ne pas avoir purgé ses produits financiers dont Private Equity fait partie, de plus-value avant de rentrer. Et donc, de prendre une flat tax, ça peut coûter, dans certains cas, des dizaines de milliers d'euros, voire des centaines de milliers d'euros.
- Speaker #1
Et donc là,
- Speaker #0
c'est une très grosse erreur à détruire la performance, voire parfois arrêter certains projets de vie. On ne fait pas la même chose avec un million d'euros au cash qu'avec 700 000. Si on souhaite acheter la maison de ses rêves pour prendre sa retraite de façon très sympa au bord de la mer, si la maison vaut un million et qu'on a plus de 700 000, ça peut être un peu plus compliqué, oui.
- Speaker #1
à prendre en compte comme on le disait tout à l'heure si tu devais donner un seul conseil à un expatrié qui voudrait commencer ça serait quoi ?
- Speaker #0
commencer par écouter ce podcast deuxièmement peut-être lire notre livre blanc qui détaille sur une soixantaine de pages les mécanismes et qui a une très bonne introduction et derrière essayer de se rapprocher de certains professionnels qui sont experts du secteur et qui et on n'est pas les seuls mais qui ont une profondeur très forte expertise depuis plus que 4-5 ans en private equity. Ça fait 4-5 ans que tout le monde fait du private equity, qu'il y en a partout, mais certains ont un peu plus de track record. Et de bien définir avant d'investir, quel est le temps sur lequel il est capable de bloquer son capital. Et une fois qu'il a tous ses points en tête, bah oui, de trouver un fonds qui lui correspond avec une thématique sectorielle qui peut lui tenir à cœur. la santé, l'intelligence artificielle, peu importe que sais-je. Et donc d'investir dans l'économie dite réelle et réelle en private et aussi dans ça. Mais donc avant tout d'avoir bien réfléchi, de comprendre où il met les pieds. C'est très important.
- Speaker #1
Je te remercie pour toutes les informations que tu nous as données aujourd'hui quand moi je t'ai contacté pour faire cet épisode. C'était vraiment lié aux mémoires de mon master que j'avais fait l'année dernière sur la gestion du patrimoine des expatriés. Ce qui était ressorti sur les types d'investissement que faisaient les expatriés, c'est que finalement il n'y avait presque pas de private equity, alors que c'est un produit qui peut être très intéressant en fonction de ses objectifs court-moyen, long terme et de sa capacité d'investissement. Et aussi, comme tu l'as bien mentionné plusieurs fois dans cet épisode, de son appétence au risque. Et grâce à cet épisode aujourd'hui, on a quand même eu d'abord une belle cartographie des types, d'investissement que tu vas retrouver dans ce qu'on appelle le private equity, des performances qu'on peut attendre, quand le faire et quand ne pas le faire. Et aussi toutes les spécificités qui sont liées au fait de vivre à l'étranger et de vouloir investir dans ce type de produit. Si demain je veux passer à l'action et que je veux travailler avec toi, comment je te contacte ? Sur LinkedIn ?
- Speaker #0
Sur LinkedIn.
- Speaker #1
Je mettrai dans la description le lien vers ton LinkedIn et puis le lien vers le livre blanc que tu as mentionné. n'hésitez pas à vous abonner à la newsletter parce qu'on va vraiment sortir aussi des informations qui permettraient vraiment de faire un sommaire de tout ce qu'on a discuté aujourd'hui et moi je vous donne rendez-vous la semaine prochaine au prochain épisode