- Speaker #0
En fait, en entendant tous les discours des jeunes, je me suis rendue compte que moi, j'en avais pas écrit. Un qui sortait vraiment de mes tripes. Parce que j'étais venue là pour écouter. Et tu m'as demandé, tu me demandais tout à l'heure, si j'étais légitime à parler pour les autres. Je me suis rendue compte là, sur ma chaise, que j'étais légitime à parler de plein de choses. Et que j'aurais aimé aussi faire ce travail de le sortir de moi et de l'écrire. Et en fait, dans ma vie, j'écoute beaucoup les choses des autres. Et j'ai entendu... Plein de choses qui m'ont donné de l'espoir, qui m'ont rendu en colère, qui m'ont rendu triste. Là, sur ce forum, je suis traversée par plein, plein, plein d'émotions différentes. Et je sais moi aussi ce que c'est de se battre, en fait. Je sais ce que c'est de se battre pour les autres, pour soi. C'est ce que je fais tous les jours. Il y a des moments où j'en suis heureuse, il y a des moments où j'en suis épuisée. Et je pense que ce que j'aurais voulu dire là, si j'avais parlé devant tout le monde, c'est... Soit l'exemple de personnes qui m'ont fait grandir à travers eux, leur récit, soit moi aussi, tout ce pour quoi je me bats, en fait, même dans ma propre famille. Parce que je suis la seule, en fait, qui est ici, qui accorde de l'importance à ce qui se passe ici. Et même si je viens d'un milieu privilégié, j'ai quand même l'impression de me battre tous les jours pour être là avec, je ne sais pas, 200 jeunes qui font partie de la délégation jeunesse. Donc ouais, je pense que j'ai vraiment ma place ici. C'est ça que je voulais dire.
- Speaker #1
Merci. On a pu lire la technologie du monde.
- Speaker #2
C'est là, le comparaison des pays et des continents.
- Speaker #3
Ah ouais, chacun a un amnésien en fait.
- Speaker #2
Chaque continent. Asie, Amérique du Nord, Amérique du Sud, Afrique et Europe. Ça va terminer après en déclaration internationale. L'ESS n'est pas une vision unique. C'est une vision qui tourbillonne. Que chacun ait sa propre notion de l'ESS partout dans le monde, c'est très intéressant.
- Speaker #4
Je m'appelle Kayla Kouléon, je suis présidente de l'association RECA, qui a pour but de valoriser les cultures africaines et favoriser les échanges interculturels. Je suis aussi dans le PALEX, le comité expérimental jeunes ESS. Le but de ce comité est de recueillir la parole des jeunes au niveau de l'ESS, leur implication et d'aboutir à la fin sur des revendications politiques. Donc c'est de montrer que les jeunes ont leur mot à dire, doivent avoir leur place dans les décisions qui se prennent au sein de la société. On a recueilli la parole d'une centaine de jeunes, de mars à octobre, en France, en Espagne, en Allemagne, etc. Et évidemment, ce plaidoyer-là, c'est une mise en commun de différents travaux qui ont été réalisés pendant l'année
- Speaker #5
2025. Merci. Ça va bien ? Comment ça va ? Très bien. Tout le monde,
- Speaker #6
bienvenue. On va commencer par un petit tour des prénoms. Tu veux commencer ?
- Speaker #7
Allez. Bonjour, Valentine et je viens de Lyon, en France.
- Speaker #8
Bonjour, je m'appelle Nanda et je viens de Grèce.
- Speaker #9
Bonjour, je m'appelle Mariana et je viens de Bogota, de la Colombie.
- Speaker #7
Bonjour, je suis Alizé et je viens de Haute-Savoie, près d'Annecy, en France.
- Speaker #5
Bonjour, Demba, je viens du Sénégal. Bonjour, Salif, je viens du Mali, mais je vis à Paris. Bonjour,
- Speaker #10
Lamine, je vis au Luxembourg.
- Speaker #7
Bonjour, c'est Inas, je viens du Barbe, c'est un petit peu dans votre palais. C'est un liège, j'ai fait un jib.
- Speaker #10
Ah oui, ok.
- Speaker #9
On est face à des problèmes de logement, d'accès au travail, d'accès en droit, à la sécurité sociale, déjà. Enfin,
- Speaker #10
parce que... Le contexte économique actuel... Ouais,
- Speaker #9
surtout parce que si t'es pas en études... T'es plus couvert quoi. T'as plus... tu n'as plus le droit d'accéder à des bourses ou des scènes assez grandes.
- Speaker #5
Est-ce que la voix des jeunes est vraiment prise en compte dans la préparation, que ce soit des initiatives, des projets ? Souvent, tu as des acteurs, beaucoup d'acteurs qui travaillent, qui accompagnent des jeunes, mais qui n'impliquent pas vraiment les jeunes dans leur dynamique de travail. Donc, pour une finalité, je pense, ce serait de bien mobiliser les jeunes à tous les niveaux, dans les projets, les initiatives qui les concernent. pour que leurs questions, leurs problématiques, leurs défis soient bien pris en compte et leurs besoins tout à fait.
- Speaker #7
Essayer de faire un groupement et faire du plaidoyer en faveur des responsables ou bien de la politique. publique ou bien du gouvernement de chaque pays,
- Speaker #1
par exemple,
- Speaker #7
plutôt que dans les institutions.
- Speaker #1
Oui, au sein des institutions, au sein des groupes, au sein de l'université, c'est que dire écrire en faveur des responsables. On parle du plaidoyer.
- Speaker #7
Est-ce que tu penses que ça a vraiment un impact ?
- Speaker #10
Je crois que ça, c'est bien, mais nous, on a fait beaucoup de plaidoyer, mais ça n'a rien changé. Oui, c'est ça ma question. Ici, on a fait beaucoup de plaidoyer, mais ça ne change pas. ça marche ça a changé on a été au niveau du conseil d'Europe je crois c'était en quelle année où il fêtait c'est pas les 50 ans du conseil d'Europe où les jeunes il y avait plus de 500 jeunes qui étaient venus dans les différents pays du monde on a fait des plaques d'oreilles ça fait combien d'années mais jusqu'à maintenant ça n'a rien changé tu
- Speaker #7
vois il faut maintenant qu'on s'en occupe autour des actions concrètes pour que ça change une fois des plaques d'oreilles ça n'a rien changé je pense que c'est l'ensemble des activités toutes les actions pour fait qui fait que ça va changer mais il y en a aucun qui est mieux qu'un autre qui est indispensable à l'autre.
- Speaker #10
Il faut maintenant aller vraiment proposer des actions concrètes. Il faut aller maintenant mettre en œuvre surtout ces actions. Pas seulement que d'écrire la chose, laisser la parole, mettre dans les armoires. Il n'y a rien de plus.
- Speaker #7
Du coup, je pense qu'on peut commencer par le clé d'oyer et en fait, du coup, en fonction de ça, mettre en place des actions concrètes. De toute façon, c'est comment on les met en place. On va être surgroupés. Qu'est-ce qu'on peut faire ensemble ? Déjà, se regrouper, discuter et après, voir ce qu'il est possible de faire. avec les moyens qu'on a. Je mettrais déjà ce « ouais » , je crée déjà des collectifs, je suis regroupée pour mettre en place. On n'avait pas, on n'avait pas tellement, on était vraiment en mode petit assaut et on parlait moins du tout. Pour moi, ce qui est bien, c'est de lui faire le choix.
- Speaker #1
Prendre une décision ou dire « bah tiens, on va faire ça pour les jeunes » , au final, ça va avoir des impacts sur le logement, sur la précarité, sur le travail, sur l'accès à certaines formations. Et on a parlé aussi de l'isolement, qu'on vit dans une ère numérique et digitale, qui peut créer aussi cet isolement social. Voilà, un petit peu.
- Speaker #8
Merci. Est-ce qu'il y a quelqu'un qui voudrait rajouter quelque chose par rapport à cette question ? C'est bon pour tout le monde ? Si on est d'accord, on fait comme ça.
- Speaker #9
Et on a parlé pas mal de l'éducation populaire. Comment l'éducation populaire peut nous aider à construire un peu plus de tissus ? Du coup, on a mis en exemple, en spécifique, ici en France, une initiative qui s'appelle Banlieue Climat. C'est une école populaire du climat. Et c'est des gens qui se sont engagés pour apprendre comment faire la vie un peu plus durable. Et après, ils ont construit toute une communauté autour du climat et de la construction sociale.
- Speaker #10
Merci. On a parlé de plaidoyer. On a dit, OK, on va parler de plaidoyer. Mais est-ce que ça va suffire ? Parce qu'on a fait beaucoup de plaidoyer. au niveau européen, à chaque fois que je suis en pleine douille, mais après, on s'est dit que on les range dans les placards quelque part, après, il n'y a rien de concret. Donc, on a dit, mais pourquoi ne pas peut-être créer des initiatives innovantes et surtout, on veut à ceux qu'on les mette en pratique, pas seulement qu'on crée des initiatives, après, ça n'a pas d'impact, parce que si on les range dans les placards ou on les met quelque part, pourquoi on les crée alors ? Ça n'a pas de sens.
- Speaker #8
Merci beaucoup pour votre participation. Vous allez avoir 5 minutes de temps libre et après vous vous allez vous retrouver sur la place principale. Oui,
- Speaker #9
on est en train de découvrir des choses, mais en même temps ce sont des choses qu'on ne parle pas souvent. Du coup, c'est important dans le jour à jour, on n'a pas ce type d'endroit ou d'espace pour s'asseoir avec nos copains ou s'asseoir avec les gens pour discuter de l'importance de développer des initiatives plutôt durables. Du coup, je pense qu'internement, on le sait. Sauf que si on ne discute pas, ça ne va pas se réaliser. Maintenant, je ne sais pas si on a peur du changement, mais je sais qu'on est très dévissés. Et c'est aussi à cause des réseaux sociaux, de l'isolation, de la manque de partage et de connexion humaine, de vraie connexion humaine. Et c'est comme ça qu'on commence de petit à petit, même juste les initiatives de quartier ou dans des écoles où on commence à échanger avec des gens qui viennent de milieux complètement différents. Ça construit, mais oui, c'est un peu compliqué.
- Speaker #0
Je m'appelle Lina Villande, j'ai 25 ans, je travaille à l'association Habitat Jeune Sud-Aquitaine à Tarnos. J'ai grandi à Paris et je participe aujourd'hui au Forum Mondial sur l'économie sociale et solidaire à Bordeaux. C'est un événement qui m'intéresse, pour lequel je pense que je suis assez engagée. Ça m'intéresse à titre citoyen, parce que je pense qu'il faut qu'il y ait vraiment des personnes diverses qui viennent à ce genre d'événement pour qu'on puisse vraiment échanger. Alors c'est vrai que ce plaidoyer, je pense, est nécessaire. Là, aujourd'hui, je le vois comme une première partie d'un produit fini, sur laquelle justement on va pouvoir débattre et que j'aimerais réapproprier en interne, là, de l'association pour laquelle je travaille. pour que ce soit finalement une base à partir de laquelle on va aller un petit peu plus loin. Donc je ne le vois pas du tout comme l'aboutissement, bon c'est certes l'aboutissement d'un travail de plusieurs mois, mais le travail continue sous plusieurs formes. Lutter contre les inégalités sociales, économiques, culturelles, pour moi c'est le chantier numéro un. Donc essayer de lutter contre la précarité, favoriser l'éducation de tous, et une éducation populaire, pas une éducation élitiste. Pour que ça marche, il faut déjà laisser rentrer les personnes concernées. En fait, on pose souvent la question de comment faire venir les personnes les plus défavorisées, issues de classes populaires, mais en fait déjà permettre l'accès, c'est le premier pas. Donc des événements comme celui-ci, comme celui du forum, j'ai vu qu'il y avait une attention qui était portée sur le rendre accessible financièrement, au niveau des transports, au niveau administratif, pour que les personnes étrangères puissent venir aussi. Ça, ça fait partie vraiment des plus gros chantiers. Ce n'est pas facile, mais si on n'a pas cette base, je pense qu'on n'arrivera à rien tous ensemble. En fait, on va juste parler entre personnes qui ont déjà les codes. C'est mon collègue qui prononce cette phrase qui m'a beaucoup marquée depuis que je travaille au Foyer Jeunes Travailleurs de Tarno. On ne s'éduque pas tout seul, on s'éduque tous ensemble. Et c'est vrai, en fait. C'est pour moi la doctrine qu'on devrait avoir dans ce genre d'événement.
- Speaker #11
À chaque forum, on a senti que les jeunes réclamaient une place ou exprimaient leurs idées, leurs ambitions, leurs visions, leurs rêves. C'est pourquoi tous les jeunes des cinq continents élaborent des plaidoyers. Ça sera présenté sous une forme de déclaration internationale de la jeunesse et cette déclaration sera présentée devant tous les participants venus du monde entier. On a espoir. que leurs préoccupations soient prises en compte dans l'élaboration des politiques publiques. On espère qu'à l'issue de ce Forum mondial de l'économie sociale et solidaire, on puisse suivre la dynamique, voir quelles sont les retombées qu'on peut avoir à l'issue des différents plaidoyers continentaux qu'on aura élaborés. Il serait intéressant après d'aller vers un suivi rigoureux, de savoir tous les plaidoyers, que ça puisse réellement se concrétiser par des choses concrètes. et qu'on puisse dire qu'on est arrivé à tant de pourcent de réalisations de ces plaidoiries-là, que ce soit vraiment quelque chose de palpable, que ce ne soit pas que du parler tout le temps.
- Speaker #12
Oui, nous sommes prêts à combattre. C'est comme un anthem national. Oh mon Dieu, ça serait comme...
- Speaker #13
à la 7ème édition du Forum mondial de l'économie sociale et solidaire c'est impressionnant d'ici de vous voir toutes et tous réunis dans cette belle salle vous êtes plus de 7000 inscrits de plus de 100 pays dans le monde et nous sommes très heureux Très honoré de recevoir votre présence ici. Mesdames et messieurs, je vous propose de profiter de ces trois jours de forum pour réfléchir ensemble à un autre projet de société pour notre monde et commencer à imaginer ce qu'il pourrait être ce monde nouveau. Je vous remercie de votre présence et je vous prie, s'il vous plaît, afin d'ouvrir officiellement cette septième édition.
- Speaker #14
Je m'appelle Mégane Dourdon, moi je viens de Saint-Côme-dans-la-Nadière. Nous, au Québec, en tant qu'étudiants, on bénéficie de l'AFE, donc ça c'est l'aide financière aux études. Le gouvernement, ce qu'il nous donne au niveau financier, bien c'est pas suffisant pour pouvoir vivre. En fait, je mange généralement un repas par jour parce que j'ai pas les moyens de payer plus que ça au niveau alimentaire. À toutes les fins de mois, nos étudiants peuvent venir dans un local, on leur donne des sacs d'épicerie. Sur chaque table, tu as une catégorie. Donc, par exemple, tu as des pâtes sur une table. Sur l'autre, tu vas avoir des légumes. Sur l'autre, des fruits, papier de toilette, mouchoir. Ça représente à peu près 150 $ par étudiant qu'on donne. Puis c'est ça, dans le fond, nous, on en donne à peu près pour 400 étudiants à tous les mois. Je vois que c'est un besoin. Les étudiants viennent nous voir, puis c'est très essentiel pour eux pour pouvoir, en fait, se nourrir. Ces résultats-là nous ont permis en fait d'aller sur une émission qui s'appelle Radio-Canada au Québec. Puis ça a fait réaliser que certains membres de la vie politique au Québec, il était urgent d'agir. Il y a des politiciens à l'Assemblée nationale du Québec qui ont décidé d'adopter une motion et ça a été adopté à l'unanimité pour créer un fonds d'urgence pour nourrir les étudiants aux études postsecondaires. Il faudrait en fait que tout le monde dans la société se mette en action pour s'assurer que tout le monde puisse avoir les ressources. Je veux dire, s'alimenter, c'est un besoin de base. On ne parle pas d'aller s'acheter un nouveau cellulaire de l'année, on parle de manger. Quand les gens se mobilisent, quand les gens prennent le temps de se mettre en action, de penser à des solutions innovantes, ça nous permet d'avancer. Je ne pense pas que c'est un pansement, je pense plutôt que c'est le début. Une structure qui va nous permettre justement de mettre en place des actions concrètes. Je n'avais jamais rencontré des gens qui pensaient de la même façon que moi.
- Speaker #6
Je vais vous ajouter à un groupe avec les autres gens d'anglais et de français. Et puis, j'aime l'idée. Peut-être soit. Tu brilles tellement. Oui. Tu brilles tellement que je me perds l'air. Oui. Vous êtes une personne. C'est le type.
- Speaker #2
Je me débrouille.
- Speaker #6
Je me débrouille.
- Speaker #2
Je vais te dire. une émotion, il faut réussir à me la dire autrement. Je vous donne un exemple. Au lieu de dire « je suis en colère » , je vais dire « j'ai des flammes dans les yeux, des cascades s'évadent de mon regard » . Vous pouvez, tout est possible. « Je suis en colère » . Ouais.
- Speaker #14
Je suis en tabarnak.
- Speaker #2
Je suis en tabarnak. Tu peux t'asseoir, Mégane. Merci.
- Speaker #15
Je suis hors de moi.
- Speaker #2
Je suis hors de moi, super. OK, il reste.
- Speaker #15
Faut que vous fiez de la fumée qui sort du verre.
- Speaker #2
Exactement, je suis parfaitement compris de ce truc. Ça peut s'appeler faire femme. Moi, je ne suis pas là pour travailler le fond avec vous. Je suis là pour travailler la forme. Et comment je fais pour travailler la forme dans un discours ? J'arrive à m'y relier émotionnellement. Pour réussir à persuader un auditoire, il va falloir réussir à se connecter émotionnellement à ce qu'on dit. Essayez de vous dire quelle est la chose pour laquelle vous êtes ici et que vous voulez défendre. et qui parlent également aux autres qui sont dans ce cercle. Si vous êtes là aujourd'hui, c'est que vous partagez quand même des valeurs communes, vous avez quand même une idée possible de ce qui doit ressortir d'une déclaration internationale de la jeunesse en lien avec le SS. D'accord ?
- Speaker #1
Nous devons nous réapproprier les mots du cœur. Soyons unis, liés et reliés les uns aux autres. J'ai besoin de vivre avec. Et pour le vivant, j'ai le goût d'un monde où les sourires libèrent les pleurs. Il faut protéger le vivant.
- Speaker #2
Super, excellent. Tu peux t'asseoir.
- Speaker #16
Il faut tenir compte des populations défavorisées. Il faut avoir un regard envers les personnes pauvres. Il faut apporter de l'aide aux personnes vulnérables. Il faut soutenir et défendre les plus faibles.
- Speaker #2
Dans une phrase, chaque mot a son importance. Sans flocons de neige, il n'y a pas de montagne enneigée. Loin des yeux, mais près de nos réalités.
- Speaker #5
Il faut regarder là où les petites fleurs poussent. Les petits territoires ont le droit de se faire connaître et entendre. Wow, ok.
- Speaker #2
Je crois que l'essence de ce plaidoyer, c'est de... Prenez une direction, de vous montrer vers où on va ensemble. Ne vous demandez pas de lire le plaidoyer en fait. Sinon, cet atelier n'aurait servi à rien. Dans ce cas, on t'aurait dit, prenez le plaidoyer et on va travailler une lecture du plaidoyer. Mais là, vous avez raisonné, vous avez construit, vous avez mis vos mots sur ça. Demain, c'est avec moi. C'est matin. 9h30, 11h30 le matin. Et l'après-midi, on se fait une forme de... lecture de l'ensemble des discours. Demain matin,
- Speaker #6
on apprend à lire.
- Speaker #1
L'avantage que tu as, c'est que tu as déjà des idées qui sont bien construites et bien faites.
- Speaker #0
Je trouve ça littéralement excellent ce qui s'est passé. En effet, la majeure partie des jeunes qui sont ici n'ont pas participé à la démarche de rédaction et j'aurais trouvé ça très dommageable, très triste qu'on leur présente le plaidoyer, qu'on leur demande de le réciter. Et j'avais vraiment peur de ça. Je suis agréablement surprise de la démarche, qui est vraiment une démarche de réappropriation, de personnalisation. Et du coup, ça a permis à des personnes qui se reconnaissent dans les valeurs du plaidoyer de finalement donner corps et de pouvoir s'exprimer là-dessus, en montant en plus en compétence, parce que le modérateur d'aujourd'hui nous a permis de donner de la méthode, de la rhétorique, de la confiance en soi. et on voyait bien que c'était un exercice qui était... appréciée et pas facile en même temps et qui nécessite une préparation sur la semaine pour être opérationnelle vendredi.
- Speaker #2
J'aime bien le côté qui m'a dit que je sais manier des mots parce que soit je ne suis pas un grand écrivain mais j'ai des moments où j'aime bien formuler des phrases petite session ASMR dans le cadre du GCF pour
- Speaker #17
prendre une petite respiration dans toute cette effervescence Jeunesse, plaidoyer, ESS, engagement, partage, jeunesse, ensemble, jeunesse, très jeune, ensemble. Révolution. Amour. Jeunesse. Plédoyer. Cohésion. Résistance. Engagement. Sommation. Révolution. Il n'y a plus rien. Il n'y a plus rien du tout.
- Speaker #4
Je tremblais beaucoup, du coup je me suis ancrée sur le pupitre alors que moi je parle beaucoup avec les mains de base, mais là...
- Speaker #18
Moi je sens que je tremble énormément ça veut pas dire que visuellement le premier rang le voit s'il n'y a pas de pupitre et que j'ai un texte sur feuille Là, ça peut se voir. Parce que la feuille va faire ça. Et c'est que la première partie. Parce que dès que mon cerveau va comprendre que la feuille fait ça, la feuille va faire ça. Vraiment. Et dès que je vais voir que la feuille fait ça, mes jambes vont faire ça. Ce que je vous disais au début, c'est le doute. Dès que dans votre tête, vous vous voyez à la troisième personne, dès qu'il y a cette voix dans votre tête qui arrive, Vous êtes foutus. Maintenant, comment est-ce qu'on contre ça ? Comment est-ce qu'on gère ça ? Petit 1, on camoue au maximum. Et donc là, on ne va pas parler avec les mains.
- Speaker #19
Moi, je suis un observateur aujourd'hui. Parce que j'ai des difficultés scolaires assez importantes. Du coup, j'écris très mal, je lis très mal. Vous voyez les... La dyslexie, la dysorthographie, moi j'ai le paquet entier. J'ai dyscalculique, dysorthographique, dyslexie. Du coup, c'est très compliqué pour moi d'écrire des choses. Je trouve que les jeunes ne sont pas assez écoutés. Du coup, il faut qu'ils foutent le bordel pour qu'on les écoute enfin. L'exercice qu'ils sont en train de faire, c'est plus un peu plus diplomate. Alors, il faut en plaidoyer, on les écoute et tout ça. Mais si on ne les écoute pas, ça peut partir. On est anarchie un peu, mais pas anarchie genre on brûle tout, on casse tout, on gueule, on est l'avenir, il faut nous écouter. Même si c'est vachement intéressant d'apprendre de l'ancienne génération, mais la nouvelle aussi, il faut l'écouter, il faut s'écouter, il faut qu'on arrive à être tous ensemble, pas séparés.
- Speaker #20
J'ai envie de faire porter une voix de la jeunesse avec de l'espoir, parce que souvent on se dit, on ne peut plus rien faire, on est déjà dans le mur. Mais je pense qu'on peut encore le contourner et que tout s'unit. Et c'est pour ça aussi que les GCF sert à ça. Il y a tout le monde carrément qui est réuni dans un endroit. Et je pense que la jeunesse peut encore avoir de l'espoir pour qu'on y aille tous ensemble. Le chemin difficile, c'est l'action, parce qu'on le voit aussi dans les tables rondes. On échange avec les autres, tout le monde nous dit mais c'est super intéressant. Mais après, est-ce qu'il y a vraiment de l'action derrière ? C'est ça le plus dur. Mais je pense que déjà, entre jeunes, on s'entend et on voit aussi des sujets qui se rapprochent. Ce plaidoyer, je pense qu'il est plus pour nous, nous écouter ensemble et faire porter notre voix et aller à la rencontre, plutôt qu'encore une fois d'attendre que les choses se font, puisqu'en effet, ce sera très long.
- Speaker #0
On a décidé de parler de nous, c'est ça. Donc demain, je vais parler de moi à travers un discours où je pense d'autres personnes se retrouveront. Et surtout, on a des prises de parole qui vont se compléter les unes les autres. C'est facile parfois de parler des choses qui nous concernent très directement. C'est un peu l'exercice qu'on est en train de faire là. Là, ce que j'ai fait, c'est avec quatre jeunes femmes. On est cinq jeunes femmes à travailler sur le texte. On a parlé de violences de genre, d'inégalités entre les sexes, de machisme, de violences sexuelles et sexistes. personnellement c'est quelque chose qui me révolte et dont je me sens légitime à parler.
- Speaker #4
J'attendais depuis tellement longtemps que j'ai pas envie de me rater j'ai pas envie, en fait j'ai envie que cet événement puisse me rapporter aussi des opportunités, que je puisse grandir de cet événement et en fait j'ai envie d'être fière de mon expérience à la fin et là c'est vrai qu'il y a beaucoup de stress, beaucoup de on va à Ausha droite entre le palais de l'Atlantique la cité bleue Les hangars, c'est mouvementé. Je n'ai pas beaucoup mangé ces derniers jours. Et du coup, je pense que c'est tout ça qui se ressent peut-être un peu dans mon attitude. Et en même temps, parler devant beaucoup de gens, ça stresse énormément. Et moi, je ressens le stress dans les tripes. Et en fait, ça me rend malade, tout simplement. Donc, j'essaie de travailler ça. J'ai fini mes études il y a un an, un peu plus. Un an, ouais, un an. J'avais envie de monter mon propre projet, de réussir dedans, et donc j'ai une pression envers moi-même, parce que si je me rate, et si, et si, et si, et du coup, voilà, c'est plus ça. J'ai l'impression d'être une génération de stressés, parce que justement, il y a la peur de l'avenir, la peur de réussir. Il y a aussi cette peur d'échouer sur beaucoup de plans. On a une espèce d'anxiété généralisée, et je pense que ça se ressent chez tout le monde, en fait.
- Speaker #0
À l'échelle internationale, je pense qu'il n'y a pas forcément de sentiment d'appartenance naturel. Par contre, oui, il se construit. Pas à la même vitesse et pas de la même manière pour les différentes personnes. Par contre, oui, un événement comme celui-ci, là, au jour numéro 4, je sens qu'on est en train de... En anglais, on dit empowerment. En français, on dirait sans pouvoirer. et je sens qu'on est en train de rencontrer des jeunes qui viennent de partout et qu'on a conscience de notre force et c'est aussi pour ça qu'on a pu faire ce travail là cette semaine et je pense qu'on sera fiers de prendre la parole demain parce qu'on ne va pas réciter un texte on va sortir ce qui sort de notre trip et on va le faire tous
- Speaker #2
ensemble on va chauffer un peu faites s'il vous plaît un roulement de tambour avec vous c'est trop doux comme juste quand je vous appelle c'est trop doux C'est notre rêve. I want the ground to be shaken. Ok, donc s'il vous plaît, on fait bien trembler le sol avec les jambes. Ok, je ne te vois pas. Et maintenant, on peut abdouiller avec nos mains pour ma terreuse.
- Speaker #14
J'ai vu des gens choisir entre manger et payer leurs études. J'ai vu des jeunes abandonner un rêve faute de moyens. Pendant qu'on calcule les profits, on oublie les visages. On oublie que derrière chaque chiffre, il y a un humain, un cœur, une espoir,
- Speaker #1
une histoire. Ma différence, ma religion, ma couleur. de peau devienne une raison d'oppression. Où est donc l'égalité des gens sans prenez par les politiques ? Présente dans les mots mais absente dans les faits.
- Speaker #21
J'ai 10 ans, je joue avec mes copains dehors, mes parents me proposent d'aller au musée, je râle. J'ai 15 ans, je finis mes cours à 14h mais l'on m'oblige à rester en classe pour des cours de latin, je râle. J'ai 20 ans, je quitte le foyer familial pour vivre à Bordeaux pour mes études, mes journées sont longues, je râle de nouveau. Aujourd'hui j'ai 25 ans je me rends compte de la chance que j'avais d'avoir accès à la culture et l'apprentissage. Aujourd'hui, je rêve que l'apprentissage et l'accès à la culture sont des droits fondamentaux, et ce, peu importe son milieu social.
- Speaker #22
On doit rétablir une égalité des chances. Rendre l'accès au savoir, à la culture, à l'éducation, ça n'est pas une faveur, c'est une nécessité. C'est pouvoir offrir à chacun la possibilité de s'émanciper d'un système qui l'enchaîne. Car l'accès au savoir, à la culture, à l'éducation, c'est une réponse pour briser les chaînes de la soumission.
- Speaker #16
La solidarité doit être la valeur la mieux partagée au monde. Que disparaisse de nos terres le tribalisme et la haine. Que s'efface de nos nations le racisme et la peur. Que le monde se retrouve en fer renou, non par intérêt mais par humanité. Levons les barrières que nos egos ont érigées. Serrons-nous la main. Regardons nos différences non comme des frontières, mais comme des forces d'union.
- Speaker #4
Imaginez une fille qui est née dans un pays, qui a grandi sans jamais avoir à se poser des questions quant à sa légitimité d'être elle-même, d'agir et de penser différemment des autres. Sauf que vient l'adolescence et les changements du corps et de l'esprit. La société ne lui porte plus le même regard. Ses rêves d'enfant, sa personnalité, sa façon de s'habiller. Tout est prétexte à la polémique. Tout a forcément un sens caché. Elle est toujours trop ou pas assez, utilisée ou rejetée, au gré des actualités politiques.
- Speaker #15
Il faut crier notre silence pour que s'éveillent nos consciences. Imagine-toi, tu descends dans la rue pour revendiquer tes droits. Tu prends ton courage de demain en pensant à demain. La foule est en feu, les pétards en colère, ça crie et bouscule, tu restes. Tu préférais cocooner à la maison, mais tu restes. Tu restes agrippé au courage, suspendu à l'espoir. Aux côtés de milliers de personnes, tu marches. C'est fort et puissant, et parfois angoissant. À mesure que les voix s'élèvent, monte la tension. La tension. Et pourtant, ce n'est pas la colère qui te prend à la gorge lorsque les forces de l'ordre viennent semer le désordre. Bombe au poivre et pompe à ouïe en réponse à nos mots.
- Speaker #23
Anissa est une jeune fille de 21 ans à Madagascar. Elle veut être conseillère communale, mais on l'a rejetée. Je ne sais pas. Parce qu'elle est une fille et même parce qu'elle est jeune, elle n'a pas d'expérience. Une des choses les plus importantes, c'est d'impliquer les jeunes dans la démocratie locale. Les jeunes sont connus par leur force, mais parfois on ne les valorise pas. Pour les former pour être les dirigeants de demain ou de bons citoyens, il faut renforcer leur capacité de leadership et la participation citoyenne.
- Speaker #24
Un autre monde existe. Il est là, en douar du tumulte des écrans. Chaque hiver, dans le bassin d'Arcachon, elles arrivent, elles sont là, elles sont par nuées. Chaque hiver. Elles étaient 40 000 hier, aujourd'hui 30 000. Qui sait ? Elles ont délaissé la lointaine Sibérie, filant droit vers l'ouest, à la poursuite du soleil,
- Speaker #21
négligeant toutes les frontières. Elles vont hiverner. à côté d'ici, de Bordeaux.
- Speaker #24
Voyager, tel est le jeu de loi, en proie de multiples périls, destruction des zones humides, artificialisation du littoral, changement climatique. Et pourtant, elles sont toujours là, mais pour combien de temps, devant un tel spectacle ? Mais comment se lasser ? J'aimerais m'enlacer au peuple de l'air, pour faire reculer les déserts, et que plus personne ne nous prenne de haut, être parmi les oiseaux. Voilà une belle perspective. Mais dans dix ou vingt ans, est-ce que les enfants pourront toujours s'émerveiller devant un tel spectacle ? Voilà pourquoi il faut se reconnecter au vivant. Archéhabitable, si vaste, cosmos, trente-quinze retraces d'où viennent mes os ? D'un univers si profond, nous ne sommes qu'un bout de la partition.
- Speaker #25
Vous pouvez enregistrer un message qui dit que vous dites...
- Speaker #14
Je me sens un petit peu anxieuse dû au fait que je vais parler devant environ 5000 personnes, ce qui est beaucoup, mais en même temps, je suis hyper excitée de pouvoir lire le texte que j'ai composé pour ce moment-là. Je pense que je trouve la force de le faire... dû au fait qu'il y a plein d'autres jeunes qui sont là avec nous. Mais je crois que je trouve la force peut-être aussi dans ceux que je représente. Donc, je sais que ce que je vais faire, c'est aussi pour eux que je le fais, pour représenter la jeunesse québécoise, c'est pour montrer qu'on a un pied sur la scène internationale.
- Speaker #1
Ça me motive vraiment à faire ça, donc ça me donne beaucoup de force. Chers jeunes du monde entier, nous sommes cinq venus de cinq continents pour porter une seule voix. celle des jeunesses du monde. Je suis Aurore de Bordeaux.
- Speaker #17
Je suis Valérie de Métropole.
- Speaker #1
Je suis Laurie du Québec.
- Speaker #26
Je suis Sophie de la Corée du Sud.
- Speaker #1
Je suis Numbé du Sénégal. Et nous sommes représentantes du pôle jeunesse ESS du GCF. Depuis des mois, chaque continent a travaillé à construire son propre plaidoyer, avec des méthodes différentes, des réalités différentes, mais une même conviction, la jeunesse doit être actrice du changement, pas spectatrice.
- Speaker #0
Escrivit las semanas.
- Speaker #3
English please. Oh, what's worse ? Hey, everybody. Hey. Say hi. Hi. I have a lot of really, really good feedback. Je disais présent aujourd'hui, mais aussi toute la semaine. On a eu que des super, super retours ici et les soirées. Pour tout vous dire, même les gens qui étaient au Hangar 14 avec les grosses conférences, etc., partez au bout d'un moment pour aller voir les jeunes où c'était plus interactif, beaucoup plus d'échanges, beaucoup plus sympathique. Donc vraiment, vous avez été bien représentés.
- Speaker #1
Je vais vous proposer une petite clôture. En fait, c'est l'idée de valoriser votre créativité. Soyez indulgents, c'est ce que j'ai envie de vous dire, parce que c'est comme une petite répétition générale aussi pour la déclaration jeunesse. Vous allez avoir trois temps. Et j'aimerais faire un petit big up quand même à David. qui est là, c'est notre jeune. Tu peux te lever si tu veux, David. Mais voilà, il nous arrive de Centraplouc. Il a été arrêté à la frontière en arrivant en France et il vient tout juste de nous rejoindre. Alors on est heureux de te célébrer aussi. On est heureux que tu sois là.
- Speaker #2
Après la clôture, d'ici vers 13h, 13h15, on part directement au palais de l'Atlantique. Je vous demande d'essayer de respecter ce délai-là, parce qu'on est un peu serré au niveau du temps, et on aimerait bien prendre le temps après de faire une photo collée.
- Speaker #16
Je suis un peu de pression sur moi, vu que je suis la première personne qui doit planter le décor. Il faut que je réussisse pour pouvoir donner de la force aux autres. Il y a un peu ce stress et cette pression qu'il y a là. Je vais faire avec et je crois que je vais y arriver quand même. C'est ce que je vais assurer pour permettre aux autres également de faire de même. En tout cas, on va porter notre voix, on va les dire haut et fort, sans trembler, pour que ceux qui doivent l'entendre, ceux qui doivent prendre conscience de l'esprit puissent l'entendre. Et nous espérons, parce que nous sommes des jeunes, on a des voix fortes, et nous espérons que ça va porter. Nous savons très bien qu'ils en ont connaissance, mais on ne va pas cesser de le dire, tant qu'ils ne vont pas cesser. nous-mêmes, on ne va pas arrêter de parler. Et à un moment donné, je crois que la vérité ira du côté de la justice. Et nous croyons que nous sommes du côté de la justice. Prendre la parole, c'est prendre le pouvoir. La parole, c'est d'ailleurs le pouvoir. La preuve, c'est que ceux-là qui sont à des places données des grandes responsabilités, des grandes décisions, c'est la parole qu'ils utilisent pour influencer. pour causer tout ce qu'il cause comme injustice dans le monde. Donc la parole, c'est le pouvoir. À un moment donné, quand nos voix seront tellement fortes, nous allons les convaincre et nous aurons gain de cause. La lutte que nous menons, sans aucun doute, la parole c'est le pouvoir. C'est réellement malheureux de constater que malgré ce que nous disons tous les jours, que nous clamons, nous ne sommes pas écoutés. Donc cette fois-ci, on va le faire. Si ça n'a pas marché, on risque de passer à un niveau plus haut. Et quand je dis un niveau plus haut, c'est pour dire qu'on va se réunir contre vents et marées, même si contre notre parole, ils vont nous lancer des bombes. Ils vont tirer sur nous. Nous allons quand même lutter pour qu'après nous, les générations qui vont venir puissent entrer en possession de ce qui leur est dit.
- Speaker #14
Alignement pour la photo, please. Allez, hop, hop, hop. On fait les gens sérieux, là. Bien, voilà.
- Speaker #1
Je me sens un peu stressée parce que c'est ma première fois de prise de parole en public et même dans l'échelle internationale, ça c'est un peu agé, non, mais ça va.
- Speaker #23
Ce qui me donne la force d'y aller, c'est premièrement de représenter Madagascar dans un tel échelle, de pouvoir amener les voix des jeunes, surtout dans ma région à Madagascar.
- Speaker #22
Je me sens bien. Sereine. Que l'avenir de demain soit un avenir solidaire, un avenir de partage, où l'humain prime sur le capital, sur le profit. Ce sont des valeurs de SS. La dynamique collective, la puissance qu'on acquiert tous ensemble. Pendant ces trois jours, on a pu partager des moments avec le groupe qui s'était formé dans le pôle jeunesse. Et je trouve qu'on a développé une bonne dynamique dans la bienveillance et ça nous donne la force. C'est ça qui m'anime aussi pour aller faire passer le message.
- Speaker #6
Pas du tout !
- Speaker #2
L'effet de groupe, ça me fait beaucoup moins stressé. Si on avait été cinq, j'aurais été stressé. Mais là,
- Speaker #18
le groupe me fait me sentir bien. Ça, c'est vrai.
- Speaker #1
Et on va appeler Paul Jeunesse à venir sur scène. On vous laisse la parole et on vous laisse introduire cette session assez magique qui va se passer maintenant.
- Speaker #11
Nous voulons vous inviter à les écouter. à ressentir l'énergie qu'ils portent. Cette énergie contagieuse, exigeante, audacieuse, car la jeunesse n'attend plus qu'on parle pour elle. Elle parle ici, là et maintenant. Nous appelons les jeunes à nous rejoindre sur scène. pour partager la déclaration internationale de la jeunesse.
- Speaker #16
Ils venaient de rentrer chez nous. Il venait de rentrer chez nous, les yeux noyés de larmes, abasourdis, le cœur vité, le souffle brisé par le désespoir. Sur son visage, la tristesse avait planté ses armes. C'est terminé pour moi, Moumira Nail. On venait de lui refuser un visa, mais en réalité, on venait de lui voler bien plus. son espoir, son avenir. L'espoir ne doit pas être un rêve lointain pour personne dans ce monde, mais plutôt une réalité quotidienne, un soleil qui brille pour tous. Alors mesdames et messieurs, je vous convie solennellement et fraternellement à accorder la même chance pour tous, à faire renaître l'espérance dans chaque regard, à semer la solidarité dans chaque cœur, afin de faire de nos pays et de nos villes Des territoires d'hospitalité où chacun vit en sécurité, dans la paix. La dignité et la sécurité, car il est plus facile de vivre ami que de vivre ennemi. Permettez, ne serait-ce qu'à la dernière personne du dernier village de ce monde immense, de rêver encore, ne serait-ce qu'un peu, de se sentir exister, d'espérer, d'aimer. Et c'est ainsi que nous pourrons réinventer ensemble un nouveau monde, un autre monde, un monde de fierté, de paix et d'égalité.
- Speaker #27
C'est le neolibéralisme qui hurt les gens. Ne laissez pas l'histoire se répéter. Prés de la Palestine, Slava Ukraini.
- Speaker #2
Quoi de petit, tu sais ce qui est bon pour toi. Aujourd'hui, tu peux avoir une voix et faire entendre le territoire ultramarin qui sont si grands.
- Speaker #26
Pour institutionaliser l'obligation humaine d'être sensible. pour les lois sur la socialisation de la nature, pas seulement la protection de la nature.
- Speaker #1
Si la nature est plus que des chiffres, tu réalises que la transition commence là où tu es. Tu veux avancer, non pas par habitude ni par routine, mais par conviction, l'impression d'être enfin à ta place. Demain, quand le réveil sonnera, tu te lèveras avec envie. Tu te lèveras pour une économie sociale et
- Speaker #4
solidaire. Je me sens libérée. Je suis trop contente, je suis trop fière. Je me sens très libérée aussi.
- Speaker #16
Soulagée ?
- Speaker #4
Oui, soulagée. En vrai, je suis fière de moi. Je suis fière de la performance. global et personnel. Je suis trop, trop, trop contente. Je suis libérée.
- Speaker #14
Je me sens très fière de moi. Je crois que j'ai fait une très belle performance. J'ai eu des super bons commentaires. Je pense que c'est vraiment la première fois de ma vie que je suis sincèrement fière de moi. C'est un bel accomplissement que j'ai réalisé aujourd'hui. La solidarité et l'entraide sont vraiment la clé pour le futur, pour nous les jeunes. Tu sais, cette semaine, j'ai rencontré des gens exceptionnels. Puis c'était juste, on était en jeûne, puis c'était juste naturel, en fait. « Hey, salut, comment ça va ? Moi, je m'appelle comme ça. » Donc, pour vrai, je pense que cette chaleur-là, cette chaleur humaine de se rassembler, de s'entraider les uns les autres, c'est ce que j'ai retenu le plus de ma semaine. J'ai déjà failli abandonner à plusieurs reprises, puis je n'arrête pas de me dire à toutes les fois qu'il y a quelque chose comme aujourd'hui qui se produit. T'imagines si t'avais abandonné ton combat, si t'avais arrêté de croire en ce que tu crois, t'aurais jamais vécu ça, t'aurais jamais eu cette opportunité-là de pouvoir faire quelque chose comme ça. Je veux dire, c'est incroyable. Donc, je pense que c'est justement en partageant ces expériences-là, en étant empathique, puis vraiment en croyant aussi en nos causes qu'on va pouvoir continuer à mener ces combats-là.
- Speaker #0
Les personnes, elles sont chargées de tellement de choses, de leur expérience bénévole, de travail, leur vécu hyper personnel, toutes les choses qu'elles ont lues, qu'elles ont écoutées, que du coup, on peut mettre sur la table quand on discute. C'est juste ça qui est incroyable. C'est rencontrer des personnes qu'on ne connaissait pas et on en sort... Et on finit par, je ne vais pas dire être une grande famille, mais... J'ai vraiment envie de rester en contact avec toutes ces personnes que j'ai rencontrées cette semaine. Parce que ce qui change, ou en tout cas ce qui nous renforce, c'est ça, c'est qu'on en sort plus fort. Et en fait, on a tous des convictions extrêmement puissantes. Là, je parle de la délégation jeunesse et de tous ceux qui n'ont pas parlé parce qu'ils n'avaient pas envie pour l'instant. On est encore plus forts de nos convictions et on a vraiment envie de travailler les uns avec les autres. Et en fait, c'est ça, c'est ça, c'est qu'on a envie de continuer. On est encore plus forts. plus motivés qu'avant, ce qui est quand même compliqué vu nos engagements réciproques. Ce dont on a parlé aujourd'hui dans la déclaration, en fait, c'est pas le futur, c'est ça que j'essayais de dire. C'est déjà le présent et c'est notre passé, même pour des personnes très jeunes. Ça fait des années qu'on est déjà engagés là-dedans. Allô, bonjour, le Forum, c'est le Togo à l'appareil, j'espère que vous allez bien, nous aussi, merci, au revoir.
- Speaker #1
C'est très original, on a un ancien téléphone sur lequel on peut laisser un avis, alors c'est très innovant, on aime bien.
- Speaker #2
Ça a été un énorme plaisir de voir autant de jeunes réunis pour cette cause, autant de pays, ça fait vraiment plaisir et ça redonne foi en l'humanité.
- Speaker #3
The Toilet Sesh Art Crédit, fou le !
- Speaker #4
Crédit, crédit ! La jeunesse est le futur de demain.
- Speaker #3
Quoi qu'il arrive, on garde espoir. Jeunesse 2025. Merci.