Speaker #1Alors du coup, Amélie Imagine, c'est plus mon prénom un peu condensé avec l'imagination. Parce qu'en fait, le concept de mon entreprise, c'est de créer des chartes graphiques, des logos, essentiellement pour les entrepreneurs. Donc en fait, c'est toute ma créativité que j'ai mis dans mon entreprise pour faire ça. Donc graphisme, design, j'ai créé en fait des... packs pour les entrepreneurs, par exemple un pack de démarrage avec tout ce qui est logo, charte graphique, flyer, carte de visite, un peu la communication de base qu'on doit avoir quand on se lance. Du coup, c'est mes études et mes expériences qui ont fait que j'avais eu envie de me lancer et de créer ma propre entreprise pour aider les entrepreneurs. Au départ, c'était surtout l'envie de liberté et de pouvoir combiner ma vie personnelle avec ma vie professionnelle. Parce que souvent, quand j'étais dans le salariat, j'étais confrontée à toutes sortes d'incompréhensions venant des patrons. Souvent, eux, ils veulent qu'on soit là pour travailler pour eux. Et nous, nos conditions, par exemple nos conditions physiques ou nos conditions de santé, etc., les patrons, ils ont un peu de mal à conditionner tout ça. et moi c'est ça qui m'a fait avoir envie surtout de... d'entreprendre, pour avoir vraiment cette liberté de pouvoir combiner comme je veux ma vie. Et que dans mon secteur d'activité, qui est la communication, le graphisme, tout ça, c'est beaucoup bouché, on va dire, c'est très sélectif, c'est très... Donc, ça a été compliqué de rentrer aussi dans les entreprises et d'y rester. De trouver tout ça, l'équilibre, donc vraiment c'était ça mon déclic pour entreprendre. Alors au début, quand j'ai commencé mon parcours à la BGE, je parlais d'agence de communication. Et au final, je me suis rendue compte que ce que je voulais, c'était vraiment la proximité avec le client. Et pas être une grosse agence de communication, mais plutôt être... l'entrepreneuse qui va aider les autres entrepreneurs ou les autres entreprises à développer leur image ou leur identité visuelle. Et du coup, ce qui me faisait peur au début, c'était surtout de réussir à me défendre dans le sens où on le sait tous, je pense, il y a beaucoup de graphistes, que ce soit à Tours ou même aux alentours. Ce métier, il est très répandu. Mais pour moi, je ne vois pas les autres comme des concurrentes. Je vois plus les autres comme des collègues, en fait, parce que je trouve que dans le graphisme, on a chacun notre... pâte artistique et c'est ce qui fait la différence entre nous tous. Et chaque personne va... Les clients ne vont pas forcément apprécier mon travail, mais apprécier ou vice-versa parce que la pâte artistique va faire la différence. Et ce qui me faisait peur au début, c'était de défendre que quand on démarre une entreprise, on a vraiment besoin de communication. Ça, c'est vraiment difficile. Des fois, les entrepreneurs, et j'y suis passée, donc je le sais, d'investir dans de la communication. En fait, on se dit qu'on veut tout juste commencer notre travail, on veut tout juste monter notre entreprise et tout de suite, il faut investir quand même un assez gros budget parce que, on ne va pas se mentir, les budgets de communication, c'est quand même des gros budgets. Mais c'est ce qui fait toute la base, en fait, pour moi. C'est la fondation de l'entreprise. C'est l'image qu'on va refléter auprès de nos clients et c'est hyper important. Donc du coup, c'était ça le gros challenge pour moi, c'était de réussir à défendre le métier, à défendre pourquoi c'est important et que les personnes en face comprennent pourquoi mon métier est important. Alors du coup, là, ça fait du coup depuis 2022 que j'ai créé mon entreprise. J'aimerais élargir du coup les horizons avec un autre projet, mais pas totalement différent de mon projet à moi, avec ma sœur. Du coup, on a l'objectif de faire une entreprise dans l'événementiel. Et en fait, le but, ce serait vraiment de coupler mon activité avec notre activité à toutes les deux pour pouvoir faire quelque chose de nouveau. Voilà. j'en dis pas plus en l'instant. Alors les défis ça a surtout été de trouver l'équilibre. Parce que je le disais, de base, j'ai entrepris parce que je voulais vraiment faire les clubs entre vie pro et vie perso. En fait, en étant entrepreneuse, ça a été difficile parce que du coup, moi, je travaille à la maison. Donc du coup, de ne pas trop déborder sur la vie à la maison ou inversement la vie professionnelle. Donc ça, ça a été un peu difficile. Et puis trouver ma place aussi parmi me faire connaître et tout ça, ça a été des gros défis. Et après, dans les avantages... Un avantage que j'adore dire, c'est que je peux tout organiser à ma manière et que je peux tout faire comme moi je l'entends et à ma manière. Donc ça, c'est un gros avantage qu'on n'a pas forcément dans le salariat. Alors de base, je connaissais la BGE par, il me semble que c'était par France Travail. Et en fait, ils m'ont parlé quand j'ai commencé à parler justement de mon projet d'entrepreneuriat. Et j'ai tout de suite voulu participer parce que pour moi, c'était important de partir sur des bases solides. J'avais déjà appris à faire un business plan et tout ça, mais pour moi, il fallait vraiment que je sois accompagnée de A à Z pour vraiment partir sur quelque chose de solide et me donner toutes les chances et toutes les clés en main pour pouvoir après aller démarcher les banques, les choses qu'on n'apprend pas forcément quand on est à l'école, etc. Et que du coup, on a vraiment besoin de bases et de clés pour pouvoir aller apprendre. après se défendre auprès des autres. Pour le coup, ça va être plus collègues entrepreneurs. Après l'ABG, j'ai appris énormément de choses et je ne saurais pas tout dire là comme ça. Mais déjà, de repartir avec le business plan en main et de pouvoir avoir les armes pour se défendre quand on va aller démarcher des banques, etc. Ça a été le plus gros du travail. Et après, dans l'expérience des mois qui ont suivi la création de l'entreprise, c'était surtout s'affirmer à sa juste valeur. Pour moi, ça a été un déclic, en fait. Parce qu'une collègue graphiste m'avait dit « C'est pas indiscret de te demander combien tu factures et tout ça. » Donc, je détaille un petit peu ce que je fais. Alors, moi, c'était plutôt des packs au début. Mais c'était pas auto-horaire, etc., comme on peut souvent voir. Mais du coup, elle m'a dit « Mais c'est pas beaucoup. » Comme on dit, le syndrome de l'imposteur, on se dévalorise énormément et du coup, on ne met pas les bons prix forcément dès le début. Et du coup, ça, j'ai appris à le faire après, à mettre mes prix à sa juste valeur. Et encore que je pense que je ne sais pas tout à fait, mais bon, voilà, ça s'apprend avec le temps. Mais du coup, ça, ça a été un gros challenge pour moi de vraiment de ne pas brader les prix et vraiment de se mettre. On a de l'expérience, on a une entreprise, il faut mettre les bons prix qu'il faut. Je pense que ce qui m'a le plus flagrant pour moi, ça a été la solitude. Parce que malgré les accompagnements et tout ça, comme j'ai entrepris toute seule, du coup, la solitude, elle est vite arrivée. Et du coup, je me suis vite retournée vers des groupes d'entrepreneuses, etc. Et là, du coup, ça m'a permis de m'en sentir cette solitude. Et c'est vrai que, alors oui, il y a les partenaires, il y a la BGE, il y a la banque. Après, il y a d'autres, il y a France Active. Moi, j'ai été suivie par France Active. Il y a eu beaucoup d'accompagnement. Mais c'est vrai qu'après, quand on est dans notre travail, on a quand même cette solitude qui est présente. Et du coup, rencontrer d'autres entrepreneurs, etc. J'ai fait partie aussi d'un club, le club Business Féminin, qui est un peu plus un groupe plus fermé, on va dire, avec plusieurs entrepreneurs. Et du coup, le fait de se développer et de montrer que, ben voilà, on n'est pas toute seule, on est plusieurs dans ce cas-là, on entreprend toute seule, mais on n'est jamais vraiment seule. Et du coup, ça, ça fait du bien de savoir que, voilà. On n'est jamais vraiment seul, quoi. Alors du coup, comme je disais un petit peu avant, c'est bien s'entourer, je pense que c'est important. Notamment pour les gros pôles, on va dire. Par exemple, l'ABG, ça a été super important pour moi de m'entourer de l'ABG. La banque aussi, parce que j'ai fait plusieurs banques avant de trouver la conseillère. Souvent, moi, il faut vraiment que l'humain, ça matche. Ce n'est pas que la structure, c'est aussi l'humain. Parce que par exemple, au niveau de la banque, quand on va faire un emprunt, il faut vraiment que la personne sache défendre notre projet. Parce que si elle doit défendre un peu plus haut notre projet, il faut qu'elle aussi y croie. Donc pour moi, c'est important que les personnes entre elles matchent. Donc bien s'entourer, je pense que c'est un bon conseil. Et c'est ça qui fait qu'après on s'élève et qu'on peut réussir peut-être dans des meilleures conditions. C'est vrai que moi, du coup, j'ai plutôt un bureau à la maison. Donc du coup, le challenge, c'est vraiment de me concentrer sur ce bureau et pas m'occuper du reste de la maison. Donc ça, c'est un gros challenge, je pense, quand on est entrepreneur et qu'on travaille à la maison. Donc moi, mon petit rituel, c'est de tout avoir à portée de main. C'est-à-dire que je prépare tout. Et une fois que c'est prêt, c'est bon, j'ai tout à la portée de la main. Et au moins, je reste là et je ne bouge plus. Et je peux me concentrer sur ce que j'ai à faire. Voilà. Alors, au début, c'était un avantage. Maintenant, c'est un peu plus compliqué vu que je suis maman récemment. Mais c'est vrai que l'avantage, déjà, c'est de pouvoir s'y mettre dès qu'on a du temps et tout ça, on peut vraiment se poser et s'y mettre. Le plus gros défi, ça a été d'aménager vraiment un endroit parce que je me suis dit que si je n'aménageais pas un endroit, ça allait être compliqué. Voilà. Donc, j'ai vraiment aménagé un endroit avec un bureau, un ordinateur, tout le matériel qu'il me fallait. Et là, après, c'est comme ça qu'on rentre dans des bonnes conditions. Au début, il y avait une pièce entière. Bon, il n'y a plus une pièce entière. Mais voilà, je pense que le plus gros challenge, c'est vraiment de mettre un endroit bien délinité, que là, c'est là où je travaille. Et je pense que c'est moi ce qui m'a aidée, en tout cas. Il y a des questions aussi, sûrement. Il y en a sûrement. Est-ce que c'est difficile ? Comment tu fais ? Mais après tout, tout reste difficile quand on entreprend un projet, même dans le salariat. Il y a Rilon qui est jamais tout facile, comme on dit. Il faut toujours donner de sa personne. Mais dans l'entreprenariat, je ne sais pas trop. Après, dans mon entourage proche, je sais comment tu fais. En fait, ça a l'air facile, mais quand on doit faire, en fait tu Tu t'apposes sur ton clavier, ils me voient un peu comme la geek. Alors que, bon, des fois, c'est pas si compliqué, mais pour moi, donc voilà. C'est plus cette vision-là des choses. Mes copines, quand elles me voient faire, « Ah, t'as fait ça en deux minutes ? Moi, ça fait trois heures que j'essaye, j'y relis pas. » Après, c'est chacun son métier, comme je dis. Chacun a ses compétences et voilà. Mais souvent, c'est ça. C'est un peu le... Ça a l'air facile, mais en fait, ça l'est pas tant que ça quand on essaye. Comme j'ai un peu teasé avant le nouveau projet sur lequel je travaille avec ma sœur, le challenge, c'est surtout d'être maman et de commencer un nouveau projet en même temps. Mais moi, ce qui me rend fière, c'est surtout ma persévérance. Parce que malgré les hauts et les bas, malgré que, clairement, je peux le dire, je ne vis pas de mon activité aujourd'hui de graphiste, mais j'ai persévéré, je continue à faire tourner mon entreprise. J'essaye toujours de faire des nouvelles choses. de développer, etc. Même si là, il y a eu quand même une grosse pause, voilà, enfant, etc. Là, j'essaie de, voilà, de quand même me développer, de ne pas lâcher. Parce que l'entrepreneuriat en soi me plaît énormément et du coup, je ne veux pas lâcher, quoi. Alors, non, le dernier rendez-vous était il n'y a pas très très longtemps avec Hugo. Mais non, je ne me fais plus accompagner, mais j'ai relancé quand même. Parce qu'en fait, ce qui se passait, c'est qu'avant ma grossesse, etc., je faisais des interventions en fait en présentiel sur les groupes qui étaient à ma place là où j'étais avant. Et en fait, je racontais un peu mon parcours avec la BGE, comment ça s'est passé, les étapes que j'ai suivies pour emprunter, pour tout ça. Et après, je faisais un peu aussi le teasing de mon entreprise, qu'est-ce que c'est. En fait, vous êtes mes potentiels clients aussi. Et du coup, voilà. Donc, je venais souvent faire des interventions à la VGE. Là, c'est en cours de programmation avec les nouveaux groupes, mais c'est un peu aussi compliqué. Et pareil, j'ai contacté aussi avec la personne qui s'occupe des audacieuses. Mais voilà, tout ça, c'est un peu au ralenti, on va dire, de mon côté, parce que du coup, pour l'instant, je ne suis pas encore totalement opérationnelle dans mon entreprise. On ne peut pas toujours tout savoir. Et pour moi, ça, ça vaut pour tout, en fait, dans la vie, dans l'entreprenariat. En fait, on ne peut pas toujours tout nous savoir en tant que personne. Et c'est bien d'avoir un peu les conseils des autres. Et surtout, là, il y a des conseils de professionnels qui ont l'habitude d'être dans l'entreprenariat. Surtout que moi, autour de moi, il n'y a personne qui entreprend. J'ai une copine qui a entrepris... qui a entrepris, mais en même temps que moi ou un peu après. Mais après, il n'y a personne autour de moi. Donc, en fait, les questions, c'est bien de les poser. Surtout quand on monte un projet comme ça, on a un milliard de questions. Et on ne peut jamais tout savoir, même par Internet, même tout ça. Donc, c'est pour ça que pour moi, c'est hyper important de se faire accompagner. Du coup, là, ce serait vraiment de développer mes services. plutôt pour les particuliers parce que là j'étais vraiment axée sur les professionnels et je continuerai à le faire déjà on a vraiment développé ça dans le particulier pour des supports pour des événements justement ce qui sera lié aussi avec l'entreprise que je veux créer avec ma soeur et du coup approfondir vraiment tout cet aspect là plus clientèle particulière du coup